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Dimitri ?
Ça fait un bail, petit frère.
Non, ça peut pas être toi.
Tu es mort. Je les ai vus te tuer.
J'ai vraiment cru que j'allais y passer.
Mais par miracle, je m'en suis sorti vivant.
Et là, j'ai compris que je pouvais échapper
à cette vie de criminel.
Prouve que c'est toi.
Quand tu avais sept ans,
on faisait la manche à Omonoia.
Un homme t'a attrapé le bras pour te sortir de là.
Mais il n'a pas réalisé que ton grand frère était avec toi.
- T'as eu la mâchoire cassée... - Et je lui ai pété les genoux.
C'est bien moi, Kosta.
Alors...
- c'est vrai ? - Voilà le topo.
Il a perdu son grand frère étant enfant.
Il en a des visions.
Il faut dire que le LSD, ça aide.
Vous vous souvenez de tout... sauf de moi.
Tu te sens bien ?
T'avais pas vu qu'il parlait tout seul ?
Au cas où t'aurais pas remarqué, j'ai des problèmes aussi.
Je n'avais pas le choix.
Si j'étais resté à Athènes, vu la vie que je menais,
j'aurais fini par...
Comment t'as pu me laisser seul depuis aussi longtemps ?
Comment t'as pu, grand frère ?
Je savais pas comment faire. Je t'observais de loin.
Tu t'étais complètement égaré.
Je craignais que tu sois irrécupérable.
Kosta n'est pas là pour l'argent. Ce qui le pousse,
c'est sa folie et son manque d'affection.
Si je comprends bien,
nos vies dépendent
d'un échange téléphonique entre un repenti
et un trafiquant frappadingue ?
Bravo, bien joué.
C'était soit ça,
soit je te laissais te faire torturer, violer et buter. Alors ?
Victoria est venue me voir en Inde.
Elle portait un autre nom... C'est là qu'on a discuté.
C'est pour ça qu'elle m'a choisi ?
J'ignorais totalement qui elle était,
et quel genre de femme elle était.
Et je n'ai plus jamais eu de ses nouvelles.
Jusqu'à aujourd'hui. Elle m'a téléphoné
et m'a tout révélé.
Pas sûr que ça marche.
Plan B : tu assommes le flic
et on prend son arme.
- Tu mens. - C'est ça, dis-lui.
Mon frère, allons...
Il regarde ailleurs. C'est le moment.
Tue-le, et on pourra tous rentrer chez nous.
Je n'ai pas le choix. Ce n'est pas moi qui décide.
Imposteur !
Écoute-moi, tu sais que c'est bien moi.
Crois-moi, tu peux encore changer de vie,
tout comme je l'ai fait.
Je suis là pour t'aider.
On perd du temps.
Tuons-les, finissons-en.
Moi, j'ai toujours été là,
à tes côtés. Lui, il était où ?
Tu mens.
Tu sais que non.
J'en ai assez entendu !
Pourquoi tu me fais ça ?
Tu connais pourtant
ma douleur.
J'étais sur le point de partir,
j'allais m'enfuir.
Comme d'habitude, avant que ça finisse mal pour moi.
Mais pas cette fois.
J'ai décidé d'arrêter de faire toujours la même connerie.
On peut changer,
au-delà de l'imaginable. Regarde ton frère !
Il a réussi à faire un virage à 180 degrés.
On peut y arriver.
Ne l'écoute pas.
Mon frère ne m'a jamais quitté.
Contrairement à tous les autres.
C'est fini, Victoria.
Passe au plan B, c'est le moment.
Elliot !
- Luci ! - Chope son flingue !
Luci !
- Ça va ? - Oui, je crois.
Vous, écoutez-moi !
J'ai fait ma part.
Appelez vos hommes et dites-leur de la relâcher.
- Où tu vas ? - Chercher ma femme.
J'arrive, mon ami...
- Luci... Luci ! - Pas la peine de crier.
- Viens, on part d'ici. - Attends, prends le sac. Le sac !
- Sérieux ? - Oui.
Qui voudrait laisser un million dans la nature ? Vas-y.
Putain de merde...
Ça va aller.
- L'hôpital le plus proche ? - Cooper Springs.
- On n'y arrivera jamais. - Ne dis pas ça.
Si tu veux.
Mais c'est vrai.
T'es revenue me chercher. Je te laisse pas tomber.
C'était pas pour toi.
Enfin, pas seulement.
J'en pouvais plus.
Franchement, j'en avais marre
de passer mon temps à fuir.
J'ai voulu essayer de me débarrasser de ce connard de psychopathe.
Et j'ai cru que toi et moi...
Je sais pas.
Il y a plein de raisons, en fait. C'est ça, le truc.
Mais c'était en partie pour moi. Ça me suffit.
Je regrette de t'avoir menti.
J'ai paniqué quand t'as parlé d'aller voir les flics.
C'est pour ça que j'ai dit que t'avais tué quelqu'un.
Évite de parler.
Ça m'aide, de parler.
J'essaie d'oublier que j'ai un trou dans le ventre.
Discutons, alors.
On pourrait parler de...
de la vie ?
Des animaux domestiques ? De quoi on peut parler ?
Détends-toi, Elliot.
Respire.
- Respire... - OK.
On continue à parler. Dis-moi quelque chose.
Une vérité.
C'est pas mon truc.
Prends sur toi, allez.
Mon père...
Les derniers mots qu'il m'a dits,
avant de m'abandonner...
Si je ferme les yeux, je...
je le revois dire ces mots...
"Je sors vite fait acheter des oignons."
On n'est pas dans une situation
où on voit sa vie défiler devant ses yeux.
On parle simplement, on discute entre nous,
en route pour l'hôpital.
Bon, alors...
Une minute.
Ton père n'est pas mort
d'un cancer du colon ?
J'avais demandé une vérité !
Pardon, excuse-moi.
- Dis-moi une vérité. - C'est la vérité, je le jure.
Pour de vrai, mon père...
est parti acheter des oignons et n'est jamais revenu.
Si ça se trouve,
c'est à cause de ça que la vérité et moi, ça fait deux.
Tu crois ?
J'ai toujours cru
qu'il avait dit ça...
parce que les oignons, ça fait pleurer, tu vois ?
Moi, ça me l'a jamais fait.
J'ai jamais pleuré à cause de ça.
On continue à parler.
Dis-moi autre chose qui est vrai.
- Ah, je sais. - J'écoute ?
Tu sais, la première fois que je t'ai vu pour la deuxième fois...
Vas-y, dis-moi.
Toi et moi...
Oui, toi et moi ?
Quand tu es revenu à Burnt Ridge pour me chercher...
en fait, ça m'a...
ça m'a scotchée.
Je savais plus quoi penser.
C'est ta faute si j'ai fait exploser le resto,
quand on y pense.
C'était toi ?
Comment je pouvais savoir
que Marko te donnerait le petit mot ?
Je croyais sincèrement que ce serait lui qui viendrait.
Il disait vouloir arranger les choses.
Je me méfiais de lui.
Tu vises les nids de poule ou quoi ?
Désolé.
Mon...
Mon père était prof de chimie.
C'est à cause de lui que je me suis prise de passion
pour les explosifs.
Aïe ! Putain de merde !
Allez, allez... Donc t'as fabriqué une bombe ?
Oui, pour...
me couvrir au cas où.
Avec lui, on sait jamais.
Explose pas, explose pas...
Reste avec moi.
- Ça va, toi ? - Je vais bien, nickel.
Pourquoi t'as déclenché la bombe ?
Une famille allait entrer dans le resto.
Sandy était dehors. L'engin était instable.
Je voulais pas risquer
que ça explose tout seul.
Ouvre les yeux.
Luci, garde les yeux ouverts.
Tu sais...
J'ai jamais réussi à rester en couple plus de cinq minutes.
Je ne fais que...
repousser les gens.
Depuis toujours.
Y compris toi.
Promets-moi de ne pas m'imiter.
Arrête de parler comme ça. Tu m'entends ?
Tu vas t'en sortir.
Si quelqu'un te tend la main,
accepte son aide.
C'est la seule solution
pour repousser la part d'ombre qu'on a en nous.
Tu comprends ?
Oui.
Je sors vite fait acheter des oignons.
Hein ?
Tu as dit quoi ?
Oh putain !
Tu as vu ça ? C'est donc vrai que les kangourous...
Luci ?
- Zut, pardon. - Tourne à gauche.
Mais c'était bien quand même.
Désolée, je suis un peu distraite, aujourd'hui.
Je sais, c'est intense.
De danser ici,
à l'endroit même où on va s'échanger nos vœux,
c'est bouleversant.
En fait, je le sens pas.
Qu'est-ce qui te tracasse vraiment ?
Helen ? Excuse-moi, j'ai besoin de ton aide.
Je vous coupe, ici c'est l'homme d'Helen.
Vous serez gentil d'arrêter de vous immiscer
dans nos vies, monsieur l'Irlandais ou je sais pas quoi.
Mademoiselle Chambers
ne veut plus vous voir.
Il est en détresse.
Ce n'est pas ton problème, Biscotte.
Il a besoin de moi.
On en a déjà parlé.
Reste à ta place.
Non, il faut que je le rappelle.
Quoi ? Mais il ne nous reste que 20 minutes !
Je sais que je ne suis pas une vraie inspectrice,
- mais il n'a que moi. - Si tu l'appelles,
j'annule tout.
Quoi ?
Si tu m'aimais autant que tu le prétends,
tu arrêterais de me menacer.
Tu m'avais promis ! Arrête de te la jouer.
Tu ne me connais pas, Ethan. En tout cas, pas vraiment.
Autrement, tu aurais compris que j'ai changé !
J'ai été portée par les événements,
je ne suis plus la même qu'hier !
Je suis devenue une autre femme
depuis que j'ai rencontré Elliot Stanley.
Calme-toi, tout le monde va croire que tu fais
une nouvelle crise.
Tu sais quoi ?
Fais-moi plaisir, tu veux ?
Va te faire foutre, Ethan !
Trouve un objet allongé et bien épais,
et empale-toi dessus,
espèce de sombre abruti !
Je suis désolée.
Ça va ?
Viens me chercher.
Qu'y a-t-il ?
Je détruis tout ce que je touche.
J'arrive plus...
à supporter tout ça.
Putain... Désolé.
- Je savais pas qui appeler. - T'inquiète pas.
Je suis avec toi.
Quoi qu'il arrive.
C'est Luci...
Eh merde.
Elle est morte.
Où es-tu ?
Kosta ?
Il est mort. Écoutez bien.
On ne se connaît pas, mais vous détenez ma femme.
Ouvrez-moi, on a à parler.
À propos de l'argent.
N'avancez plus.
C'est quoi, ça ?
Ça contient mon urine.
D'accord.
Où est le fric ?
Tu vas bien ?
Oui, ça va.
Oh, bon sang...
Dieu merci...
Tu vois ça ?
Ils valsèrent
et avancèrent main dans la main,
droit dans le ventre de la bête.
Vous savez où je suis.
Venez me retrouver.
Je suis navré, Lachlan, mais il va encore falloir tout récapituler
une dernière fois.
Pas de problème.
Je me suis rendu au Dusty Moon Motel, à Kalura,
où j'ai rencontré Elliot Stanley.
À ce moment-là, le sergent Lemon est arrivé.
Il voulait prêter assistance.
Et puis...
Helen Chambers, l'agent en formation, a saisi mon arme
et... elle l'a tué.
Comme ça,
elle a surgi en disant qu'elle aussi recherchait Stanley.
Je n'ai rien vu venir.
J'ignorais totalement qu'ils étaient complices.
Ils m'ont forcé à placer Lemon dans mon coffre,
et on a roulé jusqu'au milieu de nulle part.
Arrivés aux Hommes de Pierre, ça a dégénéré.
Luci Miller est arrivée...
Tout ce que je sais, c'est qu'elle est bardée de fausses identités.
Et puis...
il s'est avéré qu'un paquet d'argent était enterré sur le site.
Les trois se sont disputés,
et ça a viré à la fusillade.
Le code d'honneur ? Ils connaissent pas.
Une vraie boucherie...
J'ai réussi à m'enfuir, et... nous voilà.
Avez-vous entendu
la version des faits de l'agent Chambers ?
Oui, évidemment.
Elle est restée en retrait, aux Hommes de Pierre.
C'est une menteuse de première.
Elle décharge son merdier sur mon dos.
Une question...
L'agent Chambers vous a-t-elle parlé de ses liens avec Stanley ?
Comment ça ?
Un flic de Kalura Creek les a eus en visuel.
Je l'ai invité à mener sa petite enquête...
Résultat des courses : les gérants du resto Casa del Nacho à Kalura
sont du genre parano.
Elle semble à l'aise,
avec ce type qui était alors soupçonné de meurtre.
Vous trouvez
que ça ressemble à une prise d'otage, vous ?
Vous qui connaissez mon travail, mon dévouement,
vous n'allez quand même pas croire cette plouc de Cooper Springs ?
Désolé pour ces désagréments.
Les autorités locales vont lancer un avis de vigilance incendie
au vu de la sécheresse annoncée.
Y a quelqu'un ?
Les vents de sud-est et sud-ouest domineront ce vendredi.
Pour finir, un avertissement aux habitants de la côte est.
Préparez-vous à des épisodes de tempête.
- Hilary, je vous rends l'antenne. - Merci.
C'est l'affaire du jour : un agent de police recherché pour meurtre
ainsi qu'un homme dont l'identité n'a pas été confirmée.
- Y a quelqu'un ? - Oui, une minute !
- Je fais l'inventaire. - C'est que je suis pressée...
Je peux pas aller plus vite, alors vous patientez.
On sait simplement que l'officier décédé
travaillait avec l'inspecteur de la brigade criminelle Lachlan Rogers,
dont voici le témoignage.
Les médias aiment les formules choc,
alors je pourrais mentionner Bonnie et Clyde.
Mais cette affaire n'a rien de romantique.
Ces deux individus sont dangereux, elle est agent de police.
J'invite tout le monde à la vigilance.
Ouvrez l'œil, et le bon.
L'appel est lancé,
manifestez-vous si vous apercevez l'agent Chambers ou cet homme.
Pardon d'avoir appelé...
Je...
Je savais pas...
Je suis désolée.
Pour quoi ?
T'as pas dû voir les infos.
Regarde...
On est recherchés pour meurtre.
Putain...
Lachlan Rogers
- les a montés contre nous. - C'est n'importe quoi !
Je leur expliquerai.
Je leur dirai que tu n'as rien fait, je le prendrai sur moi.
Ouais, ben ça m'étonnerait qu'ils te croient sur parole.
On peut pas dire que tu sois...
un type qu'on a envie de croire.
Tu sais, la femme de mes visions ?
C'est Lena Pascal. Elle se trouve à Adélaïde,
à Greenlanes, mais ça me dit absolument rien.
Je le saurai jamais.
- Pourquoi tu dis ça ? - J'ai vu des fragments
de ma vie, de qui j'étais avant.
Des souvenirs de ce qui m'a mené jusqu'ici.
Mais je peux pas m'y fier.
Tout est mélangé, c'est un bordel innommable.
Je travaillais pour lui.
Ce fameux Kosta. J'étais son comptable.
- Sérieux ? - Comment
j'ai pu faire un truc pareil ?
Tu devais avoir de bonnes raisons.
J'aimerais les connaître.
Bon, je... dois faire un signalement.
Personne ne te croira.
Non, aucune chance.
On va devoir payer pour un acte qu'on n'a pas commis.
- C'est carrément... - Injuste ?
Ouais.
Je déteste l'injustice.
Moi aussi.
Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
On prend le large.
Ensuite, on envoie la localisation de Luci.
Pour qu'ils la trouvent.
On peut pas la laisser là.
Et après ?
On tâche de prouver que Lachlan ment.
- Comment ? - Ben... j'y travaille.
Simple, quoi...
Tu penses être quelqu'un de bien ?
Pour ce que ça vaut,
je trouve que oui.
Depuis le début, tu essayes de m'aider...
alors que moi, je t'enfonce.
Pour tout te dire, si je ne t'avais pas rencontré,
mon mariage serait maintenu.
Monsieur Ethan Krum...?
N'existe plus.
Il est pas mort.
Mais bon... tu vois...
Je change de vie.
L'ère Ethan est finie.
Nouveau départ.
Saperlipopette !
C'est déjà l'arrivée.
Range-toi, je leur expliquerai tout.
- Trop tard. - Gare-toi sur le côté.
C'est ce que ferait l'ancienne Helen.
Pas la nouvelle Helen.
Alors qu'est-ce qu'on fait,
- nouvelle Helen ? - Accroche-toi.
Je vais dépasser la vitesse autorisée.
Bienvenue
Rogers.
Où ça ?
C'est bien la voiture de Chambers ?
Bien. Je veux tout savoir dans les moindres détails.
Il faut choper ces enfoirés.
Merde !
Vous rouliez à quelle vitesse en quittant Kalura ?
- Avec Lachlan. - Quelle vitesse ?
Oui, et par où vous êtes allés ?
Vers la gauche, je crois. J'en sais rien.
Pourquoi ?
Jetez vos armes et sortez du véhicule !
Bon, il faut gagner du temps. J'ai besoin d'un délai.
- Combien ? - Une heure ou deux.
J'ai une idée.
Tu vas me prendre pour un fou.
Ils font quoi ?
- Désolé d'interrompre... - Tout le monde reste calme !
- Vas-y. - Non, toi.
- Non, après toi. - T'es sûr ? Bon, d'accord.
Bien, alors voilà...
On ne veut faire de mal à personne.
Pas touche au téléphone ou je t'explose !
Plus un pas ou je vous bute !
Reculez ! Allez !
- Plus vite que ça ! - Bon...
On n'est pas là
pour faire du mal.
- Restez assis... - Le premier qui moufte, je tire.
Rogers.
D'accord, j'arrive.
N'oubliez pas que Chambers et Stanley sont dangereux.
Si vous les avez en joue, tirez.
Dans combien de temps ?
Oui, je sais, mais là...
c'est un peu urgent.
Si tu trouves rien, tant pis, mais je dois
me fier à mon instinct.
Attendez mon ordre pour tirer.
Bien reçu.
- Oui ? - Je suis Nathan Wong.
On m'a chargé d'établir le contact pour trouver une solution.
Aux infos, on vous surnomme Bonnie et Clyde.
J'ai pas vu.
Sauf si c'est l'histoire d'un couple qui braque
un fast-food et s'en va sain et sauf,
avant d'être officiellement reconnu victime d'une erreur judiciaire.
- J'aime votre humour. - Tant mieux.
- Je peux vous appeler Elliot ? - Faites-vous plaisir.
Bien, alors voilà ce qu'on va faire...
Non, c'est pas vous qui décidez.
Écoutez-moi, Nathan Wong.
Voilà le truc.
- Je dis quoi ? - On a besoin de temps.
Exige quelque chose.
N'importe quoi.
- Le truc... - Quelque chose de crédible.
Tu veux quoi ?
Trouvez-moi quelqu'un.
Si vous me l'amenez ici, tout sera réglé.
Lena Pascal, elle est à Adélaïde.
J'ai Greenlanes comme indication.
C'est peut-être un magasin, un lieu-dit... J'en sais pas plus.
Elliot, je vais devoir vous demander
- de m'écouter, parce que... - Non !
C'est vous qui allez m'écouter. Magnez-vous ou je tire.
- Mais non... - Le premier qui bouge,
- je lui explose la cervelle. - N'ayez pas peur.
Il le fera pas.
Tu fais quoi ?
Je veux pas qu'ils aient peur.
S'ils nous croient pas, ils sortiront.
- On se fera arrêter et... - Oui, bon...
Mais tu n'irais pas jusqu'à tuer ?
Non, enfin...
Non, mais peut-être que je...
viserais les jambes.
- Tu veux provoquer des handicaps ? - Non...
J'en ai pas envie, mais...
On ne veut pas vous faire de mal.
On ne veut pas non plus vous tuer.
Mais je viserai les jambes s'il le faut.
Personnellement, ça m'est jamais arrivé,
mais j'imagine que...
c'est désagréable.
Voilà voilà...
Merci.
Elle va rappeler.
Où sont-ils ?
Je me rappelle autre chose à propos de nous deux.
"Nous deux" ?
Au Dusty Moon,
- la nuit où... - C'est fini, Elliot.
Tirez à la première occasion.
Bien, monsieur.
Oui ?
J'aimerais qu'on parle en privé.
Devine qui c'est.
Qu'espères-tu au juste en faisant tout ça ?
Bon, ça me fait plaisir de revoir ta tronche,
mais qu'en est-il de Lena Pascal ? Du nouveau ?
Nathan Wong se montre très efficace.
Elle est en route depuis Adélaïde.
Mais tu ne vas pas me faire croire
que tu fais ce blocage dans le seul but
de parler à une femme ?
Et toi, tu crois t'en tirer comme ça
malgré ce que tu as fait ?
Laisse tomber, sortez de là.
- Tu n'as pas honte ? - Non,
j'essaie juste de maintenir la tête
hors de l'eau.
Sauf que quand on met un pied dans la merde,
on finit recouvert de merde. Autant aller jusqu'au bout.
De la merde dans les oreilles, dans le nez, dans les yeux !
On est prêt à tout pour ceux qu'on aime.
Et c'est dégueulasse, ce que tu dis.
Moi, je veux finir ma vie auprès de celle que j'aime.
Quant à toi,
tu vas la finir dans un fast-food miteux.
C'est moi qui gagne.
Eh bien...
raté, tu as perdu.
J'ai demandé à mon amie Freddie de récupérer...
comment vous dire...
Ah, je sais.
Quelque chose qui mitraille mais qui ne tue pas.
Quoi, un pistolet à eau ?
Mettez le haut-parleur
et écoutez vos messages.
Quand j'ai vu le panneau de limitation au niveau des travaux,
j'ai deviné qu'il y avait un radar. Or Elliot m'a dit
que vous rouliez vite. Vous avez menti.
Votre version des faits est contredite
par cette image.
Elle vient d'être envoyée à tous les agents de l'État.
Si vous n'avez pas compris le message,
vous êtes niqué au septième degré.
Salut.
- Ils t'ont libérée. - Eh oui.
Alors, tu as raconté que tout était ta faute ?
Oui, heureusement ils m'ont cru.
Tu devrais être libéré demain, après l'audition.
N'oublie pas que c'est Lachlan Rogers le gros poisson.
Si tu témoignes contre lui, tu t'en sortiras avec un sursis.
Ce mot résume ma vie depuis l'accident.
Au fait, ce corps que tu as trouvé à Murray Waters
est couvert d'ADN appartenant à Billy Nixon.
Pour celui-là, t'es disculpé.
C'était quoi ?
Tu sais, au fast-food...
Tu as commencé à me parler
d'un truc que tu te rappelais à propos de nous.
Ah oui...
- Cette nuit où on a... - Oui ?
On l'a fait ?
Non, on n'a rien fait.
Mais on s'est embrassés.
Je t'ai apporté quelque chose.
Mon numéro est dedans.
Au cas où tu aurais envie...
Enfin, tu sais.
Oh, et puis merde.
Il y a des jours où on fait des choses
qu'on n'aurait jamais cru faire.
Pour me rafraîchir la mémoire.
Ça a marché ?
Par ici, madame.
Elle... Elle est ici.
- Qui ? - Ils l'ont retrouvée.
Elle arrive d'Adélaïde.
Lena Pascal.
J'espère que tu auras tes réponses.
C'est vous, Lena ?
Moi, c'est Elliot.
Elliot Stanley.
Je...
Je vous ai cherchée.
Est-ce que...
vous savez qui je suis ?
C'est donc vrai,
ce qu'a dit la police.
Vous avez tout oublié ?
C'est pas du pipeau ?
Non.
Et là, vous comprenez
ce que je dis ?
Oui.
Non... Oui...
Comment ?
Voilà comment.
Je vais vous montrer
qui vous êtes.
J'ai encore des séquelles.
Après l'infection, c'est passé
par toutes les couleurs.
J'ai toujours mal.
Ça brûle.
L'homme que vous avez payé pour me charcuter
ne maîtrisait pas son affaire.
C'était un sagouin.
Il n'a pas désinfecté son couteau
avant de plonger dans mes boyaux
à la recherche des précieux sachets plastique.
Vous disiez que ça serait facile.
"Ça sortira tout seul."
Mais j'ai déjà eu du mal à les faire entrer.
Je me suis étouffée, j'ai vomi.
Je me souviens.
Non, je peux pas y croire.
J'ai eu de la chance.
Ce n'est pas le cas d'Angelica et Mila.
Après que vous avez fait rentrer 65 sachets d'héroïne
dans nos tripes,
vous nous avez mis dans l'avion.
On s'est fait coucou, on s'est souri comme si on partait en vacances.
Vous me disiez toujours de sourire,
chaque fois que j'entrais quelque part.
"Toujours sourire."
Selon vos propres mots.
"Tourne-toi vers moi...
"et souris.
"Dis bonjour,
"l'air naturel."
Ils devaient être mal fermés.
J'ai pu observer Angelica et Mila
quand ils ont éclaté en eux.
Leurs yeux ont révulsé
et ils ont été pris de convulsions.
Angelica est morte au bout de 3 minutes.
Pour Mila, ça a été plus long.
Une hôtesse de l'air a tenté de lui faire du bouche à bouche.
Tout le monde criait dans l'avion.
Mais vous pouviez pas attendre
que je chie votre cargaison à la descente de l'avion, hein ?
Non, il ne fallait surtout pas
que ça soit saisi par la police ou, pire encore,
que ça se perde dans mon organisme.
Voilà qui vous êtes, Elliot Stanley.
Vous vouliez savoir ? Maintenant, vous savez.
Voilà qui vous êtes.
Vous êtes celui
qui m'a fait vivre l'enfer.
Pardon...
Pardon, je ne savais pas...
Maintenant, vous savez.
Et vous allez devoir vivre avec ce que vous avez fait.
Signez ici.
Vous êtes libre, mais ne quittez pas le pays.
"Libre" ?
Oui.
Je vous ai fait une déposition sur Lena Pascal,
ce que je lui ai fait...
On l'a entendue, elle dit qu'il y a méprise.
Je ne vais même pas être condamné pour les horreurs que j'ai faites ?
Vous avez de la chance.
Burnt Lodge. Sue, j'écoute.
C'est moi, le type qui ne se rappelait pas
qui il était...
Je pourrai jamais réparer les dégâts, c'est impossible.
Mais j'ai quand même
pensé à quelque chose, c'est caché quelque part.
Je vous ai envoyé la localisation par SMS.
Prenez-le, c'est pour vous.
Ça ne changera pas grand-chose,
mais c'est mieux que rien.
Je suis désolé, Sue.
Monsieur ?
Comment vous vous appelez ?
Elliot.
Elliot Stanley.
Un collègue m'a tout raconté.
J'étais écœurée...
rien que de te connaître.
Pourtant, tu sais que je suis pas comme ça.
Tu insinues qu'elle ment ?
Dis-moi que c'est un malentendu, que tu n'en crois pas un mot.
Il n'existe aucune trace de moi, tu le savais ?
Pas d'amis, pas de famille.
Je sais pas si mes souvenirs correspondent à la réalité
- ou si c'est le LSD... - Arrête, je t'en prie.
Arrête de jouer les victimes.
Aucune explication sur mes liens avec Kosta, avec Lena,
- ni sur les raisons... - Peu importe !
Des atrocités pareilles, il n'existe aucune raison
qui puisse les justifier.
Pourquoi il a fallu que ce soit toi ?
Ça aurait pu être n'importe qui. Pourquoi toi ?
Tu es ma seule amie au monde, non ?
Adieu, Elliot.
Adieu, Helen.
- C'est quoi, ça ? - Une "Mangue qui Fourche".
Il paraît que ça fait dire des conneries aux hommes.
Quant aux femmes, je sais pas.
Peu importe, du moment qu'on s'en met plein la lampe.
Qu'est-ce que tu as ?
Rien.
Tu penses à lui, hein ?
Allez, dis-moi tout.
J'ai pas envie d'en parler.
J'arrive pas à comprendre
comment un même gars peut être coupable de telles atrocités
et m'avoir sauvé la vie.
Et avoir fait don d'un million de dollars à une quasi inconnue
parce qu'il se sentait...
Je ne sais pas quoi penser de tout ça.
Quoi penser de lui.
Je vais te raconter une histoire. Il y a vingt ans,
j'ai surpris un homme qui fouinait dans mes sous-vêtements.
Il les reniflait comme si c'était des fleurs.
C'était un des locataires,
il étudiait l'entomologie, les petites bestioles.
Tu visualises ?
Je crois que oui.
Un vrai taré.
Enfin bref...
C'était Dave.
Attends, tu veux dire...
Oui, c'était l'homme que j'ai fini par épouser.
J'en parle rarement.
- Ce genre d'histoire... - Bien sûr.
Moralité : l'amour, ça n'arrive pas comme dans les films.
Dans la vraie vie, on fait des erreurs.
Mais on a droit à une deuxième chance.
Toi et ce type,
vous en êtes peut-être aux prémices
de la plus grande romance du siècle.
Le premier épisode en attendant le second.
Ça m'étonnerait.
Son truc à lui,
c'était de reconstituer son passé.
Et maintenant qu'il y est arrivé, ça le hante.
Et moi aussi.
Tu parles de ce qu'il a fait ?
Ou c'est lui qui te hante ?
Les gens changent.
- J'ai besoin d'un autre verre. - Tu veux quoi ?
Un Bloody Mary.
Sous-titrage : IMAGINE
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