All language subtitles for Mary.Poppins.Returns.2018.REPACK.MULTi.1080p.HDLight.x264.AC3-EXTREME

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Lorsque l'aube est déjà passée

À travers la pluie J'accueille la matinée

Quand se lève le jour Les trésors abondent

Sous le joli ciel de Londres

J'éteins les réverbères Mais ne soyez pas tristes

Car dans tout le quartier La lumière persiste

Ne croyez pas les rumeurs Un bel avenir existe

Sous le joli ciel de Londres

Dégustez un bon thé

Réparez votre tasse brisée

Il suffit de lever les yeux Pour voir les choses changer

- Hé ! Dégage ! - Je sais

Qu'hier encore, vous manquiez d'argent

l'avenir ne semblait pas bien reluisant

Mais aujourd'hui marque Un nouveau commencement

C'est le moment de chasser les ombres

Sous le joli ciel de Londres

CRÈME LAIT BEURRE LAITERIES T. H. GRAINGER

Bonjour, Jack.

L'amiral est sur le pont !

Écoutez

La dépression va passer Ce ne sera plus bien long

Très bientôt, vous entendrez Retentir de nouvelles chansons

Ça va, les enfants ?

Restez près de ceux que vous aimez

De l'aide va bientôt arriver

Vous n'avez aucune raison De vous morfondre

Sous le joli ciel de Londres

Le joli ciel de Londres

Disney présente

Une production...

Un film de...

LE RETOUR DE MARY POPPINS

Avec pour la première fois...

avec

et

Distribution

Danse et arrangements musicaux

Musique

Producteur exécutif et superviseur musique

Musique originale

Consultant musique

Chorégraphies

Co-chorégraphe

Coproducteurs

Superviseur effets visuels

Chef costumière

Montage

Chef décorateur

Directeur de la photographie

Producteur exécutif

Produit par

Chansons

Musique de Paroles de... et...

D'après les histoires de MARY POPPINS de...

Adaptation

Scénario

Réalisé par

Allée des Cerisiers, Londres Pendant la "Grande Dépression"

Bande de mollusques ! Ils l'ont encore fait !

Ils ont fait sonner Big Ben trop tôt, ces gros bêtas.

De gros nuages à l'horizon, monsieur.

Ils filent vers l'allée des Cerisiers.

Ça va barder, M. Boussole !

Une tempête se prépare !

Michael !

Jane !

Qu'y a-t-il, Ellen ?

Une véritable explosion dans l'évier !

- Doux Jésus. - Pas encore !

Annabel ! John !

On a entendu, tante Jane ! J'appelle le plombier !

Je vais fermer l'eau.

Merci, mes chéris.

Ellen, apportez une vadrouille et des serviettes.

Je lui avais dit de réparer les tuyaux.

Ils datent de l'époque des Romains.

Que se passe-t-il ?

Ne va pas dans la cuisine, Georgie.

Pas sans tes bottes.

Oui. Bonjour. Un tuyau a éclaté.

Un moment, je vous prie.

Excusez-moi. Ellen !

Pouvez-vous répondre à la porte ? J'ai appelé le plombier.

C'est rapide, comme service.

- Tiens, Georgie. - 17, allée des Cerisiers.

Près du parc ?

J'arrive, bon sang !

Bonjour, madame.

Ils n'ont pas l'air de plombiers.

Je n'ai pas fini mon appel.

Nous sommes des avocats, pas des plombiers.

Des avocats ?

Moi qui espérais que vous vous rendiez utiles.

- J'ai fermé l'eau ! - Le plombier va venir.

Beau travail, tout le monde. Quel énervement !

Que fais-tu ici, tante Jane ?

On va servir le déjeuner au local du syndicat.

Je suis venue chercher un câlin.

Approche, Georgie.

Pouvez-vous arrêter de cogner ?

Il est à peine huit heures, un dimanche matin !

Que faites-vous avec ma vadrouille ?

Pardonnez l'intrusion, madame.

Notre charge de travail nous oblige à travailler la fin de semaine.

Nous souhaitons parler à M. Banks, s'il est libre.

"Avis de saisie" ?

Attendez là.

J'en ai pour toute la matinée à nettoyer ce gâchis.

- Donne-moi ça. - Merci, mon chou.

Excusez-moi, monsieur.

Les loups sont à la porte.

- Que veulent-ils ? - Une bonne correction, selon moi.

On dirait que la Tamise coule par ici !

Je vais nettoyer tout ça, Ellen. Occupez-vous du déjeuner.

Il faut bien que quelqu'un le fasse.

À moins qu'on veuille tous mourir de faim.

Pourquoi ne laisses-tu pas Ellen nettoyer ?

Ça finit par faire plus de travail pour moi.

L'autre jour, j'ai trouvé un sac d'épicerie accroché à la patère

et mon chapeau dans la dépense.

- Seigneur. - Peut-on aller au parc ?

- Non, Georgie. - Je dois me brosser les cheveux !

Michael, n'oublie pas, tu as des invités à la porte.

Oh, c'est vrai.

Excusez-moi.

C'est le chaos ici, ce matin.

- Je vous en prie. - On dirait bien.

Malheureusement, M. Banks, nos affaires sont urgentes.

- Excusez-moi, monsieur. - Aujourd'hui, nous...

Comment puis-je préparer le déjeuner s'il n'y a rien dans le garde-manger

sauf des harengs et de la marmelade ?

L'épicerie. Je devais y aller hier.

Très bien. Harengs pour déjeuner et marmelade pour dîner.

L'épicerie au bout du parc est ouverte. On peut y aller tous les trois.

Merci, John.

Mais on devait aller au parc aujourd'hui !

- On pourra y aller en passant. - Mais...

- Ça suffit, Georgie. - Je vais prendre ça, papa.

Merci. Entrez.

Que puis-je pour vous ?

Je m'appelle Hamilton Gooding. Voici M. Templeton Frye.

Nous sommes du cabinet d'avocats Gordy, Cordry, Gooding et Frye.

Quoi ?

Non, rien, pardon.

"Spruce" ?

Est-ce un club de jardinage ?

C'est la Société de protection des revenus universels

des citoyens engagés.

Une syndicaliste.

C'est une syndicaliste.

Oui.

Nous nous occupons aussi de soupes populaires.

On ne suffit plus à la tâche ces jours-ci, malheureusement.

Je n'en doute pas, Mme Banks.

Mademoiselle. Michael est mon frère.

Ma femme est morte l'an dernier.

C'est terrible. Ces pauvres enfants.

Oui. Nos sincères condoléances.

Merci. Qu'est-ce qui vous amène chez nous ce matin ?

Je dois te dire au revoir. Je suis en retard.

M. Banks, vous avez demandé un prêt à la Banque Fidélité l'an dernier

et donné votre maison en garantie.

Tu as fait quoi ? Michael.

Il le fallait, Jane.

Avec Kate, les factures s'empilaient, je n'avais pas le choix.

Les temps sont déjà assez durs.

Oui. Eh bien...

Vous avez trois mois de retard dans vos paiements.

Je suis navré.

C'était Kate, ma femme, qui s'occupait de nos finances.

J'ai un peu perdu le fil. Excusez-moi.

Combien je vous dois, exactement ?

La banque réclame maintenant le remboursement du prêt en entier.

En entier ?

Oui. C'est écrit dans le contrat.

Impossible. C'est plus qu'un an de salaire.

C'est malheureux.

Vous avez cinq jours.

Si vous n'avez pas tout remboursé d'ici vendredi à minuit,

nous devrons saisir votre maison,

et vous serez expulsés des lieux.

Mais je travaille pour la Banque Fidélité.

Pas comme comptable, je présume.

Non, comme caissier à temps partiel depuis quelques mois.

En fait, je suis artiste.

Oui, mais peu importe.

Mon père, George Banks, faisait partie des cadres dirigeants.

Il nous a laissé des actions. Tu pourrais rembourser le prêt avec ça.

Je les gardais pour les enfants.

Des actions de la banque ?

Ça change tout, alors, n'est-ce pas ?

Prêt, M. Boussole ?

Prêt et chargé, monsieur.

Avez-vous le certificat d'actions ?

- Pardon, le quoi ? - Le document...

Le document qui prouve que vous détenez des actions de la banque.

Il doit être avec les vieux papiers de papa.

Oui, je suppose.

Trois,

deux,

un !

Feu !

Bon sang !

Hébergez-vous des anarchistes ?

C'est notre voisin, l'amiral. Il tire du canon pour marquer l'heure.

Il a plus de cinq minutes de retard.

Oui, il a pris un peu de retard depuis quelques années.

Tout comme nous, ce matin.

Vous avez reçu l'avis.

Pas la peine de nous montrer la sortie. Venez, M. Frye.

J'espère sincèrement que vous trouverez le certificat.

Bonne journée à vous !

Vous avez vraiment choisi le mauvais métier.

Tu aurais pu me dire que tu avais demandé un prêt.

Je ne voulais pas t'inquiéter.

Ni les enfants.

Je croyais pouvoir rester à jour.

Kate réussissait à se débrouiller.

C'était vraiment une erreur idiote.

Je ne peux pas perdre la maison, Jane. Tout ici me rappelle sa présence.

On fera tout pour que ça n'arrive pas, alors.

Mais Michael, on n'a pas d'argent,

alors il faudra trouver le certificat d'actions.

Sais-tu où papa le gardait ?

- Au grenier, peut-être ? - Oui.

Je ne voulais pas te mêler à tout ça.

Michael !

Michael !

Tu risques de perdre la maison de notre famille.

Arrête de faire semblant que tout va bien. Tu dois...

On va perdre la maison ?

- Non, non. - Non, je...

Tante Jane disait seulement...

Il ne faut pas vous inquiéter, car votre père a des actions de la banque.

Mais tu as dit qu'on n'avait pas assez d'argent.

Je peux en faire.

Je travaille à la banque, pas vrai ? C'est ce que font les banquiers.

De l'argent.

Tu n'es pas banquier. Tu es peintre.

Les peintres ne gagnent pas d'argent.

Pas ces jours-ci. Tiens.

La journée a à peine commencé, et je t'ai déjà fait dix livres !

On devrait partir.

Oui, mettez votre chapeau.

Un instant, John.

Georgie ne devrait pas dépenser ses dix livres en épicerie.

Tiens.

Merci, papa.

Vous allez au parc, je vois.

- Oui, Ellen. - C'est bien.

- On fouille le grenier ? - Tu dois aller travailler.

Non, ça peut attendre.

Merci, Jane.

Je vais voir dans le grenier. Toi, vérifie dans le placard.

- Oui. - On fera le dîner en revenant, Ellen.

Gillie va rester ici.

De vrais petits adultes.

Papa ne nous a pas donné assez d'argent.

Loin de là.

Demandons du pain d'hier à rabais.

C'est ce que maman faisait.

Bonjour, Willoughby !

Bonjour, Mlle Lark !

Bonjour, Georgie. Les jumeaux.

Bon chien, Willoughby.

Allez, Georgie, on n'a pas le temps pour ça.

Viens, Wil.

La femme aux ballons ! Peut-on acheter des ballons ?

Non, Georgie, on n'a même pas assez d'argent pour l'épicerie.

Hé ! Georgie Banks ! Ne marche pas sur l'herbe !

Je passe la journée à m'en occuper, ne la piétine pas.

Allez, éloigne-toi !

Excusez-moi.

Et si papa perdait vraiment la maison ?

Il faudra trouver le moyen de la récupérer.

Tu as raison. C'est ce qu'aurait fait maman.

Non.

On n'a pas discuté depuis si longtemps Ma chérie

l'année a passé si rapidement

Aujourd'hui, tout semble avoir mal tourné

Je m'ennuie de comment c'était avant

Tu rirais et me traiterais de raté

Car tout est de travers

Ces pièces autrefois pleines de magie

Maintenant disparue

Depuis ton départ

La maison s'est remplie de questions

Le petit John veut tout savoir

Et j'aurais bien besoin de suggestions

Pour coiffer notre fille

Quand Georgie avait besoin d'explications

Tu savais toujours quoi dire

Je m'ennuie de nos conversations

Tout est silencieux

Depuis ton départ

l'hiver est terminé

Mais pas dans cette pièce

La neige a fondu dans l'allée

Mais les cerisiers ont oublié de fleurir

Le certificat.

Le certificat.

Je continue ma vie Comme tu m'as dit de le faire

Je n'ai pas vraiment le choix

Tu n'es pas là pour me serrer Dans tes bras

Mais j'entends toujours ta voix

Je me pose une question tous les jours

Et j'aimerais tant avoir la réponse

Depuis chaque instant Depuis ton départ, ma chérie

Je me demande, Kate...

Où es-tu partie ?

Rien dans le placard.

Oh, bon sang.

C'est un peu en désordre.

Oui.

Que font tes fournitures d'artiste ici ?

Je ne m'en sers plus.

Je devrais me débarrasser de tout ça.

As-tu cherché dans le bureau de papa ?

Honnêtement, je ne sais même plus pourquoi on a gardé ses affaires.

Que pensait-on faire de ce vieux machin brisé ?

Te rappelles-tu ce cerf-volant ?

On adorait le faire voler avec maman et papa.

Il ne volera plus, c'est sûr.

Allez, on le jette.

Laissons le passé derrière.

Restez près de ceux que vous aimez

De l'aide va bientôt arriver

Willoughby !

Vilain chien.

Chut !

Combien de temps ça nous prendra aujourd'hui ?

Il faut neuf minutes pour se rendre. Si on met dix minutes

- à acheter chaque article... - Pardon, les enfants, je passe !

Georgie ! Reviens !

- Georgie ! - Vous deux !

Je vous ai dit de ne pas piétiner l'herbe !

- Mais notre frère ! - Vous m'avez entendu !

Allez ! Quoi ?

À l'aide !

On arrive, Georgie !

À l'aide !

DÉFENSE DE MARCHER SUR L'HERBE

À l'aide !

- Tiens bon ! - À l'aide !

On aura tout vu.

Il faut être prudent quand le vent se lève, Georgie.

Tu as failli perdre ton cerf-volant.

Et vous deux, vous avez failli perdre votre Georgie.

Il se serait envolé si je n'avais pas attrapé la ficelle.

Doux Jésus, Annabel,

qu'as-tu fait à tes vêtements ?

Il y a assez de terre là pour jardiner. Et John...

Oui, tout aussi sale.

Comment connaissez-vous notre nom ?

C'est Mary Poppins, évidemment.

Vous êtes ravissante, comme toujours.

Vous croyez ?

C'est bon de vous revoir, Jack.

Tout le plaisir est pour moi, Mary Poppins.

J'avais votre âge quand je l'ai connue. Je travaillais pour un ramoneur.

Comment va ce bon vieux Bert ?

Il fait le tour du monde. J'ignore où il est en ce moment.

Je dois aller parler au père de ces enfants.

Ils ont grand besoin d'une nounou.

En avant, d'un bon pas, et je vous prie de ne pas traîner.

Allez !

Papa ! Tante Jane ! Venez vite !

- Vite ! - Qu'y a-t-il, Georgie ?

Il est arrivé quelque chose ?

Mon cerf-volant est resté pris sur une nounou !

Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Venez voir !

Où as-tu trouvé ce cerf-volant ?

Dans le parc.

Elle l'a empêché de s'envoler.

- Mary... - Poppins.

Ferme la bouche, Michael. Tu n'es toujours pas une morue.

Jane Banks, toujours ricaneuse, à ce que je vois.

Mon Dieu, c'est réellement vous.

Vous avez à peine vieilli.

Vraiment ! Quel commentaire impoli !

On ne mentionne jamais l'âge d'une femme, Michael.

Je croyais t'avoir élevé mieux que ça.

- Pardon, je ne voulais pas... - Vous êtes revenue.

Je croyais ne jamais vous revoir.

C'est un bonheur de vous retrouver.

Oui, n'est-ce pas ?

Vous la connaissez ?

Mary Poppins était notre nounou.

Qu'est-ce qui vous ramène ici après tout ce temps ?

La même chose que la première fois. Je dois m'occuper des petits Banks.

- Nous ? - Oui, vous aussi.

On n'a pas besoin de nounou. Maman nous a appris à être autonomes.

Dois-je vous rappeler que vous venez de perdre Georgie ?

Juste un instant. On l'a retrouvé.

On sait faire tout ce que fait une nounou.

Mary Poppins est arrivée en cerf-volant.

Avoue que tu ne sais pas faire ça.

Qu'est-ce que tu racontes, Georgie ?

Laisse-le croire ce qu'il veut.

Quand votre père et moi étions petits, on imaginait

que Mary Poppins savait faire des choses impossibles.

En fait...

"En fait" quoi ?

J'aimerais qu'on discute de mon emploi.

Votre parapluie parle !

Georgie, on discute entre adultes.

Allons donc à l'étage, Georgie.

Mais il a parlé ! Je vous l'assure !

L'imagination de Georgie est parfois beaucoup trop active.

Si mes souvenirs sont bons, tu étais pareil à son âge.

Vraiment ? Ces jours sont loin derrière.

Ah bon ?

- À propos de mon emploi. - Oui, votre emploi.

Je n'ai pas les moyens...

Nous parlerons de mon salaire plus tard, mais je veux ravoir ma chambre.

Si ce n'est pas le fouillis total.

Et je prendrai congé deux mardis par mois.

- Je crains que... - Bien sûr, Mary Poppins.

C'est réglé, alors.

Je resterai. Si vous voulez m'excuser,

les enfants ont l'air de vraies poubelles.

Je dois d'abord les baigner et les habiller convenablement.

Jane, as-tu perdu la tête ?

Je ne peux pas la payer.

Mary Poppins n'est pas n'importe qui, Michael.

Plus personne n'embauche de nounou. La pauvre n'a nulle part où aller.

- On sera à la rue vendredi ! - Oh, allez.

- On croirait entendre papa. - Non !

Donne une chance à Mary Poppins. Tu as besoin d'aide, toi aussi !

Très bien. Elle peut rester un moment.

Après tout, elle est venue jusqu'ici en cerf-volant.

Ces choses, quand on était jeunes, sont-elles réellement...

- Arrivées ? - Non.

- Non. - Bien sûr que non.

Ridicule.

Bonjour, Mary Poppins.

Bonjour, Ellen.

Comment avez-vous fait ça ?

Fait quoi ?

Papa ne croit pas que vous êtes venue en cerf-volant.

Normal, c'est complètement ridicule.

Les adultes oublient toujours ce genre de chose.

Ça suffit.

J'aurais dû te laisser sur le support à parapluies.

Pas avec les cannes !

- Qu'est-ce que vous chuchotez ? - Rien.

"Rien." Un mot si utile, n'est-ce pas ?

Il peut vouloir dire n'importe quoi.

- C'est juste que... - Vous n'avez pas besoin de nounou.

On a beaucoup mûri depuis un an, après tout.

Oui.

On verra ce qu'on peut faire à ce sujet.

C'était à maman, faites attention.

Je fais toujours attention.

Vous allez donc rester ?

Oui, je resterai. Jusqu'à ce que la porte s'ouvre.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Cette porte s'ouvre toujours.

Oh, pas celle-là. Une autre porte.

Celle de la salle de bains ?

Ne sois pas ridicule, Georgie.

- Pas celle de la salle de bains ? - Non.

Mais un bain vous ferait le plus grand bien.

Venez. On va recommencer à neuf.

Maman nous faisait prendre notre bain le soir.

Selon mon expérience, Annabel,

le meilleur moment pour prendre un bain, c'est lorsqu'on est sale.

Georgie, vas-y le premier.

On est tout à fait capables de se faire couler un bain.

C'est parfait, John. Dans ce cas, tu fermeras le robinet.

Mais pas tout de suite. Je dois encore mettre des bulles.

Je n'aime pas les bulles de savon.

Tu devras donc tenter de les éviter à tout prix.

Elle n'est pas commode, hein ?

Très bien, alors...

Mais il faudra faire vite !

On doit toujours aller à l'épicerie,

et on dirait qu'il va pleuvoir.

Je sais qui peut nous aider.

Le parapluie ne parle pas, Georgie.

Quelle drôle d'idée !

Qu'en sais-tu ?

C'est impossible. C'est absurde.

Tu as raison, Annabel. C'est ridicule.

Des balivernes.

Ça n'a aucun sens.

Et si ça n'a aucun sens, ça ne peut pas être vrai.

Tu as raison, John C'est bon de te savoir si brillant

Car l'intelligence dissipe la confusion

Georgie voit Tout comme Annabel le croit

Que ce n'est qu'une illusion

Vous savez tous trois Que un plus un font deux

La logique Voilà une solide fondation

Je soupçonne Et je ne me trompe jamais

Que vous êtes trop vieux Pour succomber à l'imagination

Non, pas tout de suite.

Certains vont dans l'eau Pour s'amuser

Pouvez-vous l'imaginer ?

Ils vont en vacances à la mer

Pouvez-vous l'imaginer ?

Trop de plaisir C'est mauvais pour le cerveau

Jetez donc votre joie avec l'eau du bain

Certains adorent la vie Et rigolent toute la journée

Ils croient que le monde entier Est un jouet

Et si pendant qu'ils rêvent La tête dans les nuages

Ils tombent et s'étalent de tout leur long

En un clin d'oeil Ils se relèvent pour en rire

Pouvez-vous l'imaginer ?

À bien y penser, vous avez raison.

C'est insensé de prendre un bain si tôt.

Attendez ! Je veux prendre un bain !

Vraiment ?

Très bien, alors.

Allez, hop !

Dans la baignoire.

Georgie !

Georgie !

John !

Que s'est-il passé ? Ils vont bien ?

Ce n'est qu'un bain. Ce n'est pas ma baignoire, remarque.

N'allez-vous pas les chercher ?

Non, je me suis baignée ce matin, merci bien.

Si vous ne faites rien, alors moi, j'irai !

C'est parti.

Certains plongent tête première

Pouvez-vous l'imaginer ?

Ils trempent dans une baignoire de gin

Pouvez-vous l'imaginer ?

Des chiens qui nagent Vingt lieues sous les mers

Ça semble réel Mais on sait bien que non

Cuisiner sans recette

Pouvez-vous l'imaginer ?

Dieu sait ce que cache cette marmite !

Des pirates au drôle de chapeau À la recherche d'un trésor

Ils ratissent le monde à la recherche d'or

Ils ne vieilliront jamais !

Pouvez-vous l'imaginer ?

GARDIEN DE PARC

DÉFENSE DE MARCHER SUR LES ALGUES

Frottez bien derrière les oreilles !

Certains répondent À l'appel de l'aventure !

Pouvez-vous l'imaginer ?

Et franchissent des cascades en bateau !

Pouvez-vous l'imaginer ?

La vie vaut la peine d'être vécue

Ohé !

Si le bateau tangue, alors...

Un homme à la mer !

Certains scrutent l'horizon Et voient un jour nouveau

Leur esprit les fait planer bien haut

Alors que d'autres portent une ancre Et coulent à pic

Donc...

Peut-être faut-il retenir Que l'absurde est une partie de plaisir !

Pouvez-vous l'imaginer ?

Non.

Non.

Non.

Non. Rien du tout ?

Juste tes vieux dessins et des factures, rien d'autre.

- Très bien, alors, il n'est pas ici. - Papa, tante Jane !

C'était épatant ! Il y avait des bateaux !

- Tout ce dont on pouvait rêver ! - Et il est tombé à l'eau !

Pas maintenant, s'il vous plaît.

Mais c'est arrivé ! Dites-lui, Mary Poppins !

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

On a nagé dans un bateau de pirates !

Ça suffit !

Tu as raison, papa. Excuse-nous.

Non, c'est moi qui m'excuse.

Je ne voulais pas me fâcher contre vous. Je...

J'ai perdu quelque chose de très important.

Oui. Et on va le trouver.

Votre grand-père a dû le ranger en sûreté.

La banque !

Papa n'avait-il pas un coffret de sûreté à la banque ?

Oui, c'est vrai.

- Allons-y. - C'est fermé.

- On ira demain matin. - Ne faut-il pas une clé ?

Il y a un tiroir plein de clés dans l'ancien bureau de papa.

- Ah bon ? - Oui !

Bon sang de bonsoir.

J'aurais cru qu'ils sauraient se ramasser à présent.

Ce n'est pas en regardant qu'on fait le ménage.

John, Annabel, remettez les livres sur les étagères.

Georgie Banks, reviens ici.

- Sors les ordures, tu veux ? - Oui, Mary Poppins.

Bon garçon.

Allez, et que ça saute.

Tant pis.

C'est fini.

Et M. Dawes, fils ?

Ne peut-il pas te donner plus de temps ?

Sûrement, s'il était encore ici,

mais c'est son neveu qui gère les choses à présent.

Il ne sait probablement même pas qui je suis.

- Merci. - Très bien, monsieur.

Il serait temps qu'il l'apprenne, tu ne crois pas ?

Jane ?

Jane !

Jane !

Jane !

- Banks. - Bonjour.

Excusez-moi.

Jane. On ne peut pas entrer comme ça.

Mlle Penny Farthing, c'est bien ça ?

La vieille secrétaire a enfin pris sa retraite ?

Elle avait toujours un gros pot de bonbons sur son bureau.

Je m'en souviens.

BUREAU DU PRÉSIDENT DE LA BANQUE

De petits caramels qui collaient aux dents.

Il vous faut un pot de bonbons, Mlle Farthing.

Bien sûr, monsieur.

Ce ne serait pas votre soeur, M. Banks ?

- Oui. - Jane Banks, enchantée.

Moi de même. William Weatherall Wilkins.

Entrez.

Si j'avais su que le fils de George Banks avait un prêt chez nous,

je me serais occupé de la paperasse.

Malheureusement,

je ne peux pas vous accorder de sursis à ce stade.

Je vois.

Notre père nous a laissé des actions de la banque.

Oh ! Tant mieux, alors !

Oui, c'est très bien.

Sauf qu'on ne trouve plus le certificat d'actions.

Auriez-vous des registres à propos des actions de papa ?

J'imagine que oui.

Mlle Farthing, apportez le registre des actionnaires.

Tout de suite, M. Wilkins.

Et votre oncle, M. Dawes, fils ?

Si papa avait reçu des actions, il le saurait, non ?

Mon oncle ne rajeunit pas, je le crains.

Il n'est plus sain d'esprit.

C'est malheureusement pour ça que j'ai dû le remplacer.

Merci, Mlle Farthing.

Voyons voir.

"Babcock...

"Baker..."

Rien à propos de George Banks.

Ne désespérez pas.

Vous avez jusqu'au dernier coup de minuit vendredi

pour trouver le certificat. Je chercherai aussi de mon côté.

Merci beaucoup, M. Wilkins.

Ce fut un plaisir. Merci.

- Très aimable. Merci, M. Wilkins. - De rien.

Apportez les vieux dossiers de George Banks, je vous prie.

Bien sûr, M. Wilkins.

Georgie, c'est une chambre d'enfant, pas une salle de concert.

Peut-on prendre un autre bain ?

Balivernes.

John, descends aider Ellen

à ranger la vaisselle.

Oui, Mary Poppins.

Je vais ranger ça moi-même.

Très bien, alors.

Georgie Banks...

Si tu espères que je te laisse apporter ce pauvre cerf-volant

au parc demain, tu as intérêt à le rapiécer.

Oui, Mary Poppins.

Laissez-moi vous aider avec ça.

Oh, gentil garçon.

Tu m'aides énormément.

J'aimerais pouvoir aider ton père à sauver cette vieille maison.

Je pourrais vendre ma broche et mon collier.

Ils sont assortis. C'est ma mère qui me les a donnés.

Vous feriez ça pour nous ?

Quoi ? Vendre mon bien le plus précieux ?

Je ne disais pas ça comme ça.

Ça va. Je crois que c'est du toc de toute façon.

Il y a bien des choses qui valent plus dans cette maison.

Excusez-moi, Ellen.

Qu'est-ce qui lui prend ?

Annabel !

- Je sais comment sauver la maison ! - Que veux-tu dire ?

Si vous allez chuchoter comme ça,

exercez-vous à le faire le plus fort possible.

Ce sera toujours impoli, mais au moins, on connaîtra tous le secret.

Bonsoir, Jack !

Mary Poppins, comment allez-vous en cette belle soirée ?

Je suis bien installée, merci. Et vous, Jack, ça va, le travail ?

J'étais en bas avec Ellen...

Quand j'étais garçon,

je saluais les enfants qui vivaient ici.

Michael et Jane, vous voulez dire.

Mlle Jane Banks !

Je croise parfois M. Banks, mais elle, je ne l'ai pas vue depuis des lunes.

Elle a un appartement à l'autre bout de la ville.

Vous tomberez sûrement sur elle un de ces jours.

Que fais-tu ? On n'est pas censés toucher à ça.

C'est de la porcelaine Royal Doulton authentique, Annabel.

Maman disait qu'il était très précieux.

Je parie que ça suffira à rembourser la dette de papa.

C'est une mauvaise idée. Maman adorait ce bol.

Elle l'aurait vendu pour sauver la maison !

- C'était à maman ! Remets-le là ! - Georgie, donne-le-moi !

- Remets-le à sa place ! - Lâche-le !

Vous êtes arrivée au bon moment, Mary Poppins.

Ce bruit augure mal.

Que faites-vous tous les trois ?

- Donne-moi le morceau ! - Je ne l'ai pas !

Cherche-le, alors !

Lequel d'entre vous a cassé le bol ?

- Georgie. - Non ! C'était Annabel !

Non ! Si John ne l'avait pas pris...

En fait, ils l'ont cassé tous les trois.

Qui a dit ça ?

- Doux Jésus. - Regardez ! Le dessin a changé.

Ils ont brisé la roue de ta voiture, on dirait.

En effet. Elle ne sert plus à rien.

Aussi inutile qu'une théière en chocolat.

Le bol parle !

Et qui va arranger ça ?

Ceux qui l'ont brisée doivent la réparer.

C'est ce que je dis.

Qu'en pensez-vous, Mary Poppins ?

Je suppose qu'on n'a pas le choix.

Mais comment peut-on faire ?

Je m'y connais en réparation de voitures.

On ne peut pas réparer la roue. Ce n'est pas possible.

Tout est possible. Même l'impossible.

Approchez-vous. Et que ça saute !

Georgie, n'oublie pas Gillie.

Tout le monde est prêt ?

Prêts.

Ouah !

Que s'est-il passé ?

Où sommes-nous ?

Au pays de la porcelaine, on dirait bien.

Par ici, mes amis. La roue ne se réparera pas toute seule.

Avancez sur la pointe des pieds, c'est de la porcelaine fragile.

Georgie, la tête en l'air et les pieds sur le sol.

Toi aussi, John.

Excusez-nous, monsieur le cocher.

Mary Poppins. C'est bien vous ?

- Mais c'est... - Mais vous...

Oui, j'ai du sang irlandais et je suis aussi mi-caniche.

Je suis ravie de vous voir, Shamus. Je suis navrée pour tout ça.

Aidez Jack à soulever la voiture

pendant que les enfants remettent la roue.

Avec plaisir !

Elle parle à un chien !

Évidemment qu'elle parle.

À vos places, tout le monde.

Prêts ?

Soulevez.

Voyons voir, ça devrait faire l'affaire.

Et voilà, en parfait état.

Pas mal du tout.

Ça fera l'affaire.

Retournons dans la chambre des enfants.

- Déjà ? - On ne peut pas rester un peu ?

Je veux une promenade en voiture.

J'en ferais bien une aussi.

J'imagine qu'il n'y a rien de mal à ça.

Shamus, ça vous embêterait ?

Pas du tout.

Montez, tout le monde.

Hourra !

Attention à la marche. Asseyez-vous confortablement.

Où aimeriez-vous aller en cette belle journée ?

À la salle de concert Royal Doulton, s'il vous plaît.

- Où ? - Qu'est-ce que c'est ?

Nous partons à l'aventure, les enfants. Ne posez pas trop de questions.

Allons-y, Clyde !

Pas si fort.

Dans votre chambre Vous n'étiez jamais seuls

Un tout autre monde se trouvait Sur l'étagère

Accrochez-vous !

Chaque jour, des foules accourent Dès la tombée de la nuit

Vers un chapiteau mythique, mystique Jamais tout à fait pratique

Tout simplement dynamique Dans ce bol Royal Doulton en céramique

C'est un lieu de rassemblement Pour animaux mignons

Où les singes et colibris Connaissent toutes les chansons

Chaque animal petit et grand

Adore les divertissements entraînants De la salle de concert Royal Doulton

Ça m'a chatouillé la queue.

On y est presque, Mary Poppins !

Dans ce merveilleux et mystique Bol Royal Doulton si raffiné

Les oiseaux font la file

Les cochons avalent les décors tout rond

Les chats accordent leurs violons

Les rossignols font des plongeons

En attendant d'entrer sur scène

- Ça fait sensation - Ça mérite une ovation

SALLE DE CONCERT ROYAL DOULTON

- À la salle de concert Royal Doulton - Royal Doulton

On y est !

Mais où est la salle de concert ?

Ah, oui, ça. Suis-je bête !

SALLE DE CONCERT ROYAL DOULTON

Approchez !

Bienvenue à la sensationnelle salle de concert Royal Doulton.

Comment a-t-elle fait ?

Tu dois savoir une chose à propos de Mary Poppins.

Elle n'explique jamais rien. Viens.

Vite ! Il ne reste que quelques places !

Obtenez vos billets, un soir seulement

avec la seule et l'unique... Mary Poppins !

C'est un honneur d'être avec vous ce soir.

Merci.

Qui vois-je ici ?

C'est John, Annabel et Georgie Banks !

Vous nous connaissez ?

Bien sûr. Tout le monde connaît les petits Banks.

Nous vous observons dans la chambre depuis des années.

C'est un plaisir de vous rencontrer enfin.

Dépêchez-vous. Allez chercher des arachides et de la barbe à papa.

On peut, Mary Poppins ?

Oui.

Allons chercher de la barbe à papa !

Mais n'approchez pas du rebord du bol.

C'est la prestigieuse Souvent vertigineuse

Grandement merveilleuse Hautement audacieuse

Salle de concert

Royal Doulton !

Oh ! Excusez-moi.

Étalons et juments, biches et faons, bienvenue à notre grand spectacle !

J'ai l'heure de présenter la grande invitée de ce soir,

la seule,

l'unique...

Mary Poppins !

Merci beaucoup. Merci.

- Allez ! - Oh, non.

- Venez sur scène ! - Allez !

Ce fripon de Jack.

- Merci. - Chantez pour nous, Mary Poppins.

- Non, non. - Allez.

Je n'ai pas chanté depuis des années.

Chantez pour nous, Mary Poppins.

- S'il vous plaît. - Chantez pour nous.

Non, je ne peux pas.

Do dièse mineur.

L'oncle Gutenberg Ce rat de bibliothèque

Vivait à Charing Cross

C'est avec tendresse Que je me rappelle ses livres

Il me lisait des histoires Quand il n'était pas ivre

Je vous fais part de la sagesse De ce bibliophile

Il disait

La couverture ne fait pas le livre Ouvrez-le et regardez bien

Sous la couverture, on découvre Qu'un roi est en fait un vaurien

Les titres de chapitres sont des signes Il faut savoir lire entre les lignes

Et vous corrigerez Votre première impression

Une couverture, c'est très bien Mais la couverture ne fait pas le livre

Mary Poppins, pouvez-vous nous donner un exemple ?

Certainement !

Nellie Rubina est faite de bois Mais ce que l'oeil ne voit pas

C'est que malgré son tronc nu Ses racines étaient bien vertes

Au printemps, monsieur le noyer Vit ses bourgeons

Et ne s'arrêta pas à son écorce

À présent, il y a des arbrisseaux partout !

La couverture ne fait pas le livre Ouvrez-le et regardez bien

Sous la couverture, on découvre Qu'un roi est en fait un vaurien

Les titres de chapitres sont des signes

Il faut savoir lire entre les lignes

Et vous corrigerez Votre première impression

Une couverture, c'est très bien Mais la couverture ne fait pas le livre

Et si on chantait celle à propos de la veuve riche ?

Certainement !

J'ai toujours adoré celle-là.

Allons-y, alors.

Dame Hyacinth Macaw Apporta ses trésors à la mer

Elle ne portait que son sourire

Plus deux plumes et une feuille

Personne n'essaya de la voler Puisqu'elle était pratiquement nue

Quand on est en costume d'Ève

Rien ne prouve qu'on est riche !

La couverture ne fait pas le livre Ouvrez-le et regardez bien

Sous la couverture, on découvre Qu'un roi est en fait un vaurien

Et vous corrigerez Votre première impression

Une couverture, c'est très bien Mais la couverture ne fait pas le livre

Pourquoi pas celle à propos du vilain vaurien ?

Elle n'est pas un peu longue ?

Plus vite on commence, plus vite on finit.

Il était une fois, dans une comptine

Un château habité par un roi Qui restait caché

Car il n'avait jamais été à l'école Pour y être éduqué

Il avait des sceptres, des épées Au parlement, des députés

Mais son humeur restait sombre

Car il ne connaissait ni les mots Ni les nombres

Malgré sa couronne splendide Son cerveau était vide

La reine de la nation Fit donc une proclamation

"Mesdames et messieurs Nobles et miséreux

"Faites venir tous les instituteurs" Puis elle alla chez le coiffeur

De tous les coins du pays Arrivèrent des savants

Pour transmettre leur savoir À ce cerveau récalcitrant

Mais le roi n'apprenait rien Pour chaque professeur, ce fut la fin

La reine leur fit couper la tête

Et en cette date funeste

Chacune de leurs femmes Apprit leur mort dans une lettre

Mais par une belle journée Un étranger se mit à chanter

"Je suis le vilain vaurien Qui vient enseigner au roi !"

La reine en serra ses bijoux Puisqu'elle ne tolérait pas les fous

Mais ce fou disait des paroles Qu'on devrait apprendre à l'école

Vous serez un roi enchanté Si vous appréciez ce que vous avez

Ne faites pas semblant Restez authentique

Ils chantaient et riaient Le roi avait un ami fantastique

Ils couraient sur un arc-en-ciel Tout est bien qui finit bien

Il ne faut pas se fier aux apparences

Ce n'est pas une évidence

À moins de tomber sur le Dr Jekyll

Tranquille !

La vérité est devant vous Mes très chers spectateurs

Ce qui compte par-dessus tout C'est ce qu'il y a à l'intérieur !

- Hourra ! - Il a réussi !

La couverture ne fait pas le livre Ouvrez-le et regardez bien

Sous la couverture, on découvre Qu'un roi est en fait un vaurien

Écoutez ce qu'on a dit

Et ce soir, ouvrez un livre au lit

Une dernière fois avant le refrain

Chantez bien fort !

- Une couverture, c'est bien - Écoutez-nous !

- Une couverture, c'est bien - Vous le regretterez !

Une couverture, c'est bien Mais la couverture ne fait pas le livre

Bravo !

Gillie !

Où est Georgie ?

Je n'en sais rien.

Prends ça.

Que faites-vous ?

Tiens, tiens, c'est le garçon qui a brisé le bol.

On a attendu longtemps que les petits Banks

viennent nous rendre visite pour aller dans leur chambre.

Mais ces choses sont à nous !

Plus maintenant.

Rendez-moi Gillie.

C'est à moi ! Ma mère l'a fait pour moi !

Hé ! Laissez notre frère tranquille !

C'est l'heure de partir, les gars.

Annabel ! À l'aide !

Georgie !

On arrive, Georgie !

John !

Laissez-moi ! Je veux rentrer chez moi !

Chez toi ? Tu n'as plus de maison !

Shamus !

Clyde !

C'est bien nous !

Allons sauver votre frère.

On les rattrape !

Plus vite !

Oui, monsieur.

Hue, mon grand !

On y est presque. Préparez-vous à sauter !

Prêts. Maintenant !

Bien joué, les enfants !

Donnez-leur une bonne leçon !

Débarrassez-vous d'eux !

- Mais, monsieur... - Vous m'avez entendu !

Georgie, ça va ?

Annabel, regarde !

- Reste avec Georgie. - D'accord.

Attention !

Que fais-tu ?

Oh, non !

REBORD DU BOL

C'est le rebord du bol !

Ça va aller, Georgie.

Eh bien, dis donc !

Ça va aller.

Tu semblais faire tout un cauchemar.

Vous aviez raison, Mary Poppins ! La couverture ne fait pas le livre.

On les croyait gentils, mais non !

Qu'est-ce que tu racontes ?

Ils ont voulu enlever Gillie !

Gillie est juste ici, endormi, comme tu devrais l'être.

Mais c'était pour vrai ! Ils ont volé nos affaires,

et le loup a dit qu'on ne reverrait jamais notre maison !

C'est absurde.

Mais moi aussi, j'ai fait un cauchemar comme ça.

Moi aussi. Ça semblait si réel.

Je ne veux pas perdre la maison.

Tu vois, Georgie ? C'est pour ça qu'on voulait le bol de maman.

On allait le vendre pour sauver la maison.

Maman me manque.

Écoutez-vous, tous les trois. Vous vous inquiétez bien trop.

On ne peut pas perdre ce qu'on n'a jamais perdu.

Je ne comprends pas.

Eh bien...

Restez-vous parfois éveillés la nuit

Juste avant l'aube

À chercher des choses Que vous avez connues ?

À chercher l'endroit Où vont les choses perdues ?

Vous arrive-t-il de rêver Ou de penser à vos souvenirs ?

De vous demander où trouver Ce qui vous manque le plus ?

Peut-être que ces choses Que vous aimez tant

Attendent là où vont les choses perdues

Des souvenirs partagés Que vous pensiez oubliés

Ils sont tout autour de vous Même si vous les croyez disparus

Rien ne disparaît vraiment Sans laisser de trace

Rien ne s'en va à jamais Les choses ne font que changer de place

Peut-être que mon assiette Et ma cuillère préférée

Jouent à cache-cache derrière la lune

Elles attendent qu'il soit temps De se montrer

Le printemps se dissimule ainsi

Loin sous la neige

Caché à l'endroit où vont les choses

Perdues

À présent, c'est l'heure de dormir.

Et au petit matin,

on apportera le bol chez ma cousine pour le faire réparer.

Fermez les yeux

Invitez le sommeil

Dans vos rêves vous trouverez Ce que vous avez perdu

Peut-être sur la lune

Ou à un endroit nouveau

Peut-être que ce qui vous manque Est déjà au fond de vous

Si vous avez besoin de ses câlins Et de son regard aimant

Rappelez-vous qu'elle est partie Mais reste auprès de vous

Elle vous sourit d'une étoile Qu'elle fait briller

Sachez qu'elle est toujours là

Pour veiller sur vous

Vous la trouverez là où vont les choses

Perdues

John, regarde !

Le foulard de Mary Poppins.

Ce n'était pas un rêve après tout.

Est-ce qu'on lui dit ?

On ne devrait pas.

Je crois qu'elle le sait déjà.

C'est trop tôt, pauvres diables !

Ces écervelés à Big Ben ne sont jamais à l'heure.

Ohé, belle dame !

Bonjour !

Bonjour !

Pardon, mademoiselle.

Ce n'est rien, n'y pensez plus.

- Je vais vous aider. - Merci.

Bonjour, Jane.

Je vois que tu es tombée sur Jack.

Les enfants et moi allons en ville faire réparer quelque chose.

Veux-tu nous accompagner ?

J'ai du travail, malheureusement. Il y a une assemblée aujourd'hui.

Tu devrais donner un de tes tracts à Jack.

Vous êtes Mlle Banks, c'est ça ?

Oui.

Vous vous souvenez peut-être de moi.

Je vous saluais de la main quand je vous voyais à la fenêtre.

Oui.

Jack.

Bien sûr que je me souviens.

Appelez-moi Jane, je vous en prie.

J'étais bien plus jeune à l'époque.

Oui, mais...

Votre sourire n'a pas changé.

C'est cet après-midi, si vous pouvez venir.

SPRUCE, hein ?

Bien joué, Jane Banks.

Les allumeurs de réverbères admirent votre travail au nom des ouvriers.

On fait de notre mieux.

S'il vous faut une échelle ou un réverbère allumé, appelez-moi.

Merci, Jack.

Vous polissez la serrure ?

Regardez.

Mlle Jane bavarde avec le bel allumeur de réverbères.

On dirait bien qu'il l'allume, elle aussi.

Oh, Ellen !

Non, il ne se passera rien.

Elle dit que ce bateau a déjà quitté le port.

Il finit toujours par en arriver un autre.

Le réveil n'a pas sonné.

Laisse-moi t'aider.

Je vais être en retard.

Ce serait bien le comble !

Tu n'es pas encore en retard.

Tiens.

Vas-y.

- Bonjour, Michael. - Pardon, je dois filer.

- Regarde où tu... Michael ! - Pardon !

Ce n'est rien.

Je cherche le numéro 19.

C'est deux portes plus loin.

Un grand merci.

Michael, votre mallette !

Il laisserait sa tête sur la table si elle n'était pas bien vissée.

Je vais la lui apporter, Ellen.

Les enfants et moi faisons une course par là.

Nous passerons à la banque après.

Je peux vous conduire. J'ai fini ma ronde.

Merveilleux.

Tout le monde à bord.

Sur la bicyclette ?

Mais on est cinq. Il n'y a pas de place pour tous.

Ce sera trop lourd pour les roues.

Mary Poppins, combien pesez-vous ?

Aucune importance. C'est une question d'équilibre.

Annabel, ici.

Et puis John.

Le dos droit ! Vous n'êtes pas des sacs de farine.

Georgie devant.

Mary Poppins, ici.

- C'est réglé ! - Bon sang !

Très bien, tout le monde.

Prêt, M. Boussole ?

Prêt et chargé, monsieur.

- Prêts, tout le monde ? - Prêts !

Êtes-vous certaine que c'est sûr ?

Pas du tout. Prête.

Trois !

Deux !

- Doucement ! - Un !

- Feu ! - C'est parti !

Rangez-vous droit devant. Merci, Jack.

Allez, et que ça saute.

Merci, Georgie.

Par ici.

Je n'avais jamais remarqué cette ruelle.

Vous n'avez jamais eu de bol Royal Doulton à réparer.

Droit devant.

Nous y sommes.

CHEZ TOPOTREPOLOVSKY PETITES ET GRANDES RÉPARATIONS

"Chez Topotrepolovsky, petites et grandes réparations."

L'atelier, lui, m'a l'air tout petit.

C'est parfait. Le bol n'a besoin que d'une petite réparation.

Vous cognez avec ma tête, à présent ?

Mon bec pourrait servir à ouvrir des conserves.

Tu te plains toujours. Ne sois pas si dramatique.

Cousine Topsy !

Mary Poppins !

Pour l'amour de tous les saints,

n'entre pas !

Ne sois pas impolie !

Je t'en prie, va-t'en.

C'est le deuxième mercredi !

Le deuxième mercredi. J'avais oublié.

N'empêche, aujourd'hui ou jamais, c'est ma devise.

Aïe !

Et voilà.

Suivez-moi.

Tu es entrée.

Tu n'as pas écouté Topsy.

Oh, non !

Ça a commencé !

Que veux-tu ?

Tu as des invités, cousine. Tu pourrais au moins les accueillir.

Et comment pourrais-je faire ça quand je suis en bas, au plafond ?

Très bien, nous irons te rejoindre.

Excuse-moi, Georgie.

Par ici.

Attention en montant.

Pourquoi faire attention ?

Topsy peut tout réparer.

Grimpez sur les étagères. Piétinez les jouets.

Donnez des coups de pied aux poupées de porcelaine.

John, Annabel, Georgie et Jack,

voici ma cousine.

Une cousine très éloignée.

Tatiana Antanasia Cositori Topotrepolovsky.

Mais vous pouvez m'appeler Topsy.

Vous avez un accent inhabituel. D'où venez-vous ?

- Oh, c'est intéressant... - On n'en sait rien.

On a besoin que tu répares ce bol.

Non, je te l'ai dit.

C'est le deuxième mercredi du mois,

quand tout devient tortue.

"Tout devient tortue" ?

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Mon monde est tourné à l'envers, comme une tortue sur le dos.

Je ne distingue plus le haut du bas, l'est de l'ouest.

Le devant du derrière.

Oui, on avait compris.

Tant mieux. Vous êtes rapides.

Voyez-vous, mes petits, tout ce que j'essaie de réparer

le deuxième mercredi tourne au fiasco.

Au fiasco.

Au fiasco !

Ma cousine, tu as toujours dit que tu savais réparer n'importe quoi.

Gentille fillette, dis à Mary Poppins, qui n'écoute pas,

que tous les autres jours,

Tatiana Antanasia Cositori Topotrepolovsky

sait réparer n'importe quoi.

Si vous avez des réparations le jeudi

Je m'en occuperai avec ma colle Mes aiguilles et mon fil

Ce que vous m'apportez Un vendredi au réveil

Je le rafistolerai Puis je replongerai dans le sommeil

Tous les jours du samedi au lundi Sont une vraie partie de plaisir

Mais la deuxième semaine Mon humeur s'assombrit

Car je sais qu'après le mardi Tout ira mal pour Topsy

C'est le terrible deuxième mercredi

Alors que de neuf heures à midi Ma vie est virée à l'envers

Vite devient lent, bas devient haut Arrêt devient marche et c'est pourquoi

Chaque deuxième mercredi est une épreuve

De huit à neuf heures, tout va bien Puis je me retrouve sur le dos

Tout devient tortue

Jour devient nuit, chien devient chat Noir devint blanc, maigre devient gras

Il y a de quoi desserrer ma gaine

Je ne peux pas aider tes copains Ne te moque pas, je suis dans le pétrin

Pourquoi ? Car tout devient tortue

Pauvre de moi Ma vie est sens dessus dessous

J'ai hâte au jeudi Et à une vie sans soucis

Cela serait-il bientôt terminé ? On se croirait dans Guerre et Paix

Même si Tolstoï a un don avec les mots Je n'en ai jamais vu la fin

Le bas est en haut, le yin est le yang La tranquillité devient calamité

Le mardi soir, mon sang se glace

l'est est l'ouest, le dedans est dehors J'ai envie de m'écrier

"Oh, non ! Tout devient tortue !"

Si vous étiez venus un autre matin

Vous m'auriez trouvée avec plus d'entrain

Mais depuis ma naissance Le deuxième mercredi est une tragédie

Je ne pourrais pas réparer ça Même si ma vie en dépendait

Si la vie est un bol de cerises Le mercredi est plein de noyaux

Pouvez-vous réparer ce tambour ?

Pas aujourd'hui, peut-être un autre jour

- Et cette fissure ? - Cette ficelle cassée ?

Peut-être si vous voulez bien m'aider

Nos doigts sont à vos ordres

Un oiseau blessé peut encore chanter

Faisons la danse de la tortue

Pauvre de moi Me voilà sur la tête

Comment est-ce possible

Moi je dis que tu as de la chance

- De la chance ? - Oui

Sur la tête On refait le monde de z à a

C'est bon de changer de point de vue

J'adore tes chaussures.

Quand le monde est viré à l'envers,

la meilleure chose à faire est de suivre le mouvement.

Je vois !

Vu d'ici, tout semble être à l'endroit !

J'aimerais bien voir les choses de cet angle.

- Ça semble amusant ! - On peut ?

Très biens. Sens dessus dessous.

- Proche est - Loin

- Ici est - Là

Tout devient tortue partout

- Je vois enfin clair - Touchons du bois, ma chère

Quand on change de point de vue

Ce qu'on voit change pour de bon

Je n'avais jamais vu ça comme ça

Elle n'avait jamais vu ça comme ça

À présent Le mercredi est mon jour préféré

À présent Le mercredi est son jour préféré

Au lieu d'être contrariée Grâce à ma cousine Mary

J'ai changé Pour être exacte, j'adore le fait

Que le monde devienne tortue

Tortue

Tortue

Allez, donnez-moi ce bol.

Je n'ai plus peur, avec mon nouveau point de vue.

Bien.

Excusez-moi. Savez-vous combien vaut ce bol ?

En argent ?

Pas tellement, j'en ai bien peur.

Ça ne l'empêche pas d'être très joli.

Notre mère disait qu'il était très précieux.

Pour elle, il l'était sûrement.

Mary Poppins a raison, pour une fois.

Tout dépend de la façon dont on voit les choses.

Merci, ma cousine.

Venez, les enfants. Mettez votre chapeau.

Ne vous en faites pas pour le bol de votre maman.

Je le rendrai parfait de nouveau.

Vous reviendrez le prochain deuxième mercredi ?

Oui. Allez, et que ça saute.

Ravie de vous avoir connue, Topsy Turvy.

"Topsy Turvy."

Ça me plaît. C'est accrocheur.

Maintenant, on fait quoi ?

Aucune idée.

Comme Topsy l'a dit,

on devrait regarder les choses différemment.

Merveilleux.

Les choses se remettent d'aplomb pour ma cousine.

Mary Poppins, ce n'est pas le chemin de la banque.

Aujourd'hui, ce l'est.

Regardez, c'est tante Jane !

Tante Jane !

Bonjour !

Tu vas au rassemblement ?

Oui. Vous êtes tous là, Dieu merci.

Personne n'est tombé.

Je pourrais revenir vous aider avec tout ça

quand je les aurai conduits à la banque.

Ne vous en faites pas. Je peux très bien me débrouiller.

Oh, allez. La banque est juste au coin

et les enfants et moi pouvons très bien marcher.

Descendez tous. Prêts, sautez.

Tenez la bicyclette pour moi, les enfants.

Ça ne vous dérange pas, Jack ?

Bien sûr que non.

Je comptais faire un tour au rassemblement.

Ah bon ? Très bien.

Tu peux monter dans le panier.

Vraiment ?

Elle sera plus à l'aise ici.

Là ? C'est ça ?

- Oui. Montez. - Où dois-je me tenir ?

Le guidon, ça ira.

- Prête ? - Je ne serai jamais aussi...

Seigneur !

Attention, des automobilistes passent ici !

Ça va. Ils nous verront.

Ça suffit.

Venez, les enfants.

Quelqu'un dans cette banque doit pouvoir nous aider à sauver la maison.

Papa leur a sûrement déjà demandé.

Pas nous.

On pourrait leur faire voir les choses d'un autre point de vue.

Asseyez-vous là, les enfants.

Bon après-midi.

- J'aimerais voir M. Michael... - J'ai besoin d'une signature.

Bien sûr. Excusez-moi un moment.

Eh bien !

On ne doit pas être en retard pour M. Wilkins.

Pourquoi as-tu fait ça ?

Tu lui as fait de la peine.

Ne sais-tu pas qui sont ces hommes, Georgie ?

Oui, les avocats.

C'est le gentil.

On pourrait le convaincre de nous aider.

Ça vaut la peine d'essayer.

Aujourd'hui ou jamais, c'est ma devise.

Venez !

Que puis-je pour vous ?

Enfin. J'aimerais voir M. Michael Banks, je vous prie.

Bonjour. Téléphoniste.

- Pouvons-nous entrer ? - Il vous attend.

Que puis-je pour vous, les enfants ?

Est-ce que je peux prendre un bonbon ?

Bien sûr, mon chou.

Prenez-en tous.

En cours de saisie.

M. Michael Banks, 17, allée des Cerisiers.

En cours de saisie.

Combien de saisies ce mois-ci ?

Dix-neuf, et presque autant de prévues la semaine prochaine, monsieur.

Qui aurait pensé que la dépression serait si bonne pour les affaires ?

M. Wilkins, je me demandais

si Michael Banks pourrait profiter d'un sursis, en tant qu'employé.

Et perdre la chance d'acquérir la maison ?

Enfin...

Je n'aime pas perdre, M. Frye.

N'avais-je pas demandé du thé, Mlle Farthing ?

Oui. Tout de suite, M. Wilkins.

Servez-vous.

Venez.

"Bureau du président de la banque." On ne peut pas entrer là.

Je gère une entreprise, pas une oeuvre de charité.

C'est juste que...

Sa famille a vécu de grandes épreuves cette année.

Vous ne donnerez pas à Banks une seconde de plus

pour rembourser son prêt.

Est-ce bien clair ?

Regardez.

C'est le loup.

Dans deux jours, Banks sera à la rue, et la maison

sera à nous.

George, non !

Vous ne volerez pas notre maison. Je le dirai à mon père !

Voler ta...

Qui es-tu ?

Ce sont les petits Banks.

Ah bon ?

- Approche, petit, je crois que... - Partons, Georgie !

- Sauvez-vous ! - Fermez la porte, Mlle Farthing !

Imbécile !

Arrêtez-les !

Te voilà, Michael.

Nous t'apportons ta mallette.

Oh, merci.

- De rien. - Où sont les enfants ?

Papa ! Papa !

- À l'aide ! - Attendez !

Qu'y a-t-il ? Que se passe-t-il ?

C'est le loup qui essaie de voler notre maison !

Qu'est-ce que tu racontes ?

Vos enfants ont fait irruption dans mon bureau, Banks.

Quoi ?

Je me demandais s'il y avait moyen de vous accorder un sursis

quand ils sont entrés en affirmant que j'allais voler votre maison.

C'est vrai ! Il a dit ça !

- M. Wilkins veut nous aider ! - Pourquoi nous pourchassait-il ?

Je croyais qu'ils se calmeraient

si je leur offrais des bonbons.

Je suis navré, M. Wilkins.

Faites en sorte que ça n'arrive plus.

Vous ne voudriez pas que votre père

perde son emploi à cause de vous, n'est-ce pas ?

Je sais que le temps presse, Banks,

mais je veux vous donner une chance de rembourser le prêt.

Je serai dans mon bureau jusqu'à vendredi soir

au dernier coup de minuit. Vous avez ma parole.

Merci, monsieur.

Messieurs ?

- Mais papa, c'est vrai ! - Pas un mot de plus.

- Ramenez-les vite à la maison. - Oui.

On en discutera à mon retour !

Venez, les enfants.

On a fait une vraie gaffe, pas vrai ?

Je n'avais jamais vu papa si fâché.

Mais on a dit la vérité !

Ça n'a pas d'importance, Georgie.

On l'a mis dans le pétrin.

Il ne sait même pas qu'on a cassé le bol de maman.

On a empiré tout ce qu'on voulait arranger.

Par quel chemin on passe, Mary Poppins ?

Pourquoi me posez-vous la question ?

C'est vous trois qui montriez le chemin.

- Nous ? - Mais on...

Errait dans le brouillard.

Non. Enfin, oui, il y a du brouillard, mais...

On parlait, c'est tout.

Vous pensiez à où vous étiez au lieu de penser à où vous alliez.

Papa nous a dit de rentrer à la maison !

Il sera furieux.

Il est un peu tard pour y penser.

Est-ce qu'on est perdus ?

Tout dépend d'où vous voulez aller.

- Jack ! - Jack !

À votre service.

Pourquoi faites-vous cette tête ?

Vous avez perdu six pence et retrouvé un penny ?

- On a tout gâché. - Papa est furieux.

Et on a perdu notre chemin.

Vous êtes perdus ?

Vraiment, Mary Poppins ?

Complètement perdus.

Je ne suis pas un expert,

mais quand je me perds, je cherche la lumière pour me guider.

Si vous vous perdez au parc

Vous pouvez sombrer dans la noirceur

Ou voyager vers la lumière avec moi

Si vous êtes seuls dans votre chambre

Vous avez le choix entre la grisaille

Ou voyager vers la lumière avec moi

Cachés sous les couvertures

Vous ne verrez jamais la journée

Mais une étincelle au coeur

Illuminera votre chemin

Lorsque la vie est sombre

Faites comme les falotiers

Et voyagez vers la lumière avec moi

Qu'est-ce qu'un falotier ?

Les allumeurs de réverbères s'appellent ainsi entre eux.

Je vais appeler des renforts.

Falotiers, éclairez leur chemin !

Si vous errez dans la brume

Vous pouvez toujours lutter

Ou voyager vers la lumière avec moi

Si la foule vous entraîne

Vous pouvez toujours vous débattre

Ou voyager vers la lumière avec moi

Lorsque le brouillard cache votre route

Il n'y a qu'à garder le cap

Il ne faut pas bouder Surtout pas abandonner

Ce ne sera pas votre épitaphe

Si la vie vous fait des misères

Soyez votre propre réverbère

Brillez pour que le monde entier vous voie

Et voyagez vers la lumière avec moi

- Bonsoir. - Bonsoir.

Merci !

Le falotier aime la nuit

Malgré la noirceur Le monde brille pour lui

Il a un don de voyance

Pour voyager vers la lumière !

Son travail est d'illuminer la voie

Pour que la nuit devienne le jour

Nous imitons la lune C'est ce que nous voulons

Nous sommes les gardiens de la flamme !

Si vous ne voyez pas le bout du tunnel

Tenez bon jusqu'à l'aurore

La nuit semble toujours plus noire Juste avant l'aube

À présent, on fait quoi ?

On fait comme Jack a dit

et on suit la lumière.

Voyagez vers la lumière

Voyagez vers la lumière

Voyagez vers la lumière avec moi

Venez !

Entrez dans la transe !

Qu'est-ce qu'il raconte ?

Il veut dire la danse. Les falotiers parlent ainsi.

On ne dit pas le mot auquel on pense, on dit quelque chose qui rime.

Je vais vous montrer.

Angus, raconte-nous tes déboires.

Autrement dit, son histoire.

- Je me promenais en charrue - Dans la rue.

- J'allais voir du fer - Boire un verre

- Puis j'ai attrapé ma belle - Son échelle

- Pour aller au poulailler - Travailler !

C'est simple comme bonjour.

Parlez-vous le falotier, Mary Poppins ?

Si je parle le falotier ?

Bien sûr que oui. C'est Mary Poppins !

- Peut-on le faire avec vous ? - S'il vous plaît ?

Très bien.

Les enfants, contez votre histoire

Racontez vos déboires

- On avait un bol - Pot de colle

- Qui s'est brisé - Caramélisé

- On l'a apporté à l'atelier - Petits souliers

- Et tout était à l'envers ! - Entrouvert

- Direction la banque - Saltimbanque

- Perdus dans le brouillard - Sacré cafard

- On a trouvé notre ami - Un vrai tsunami

- Qui nous a fait voyager - Saccager

Et on a trouvé la lumière !

Quelle affaire !

- Ils ont voyagé vers la lumière - Vers la lumière

Voyageons vers la lumière !

Vous aussi, Mary Poppins !

C'est ça !

On va vous ramener à la maison.

Quand la vie est embrouillée

Il n'y a pas de raison de se plaindre

Il y a tant de merveilles Derrière la porte

Du 17, allée des Cerisiers !

En cas de problèmes incessants Il suffit d'être incandescent

La lumière est garantie pour la vie

- Si vous - Voyagez vers la lumière

- Allez - Voyagez vers la lumière

- Encore ! - Voyagez vers la lumière

- Avec moi ! - À la banque, saltimbanque

On a vu le patron Ce potiron

Perdus dans le brouillard Sacré cafard

Voyagez vers la lumière !

Voyagez vers la lumière !

Voyagez vers la lumière !

Voyagez vers la lumière !

Où étiez-vous ?

Vous deviez les ramener directement. J'étais fou d'inquiétude !

Pardon du retard, papa. Ce n'était pas la faute de Mary Poppins.

On s'est perdus dans le brouillard.

Jack et les falotiers nous ont montré la croûte.

Il veut dire la route.

Vous avez bourré le crâne des enfants de sottises.

J'en ai assez. Entrez tout de suite !

Je dois filer. Bonne nuit, Mary Poppins.

Bonne nuit, Jack.

Dans le parloir, allez.

Allez.

Ne soyez pas trop dur avec eux, monsieur.

Ce ne sont que des enfants, après tout.

Oui, mes enfants, et je gérerai ça comme je l'entends.

- Laissez-nous. - Oui, monsieur.

Pas vous, Mary Poppins. Par ici.

Très bien.

Vous auriez pu me coûter mon emploi.

Comprenez-vous ça ?

Savez-vous à quel point c'est dur de trouver un bon emploi de nos jours ?

Mais vous étiez là, en train d'agir comme des...

Et vous, Mary Poppins, vous deviez veiller sur eux.

Ce n'était pas elle, c'était moi.

Non, c'était nous.

On a cru que si on parlait à M. Frye,

il t'accorderait un sursis pour sauver la maison.

On voulait seulement t'aider.

Eh bien, c'est raté !

Écoutez...

L'année a été difficile pour notre famille,

et j'ai fait tout ce que j'ai pu

pour vous épargner des soucis, mais je ne peux plus faire ça seul.

C'est trop dur. Je...

Je tiens à peine le coup.

J'ai du mal à me rappeler de prendre ma mallette le matin.

On n'a plus de temps. On va perdre la maison,

et je ne peux tout simplement pas perdre cette maison.

Je ne sais pas quoi faire. Je regrette, je ne sais pas quoi faire.

Tout s'est effondré depuis que votre mère...

N'en a-t-on pas déjà assez perdu ?

On n'a pas perdu maman.

Pas vraiment.

Rien ne s'en va à jamais Les choses ne font que changer de place

Si on a besoin de ses câlins Et de son regard aimant

Rappelons-nous qu'elle est partie Mais reste auprès de nous

Elle nous sourit d'une étoile Qu'elle fait briller

Sachons qu'elle est toujours là

Pour veiller sur nous

Nous la trouverons là

Où vont les choses perdues

Quand êtes-vous devenus si brillants ?

Hier soir, Mary Poppins nous a dit...

J'espère être aussi brillant que vous quand je serai grand.

Tu as raison.

Bien sûr que tu as raison, Georgie.

Votre mère ne nous a pas quittés. Elle est dans ton sourire.

Dans ta démarche, John.

Et dans les yeux d'Annabel.

Elle sera avec nous où que nous allions.

Je vous aime.

Allez vous laver les mains et préparez-vous pour le souper.

Les avez-vous incités à vouloir sauver la maison ?

Je n'ai pas dit un mot.

C'était leur idée uniquement.

Je croyais m'occuper d'eux, mais ils s'occupaient de moi.

J'avais tout de travers.

C'est courant dans la famille Banks.

À quoi est-ce que j'ai pensé ?

Certaines personnes pensent beaucoup trop.

Je n'en ai aucun doute.

Jane, laissez-moi vous aider avec ça.

Merci.

Pas de chance ?

On peut chercher encore si vous voulez.

C'est inutile. Il est presque minuit.

On a fait de notre mieux, mais merci mille fois, Jack,

et merci à tous vos amis pour leur aide également.

C'est tout naturel.

Vous le méritez.

Nous sortirons dans un instant.

Les enfants ont emballé le reste de leurs affaires eux-mêmes.

Bravo, tout le monde.

Tu as bien Gillie ?

Oui, papa.

Très bien.

Je dis bon débarras à cette vieille cuisine.

J'ai toujours eu du mal avec le poêle.

Bon...

On a passé nos derniers moments possibles ici.

Il faut faire nos adieux.

Adieu, vieille amie !

Adieu, vieille amie !

Merci.

Merci.

- Bonsoir, Willoughby. - Mlle Lark. Amiral.

Que faites-vous ici si tard ?

Nous voulions vous dire au revoir.

Nous serions venus peu importe l'heure.

Si votre famille et vous avez besoin d'un endroit où loger,

Willoughby et moi aimerions avoir un peu de compagnie.

C'est très gentil à vous, Mlle Lark. Jane va nous héberger chez elle

pour le moment.

Non, pour toujours, tant que vous voudrez rester.

J'aimerais que vous veniez, Ellen.

Ne vous en faites pas pour moi.

Une belle chambre m'attend chez ma soeur.

Vous n'allez pas nous quitter, Mary Poppins ?

Ne sois pas ridicule.

Elle ne partira pas tant que la porte n'ouvrira pas.

Votre chez-vous, c'est chez nous.

Je suis content qu'elle se soit prise dans ton cerf-volant.

Mon cerf-volant !

Je l'ai oublié.

Fais vite.

L'amiral a quelque chose pour vous, M. Banks.

Le H.M.S. Bonne Nouvelle, un navire que j'ai dirigé.

Puisse-t-il vous guider à bon port.

Merci beaucoup, amiral.

J'en prendrai bien soin.

C'est l'heure, M. Boussole, au poste !

Oui, monsieur. Au revoir, M. Banks.

- Au revoir. - Au revoir, Boussole.

- Je l'ai ! - Au revoir, Mlle Lark.

Au revoir, Willoughby.

Je ne sais pas s'il pourra encore voler.

On dirait qu'il y a plus de colle que de cerf-volant.

Georgie...

L'as-tu rapiécé avec un de mes vieux dessins ?

Tu as fait du bon travail.

Regarde.

Ne vois-tu pas ?

C'est nous tous ensemble

devant le...

Qu'y a-t-il, papa ?

Attendez.

CERTIFICAT D'ACTIONS

"Certificat d'actions" !

Ça y est. C'est ce qu'on cherchait !

Oui !

Il faut aller à la banque.

Quelle heure est-il ?

- Minuit moins sept. - On va manquer de temps.

Il faut être à la banque avant minuit.

- Prenez le camion. - C'est inutile.

On n'arrivera jamais à l'heure.

Que peut-on faire ?

Rien. On ne peut pas remonter le temps.

Pourquoi pas ?

Tout est possible.

Même l'impossible.

Peut-on faire ça, Mary Poppins ?

Peut-on remonter le temps ?

Je ne vois pas ce qui nous en empêche.

Mais c'est ridicule.

En effet, Michael. C'est absurde.

Des sornettes !

Ça n'a aucun sens. Et si ça n'a aucun sens...

Ça ne peut pas être vrai !

Qu'est-ce que vous racontez ?

Laisse tomber. Apporte le cerf-volant à la banque

le plus vite possible et laisse-nous faire le reste.

- Comment... - Allez !

- On aura besoin d'aide, Jack. - Comptez sur moi.

- Allez chercher les falotiers ! - Oui.

Les enfants, aidez-moi avec la bicyclette.

C'est moi qui conduis. Le temps presse.

Avez-vous déjà monté une bicyclette comme celle-ci ?

Oh, voyons. Ce n'est pas bien différent d'un éléphant.

Prêts, on monte !

Il nous suffit maintenant de remonter le temps.

On s'amuse bien !

Une bonne semaine de travail, messieurs.

Merci.

On dirait bien que Banks ne viendra pas ce soir.

Il lui reste quelques minutes, monsieur.

Vous deviez attendre le dernier coup de minuit.

Je sais !

Donc, nous attendrons.

Je suis un homme de parole.

Combien de temps avons-nous ?

Il ne reste que cinq minutes, je crois.

Très bien. À la tour, les gars !

Désolé, tu n'iras pas plus loin.

Je reviens tout de suite.

- Venez ! - Allez, les gars !

Échelle !

Jack !

- Échelle ! - Échelle !

- Échelle ! - Échelle !

Je ne peux pas regarder !

On croirait qu'ils n'ont jamais fait ça.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

J'ai une idée. Allez !

Maintenant !

Ouais !

Jack ! Vous pouvez remonter le temps !

Comment ? Je n'arrive pas à toucher les aiguilles !

Sérieusement.

Ils doivent se dépêcher.

Il reste moins d'une minute.

C'est trop tard, Jack !

Il y a sûrement un moyen !

Regardez !

Et trois, deux, un...

Pourquoi Big Ben n'a-t-il pas sonné ?

Votre montre est trop rapide.

Ne soyez pas ridicule. Ma montre est parfaitement réglée.

Big Ben est tout sombre.

Rallumez l'horloge, Jack, vite.

Regardez. Big Ben est de nouveau allumé.

Mais l'heure est inexacte.

L'horloge a dû s'arrêter.

C'est Banks.

Il est arrivé à l'heure !

Pas encore. Descendez vous assurer

qu'il n'entre pas avant que l'horloge ait sonné 12 coups.

- Mais monsieur... - Tout de suite, M. Frye !

Verrouillez-la, M. Frye !

Bonsoir !

Laissez-nous entrer !

S'il vous plaît !

Il y a quelqu'un ?

Il y a quelqu'un ?

- Jane. - Quoi ?

Et si...

Et si on faisait voler un cerf-volant ?

Là ! La fenêtre illuminée !

La première ? D'accord.

Cours. Je déroule la ficelle.

Oui, vite !

Allez !

Allez !

Ohé !

Ça ne fonctionnera pas. Il ne le verra jamais.

- Entrons. - Oui, allons-y !

- Laissez-nous entrer ! - S'il vous plaît ! Nous devons entrer !

- Oh, merci ! - Merci !

Vite, M. Banks !

Quoi ?

Qu'est-ce que tout ceci ?

C'est ce que nous cherchions.

Trois, deux, un...

feu !

M. Boussole,

Big Ben est enfin à l'heure.

Et ça, ça va...

en haut.

Et celui-ci ? Où va-t-il ?

- Juste ici ? - Non.

- Non, là. - Ce morceau va là.

C'est grave qu'il soit découpé ?

A-t-il toujours de la valeur ?

Si tous les morceaux sont là, il est toujours valide.

Vraiment ?

Georgie, il y avait un dernier morceau, un coin

avec des signatures dessus. Te souviens-tu de ça ?

J'ai dû le jeter. Je suis désolé, papa.

Ce n'est pas grave, Georgie.

Au contraire.

Je crains que vous ayez un problème, Banks.

Sans signatures, vous n'avez pas d'actions,

pas de maison,

rien du tout.

Quoi ?

Mais il sait que tu as des actions !

Il prévoit le coup depuis le début !

Emmenez vos enfants hors d'ici, Banks. J'en ai assez de leurs mensonges.

N'insultez pas mes enfants.

N'osez pas.

Ils ne mentent pas, et vous le savez !

J'aurais aimé les croire plus tôt.

Vous aviez compris son petit jeu depuis le début, n'est-ce pas ? Venez.

Prenez la maison !

Allez-y.

J'ai tout ce qu'il me faut juste ici.

Il a bien raison, Willie.

Oncle Dawes ?

Que faites-vous donc ici ?

Un petit oiseau m'a dit

que tu voulais arnaquer la famille Banks

en refusant ses actions de la banque.

C'est vrai. On l'a entendu.

Il paraît aussi

que tu racontes à tout Londres que je suis devenu fou.

Ce que j'ai fait de plus fou a été de te confier la direction de la banque !

Vous n'êtes pas sérieux. J'ai doublé les profits de la banque.

Oui, en allant voler de l'argent dans les poches des clients.

C'est leur confiance qui a bâti cette banque.

Tu as perdu toute leur loyauté.

Alors, Willie...

Je reprends mon poste et je te mets dehors.

Messieurs, montrez la sortie à mon neveu, je vous prie.

Oui, M. Dawes.

Lâchez-moi !

Vous n'êtes pas apte à diriger cette banque !

C'est ce qu'on verra !

Je ne suis plus tout jeune,

mais je sais encore y faire.

Quand on vous dit que c'est fini

Que votre chance est épuisée

C'est le moment de se tenir debout

Et de répondre que ça ne fait Que commencer

Si vous êtes dans l'embarras

Luttez comme un bon petit soldat

Car la lumière est garantie pour la vie

Vous êtes

- Avec moi ! - Allez à la banque, saltimbanque

Rencontrer le patron Ce potiron

Perdus dans le brouillard Sacré cafard

- Voyagez - Voyagez

- Voyagez - Voyagez

- Vers la lumière ! - La lumière !

John, peux-tu enlever mes pieds de...

- Oui. - Merci.

C'est bon de vous retrouver, M. Dawes.

Merci, Michael.

Au fait, vos actions...

Elles sont tout à fait valides.

Gardez-les pour votre famille.

Pardon, je ne comprends pas.

J'ai une histoire à vous raconter.

Il était une fois

un homme à la jambe de bois...

Ce n'est pas ça.

Il était une fois un petit garçon prénommé Michael.

Il voulait donner deux pence à la femme aux oiseaux,

mais il s'est laissé persuader

de les remettre à son père.

Le père de Michael, votre grand-père,

les a déposés à notre banque

en nous demandant d'en prendre bien soin.

C'est ce qu'on a fait.

Après plusieurs investissements fort judicieux,

si je peux me permettre,

ces deux pence sont devenus une coquette somme.

Vraiment ?

Vraiment, Michael.

Elle suffira à rembourser le prêt.

La maison est à vous.

C'est une magnifique journée pour rentrer chez soi.

Regardez ces belles fleurs de cerisiers.

C'est vrai qu'elles sont belles.

Je devrai les peindre.

Et toi, Jane ?

Quoi, moi ?

Il s'informe de vous et du bel allumeur de réverbère, Jack.

Non ! On est amis, c'est tout.

- Oh, allez. - Vraiment.

Arrêtez ça, Ellen !

Qu'est-ce que c'est ?

La foire du printemps, c'est aujourd'hui ! On peut y aller ?

S'il te plaît ?

Je ne vois pas d'inconvénient.

Hourra !

- Viens, papa. - Viendras-tu dans la grande roue ?

Oui. Et Jane aussi !

Seulement si vous m'accompagnez, Ellen.

Quoi ? Plutôt mourir que d'y monter.

Suivez-moi !

Très bien. C'est à mon tour.

- Voyons voir. - Je l'aurai.

DÉFENSE DE MARCHER SUR L'HERBE

Venez faire un tour de grande roue !

GARDIEN DE PARC

- Georgie ! - Georgie !

- Ralentis ! - On fait la course !

Des suçons !

Regardez la grande roue !

Des poneys !

La vie est un ballon Qui monte ou descend

Selon ce qu'il y a dedans

Remplissez-le d'espoir Et de belles surprises

Et oh, mes petits choux Quelle aventure vous attend !

Regardez à l'intérieur

Et si vous entendez de la musique

Préparez-vous pour une envolée magique

Peut-on acheter des ballons ?

Mais bien sûr. Allons-y.

Choisissez le secret que l'on connaît

Avant que la vie nous ramène À la réalité

Préparez-vous pour une envolée magique

Nous aimerions vos plus beaux ballons, je vous prie.

Vous les aurez.

Choisissez avec soin, mes trésors.

Bien des gens choisissent le mauvais ballon.

Prenez celui qui vous convient le mieux.

Quel ballon te plaît, Georgie ?

Choisissez donc le premier, monsieur.

Moi ?

Il y a longtemps que j'ai passé l'âge.

Je n'ai pas tenu de ballon depuis que j'étais enfant.

Vous avez donc oublié ce que ça fait.

De tenir un ballon ?

D'être un enfant !

Si votre choix est le bon

Mon chou, tenez-vous bien

Si vous voyez votre reflet Votre coeur planera

Choisissez la bonne ficelle Et prenez votre essor

Préparez-vous pour une envolée magique

Papa.

Je me sens comme un enfant Avec un jouet étincelant

Je me prépare pour une envolée magique

Michael !

Une journée à la foire Et me voilà dans les airs

Je me prépare pour une envolée magique

Jane, je me rappelle !

Tout est vrai !

Toutes les choses impossibles qu'on a imaginées avec Mary Poppins,

elles sont arrivées !

J'ai le coeur si léger Que je crois bien aller

Nourrir les oiseaux Et jouer au cerf-volant !

La tête dans les nuages Que des rires au passage

Je me prépare pour une envolée magique !

Papa !

Vous devez choisir votre propre ballon.

Lequel prendras-tu ?

Celui-ci.

Je flotte dans les airs !

On fait zig, on fait zag On n'a plus les pieds sur terre

On pourrait bien voler jusqu'à la lune

Pour planer comme nous le faisons Il suffit de croire

En la magie du ballon

Le passé est derrière nous C'est de l'histoire ancienne

Il faut le rappeler

l'avenir arrivera vite Chaque seconde est un mystère

Et qui sait ce que demain nous réserve ?

Celui-ci vous va parfaitement.

Comment le savez-vous ?

Ne la perdez pas, jeune homme !

C'est promis, monsieur !

Ici dans le ciel bleu Ce qu'on voit est merveilleux !

On vole bien mieux à deux

Avant, je levais les yeux Mais me voici

Dans le joli ciel de Londres !

Voulez-vous essayer, monsieur ?

Pourquoi pas ?

Très bien, mon cher.

Choisissez avec soin.

Pas d'envolée magique pour vous.

Si les nuages sont salissants Je ne m'en ferai pas de tourment

Mais je polirai les étoiles

Ellen, laissez-nous faire !

Aidez votre prochain Il vous le rendra demain

On se prépare Pour une envolée magique !

J'ai le vent dans les voiles !

Tracez notre voie, M. Boussole !

Bien sûr, monsieur !

Si la journée est gâchée

Ne cessez pas d'espérer

Préparez-vous pour une envolée magique

Et si vous n'y croyez pas Accrochez-vous à mon bras

Préparez-vous pour une envolée magique

Pas question de bouder Avec la ville à nos pieds

Et si on ne regarde pas en bas On ne cessera jamais de monter

Le passé tire sa révérence Entrons dans l'avenir avec confiance

Préparez-vous pour une envolée magique !

Préparez-vous pour une envolée magique

Demain, les adultes auront tout oublié.

Comme toujours.

Il ne reste qu'un ballon, Mary Poppins.

Je crois que c'est le vôtre.

Je suppose que oui.

Pratiquement parfaite à tous les égards.

Bienvenue à la maison.

C'est bon d'être de retour, non ?

Oui, c'est si agréable.

Je ne croyais jamais ressentir tant d'émerveillement de nouveau.

Je croyais que cette porte m'avait été fermée à jamais.

Venez !

- On fait la course ! - Non, tu as pris trop d'avance.

Attendez-moi.

C'est l'heure.

Elle est repartie, n'est-ce pas, Michael ?

Merci, Mary Poppins.

Au revoir.

Je n'oublierai pas, Mary Poppins. C'est promis.

Restez près de ceux que vous aimez

De l'aide va bientôt arriver

Vous n'avez aucune raison De vous morfondre

Sous le joli ciel

De Londres

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.