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Il n'a pas réfléchi.
M. Diamond, vous vous moquez de moi.
Vous n'êtes pas débutant.
Je me sens seul. Laissez-moi vous emmener dîner.
J'arrive de Philadelphie avec mon frère malade.
Je ne connais personne.
Si nous allions dîner et puis au cinéma ?
Les professeurs ne sortent pas avec les clients.
Je ne suis pas encore client.
- Vous devriez y aller. - Non.
J'ai droit à une leçon gratuite.
Vous n'avez pas analysé ma façon de danser.
- Je n'ai rien à vous apprendre. - Moi, si.
Quel culot.
Ce n'était pas voulu.
Je me sens seul, c'est tout.
Et j'aime danser.
- Quel excellent danseur. - Vous n'êtes pas mal non plus.
- Vous dansez en professionnel ? - Jamais. Et vous ?
Non, mais j'essaie.
Ce soir, je participe à un concours. Il y aura des chasseurs de talents.
- Participons à deux. - J'ai déjà un partenaire.
- Je me débarrasserai de lui. - Je ne peux pas lâcher M. LaTour.
Ca fait plus d'une heure.
Elle a terminé sa leçon. Merci beaucoup, Mlle Schiffer.
Au revoir.
Excusez-moi.
Mon pied !
Vous devriez aller à l'hôpital.
Taxi !
Conduisez-le à l'hôpital. Il s'est blessé.
- On est en finale ! - On va gagner.
- Deux jus d'orange. - Je commence à y croire.
Avec M. LaTour, on n'est jamais en finale.
Je me demande ce qui lui a pris. D'habitude, on peut compter sur lui.
Le couple 21 m'inquiète.
- Il n'y a pas de quoi. - Ils ont gagné il y a deux semaines.
- Cela vous dérange si je fume ? - Pas du tout, M. Diamond.
Voici, mademoiselle.
- Buvez donc votre jus. - Je suis trop anxieuse.
Ma robe !
Ma robe est fichue !
Les concurrents sont attendus sur la piste.
C'est à nous !
La pauvre.
- Vous avez été formidable. - J'ai fait de mon mieux.
Vous n'étiez pas obligé de m'emmener au cinéma.
Je vous l'ai promis, je tiens parole.
J'ai failli oublier. Je dois appeler mon frère.
Il ne se sent pas très bien. Je reviens.
Pardonnez-moi.
Ne raccroche pas, Myrtle !
Je l'ai croisée devant le ciné... Elle n'est rien pour moi.
Le voilà ! N'est-il pas magnifique ?
Il a disparu !
Police !
Laisse-moi t'expliquer. Donne-moi cinq minutes.
Quatre minutes, alors. Quatre.
- Votre frère va bien ? - On ne peut mieux.
Ca sonnait occupé.
Vous avez raté le meilleur.
Le vilain petit canard est devenu la plus belle fille du groupe !
- Veuillez nous suivre. - Que se passe-t-il ?
- Qu'y a-t-il ? - Un vol à la bijouterie.
Le voleur est passé par la fenêtre des toilettes.
Ca alors.
Vous pouvez y aller.
Vous deux. Approchez.
- Vous étiez ensemble au cinéma ? - Oui.
- Tout le temps ? - Oui.
- Qu'est-ce que c'est ? - Le 1er prix du concours de danse.
Vous pouvez y aller.
Bonne nuit.
- Je connais le coupable. - Attendez ! Elle sait quelque chose.
- Qui est-ce ? - L'homme qui est sorti de la salle.
Il a marché sur mes pieds.
- Quelle heure était-il ? - Juste avant les actualités.
Les actualités démarrent à 21 h 55. Le vol a été commis à 23 h 15.
Vous voyez ? Elle ne sait rien.
Vous n'avez pas appelé votre frère depuis les toilettes ?
- Pourquoi ? - Il a dit 23 h 15 !
C'est l'heure où vous l'avez appelé. Vous avez peut-être vu le voleur.
- Je n'ai rien vu. - Vous avez dû voir quelque chose !
C'était à la même heure, à moins que...
Pourquoi chercher des ennuis ? Venez.
Avec vous, de drôles de choses se produisent.
Vous vous amusez, c'est tout. Rien d'étrange à cela.
Vous venez danser mais vous dansez divinement bien.
Ensuite, M. LaTour ne vient pas.
Et puis, la robe de cette pauvre fille a pris feu.
M. Diamond, qui êtes-vous ?
Venez-vous de Philadelphie ? Avez-vous un frère ?
Vous ne me croyez pas ?
Taxi !
Venez.
- Qui suis-je ? - Quoi ?
Quel est mon nom, idiot ?
- Tu l'as oublié ? - Non, mais dis-le-lui.
- C'est Jack Diamond. - Et qui es-tu ?
Moi ? Eddie Diamond, sa grand-mère !
Il est bien malade. Contente ?
Pouvez-vous lui servir un verre d'eau ?
- Tu l'as ? - Dans son sac à main.
Mademoiselle, pouvez-vous me l'apporter ?
- Vous allez mieux ? - Bien mieux, merci.
Je vous ramène chez vous.
Non, restez à ses côtés.
Pourrez-vous un jour me pardonner ?
Tant que vous me croyez...
- Cette coupe vous revient aussi. - Je viendrai lui rendre visite.
Quand vous voulez !
Sachez que...
c'était la plus belle soirée de toute ma vie.
- Elle a le béguin pour toi. - Elle m'a été bien utile.
Ca vaut bien 5 000 dollars.
- A qui vas-tu le fourguer ? - Personne.
Pas question de donner 90 % des bénéfices à un receleur.
Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu fais toujours cavalier seul.
On ne connaît personne. C'est risqué.
Si tu te fais pincer, tu vas croupir en prison.
Qu'est-ce que tu cherches à faire ? Ne parle pas de prison devant moi.
Je n'irai pas en prison. Je n'irai jamais en prison.
Bonjour, Alice.
Quel culot de m'avoir écrit ces lettres
pour me supplier de venir.
Et ce soir-là, vous avez osé me mentir.
Moi aussi, j'aurais pu finir en prison.
J'ignore pourquoi je suis venue.
Un jour, je rencontre un homme.
Il prétend que je lui plais, et ensuite, il disparaît.
Un an après, il me demande de lui rendre visite en prison.
Pourquoi moi ?
J'ai besoin de vous.
- Pour quel motif, cette fois ? - Pour m'aider à sortir.
Vous aider à sortir ?
J'aimerais une libération conditionnelle.
Je peux l'obtenir si je décroche un travail.
Je sais juste danser. Engagez-moi comme danseur.
Vous êtes un sacré...
Je n'ai jamais vu un homme aussi culotté.
Nous avions si bien dansé. Dansons en couple.
Vous me prenez pour une idiote.
Au revoir. Et ne m'écrivez plus.
Alice, ne me laissez pas croupir ici.
Je n'en peux plus.
Je vais étouffer.
Je vais y rester.
Je vous en supplie.
Nous avons été merveilleux.
Bonsoir, Eddie.
- Pourquoi m'avez-vous invité ? - Pour fêter la libération de Jack.
- Ah, oui. - C'est joli ?
Va placer Eddie, je vais me changer. Nous avons réservé une table.
Nous allons boire du champagne.
- Notre table ? - Celle de Mlle Schiffer.
Mais je suppose que vous pouvez vous asseoir.
J'ai tout planifié.
Le plan du magasin et l'horaire du gardien de nuit.
Et surtout, j'ai trouvé un receleur.
- A combien estime-il le butin ? - 8 000 à 9 000 dollars.
Pour lui. Pour nous, 800 à 900 dollars.
S'ils me pincent encore, je prends 10 ans. C'est 90 dollars par an.
Ne m'embarque pas dans tes coups foireux.
Je n'irai plus en prison.
Je ne volerai plus jamais les mouchards.
Où trouver de l'argent, alors ? Je suis malade, j'ai besoin de soins.
Tu as vu qui vient d'entrer ?
Arnold Rothstein.
- Comme d'habitude. - Bien, monsieur.
Combien d'argent a-t-il volé ?
Cinq millions ?
Dix ?
C'est un grand escroc, mais il est vulnérable.
Ce n'est pas un mouchard.
- Tu veux voler Arnold Rothstein ? - Jusqu'à son dernier sou.
Comment ?
En découvrant sa façon de procéder.
Va lui demander !
Si j'étais cette dame, je poserais les bonnes questions au bon moment.
Mais tu n'es pas une dame, Jack.
Tout près.
Je veux l'approcher de tout près.
Aussi près que lui...
Son garde du corps.
Il est si près que les questions sont inutiles.
Il assiste à tout.
- Où vas-tu ? - Je veux sa place.
- Tu en es sûr ? - Certain.
Tu as perdu la tête !
En prison, on peut faire deux choses. Réfléchir ou perdre la tête.
Moi, j'ai réfléchi.
Où vas-tu ?
- Saluer M. Rothstein. - Pas question.
Excusez-moi.
- Demi-tour. - Attendez !
- Qui es-tu ? - Je suis un danseur.
- Que veux-tu à M. Rothstein ? - Lui parler.
- Lui pas. - Qu'en sais-tu ?
Tu es trop mal vêtu.
- Pourquoi faire ça ? - Pour te garder à distance.
La prochaine fois, je recommence avec ton visage.
Que s'est-il passé ?
- Allons-nous-en. - Mais, et la fête ?
On m'a déjà fait ma fête.
Je te réservais une surprise !
On nous a proposé 200 dollars par semaine.
- Fais un spectacle en solo. - Où allez-vous ?
A ton avis ? Je suis libre, donc je pars.
Tu m'as bien servi. Merci et au revoir.
- Qui venez-vous voir ? - M. Rothstein.
- On a rendez-vous. - Il a rendez-vous.
Désolé, M. Rothstein est parti à Miami ce matin.
- Qui est ce receleur ? - Celui de la bijouterie ?
On va procéder autrement. Je veux le voir à 23 h.
- Et les armes ? - Tu en porteras une.
- Où vas-tu ? - Au bazar.
- Qui est là ? - C'est Eddie.
- Vous l'avez ? - Je l'ai ici.
Un sac du bazar. Marrant.
- Tu as l'argent ? - Je ne travaille pas à crédit.
Je veux le voir.
Moi d'abord.
Mais ça vient vraiment du bazar !
Ouvre ta boîte, voleur.
- Pour acheter ça ? - Exact.
Cette fois, le voleur se fait voler.
- Vous ne m'aurez pas. - Appelle la police, voleur !
Ouvre !
Je ne vous oublierai pas.
Pourquoi tu cours ?
Rien ne presse. Il ne va pas moucharder.
C'est vrai.
Quelle bonne idée. Ca a marché.
Tiens. Quitte la ville. L'air de la montagne te fera du bien.
- Viens avec moi. - J'ai rendez-vous à Miami.
Une boîte de havanes.
Facturez-les à A.R.
- Arnold Rothstein ? - Exact.
J'aimerais ce stylo-plume doré.
- Je vous l'emballe ? - Non.
Facturez-le à A.R.
- Combien ça coûte ? - 15 dollars pièce.
- Donnez-m'en 12. A.R. les paiera. - Bien, monsieur.
- Sur le compte de A.R. - Bien, monsieur.
C'est ouvert.
M. Rothstein est prêt à me recevoir, maintenant ?
C'est vous qui achetez en mon nom ?
Oui.
Il y en a pour 4 820,35 dollars.
Ca, c'était ce matin. Maintenant, il y en a pour 5 110 dollars.
- C'est beaucoup d'argent. - Le voici.
Eurêka ! Le danseur !
Pourquoi faire ça ?
Il est difficile de vous approcher.
C'était la solution la plus rapide.
- Ca alors ! - Que voulez-vous ?
- Son travail. - Etre mon garde du corps ?
- Pourquoi ? - Car j'ai de l'ambition.
- Ce type est trop fort ! - Merci pour votre proposition.
M. Moran me satisfait pleinement.
Si tu n'en veux pas, je peux l'avoir ?
- A M. Diamond d'en décider. - Si cela vous convient.
Mais oui. Tu es engagé ! Je vais te donner une arme.
Mais avant, un permis. Je ne veux pas d'ennuis avec la police.
Avec la police ?
Ce type me tue !
Ce type me tue !
- Combien d'argent, cette semaine ? - 21 735 dollars.
- C'est comme ça chaque semaine ? - Non, c'est calme pour l'instant.
- Pourquoi ? - J'en sais rien.
- M. Rothstein dépense tout ? - La majorité.
Taxi !
- C'est calme à cause de Noël. - Tu me tues !
Combien de fois m'a-t-on tiré dessus ?
Trois.
Je vais m'en sortir ?
D'après les médecins,
chacune de ces balles auraient dû te tuer.
Mais je vais m'en sortir ?
Oui, par miracle.
Qui a fait ça ?
J'ai blessé quelqu'un ?
Personne.
On veut un témoignage sous serment.
Dites-leur...
que la balle qui me tuera n'a pas encore été inventée.
- Tu as bonne mine. - On m'a quand même tiré dessus.
C'est toi qui l'as voulu. On va finir par te tuer.
Augie est mort, pas moi.
- Tu sais qui a fait ça ? - Les frères McDermid.
Un taxi, monsieur ?
- Que vas-tu faire ? - Suivre quelques cours.
- Sergent Cassidy ? - Sergent ? Vous êtes pas au courant.
C'est Cassidy le camionneur, maintenant. Joe !
- Qui êtes-vous ? - Un vieil ami de l'armée.
Sergent, vous vous souvenez ? Jack Diamond, de votre peloton.
Je t'avais dit que je te frapperais si je te revoyais !
Du balai !
- J'ai une proposition à vous faire. - Une proposition !
C'était le plus idiot du peloton.
Exact, sergent. C'est la raison pour laquelle je suis là.
J'ai gâché mes chances quand je portais l'uniforme.
J'aurais pu apprendre, mais je n'écoutais pas.
A présent, je veux apprendre.
T'apprendre à être un soldat ?
Tu es cinglé. Où est la guerre ? Qui sont nos ennemis ?
Je vous donne 100 dollars.
Pourquoi tu n'as rien appris quand le gouvernement te payait ?
Maintenant, apprends-moi à tirer de la main gauche.
Tu t'entraînes pour un concours ?
Oui. Avec des tireurs d'élite nommés McDermid.
McDermid !
Fais-le entrer.
Bonsoir. Tu n'as pas encore rencontré ces messieurs.
Leo "Butcher" Bremer.
Waxey Gordon.
Big Harry Weston.
Frenchy La Marr et Cherry Nose Gioe.
M. Diamond est danseur.
Pour qu'il se sente intégré, appelons-le "Legs".
Legs Diamond.
Suis-moi.
Excuse-moi, chérie.
Détends-toi.
Heureux de vous voir, M. Rothstein.
Je me sens redevable envers toi pour la fusillade.
- Je regrette que tu aies été blessé. - Mais pas Augie.
Je n'ai pas dit ça.
Ta guérison a été spectaculaire. Les frais d'hôpital ont dû te ruiner.
- 1 000 dollars suffiront ? - Je ne suis pas venu pour ça.
- Que veux-tu, alors ? - La même chose qu'en Floride.
Devenir mon garde du corps ? Ton dernier client est mort.
Je peux vous assurer que ça n'arrivera plus.
Toutes les armées du monde peuvent m'engager comme tireur d'élite.
- Une démonstration ? - Tu l'as déjà faite.
Dommage pour les McDermid.
Une fusillade remarquable.
Tu es engagé. Moran t'expliquera tout.
Merci.
- Une dernière chose. - Naturellement.
Mon frère Eddie cherche du travail.
- Quel est son talent ? - C'est un voleur.
Spécialisé dans le vol de receleurs.
Je n'ai rien pour lui.
J'oubliais. Il m'obéit au doigt et à l'oeil.
Je vois.
- Moran lui trouvera quelque chose. - Merci, M. Rothstein.
Intéressant.
Que veut-il vraiment ?
Je l'ignore. Mais il a une idée derrière la tête.
A moi de découvrir laquelle.
Chéri, il se fait tard. Ca te dérange qu'on me reconduise ?
Non. Rendez-vous à 18 h pour le cocktail.
- Voulez-vous m'accompagner ? - Avec plaisir.
Nous y sommes, M. Diamond.
N'est-ce pas ce dont vous aviez envie ?
Vous n'avez pas peur ?
Et vous ?
- Il ne me tuera pas. - Moi non plus.
Je suis armé.
C'est tout de même risqué.
Mais ça en vaut la peine.
- Ca vous plaît ? - C'est très joli.
Le loyer est de 600 dollars par mois.
- Devinez combien ça a coûté. - Deux ans de mon salaire ?
- Je suis trop chère pour vous. - Je ne comptais pas vous acheter.
Il y a longtemps, j'ai appris qu'on n'a rien sans rien.
Cette fois, vous aurez quelque chose pour rien.
Combien de temps resterez-vous garde du corps ?
- Aussi longtemps qu'il le faudra. - Toute votre vie ?
Ou pour toute la vie de M. Rothstein.
- Je vous croyais plus ambitieux. - Pourquoi ?
Vous êtes trop malin. Vous voulez ce qu'Arnold possède.
- Vous voulez être Arnold. - Il est bien plus malin que moi.
Je suis aussi malin qu'Augie, mais moi, je suis vivant.
Etiez-vous trop chère pour Augie ?
Peut-être.
Il vous ressemblait.
Mais... revenez quand vous serez Augie.
Ca pourrait prendre du temps.
J'espère que vous êtes patiente.
- Puis-je emprunter votre stylo ? - Certainement.
- Mlle Drake ? - Merci.
- Numéro ? - Le Plaza. 3098.
- M. Rothstein. - La ligne est occupée.
Vraiment ?
Merci.
Il a une idée derrière la tête.
Il veut devenir Augie. Mais oui, j'en suis sûre.
Comment ? Parce que je lui plais.
Ne sois pas idiot.
A.R. veut te voir.
Entrez.
Prends cette boîte à bijoux.
Alors, tu aimes travailler pour moi ?
C'est assez calme.
- Tu préfères les fusillades ? - Ca, c'est trop éprouvant.
Je parle de l'attente, jour après jour, nuit après nuit.
- Comme en prison. - Démissionne.
Si je suis assez patient, vous ferez de moi un homme riche.
Qu'entends-tu par "riche", Legs ?
On va voir ça.
Voici deux comptes avec arriérés. Ne blesse personne.
- La commission ? - Récupère d'abord l'argent.
- Vous aurez la somme exacte. - Dépose l'argent là.
Ensuite, brûle toutes les adresses.
Je ne veux pas de traces.
C'est pour toi.
Merci.
Considère-la comme une marque de confiance.
Merci.
Flo !
A la prochaine.
- C'est déjà jour de collecte ? - Avec moi, c'est tous les jours.
La bonne blague.
- Comment va A.R. ? - Comment vont les affaires ?
- Bien. - Alors, A.R. aussi.
Frenchy, ton nouvel établissement... j'aimerais que mon frère y travaille.
- Pourquoi ? - Il est malade.
Et alors ? Il a le travail d'un malade.
Il tourne une roulette.
La fumée encrasse ses poumons.
Je n'ouvre pas un sanatorium !
Des faveurs ! Les gens ne demandent que ça.
Ce n'est pas une faveur que je demande, Frenchy.
D'accord.
Haut les coeurs. On travaille tous deux pour A.R., pas vrai ?
Tu n'es pas heureux de me voir ?
J'ai une question à te poser.
Comment Arnold importe-t-il des stupéfiants ?
Comment suis-je censée le savoir ?
Tu sais tout le reste.
Allons, pas de questions.
Arnold n'est absent qu'un week-end.
Tu m'interrogeras plus tard.
Bonjour !
Voici un cadeau très spécial.
Importé tout droit de Chine.
- Que dois-je faire de ça ? - Arrache sa tête.
Tords-la.
Comment vas-tu me récompenser ?
Arnold, comment oses-tu penser des choses pareilles ?
Jack.
J'ignore ce qui lui prend. Il nous accuse de choses horribles.
Quelle heure est-il ?
20 h 05.
Je t'ai donné cette montre pour être à l'heure. Tu es en retard.
On ne peut pas compter sur le genre humain.
Depuis quand vous fréquentez-vous ?
Combien de fois dois-je le dire ?
Nous ne nous fréquentons pas.
Dis-lui, Jack.
- Dis-lui. - Tous les mardis depuis deux mois.
C'est un mensonge !
- C'était une blague. - Au revoir, Monica.
Monica ? Laisse la veste.
Quel Casanova, Legs.
Bonne nuit.
- Pourquoi ? - Je n'ai plus besoin de lui.
- Moi, si ! - Je suis désolé pour toi.
En fait, je suis heureuse. Je préfère rester avec toi.
Maintenant, je suis bien plus qu'Augie.
Tu as vraiment un coeur de pierre.
Tu t'es servi de moi.
- Bonjour. Quelle heure est-il ? - Décidément !
Je te demande l'heure qu'il est.
20 h 10.
Tu retardes.
- Je suis sûr que c'est de l'héroïne. - J'ai été piégé.
Dis-moi qui t'a donné cette montre.
Je l'ai achetée au mont-de-piété.
Suis-moi.
- Tu as une tête de déterré ! - Je hais la prison.
- Une nuit au cachot et tu dépéris ? - J'étouffe, là-dedans.
A.R. m'a envoyé payer la caution. Il espère que tu as appris la leçon.
- C'est tout ce qu'il a dit ? - Tu peux reprendre ta place.
C'est très sympa. J'ai envie de fêter ça.
Moran m'attend. On a du travail, ce soir.
Tu as encore le temps. Tiens, j'ai une idée.
- Moran nous accompagne. - Moran ne t'aime pas trop.
Je veux me racheter une conduite. Avec lui, je veux repartir à zéro.
Appelle-le.
Dis-lui de nous rejoindre chez Flo.
Quelle bonne idée. Ne bouge pas.
Edition spéciale ! Tous les faits relatés en détail !
Arnold Rothstein a été assassiné !
Edition spéciale ! Tout sur le meurtre de Rothstein !
Edition spéciale !
Regardez.
Il n'y a personne, ici.
T'es pas invité, Legs.
Tout est arrangé, alors ?
Tant mieux.
- Que fais-tu là ? - Il fallait que je vienne.
On n'a pas besoin de gardes du corps. Surtout pas toi.
Tous tes clients crèvent.
C'est à lui que tu dois t'en prendre. Il ne sait pas boire.
Surtout quand on corse mon verre.
Au fait, as-tu tué Arnold ?
- Le procureur m'a innocenté. - Que veux-tu ?
Je veux ma part. Moi aussi, je bossais pour Arnold.
Il n'y a plus rien pour toi. On s'est partagé les affaires d'Arnold.
Comme ce cochon.
Harry a cette part, Waxey, celle-ci, et Frenchy, celle-ci.
Le reste m'appartient. Tu peux couiner autant que tu veux.
Mais ne le fais pas. Le calme est revenu.
Et je tiens à ce que ça continue.
Ca me va. Chacun fait ses affaires de son côté.
Arnold aurait adoré ça.
Moi, j'ai une nouvelle affaire. Une garde rapprochée.
- Pour qui ? - Pour vous tous.
Et ce n'est pas une faveur. Je veux 25 % de vos bénéfices.
- On n'a pas besoin de ça. - Tu veux voir ton affaire ruinée ?
On s'occupe de notre protection.
L'assurance vie est-elle incluse ?
Ca vous intéresse, pas vrai, Leo ?
Tu vas nous manquer, Legs. Tu es un sacré blagueur.
Non, je suis là pour de bon. On a encore des affaires à faire.
Je serai un patron conciliant.
Toi, mon patron ?
Exact. Je suis l'unique ayant droit d'Arnold.
Il l'a dit lors de sa dernière déposition.
Arnold n'a pas fait de déposition.
Si, mais il l'ignorait.
Le jour de collecte sera mercredi. Comme d'habitude.
Va-t'en.
Tu m'as entendu ?
- Dehors ! - Tu vas te couper, Leo.
- Laisse-moi lui couper la tête. - Non, tout se règle pacifiquement.
Je tiens au calme.
- Merci beaucoup. - Bonsoir, M. LaTour.
- Comment va votre pied ? - Bien.
- Vous dansez avec Alice ? - Bien.
Enfin, oui.
- Vous êtes mariés ? - Oui. Mais pas avec elle !
- Elle vit toujours dans la 86e Rue ? - Oui.
- Saluez-la pour moi. - Bien.
Détends-toi ! Désormais, tout se règle pacifiquement.
Ecartez-vous, messieurs ! Allez !
Il nous a encore tendu un piège.
10 camions accidentés, trois de mes hommes tués.
C'est un fantôme. Il est partout. Comment a-t-il su ?
On a changé notre route dimanche. Comment a-t-il su ?
Il nous met à mal !
- Comment est-il au courant ? - Tiens, chéri.
Tout se règle pacifiquement.
Mon oeil. J'aurais dû lui couper la tête.
Tuons-le maintenant.
Mais pas toi. Il te ferait sauter la cervelle.
Trouvons un nouvel homme. Quelqu'un qu'il ne connaît pas.
Des types de Chicago !
Peu importe ce qu'il découvre. Il ne pourra plus nous nuire.
Ne t'excite pas comme ça, chéri. Bois ta bière, elle est bien fraîche.
- Allons. - Ca va, ça va.
Dis-moi que tu m'aimes, chéri.
Je t'aime. Alors, qu'est-ce qu'ils ont dit ?
Embrasse-moi d'abord.
Quand arrivent les types de Chicago ?
Pas avant une semaine. Chicago, c'est loin.
- Pas vrai, chéri ? - Ne te mêle pas de géographie.
Contente-toi de l'anatomie.
A la prochaine.
- C'est bon ? - Le taxi attend depuis une heure.
- Ca ne fait rien. On a les moyens. - Mais je suis fatigué !
Pousse-toi !
Suivez-les !
Ralentis. On n'est pas suivis.
Je vous dépose à l'hôpital. Vous saignez.
Regardez devant vous.
- Filez ! - Bien, monsieur.
- Qui est-là ? - Alice ?
Appelle Eddie. Dis-lui d'appeler un médecin.
Il sait qui appeler.
Fais vite.
Vous savez quel genre d'arme vous a blessé ?
Un roulement à billes.
Soit je suis un excellent docteur, soit vous êtes invincible.
Les deux suppositions sont vraies.
J'espère que vous garderez le silence.
Très bien.
Si vous parlez, on l'apprendra.
J'ai compris.
Tu te sens mieux, Jack ?
Eddie, je veux que tu t'en ailles.
- Pourquoi ? - Je ne veux pas qu'ils te tuent.
- Je ne m'en fais pas. - Va-t'en.
Tu as besoin de moi.
Je ne veux m'inquiéter pour personne.
Où aller ?
Loin, pour qu'on ne te retrouve pas.
A Denver. Du bon air pour tes poumons.
- Je partirai cette nuit. - Pars maintenant.
Je te contacterai.
Va-t'en. Toi aussi.
Fats, tu dois aussi quitter la ville. Encore une chose...
Le taxi, Wyncyuski.
C'est le seul témoin.
Et...
Alice ?
Je n'en sais rien.
Tout est possible.
Tu sais pourquoi j'aime travailler pour toi ?
Pourquoi ?
Parce qu'il est très dangereux de ne pas travailler pour toi.
Je t'ai fait du bouillon.
Bois-le.
Je suis entre tes mains.
Tu peux faire tout ce qu'il te plaît.
Appeler la police.
Arrêter un passant et lui dire que je suis chez toi.
Ou alors...
tu peux m'héberger.
Et t'occuper de moi.
Pour la loi, tu serais la complice d'un fugitif.
Que comptes-tu faire ?
Je ne voulais plus jamais te revoir.
Mais...
quand tu as frappé à ma porte, j'ai cru que tu allais mourir.
Jack, je ne suis ni jolie ni très intelligente.
J'ai juste gagné un prix, un jour.
Ma vie n'était pas très mouvementée.
Et puis, tu es arrivé.
Depuis, je n'ai jamais été aussi malheureuse...
mais au moins, je me sens vivre. Avant, je ne vivais pas.
- Alice... - Ne me dis pas que tu m'aimes.
Je sais que ce n'est pas vrai.
Mais ce n'est pas important.
Je t'aime quand même.
Tu vois...
c'est moi qui suis entre tes mains.
Bois ton bouillon.
Non. Je n'ai rien dit.
C'est la dernière fois, Dixie. Où est-il ?
Je ne sais pas.
Il ne m'a jamais rien dit.
Mais toi, tu en as dit, des choses !
Non...
Faites-la sortir d'ici.
Je ne comprends pas. Il a disparu de la circulation.
- Il est peut-être mort. - Et le taxi s'est suicidé ?
Traquons-le hors de sa cachette.
Fats et Eddie ont quitté la ville. Mais où se cache Legs ?
J'y suis ! Son frère Eddie !
Trouvez Eddie, vous trouverez Legs.
- Où le chercher ? - Là où vont les poitrinaires !
Trouvez-le !
Je m'en occupe.
Eddie, réveille-toi.
Regarde-moi bien.
Rappelle-toi bien mon nom. Matt Moran.
Compris ? Je suis Moran.
Dis à ton frère que c'est moi qui t'ai tiré dans les jambes.
Combien de temps va-t-on attendre ? Legs ne viendra pas.
Tu veux savoir ce que je pense ? Je pense qu'il est mort.
Allô ?
Comment vas-tu, Legs ?
C'est bien moi. Je t'attendais.
Non, c'est entre toi et moi.
Si c'est ce que tu penses, tu sais où je suis.
Quand tu veux.
Il arrive.
Toi, va attendre en bas. Toi, va dans le couloir.
Tu es un idiot, Moran.
Quand comprendras-tu que je suis invincible ?
Je tue ceux qui pensent le contraire.
Qu'est-ce que tu attends ?
Tire !
Ne me mets pas la pression. Je veux aussi tes copains.
Asseyons-nous sagement.
Attendons-les.
Tony !
Il est ici !
Il est ici !
- Ecoute-moi, Alice. - C'est la dernière fois, Jack.
Tu es une vermine. Une sale vermine de tueur.
Ils ont blessé mon frère et tenté de me tuer.
Ils continueront et toi aussi. Ca ne finira jamais.
Ne pense pas à ça.
Lâche-moi, Jack.
Je m'occuperai bien de toi.
- Jolie cachette. - L'inculpation ?
Meurtre. Pas un, mais cinq meurtres.
Peut-être bien six.
Suis-moi. Vous aussi.
Pourquoi l'emmener ?
C'est mon témoin à charge.
- Le seul témoin vivant. - Elle ne peut témoigner contre moi.
- Vous êtes bien Alice Schiffer ? - Son nom est Diamond.
C'est Mme Jack Diamond. Vous connaissez la loi.
Une femme ne peut témoigner contre son époux.
Montre-lui ton alliance.
La voie est libre.
Mike, va à l'arrière avec Willie.
On prendra des saucisses. Combien, Leo ?
Une demi-douzaine, avec de la choucroute.
Chaude ou froide ?
Un peu des deux.
Deux portions.
Qui est-ce ?
C'est Red. Red Davis.
Je ne le connais pas.
Il est nouveau, il vient de Detroit.
Pourquoi me regarde-t-il ? Je ne l'aime pas. Qu'il dégage.
Il t'est très dévoué.
Comment en être sûr ?
Du calme. Il repart demain à Détroit.
- Serveur ! - La bière brune.
- Amenez-nous de la bière brune. - Elle est à la cave.
Va la chercher !
Mon premier repas depuis deux semaines.
Dans sa cachette, Legs ne mange pas mieux.
Non, mais il mange. Comment est-il encore en vie ?
Ne t'en fais pas, mange.
Et cette bière ?
Elle arrive.
Si tu bouges, ta tête finira dans la choucroute.
Contre le mur.
Là où je peux vous voir.
En avant.
Ca me débecte de travailler pour toi.
Debout.
Ne fais pas ça, Legs.
A genoux.
Supplie-moi.
Je t'en supplie, Legs. Tout ce que tu voudras.
Rampe.
Je t'en supplie, ne fais pas ça.
Legs... je t'en prie.
Je t'en prie !
Je vais pas te tuer tout de suite.
Dis à tes amis que c'est mon dernier avertissement.
Si vous ne me payez pas, je vous tue tous.
Attrapez-le !
Allez !
On a discuté.
- Tu auras 25 % - 50 %.
- On avait dit 25 % ! - Trop tard. Maintenant, c'est 50.
- Paie-le. - C'est du vol !
Il viendra vous voler tous les mercredis.
- Ce chauffeur ? - C'est le sergent Cassidy.
S'en prendre à lui, c'est s'en prendre à l'armée.
Une dernière chose. Ce club...
Je le veux.
C'est mon établissement !
Leo...
c'est bien pour ça que je le veux.
Au revoir, les garçons.
Louie !
- Oui, monsieur ? - Comme au bon vieux temps.
- C'est vrai, monsieur. - Tu es viré.
Chérie !
Voici ma surprise.
Tout ceci est à nous.
- Cet endroit nous appartient ? - Exact.
Eh bien. Je vais devenir ma meilleure cliente.
Chérie, tu as un problème avec l'alcool.
Tu es une vraie alcoolique.
Exact.
Hotsy Totsy, une réservation ?
Quoi ?
Denver ?
Un appel longue distance. L'hôpital d'Eddie.
Prends le message.
Qu'y a-t-il ?
Bonjour, doc.
Je vais lui dire.
Ca fait trois mois que tu ne paies pas.
- Qu'a-t-il dit d'autre ? - S'il sort, Eddie mourra.
Message bien reçu. Raccroche.
Je lui ai dit, doc.
Oui ! Vous m'avez entendu.
Au revoir.
- Je vais faire un chèque. - Non.
- Ils vont bientôt l'expulser. - Qu'ils l'expulsent.
- C'est ton frère ! - Je sais !
Toute ma vie, je m'en suis occupé. C'est un poids. J'en ai assez.
On contrôle le monde, Fats. Regarde-toi.
Un costume à 200 dollars. Grâce à moi, tu mènes la belle vie.
Assure-toi d'une chose : que je reste en vie.
Par deux fois, il a failli causer ma perte.
Il n'y aura pas de troisième fois.
Chérie... Si on partait en Europe ? Dans les plus belles villes.
Tu m'achètes tout.
Des fourrures, des bijoux, de beaux vêtements...
et tout l'alcool du monde.
Et maintenant, l'Europe.
Comment ne pas t'aimer ?
Ca suffit.
Tout est parfait. Parfait.
Il ne manque qu'une chose.
Tu ne m'emmènes plus jamais au cinéma.
C'est pour ça qu'on est venus à Paris ?
Qu'est-ce que tu as dit ?
Qu'on devrait rentrer.
Je te l'avais dit, Legs !
Je veux une réunion tout de suite.
Ils sont tous en taule, sauf Leo.
Allons chez lui !
Leo est là ?
M. Diamond ?
- Tu en es sûr ? - Je le tiens de son avocat.
C'est par ici. Seulement lui.
Ils sont avec moi.
Qui êtes-vous ?
Où est Leo ?
M. Bremer n'est pas là.
M. Lepke Buchalter, de New York.
M. Zwilman et M. Moretti, de Jersey City.
M. Crawford, de Californie.
M. Guzik, de Chicago.
Vous commencez à comprendre, M. Diamond ?
Comprendre quoi ?
Bremer et les autres me doivent de l'argent.
M. Diamond, l'idée était bonne. Voler des voleurs.
Mais c'est obsolète.
Vous avez fait beaucoup de ramdam.
Ces fusillades, ces cadavres en pleine rue, les gros titres.
C'est mauvais pour votre image.
Le monde change, M. Diamond.
Il est temps pour vous de sortir de scène.
Je ne vous connais pas.
Jersey. Tripot.
Bénéfice mensuel : 170 000 dollars. Ma part : 85 000 dollars.
New York. Alcool de contrebande. 250 000 dollars.
Ca me fait donc 125 000 dollars. Vous comprenez ?
Vous ne pouvez plus continuer vos collectes.
Si j'ai bien compris...
vous êtes les successeurs de Frenchy, Waxey, Leo et les autres.
C'est exact. Nous sommes unis.
Un syndicat national.
Très bien. Ca me facilite la tâche.
C'est chez vous que je viendrai faire ma collecte.
Comment vous appelez-vous ?
M. Diamond, vous croyez pouvoir nous tuer ?
Pourquoi pas ?
Vous croyez pouvoir me tuer ?
Vous ne pouvez pas.
Vous croyez pouvoir menacer mes amis et ma famille ?
Je vous attendais depuis longtemps. Je n'ai pas de famille.
J'ai tout prévu.
Et votre femme ?
Tuez-la. Elle ne m'empêchera pas d'avoir mon argent.
Au revoir, M. Diamond.
Croyez-moi, je vous reconnaîtrai.
Alice ?
Tu ne répondais pas !
Et Fats ?
C'est la première fois que je n'ai personne avec qui boire.
J'ai envoyé le sergent te chercher, mais il ne revient pas.
Sergent, sors de ta cachette !
Il est parti.
Je vais le rappeler.
On fera la fête.
Il viendra avec sa femme. Attends de l'avoir vue.
- Standardiste ? - Il ne reviendra pas. Fats non plus.
- Ils ont eu peur d'eux ? - Non.
Ils ont peur de toi.
Et moi aussi.
Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
J'étais sûre d'une chose.
Malgré tout ce que j'ai vu...
je me disais qu'au fond de toi, tu avais des sentiments pour moi.
J'espère qu'ils me tueront.
- Je ne les laisserai pas te tuer. - Si, si ça peut te servir.
Ne dis pas ça.
Ce que j'ai dit, c'était du bluff.
Qui voulais-tu bluffer quand tu as laissé mourir Eddie ?
Je suis sérieuse, Jack. Je veux qu'ils me tuent.
C'est la seule façon de me racheter pour t'avoir aimé.
Qu'est-ce que tu racontes ? Tu m'aimes. Tu m'aimeras toujours.
Tu sais, toi et moi...
Nous resterons toujours ensemble.
Ne m'abandonne pas. J'ai besoin de toi !
Va-t'en !
Dégage ! Personne n'a besoin de toi ! Je serai débarrassé de toi aussi.
Personne ne peut m'atteindre. Je n'ai à m'inquiéter de personne.
Ma bonne étoile. Grâce à elle, je suis invincible.
Tu as tout faux.
Tant qu'une personne t'aimait, tu étais hors de danger.
C'était ça, ta bonne étoile.
Maintenant, tu n'as plus personne. Te voilà tout seul.
Qui vas-tu appeler ?
Où vas-tu aller ? A qui vas-tu faire confiance ?
Tu n'es pas invincible.
Jack, tu es un homme mort.
Standardiste ?
Passez-moi le Plaza. 1098.
Allô ?
Qui ?
C'est Jack, chérie. Jack Diamond.
Ca fait une paie,
mais je savais que tu n'oublierais pas.
Tu m'aimes toujours ?
Dis-moi que tu m'aimes.
Evidemment.
Evidemment que je t'aime. Tu le sais bien.
- Où es-tu ? - Au Colombus Arms.
Suite 918. Viens immédiatement. C'est urgent.
- Il est tard. - Si tu m'aimes, viens.
- Bien sûr que je t'aime. - Je le savais.
Je t'attends.
Qui êtes-vous ?
Vous ignorez qui je suis.
Je suis Legs Diamond.
Tu fuis ?
Fuis, je te retrouverai.
Je te retrouverai et te tuerai !
Tire.
Vas-y, tire.
Tu ne peux pas me tuer.
Tu ne peux pas me tuer.
- Que se passe-t-il ? - On aurait tué Legs Diamond.
C'est pas lui ! Legs Diamond est invincible !
Regarde, voyou ! C'est bien Legs Diamond.
N'oublie jamais ça !
Je viens.
Ne me dites pas que vous l'aimez encore.
Beaucoup de gens aimaient mon mari. Mais il n'a jamais aimé personne.
C'est pour ça qu'il est mort.
Sous-titrage TVS - TITRA FILM
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