All language subtitles for The.Outrun.2024.1080p.AMZN.WEBRip.1400MB.DD5.1.x264-GalaxyRG.FR

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew Download
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian Download
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Dans les Orcades, on dit que les noyés

deviennent des phoques.

On les nomme les selkies.

À marée haute,

elles quittent leur peau de phoque pour la nuit

et viennent à terre sous forme de belles filles.

Elles dansent ensemble.

Nues au clair de lune.

Les selkies retournent dans la mer à l'aube.

Sauf si quelqu'un les voit.

Elles gardent alors leur forme humaine

sans pouvoir partir.

D'après les Mémoires d'AMY LIPTROT

Elles restent toujours mécontentes à terre,

car elles appartiennent à la mer.

Ils sont partis ?

Oui, tous.

J'en aurai plus.

Rona ? Tu fais quoi ?

S'il te plaît, allez.

Viens, tu dois sortir.

- Rentre. - Pourquoi ?

Je me souviens...

Qu'ils sont partis depuis longtemps.

Non, il y avait...

Les lumières sont allumées.

Ça veut dire que la nuit est...

Allez, tu fais quoi, Rona ?

On doit te faire sortir, allez.

- Allez, Rona. - Dansons.

Bon, alors je danse avec toi.

Dave ?

- Allez. - Dave.

- Fais tourner. - Elle est raide.

Allez. La porte est là et tu vas sortir.

Sous la table. Sors de là.

Allez. Sors de là.

- Tu pars. - Tu me vois pas.

- D'accord, Dave. - Allez. Debout.

Lève-toi.

Vers la porte.

T'y es presque. Allez.

T'as un peu trop bu.

- Dave, sors-la. - Je suis trop forte.

Allez.

- Vas-y. - Tu vas faire quoi ?

Tu vas me faire partir ?

- Je t'emmène dehors. - Rona !

Tu veux me foutre dehors ?

Ça suffit !

Enculé !

- Tu dois partir. - Lâche-moi !

- Dites-lui d'arrêter ! - Sors.

Connard !

Besoin d'un chauffeur ?

Je peux t'emmener.

Rona.

Je peux en savoir plus sur vous ?

Oui ?

Votre âge.

Vingt-neuf.

Et...

Votre profession ?

Je suis sans emploi.

Mais j'ai un master en biologie.

Encore quelques infos.

Il y a des maladies dans la famille ?

N'importe quoi, crises cardiaques, AVC ?

Non.

Du diabète ?

Non.

Des cas de maladies mentales ?

30 jours

90 jours

117 jours

Viens.

- Je le pose là. - Merci.

Comment va papa ?

Il va bien.

Il étale encore ses colères sur Facebook ?

Non.

Tu as choisi

la couleur des murs ?

Tu en penses quoi ?

J'ai trouvé...

Un genre de vert opaline ?

- Pas sûre. - C'est joli.

Oui.

Ça rendrait bien dans le salon.

Ça va avec ton pantalon.

Regarde ça.

La RSPB recrute.

Pour l'été. Ils cherchent...

J'ai une vie à retrouver.

Bien sûr. Et je prierai pour toi.

Maman, ne fais pas ça.

Bien sûr que si.

Rona, tu veux du thé ?

J'arrive.

D'accord.

Je m'ennuie.

Toi aussi, tu t'ennuies ?

Je sais ce que tu veux.

Elle est presque vide.

Si tu peux pas lire ton livre sur les champignons

ou que sais-je...

C'était ça ?

Des fonges.

Tu m'énerves, à peine tu lis un livre,

tu enregistres toutes les informations.

Tu la fixes depuis des heures.

Oui, je fixe cette page...

Lâche-ça et allons au pub !

C'était bien de grandir ici ?

- Grandir à Londres ? - Oui.

C'est seulement...

qu'il y a toujours un bruit de fond.

Je m'en suis rendu compte

que la première fois que j'ai été à la campagne.

Là, tout était tellement silencieux.

J'en prends une autre,

- ça va ? - Pas de problème.

Responsable scientifique

Nous sommes au regret de vous informer...

La ligue de protection des oiseaux.

Donnons un foyer à la nature À propos de nous

- Excuse-moi. - Oui ?

Tu aurais un briquet ?

Non, désolé. Je ne fume pas.

C'est très raisonnable.

J'aime bien ton chapeau.

- Merci. - Très intéressant.

On se connaît ?

- Possible, tu es d'ici ? - Oui.

Avec ton accent, j'ai cru

que tu venais d'ailleurs.

Mes parents sont anglais.

- Alors j'ai un accent bizarre. - D'accord.

Je suis partie

- pendant dix ans. - La vache, c'est long.

Oui, je ne reviens pas souvent.

Tu fais quoi, là ?

Je vais retrouver des amis.

Des amis.

Oui.

Je ne connais plus personne ici.

Alors j'avais vraiment envie

de voir si des jeunes traînaient ici.

Oui.

Tu veux un thé avant d'y aller ?

Non, je peux pas. Je dois les retrouver.

- Une autre fois. - D'accord.

Je vis chez ma mère en ce moment.

Mais sinon, je vis à Londres.

Je suis venue aider mon père pour l'agnelage.

Mais je repars bientôt, alors...

Tu me prêtes ta main

pour que je réessaie ?

- Bien sûr. - Merci.

Le vent.

C'est pas facile.

- Ça y est. - D'accord.

Je dois y aller. À la prochaine.

D'accord.

Parfois, on ressent une vibration aux Orcades.

Un grondement sourd.

Un tremblement.

Ça prend toute l'île et chaque partie du corps.

Mais, bien sûr,

c'est peut-être dans la tête.

Pour certains, c'est le son

d'expériences militaires sous l'eau.

Pour d'autres, les vagues

dans les grottes des profondeurs.

Mais les cauchemars de mon enfance

viennent de la légende.

Un monstre énorme,

le serpent Mester Stoorworm,

qui était si grand

que sa queue entourait le monde entier.

Il a été vaincu

par un jeune homme nommé Assipattle.

Il a tué le serpent avec de la tourbe en feu.

Le feu consumait son corps.

Il avait tellement mal

que son cou a fait neuf fois l'aller-retour à la lune.

Puis ses dents sont tombées

et ont formé les Orcades.

Son foie brûle toujours.

Et on sent ses tremblements.

C'était super.

Vraiment délicieux.

Il reste de la viande.

- J'en peux plus. - Non merci.

Tu n'as pas beaucoup mangé. Ça va ?

Oui. Je n'ai pas faim, mais c'était très bon.

- Pardon. - Santé.

J'aimerais dire merci.

Merci, Seigneur, pour ce délicieux repas

et cette agréable compagnie à ma table aujourd'hui.

Nous te remercions, Seigneur, pour la nourriture,

le soleil...

Tu restes longtemps ?

Je retourne à Londres la semaine prochaine.

Il y a une messe de guérison

jeudi soir.

Ça pourrait t'intéresser.

Ton mari y allait, non ?

Oui, Mark y était l'an dernier.

Il avait des problèmes d'alcool,

il voulait des conseils,

et un peu de soutien.

Un peu d'aide, tu vois ?

Non, je vais bien.

C'est ouvert à tous.

Rona, ta mère a dit

que tu interrompais tes études ?

Rona. Ne fais pas ça.

Faire quoi ? Ça ?

Je suis sobre. Elles le savent ?

Elles ont l'air de savoir tout le reste.

Tu leur as tout raconté.

Rona, excuse-moi.

Tu rentres ?

Laisse-moi un moment.

Ne lis pas la Bible sans moi.

Nous voulons voir

Nous voulons voir Jésus s'élever

Nous voulons voir

Nous voulons voir...

Dépêche-toi, Daynin. Allez.

Oh, merde !

- Daynin. Rona. - Daynin.

Donne-moi la main !

Donne-moi la main !

Non. Les deux mains sur le vélo !

Joyeux anniversaire !

Désolée !

Chère Gloria,

Joyeux anniversaire...

Salut.

Parfois, quand j'hallucine,

je transpose les limites de l'île

sur un plan de Londres.

Dans Hackney, des milliers de personnes

vivent dans la zone

de la ferme où seule ma famille vivait.

60 hectares.

Les mouettes sont les sirènes, la mer est le trafic.

Les tours sont les falaises.

Les lumières en haut des immeubles

sont les phares.

La Tour de Londres est Skara Brae.

Le Dôme du Millénaire est le Cercle de Brodgar.

Rona, je voulais te voir pour savoir

- comment tu vas. - Bien. Pourquoi ?

Tu n'étais pas à la réunion la semaine dernière.

Les autres étaient là.

J'avais rendez-vous chez le dentiste.

Mais j'étais aussi très occupée.

Tu aurais pu me prévenir.

Au labo, certains ont dit

que tu étais plus distante.

C'est vrai.

Tu prends moins souvent le café

- avec eux. - Désolée.

Et tu devais me rendre ton rapport

la semaine dernière.

T'as déjà senti que tu pouvais contrôler la météo ?

Vraiment ?

C'est pas mon truc.

T'es bizarre.

Ça va ?

T'es sûre ?

Je pensais que mon père

contrôlait le vent quand j'étais petite.

Papa !

- Papa ? - Oui.

Te voilà.

Salut.

- Salut. - Tu vas bien ?

Oui.

Je pars, je voulais dire au revoir.

- Vraiment ? - Oui.

Déjà ?

Tu veux voir un truc qui pourrait

- valoir une fortune ? - Quoi ?

"Pour l'ambre gris, insérer

"une aiguille chaude, un liquide sortira."

Voilà.

Regarde.

C'est liquide. Mon Dieu !

"L'ambre gris, rare et très précieux,

"vient de l'estomac des cachalots.

"Il est vomi ou excrété et flotte sur la mer.

"Il sent mauvais." Ça sent mauvais ?

Ça ne sent rien.

Mais c'est liquide.

- Un gramme... - Oui.

... vaut 28 $.

- C'est 25 livres ? 23 ? - 25 livres.

Vingt-trois, ça fait...

Ça fait 4,5 kg,

c'est 4 500, donc 25...

Ça fait plus de 100 000 livres.

C'est plus que 100...

- Bien joué ! - Un très gros tracteur.

- Sérieux ? - Mon Dieu.

La vache.

Tu me tiens au courant ?

- Tu restes ? - Je peux pas.

J'aurais besoin d'aide.

Des digues sont tombées

sur la rive, il me faut de l'aide

pour les reconstruire.

Je suis restée assez longtemps.

- Londres m'appelle. - D'accord.

Je dois repartir.

Comme tu vas rouler sur l'or,

tu me prêtes de l'argent

pour me remettre à flot ?

- Je ne peux pas. - Pas de problème.

Tu as demandé à ta mère ?

Elle m'a proposé de prier pour moi.

Vous trouverez les consignes d'urgence

à divers endroits du bateau

et dans les cabines des passagers.

Lisez-les attentivement...

Situés aux endroits suivants,

dans le restaurant...

L'envie de boire peut surgir de nulle part.

On croit qu'on va bien.

Et soudain, on ne pense plus qu'à boire.

Quand les gens boivent,

de l'alcool, ou plutôt de l'éthanol,

entre dans la paroi de l'estomac

et dans le sang.

Dans le cerveau,

l'alcool perturbe les messages entre les neurotransmetteurs

et a un effet enivrant et dépresseur,

ou relaxant.

Salut.

Salut.

- Ça va ? - Oui.

- Bien. - Je vais aux toilettes.

Pour les gens sensibles à la dépendance,

l'alcool devient vite

un moyen facile de soulager l'anxiété

et de gérer les situations stressantes.

L'utilisation répétée de la drogue

marque les voies neuronales si profondément

qu'elles sont irréparables.

Donnons un foyer à la nature

- Ça va ? - Oui.

- Salut, Elena. - Salut.

Contente de te revoir.

Elena, voici Rona. Rona, Elena.

- Enchantée. - Elle est en formation.

Elena travaille souvent pour la RSPB sur l'île.

Elle gère le cottage ici.

Oui.

Alors on va sur l'îlot ?

Exactement.

La marée est idéale.

Le bateau est prêt.

Première visite aux Orcades ?

Je suis de l'Ouest sur le continent.

Très bien.

On peut y passer une heure et demie,

si ça vous convient ?

- Parfait. - Après, on rentre.

Papay est mon île préférée.

Tu veux rester prendre un thé

ou un café au cottage ?

Voilà un phoque gris sur le rocher.

- Oui. - Les bébés sont blancs touffus.

Ils sont très beaux.

Ils ne nagent pas tout de suite.

Mais le phoque commun sait nager tout de suite.

Il peut entrer dans l'eau le jour même.

Les gens les adorent.

Ce qu'ils aiment le plus, c'est leur son.

Oui, très joli. Tu sais le faire ?

Comme un loup.

Assez étrange, surtout la nuit.

Coucou.

L'homo sapiens et le phoque ont un ADN identique à 79 %.

50 % identique aux plantes, aux bananes, aux concombres,

ou aux algues.

60 % identique aux méduses.

Les méduses ne peuvent se déplacer que vers le haut,

le mouvement horizontal vient des courants et marées.

Attendez !

Le jour de ma naissance, papa était malade.

Il faisait régulièrement des crises bipolaires

depuis son adolescence.

Si tu es fou aux Orcades,

on te dégage.

Devant vous, vous avez

un champ vraiment bien tondu.

D'accord ? Ce qu'il a fait,

c'est partir du centre, et il a tondu vers l'extérieur.

Les râles des genêts

qui sont sur ses champs

peuvent donc aller vers les herbes hautes.

Alors, pour le relevé,

vous aurez ça devant vous.

C'est comme une grille.

Vous commencez ici de minuit à 3 h.

Puis vous avancez de 200 à 500 mètres,

et vous vous arrêtez.

Descendez la vitre,

réglez la minuterie sur deux minutes,

et écoutez.

Quoi ?

Les râles des genêts. Tu connais ?

- Non. - Bien, alors...

Comment le décrire ?

Je dirais que c'est comme...

peut-être un chat qui siffle.

Je dirais comme une chaise qui grince.

- D'accord. - C'est bien.

Cherche-le sur YouTube.

Tu peux me dire pourquoi tu es là, Rona ?

Je suis là pour une orientation et une désintox.

En résidence.

Je veux qu'on m'enferme.

D'accord. Ça peut coûter cher

d'être en résidence.

Mais il y a d'autres options.

Ce programme est basé sur une abstinence

avec zéro tolérance.

Donc si vous ne venez pas, quelle que soit la raison,

vous quittez le programme.

Alors si vous rechutez, vous quittez le programme.

Ce qui est dit dans ce groupe

reste au sein de ce groupe.

Pas de téléphone.

Consultez-les uniquement pendant les pauses.

Toutes les pauses pour fumer et aller aux WC

se font en présence d'un conseiller.

Statistiquement, seuls 10 % d'entre vous réussiront.

Je sais que c'est dur.

Mais vous avez débuté un parcours difficile.

152 jours

Viens, Rona.

Non maman, ça va, merci.

Allez Rona, elle est bonne.

Je suis bien ici.

Comment va maman ?

Tu peux l'appeler et lui demander toi-même.

Et le travail ?

J'ai pas encore entendu de râle des genêts.

Donc pas génial.

Non, ça marche pas.

J'ai appris qu'il y en a beaucoup

en Europe de l'Est.

C'est pas de l'ambre gris. J'ai eu le résultat.

- C'est quoi ? - De la cire de paraffine.

Probablement.

Merci d'être restée.

Salut, papa.

J'ai fait un tableau de fleurs.

Papa.

Le passé nous poursuit.

L'énergie ne s'épuise jamais.

L'énergie des vagues transportée à travers l'océan

se transforme en bruit, en chaleur et en vibrations

qui sont absorbés dans la terre

et transmis à travers les générations.

Les vagues cassent à une hauteur

de plus d'un septième de leur longueur.

Elles s'écrasent de différentes façons,

mais elles ne supportent qu'une certaine hauteur

avant de s'effondrer.

Je suis si fière de toi !

- Vraiment ? - Oui.

- Vraiment ? - Oui, tu déchires.

Allez ! Prends un verre !

- Santé ! - Bon, allez.

Fais un discours !

- Ne m'oblige pas. - Allez !

- Un discours ! - Allez !

Il ne s'agit pas de moi.

Je n'aurais pas pu le faire sans vous.

Il est si modeste.

- Santé. - Continue !

Oui !

Tu veux m'épouser ?

Si je veux t'épouser ?

Tu crois que tu voudrais m'épouser ?

Un jour, peut-être.

- Peut-être ? - Peut-être.

Un, deux, trois, quatre.

Putain.

Ma belle.

Ça va ?

Tu vas bien ?

- Ça va, chérie ? - Rona ?

Où est mon compas ?

Tu es sûre de l'avoir emporté ?

Tu l'avais en dansant ?

- Non, t'inquiète. - Ça va. On va le trouver.

- Mon compas. - Il a pu tomber.

Vous avez vu... Elle a perdu...

- C'est comme un collier. - Non, c'est un compas.

- Pardon, son compas. - Désolé, je l'ai pas.

Je sais pas où il est. Mon père me l'a offert.

- D'accord. - Pourquoi vous riez ?

- Pourquoi vous riez ? - Personne ne rit.

Vous vous sentez supérieurs avec vos salaires ?

Vous ne riez plus, hein ?

- Vous pouvez... - Rona !

Reprends-toi !

Putain !

C'était quoi, ça ?

Allez chérie, il faut qu'on sorte.

Rona ?

Rona, écoute-moi. Respire.

Respire, tout va bien. Tu vas bien.

Ça va. Inspire profondément. Tu vas bien, d'accord ?

Respire.

Non. Rona, tu te fais du mal.

Elle a pris un truc ?

Non, j'ai rien donné.

Lâche-moi.

- Écoute-moi. - Dégage.

- Double vodka. - Arrête de boire.

On va...

Monte. Je suis trop fatigué pour ça.

On rentre, d'accord ?

Non ! Ne prends pas ça. Rona !

Putain, Rona ! Fais attention !

- Tu peux m'écouter ? - Lâche-moi !

Non ! Tu m'écoutes ? Je t'en supplie.

- Non ! - Laisse-moi !

Où tu vas ? Tu ne vas nulle part !

Écoute-moi ! Tu as un problème !

Non, tu essaies de me contrôler.

J'essaie pas de te contrôler, bordel.

Il ne s'agit pas de moi.

- Il s'agit de toi. - Je te déteste.

Bonjour.

J'ai fait quoi, la nuit dernière ?

Tu as oublié ?

Daynin, excuse-moi.

Je suis vraiment désolée, quoi que j'aie fait.

Je ne boirai plus. Je suis désolée.

Je suis fatigué de t'entendre dire ça.

Je ne peux plus l'entendre.

Comment ça ?

Je ne te reconnais même plus.

J'aimerais que tu sois différente.

- Ne dis pas ça. - Je n'en peux plus.

Comment ça, tu n'en peux plus ?

J'en ai marre.

C'est moi qui t'ai fait ça ?

Je le ferai plus jamais.

Quoi que j'aie fait, je le ferai plus.

Je boirai plus jamais. Promis, d'accord ?

Parce que je veux pas te perdre.

Ne pars pas, s'il te plaît.

Je t'aime.

Dieu, accorde-moi la sérénité

d'accepter les choses que je ne peux pas changer,

le courage de changer les choses que je peux,

et la sagesse de faire la différence.

Merci, Steven.

Rona, tu veux partager avec le groupe aujourd'hui ?

Peut-être des sentiments qui te viennent

quand tu penses à boire.

Ça me manque.

Quand je buvais, je me sentais bien.

Je suis tombée dans le canal.

Et j'ai cassé le vélo.

Mais je vais arranger ça.

Tu vas rien dire ?

Tu veux que je dise quoi, Rona ?

Tu me juges toujours, tu es dur avec moi.

J'ai fait une erreur. J'en ai marre.

J'en ai marre de toi.

Tu veux que je devienne une de ces femmes

qui s'occupe de toi avec un grand sourire.

Je suis pas comme ça.

Je serai jamais comme ça. C'est pas moi.

Et tu le sais.

Je sais pas pourquoi tu attends ça.

Tu essaies de me dompter et de me contrôler.

Merci pour ta franchise.

Bien, Rona...

Je veux partager ça... Je sais pas pour vous.

En fait...

Mon ex a trouvé ma came et l'a jetée dans les toilettes.

J'ai voulu lui laisser un cadeau dans le lit.

En gros, j'ai chié dans le lit. J'ai laissé un cadeau.

- C'est... - J'ai une histoire.

Je rentre à 3h du matin.

Je me couche dans mon lit.

Vers quatre ou cinq heures,

je prends un coup. Elle m'a mis un coup de pied.

En plein dans le cul. Je lève la couverture.

Je lui pisse dessus du cou aux pieds, sur le pyjama.

En parlant de pisser, à l'époque.

Et voilà.

- Bonjour. - Salut.

- Ça va ? - Et vous ?

- Bien. - Enchantée.

Je suis de la RSPB, je me demandais

- si vous aviez un moment. - Oui.

On voudrait savoir combien de râles des genêts

sont encore sur les îles des Orcades.

Et comment on pourrait les protéger,

car ils sont en danger.

Vous voulez entrer prendre un thé ?

Oui, dans un instant. Je fais vite.

On aimerait que les fermiers comme vous

changent leur schéma de tonte.

Votre père a vendu la ferme ?

- Il a vendu la maison. - D'accord.

Il est toujours là.

Alors il crèche où ?

- Dans une caravane. - Mon Dieu.

Oui. Mais ça lui suffit.

Il a tous ses disques.

Bien.

Je parcours tout l'île, et...

toutes les îles habitées des Orcades.

- C'est bien. - Oui.

Pour voir combien de personnes nous suivront.

Je ne sais pas si vous accepteriez ça.

- Bien sûr que oui. - Oui.

- Oui ? Vraiment ? - Oui.

D'accord, génial.

- Vous en avez entendu ? - Non.

- Pas du tout ? - Jamais.

- Ça viendra. - Et vous ?

Pas depuis longtemps, c'est dommage,

il y en avait beaucoup.

Oui.

- Les choses changent. - Oui.

Comme on voyait rarement le râle des genêts voler,

on pensait qu'il vivait sous terre en hiver,

qu'il devenait une autre espèce,

ou même qu'il migrait sur le dos d'autres oiseaux.

On sait à présent qu'il migre vers l'Afrique centrale.

Des GPS les ont localisés

au Congo en hiver.

Mais ce voyage est dangereux.

Seuls 30 % y arrivent.

Salut.

Daynin.

Merde.

Je suis désolé.

Au revoir, les râles des genêts.

C'est votre première réunion ?

Non. Bien, d'accord.

Comme toujours, commençons par les présentations.

Bonjour. James, je suis alcoolique.

Bonjour, James.

Lisons le préambule.

Les Alcooliques anonymes regroupent des gens

qui partagent leur expérience, leur force

et leur espoir, pour résoudre leur problème

et aider les autres à sortir de l'alcoolisme.

Notre seule condition

est de vouloir arrêter de boire.

L'adhésion est gratuite.

Notre objectif principal est la sobriété

et d'aider les autres à devenir sobres.

Que Dieu m'accorde la sérénité

d'accepter les choses que je ne peux pas changer,

le courage de changer ce que je peux,

et la sagesse de faire la différence.

Amen.

Meg ?

Papa.

Je trouve pas Meg.

Je vais lui laisser à boire et à manger.

Mais n'oublie pas de le faire, OK ?

Je dirai à maman de prendre quelqu'un à la ferme.

Tant que tu vas mal.

Tu as assez chaud ?

J'ai peur.

Je sais pas si j'y arriverai.

Je te souhaite un bel avenir.

Tu le mérites.

Rona, j'ai adoré partager ton parcours ici.

J'aurais aimé te rencontrer ailleurs.

Mais je pense qu'on a bien avancé.

Et félicitations.

Bravo, Rona. Tous nos vœux.

Merci pour votre force.

J'espère ne pas vous décevoir.

Maman, t'es là ?

C'est fini, j'ai réussi. 90 jours.

Oui.

Merci, maman.

Je peux venir quelques jours ?

Vous êtes chez Daynin.

Laissez un message et je vous rappellerai.

Daynin.

C'est moi.

Je sais pas si tu auras ce message.

Tu me manques.

Ça me manque de te parler.

Je sais pourquoi tu es parti.

Je comprends.

Vraiment.

Santé.

Quel bon moment. On est tous ensemble.

Où sont les pommes ?

Les pommes... Merde.

Je voulais juste une pomme.

Il n'est pas réel, tu sais.

Ils t'ont lavé le cerveau.

Viens te coucher.

C'est pour ça que papa t'a quittée.

Tu les as préférés à nous.

C'est fou que tu croies toujours...

T'es tellement bête.

Encore un.

Des mensonges.

Tes prières n'ont servi à rien, hein ?

Ça m'a pas aidée.

- Couche-toi. - Ça m'a pas aidée.

Allez.

Désolée, maman.

Machine à laver, cuisinière, poêles, casseroles et le poêle.

Attention à la poignée, elle chauffe.

Il y a du bois ici et dans la cabane.

- D'accord. - Par grand froid,

il vaut mieux un sac de charbon du magasin.

Les hivers sont rudes.

Tu ne préfèrerais pas un endroit plus chaud

comme les Canaries ?

Papay, c'est moins cher.

C'est bien vrai.

Voilà ta chambre et le salon.

Ça sent encore le renfermé.

Mais le lit est assez confortable.

On se réunit le mercredi,

à la mairie, si tu veux du thé et papoter.

On n'est que 60, mais c'est très animé.

Si tu veux de la compagnie.

- Oui, peut-être. - D'accord.

J'y vais, j'ai à faire. À bientôt.

- Tu as les clés ? - Pardon.

- C'est pas grave. - On n'en a pas besoin.

- Merci, Elena. - Pas à Papay.

Prends soin de toi.

- Salut. - À toute.

0 JOUR

La Grande-Bretagne est une île européenne.

Les Orcades sont des îles écossaises.

Westray est une île des Orcades.

Papay est une île de Westray.

D'après le folklore des Orcades,

l'île de Hether Blether n'apparaît que dans la brume.

On dit qu'un jour, un finman a kidnappé une fille

pour l'emmener sur l'île mythologique,

sans aucun retour.

Salut maman, c'est moi.

Désolée de ne pas être passée avant d'aller à l'aéroport.

Je voulais te dire que je suis arrivée à Papay.

Je sais pas combien de temps je vais rester.

Quelques mois, je pense.

On capte mal ici,

mais j'aimerais avoir de tes nouvelles.

Oui !

Je vois des matins qui coûtent cher.

Et avec chaque miette tombée de tes lèvres

sur les draps propres...

Venez, on va dehors.

- Prendre l'air. - D'accord ! Lâchez-moi !

Ouvre la porte, Daynin ! Réponds-moi !

Pourquoi tu me fais ça ?

Pauvre merde, va te faire foutre.

Comment tu trouves Londres par rapport à Papay ?

Eh bien...

c'est plus animé.

J'imagine.

Tu m'étonnes.

Tu as déjà été dans le Sud ?

Parfois, pas très souvent.

Pas très souvent.

On part rarement, et mon mari dit :

"Je ne vois pas la mer et les arbres.

"On ne voit rien. On rentre quand ?"

C'est ça.

Merci beaucoup.

À bientôt.

Par ici.

Quelques tonneaux de ces...

- C'est bon. - Oui, merci beaucoup.

- Merci. - À bientôt.

- Bonne journée. - Salut.

- Bonne journée. - De même.

- Bonjour. Ça va ? - Bonjour. Bien.

Super.

Je te présente mon frère, Calum.

- Bonjour. Rona. - Bonjour. Ça va ?

Bonjour, Rona.

Bienvenue.

Rose Cottage ?

Oui.

Vous travaillez avec les oiseaux ?

Calum, arrête.

C'est une vraie fouine.

J'étais gardien de la réserve naturelle,

là-haut, dans les années 80.

- D'accord. - Avant le cottage.

J'étais dans le cabanon juste en face.

C'était spartiate. Le cottage est un palace.

C'était un taudis.

Mais c'était le mien. Je l'aimais.

Je peux aussi avoir du tabac ?

Bien sûr.

Ça y est ? Vous avez tout ?

- Oui. - D'accord.

Au départ, l'échelle de Beaufort

ne donnait pas la vitesse du vent en km/h,

mais selon son effet sur les voiliers.

De "juste assez pour avancer"

à "aucune voile en toile ne peut y résister".

Le vent est une constante dans les Orcades.

Même en été, on a souvent une brise.

De force trois ou quatre en moyenne.

En hiver, les tempêtes sont fréquentes.

Entre !

Je fais corps avec le vent.

Tu lui fais peur !

- Andrew... - C'est magnifique.

Magnifique, écoute.

Respire ça !

- Seigneur... - On fait corps avec le vent.

Seigneur, aidez-le !

Tu ne comprends pas.

Le roi en son château.

Mes sujets. Entrez dans ma demeure.

Rona, viens ici !

Je vais regarder.

D'accord, si tu n'entres pas...

Tu t'amuses ?

- Non, c'est horrible. - Ça se voit.

Ça me rappelle chez moi, tu sais ?

C'est vrai, t'es une fermière.

- Aahil ! - Quoi ?

- Sérieusement ? - Et alors ?

Ramasse. C'est pas une poubelle.

- D'accord. - Sérieux.

- Bordel. - Tu le terrifies.

Mais non, c'est...

- Si. - Il sait que j'ai raison.

Tu sais...

Je laisserais pas mes fils faire ça.

Comment ça, tes fils ?

Tu as des enfants ?

- Oui, deux garçons. - Vraiment ?

Oui.

C'est pour ça que je me lève le matin.

Tu sais, pour eux.

Ils ont quel âge ?

- Dix-sept. - Dix-sept ?

Oui, et quatorze.

Je les ai pas vus depuis dix ans, alors...

C'est mieux, qui voudrait un...

Qui voudrait un père drogué ?

Quand je serai sevré,

je les amènerai ici.

On a presque fini. Tu feras quoi après ?

Je sais pas.

Rien.

On peut tenter de seller des poneys.

J'ai merdé.

- Vraiment. - Attends.

Tais-toi. Tu as demandé.

- Tu as demandé. - Oui.

Écoute. Je veux pas...

Regarde cette équipe.

S'ils peuvent le faire, toi aussi.

- Pas sûre. - Ça va aller.

Sans alcool, je déprime.

Salut, Rona.

- Salut. - Comment ça va ?

- Bien, et toi ? - Très bien.

Belle journée, non ?

Tu aimes les algues ?

- Oui. - Tu es au bon endroit.

Les algues pullulent ici.

Tu vas bien ?

- Super. - Oui.

Je viens de fouiller la plage.

Que penses-tu de ça ?

VILLE DE NEW YORK

Ville de New York. Joli.

Bien...

Je te laisse.

Et...

si tu a besoin d'un truc, tu nous le dis.

- D'accord ? - Oui, promis.

- Belle journée. À plus. - Salut.

- Ro, te voilà ! Écoute ! - Salut.

Après la tempête,

j'ai dû couvrir une autre fenêtre.

Oh, non !

J'ai presque plus de Gaffer.

Alors tu dois la faire réparer, non ?

Je voulais te parler à propos d'un prêt.

- Pour quoi ? - Il est pas encore fixé,

mais je le ferai.

Baisse la musique, je t'entends pas.

Baisse le son !

J'ai contacté un gars d'un parc éolien,

et il y a... Ça va te plaire.

J'ai parlé au physicien des grottes souterraines,

- elles sont à moi. - T'as dormi ?

Le truc du géothermique, c'est le stockage.

Papa, tu dois dormir.

La vitesse du vent varie.

Tu dors pas, tu planes.

- Ro ! - Oui, je t'écoute.

- J'ai pas le temps. - Calme-toi.

C'est l'avant-garde, je suis à la pointe

de la révolution écologique.

C'est génial !

Tu prendras un somnifère pour dormir ?

La vache.

Les forêts souterraines des Orcades et le carbone bleu

Allô ?

Oui, j'aimerais lui parler. Merci.

- Ro. - Salut, papa.

- Rona ? Allô ? - Oui, ça va ?

- Allô ? Rona ? - Salut.

- C'est papa. - Oui.

Écoute, j'ai un truc important...

Tu as... Tu pourrais me donner...

- Désolé, je... - Papa, tu vas bien ?

Est-ce que tu vas bien ?

Je dois parler doucement, je suis entouré.

- D'accord. - On m'a enfermé

dans une institution.

Et j'ai besoin de toi pour me faire sortir d'ici.

Tu penses pouvoir le faire ?

Non, papa, tu dois y rester jusqu'à ce que tu ailles mieux.

Mon Dieu !

C'est toi qui m'as mis là

et tu ne saisis pas la chance

de te racheter en m'aidant.

- Je t'ai mis nulle part. - Écoute.

Tu sais très bien ce que tu as fait.

- Quoi ? - T'as appelé les flics.

Papa, je les ai pas appelés. Pas du tout.

Tu as appelé les flics. Ils m'ont embarqué.

On se faisait tous

- du souci pour toi. - Non !

Quelqu'un d'autre a appelé.

Tu me brises le cœur.

Tu es sournoise.

Tu es une...

D'accord.

Ne me déçois pas une fois de plus, Rona.

J'y vais. Je te rappellerai.

Rona ! Tu vas...

Putain !

Besoin d'un chauffeur ?

Je peux t'emmener.

Chez Daynin.

D'accord, je t'y emmène. Monte.

Merci.

Salut.

Je suis tombée sur quelqu'un qui m'emmène chez toi,

parce qu'il sait où tu vis.

Tu veux pas ?

Salope !

Au secours !

À l'aide !

- Merde ! - Non, à l'aide !

Reviens. Attends !

À l'aide !

Salut.

Salut.

Comment ça va ?

Bien.

Et ton travail ?

J'ai eu une promotion.

Je suis un grand chef.

J'ai un assistant.

- Un bureau ? - Minuscule.

Tu vois quelqu'un ?

Oui.

D'accord.

Elle est bien.

Gentille, tu vois.

C'est différent.

Ça doit être ennuyeux.

Contente pour toi.

J'aime ta coupe.

Vraiment ?

Oui.

C'est joli.

Va chier !

On va boire un verre ?

RÉSERVE NATURELLE DES OISEAUX DE NORTH HILL

Il y a un iceberg.

Les gars, il y a un iceberg !

À tribord.

Stabilisez, les gars.

Stabilisez !

On a un iceberg à tribord !

Remontez-vous les manches. Dépêchez.

Bien.

Nid de corbeau !

Vous m'entendez ?

C'est dégagé au nord ?

Oui, cap au nord.

COIN DU PAUVRE

Allez !

Tu t'es bien débrouillée.

- Salut. - Salut, ça va ?

- Pas mal. Et toi ? - Je vais bien.

Je prends l'air, il fait chaud là-dedans.

Pas qu'un peu. C'est très animé.

Depuis quand tu es sobre ?

Soixante-trois jours.

Tu as fait le plus dur.

Et toi ?

La vache.

Douze ans.

Quatre mois.

Et...

vingt-neuf jours.

Merde.

Ça fait quoi ?

Ça va.

J'ai commencé un jour à la fois.

12 ans et 4 mois plus tard,

c'est toujours pareil.

C'est la seule façon.

Et ça marche.

Et tu y arrives.

Ça devient plus facile ?

Oh, oui.

Je t'en donne ma parole.

Mais...

c'est jamais facile. C'est juste moins dur.

ROYAUME-UNI

Les sites Web des radars de trafic marin et aérien

montrent en temps réel le trajet de tous les navires en mer

et des avions commerciaux dans le ciel.

Une lumière au-dessus du cottage

est un vol Lufthansa de Los Angeles à Francfort.

Vol au-dessus des îles britanniques.

Je suis la Station spatiale internationale.

Et je vois quand elle passe au-dessus.

Ce soir, elle survole les Orcades.

Joyeux Noël.

Salut, Rona.

Mauvaise nouvelle.

Il n'y a pas de vol aujourd'hui.

Quoi ?

L'avion a un problème technique.

Aucun vol ne viendra ici.

Et demain ?

Non, ils attendent des pièces et des techniciens.

Les navires sont partis

en ville pour Noël.

Journée fraîche avec des vents forts et de la pluie.

Les vents frôleront la tempête

juste avant midi,

mais se calmeront l'après-midi.

Les températures resteront basses.

Peut-être neuf degrés Celsius, au mieux.

- Salut, Rona ! - Salut.

- Comment ça va ? - Bien.

Tu t'es baignée ?

- Oui. - Super. Bravo !

Pour toi

Mon cœur s'emballe, Perfidia

Car j'ai trouvé en toi l'amour de ma vie...

Bouge !

Sors-le !

Il est à nouveau sur moi. Il est sur moi.

Retire ce pigeon.

Il est pas sur toi.

Si !

Je vais l'avoir avec...

Revenez, monsieur... jeune homme.

Allez !

Salut.

- Ça va ? - Sacré vent.

Oui.

Elena, voici ma mère.

Enchantée.

Moi aussi.

- Votre fille est adorable. - Merci.

Elle s'occupe de moi.

Ce sont mes dessins.

Tu veux du thé ?

- Oui. - La cuisine est chaude.

- On y va ? - Super, merci.

J'ai fait du pain.

Et c'est ta recette.

Rona, il est magnifique.

Il pourrait être toxique.

Alors, tu aimes ?

Tu penses rester combien de temps ?

Sûrement jusqu'au printemps.

- Si longtemps ? - Oui.

Je songe à me réorienter.

Je me suis prise de passion pour les algues

et l'industrie des algues.

La culture des algues change le monde.

Il y en a toujours eu en Orient.

Et on ne l'exploite plus

autant qu'avant.

Alors mon idée,

c'est d'étudier la culture des algues.

J'ai fait des recherches

et les algues ont plein d'avantages.

Ce sont des engrais, tu sais.

Si les vaches les mangent,

ça fait un engrais naturel pour le sol.

Le bétail produit moins de méthane

quand il rote et pète.

Et elles apportent au corps

du magnésium, du cuivre, toutes ces choses.

Elles fournissent 60 % de l'oxygène à la terre.

C'est pas la forêt vierge ?

Non. On croit ça, mais ce sont les plantes marines.

C'est dans le dentifrice. C'est dans notre culture,

notre mythologie, partout.

Si on les utilisait tous,

ça pourrait changer le monde.

Je veux y contribuer.

Comment va papa ?

Il rentre la semaine prochaine.

Il vivra où ?

Dans la caravane de la ferme, bien sûr.

Bien sûr.

Il ne voudrait pas vivre ailleurs,

- pas vrai ? - Absolument pas.

Je devrais y retourner.

Je pourrais lui faire à manger.

Ne t'inquiète pas autant.

- Je m'inquiète. - Non.

Ce n'est pas sa première fois.

Tu dois t'occuper de toi-même.

C'est ce que j'ai dû faire.

Ç'a été dur pour toi ?

M'avoir moi, la ferme,

et il n'était pas là.

C'était dur.

Parfois très dur.

Il partait des mois.

Et même quand il était là, j'étais...

très seule, parfois.

Oui.

Puis j'ai trouvé Dieu, ou plutôt,

Dieu m'a trouvée.

Tout vient de l'océan.

Et l'océan reprend tout.

Et un jour,

tout peut revenir sur terre.

Les meilleures trouvailles se font après la tempête.

Les anciennes lois norroises

s'appliquent encore dans les Orcades.

Ce qu'on trouve sur la rive de notre ferme,

au-dessus de la ligne de marée basse,

est à nous.

Il y aura bientôt un festival ici,

les Gyro Nights.

Des artistes de tout le pays

et du monde entier arrivent.

On a tout organisé.

On a mis des banderoles.

Vraiment ?

Tu veux mon travail.

Mais franchement, comment tu vas ?

Je vais bien.

- En fait... - Tu as très bonne mine.

Ça faisait longtemps que j'avais pas été aussi bien.

Promis.

Gyro !

Oui, je l'ai.

Tu veux t'asseoir ?

Oui, merci.

- C'est pas rangé. - Pas grave.

Voilà.

Ça caille.

Je peux les retirer ?

Oui. Moi aussi.

C'est trempé.

Donne-les moi.

Merci.

- C'est mieux. - Bien mieux.

J'ai adoré cette soirée.

C'était très sympa.

L'autre nuit, j'ai rêvé

- que mes cheveux brûlaient. - D'accord.

- C'est effrayant. - Oui.

Mais assez génial.

Mes cheveux étaient des flammes qui tournoyaient.

Tu pars demain ?

Je prends le ferry le matin.

Dans les moments grandioses,

shootée à l'air frais et à la liberté sur la colline,

j'étudie ma géologie personnelle.

Mon corps est un continent.

Je grince des dents en dormant,

comme des plaques tectoniques.

Quand je cligne des yeux, le soleil vacille.

Mon souffle pousse les nuages dans le ciel.

Les vagues roulent sur la rive

en rythme avec mon cœur.

Les promontoires de l'île dominent la mer

comme mes membres dans la baignoire.

Mes taches de rousseur sont des sites célèbres.

Et mes larmes...

des rivières.

La foudre frappe à chaque fois que j'éternue.

Quand j'ai un orgasme,

ça fait un séisme.

Sous-titres traduits par : Mylène Kummerling

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.