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Zulu
Seulement deux.
J'avais raison. Une poche de r�sistance isol�e.
L'un d'eux avait �a sur lui.
La carte de leurs cibles. On est ici.
Et cet endroit ?
Un ancien d�p�t de munitions.
- Et �a ? - D'anciens baraquements.
Anciens ?
C'est le mot cl�, on dirait.
Une petite arm�e � l'�quipement d�pass�
qui attaque des cibles militaires d�pass�es.
Ils sont sans liaison radio.
Depuis 30 ans ?
On le saura...
en interrogeant les prisonniers.
Je regrette, il n'y a plus aucun prisonnier � interroger.
Mais...
C'�taient des prisonniers de guerre.
Qui est responsable de cette barbarie ?
L'�ge, uniquement l'�ge. Ils sont morts de mort naturelle.
Jugez vous-m�me.
Bonjour, Mike.
C'est pareil pour tous.
Mais...
Comment ?
Pourquoi ?
D�g�n�rescence totale.
La sp�cialit� de Gambit.
S�nilit� acc�l�r�e. C'est le ''comment''.
Je travaille encore au ''pourquoi''.
- D'autres micros ? - Oui.
Sur ceux que j'ai examin�s.
J'ai retir� ceci du cr�ne de plusieurs victimes.
Une sorte d'appareil de radio.
Un �metteur... receveur.
Nos experts en �lectronique vont �tudier �a.
Je pr�f�re �a.
Je me sens enfin en France.
On fait quelque chose, ce soir ?
Quel manque d'enthousiasme !
Vous �tes inquiet, pas vrai ?
Si on en parlait ?
La 3e Guerre.
- L'ambassadeur russe ? - C'est ce qu'il a dit.
Mais sans conviction. N'est-ce pas ?
Je ne sais pas.
- Rappelez-le. - Je ne peux pas.
Toy est � l'oppos� de moi id�ologiquement.
Et c'est un excellent ami. �a risque de le g�ner
si je l'appelle.
Vous devez attendre qu'il appelle ?
Si on lit entre les lignes, le danger est pass�.
Vous croyez ?
Les autorit�s fran�aises ont tu�
250 soldats de notre arm�e secr�te.
Nos vaillants combattants.
Quel dommage qu'ils aient fini comme �a !
Mais � long terme, �a vaut mieux pour nous.
�a aurait facilement pu mener � une guerre mondiale.
Quoi qu'il en soit, c'est fini.
250 hommes.
�a repr�sente tout notre effectif, n'est-ce pas ?
Tout notre effectif.
Vous allez maintenant pouvoir rentrer � Moscou.
Je crois
que je vais rester un ou deux jours pour go�ter aux d�lices
de la d�cadence occidentale.
Vous connaissez le Dr Leparge. On partage un int�r�t pour...
Steed et vous avez s�rement des choses en commun.
Gambit et moi, on a des choses � faire.
De l'�changisme en plein jour !
Le monde change.
Elle est avec moi.
- Steed est un gentleman. - �a reste � voir.
Alors, comme �a, on a d'autres choses � faire ?
Paris vous a rendu la raison. Vous acceptez enfin de me laisser...
Travailler.
- On a du travail. - Quoi ?
- Steed est inquiet. - Moi aussi.
On doit examiner chaque soldat mort.
Ce sont les effets personnels de chaque homme.
Un c�ble du camarade Toy.
De notre ambassade � Paris.
Appelez imm�diatement Toy
sur une ligne brouill�e.
Camarade Kerov,
le chiffre �tait clair : 250 hommes.
Vous en avez parl� au colonel Stanislav ?
- Il y a un probl�me ? - Un s�rieux probl�me.
L'effectif total de notre arm�e secr�te �tait de 252.
Les deux disparus sont s�rement des agents K
en mission sp�ciale.
L'un d'eux est le p�re de Stanislav.
- O� est le colonel ? - Il est absent.
Pr�parez les documents. Arr�tez-le d�s son retour.
Que ferait un soldat russe
avec un bulletin de versement dans sa chaussure ?
Un tr�s vieux bulletin.
''F�vrier 1946. Entrep�t St Ceir.''
Vous avez �t� choisis
pour une mission sp�ciale.
Vous serez activ�s en m�me temps que les unit�s conventionnelles.
Mais on ne vous r�veillera que 48 h plus tard.
Que faites-vous ici ? C'est priv�.
J'ignore ce qu'on fait ici.
On aide Steed � ne pas s'inqui�ter.
Ou on le pousse � la d�pression.
Mort.
Poignard�.
Des soldats.
On pi�tine.
C'est le 4e entrep�t qu'on visite.
Et il en reste encore neuf. Parce qu'on doit...
Eviter que Steed s'inqui�te.
Vous �tes un homme courageux,
mais aussi insens�.
- Moscou vous a contact�. - 252 hommes.
Pourquoi n'avoir rien dit des deux autres ?
Parce que...
c'est entre eux que se trouve la cl� de toute l'affaire.
Les 250 combattants
sont morts. On peut s'en passer.
Leur mission n'�tait que de harceler.
Mais les deux agents K
- peuvent la d�clencher. - Quoi ?
La 3e Guerre mondiale.
�a doit arriver, camarade.
On le sait. Et c'est l'attaquant
qui gagnera.
Personne ne gagnera une 3e Guerre mondiale.
Personne ne survivra. Je le sais.
Et les autorit�s en place le savent aussi
- � Moscou. - Des hommes insipides !
Des hommes sens�s, responsables.
Je m'occupe du document
concernant votre arrestation. Vous rentrerez
pour �tre jug�.
Toy a �t� arr�t�.
- Ordres de Moscou. - Imb�cile !
C'est lui qu'il faut arr�ter !
Vous savez lire ?
Un document officiel d'arrestation. Quel nom voyez-vous ?
Vous l'enfermerez, il sera tenu au secret jusqu'� nouvel ordre.
Vous ne pouvez pas faire �a.
Emmenez-le.
Tuez-le !
Allez, suivant !
Vide.
Pas tout � fait.
- Une balle. - Pas ordinaire.
Magnum longue port�e � bout explosif.
Une balle d'assassin.
- Je dois vous parler. - Sans dire bonjour ?
Sans me serrer la main en signe d'amiti� ?
- C'est urgent. - �a doit l'�tre.
Venez, je m'appr�tais � me servir un whisky soda.
On dirait que vous en avez besoin.
C'est une vieille coutume occidentale.
Whisky � l'int�rieur,
lueur optimiste � l'ext�rieur.
De quoi s'agit-il ? Encore la 3e Guerre mondiale ?
C'est possible, si on ne r�agit pas vite.
Racontez-moi depuis le d�but.
�a remonte � l'�poque de la guerre froide.
On ignorait de quel c�t� l'Occident pencherait.
On a donc d�cid� d'avoir une longueur d'avance.
On a implant� une petite arm�e dans chaque pays europ�en.
Implant� ?
- Des espions en sommeil ? - Litt�ralement.
Une m�thode d'animation suspendue.
Des gu�rilleros cach�s dans divers entrep�ts.
Tous dormant d'un sommeil scientifiquement d�clench�.
Tous devant �tre r�veill�s au moment venu. S'il venait.
- R�veill�s par... - Un signal radio.
Gr�ce � un �metteur implant� dans le cerveau.
Comment le saviez-vous ?
- Je sais que deux et deux... - Peuvent faire six.
- J'aime les hommes comme vous. - Poursuivez.
Le signal radio devait �tre �mis par un de nos satellites en orbite.
Le syst�me ne devait �tre utilis� qu'en cas de guerre.
Pour frapper les premiers.
Pour attaquer les lignes par derri�re.
Oui, mais quelque chose s'est d�traqu�.
Un probl�me de fil ou de transistor. Je ne sais pas.
Le signal s'est d�clench� quand le satellite survolait la France.
D'o� la petite guerre � laquelle on est m�l�s.
Il y a autre chose, non ?
Les Fran�ais ont vaincu les soldats, mais il y a autre chose.
Deux agents K courent toujours.
Des agents K ?
K comme kill, des agents tueurs.
Des assassins entra�n�s pour des cibles pr�cises.
S'ils les atteignent,
nos pays et le monde entier
seront entra�n�s dans une guerre irr�vocable.
Quelles cibles ?
Vous seul pouvez sauver le monde maintenant...
N'avancez pas ou je la tue.
Il faudra nous tuer tous les deux. On est t�moins.
On peut triompher d'une balle.
Elle se d�place � 1600 km/h.
Mais on peut en triompher.
On peut l'anticiper, la d�vier.
Je n'ai vu �a qu'une fois.
Mais c'est possible.
C'est la chose la plus stupide, la plus ridicule et la plus belle
que j'ai jamais vue.
- Votre main ! - Ce n'est rien. Steed !
En plein c�ur !
Il nous a tout appris.
Il �tait bon,
honn�te
et sinc�re.
Et il est vivant !
Comment est-ce possible ?
Je suis un gentleman.
Personnellement, je ne fume pas,
mais j'en ai toujours pour les amis qui fument b�tement.
Voil� qui est d�licieux.
N'oublions pas nos priorit�s.
Eviter la 3e Guerre mondiale passe avant tout, non ?
C'�tait mon ami.
Il est venu me mettre en garde.
�a lui a co�t� la vie.
Il voulait vous mettre en garde ? Contre quoi ?
Deux assassins avec des cibles prioritaires...
- Qui ? - Il ne me l'a pas dit.
Ce n'est peut-�tre pas vital.
Jusqu'ici, les cibles ne sont plus d'actualit�.
Mais certaines cibles ne changent jamais.
Je sais que vous ne me croyez pas.
En fait, moi-m�me, j'ai du mal � y croire.
Des agents implant�s il y a 30 ans.
Un signal par satellite qui se d�traque.
Exactement.
Ce � quoi nous avons affaire, messieurs, est un accident !
Leur ambassadeur vous a dit tout �a.
Mais il est mort. �a n'a donc pas �t� confirm�.
Steed l'a confirm�.
On a la parole d'un Anglais.
Mais �a n'a pas �t� confirm� par une source fran�aise.
�a concorde avec ce que je sais.
- On est en train de le v�rifier. - Mais...
L'int�r�t de notre ami anglais nous flatte.
Mais il n'y a pas de quoi alerter le pr�sident ou le Premier ministre.
On enverra une note de service
� la s�curit� pour que la vigilance soit renforc�e.
Que s'est-il pass� ?
Ils vont envoyer une note de service � la s�curit�.
La bureaucratie !
Alors, on se retrouve seuls ?
Pas tout � fait.
Je vous crois, Steed.
Officiellement, j'ai les mains li�es.
Officieusement...
tenons un conseil de guerre.
Pendant que vous discutez,
je vais voir le champ de bataille.
Un mus�e, le g�n�ral Gaspard.
C'�tait un soldat appr�ci� et courageux,
un v�ritable fils de la France.
C'est vrai.
J'ai trouv� �a sur le corps de l'assassin.
Encore une cible obsol�te.
Obsol�te ou pas,
il sera enterr� avec les honneurs militaires.
Il a v�cu comme un soldat.
Et il est mort comme un soldat.
''Un'' �tant le mot cl�.
Deux agents K. L'un est mort...
Et l'autre reste � trouver.
Ce sont toutes les liqueurs que nous avons en stock.
Monsieur fait une sorte de pari ?
Monsieur fait une sorte
de publicit� ?
Monsieur rattrape le temps perdu.
- C'est une nouvelle liqueur. - Nouvelle ? Non.
Elle est sur le march� depuis 25 ans.
- Et m�me plus. - Exactement. Elle est nouvelle.
L'exc�s n'est pas du plaisir.
Le plaisir se situe juste avant l'exc�s.
Tu me disais �a quand j'�tais petit.
P�re !
Cher p�re !
C'est dur � comprendre, je sais.
La vieille isba dans la steppe.
Le bruit de la Volga lors des crues de printemps.
Et en hiver, le sifflement
de nos patins sur la glace
quand on allait chercher du pain chez la m�re Zaboski.
Ma premi�re paire de patins,
c'est toi qui l'as faite de tes mains, papa.
Stanislav !
Mon fils !
Le monde change.
Mais pas en mieux.
Mais comment...
J'ai attendu devant l'entrep�t jusqu'� ce que...
tu te r�veilles.
Et depuis, je te suis.
''Avec un bon �l�ment pour me couvrir...''
''J'avancerai sans crainte.''
Je m'en souviens.
Tu es devenu fort.
J'ai vieilli.
Mais toi, tu es toujours jeune et vaillant.
La guerre ?
Si j'ai �t� r�veill�...
La guerre ne va pas tarder � commencer.
Je te le promets.
Et Minski ?
L'autre agent K. Il est...
Minski est mort.
Mais il n'est pas mort en vain.
Il a atteint son but.
Ce g�n�ral
�tait important ?
Important, respect�, aim�.
Il sera enterr� avec les honneurs militaires.
Parfait.
M�me autrefois, tu �tais mon sup�rieur.
Le jour o� tu nous as donn� les instructions,
tu �tais capitaine et moi, seulement sergent-major.
Je suis devenu colonel.
Tu as r�ussi, mon fils.
Tu r�ussiras encore davantage, mon p�re.
Il est regrettable,
tr�s regrettable que le g�n�ral Gaspard soit mort.
Surtout pour lui.
Il sera donc enterr�, bien s�r.
A moins qu'un taxidermiste ne vienne l'empailler.
Colonel Martin, votre sens de l'humour est,
pour le moins qu'on puisse dire, �trange.
L'influence de vos amis anglais ?
La mort de Gaspard
est regrettable car il va falloir modifier l'itin�raire du pr�sident.
Il devra
assister aux fun�railles. Naturellement,
Gaspard �tait un vrai fils de la France.
Mais cela tombe tr�s mal.
Oui, mon colonel, je sais
que cela tombe mal pour le pauvre Gaspard.
Par chance, le g�n�ral Gaspard
sera enterr� au cimeti�re de son village.
Et par chance, c'est une zone facile � surveiller.
On devrait donc s'en sortir avec un minimum d'agitation
pour retourner au plus vite aux vraies affaires du gouvernement.
L'�clairage est tr�s joli.
Soit vous allez mal, soit vous �tes ailleurs.
Alors, on devrait �tre ailleurs.
Vous m'avez entra�n�e de force.
Pourquoi j'irais voir un spectacle pareil ?
Je suis une fille !
Je suis une fille et je tiens � ce que �a se sache.
- C'est une fille. - Sans aucun doute.
Purdey, on a vot�. Vous �tes d�finitivement
une fille.
Bien s�r, le vote n'�tait pas forc�ment
unanime.
Vous �tes une fille.
Quelque chose vous tracasse, exact ?
Et quelque chose vous tracasse, exact ?
Dites donc ce qui vous tracasse pour que l'on compare.
Le g�n�ral Gaspard.
- Quoi ? - Je ne sais pas trop.
- Cette photo... - La photo ! Exact !
La photo de Gaspard que portait l'assassin.
- Trop r�cente. - Exact.
- La cible datait de 30 ans. - Mais la photo �tait r�cente.
Exact.
- Ce qui signifie... - Que l'assassin l'a eue
dans un dossier r�cent, parce que...
Il voulait tuer Gaspard, m�me s'il n'�tait plus en service.
- Exact. - Exact.
Merci pour votre aide !
�a vous a men�s o� ?
Nulle part.
Vous �tes une fille.
Je doute que le p�rim�tre de s�curit� s'�tende aussi loin.
Mais je reste ici, au cas o�.
''Avec un bon �l�ment pour me couvrir...''
Je reconnais bien mon fils.
Eh bien, mon fils...
le moment dont on parlait il y a des ann�es approche.
Dans quelques heures, le monde sera transform�.
Ce sera notre monde.
Nos politiques,
nos id�ologies.
En supposant qu'il reste encore un monde.
P�re !
Vise droit et juste.
Compte sur moi.
Au revoir, mon fils.
Seule la famille proche assistera � l'enterrement.
Par chance, le g�n�ral Gaspard en avait peu.
La famille proche dans la 1 re voiture.
Les repr�sentants de l'arm�e et du gouvernement dans la 2e.
Le pr�sident sera dans la 3e voiture.
Je suppose qu'il devra descendre de voiture.
Il doit absolument d�poser une gerbe.
Sinon la presse en parlera et l'arm�e y verra un affront.
Ce sera la panique.
J'essaie justement d'�viter la panique.
Voire le moindre souffle d'agitation.
Le cimeti�re est un endroit d�licat � surveiller.
On peut facilement s'y cacher.
Mais je veux qu'il soit fouill�
une heure avant l'enterrement
et que l'acc�s soit contr�l�.
Ce sera une petite c�r�monie.
Le pr�sident ne descendra de voiture que quelques secondes.
J'insiste
pour que vous fassiez tout pour convaincre le pr�sident.
Sinon...
au moindre incident, vous aurez une part de responsabilit�.
Je vais lui parler.
Parfait.
Messieurs,
prions pour que l'enterrement se passe vite et bien.
Un air de m�lancolie.
Je l'ai senti d�s que je suis arriv�.
Les Fran�ais sont sensibles.
Un air d'�chec.
''Une bataille n'est pas perdue tant qu'on ne l'a pas men�e.''
Quelqu'un a dit �a.
Sir Everington Steed, un parent, l'a dit � Waterloo.
Cela cr�e un pr�c�dent.
- Waterloo est une bataille rang�e. - Sabres et fusils.
- 1 h de pause pour d�jeuner. - 2 h.
N'oubliez pas qu'il s'agit des Fran�ais.
Il y a une bonne nouvelle.
Ils se sont enfin r�veill�s, au minist�re.
Ce qui m'a permis de renforcer la s�curit�.
Les obligations du pr�sident ont �t� r�duites au minimum.
Vous avez une obligation maintenant ?
- D'o� l'uniforme. - Tr�s chic.
Ce sera amusant ?
Gu�re.
L'enterrement du g�n�ral Gaspard.
Un enterrement.
Un enterrement !
Le 1er assassin tue un vieux g�n�ral.
Un vieux g�n�ral appr�ci�.
Qui sera enterr� en grande pompe.
Avec les honneurs militaires.
Le pr�sident en personne sera pr�sent.
Cela pourrait �tre la cause et l'effet.
- Un projet. - Un pi�ge !
Un pi�ge parfait.
Id�al pour un tireur d'�lite.
Le colonel semble avoir la situation en main.
Disons que...
�a tombe � pic ?
�a va, laissez-les.
Faites le tour de l'�glise.
- Que venez-vous faire ? - Rendre hommage au g�n�ral.
Dans cette tenue ?
Voyons, dites-moi la vraie raison.
Une id�e. �a ne vaut peut-�tre rien.
Si vous avez une id�e, faites-m'en part.
La mort de Gaspard
serait un pi�ge.
Le pr�sident va venir lui rendre hommage.
A d�couvert.
J'ai renforc� la s�curit�.
Je n'en doute pas.
Mais que diriez-vous de renforts ?
Avec plaisir.
Mes hommes vont encore v�rifier.
Je vais inspecter les voies d'acc�s.
- Je fouille les bois. - Et moi, ce secteur.
Je suis sur le p�rim�tre ouest.
Rien.
Moi non plus.
Il est 11 h. Encore une heure.
Continuez � surveiller.
Si mon bras tremble, je risque de rater ma cible !
J'�coute.
Il est presque midi.
Je sais.
- Je n'ai rien trouv�. - Moi non plus.
Tout semble en ordre. Je viens vous rejoindre.
Avec plaisir.
A part �a, c'est une bonne id�e.
Vous serez au point culminant de la zone.
Je continue � inspecter les voies d'acc�s.
Rien.
On a fait erreur sur toute la ligne.
Peut-�tre.
Dans cinq minutes, tout sera fini.
Peut-�tre.
Bient�t.
Quelle heure est-il ?
- Environ midi. - L'heure exacte.
- Midi une. - Midi une ?
L'�glise !
La cloche de l'�glise n'a pas sonn� !
Venez !
Pile � l'heure et sans temps mort.
Malgr� cette horloge.
- L'horloge est d�traqu�e. - S�rement fabriqu�e par un Anglais.
Toute notre gratitude.
Ce soir, on donne un banquet.
Je vous enverrai une voiture.
Je sais o� trouver des grenouilles et des escargots d�licieux,
ainsi qu'une exquise liqueur d'Orl�ans. A plus tard.
Grenouilles et escargots ?
Des sp�cialit�s fran�aises.
Il reste la liqueur d'Orl�ans.
Gn�le et venin de serpent. C'est un r�gal.
Avec une vip�re morte au fond de la bouteille.
Un haut fonctionnaire va vous remettre des d�corations.
Des d�corations ?
Les honneurs !
Des m�dailles. Je me demande lesquelles.
L'Etoile de Sib�rie.
La M�daille de Mongolie.
Et pour vous...
La Petite m�re de la terre...
l'Ordre des conducteurs de tracteur et de l'industrie lourde.
Pour la France. Pour nous.
Pour le monde.
Pour les services rendus.
Si le MI-5 venait � apprendre �a !
Et maintenant, le grand prix de Steed.
Pour moi-m�me...
et mes deux chers amis.
Adaptation : Odile Manforti
Sous-titrage TVS - TITRA FILM
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