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Original subtitles

Christchurch,

une ville clans les plaines de Nouvelle-Z�lande.

Ici, quand le printemps vient � Canterbury,

les boutons d'or s'�panouissent

dans les bosquets de Hagley Park.

Non loin, se trouvent les immeubles,

les rues anim�es, et le coeur de la ville :

la place de la Cath�drale.

L'Universit� de Canterbury :

ses fa�ades patin�es de pierre grise,

ses domes ombrag�s.

Ici naquit plus dune brillante carri�re.

L'�cole des filles, place Cranmer.

Au-del�, les grandes �tendues de Hagley Park

avec ses nombreux terrains de sport.

Printemps, �t�, automne,

les jardins sont gais,

�clatants.

Christchurch, une ville paisible dans les plaines.

Maman !

C'est maman ! Elle est bless�e !

Je vous en supplie, aidez-nous !

En 1953-54, Pauline Yvonne Parker relata dans son journal

son amiti� avec Juliet Marion Hulme.

Ceci est leur histoire.

Fidelement reprise dans le journal de Pauline.

CREATURES CELESTES

L'imparfait du subjonctif, comme celui de I'indicatif,

indiquent une action dans le pass� :

Traduction ?

Vite !

Levez la main. Dans ma classe, on demande la permission avant de parler.

Bonjour, mesdemoiselles !

Bonjour, Mlle Stewart !

Asseyez-vous !

Mlle Waller, mesdemoiselles,

je vous pr�sente Juliet Hulme.

Juliet nous vient

de Ste Marguerite. Auparavant,

elle �tait � Queenswood.

En fait, je suis anglaise.

Bien entendu.

Son p�re, le Dr Hulme, est recteur

de I'Universit� de Canterbury.

Juliet a parcouru le monde.

Je suis s�re qu'elle br�le de faire partager ses exp�riences exotiques

aux �l�ves de la 3�meA.

Je vous laisse, Mlle Waller.

Vous pouvez vous asseoir ici, Juliet.

Nous utilisons des noms frangais dans cette classe.

Choisissez-vous un pr�nom.

Les verbes irr�guliers au subjonctif pr�sent.

Pardonnez-moi, vous vous trompez.

"Vienne" ne s'emploie qu'en langage parl�.

Il est ici d'usage de se lever quand on s'adresse au professeur,

"Antoinette" !

Vous auriez d� �crire "v�nt".

J'ai d� mal retranscrire

mes notes...

Ne vous excusez pas, Mlle Waller.

J'ai moi-m�me eu beaucoup de mal � assimiler cette r�gle.

Merci, Juliet.

Ouvrez votre livre � la page 17.

Aujourd'hui, dessin d'apr�s nature.

Mettez-vous par �quipes de deux, d�cidez vous-m�mes qui fera quoi.

Juliet, vous n'avez pas de co-�quipi�re.

Je peux tr�s bien m'en passer, Mme Collins.

Pauline !

Vous n'avez personne ?

Vous ferez �quipe avec Juliet.

Vous pourriez peut-�tre I'assombrir un peu ?

Tr�s bien, Joan.

Mon Dieu, Juliet!

Qu'est-ce que c'est que �a?

"Saint Georges et le Dragon."

O� est Pauline ?

Oh, je n'en suis pas encore l�.

J'allais la planter sur un rocher mais je n'ai plus de place. D�sol�e.

Je ne sais

si vous I'avez remarqu�, mais mon St Georges

ressemble au plus grand t�nor du monde, Mario Lanza.

Oui, c'est tr�s astucieux, Juliet,

mais quand je vous donne un sujet, respectez-le.

Laissez �a et recommencez.

Je trouve ton dessin fabuleux.

Des maquereaux !

On les mangera demain au d�jeuner.

Pourquoi pas maintenant, pendant qu'ils sont frais, Nora ?

Je crains que M. Bayliss n'aime pas trop le poisson.

J'ai des c�tes d'agneau dans le r�frig�rateur.

Excusez-moi...

Je peux �couter mon nouveau 33 tours ?

Vous prendrez bien du maquereau, Steve ?

Je ne suis pas tr�s poisson, M. Rieper.

Vous avez

fait des frais !

Mais j'ai aussi I'argent du loyer.

Raconte !

Comment �a a �t� ?

Tr�s bonne note !

Ne vous inqui�tez pas, on r�glera �a apr�s le diner.

Mettez votre disque.

Doris Day.

Elle a beaucoup de talent!

Faut faire vite dans cette maison.

Ce n'est pas

le c�l�bre chanteur irlandais Murray O'Lanza ?

Italien, Papa !

Le plus grand t�nor du monde !

Arr�te !

Tu me g�ches tout !

Fiche-moi la paix !

Gauche !

Droite, gauche !

Je peux voir ?

C'est tr�s impressionnant !

Je peux toucher ?

Moi aussi, j'ai des cicatrices. Aux poumons.

J'ai �t� clou�e des mois au lit, ravag�e par la phtisie.

Mes parents m'ont envoy�e me remettre aux Bahamas.

Ils m'y ont laiss�e cinq ans.

L�, maman m'a promis qu'on ne serait plus jamais s�par�s.

Moi aussi, j'ai fait des mois d'h�pital.

A cause de ma jambe.

Avec toutes ces op�rations...

L'ostomi�lite, �a transforme les os en craie.

Il a fallu deux ans pour tout drainer.

Console-toi.

Tous les gens tr�s bien ont eu les poumons ou les os malades.

C'est follement romantique !

Salut, Paul !

Le m�chant prince s'enfuit !

Rattrape-le !

Plus vite !

La vermine se terre !

Jonty !

Arr�te !

Va-t'en. On ne joue plus.

Allez, tire-toi !

Je suis d�sol�e !

Pas grave.

Mais si !

C'est Mario !

C'est quoi, �a?

Les sandwiches aux oeufs et au saumon que je t'ai donn�s avant-hier.

C'est pour �a que �a sentait le soufre.

Henry!

Tu es incorrigible !

On ne peut vraiment rien te confier.

Maman !

Jonty a cass� le disque de Paul !

On le remplacera !

Une tasse de th�,

Paul ?

Non, merci.

Juliet...

nous a beaucoup parl� de toi. Il para�t

que tu adores I'op�ra.

Lequel on �coute ?

Ton p�re travaille.

On ne l'emp�che pas !

Si vous alliez plut�t dehors ? J'ai presque fini.

�a va?

Je vais mourir.

Non ! Je t'en supplie !

Tu sens I'oignon !

James Mason devrait faire un film religieux!

Il serait parfait en J�sus !

Papa dit que la Bible est un tissu de foutaises.

On ira tous au ciel !

Pas moi.

J'irai dans le 4�me Monde.

C'est comme le paradis, en mieux : il n'y a pas de chr�tiens.

Un paradis absolu de musique, d'art et de plaisir pur.

James sera l�, et Mario.

Mais ce seront des saints.

Saint Mario !

D�sormais renomm�

"Lui".

"Lui."

"ll."

"Ceci."

"Cela !"

"�a."

Pas lui!

Orson Welles !

Le plus hideux des hommes !

Nous chantons les louanges

des saints.

C'est magnifique !

Des chaussettes !

Oh, Wendy!

Merci.

De la part de papa.

Mario Lanza ! Merci, Yvonne.

J'esp�re qu'il te pla�t.

Jeudi, 1er janvier 1953

Cette ann�e, j'ai d�cid� d'�tre plus indulgente envers autrui.

Des g�teaux !

- Et votre rendez-vous ? - C'est � 2h30.

C'est une r�ception priv�e. Allez-vous-en !

Regardez qui j'ai trouv�.

Bonjour, Juliet.

Bonjour, Mme Rieper.

Je suis ravie de vous rencontrer.

Et dans une rage folle, Charles transperce Lancelot de son �p�e.

Deborah est d�sormais libre d'�pouser Charles.

J'ai entendu ta m�re � "Cet apr�s-midi, madame".

C'est une �mission tr�s anim�e.

Maman a quitt� la radio. Elle est trop prise par le conseil matrimonial.

Une bande de loufs !

Papa!

Ca me g�nerait de d�baller toute mon intimit� devant un �tranger.

Maman est tr�s forte dans ce domaine.

Elle incite

les couples en difficult�

� tenter une r�conciliation.

En deux ans,

elle n'a eu que 4 divorces.

Elle devrait travailler � I'ONU.

D'apr�s ma femme, tout est de ma faute.

Quel en est votre sentiment, M. Perry ?

Je vous en prie, appelez-moi Bill.

J'ignore ce qui s'est pass�. Elle a le sentiment...

Non.

C'est le v�tre qui m'int�resse...

Bill.

Maman a une technique particuli�re

appel�e "th�rapie profonde".

C'est quoi ?

Je ne sais pas tr�s bien, mais c'est apparemment tr�s couru.

Mange, Yvonne.

Mon deuxi�me pr�nom.

Vous fa�onnez des objets ?

J'adore tout ce qui touche � I'art.

Nous aussi, on en fait.

Pas avec de la p�te � modeler, comme vous deux.

Mais j'aime bien le bois.

Vous �tes menuisier ?

Je travaille dans une poissonnerie.

Il est g�rant.

Voici la salle � manger. Pardon...

Le petit d�jeuner est � 7h.

Les chambres sont petites

mais propres et confortables.

La gazette scolaire publiera peut-�tre votre petite nouvelle.

En fait, c'est un roman, et nous I'enverrons � New York,

o� sont bas�s les plus grands �diteurs.

Vraiment ?

Mettez-moi tout de suite sur le service de presse !

Il nous a paru triste que les autres ne sachent pas appr�cier notre g�nie.

Esp�rons que ce livre les y aidera un peu,

m�me si nul n'y parviendra jamais vraiment.

Port Levy, P�ques 1953

Agrippant

son �paule bless�e, Charles arrive au galop.

Deborah attend son retour dans le petit boudoir en haut de la tour.

Attir� par son parfum, il �peronne son destrier!

Il ouvre violemment la porte, se jette sur le lit et la ravit.

Je parie qu'elle prend son pied d�s leur premi�re nuit.

Quel pied ?

Tu ne peux pas comprendre.

Si ! J'ai presque 10 ans!

Tu en as 8 et demi, et tu es incroyablement stupide.

Maman...

Paul et moi avons d�cid� que Charles et Deborah auront un b�b�.

Un h�riter au tr�ne de Borovnie.

Quelle belle id�e !

On I'appellera Diello.

Beau pr�nom pour un roman !

Paul I'a trouv�.

Ce que tu es intelligente !

�a y est.

Hilda...

O� est la lettre de la Commission ?

Ils demandent

les num�ros de nos passeports.

Tu pars � l'�tranger ?

Ton p�re va en Angleterre pour un congr�s, ma ch�rie.

Nous serons vite de retour.

Toi aussi, tu pars ?

J'ai pens� que je pouvais. C'est...

La s�paration serait trop longue.

Je devrais venir, moi aussi.

Mais tu as l'�cole ! Tu commences � peine.

Je vais faire des courses.

Je viens avec toi !

Je n'ai plus de cigarettes.

Mets tes chaussures, Jonathan.

Regarde, Paul !

Quoi ?

- Regarde ! - Quoi ?

Que c'est beau !

Quoi ?

Toutes ces fleurs !

Viens avec moi.

Viens ! Viens !

Regarde !

Aujourd'hui, Juliet et moi avons trouv� la cl� du 4�me Monde.

Nous I'avions en notre possession depuis pr�s de six mois,

mais nous ne I'avons compris que le jour de la mort du Christ.

Nous v�mes un portail � travers les nuages.

Tout �tait calme et pl�nitude.

Nous compr�mes alors que nous avions la cl�.

Notre cerveau a cet �l�ment de plus qui permet de percevoir le 4e Monde.

Seules dix personnes en sont dot�es.

Chaque ann�e, pendant deux jours,

nous pourrons, gr�ce � cette cl�, admirer l'univers de beaut�,

qu'il nous fut permis d'entrevoir,

le Jour de la D�couverte de la Cl� du Portail des Nuages.

Pousse !

Ca vient !

C'est un gargon !

Deborah...

Nous avons un fils, un h�ritier.

Je I'appellerai Diello.

Tu es une femme �tonnante.

Je n'y serais jamais parvenue sans toi, Charles.

LE ROLE DE LA FAMILLE ROYALE.

L'imp�ratrice Deborah a le plus grand mal

� parer les assauts d'un mari qui veut la poss�der matin, midi et soir.

Merci, Juliet.

Cependant,

plus grave encore, son ren�gat de fils, Diello,

se r�v�la un indomptable petit d�mon

qui assassinait r�guli�rement sa gouvernante.

Ca suffit, Juliet.

J'imagine que vous trouvez cela dr�le ?

Non, Mme Stevens.

Vous trouvez cela fin de vous moquer de la famille royale,

de tourner en d�rision la reine et I'Empire

avec de telles horreurs ?

C'est pas des horreurs !

Asseyez-vous, Pauline.

Je ne comprends pas votre r�action, Mme Stevens.

Vous nous avez demand� un essai sur la famille royale.

Pas forc�ment sur les Windsor!

Assise !

Vous devriez donner I'exemple.

Regagnez votre place.

Assez, Juliet !

Aujourd'hui, Mme Hulme m'a appris

que Juliet avait un poumon atteint de la tuberculose.

Pauvre Giulietta.

J'ai manqu� m'�vanouir en l'apprenant.

J'ai eu beaucoup de mal � ne pas pleurer.

J'ai pass� une nuit abominable.

Si je pouvais moi aussi avoir la tuberculose !

Allez, redresse-toi.

Je n'ai pas faim.

Il faut que tu manges. Tu n'as d�j� rien pris hier soir.

Ne va pas me tomber malade.

Je veux rester un peu seule.

Tu as peut-�tre oubli� � quel point, toute petite, tu �tais fragile.

Pas moi.

Juliet peut rester ici quand ses parents seront partis ?

Elle est contagieuse. Elle ira � I'h�pital.

Mais elle y sera toute seule !

Ses parents ne partiront pas.

Ils devront annuler leur voyage.

Ne t'inqui�te pas pour Juliet.

Il n'est pas trop tard pour annuler le voyage,

si c'est ce que tu veux.

Tu seras tr�s bien, ici.

C'est tr�s tranquille.

Une infirmi�re-chef m'a promis de prendre particuli�rement soin de toi.

Et tu pourras poursuivre tes �tudes pendant ta convalescence.

C'est pour ton bien, ma ch�rie.

Souris, ma grande!

Quatre mois,

C'est vite pass�.

Juliet ne pourra pas recevoir de visites avant deux mois.

Je t'ai pris rendez-vous pour une radio. Par mesure de pr�caution.

Et si samedi, je construisais un petit pigeonnier ?

Tu me donnerais un coup de main ?

Avant, tu adorais travailler avec papa.

Ce soir, j'ai eu une id�e de g�nie.

Juliet et moi, on s'�crira comme si on �tait Charles et Deborah !

Je lui ai �crit six pages en tant que Charles et deux en tant que Paul.

Elle est imm�diatement entr�e dans le jeu.

Mon cher Charles, tu me manques autant que je t'aime,

et me tarde le jour o� nous serons enfin r�unis.

Comme je me languis dans cet antre de maladie

et de d�cr�pitude,

mon esprit s'alarme de plus en plus

en raison de notre fils. Quoiqu'� peine �g� de dix ans,

Diello a jusqu'ici assassin�

57 personnes, et il ne semble nullement dispos� � s'arr�ter.

Cela m'inqui�te, Charles.

Ma ch�re et tendre Deborah,

Les affaires de I'Etat continuent d'absorber tout mon temps.

J'avoue que le peuple me para�t incroyablement ennuyeux.

Hier encore, j'ai d� ex�cuter quelques paysans

pour tromper

mon ennui.

Diello a tenu a m'accompagner.

En fait, il fit tant de foin que je dus lui confier

la hache.

Que de t�tes roul�rent !

Les prisonniers, bien s�r, mais aussi les gardes,

mon valet,

et quelques malheureux badauds en perdirent le chef.

Charles, je suis si d�sesp�r�e que je pense confier Diello au cardinal

dans I'espoir que la religion le remettra dans le droit chemin.

Re-bonjour.

Comment allons-nous ?

Ce doit �tre tr�s dur d'�tre s�par�e de ses camarades de classe.

Ceci vous fera peut-�tre plaisir.

Les miracles de la m�decine moderne

ne peuvent toujours vaincre une maladie comme la tuberculose.

Tendez la main, Juliet! Tendez-la vers J�sus !

Ce que je suis contente de te voir!

Ne t'approche pas trop, elle n'est pas encore gu�rie.

On t'a apport� des fruits.

Merci beaucoup !

�a avance !

Une infirmi�re-chef m'adore, c'est elle qui m'a appris ce point.

J'adore la couleur!

C'est pour toi.

Eh bien ! Tu en as re�u, des lettres !

Tes parents sont contents de leur voyage ?

Il y en a qui ne sont pas ouvertes.

Je me les garde en r�serve.

Je sais que c'est dur pour toi d'�tre ici

mais c'est pour ton bien.

C'est aussi "pour mon bien" qu'ils m'ont envoy�e aux Bahamas.

Dans ces salet�s d'�les ! "Pour mon bien".

Pardon, Mme Rieper.

Je me sens vraiment tr�s lasse.

Nous ne voulons pas trop te fatiguer, mon enfant.

Tu ne peux pas rester un peu ?

Nous avons un tramway � prendre, Yvonne.

C'est dr�lement bien.

Tu es tr�s forte.

Donc, Deborah est mari�e � Charles,

et ce Nicolas serait son professeur de tennis ?

Oui, mais il n'y a rien entre eux.

Elle n'irait jamais avec un roturier.

Nicolas a les yeux sur Gina...

Une sublime gitane.

Elle te ressemble.

C'est Juliet qui I'a faite.

C'est tout � fait prodigieux.

500 ans de famille royale n'ont plus de secret pour vous.

Plus aucun.

Tu ne devineras jamais !

Quoi ?

John est tomb� amoureux de moi.

Votre tar� de locataire ?

Comment le sais-tu ?

Il te I'a dit ?

Non. Mais c'est �vident.

Voil� pourquoi tu ne m'as pas r�pondu.

Mais non, idiote.

Je plaisantais.

Ce n'est qu'un gar�on !

Quoi ?

Je n'arrive pas � dormir.

Tu me passes un livre ?

Ferme la porte.

Ca a I'air int�ressant.

Certains motifs semblent compliqu�s. Tu as essay� le couvre-th�i�re ?

Il fait froid, hein ?

Je peux me r�chauffer dans ton lit?

J'ai les orteils gel�s.

Tu es pieds nus !

Je vais attraper la cr�ve !

Juste une minute.

Que de choses se sont pass�es, si vite, et du fait de si peu.

Il s'est produit une vraie trag�die.

"Non, les enfants, ce n'est pas u, mais i."

Et elle a fait "iiii" comme si on lui enfon�ait une �pingle !

Cette vieille truie !

Je t'aime, Yvonne.

Et dans I'histoire, on a une vieille taupe s�nile qui dit:

"Charles ll rencontra Nell Gwynn � bord d'un navire.

"Il �tait jeune et riche, elle �tait une belle plante.

"Et... ce genre de choses arrive."

Je m'�tonne apr�s �a d'�tre aussi nulle en histoire !

Tu m'aimes autant que je t'aime ?

Mais bien s�r, mon cher Nicolas.

Je m'appelle John.

Je pr�f�re de loin Nicolas.

Appelle-moi ce que tu veux.

Qu'est-ce que tu fais ?

Rien.

Rentrez � la maison.

Tu m'as bris� le coeur, Yvonne.

Je demeurai immobile,

comme hypnotis�e.

C'�tait trop horrible pour y croire.

En me levant, je sus que papa avait tout dit � maman.

Vous venez samedi

au parc, M. Rieper ?

O� est John ?

Il devait m'accompagner.

John n'habite plus ici.

Il est parti ce matin, sa m�re est malade.

Au d�part, je n'�prouvais qu'un p�nible malaise.

Mais je compris que mon crime me vaudrait plus qu'un simple sermon.

D�sormais, tu dormiras dans la maison. Comme �a, on t'aura � I'oeil.

Si tu crois que nous tol�rerons un tel comportement,

tu peux toujours courir.

Tu n'as que 14 ans! Tu es une enfant.

Qu'est-ce qui te prend ?

Tu sais ce que font les gargons. Tu n'as aucune dignit� ?

Je peux partir ?

Arr�te de te donner des grands airs !

Tu as fait pleurer ton p�re.

Tu me fais honte !

A moi et � toute la famille !

Tu n'es qu'une train�e.

C'est de toi que je tiens �a !

Tu t'es enfuie avec papa a 17 ans !

Nana Parker me I'a dit.

Tu es en retard.

Je suis totalement d�sempar�e. Nicolas me manque terriblement.

Maman pense que je ne le reverrai plus. Ce qu'elle se trompe !

Nicolas �tait ravi que j'arrive si t�t.

Nous avons parl� pendant une heure.

Puis nous nous sommes couch�s.

J'ai d'abord d�clin� I'invitation,

mais il s'est fait si autoritaire que je n'ai pu que c�der.

J'ai su que je n'avais pas perdu ma virginit� jeudi soir.

Mais maintenant, il n'y a plus aucun doute.

Charles !

Gina ! Quelle joie de te retrouver ici !

Deborah !

Diello !

Attention, Gina, nous avons failli vous perdre.

Pour vous !

Vous pleurez.

Ne soyez pas triste, Gina.

Je ne t'ai pas fait mal, dis ?

Il faut que je rentre.

Je t'aime tellement !

Il �tait une fois les deux filles ob�issantes

D'un homme qui poss�dait deux filles resplendissantes.

On ne saurait imaginer, m�me au coeur de I'ivresse,

L'apaisante douceur de leur tendre caresse.

Et peu percevront, dans ce monde barbare,

L'exceptionnel g�nie de ces deux perles rares.

Arr�te !

Je t'aime toujours !

Tout homme est un fou, qui se compare � elles.

Le monde s'honore qu'elles en daignent �tre reines

Et je v�n�re le pouvoir de ces presque jumelles

Dont I'amour outrepasse les r�gles humaines

C'est joli !

Comment ne pas tenir pour miracle et augure

Qu'existent vraiment si divines cr�atures

Embrasant les yeux sombres, la haine de I'ennemi

A pour �cho glacial le m�pris des yeux gris.

Les hommes sont-ils donc fous de ne pas comprendre

la sagesse tapie dans ces regards �tranges ?

Ces divines cr�atures,

C'est toi et moi

Mme Rieper ?

Puis-je entrer ?

Oui.

Bien s�r.

Votre fille...

d�borde d'imagination...

et d'�nergie.

Si elle passe trop de temps chez vous, dites-le.

Selon elle, �a ne vous ennuie pas qu'elle y dorme si souvent.

C'est plus complexe que cela.

Depuis notre retour,

Juliet a un comportement plut�t...

agit�.

Maussade,

emport�, irascible. Tout � fait inhabituel.

Vous prendrez bien un sherry, Dr Hulme ?

Non, merci.

A dire vrai...

Yvonne aussi a bien chang�.

Elle s'enferme dans sa chambre, passe sa vie � �crire.

Ma femme et moi pensons que cette amiti� est...

malsaine.

Tout a fait d'accord.

Toujours en haut plong�es dans leur roman.

Sans jamais prendre I'air.

Que voulez-vous dire, Dr Hulme ?

Votre fille...

me semble t�moigner...

d'une sorte...

d'attachement morbide pour Juliet.

Qu'a-t-elle fait ?

Rien, mais c'est...

I'intensit� de cette amiti� qui me pr�occupe.

Mieux vaut pr�venir

que gu�rir.

Le Dr Bennett est un tr�s bon ami � moi.

Il est g�n�raliste, mais s'y conna�t en psychologie.

Si Pauline persiste dans cette voie plut�t...

f�cheuse...

le Dr Bennett est I'homme id�al pour la remettre dans le droit chemin.

Comment vont tes �tudes ? L'�cole te pla�t ?

Es-tu heureuse � la maison ?

R�ponds, Yvonne.

Mme Rieper, cela vous ennuierait d'attendre � c�t� ?

Tu... aimes ta m�re ?

Non !

Pourquoi ?

Elle me harc�le.

C'est pourquoi tu pr�f�res rester chez les Hulme ?

Ou est-ce pour �tre avec Juliet ?

Tu aimes... les filles ?

Non.

Pourquoi ?

Elles sont b�tes.

Mais pas Juliet.

Non.

Il n'y a pas de mal � avoir une amie intime.

Mais parfois l'amiti� devient... trop intime.

De telles associations sont parfois dangereuses.

Il n'est pas bon de n'avoir qu'une amie.

Ma femme et moi en avons plusieurs, que nous voyons r�guli�rement,

et tout �a est parfaitement sain.

Peut-�tre pourrais-tu envisager

de passer plus de temps avec des gar�ons ?

Pauvre cr�tin !

Homosexualit�.

Je sais, le terme n'est pas plaisant.

Mais il n'y a pas lieu de s'affoler.

C'est souvent une simple phase chez les filles de son �ge.

Mais elle a toujours �t� normale, heureuse !

Ca arrive � tout �ge,

mais I'adolescence y est particuli�rement vuln�rable.

Et les vomissements ?

Elle a beaucoup maigri.

Physiquement, �a va. Le test de la tuberculose est n�gatif.

Je ne peux attribuer sa perte de poids qu'� son... d�sordre mental.

Ne vous faites pas trop de souci, Mme Rieper.

Yvonne est jeune et forte, elle est soutenue par une famille aimante.

Elle s'en sortira probablement.

Sinon, la m�decine fait de tels progr�s

que le rem�de ne saurait tarder.

Ce matin, maman m'a fait un sermon avant m�me que je sois r�veill�e.

Ce que j'ai trouv� plut�t injuste.

Elle a utilis� la pire menace.

Si ma sant� ne s'am�liore pas, je ne reverrai plus jamais les Hulme.

Cette seule id�e m'�pouvante.

La vie serait insupportable sans Deborah.

Si je pouvais mourir!

Ce n'est pas une impulsion vaine ou passag�re.

Ces derni�res semaines, j'ai d�cid�

que ce serait ce qui pourrait m'arriver de mieux.

L'id�e de la mort ne me fait pas peur.

Des chaussettes !

Tu as mal, mon tr�sor ?

Ta jambe.

Elle te fait mal ?

Ma r�solution pour le nouvel an est plus �go�ste que la pr�c�dente.

Ma devise sera :

Mange, bois, amuse-toi, car demain tu seras peut-�tre morte.

Pr�tes ?

Soufflez.

�a vient d'arriver, Yvonne.

Je m'appelle Gina.

C'est une lettre de l'�cole. De Mlle Stewart.

Cette vieille bique !

Elle dit que ton niveau scolaire est en baisse,

et qu'� ce rythme, tu rateras ton dipl�me.

Je m'en fous !

Pas moi.

Ni ton p�re.

Ton �ducation nous importe.

Je m'�duque toute seule.

Tu as z�ro en anglais !

Tu �tais 1�re !

J'�cris pour moi !

C'est pas tes contes de f�es qui t'obtiendront le dipl�me !

Comme s'ils allaient �tre publi�s !

Tu n'en sais rien !

Tu n'y connais rien en litt�rature !

Il n'y a pas plus ignare que toi.

Tu es grossi�re.

Grossi�re et insolente.

Inutile de continuer � t'envoyer � I'�cole.

Rien � foutre de I'�cole !

Alors, trouve-toi un travail, tu verras ce qu'il t'en co�tera !

Je crois que je deviens folle.

Mais non, Gina. c'est les autres qui sont givr�s.

Si on partait � l'�tranger ?

Toutes seules ?

Pour aller o� ? Pas aux Bahamas, c'est I'horreur.

Mais bien s�r!

C'est �vident !

Je mettrai mes cheveux en arri�re, comme Veronica Lake.

G�nial !

Ne bouge plus ou ce sera flou.

D�p�che-toi, on g�le !

Encore quelques-unes.

Attends, je vais me pencher en avant, pour montrer mon d�collet�.

Elles nous complotent quelque chose.

A mon avis,

elles prennent des photos.

Laisse-les tranquilles, Henry.

Je suis pr�t � tol�rer sa pr�sence mais je ne supporterai...

aucun abus.

Je suis s�re que tout �a est parfaitement innocent.

Ils vont s'en apercevoir...

lls accuseront la servante. Elle pique tout.

�a, �a vaudra au moins 50 livres.

Je vais essayer le coffre de papa.

Je lui piquerai les cl�s.

G�nial !

On les aura, nos billets !

Ce matin, je me suis lev�e � 5h30

et j'ai fait tout le m�nage avant 8h.

J'ai m�me servi � Wendy son petit d�jeuner au lit.

Je suis contente de moi, et confiante dans I'avenir.

Nous sommes si formidablement intelligentes.

Je me lave les cheveux, Laury !

J'ai presque fini.

Elle est encore l�-dedans ?

Allez, Yvonne !

Ca suffit, maintenant.

Ouvre cette porte imm�diatement !

Je m'habille aussi vite que je peux, merde !

Ouvre la porte !

Maman m'a encore sermonn�e, toujours sur le m�me sujet.

J'ai imm�diatement appel� Deborah. Je tenais � lui dire

combien je m�prise maman.

A la caisse !

De quoi tu parles ?

Ca te cofltera 100 livres, ou je dis tout � papa.

M. Perry et moi nous aimons, Juliet.

Ton p�re est au courant.

Jusqu'� ce que soit trouv� un arrangement,

nous avons d�cid� de faire m�nage � trois.

Vous fa�tes ce que vous voulez.

Paul et moi partons pour Hollywood.

Ils nous offrent un contrat en or. Nous serons des stars.

Quoi ?

Tout est arrang�.

Nous n'avons m�me pas besoin de tes 100 livres !

Tu peux te les carrer dans le derri�re !

Deborah m'a appris I'extraordinaire nouvelle.

Je fonce chez elle pour faire le point.

Deborah �tait encore couch�e.

Son p�re nous a fait venir au salon

pour nous parler.

Ta m�re et moi...

divor�ons.

Le choc �tait trop fort pour que je saisisse vraiment.

C'est tellement incroyable !

Pauvre p�re !

Le Dr Hume fut tr�s bon et tr�s compr�hensif.

Il voulut tout savoir de notre d�part pour I'Am�rique.

Il fut � la fois encourageant et d�primant.

La discussion fut longue, Deborah et moi en sort�mes presque en larmes.

Que nous r�serve I'avenir ?

Nous irons peut-�tre en ltalie, ou ailleurs,

ou nulle part.

Nous sommes tous tr�s d�sorient�s. Tout d�pendra du hasard.

Le Dr Hume est I'�tre le plus noble et le plus merveilleux que je connaisse.

Une chose est s�re, pour Deborah et moi.

Qu'on �choue ou reussisse, on le fera ensemble.

Ta m�re et moi avons pris quelques d�cisions.

Je d�missionne de I'Universit�

etje prends un poste en Angleterre.

Tu ne peux pas me laisser ici avec maman !

Il vaudrait mieux que tu accompagnes ton p�re.

Gina vient aussi ?

S�rement pas !

Je ne vais pas en Angleterre sans Gina !

Tu ne vas pas en Angleterre, ma ch�rie.

Je te d�pose en Afrique du Sud chez tante Ina.

L'�tat de tes poumons ne s'est pas am�lior�.

Un climat plus chaud te conviendrait mieux.

c'est pour ton bien.

Les Hulme sfoccuperont de moi.

Ils veulent que j'aille vivre chez eux.

Ne sois pas ridicule !

Tu es notre fille, ta place est ici.

Ma place est aupr�s de Deborah.

Nous allons en Afrique du Sud.

Tu ne vas nulle part.

Tu as 15 ans, Yvonne !

Vous devez me laisser partir!

On en reparlera quand tu seras plus calme.

Je fus tr�s d�prim�e, et envisageai s�rieusement le suicide.

La vie �tait si peu digne d'�tre v�cue,

et la mort, si facile...

Vous pourrez vous �crire.

La col�re contre maman monta en moi,

comme elle se r�v�lait mon principal obstacle.

Soudain me vint le moyen d'�liminer cet obstacle.

Si maman venait � mourir...

Je ne saurais tenter de mesurer I'immense apport du Dr Hulme

� I'Universit� de Canterbury, tant social qu'officiel.

A lui, comme � Mme Hulme, tous nos voeux pour leur avenir.

Tout ira bien, Gina.

M. Perry m'a promis 50 livres pour mon cheval.

Ce qui nous fait 120!

Encore 30 et on aura nos billets !

Ca ne sert � rien !

J'ai �t� au Service des passeports.

Il faut que j'aie 20 ans !

Ce n'est pas vrai ! J'en ai un !

Il me faut la permission de mes parents !

Ne pleure pas, Gina.

Gina, je t'en supplie, ne pleure pas.

Nous ne serons jamais s�par�es.

On ne nous forcera pas !

C'est impossible !

Je te hais !

Ne te mets pas dans cet �tat.

Je n'ai pas confi� � Deborah mon intention de supprimer maman.

Je n'ai pas encore pris ma d�cision, je ne tiens pas � finir en prison.

Je cherche un moyen.

Je viens d'avoir Hilda Hulme au t�l�phone.

Quoi encore ?

Juliet est effondr�e.

Elle est incontr�lable.

Elle refuse que Pauline n'aille pas en Afrique du Sud.

Votre fille a d� vous dire la m�me chose...

Yvonne ne m'a pas adress� la parole depuis quinze jours.

C'est un moment difficile pour tout le monde, Mme Rieper.

Elle nous a compl�tement rejet�s de sa vie.

Nous sommes tr�s inquiets, sa m�re et moi.

Je propose qu'elles passent ensemble ces trois dernieres semaines.

Que Pauline vienne chez nous jusqu'au d�part de Juliet.

Est-ce une bonne id�e ?

Je peux vous rappeler ce soir ?

Oui, bien s�r.

Deborah et moi avons compris d'o� vient

notre extraordinaire t�l�pathie

et pourquoi les gens nous traitent comme ils le font:

nous sommes folles !

Totalement et radicalement folles !

Mais tous nos saints le sont aussi !

Dr Hulme est fou !

Fou � lier!

C'�tait la premi�re fois que je voyais "�a".

Deborah m'avait toujours dit

qu'il �tait hideux.

Il est monstrueux,

effrayant !

Je n'ai jamais rien vu

qui pousse le hideux si loin.

Mais je I'adore !

Nous en avons encore parl�, nous montant de plus en plus la t�te.

Imaginant comment chacun des saints ferait I'amour.

D'un saint � I'autre, la nuit fut f�brile.

Ce fut magnifique,

divin,

beau,

et enti�rement � nous.

Nous �tions satisfaites.

Nous savons la douceur de ce qu'on appelle I'extase,

et la joie de ce qu'on appelle le p�ch�.

Je viens avec toi.

Je sais que faire de maman.

Pas la peine de trop se creuser.

Une sorte de...

d'accident.

Tous les jours, il y a des gens qui meurent.

La pr�occupation du jour a �t� le meurtre de maman.

L'id�e n'est pas neuve mais l�, il y a un plan bien d�fini

que nous sommes d�cid�es � suivre.

Nous I'avons bien pr�par�, et I'id�e nous s�duit �norm�ment.

Bien s�r, nous sommes tendues, mais le plaisir de I'attente est intense.

Seuls les meilleurs surmontent tous les obstacles

dans leur qu�te du bonheur.

Nous avons pass� une derni�re nuit fabuleuse...

En tous points.

On est venu me chercher � 2h

J'ai �t� tr�s sage et tr�s gentille.

J'ai peaufin� notre plan.

Curieusement, �a ne me pose aucun probl�me de conscience.

Je me suis lev�e tard, puis j'ai donn� un coup de main � maman.

Deborah a appel� : nous utiliserons une pierre dans un bas

plut�t qu'un sac de sable.

Nous avons revu le meurtre en d�tail.

Je suis aussi excit�e que si j'organisais une f�te.

Maman s'est laiss�e avoir en beaut�.

L'heureux �v�nement aura lieu demain apr�s-midi.

La prochaine fois que j'ouvrirai ce journal, maman sera morte.

C'est �trange...

et en m�me temps, si agr�able.

Le jour de l'heureux �v�nement.

J'�cris ces quelques mots le matin m�me de la mort.

Hier soir, j'�tais tr�s excit�e,

un peu comme � la veille de No�l.

Je vais bient�t me lever.

D�p�che-toi !

Je me demandais o� tu �tais.

Tu as de belles couleurs !

Ca faisait si longtemps !

Amuse-toi bien, ma ch�rie.

Rassure-toi,

J'y compte bien !

Au revoir, Papa !

A ce soir!

Oh, il y a de quoi nourrir une arm�e.

Quel joli ensemble !

Merci. Je I'ai achet� sp�cialement pour l'occasion.

Les fruits.

Je les mettrai dans une coupe.

Viens, on monte, Deborah.

Je vais te montrer le d�but de mon op�ra.

D'accord.

Tu n'es pas en nage ?

Moi, si.

C'est un r�cit en 3 actes, avec: une fin tragique.

Ta m�re n'est pas tr�s heureuse.

N'est-ce pas ?

Je me suis demand� pendant des heures

si Carmelita devait �pouser Bernard.

Pour moi, elle sait ce qui va se passer.

Elle ne semble pas nous en vouloir.

Mais � la fin, j'ai chang� d'avis.

Ca leur g�cherait tout le plaisir.

Une liaison, c'est plus excitant qu'un mariage.

Maman peut en t�moigner.

C'est vrai, on I'a aper�u au rayon lingerie !

Sir Edmund Hillary peut bien acheter des dessous � sa femme.

C'est un homme tr�s serviable.

Je parie que c'�taient des thermolactyls.

Je parie qu'il dresse une tente dans leur chambre

et qu'ils font semblant d'�tre en montagne.

Assez, Yvonne.

C'est un de nos plus grands h�ros.

Qui m'aide � d�barrasser ?

Moi. Tout pour �chapper � Laurel et Hardy.

Je ferais mieux d'y retourner.

Amusez-vous bien !

- Au revoir, Papa. - Au revoir, M. Rieper.

Je vais m'arranger un peu.

Ce n'est pas divin ?

Allons nous promener par l�.

Viens, Maman.

Je prendrais bien une tasse de th�, d'abord.

Vas-y.

Non, je fais attention � ma ligne.

Vous n'�tes pas grosse, Mme Rieper.

J'ai pris quelques kilos � No�l.

Vas-y, Maman.

Fais-toi plaisir.

D' accord.

Yvonne, ma ch�rie...

Rentrons,

on va rater le bus.

Reboutonne-toi. Tu vas prendre froid.

Regarde.

Vite !

Ne me laisse pas ! J'arrive ! Ne t'en va pas !

Tu ne peux pas !

Pardon !

Quelques heures apr�s le meurtre d'Honora,

la police d�couvrit le journal de Pauline.

Elle fut imm�diatement arr�t�e pour le meurtre de sa m�re.

Juliet fut appr�hend�e et inculp�e le lendemain.

Par la suite, on d�couvrit qu'Honora et Herbert n'�taient pas mari�s.

Pauline fut donc inculp�e sous le nom de sa m�re, Parker.

En ao�t 1954, le tribunal rejeta la th�se de la folie.

Juliet Hulme et Pauline Parker furent condamn�es pour homicide.

Trop jeunes pour la peine capitale,

elles furent mises dans deux prisons s�par�es,

� la disposition de Sa Majest�.

Juliet fut rel�ch�e en novembre 1959.

Elle rejoignit sa m�re hors de Nouvelle-Z�lande.

Quinze jours apr�s, Pauline fut lib�r�e

mais resta en Nouvelle-Z�lande jusqu'en 1965.

Elles ne furent lib�r�es qu'� condition de ne plus se revoir.

Sous titres uncut version: Stereodolby

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