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Original subtitles

Musique pesante

- Ah oui !

Très réaliste, ce mannequin !

Croassements

Musique sombre

- Restez pas là !

C'est interdit.

*-Au pays de T'choupi

On rigole bien

- Oui, ma pupuce ?

Quoi, déjà ? J'arrive !

Elle a perdu les eaux ! - Ah !

- Sirènes - Musique légère

- Il est parti ?

- - Oui. - -Comme ça,

sans prévenir ? - Bah oui !

Il est marié, sa femme accouche.

Pourquoi ? - C'est lui qui nous a appelés.

Le bourreau s'est tiré, il faut le retrouver.

-Vous avez l'air chafouin.

Vous aviez trouvé des amis

pour jouer. Un pendu,

un bourreau...

Revoyez vos fréquentations.

- Ca s'appelle un "escape game", professeure.

Un jeu d'enfermement où il faut résoudre des énigmes.

- Merci Capitaine, je sais ce que c'est.

Quoi ?

Musique sombre

Ah, c'est une vraie !

Générique

- J'ignore la technique utilisée pour la conserver.

Et vous ?

- J'ai ma petite idée, mais je vous laisse chercher.

- Oui.

- Il n'y a que la tête. Les hommes vont ratisser la zone.

- Hm-hm.

- Tu...

Tu aurais du temps pour qu'on discute ?

- On n'a rien à se dire. - Je dois te raconter.

- Je suis pas disponible.

Musique pesante

Vos conclusions, professeure ? - A quel propos ?

Eh bien, du blanc...

Fleur d'oranger qui évoque la pureté,

tout ça dans ce musée des horreurs...

Cette mariée est la représentation d'un agneau sacrificiel.

L'étude des crânes, la phrénologie,

a inspiré un célèbre ouvrage de criminologie.

Lequel ? Boris.

Bah...

Bah alors ?

Encéphalogramme plat,

aujourd'hui.

Louise imite un bip en continu.

-"L'homme criminel",

de Cesare Lombroso, en 1876.

Il associait des traits physiques

à certains comportements criminels. - Et quel était le but

de cette théorie ?

- Repérer les criminels pour prévenir le crime.

- Oui. L'espoir de pouvoir empêcher le crime de se produire

hante la criminologie depuis longtemps.

Et quelle est l'erreur de base

dans la théorie de Lombroso ?

- Bâtir une science sur la croyance

- que les gens naissent criminels. - -Oui. Et qu'en est-il

aujourd'hui de cette croyance ?

- Le crime n'est pas une question de nature.

- Une épidémie de savoir comme ça, d'un coup, un lundi matin.

On frôle l'épiphanie !

On ne naît pas criminel.

On le devient. Oui.

C'est une certitude, toutefois

bousculée dans un cas.

Il existe un cerveau potentiellement criminel :

celui des psychopathes. Sa particularité ?

Une atrophie des zones liées aux émotions

et à la morale. C'est tout pour aujourd'hui.

Merci.

Rendez-vous dans 2 heures. - Ce sera noté ?

- Evidemment.

- Hé, Boris...

Pourquoi t'as fait genre

"je sais rien" ?

- Je travaille mon sex-appeal.

Le savoir tout-puissant, ça effraie les femmes.

- Oui. Voilà, c'est ça.

Musique légère

-Elle a été plastinée. -On vient.

Expliquez le principe à notre chère amie.

- Ce procédé remplace tous les liquides corporels

par du silicone, permettant de conserver

la souplesse des organes. Je vais vous montrer.

- Non merci. On en a assez vu.

Et puis je pense que la capitaine Delandre

ne le supporterait pas.

- Une idée des causes

de la mort ? -Eh ben non.

Sans le corps, ça va être difficile.

La décapitation est post-mortem, et je pense

qu'on n'a plastiné que la tête. Si on avait coupé la tête après...

- La coupe serait plus propre. - Exact.

- Quand est morte cette jeune femme et qui est-elle ?

- La plastination va un petit peu empêcher la datation.

Et pour l'ADN,

je ferai mon max.

Mais ça va être un peu compliqué.

- Si vous y arrivez,

faites-moi signe. -Oui.

- J'ignore ce que vous avez fait, docteur Belin,

mais surveillez vos arrières.

Il ne faudrait pas

qu'on vous retrouve plastiné. - Ah !

Oui.

- Oh mon Dieu !

- Maintenant que je lui ai appris le procédé, ce serait...

- Alors, ce ratissage ? - Pas de corps.

Juste les traces d'un véhicule dans le bois et un mégot.

- L'auteur de la mise en scène est méticuleux.

Ce mégot n'est pas le sien.

- Merci pour vos remarques constructives.

- C'est votre bourreau des coeurs qui vous met de si bonne humeur ?

Téléphone

- Oui, Lieutenant ?

OK, j'arrive.

Le bourreau m'attend.

- Quel succès !

Musique cocasse

- Ce visage me disait quelque chose, mais je suis parti

pour ne pas que ma femme accouche toute seule.

Vous m'auriez retenu. - Allez-y, continuez.

- Cette fille, je l'ai reconnue.

C'était ma coiffeuse à Che'veux bien, à Versailles.

Musique grave

- Capitaine ! Le salon de coiffure, ça donne quoi ?

- On a l'identité de la victime. Elise Prévost, née en 1997.

Elle devait se marier au printemps 2019,

mais elle a disparu soudainement. - Drôle de moment pour disparaître.

On a le nom de l'ex-futur époux ? - D'après la gérante du salon,

il avait signalé sa disparition à la gendarmerie de Versailles.

Ils vont me passer les infos.

- Rien du côté de la société d'escape game ?

- Code Escape existe depuis 2016. Tous les employés ont l'air clean.

- On a assassiné cette gosse, on l'a décapitée...

et on a conservé sa tête des années.

Quel genre de tordu peut faire ça ?

- Je vous laisse le soin de demander

au professeur Arbus. - Bon après-midi.

- Vous aussi.

Musique pesante

- Exposer un cadavre dans une mise en scène,

ça vous évoque quoi ?

- En général, c'est pour humilier la victime,

mais là, c'est pas le cas. - Dans ce décor,

elle a été plutôt mise en valeur. - Celui-là n'a pas été gâté.

-"Frères humains qui après nous vivez,

"n'ayez les coeurs contre nous endurcis."

- On vous dérange ?

- Excusez-moi. En voyant les deux pendus,

je pensais au poète François Villon.

- Comment ça, deux pendus ?

Musique haletante

Il n'était pas là, hier soir. - Mais c'est un vrai ?

- Oui, j'ai bien l'impression.

Valentine, s'il vous plaît,

ne défaillez pas ! Un criminologue sait

se tenir en toute circonstance.

Respiration haletante

...- Mais... Boris !

Hé oh, Boris !

-Ecartez-vous.

- Je vais mourir !

- Vous n'allez pas mourir. Boris, regardez-moi.

Quels sont les deux éléments de la respiration ?

- Oxygène, gaz carbonique.

- Oxygène...

- GAZ CARBONIQUE.

OXYGENE, GAZ CARBONIQUE.

OXYGENE,

GAZ CARBONIQUE.

- - On y va. - -Oxygène...

- - Oxygène... - -Capitaine,

j'ai une info à couper le souffle.

*-Oxygène, gaz carbonique.

Musique cocasse

- Boris...

Une attaque de panique, ce n'est pas honteux.

- Si ça m'arrive à chaque fois, je fais quoi ?

- Si vous en faites un sujet d'anxiété, ça se reproduira.

Vous devez lâcher prise.

- Lâcher prise ? Mais comment ?

- Il n'y a pas une méthode pour tout.

Commencez déjà par accepter ça.

La suite, on verra plus tard.

Allez, on y va !

- On a retrouvé ça. La pendaison est bien la cause de la mort.

Il y a moins de 24 heures. - Ca ne peut pas être un suicide.

- Il n'y a pourtant pas de marque de défense.

- On l'a endormi avant de le pendre. - Attendons l'analyse toxicologique.

Je...

Enfin, j'ai...

Il faut qu'on parle.

- Alain Sorel, né en 1960, domicilié à Versailles.

La mariée bossait à Versailles.

Musique grave

- Je suis papa.

La jeune femme avec qui tu m'as vu, c'est...

c'est ma fille.

- En effet, il faut qu'on parle.

- Oui.

- De quoi elle se plaint, en fait ? Si tu choisis...

- Vous l'avez entendue, l'autre soir ?

Elle coachait des filles pour des clients.

- Donc c'est une mère maquerelle ?

- Non mais vous délirez ! Demandez-lui, ce sera plus simple.

- Alors, ce pendu ? Qu'est-ce que ça vous inspire ?

- La pendaison était un châtiment pour les criminels, à l'époque.

- Hm-hm. - On les exécutait

et on les laissait pendre...

- Murmures - ... jusqu'à ce qu'ils pourrissent.

-Notre pendu serait

un criminel !

- Remarque pertinente. Félicitations. Bravo, Boris.

Belle démonstration de ventriloquie.

Avec ça, comment ressentez-vous

la scène de crime de la mariée ?

Hm ? - Eh ben,

la robe blanche, la couronne

blanche, les fleurs... - Blanches, d'accord.

-Le blanc symbolise

la pureté et l'innocence.

- Elle apparaît comme une victime. - Oui, mais de qui ?

- Bah du pendu.

Il a tué la mariée, donc on l'a tué, lui.

-Il a été jugé,

puni, exécuté, exhibé.

- Le tueur du pendu se croit au-dessus des lois.

Il se prend pas pour la merde.

- Il nous montre surtout qu'il fait sa propre justice,

et il nargue les autorités.

- Donc ce serait un tueur genre justicier, redresseur de tort ?

- - Comme Dexter. - -Pas étayé.

Vous fantasmez trop sur les tueurs

en série.

Bien. Boris, une conclusion digne de ce nom,

si possible ?

- Notre justicier a certainement un lien

avec le pendu et la mariée.

- Ben voilà ! C'est pas compliqué.

Hein, Samuel ?

- Ah... Notre pendu, Alain Sorel. Il avait

une entreprise de pompes funèbres

et il était prof de thanatopraxie à la faculté d'Angers.

Sacré pedigree. Il était marié

à Isabelle Sorel...

- Et ils ont un fils thanatopracteur.

- - Ah ! - -Oui, j'ai lu le rapport

de gendarmerie sur la disparition de notre mariée.

Eh oui !

Bientôt retraité, mais au taquet.

Musique légère

-La mariée était

la fiancée du fils du pendu.

Elise Prévost devait se marier au printemps 2019

avec le fils de notre pendu, mais elle a disparu.

- - Il y a eu une enquête ? - -Un début.

Mais le fiancé, Clément, a reçu une lettre d'excuses d'Elise.

Alors, vous en dites quoi ? - Et vous ?

- - Le fils a pendu son père. - -Eh oui.

Alain Sorel tue sa future belle-fille,

et son fils Clément venge sa fiancée.

Ce qui signifierait

qu'il a découvert récemment la vérité.

- Ca, c'est du raisonnement !

Prenez-en de la graine.

Valentine et Samuel, consacrez-vous au fils Sorel.

Il est sûrement sur les réseaux sociaux.

Dressez son profil psychologique. - On s'occupe du père.

On peut infiltrer les pompes funèbres.

- Ne rêvez pas. Il enseignait à la faculté d'Angers.

Direction Angers demain matin par le premier train.

Je veux tout savoir

sur lui. D'accord ?

- Professeure ?

- Mia, je n'ai pas oublié ma promesse.

Le responsable

de la disparition de votre mère a toute mon attention.

- Merci.

-Tu ne devrais pas t'en mêler, Louise,

après ce qu'il nous a fait vivre. - J'ai vu son vrai visage.

Crois-moi, Pierre, je ne le sous-estime pas.

- J'ai tellement peur !

- Il n'y a qu'une solution. Tant que Cassac sera libre,

ta famille ne sera jamais tranquille.

J'ai avancé.

Il se rend toutes les semaines dans un cybercafé,

mais il efface ses traces. - Le roi de la dissimulation.

- Il utilise une messagerie cryptée. Si on arrive à la craquer,

j'aurai des preuves permettant son arrestation.

- Tu vas demander à Mia ? - Non, t'inquiète pas.

Je vais faire preuve d'humilité et demander l'aide de la police.

- Qu'est-ce que tu cherches ?

A sauver ta réputation ?

Musique pesante

- A bientôt, Pierre.

Louise tambourine.

- Comment t'as découvert que t'avais une fille ?

- Alors, vous avez choisi ? Entrecôte ou carré d'agneau ?

- Non, on prend le temps. Merci.

- Avec la mère de ta fille, c'était une histoire d'amour ?

-Je vous ai pas dit.

J'ai une côte de veau à partager.

- On réfléchit encore.

On l'a fait une fois. J'ignorais qu'elle était enceinte.

-T'es enceinte ?

Félicitations ! - Tu nous saoules !

Sers-nous une entrecôte,

la vache entière... On doit parler.

D'accord ? Hein ?

Et voilà. Et un jour...

ma fille a voulu savoir qui était son père. Enfin, moi.

Elle s'appelle Mathilde.

Tu veux la voir ? - Ouais.

Elle est belle. - Elle me ressemble.

- Vous vous appeliez tout le temps. - Oui. Je sais.

Je suis désolé. J'étais complètement dépassé.

Et puis j'avais peur

que tu t'éloignes de moi. - J'ai pensé que tu me trompais.

- Mais n'importe quoi !

Claquements de langue

- Je dis rien, là.

- Dédé, t'es lourd !

Théodore souffle.

- Et cette histoire de nouveau look ? - C'est complètement naze.

J'essayais d'être cool, mais je sais pas faire.

C'est une catastrophe. Tu m'en veux pas, alors ?

- Non, c'est oublié.

A Mathilde.

- Et à nous.

Musique mélancolique

- Ouais.

OK. Merci.

En attendant que l'autopsie

confirme le meurtre,

pas un mot sur la fiancée, la fille, etcétéra.

Ne grillez pas mes cartouches.

- Alain est parti dimanche après-midi...

pour une conférence à Naples.

Il devait rentrer ce soir.

- - Vous étiez là quand il est parti ? - -Maman avait rendez-vous

à l'extérieur avec une cliente.

- Je suis rentrée vers 15h.

Alain devait déjà être

à l'aéroport, et Clément travaillait.

- Avez-vous vu votre père avant son départ ?

- J'avais quatre corps à traiter,

une famille victime d'un accident de la route. J'ai fini vers 16h,

épuisé, et je me suis écroulé.

-Il n'avait pas dormi depuis deux jours.

Il s'est réveillé vers 22h, et on a passé

la fin de la soirée à discuter.

- Coucou les loulous ! Ca va ?

Aujourd'hui, je suis en duo avec... sexy Samy !

Hou... On est sur une grosse affaire, mais chut !

C'est une dinguerie, par contre. C'est à en perdre la tête.

Désolée Cindy, mais il est pas célibataire.

Il est avec sa copine, Gwen. - Je ne suis plus avec elle.

- - Qui ? - -Gwen.

Je lui ai dit qu'elle devait choisir entre Poupy et moi.

- Elle a...

Elle a choisi le chien ?

- Je l'avais pas vu venir.

- Eh bah oui... quand même.

Je suis désolée, c'est dur.

C'est dur, mais ça nous offre un "hashtag scoop" ! J'ai une info

brûlante, parce que Gwen et Samy,

c'est "game over" !

Calmez-vous, les filles.

- Je dois d'abord en parler à Mia. - -Hé, Valentine !

T'es pas en direct ? - Non mais ça va pas ?

T'es complètement fou, mon pauvre !

- Y a intérêt. On est censés bosser. - Moi, j'ai trouvé un truc.

- Moi aussi. - Quoi ?

- Les commentaires du site des pompes funèbres.

"Clément Sorel prend soin des défunts avec humanité."

Il faisait l'unanimité chez les clients.

- C'est intéressant,

mais pas autant que Sorel sur les réseaux

qui s'appelle "Clemso"

et qui fait dans le marrant.

- C'est les faux cadavres de l'escape game !

- J'avais pas remarqué. - Il bosse pour eux,

donc il connaît tous les détails du jeu.

- Heureusement que t'es là.

- Les flics sont passés à côté. - J'ai du talent.

- Je préviens Arbus. - Hein ? Non, non, non !

C'est ma trouvaille.

Hum-hum !

"Chère Professeure...

"Ici Valentine."

- *Notification - Musique dramatique

- On a trouvé votre père dans un escape game

organisé par Code Escape.

Vous les connaissez ?

Musique grave

- Non.

-Vous voulez bien

me faire visiter ?

- Oui. Par ici.

En fait, je connais Code Escape.

Je les aide bénévolement pour m'amuser

un peu. Concevoir de faux cadavres, ça me change.

- Pourquoi le cacher

à vos parents ?

- Chez les Sorel, on est thanatopracteurs

depuis 4 générations. La mort, c'est sérieux.

Mon père n'aurait pas compris.

Je ne voulais pas le blesser.

- Vous étiez proches ? - Il n'était pas démonstratif,

mais c'était un père présent.

Et un type passionné.

Il pensait à l'embaumement du matin au soir.

Il était incollable.

- Vous l'admiriez beaucoup.

Musique dramatique

- D'habitude, c'est ici que...

j'écoute les familles en deuil.

J'essaie de les réconforter, de les apaiser, mais là...

- Vous savez que dans ces moments-là,

il faut être... bien entouré.

La famille, les amis.

- Ma famille, c'est Clément et Alain.

Mes parents sont morts

dans l'incendie de notre château quand j'étais enfant.

Quand j'ai rencontré Alain, j'avais 20 ans.

J'ai recommencé à vivre.

- Vous avez retrouvé une famille.

Sanglots

- Mes beaux-parents étaient merveilleux.

Ils m'ont embauchée à la gestion.

Ils m'ont fait confiance. Pourtant,

je sortais tout juste de HEC.

Je sais

que je dois tenir le coup pour mon fils.

Mais comment continuer à vivre sans Alain ?

- Au revoir. - Au revoir.

- C'est par soumission à son père que ce garçon fait ce métier.

Si son père a tué sa fiancée, tout son monde s'est écroulé.

- Oui, si son père l'a tué. - Hm.

Sonnerie de téléphone

- Oui, Théodore ?

- La pendaison est bien un meurtre.

Il a ingéré un inducteur d'anesthésie générale,

ce qui fait qu'il était conscient, mais incapable de réagir.

*Il est mort entre 16h et minuit, dimanche soir.

Et puis voilà, c'est tout.

Bisous. Bisous.

*Bisous. Bisous. - Merci.

- Bisous, bisous, bisous !

Tout est rentré dans l'ordre chez les Delandre-Belin.

-Coucou !

C'était comment le train ? Angers ?

- C'était assez sympa, mais... - Ecoutez,

mon petit Boris, épargnez-moi les détails.

Allez !

Boris ! Je... - Oui, professeure.

Alain Sorel était un bon prof.

Il était incollable sur la plastination.

-Hm-hm.

C'est tout ?

Passionnant.

Quoi d'autre ?

A quoi est dû

cet air satisfait, Mia ?

- On a du nouveau.

- Hm-hm ?

- Une autre fille a disparu.

Musique énigmatique

- Ca, ça me plaît.

Bravo Mia.

- Marie Jacob, l'assistante d'Alain Sorel.

- Elle assurait ses TD. Ce tract a circulé à la faculté d'Angers.

- Et le numéro de téléphone ? - Plus attribué. Mais on a une piste.

-Ca fait deux disparues

dans l'entourage d'Alain Sorel.

-Elles sont rousses

aux yeux verts, comme moi. Je suis en danger ?

- Le monde ne tourne pas autour de vous.

Enfin ! Mais je veux bien vous accorder

que notre Alain Sorel commence à être... croquignolet.

J'aime bien ce mot.

"Croquignolet"...

Il est bien explicite.

"Croquignolet"...

- Votre mari a été victime d'un meurtre, madame Sorel.

Musique dramatique

Nous devons effectuer une perquisition.

- La porte du bureau d'Alain Sorel est verrouillée.

- Vous avez les clés ?

- Il n'y a que mon père qui les avait.

- J'appelle un serrurier. - OK.

-Très bien, Capitaine. J'arrive.

- Pourquoi on n'a pas le droit de venir ?

- Vous seriez totalement inutiles. - Professeure !

- Vous avez trouvé qui a distribué ce tract ?

Alors au travail !

-"Totalement inutiles"...

- Tu fais quoi ?

-La guerre est déclarée.

Il nous faut une arme.

Musique énigmatique

- Venez, le bureau est à l'étage.

-2 heures ?

OK. Merci.

Le serrurier sera là dans 2 heures. - 2 heures ?

- Ah oui, c'est...

Musique sombre

Momifiée.

Elle doit avoir au moins dans les 200 ans.

Et surtout, Capitaine, ne la sortez pas

de sa vitrine.

- Je ne comptais pas l'interroger, professeure.

Musique sombre

Ce sont les journaux intimes d'Alain Sorel.

Il en manque un.

- Oh ! Ca, c'est un guéridon du style Efisio Marini.

C'est un procédé unique de pétrification des corps du XIXe.

Vous voyez, tous ces petits morceaux, ce sont

des bouts de corps humains.

Voilà, c'est fascinant. Mais...

ça ne va pas avec tout.

C'est l'inconvénient.

Musique sinistre

- Merde !

- Que pense la professeure de cette collection de rousses ?

- Obsession fétichiste, voilà ce qu'elle en pense.

Et le commissaire Rugasira va faire la tête encore longtemps ?

- Il ne fait pas la tête. Il travaille, ne vous déplaise.

Il commence à se faire du mouron.

L'identité judiciaire passe tous ces visages au crible.

Il espère qu'Alain Sorel n'était pas un prédateur.

- Un tueur de femmes qui aurait échappé à la police ?

N'empêche que...

tu boudes.

- Je me dis que tu regrettes mon départ

uniquement parce qu'il va te compliquer la vie au boulot.

- Mais qu'est-ce que tu... Non !

Tu vas me manquer, vraiment.

Parce que...

Non, parce que je me suis trop... habituée

à toi.

- - Habituée ? - Rire narquois

Alors là, très flatteur !

Et tu me situes où exactement sur l'échelle de tes habitudes ?

Vibreur de téléphone

Oui ?

Merci.

Clément Sorel est arrivé.

- N'empêche que j'ai raison. Tu boudes.

- Vous l'aimiez, Elise.

- Quand elle m'a quitté, j'ai cru mourir.

Musique pesante

Mais qu'est-ce que...

- La tête de votre fiancée a été tranchée après sa mort.

Et elle a ensuite été plastinée.

- C'est pas Elise.

Ca peut pas être elle, vous vous trompez.

- Votre père connaissait la plastination.

C'était le sujet de sa conférence à Naples.

Votre papa avait une drôle d'obsession.

Elles sont toutes

rousses, comme Elise.

La tête de votre fiancée devait être

sa pièce maîtresse.

Musique pesante

Comment vous avez réagi en la voyant ?

- Non... Non, mon père n'a pas pu faire ça !

- La clé de son bureau,

trouvée dans vos affaires.

Dimanche entre 16h et 22h,

vous dormiez ? Votre téléphone

a borné à l'escape game entre 16h30 et 21h30.

Vous connaissiez les horaires du jeu.

Le bourreau est arrivé en avance. Vous avez été pris au dépourvu.

- Non ! Non, non ! - Si !

Vous avez attendu

qu'on s'en aille, votre père drogué était dans la voiture,

et vous vous en êtes grillé une pour passer le temps

en attendant de pouvoir

finir le boulot.

Voilà.

Trouvée près du lieu du crime,

avec votre ADN.

- Musique pesante - Sanglots

-Sang-froid zéro.

Clément Sorel ne colle pas du tout avec le profil du meurtrier.

- Laissez-moi passer ! Je veux voir mon fils.

Il n'a rien fait ! - Calmez-vous. Votre fils va bien.

Venez avec moi.

- Alain, mon mari, était parfois imprévisible.

Il pouvait passer du calme à la colère, comme ça.

Il me faisait peur, parfois.

- Il se comportait comment avec Elise ?

-Madame Sorel, vous taire

n'aidera pas votre fils.

- Un jour, j'ai surpris Alain avec elle dans la cuisine.

Il a essayé de l'embrasser de force.

Elle l'a repoussé.

Peu après, elle a disparu.

Je pensais que c'était à cause de ça.

- Clément n'a jamais su ?

- Il admirait tant son père.

Comment lui dire ça ?

Mais il n'a pas tué son père.

Il n'a pas bougé de la maison.

- Une mère qui défend son fils ? Cet alibi ne tient pas.

Mais à sa place, je ferais peut-être pareil.

- Ce n'est pas votre profil. Avec votre sens du devoir,

vous passeriez vous-même les menottes à votre progéniture.

Et concernant Marie Jacob ?

- Sa description correspond à une inconnue morte l'an dernier,

percutée par une voiture en périphérie d'Angers.

Elle n'avait pas de papiers et a été enterrée sous X.

- On sait qui l'a renversée ? - Non, aucun témoin. Délit de fuite.

- Arbus se serait bien entendue avec Sorel.

- C'est peut-être son ex.

Tu penses qu'Arbus serait une tueuse machiavélique ?

- Ce n'est pas l'envie qui me manque, croyez-moi.

- C'est joli ! Confisqué. - -On a retrouvé l'ancienne adresse

de Marie Jacob. Elle était en colocation avec une copine.

- Et vous l'avez contactée ? - Oui. Jeanne Desnos.

On a rendez-vous avec elle au parc Monceau dans une heure.

-Où ? - Parc Monceau.

- Je m'en occupe.

Besoin

de prendre l'air.

- Elle a pris le stylo !

- La dernière fois que j'ai vu Marie, elle partait voir sa grand-mère.

Et depuis, je n'ai plus eu de nouvelles.

Les flics n'ont pas voulu enquêter sur sa disparition.

- Vous étiez plus que de simples colocataires, non ?

- On était en couple.

Les flics en ont conclu que Marie m'avait bloquée.

- Vous connaissiez Alain Sorel ?

- Il venait souvent dîner à la maison.

C'était un vrai nounours.

-Sa description

de vrai nounours ne colle pas avec notre profil.

-Il avait proposé à Marie

de travailler aux pompes funèbres. Il pensait

que son fils n'était pas heureux dans son boulot.

- Sentir ça, ça veut dire qu'il comprenait bien son fils.

- Ca prouve qu'il l'aimait. - Pourquoi embrasser sa fiancée ?

- Qu'est-ce que vous me cachez ?

- Je suis profondément désolée, Jeanne.

Marie est morte.

Elle a été renversée par un chauffard

le soir de sa disparition.

-Tout ce qu'on a découvert sur Alain.

Comment je n'ai rien vu ?

- Vous connaissiez Marie Jacob,

son assistante à la faculté d'Angers ?

- Il m'a déjà parlé d'elle, mais je ne l'ai jamais rencontrée.

- Elle a disparu.

Sans explication.

Impossible de retrouver sa trace. - Comme Elise.

Non...

Non mais...

Il n'a pas pu faire ça !

Isabelle soupire.

Marie était sa maîtresse. Il me l'avait avoué.

Il avait "besoin de chair fraîche".

Musique pesante

Vous pensez qu'il l'a tuée aussi ?

- Je le crains, madame Sorel.

- Sam, je suis désolée pour Gwen. C'est ma faute.

- Tu pouvais pas savoir qu'elle allait préférer son chien.

- Ben si, justement.

Je l'ai profilée.

J'étais sûre que le chien foutrait le bordel entre vous.

- Tu te fous de ma gueule !

Non, t'es sérieuse ?

Comment t'as pu me faire ça ?

Tu t'es dit que c'était une bonne idée ?

- Je sais pas.

Sonnette

- C'est mon colis !

- Coucou ! Si tu ne viens pas

à Arbus, Arbus viendra à toi !

Les amis, l'heure est grave.

On a un problème.

Nous avons été victimes

du pire mal dont souffre

notre profession et qui nous mène droit à l'erreur :

la distorsion cognitive.

Ca avait de la gueule,

l'embaumeur fou obsédé par les rousses.

On nous a servi Alain Sorel sur un plateau,

et nous, on a plongé direct. Changeons de point de vue.

Par où commencer pour penser différemment ?

- Il faut repartir des deux femmes qu'il aurait soi-disant tuées.

- Point commun ?

- Rousses aux yeux verts et "disparues".

- - Hm. - -Elise devait

épouser Clément. Marie allait rejoindre Alain.

- Elles allaient intégrer la famille.

- Et à qui cette irruption dans son univers

a-t-elle pu déplaire ?

Tic... tac.

Tic... tac.

Eh ben ? Tic... tac.

Tic !

Tac ! - ISABELLE SOREL !

- - Quand même ! - -Elle a perçu

Elise et Marie comme des menaces. C'est du narcissisme.

- Validé.

- Elle invente que son mari a embrassé Elise, elle trouve

un alibi à son fils

pour s'en fabriquer un...

D'ailleurs, si le fils dormait,

elle a pu s'absenter. C'est de la manipulation.

- - Validé. - -Le téléphone et le mégot

placés sur les lieux du crime et la clé cachée dans ses affaires,

c'est du machiavélisme. - Validé.

- Elle tue son mec et fait accuser son propre fils.

Maîtrise des scènes de crime,

sang-froid et goût du risque,

ça nous donne une bien belle psychopathe.

- Va-li-dé.

Mais... Mais, mais, mais... on a un gros problème.

- On a un profil, mais zéro preuve.

-Et pour la police,

Clément Sorel est coupable.

- On fait quoi ?

- Bah... Vous, rien, comme d'habitude.

Et moi, je m'en occupe.

Un dernier pour la route.

- Sam !

On peut se parler ?

- Hé...

Tu veux te faire des points ?

- Oui, toujours. - Viens.

Tonnerre

Hululement

Musique sombre

Musique de suspense

- Attends-moi !

Musique intrigante

- Attention !

- Boris ! - J'ai peur !

Musique de suspense

Tu fais quoi ? - J'ai peur !

- Allez vas-y, trouillard !

Musique intrigante

- Ouh là là ! Tête de six pieds

de long, regard mauvais,

irritabilité, associés à des troubles gastriques.

Vous avez découvert que les flics sont mal payés.

- Clément Sorel refuse d'avouer.

Vous allez me dire :

"relâchez immédiatement le suspect".

- Vous avez acheté une boule de cristal ?

Il est possible que je me sois trompée

sur Alain Sorel. Tenez.

Voilà le profil du véritable assassin.

- Croyez-moi, tout est là. - -Vous êtes dépassée

par cette affaire, mais je devrais vous croire ?

- Qu'est-ce que vous résumez bien !

Vous avez

- tout compris. - Petit rire

Barbara soupire.

"Mais Professeure,

"on n'est pas entrés dans la maison !"

Encore heureux !

Bande d'aliénés !

La violation de propriété a commencé

dès l'instant où vous avez pénétré dans le jardin des Sorel.

Qu'est-ce qui vous a pris ?

Taisez-vous !

Et tout ça, ça a la prétention de finir diplômé, bien sûr !

J'en ai croisé des forcenés,

des rétrécis de la ciboule, mais des comme vous, jamais ! Ouste.

Voilà.

Bah, revenez !

Qu'avez-vous trouvé ?

- Le dernier journal intime d'Alain Sorel.

- Que dit le journal d'Alain Sorel ?

Et résumez. Hein ?

Epargnez-moi vos fioritures.

- Oui, professeure.

- La nuit de l'accident de Marie Jacob,

on a flashé la voiture de Mme Sorel entre Angers et Versailles.

L'hypothèse de Louise Arbus se tient.

- Elle aurait assassiné l'assistante de son mari ? Pourquoi ?

- Arbus l'a profilée. Lisez, c'est brillant.

-"Brillant"...

Moi aussi, je suis brillant.

- Quand il lui a dit que Marie Jacob travaillerait avec eux,

elle a piqué une crise.

Elle lui a fait peur.

- Il a fait des recherches. - Elle a menti sur tout.

Elle n'a pas du tout fait HEC et elle n'est pas noble.

- Il l'a soupçonnée d'avoir tué Elise.

- Le box où elle est allée cette nuit est peut-être son labo.

-Je l'ai vue tout lessiver.

- Si son mari l'a mise face à ses mensonges,

c'est comme la menacer de destruction,

et elle a réagi en supprimant

la menace.

Mais à cause

de votre déplorable initiative,

je ne peux pas parler de tout ça à la police.

D'accord ? Vous deux,

vous êtes coupables, et vous, complices.

Verdict :

exclusion définitive de tous mes cours tous les quatre.

- Oxygène, gaz carbonique...

- Une exclusion définitive,

c'est énorme ! - On vous aime trop !

-On fera tout ce que vous voulez.

- Tout ce que je veux ? - OUI.

-Ménage, repassage, courses,

caisse du chat ?

- Ah oui. Le chat, oui.

- Boris, il fait ça.

- Votre servilité est tout à fait pitoyable,

mais payante.

Bien...

Si Isabelle Sorel a menti sur son passé,

elle a peut-être encore de la famille.

Parents, grands-parents...

Débrouillez-vous pour les trouver. C'est l'heure de ma petite coupe.

- Elle va pas boire un coup, quand même ?

- Je vais peut-être même en boire deux.

- Euh... santé.

Musique cocasse

- Ah oui, c'est...

J'ai pas les mots. Je...

- Au revoir, madame. - Au revoir.

C'est...

inoubliable.

Capitaine, je sors du salon où bossait Elise Prévost.

Pour faire des confidences, les coiffeurs ont besoin

de ciseaux, d'un peigne et d'une victime.

- Vibreur - Attendez, j'ai un double appel.

C'est mon petit-fils.

J'arrive, Capitaine. Enfin, si vous me reconnaissez.

Elise Prévost se méfiait de sa future belle-mère.

Elle voulait tirer Clément des pattes de sa chère maman.

- Isabelle ne pouvait pas manipuler Elise

comme son fils et son mari,

donc elle l'a tuée.

- Brillant. Vous, vous avez lu mon dossier.

- Oui, et il est assez convaincant.

- Vous auriez pu me le dire.

Ca m'aurait évité cet "Armageddon capillaire".

- Je peux faire un selfie ?

- Ca ne me fait pas rire, Capitaine.

Hein ?

Il semblerait qu'Isabelle Sorel possède un box.

- D'où vous sortez ça ?

- Mieux vaut pas le savoir.

Musique intrigante

-Je ne peux rien dire sur la plastination

de cette tête.

Mon mari aurait pu vous renseigner, mais hélas...

- Envoyez la PTS, s'il vous plaît.

Il n'y a plus rien, mais ça sent la javel.

Il avait des tas de documents

sur la plastination. Vous aviez largement de quoi apprendre.

- Vous m'imaginez couper la tête de ma belle-fille ?

Enfin, Capitaine !

Soyez raisonnable ! Je ne sais même pas cuisiner.

- Où est la veuve éplorée ? On dirait une autre personne.

- C'est la vraie Isabelle Sorel.

Ca l'amuse d'être ici.

C'est un défi qui la stimule.

- Malgré le nettoyage, on a retrouvé l'ADN d'Elise.

- Mon époux aurait utilisé mon box ?

Quelle horreur !

C'est là qu'il a charcuté Elise ?

- Voici le journal intime de votre mari.

Retrouvé dans votre voiture.

Vous connaissez son contenu.

Votre mari vous suspectait d'avoir tué votre belle-fille.

Isabelle soupire. - Je m'ennuie, petite capitaine.

*Où sont vos preuves ?

Auriez-vous trouvé le corps d'Elise avec mes empreintes ?

Non !

*Eh non.

-La capitaine l'a mise en musique.

Moi, je vais la faire danser. Quelle équipe !

-Qu'est-ce que c'est ?

- C'est ma baguette magique.

Hop !

*Bonjour, madame Sorel.

- Ca marche grave, ton truc ! - Bah ouais !

- Voilà.

Isabelle Delaligerie,

en un seul mot, née en 1972.

Mère décédée d'une chute dans les escaliers en 1979.

Père mineur de fond, suicidé quelques années après.

Elevée par votre grand-père, André Delaligerie,

toujours en un seul mot. Un petit commentaire ?

- Je connais ma biographie. A quoi jouez-vous ?

- Vous n'aimez plus jouer ? - Pas avec vous.

- C'est dommage. J'ai terriblement envie de jouer.

*Et ici, c'est moi qui décide.

Vous n'êtes rien.

- Elle cherche à l'humilier.

- Elle provoque la psychopathe.

*-Bien. Bac à 16 ans. Ca prouve

une certaine intelligence,

mais alors, un tout petit BTS de comptabilité.

Ca, alors...

C'est très décevant, quand même.

Une prestigieuse école de commerce, ça sonnait mieux, quoi. Hein ?

Ouais.

Ah oui, alors ce château...

*Il ne vous a jamais appartenu.

C'était quoi, votre maison d'enfance ?

Attendez. Je dirais...

Une minable bicoque

d'ouvrier, quoi.

Hm...

C'est difficile...

que je remette en question votre légende.

C'est ce qu'a fait votre mari.

Quel imbécile, celui-là !

Comment avez-vous pu supporter une telle médiocrité ?

Musique pesante

Ca ne va pas, madame Sorel ?

- Il fait trop chaud.

- Arbus a sorti le dessin. Elle a dégainé son arme fatale.

*-Votre grand-père m'a raconté notamment que votre père

a préféré faire comme si vous n'étiez pas responsable

de la mort de votre mère,

alors que votre dessin d'enfant...

ben...

est très clair.

Un imbécile, lui aussi ? - Non.

- Non.

*-Mon père savait ce que j'étais.

Il s'était fait une raison. Mais cette folle

voulait m'envoyer chez le psy.

- Elle espérait bêtement faire de vous une personne normale.

Gentille.

- Les gens normaux sont sans intérêt.

Et les gentils,

c'est de la servilité.

Ils rampent pour être aimés.

- Rire nerveux - -Ca, c'est pas faux.

Et alors Elise...

la gentille shampouineuse rose bonbon

qui n'avait certes pas inventé le fer à friser...

C'était...

amusant de la tuer ?

- Je vais vous répondre.

Ou pas.

- Ah !

*A vous de voir.

Mais vous me priveriez d'instants délicieux.

- Si j'avais laissé Elise faire,

elle aurait convaincu Clément de partir.

Je l'entends encore dire...

"C'est affreux, vivre avec tous ces morts !"

Cris

La tuer,

c'était pas seulement amusant, c'était excitant.

Mon seul regret, c'est de ne pas avoir monté sa tête

en pied de lampe.

Vous voyez pourquoi ?

- Il y aurait enfin eu de la lumière

là-haut. - Oui !

Et mes mises en scène ?

- Du grand art.

La mariée victime,

le pendu coupable,

cette idée d'utiliser l'escape game...

Faire passer votre mari pour un tueur pervers,

faire accuser votre fils...

J'ai failli marcher.

- Pauvre Clément.

J'aurais aimé qu'il tienne de moi.

J'ai essayé de jouer mon rôle de mère, vraiment.

Sanglots

- Mais vous en étiez incapable.

Musique pesante

- Des aveux circonstanciés pour les meurtres d'Alain Sorel,

d'Elise Prévost et de Marie Jacob. Bravo.

- Merci, Commissaire.

- Ma chère Louise, vous êtes très douée pour les interrogatoires.

*Grésillement

- Allô ? Allô ? Ici la commandante.

*Vous me recevez ? Préparez-vous. Ca va chauffer.

- Cette fois, on est morts. - Ca valait le coup, non ?

- Boris, qu'est-ce qu'il y a ?

Tu me regardes comme une bête de foire !

-Vas-y, Boris.

C'est le moment.

- Je crois que ça a commencé la semaine dernière.

Je crois que ça devait être... mercredi.

- Il pense que tu as des activités illicites,

genre la prostitution. Voilà. - Quoi ?

- Les filles que t'envoies à ta place.

- C'est encore pire !

Tu me crois capable d'un truc pareil ?

T'es en 2e année de psychocrimino et t'es à la ramasse ?

- L'argent,

deux filles en file, les filles

"professionnelles", les clients...

- Tu as tes indices et c'est ça ta conclusion ?

Bravo !

Bravo les clichés ! Tu vaux pas mieux

que les masculinistes à la con !

T'as aucun respect !

T'es un connard !

Porte claquée

-Bon, ben...

Ca, c'est fait.

On y va, nous ?

- Euh...

Musique légère

-"Connard", c'est pas gentil !

- Pou pou pou pou, là là là là ! - Ouh...

T'as quelque chose à me demander.

- C'est ça, le problème.

Quand on se connaît trop bien, ça tue la surprise.

- Moi, j'aime bien. Qu'est-ce que tu veux ?

- Mon affaire avec Pierre Delaunay, le père de Mia. J'ai une piste.

Je veux prouver qu'il est innocent.

- Tu vas t'y prendre comment ? - Cassac.

Si tu m'aides à craquer sa messagerie cryptée,

je pourrai avoir des preuves.

- Louise Arbus demande l'aide de la police ?

- Oscar... Calme.

- Je vais voir ce que je peux faire. - Ah !

- Mais... - Mais ?

- Je veux un discours flatteur

pour mon pot de départ. - Alors ça, c'est hors de question.

- Désolé, chérie.

- OK, ça marche.

2 000 caractères.

- Vendu. Je m'occupe de ta messagerie cryptée.

Il rit.

J'adore !

Générique

Sous-titrage TITRAFILM

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