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- Capitaine, vous connaissez ma passion pour les scènes de crime.
Mais là, je crains que mon retard soit conséquent.
*-Vous plaisantez ?
- Si toutes vos scènes de crime n'étaient pas à la campagne,
on n'en serait pas là.
*-Vous pensez arriver quand ? - Je vous laisse deviner.
La voiture broute.
Alors, les garçons...
On en est où de ce radiateur ? - Elle n'est plus toute jeune.
- Vous ne parlez pas de moi ? - Bien sûr que non !
- Ah, oui ! Elle n'est pas en forme !
Ouh là !
Ouh là là là là !
Générique
Propos indistincts
Coups de klaxon
- Qu'est-ce que c'est que ça ?
Musique légère
- Coucou !
Je suis si haut ! Je vous vois toute petite !
-Je m'occupe
de votre voiture. - Alors vous, vous êtes un chou !
Petit rire
Merci. Eh ben ?
Voilà !
Hop !
Merci. - De rien.
- Allez !
- Allez ! Hop !
- Propos indistincts - Musique intrigante
Hennissements
- Docteur Belin, bonjour. - Ah, bonjour !
- Capucine Salhuret, 23 ans, petite-fille du propriétaire
du haras. - Et superstar de Nude Video.
- En plus, tu connais Nude Video ?
- En plus de quoi ?
Non mais c'est des copains qui m'en ont parlé.
- Ils vous ont dit quoi, ces copains ?
-Pas grand-chose. C'est une plateforme de filles
et de mecs payés pour produire du contenu érotique.
Et, euh...
En tout cas, je peux vous dire que la victime a été poignardée.
Musique sombre
- Original,
comme arme. -Elle a été tuée
entre 11h30 et 12h.
C'est le responsable des écuries qui l'a découverte.
Le cheval de la victime s'est blessé dans son box.
C'est notre seul témoin oculaire. - Ah !
Bien...
Petit rire
Enchantée. Professeure Arbus, criminologue. Vous êtes ?
- Le cheval renâcle. - Pardon ?
Il a la bouche pleine, je ne comprends pas.
Musique intrigante
- Hennissements - Musique menaçante
Musique intrigante
Alors, qu'en pense notre expert
en vidéos de charme ?
- La victime ne porte aucune marque de défense. Elle a reçu
un seul coup,
entre la vertèbre D2 et le coeur.
- Qu'a-t-il voulu nous dire avec ce poinçon ?
Un avis éclairé ?
- Il a voulu nous dire... rien du tout.
Il ne l'a pas laissé intentionnellement.
-Comment pouvez-vous
affirmer ça ? - Elémentaire, chère capitaine.
Démonstration. Capucine part faire une balade rapide avec son cheval,
sans être équipée pour.
Il y a mieux que ces chaussures pour galoper.
Quand elle entre
dans le box avec sa selle, elle est frappée par le tueur. Tac !
Là, le cheval prend peur, il se cabre,
- il devient fou... - Louise imite le cri d'un cheval.
Et il pousse le tueur à abandonner son arme sur place.
Et là, ben...
Il...
- Je sais pas.
- Il fuit !
- Eh ben oui ! Oui... C'est remarquable.
- Je vous en prie.
Ce crime est froid, personnel, comme une punition.
Il faut creuser l'entourage.
-Le père et le frère
de Capucine nous attendent.
Je suis désolée pour votre fille.
- Elle ne nous aura définitivement rien épargné.
- - Cette enfant était très aimée. - -Je sais pas quoi dire à mon père.
- Il saura que sa chouchoute n'avait rien d'une sainte.
- Le tueur pourrait avoir suivi les vidéos de Capucine ?
- Sûrement. Elle montrait son cul à des tarés.
- Le meurtre serait lié à ses activités professionnelles ?
-"Activités professionnelles" ? Elle faisait du porno.
Soyez discrètes à ce propos
auprès de mon père. Il est malade, il faut lui éviter tout choc.
- Bien sûr.
- Ca va mieux, ton allergie ?
- La journée ça va, mais le soir ça repart.
J'attends les résultats.
Si c'est à cause du chien de Gwen, c'est chaud.
- Vous allez pas faire piquer Poupy !
- 40 minutes de retard.
- Ces 40 minutes étaient une épreuve de concentration.
Vous êtes désormais
100 % opérationnels, non ? Alors...
on attaque.
-Comment un tueur repère
sa victime ? Je vous écoute.
Oui ?
- La victime doit correspondre aux besoins de l'agresseur
pour satisfaire ses désirs. - Incomplet. Qui d'autre ?
Oui ?
- L'agresseur choisit ses victimes parmi des gens qu'il considère
comme vulnérables. - Trop théorique.
Pour la pratique, je vous présente
Jérémy Sorlet.
16 viols
- à son actif. - Stupeur
11 ans de prison. Et après une longue thérapie,
il est capable de canaliser ses pulsions,
et il n'y répond plus.
Jérémy...
Pouvez-vous leur décrire comment vous faisiez
pour repérer puis choisir vos victimes ?
-Mon terrain de chasse
était la rue. La plupart des femmes se baladent, insouciantes.
Je repérais celles qui marchaient tête baissée, apeurées.
Je les captais. C'était elles mes préférées.
- Vous ne vous la racontez pas un peu ?
- Ce look, là...
Ce regard agressif,
cette carapace...
Ca vous donne l'air fort.
Il faut surtout pas vous emmerder.
Mais c'est tout le contraire.
Le petit mignon, là...
Son côté doux vous agace,
mais c'est aussi ce qui vous plaît.
Vous avez couché avec lui. - Dans le mille, Emile !
-Pour vous faire baisser la garde,
il m'aurait suffi d'un regard naïf, de vous sourire à pleines dents.
Musique pesante
Je dis pas ça pour vous faire peur, mais pour que vous compreniez
ce que des hommes comme moi ont dans la tête.
- Merci pour cette démonstration édifiante. Non ?
Ne sous-estimons jamais le lien
qui unit la victime à son agresseur.
C'est notre ligne d'investigation.
- *Notification - Bien. Maintenant
que les présentations sont faites, je vous laisse avec Jérémy.
N'hésitez pas à lui poser
toutes vos questions.
Merci, Jérémy. - Au revoir, Louise.
- Mais...
- Je vous écoute si vous avez des questions.
- J'ai creusé l'hypothèse de l'admirateur transi.
- Le père de Capucine sera ravi de savoir
que la police a suivi ses directives.
- C'est la première piste à suivre. Question de logique.
- Oh...
Au temps pour moi. Désolée, je ne savais pas
que les criminels tuaient en suivant votre logique.
Alors ça, si ça se sait,
ça va révolutionner la psychocriminologie.
- Moi je dis : "Attention" ! - -Alors pour votre gouverne,
Capucine avait récemment porté plainte contre un fan collant,
un certain Enzo Marois.
Il la suivait,
lui envoyait des cadeaux...
Il a même été condamné pour harcèlement.
Il s'est introduit chez elle pendant son absence
et il a dormi dans son lit. - Oh !
- Qu'en dit la psychocriminologue ?
- Alors là, elle dit...
que vous vous fourvoyez.
Je vais vous remettre dans le droit chemin.
- Bien sûr. Je vais quand même vérifier, si ça vous ennuie pas.
- Mais faites. - J'ai lancé un avis de recherche
contre lui. - OK.
Rassurez-moi...
Entre le docteur Belin et vous, tout va bien ?
Parce que j'ai senti quand même une tension, tout à l'heure.
Je me trompe ? - Oui, vous vous trompez !
- Jean-Paul Sartre disait...
"La mauvaise foi...
"consiste à se mentir à soi-même." Voilà. Je dis ça...
-Voilà...
-Eclairez-nous, Docteur.
-Le coup de poinçon était vraiment chirurgical.
Il a perforé la cloison interventriculaire
et le ventricule gauche,
provoquant un épanchement sanguin.
La mort a été instantanée.
- Elle n'avait aucune chance. C'est une exécution.
- - Des empreintes sur le poinçon ? - -Non. Il est nickel.
Très bien entretenu, une petite merveille.
C'est un poinçon en argent massif
destiné à la broderie,
utilisé à la manufacture de Beauvais
pour réaliser les tapisseries royales.
- Hm-hm. - Qu'est-ce que ça dit
du tueur ? - Qu'il devait y tenir
beaucoup, ou...
- qu'il aime la couture. - Théodore rit.
- OK. Je vais envoyer la photo du poinçon à tous les musées.
- Quand vous interrogerez votre suspect,
Enzo je sais pas quoi, euh...
demandez-lui s'il est fétichiste de broderie.
Hein ? Voilà.
- Euh... On dîne ensemble,
ce soir ? - Tu m'as l'air très occupé.
- Non.
Ben non, je... Je suis libre.
- Ah oui, là c'est évident ! Tout roule.
Il y a deux fils
à tirer : celui de la victime et celui de l'assassin.
Pourquoi le tueur a enfoncé un poinçon en argent
dans le coeur de Capucine Salhuret ?
Et pourquoi une jeune femme d'un milieu aisé
faisait des vidéos érotiques ?
Qu'est-ce que ça raconte ?
Qu'est-ce qui les relie ? Et surtout,
quel est le mobile du crime ? Allez !
- On peut suivre l'hypothèse
de l'admirateur. - Qu'est-ce que vous avez tous ?
C'est une maladie ou quoi ?
Je vous demande de penser comme moi.
Voilà.
Pas comme la police. Pour rappel,
la police se base sur des éléments matériels.
Nous, en psychocriminologie,
on va plus loin. Il y a du panache, de la noblesse.
Il y a de la finesse d'esprit.
- Dans les années 90, l'actrice Rebecca Schaeffer
a été tuée par un fan.
-Oui, mais
ce type de fan harcèle gravement sa victime
parce qu'il souffre d'un délire psychotique
type érotomanie.
Il est rempli de frustration. Il passe à l'acte
dans un déchaînement de violence. C'est pas le cas ici.
-Je crois pas au fan.
Je penche pour un membre de la famille.
Je vivrais mal d'avoir une soeur qui se déshabille sur Internet
pour de l'argent.
- Ta meuf sait qu'elle sort avec un réac ?
- La honte aussi peut être le mobile.
-La honte,
c'est pas assez fort.
Le tueur a liquidé Capucine comme on écrase un insecte.
- J'aime beaucoup l'image,
Valentine, mais ce n'est pas
le seul mobile. Capucine était la chouchou
du grand-père. Cela a pu créer des jalousies.
Emettez des hypothèses et trouvez
des éléments pour les étayer ou les infirmer.
OK ? - Hm-hm.
- Bonne chance.
- On fait comment ? - Fais comme si tu savais.
- Dis, Samuel... - Hm ?
- Tu ferais quoi si ta copine faisait des vidéos osées ?
- Ben, Boris !
Il est temps d'évoluer. On est au XXIe siècle.
Les femmes sont libres de faire ce qu'elles veulent,
et personne ne doit décider pour elles.
- Oui, je suis d'accord, mais en vrai.
- Ca me ferait sacrément chier.
Tu sais comment
les aborder ? - Qu'est-ce que vous foutez là ?
Le haras est fermé.
- On cherchait le responsable des... - On cherchait du taf.
Léo ricane.
- Pardon, mais vous, là, vous allez ramasser du crottin ?
Si vous avez déjà ramassé du crottin,
je suis danseur étoile.
Musique énergique
- Danseur étoile, tu dis ?
Musique intrigante
"Prélude en Do Majeur"
Louise se racle la gorge.
-Je ne voulais pas
vous déranger. Je suis Louise Arbus,
psychocriminologue. Je travaille
avec la police. Je peux ?
- Je suis content de voir que la police emploie les grands moyens
pour retrouver l'assassin de ma petite-fille.
Elle adorait ce prélude de Bach.
Je le lui ai appris petite.
-Je vous laisse un instant.
- Oui. Attendez-moi à côté.
J'ai encore besoin de vous entendre jouer.
- Seule Capucine ne vous considérait pas comme infirme.
- Vous lisez toujours aussi bien
dans les gens ?
- Oui.
- Capucine... est la seule à ne pas avoir profité de mon état.
Pascal et Thibaut se sont très vite accaparé mon domaine.
Mais... ils ne savaient pas que j'avais prévu
de le léguer à Capucine à ma mort.
- Mais est-ce que vous pensez que le meurtre peut être lié
à ses vidéos ou à un proche ?
- Vous savez que je suis au courant ?
Capucine est morte d'avoir été trop libre.
Si mon fils
et mon petit-fils avaient été moins obtus,
ils auraient vu combien il faut être fort
pour se libérer des carcans.
Ils auraient dû la protéger.
Si j'avais pas ma putain de maladie...
tout serait différent. Jamais mon fils n'aurait pris
le pouvoir sur le domaine,
et Capucine serait encore là.
- Oui.
- Ca va pas ?
- Ca me rend ouf la mort de Capucine !
Elle faisait pas que des nudes.
Elle faisait des stories sur son quotidien.
Elle parlait de son père, aussi. Il a passé sa vie à la rabaisser.
Il l'a jamais aimée.
Tiens, c'est son frère.
C'est un vrai con aussi.
- Bonjour les filles ! - Bonjour.
- Je peux vous aider ? - On connaissait Capucine.
Toutes nos condoléances.
- OK. Merci, ça ira.
- Votre soeur a changé ma vie.
Je suis sortie de la précarité.
- Montrer son cul, ça sauve des vies ? Allez, dégagez !
- - Moi, ça m'a sauvée ! - -Ma soeur a juste fait ça
pour nous faire chier. Le haras a une réputation de merde.
Mais maintenant,
on va enfin reprendre une vie normale.
- C'est dégueulasse de l'accuser.
Remettez-vous en question,
sale macho de merde. - Dégagez de mes terres !
- Avec plaisir, monseigneur.
Musique pesante
- Vous êtes qui, exactement ? - Le professeur de piano.
- Ah, très bien.
Et, pardon...
Vous donniez des cours aussi à Capucine ?
- Ah non ! Vu son niveau, j'aurais rien pu lui apprendre.
- A ce point ? - Oui. Son père aurait adoré
qu'elle soit une grande pianiste.
- Ah, ça, j'imagine bien.
Et elle ? - Elle...
Elle avait pas envie de se faire chier
à remplir des opéras de vieux cons
alors que ses vidéos rapportaient gros.
- Que faisait son père ?
- Il réagissait très mal.
Je peux pas faire attendre M. Salhuret.
- Bien sûr. - Au revoir.
- Merci.
- Toute mon enfance.
- Avec un coup de fourche comme ça, tu vas trouver du taf.
Mais pas chez nous.
On n'embauche pas. On est en deuil.
- Ah... Ils en parlaient au village.
On est désolés. C'est la fille des proprios,
qui faisait des vidéos porno ? Je trouvais pas ça
moche. - Ils doivent être tristes.
- Pas vraiment, non.
Son père et son frère lui en mettaient plein la gueule.
- Ouais.
- Comme toi, je trouvais ça beau, ce qu'elle faisait.
C'était hyper artistique, tu vois ?
C'était sensuel, mais jamais vulgaire.
- Jamais vulgaire. C'est ce que je lui disais.
Musique pesante
- Pourquoi je suis là ? - Capucine Salhuret a été assassinée
ce matin.
Il paraît que vous êtes allé dormir chez elle sans y être invité.
- Elle est pas morte.
C'est pas possible !
-Où étiez-vous entre 11h et 12h ? - C'est pas possible !
- Sanglots - Musique pesante
Bon, reprenez-vous ! Où étiez-vous entre 11h et 12h ?
Vous êtes le suspect numéro un.
Votre petit numéro, ça va !
Monsieur Marois !
- C'est quoi cette odeur ?
Boris, c'est toi qui pues la merde ? - Par pitié, ouvrez les fenêtres !
- Arrêtez, c'est pas moi !
- Mais si ! Tu rentres pas comme ça à l'appart !
- Je vais aller où ?
- Boris, cessez immédiatement de sentir la merde
et dites-nous tout ! - Mais je sens pas la merde !
Léo Duverger, le responsable des écuries,
était fou amoureux de Capucine. - Très chelou, ce mec.
Il était fasciné par les vidéos de la fille de son boss.
Moi, je dis suspect.
- J'ai fait croire à Thibaut Salhuret que je faisais des vidéos sexy.
Il m'a balancé toute sa haine pour sa soeur.
J'ai pas eu à me rouler dans le fumier.
- Bravo, Valentine. Dites-nous ce que vous en déduisez.
- La haine, le soulagement que sa soeur soit morte...
Moi aussi, je tiens mon suspect.
- Et vous, Professeure ?
- Je ne vais pas vous mâcher le travail !
- Coucou les loulous !
On a une petite pensée pour Capucine Salhuret
morte d'avoir osé être libre. N'ayez jamais honte de vous.
- Hashtag Capucine, hashtag love. - Téléphone
- - Oui, capitaine ? - *-Professeure Arbus,
j'ai un souci avec Enzo Marois, le fan de Capucine.
- J'arrive.
Tout le monde descend !
Allez, allez, allez !
Musique rythmée
Pas besoin de vous dire quoi faire !
- Un jour, il faudra qu'on en parle au doyen de la fac.
- Ca sera sans moi ! - Moi non plus !
-Pareil, je passe
mon tour.
- Attendez ! Attendez !
- Alors...
*Sanglots
Vous avez essayé de vous montrer conciliante ?
Empathique ?
Sympathique ?
Affectueuse ?
Chaleureuse ? - Non.
- Ah, d'accord, je vois ! Alors là...
- Vous m'aidez ou pas ?
- Considérez Marois non pas comme un suspect,
mais comme quelqu'un d'important
qui peut vous aider à résoudre le crime de "son idole".
- OK.
- Et voilà.
Un problème ?
La solution.
Je me fatigue toute seule.
- Monsieur Marois... Je comprends votre peine.
Et, euh...
Je suis désolée.
Mais vous devez vous reprendre.
Vous seul pouvez m'aider à trouver l'assassin de Capucine.
- Ben voilà, c'est mieux !
- - Je peux vraiment vous aider ? - -Evidemment !
Vous êtes une mine d'information. Vous savez tout d'elle.
Les gens qu'elle rencontrait, qui elle voyait,
qui elle aimait...
- Vous m'impressionnez !
*Vous êtes une manipulatrice.
Moi, j'adore !
- Hier soir, elle a retrouvé Léo Duverger dans les écuries.
Je les ai pas suivis.
Ca me rendait dingue de la savoir avec ce mec !
Il la regardait d'une façon malsaine.
Petit rire
- C'est l'hôpital qui se fout de la charité !
Oscar...
Je suis contente que tu sois là, ce soir.
J'ai préparé un petit dîner. Tu m'en diras des nouvelles.
Puis enfin...
puisque tu n'es pas mort,
autant fêter ça.
- Tu cherches à te faire pardonner ? - Je ne vois pas
de quoi tu parles. On n'est pas bien, là ?
Tranquilles...
Loin, loin des habitudes, de la vie quotidienne...
On a beaucoup chance, tu sais ?
Toi chez toi, moi chez moi...
On ne se voit
que par désir.
On frise le couple parfait.
Non ?
- Si. Oui, mais...
J'ai envie de partager plus de choses
- avec toi. Plus de temps. - Louise se racle la gorge.
Qu'on vieillisse ensemble, qu'on voyage.
Qu'on avance sur le chemin... - Ca sent le brûlé.
C'est la quiche. - Quoi ?
Musique cocasse
- Ouh là ! Zut !
Tu es vraiment sûr de vouloir
vivre avec moi ?
- Hm !
Un petit resto ?
- Petit resto.
- Boris est en PLS.
Il est persuadé que Valentine est sur Nude Video.
- Et si c'était le cas ?
Elle fait ce qu'elle veut.
- Evidemment ! C'est ce que je lui disais.
- Je vois que ça bosse dur !
La capitaine Delandre
a suivi mes conseils,
alors donnez-moi trois secondes. Il faut que je m'en remette.
Je suis au bord du malaise.
Un...
deux...
et trois.
Voilà. Elle a libéré
Enzo Marois. A l'heure du crime, il achetait
une bague à Capucine.
Il a mis la capitaine sur la piste de Léo Duverger, le palefrenier.
- Ca colle pas.
-Je n'y crois pas
- un instant. - -Pourtant, son profil psy
matche carrément.
- Non, réfléchis ! Le tueur a dû abandonner son arme sur place
car il a eu peur du cheval.
Un palefrenier aurait peur des chevaux ?
-Le tueur ne cherchait pas
la confrontation, mais l'exécution.
Il n'y a pas d'émotion
qui se dégage.
- C'est pas sa première fois.
- Ca, j'aime bien.
Les premiers crimes sont toujours balbutiants.
Celui-ci est parfaitement exécuté.
Right to the point.
Vous savez quoi faire ?
Faites-le !
- Téléphone - Musique sombre
- - Oui ? - *-Je viens de vous envoyer
les fadettes de Théodore Belin. - OK. Merci, Didier.
Salut.
- Musique grave - Elle soupire.
- Justifiez votre présence
dans ce palais. Qu'avez-vous
découvert sur Capucine ?
- Oui ? - -Sa mère
s'est barrée avec son amant juste après sa naissance.
- - Hm-hm. - -Elle était adorée
par son grand-père, détestée par son père et son frère.
C'était le vilain petit canard. Quand on est différent, on dérange.
- Hm... Et ce rejet est dû à quoi, d'après vous ?
- Elle ressemblait à sa mère, qui pour son père était une salope.
Et avec ses vidéos, elle assumait complètement sa sexualité.
Et ils le supportaient pas.
-Le tueur pensait aussi
que ce qu'elle faisait était répugnant.
-Le frère est suspect.
Et s'il avait découvert que sa soeur était l'unique héritière du haras ?
- Celui qui a fait ça devait avoir un accès privilégié
à la famille Salhuret.
Faites-moi une liste
de ceux qui ont pu côtoyer Capucine au haras
et en dehors. Le tueur est parmi eux.
- J'ai récupéré cette vidéo
de Léo Duverger.
La veille du meurtre, Thibaut a surpris
sa soeur en plein striptease
dans le box de son cheval.
Regardez.
*Musique pop
-Tu me dégoûtes ! Quelle pute !
Si je te revois faire ça ici, je te tue !
Allez, fous le camp !
- Enzo Marois, maintenant Thibaut Salhuret...
Je suis harassée de vous voir perdre du temps.
-On l'a vu
menacer la victime de mort.
- Thibaut est rongé par la colère. Il aurait tué sa soeur à mains nues.
J'aimerais consulter
les affaires non résolues de crimes par arme blanche.
Je suppute que notre tueur n'en est pas
à son premier crime. - Avant vous, je résolvais déjà
des enquêtes. Je ne suis pas
un de vos étudiants.
- Dommage, car outre,
vraiment, le côté gratifiant sur un CV,
ça vous ferait gagner du temps.
- On met Thibaut Salhuret en garde à vue.
Je préviens le proc.
- J'ai l'impression que les erreurs judiciaires, ça vous exalte.
- Je vous le répète encore : j'ai pas tué ma soeur,
même si j'en ai eu envie plus d'une fois.
- Pourquoi à l'heure de la mort de Capucine, vous n'étiez pas
aux 80 ans de votre grand-père ?
Tous les invités confirment. - J'étais furieux.
Elle était en retard, comme d'hab. Elle nous manquait de respect,
sans parler de sa vidéo de pute !
Je suis allé marcher dans les bois pour me calmer.
- Quelqu'un vous a vu ?
- Non.
- Evidemment.
Vous êtes le suspect principal.
Musique grave
On frappe à la porte.
- C'est quoi ?
- Thibaut est innocent. Il a la même montre que moi.
- On arrête les devinettes.
- J'ai les informations de géolocalisation
et son activité cardiaque enregistrée
à l'heure du crime. - Toujours pas.
- Au moment du meurtre, il marchait dans les bois
avec une activité cardiaque calme.
- Si Thibaut Salhuret avait tué sa soeur, ça aurait été visible.
- Eh oui. - Ah... C'est Arbus qui va jubiler.
- Parfois, j'envie votre départ en retraite.
- J'imagine.
- Mia n'est pas là ?
- Non, elle est chez son gynéco.
- Ah.
- On a listé les gens qui fréquentaient le haras,
en éliminant tous ceux qui avaient un alibi.
-Travail de police.
- Mais...
- On devrait éliminer toutes les femmes.
-Ah... Réac
un jour, réac toujours.
- C'est pas du tout ça. C'est les chiffres, Professeure.
Moins de 3 % des homicides
par arme blanche sont commis par des femmes.
Vous nous disiez
qu'il fallait travailler notre capacité d'analyse
et nos convictions.
Voilà mon analyse.
Ca peut pas être une femme. C'est beaucoup trop frontal.
-Un poinçon de broderie.
Peu d'hommes ont ça chez eux.
- Broderie égale femme, mais le réac, c'est moi ?
-Tout à fait.
Réac et têtu, de surcroît.
- Vous allez jubiler, Professeure.
Thibaut Salhuret n'est plus suspect. - Là, je ronronne.
Je ronronne.
Elle imite un ronron.
- Voici les affaires non résolues par arme blanche.
- Merci Capitaine.
Laissez-nous travailler.
Bien...
Disséquez ces dossiers.
Le tueur a déjà dû commettre
un crime avec son poinçon fétiche.
Ciblez les affaires
où la victime a été attaquée de dos avec un objet piquant
et cherchez
un lien avec un des noms de notre liste.
Alors, la liste...
La liste ! Boris, ramassez
la liste que vous avez fait tomber par terre !
J'ai à faire.
Gong
- Prenez le temps.
Le tai-chi
est une gymnastique
énergétique globale.
C'est dans la lenteur
de l'exercice que vous pourrez atteindre ce que l'on nomme...
- Bonjour. Pardon, excusez-moi
de vous déranger.
Je dois absolument
récupérer ma nièce. Elle ne répond pas au téléphone.
- Ca peut pas attendre la fin du cours ?
- Ton père m'envoie.
On doit arriver plus tôt à l'anniversaire de Mamie Jacotte.
Enfin...
Allez, pupuce !
Excusez-nous de vous embêter. - Je vous en prie.
- Allez !
- A bientôt, j'espère !
- Avec plaisir.
Musique pesante
- Bien...
Reprenons.
- Ca vous arrive de réfléchir, ou vous êtes inconsciente ?
Fouiller dans mes dossiers, affronter un assassin potentiel...
Franchement, vous voulez foutre en l'air
tout ce que vos parents ont sacrifié pour vous ?
Et s'il vous avait reconnue ? - J'ai donné un faux nom.
- Vous ressemblez tellement à votre mère !
Espèce de petite idiote !
- Je suis désolée.
- Je vous le redis, Mia. Laissez-moi faire.
Et surtout, ne vous jetez plus dans la gueule du loup.
Ne foutez pas tout en l'air. - OK.
*Notification
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je regardais l'heure.
- Ca a été ?
- Ouais, comme un frottis.
- J'ai trouvé un truc.
- J'en ai un ! Félix Grimbert, 28 ans, informaticien.
Il y a 2 ans, il a été poignardé
dans le dos.
Coeur perforé, pas d'arme du crime. La police a conclu
à un vol qui a mal tourné. - Pas mal. Stéphanie Lindron,
45 ans, commerçante et joueuse invétérée.
Tuée sur le parking d'un casino par une arme blanche
qui n'a jamais été retrouvée.
Conclusion : vol qui a mal tourné.
- On va voir Arbus ?
- Grave.
- Non, je suis trop claquée.
- Moi aussi. Je vais rester là.
- Vous avez trop le seum de ne rien avoir trouvé !
On y va, nous ?
- Ouais.
Musique légère
- J'ai pas du tout le seum.
-Les garçons qui m'embêtaient ont été punis.
Depuis le jus de pruneau, on se moque d'eux.
- Je suis contente que ça aille mieux,
mais ce que tu me dis ne me plaît pas.
- Sonnette - Ah !
Bouge pas, mon chéri. Je reviens.
On n'a pas fini cette conversation !
- On a trouvé deux dossiers intéressants.
- Bravo. On verra ça demain.
- J'en étais sûre. - Des points communs
avec Capucine ?
- Pour ça, il faudrait s'adresser aux proches des victimes.
- C'est le boulot de la capitaine Delandre.
Trouvez autre chose.
Mon chéri !
- T'es là ? - *-Oui,
- Mamie ! - -J'arrive.
Ecoute-moi, mon trésor. Tu sais, personne
ne mérite de subir des insultes, des moqueries,
ni même de l'indifférence. D'accord ?
- -Je sais, mais... - -Non !
Il n'y a pas de "mais".
Un Arbus, c'est fairplay. Alors voilà ce que tu vas faire.
J'espère que vous en savez plus qu'hier soir.
- Félix Grimbert était accro
à l'héroïne. Il a été tué
là où bossait son revendeur.
- - Et l'autre victime ? - -Stéphanie Lindron.
Accro aux machines à sous. Elle n'avait rien gagné ce soir-là.
- Le tueur est malin. Il connaît bien les travers de ses victimes
et il s'arrange pour que ses meurtres
passent pour des crimes hasardeux.
Où est Valentine ?
C'est un moulin, ici. Non ?
Ca va, ça vient...
- On sait pas.
-"On sait pas."
- L'histoire de Capucine la travaille beaucoup.
- Hm.
Musique intrigante
- Ouais.
- Mademoiselle.
Vous êtes une amie de Capucine ? - Hm-hm.
C'était une fille bien, malgré ce que vous croyez.
- Vous savez rien de ce que je crois.
Vous savez rien de nos vies.
- Ce que je sais, c'est que...
Capucine ne cherchait que de l'amour.
Celui qu'elle n'avait pas eu de sa mère,
et encore moins de vous.
Vous lui avez offert quoi ?
Du rejet, l'incompréhension.
Je vous le dis.
Ca fait super mal.
Musique dramatique
- Je... Je peux vous offrir un café ?
J'ai tellement besoin de comprendre.
- T'es pas chez Gwen ?
- Non. J'ai eu les résultats. Je suis allergique aux poils de chien.
- Ah merde !
Désolée.
- T'y es pour rien.
Elle fait dormir Poupy
sur le lit.
Je savais qu'elle aimait les chiens, mais à ce point...
- Non mais t'inquiète.
Si t'es allergique, elle va le virer de la chambre.
- Je sais pas.
-C'est pas supportable.
- Qu'est-ce qu'elle fout ? - Je sais pas.
-Et un client mécontent,
c'est un client de perdu !
-Quand un client me demande une fille,
il attend une prestation de qualité.
Que sa queue soit traitée avec respect et professionnalisme.
Attendez, je reviens.
Tu m'espionnes ?
- Pas du tout.
- Tu m'espionnes, Boris !
- Pas du tout.
Je cherche la cuisine.
- La cuisine, elle est là !
- Ah oui, c'est là.
Porte claquée
-Oui ! Le professionnalisme.
J'en étais sûre ! - Elle est pas là.
Elle est pas à gauche. - Boris...
File dans ta chambre ! - Elle est pas là ?
- Mme Grimbert m'a raconté la souffrance qu'ils ont subie
à cause de l'addiction de Félix.
Sa mort a été un drame, mais une délivrance aussi.
Ils commencent à revivre.
- - Et du côté de la famille Lindron ? - *-Pareil.
Ils ont terriblement souffert.
Le père vient tout juste de finir de payer ses dettes de jeu.
Musique grave
- J'ai un petit jeu pour vous.
Avec les infos dont on dispose,
on est en mesure de déterminer les motivations
du tueur. Alors, que chacun note sa réponse.
Celui ou celle qui arrive au même résultat que moi
aura sa meilleure note du trimestre.
Ah oui !
Coefficient...
9.
- - 9 ? - -Hm.
Musique légère
Retournez les tableaux !
Bravo Boris !
Brillant.
Argumentez.
- Les Grimbert et les Lindron vont beaucoup mieux.
Le tueur élimine le membre qui cause de la souffrance
et libère les autres d'un poids.
*Tonalité
*-Professeure ?
- Capitaine, si vous voulez prendre une leçon de psychocriminologie
qui vous laissera pantoise, c'est le moment.
On vous attend.
Asseyez-vous.
Je vous en prie. - Merci.
-Bien...
Le tueur fait partie de l'environnement du haras.
Il a noué une relation privilégiée avec chacune des familles
de ses victimes.
Il les sauve d'un schéma familial destructeur.
- Personne n'est commun aux trois familles.
-Ca peut être un médecin,
une infirmière, un psy... - Un barbier, un prof...
-Ou même
un jardinier, une femme de ménage. - Un dog-sitter, un comptable.
- Un prof !
Le prof de piano,
Lionel Pommier !
- Il a un alibi. Son téléphone a borné à 30 km du haras.
- C'est pas pour autant que lui y était.
N'est-ce pas, capitaine ?
- Je vérifie ça.
Téléphone - Désolée, il faut que je file.
- On pense que Valentine est impliquée dans du travail bizarre.
Enfin, pour adultes.
Ca expliquerait pourquoi elle est si sensible
au cas de Capucine.
- Ah oui, mais alors...
En quoi ce que fait Valentine de sa vie personnelle
vous regarde ?
Parce que l'existence
consiste à appréhender les gens comme ils sont.
Si vous en êtes incapables, vous n'avez rien à faire là
et vous êtes de mauvais amis.
La criminologie exige de prendre de la hauteur
sur l'humain.
-Ca va ?
Tu... Tu voulais me voir ?
Musique grave
- C'est quoi ce numéro qui revient sans arrêt ?
Je t'avais laissé une chance de me parler.
- Ah non, c'est pas ce que tu crois.
Je vais t'expliquer.
Mais pas maintenant. Pas là.
J'ai besoin de faire quelque chose. - Oui, continue les mensonges.
- - Ah mais non, pas du tout ! - -Pardon.
Je dérange.
- Dr Belin a terminé.
- Ah bon ?
Eh ben, je... Ah.
-Merci.
Vous avez du nouveau ?
Ca va, capitaine ?
- Oui. J'ai vérifié l'alibi
de Lionel Pommier.
Il aurait oublié son téléphone chez un client.
Les familles Lindron et Grimbert
ont elles aussi eu un prof de piano correspondant à Lionel Pommier,
mais sous une fausse identité.
- Il y a donc forcément un lien entre lui et le poinçon.
- Désolé. J'ai trouvé un truc de fou.
- Samuel !
Vous déraillez !
- J'ai creusé autour du poinçon,
puisque les hommes n'en possèdent pas.
Voilà les faits divers
à Beauvais, où ils étaient fabriqués.
J'ai une piste.
Figurez-vous qu'il y a 11 ans,
une certaine Léa Dumeunier a été cambriolée.
L'homme l'aurait poignardée avec un poinçon trouvé sur place.
On n'a jamais retrouvé ce type. - Et l'arme du crime ?
- Pas retrouvée non plus. Regardez.
La mère de Léa Dumeunier était brodeuse
à la manufacture
de Beauvais. En 2013, elle a reçu un poinçon en récompense.
Pour moi, c'est ce poinçon qui a tué Léa Dumeunier et Capucine.
-Franchement Capitaine,
entre nous... J'ai besoin de vérité.
L'efficacité de mes cours vous impressionne ?
- Ce cambrioleur serait notre tueur ?
- Oui.
Et non.
Suivez, capitaine !
Cette Léa Dumeunier n'avait pas un frère
qui ressemblerait à notre prof de piano ?
- Si. Si, si.
- Voilà. Donc c'est lui qui a tué sa soeur.
Il tue avec le poinçon de maman.
Ca se tient, Samuel. Bravo !
- Je suis toujours réac ?
- Oui. Mais on vous aime quand même.
- Super.
- On convoque, capitaine ?
- On convoque.
- Vous savez pourquoi vous êtes là ?
- Vous m'accusez de trois meurtres ?
- Non, de quatre, avec celui de votre soeur.
- Un cambrioleur a tué ma soeur. - Non, c'est vous.
Avec le poinçon de votre mère. C'est dommage de l'avoir laissé
dans le corps de Capucine.
- J'ai rien à voir avec ces meurtres.
- Vous connaissiez bien les Lindron
et les Grimbert. - Hm.
- Et alors ? - -Pourquoi
leur avoir donné une fausse identité ?
- A vous de me le dire.
- Ce gamin me fait froid dans le dos.
- Visage angélique, mais tueur implacable.
-Vous avez une bonne stratégie pour le faire craquer ?
Le proc a besoin de ses aveux
pour l'inculper.
- Il pense être dans son bon droit.
Mais il n'a pas tué dans toutes les familles côtoyées.
Il n'a agi que dans celles
qui dysfonctionnaient. Il pense les avoir libérées.
Mais s'il voit une famille en deuil qui lui en veut, alors là...
comment réagira-t-il ?
- J'ai quelqu'un ici qui veut vous parler.
Venez.
Asseyez-vous.
- Valentine, une amie de Capucine,
est venue déposer un bouquet de fleurs
à l'endroit où vous l'avez tuée.
- Valentine...
- Cette jeune femme m'a aidé. Elle m'a réconcilié avec ma fille.
Elle m'a permis de comprendre les erreurs que j'avais commises.
Capucine...
Capucine me manque.
Follement.
Douloureusement.
Comment vous avez pu briser nos vies comme ça ?
- Pff !
Vous êtes un faux-cul, ingrat et hypocrite.
J'ai fait ça pour vous !
C'était la honte de votre famille. - Comme votre soeur.
- Ouais.
Comme ma soeur.
Moi, j'ai libéré ma famille.
Elle faisait vivre un enfer à ma mère.
Et à moi. Elle nous volait,
elle nous tapait,
elle se droguait... Elle m'a tapé tellement fort
que j'ai perdu
l'audition.
Je serai jamais un grand pianiste.
Musique pesante
- Venez, M. Salhuret.
- Vous devriez tous
me remercier
de vous avoir libérés de ces parasites, là !
Vous ne serez plus
sur le qui-vive à vous demander ce qu'elle a encore imaginé
pour vous pourrir la vie, vous humilier !
- Vous parlez de qui ? - Des deux.
J'ai fait ce qu'il fallait.
J'ai remis de l'ordre.
Musique pesante
- Au prochain semestre, nous aurons davantage de cours
sur la victimologie.
C'est important pas seulement pour trouver ce lien
entre tueur et victime, mais aussi
pour se souvenir. Qui se souvient du nom
des victimes
de Francis Heaulme, de Guy Georges, d'Emile Louis ?
Il est temps que les choses changent
et que les victimes
soient considérées.
Merci à tous. A la semaine prochaine.
Valentine, j'aimerais vous voir.
D'une certaine manière, c'est grâce à vous
que nous avons eu les aveux d'Etienne Dumeunier.
Alors, Valentine...
Vous avez une force que peu de jeunes gens ont.
Vous savez ce que vous voulez.
Alors, ne laissez personne critiquer vos décisions.
Vos choix vous appartiennent.
N'oubliez jamais ça. D'accord ?
- Merci.
Musique grave
- Sanglots - Musique grave
-Pensez à bien
vous focaliser en profondeur sur votre souffle.
Cela permet d'atteindre
un état d'harmonie entre l'esprit,
le corps...
et le cosmos.
C'est la quête spirituelle qui prédomine dans chaque style
de tai-chi.
- Même dans la méthode Cassac ?
- Merci à toutes et à tous.
A la semaine prochaine.
Je sais très bien qui vous êtes.
Votre petit numéro la dernière fois...
C'était pathétique.
Ne venez plus perturber mes cours.
- Je suis déçue.
Je pensais
que vous trouveriez excitant de vous confronter à moi.
Mais vous préférez les esprits faibles.
Musique pesante
Vous n'êtes pas aussi puissant que vous ne le prétendez.
- Je ne vous retiens pas, professeure Arbus.
Et... saluez votre petite protégée de ma part.
Générique
Sous-titrage TITRAFILM
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