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Original subtitles

Un chasseur sachant chasser sait chasser sans son chien.

Un chasseur sachant chasser sait chasser

sans son chien.

Un chasseur sachant chasser...

...sans son chien.

Dans cinq. Les nerfs ?

Super calme.

En place !

Bien.

Porte-moi chance, maman.

Terry ?

- Fermez le rideau ! - Ne bouge pas.

Ça va aller.

Respirez.

L'APPARTEMENT 7A

Tu joues de mieux en mieux. J'aime cet air.

Ça va, la jambe ?

Merci.

- Je m'en occupe. - Je m'en fiche, Annie.

Elle peut se débrouiller.

C'est pas juste.

- Elle va rester longtemps ? - Je sais pas.

C'est ton invitée, pas la mienne.

- Elle devrait payer. - Je m'en occupe.

Arrête de la couvrir.

J'ai un rencard.

Bonne chance.

Ness est une conne.

Elle n'a pas tort.

Tu n'as pas à t'occuper de moi.

C'est pour toi.

RELANCE

Non, merci.

- J'aurai bientôt quelque chose. - Bien sûr.

Mesdames, c'est une audition pour claquettes seulement.

Si vous ne savez pas faire de claquettes, adieu.

Seize, non.

Vingt-neuf, non.

Dix-sept.

Non.

DEUXIÈME RELANCE RELANCE

ALAN MARCHAND PRÉSENTE "LE SOMBRE ESCROC" AU THÉÂTRE ADKINS

AUDITIONS

- Nom ? - Theresa Gionoffrio.

Terry en bref.

On se connaît, Mlle Gionoffrio ?

Non.

On ne se connaît pas, mais je sais qui vous êtes.

Et vous aussi, M. Marchand.

Évidemment.

C'est la fille qui est tombée.

Dans Kiss me, Kate. Tu es tristement célèbre.

"Tristement".

Je préfère "célèbre", mais je prends quand même.

J'ai fait une formation de six ans à l'école de danse de Kearney.

À Hazard, Nebraska.

- J'ai fait trois spectacles. - Hazard ?

Oui, monsieur.

Ma famille y tient un abattoir.

Ce qui s'est passé ce soir-là ne se reproduira pas.

- Donnez-moi ma chance. - Tu avais fait quoi ?

Un jeté.

J'ai fait le grand écart, mais mon orteil a touché trop tôt.

Je l'ai fait des millions de fois, mais là...

Montre-moi.

D'accord.

Encore.

D'accord.

Encore.

Encore.

Encore.

Encore.

Encore.

Je peux le faire toute la journée.

On te contactera.

Je n'ai pas encore chanté.

Juste une petite chanson ?

Quels animaux tuait votre famille à Hazard, Mlle Gionoffrio ?

Des cochons surtout.

Et ils étaient comment ?

Comment ça ?

Est-ce qu'ils...

se vautrent dans la boue ?

Reniflent la terre ?

Remuent la queue ?

Oui.

Montre-moi.

Vous montrer ?

Mets-toi à genoux.

Montre-moi.

Renifle la terre, vautre-toi dans la boue

et remue ta petite queue.

Je ferais n'importe quoi pour une autre chance, M. Marchand.

Mais je ne m'humilierai pas.

Tant mieux pour toi.

Vas-y mollo avec les cachets, Terry.

Être sur scène ne vaut pas ça.

Annie.

Bien sûr que si.

C'était comment ?

Ils m'ont demandé de revenir.

Évidemment.

La numéro cinq était prometteuse.

La treize manquait de rigueur, mais je peux lui apprendre.

Ma belle, tu as pensé à retourner dans le Nebraska ?

Je ne voudrais pas retourner à Londres,

mais le temps de te remettre sur pied.

Je suis venue ici pour une raison, Annie.

Pour danser.

Devenir quelqu'un.

Voir mon nom écrit en grand.

Ça fait trois raisons.

Quoi ?

Je te connais. Tu mijotes quoi ?

On se voit à la maison.

Bonsoir, madame.

Vous cherchez quelqu'un ?

Bonsoir, monsieur. Je viens voir Alan Marchand.

Dites-lui que Terry Gionoffrio est là.

M. Marchand vous attend ?

Oui, il m'attend.

Oui.

Je vous appelle un taxi ?

Non. Ça va.

Je suis là...

- C'était quoi ? - Quoi ?

Madame ?

C'était quoi ?

Tout doux, mam'zelle.

Tu es perdue, chérie ?

Excusez-moi.

Tu crois qu'elle va bien ?

Relevons-la.

Allez, chérie.

Un, deux, trois et debout.

Je ferais n'importe quoi, mais je ne m'humilierai pas.

Dix-sept. Non.

La fille qui est tombée.

Porte-moi chance.

Laisse tomber.

Laisser tomber ?

Non, c'est vrai.

Je t'ai dit de ne pas y aller.

Qu'est-ce que tu as dit ?

Qu'est-il arrivé ?

Elle avait l'air futée.

Non, elle ne l'était pas.

Chéri, dépêche-toi. Je veux lire le journal aussi.

Regarde ce gros titre.

Mais où va le monde ? J'aimerais le savoir.

Bonjour, chérie. Tu as bien dormi ?

Il lui faut un café. Tu as besoin de café.

Assieds-toi.

Tu as mauvaise mine.

Un Bloody Mary, Roman.

Comment tu t'appelles ?

Terry Gionoffrio.

Je ne te demanderai pas de l'épeler.

Je m'appelle Minnie. Et voici mon mari, Roman.

Enchantée. Merci.

Bois ça. Je m'en fais un tous les matins.

Un ?

Assieds-toi, veux-tu ? Épargne mon cou.

Mange. Roman en a fait pour une armée.

Je ne mange pas de viande, mais merci.

Comment ça, pas de viande ?

T'es quoi ? Hindoue ?

Non, j'ai grandi dans un élevage de cochons.

C'est dur d'apprécier le bacon quand on sait comment c'est fait.

Je m'excuse. Je ne me souviens plus d'hier soir.

On t'a trouvée sur le trottoir.

Comme une droguée.

Tu n'es pas une droguée, si ?

- Non, c'est que... - Je te l'ai dit.

Tu as dit être une amie d'Alan.

Une employée potentielle plus qu'une amie.

Pour son spectacle à Broadway.

Je suis danseuse et j'espérais...

Débarquer pour lui dire que son spectacle ne serait rien sans toi.

Quelque chose comme ça.

J'étais dans un sale état hier soir,

et il n'y a pas grand monde qui aiderait

une inconnue comme ça.

Oh, arrête, veux-tu ?

À quoi sert une chambre d'amis si on n'invite jamais personne ?

J'ai su que tu étais une artiste dès que je t'ai vue.

Mon justaucorps m'a trahie ?

Non, tu as un charisme particulier.

Une aura de star, d'ailleurs.

Arrêtez.

Je n'exagère jamais.

Qu'est-il arrivé à ta jambe ?

Un accident il y a quatre mois.

C'est moche parce que les danseurs ont besoin de leurs deux pieds.

Tu veux un conseil ?

Ce ne sont pas nos échecs qui nous définissent. Mais comment on les gère.

Pose ça. Je veux te montrer un truc.

Viens.

On a acheté cet endroit pour investir.

On dit l'avoir acheté pour investir,

mais en vérité, on voulait choisir nos voisins.

Qu'en penses-tu ?

C'est sympa. C'est super.

Vraiment.

Les hauts plafonds et cette vue.

Cette chose est affreuse !

Oui. Roman, détends-toi.

Bref...

Minnie et moi en avons parlé ce matin...

L'appartement est à toi, si tu le veux.

J'apprécie l'offre,

mais je n'ai pas les moyens de payer ce genre de loyer.

On ne te ferait pas payer.

On n'a pas d'enfants,

donc on a beaucoup d'argent et personne pour qui le dépenser.

La jeune femme avant toi

fuyait son petit ami violent.

On l'a aidée à se remettre.

On aime aider les gens.

Ça nous met dans les bonnes grâces de Dieu.

Allons.

On ne dit pas pour toujours.

Jusqu'à ce que tu te remettes sur pied.

Qui sait ? Tu pourrais croiser Alan un de ces jours.

Les voisins sont très amicaux.

- Tu me passes ce pull ? - Non.

Je refuse d'être complice. Terry, tu ne les connais même pas.

Ce sont de vieilles personnes seules qui cherchent quelqu'un à secourir,

et jouer les demoiselles en détresse me permet de vivre au Bramford.

Ça t'irait bien.

Tu crois que mon proprio approuvera ?

Désolée, pas de loyer ce mois-ci.

Cette écharpe en soie m'allait trop bien.

- Je fais snob ? - Je n'ai pas pu résister !

Je ne peux pas vivre à tes crochets pour toujours, Annie.

Emménager dans un chez-moi est un premier pas. C'est le destin.

- Bonjour, Mlle Gionoffrio. - Bonjour.

- Donnez-moi ça. - Merci.

Bienvenue au Bramford.

Bonjour, Mme Castevet.

Non, c'est Minnie.

Mme Castevet me fait passer pour une vieille bique.

J'ai apporté un cadeau de crémaillère.

Il lui faut de la lumière.

- Merci. - De rien.

C'est quoi ?

Ça appartenait à votre ancienne locataire, Joan. Non ?

C'est adéquat.

Elle est partie comme Cendrillon à minuit.

Quel dommage !

C'était une jeune femme douée.

J'ai failli oublier.

Tu es libre pour un verre ce soir vers 21 h ?

Oui. D'accord. J'apporte quoi ?

Ce ne sera pas chez nous.

M. Marchand, bonsoir.

M. Marchand, bonsoir.

M. Marchand, bonsoir.

Theresa. Bonjour.

M. Marchand, bonjour.

Entre. Viens. Entre.

Tu veux quoi ?

Un Old fashioned ?

Bon choix.

J'imagine que les Castevet sont du genre à être en retard.

Attends. Minnie ne t'a rien dit ?

Bien sûr que non.

Les Castevet s'excusent.

Apparemment, ils sont pris ce soir.

Apparemment.

Si tu préfères remettre ça, je comprends.

Oh, non.

C'est parfait.

Très bien.

Assieds-toi, je t'en prie.

Alors...

Minnie a dû vous forcer la main pour que je monte ?

En fait, c'était Roman.

On ne dit pas non à un mécène,

surtout s'il a les moyens.

En vérité, ce n'est pas pour ça que j'ai accepté.

Vraiment ? Pourquoi alors ?

J'étais curieux.

Tu étais la fille qui est tombée,

et maintenant, tu vis à l'étage d'en dessous.

Je dois dire que je ne t'imaginais pas si pugnace.

Ce ne sont pas nos échecs qui nous définissent, M. Marchand,

mais comment on les gère.

Santé.

C'est l'une des premières comédies musicales de Broadway,

une œuvre fondatrice d'Adrian Marcato.

Notre version sera plus contemporaine,

mais une bonne part de ce vieux classique

n'a pas besoin d'être dépoussiéré, comme ton Kansas.

Le Nebraska.

C'est ça.

Cette reprise est...

C'est un hommage à Marcato.

Un hommage sincère.

Ça a l'air intéressant.

L'investissement financier et émotionnel a été considérable,

c'est pour ça que tu comprendras qu'il me faut les meilleurs.

Et les plus dévoués.

Si vous me laissiez auditionner à nouveau...

Pourquoi la danse ?

Danser est... ma passion.

C'est ce dont tu as toujours rêvé. Oui.

Comme un million d'autres filles. Je veux la vraie raison.

Je veux savoir ce qui te motive.

Ma mère est morte quand j'étais jeune.

Il y a eu un accident à la ferme.

C'était soudain.

Et quand mon père s'est effondré...

la danse est devenue mon échappatoire.

Tout ce que j'avais à faire,

c'était bouger mon corps en rythme...

et toute la noirceur du monde disparaissait.

C'étaient les seuls instants où je me sentais en contrôle.

Je ferais n'importe quoi pour ressentir ça.

Non.

Pas n'importe quoi.

Vous voulez que je grogne, M. Marchand ?

Que je rampe par terre et que je remue ma petite queue ?

Je t'ai eue.

Allez. Portons un toast.

Au corps et à l'âme.

Ça va ?

Je ne me sens pas bien.

Tu ne tiens pas l'alcool, hein ?

- Ça va ? - Oui, c'est juste que...

Je ne me sens pas bien.

DIEU EST-IL MORT ?

Coucou.

J'espère que tu aimes les expressos.

- Je n'en ai jamais bu. - Allez. Il faut que tu goûtes.

Tiens.

La nuit dernière était très agréable.

Vraiment ?

Je ne m'en souviens pas trop.

J'essaierai de ne pas trop me vexer.

Non, c'est juste que...

Détends-toi. Je comprends.

C'était juste pour une nuit.

Pas vrai ?

Oui.

Tu devrais manger. Une grosse journée t'attend.

Comment ça ?

Tu ne t'en souviens vraiment pas ?

Tu es dans la troupe.

Tu as gagné.

Cinq, six, sept, huit.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit.

Un, deux, trois. Allez, les filles, on se remue.

Trois, quatre, cinq, six, sept, huit.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.

Un, deux, trois, cinq, sept.

Stop !

C'est bâclé, les filles. Bâclé.

Vous êtes des guerrières. Des Amazones.

Montrez votre hargne.

Pause. J'ai besoin d'air.

Et d'une pilule de cyanure.

La fille qui est tombée.

C'est Terry, en fait.

Tu traînes des pieds.

J'ai quelques jours de retard sur vous, mais je vous rattraperai.

Si tu veux coucher pour te faire engager,

aie au moins le talent qui va avec.

Je me disais bien que c'était toi.

Entre une minute.

La journée a été longue, Minnie.

Terry chérie, je te présente Lily Gardenia.

Elle loge à côté de toi, au 7E.

Bonjour, Terry.

Enchantée, Mme Gardenia.

Assieds-toi.

Lily a été la première femme juge de l'État de New York.

"Femme juge" n'était pas mon titre officiel.

J'en avais marre de te voir boiter comme une infirme,

alors j'ai parlé à Lily de ton petit problème.

Vraiment, Minnie.

On dirait qu'elle a une maladie vénérienne.

Fais voir ta jambe. Laisse-la regarder.

Vraiment ?

Presse-toi, petit citron.

C'est quoi ?

Menthe poivrée. Romarin.

Une recette maison.

Je les fais pousser moi-même.

Deux fois par jour devraient suffire.

Je peux toujours en refaire.

Merci. C'est...

Tu vas vite virevolter.

Six, sept, huit.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit.

En haut !

Et en bas.

Tu as répété, Gionoffrio.

Bien. D'accord.

- Ça va ? - Oui.

Une récompense pour votre sueur.

Voilà votre première paie.

Tenez. C'est ça.

Et ne dépensez pas tout d'un coup.

Regarde-moi ça.

Voilà mes chéries. Vous vous amusez bien ?

Depuis le début.

Merci de m'avoir invitée, Mme Castevet.

Appelle-moi Minnie, chérie. Tu es déguisée en quoi ?

Viens. Je veux te présenter à des amis.

Finalement, tu nous la présentes ?

Oui.

Voici Laura-Louise et Dan McBurney du 4F.

Beaux costumes. Vous faites payer les appels ?

Et voici le merveilleux Dr Sapirstein.

Tu es la fameuse Terry ?

Pas encore fameuse, dans quelques années peut-être.

- Voici mon amie... - Tu as une grande famille ?

Non, pas vraiment. Juste un frère.

- J'ai des cousins dans le Colorado. - Ah oui ?

Si tu fais ta vie ici et qu'un jour,

tu as besoin d'un obstétricien, appelle-moi.

Ça n'arrivera pas de sitôt.

Prends quand même ma carte.

Merci.

Excusez-moi.

Je ne peux pas. Pas encore.

Pas une autre.

Ne recommence pas.

Tu sais ce qui se passera sinon.

C'est une menace ?

Ne sois pas si dramatique.

Terry, chérie !

J'allais faire une vodka blush. Tu en veux une ?

Non, merci.

Roman.

Prends la boîte et ramène ta poire.

Ça va avec Mme Gardenia ?

Ignore-nous. On est deux vieilles pies querelleuses. C'est tout.

Joyeux Noël, Terry, de notre part à tous les deux.

C'est pour moi ?

Allez. On ne rajeunit pas.

Je ne sais pas quoi dire.

Pourquoi pas "merci" ?

- Oui, bien sûr. Merci. - Eh bien, essaie-le.

- Parfait. - Oui ?

Je l'adore.

Regarde dans la poche droite.

Ça a plus de 300 ans.

Le vert, c'est de la racine de tannis.

Ça porte chance.

Qu'est-ce qu'il y a ?

On dirait que c'est la première fois qu'on te fait un cadeau.

J'ai de la chance.

Je suis jalouse.

Quoi ?

Ne me regarde pas comme ça ou tu n'auras pas ton cadeau.

Terry !

Ouvre-le !

Terry, tu n'as pas les moyens.

Annie.

Je veux que tu saches

que je serai toujours et à jamais ravie

que tu aies raté l'audition d'Un violon sur le toit

à notre rencontre.

Je suis contente de l'avoir ratée moi aussi.

- Montre-moi. - D'accord.

Oh là là ! Quelle élégance !

Quoi ? Qu'y a-t-il ?

Rien.

J'ai cru sentir un truc sur moi.

LA JOIE D'ÊTRE MÈRE

CONSEILS NUTRITIONNELS POUR UNE MÈRE ET UN ENFANT EN BONNE SANTÉ

Je suis enceinte.

Tu vas lui dire ?

Non.

Il me virerait du spectacle.

Oublie le spectacle une seconde.

Que veux-tu ?

Ce serait la fin de tout ce pour quoi j'ai travaillé.

Alors...

Ma cousine en a subi un l'an dernier

Je peux lui demander si tu es sûre.

Il paraît que la javel fait des miracles.

C'était personnel, Vera.

Désolée.

On pourrait te pousser dans les escaliers.

Terry, arrête !

Bon sang !

T'es une vraie tarée, toi !

JAVEL

On dirait que tu as résolu ton problème, Terry.

Oui. Si seulement ta mère avait fait pareil.

Ça t'amuse d'endommager les biens de la compagnie ?

Rends-toi utile et aide Terry à nettoyer. Allez.

Tout le monde sur scène. La phase technique a pris du retard.

Donne-moi ça.

Tu n'avais pas à faire ça.

Je peux la gérer.

Je sais.

Mais tu as assez de soucis en ce moment...

et à venir.

Tu sais ?

Les bonnes nouvelles vont vite.

Une bonne nouvelle ?

C'est inattendu.

Mais ce n'est pas la fin du monde.

Non.

Juste la fin de ma carrière.

Tu sais,

un jour,

tout le monde verra de quoi tu es capable, Theresa.

Et ce jour-là,

les gens comme Vera

n'auront aucune chance.

Mais en attendant,

je te veux en forme sur scène

et sans œufs aux fesses.

La voilà, la vedette du jour.

Elle rayonne déjà.

Comment êtes-vous entrés ?

- On a un double des clés. - Ça ne te gêne pas ?

Ce Sapirstein n'est pas discret.

Ne lui en veux pas.

Il n'a pas pu se retenir.

Il était comme un gosse à Noël, pas vrai, Roman ?

Ce n'était pas à lui de l'annoncer.

Et ce n'était pas à vous de le dire à M. Marchand.

On l'a dit à Alan. Et alors ?

Terry chérie, on sait que tu as peur parce que tu es célibataire.

Mais on veut t'aider. Tout ce que tu veux.

Oui. Demain, on ira voir le Dr Sapirstein ensemble.

Je ne sais pas encore si je le garde.

Elle est sous le choc.

Non, c'est pas ça, Minnie.

J'ai travaillé trop dur pour tout abandonner.

Quel est le problème ?

Je ne peux pas élever un enfant.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Tu ferais une mère formidable.

Et tu as toute une famille pour t'aider.

Vous n'êtes pas ma famille.

Viens avec nous.

Minnie, partez, s'il vous plaît. Tous les deux.

On veut te montrer quelque chose. Ensuite, on te laissera tranquille.

On a essayé pendant des années.

Des décennies, plutôt.

Pourquoi me montrer ça ?

S'il n'y a pas de place dans ta vie pour ce bébé...

On en fera dans la nôtre.

C'est beaucoup.

J'ai besoin de temps.

Tout ce qu'on dit,

c'est que tu pourrais le confier à de parfaits inconnus

ou nous le confier.

Tu nous ferais un cadeau.

En échange, on te donnera tout ce que tu veux.

Tout ce que tu veux.

Tout ce que je veux, c'est travailler, être sur scène.

Ne sois pas si modeste. Tu entends ça ?

Tu dois vouloir plus, Terry.

Oublie la troupe. Tu gâches ton talent.

Je sais ce que tu veux.

Tu veux ton nom en grandes lettres lumineuses...

sur le devant du théâtre.

Le Sombre Escroc avec Terry Gionoffrio en vedette.

Terry, le showbiz est une affaire de relations.

Laisse-nous faire.

Qu'en dis-tu ?

Voilà.

C'est réglé.

Hé oh !

Il y a quelqu'un ?

Mme Gardenia.

Vous m'avez fait peur.

Je ne voulais pas en arriver là.

Vous avez dû vous tromper d'appartement.

Je dois l'empêcher.

Je suis désolée.

Non !

Ouvre !

Mme Gardenia.

Oh, mon Dieu. Tu as une mine affreuse.

Je n'ai pas beaucoup dormi.

Comment va Mme Gardenia ?

- Dans le coma. - Oh, mon Dieu.

Tout bien considéré, c'est mieux que morte.

Tu as du sucre ?

- Oui, je crois. - Laisse. Je vais me servir.

Tu as certainement sauvé la vie de cette femme hier soir, Terry.

On est fiers de toi.

Elle n'était pas dans son état normal. Elle m'a poursuivie.

- J'ignore comment elle est entrée. - Tu as laissé la porte ouverte.

Tu peux quitter le Nebraska,

mais le Nebraska reste en toi.

La pauvre perdait la boule.

On devrait y aller. Merci pour le sucre.

On te tient au courant.

En attendant, repose-toi.

C'était la violence raciale

la plus ravageuse de l'histoire américaine.

Les Blancs qui traversaient les émeutes étaient pris à parti,

jeunes ou vieux, hommes ou femmes.

Les voitures étaient brûlées.

La foule grognait et jurait de déception quand un Blanc s'échappait.

Je ne peux plus y prendre part Lily Gardenia

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.

Un, deux, trois, tendu. Cinq, six, sept, huit.

Et stop.

Trouve ta marque, Vera.

Quoi, ici ?

Ici.

Je peux m'adapter, Mlle Clarke. C'est bon.

Que dire ? J'attire toujours la lumière.

Tu t'es fait mal ?

Oui, ma jambe...

Quelque chose ne va pas.

Bon sang. Appelez un médecin.

Elle fait une crise. Vite !

Faites quelque chose ! Leo !

Heureusement, l'état de Vera est stable,

mais la première est dans quelques jours.

Leo et moi avons décidé d'une remplaçante.

Gionoffrio !

Le rôle est à toi.

Si tu le veux.

Je le veux.

Vous n'aviez pas à faire tout ça.

Si tu veux être la star du spectacle,

tu dois avoir la tête de l'emploi.

Remontre-moi la photo.

Oui.

Elle avait un visage fait pour les cheveux courts.

Elle pourrait ne pas remarcher.

- C'est vrai ? - Oui, je...

Je ne sais pas. C'est...

C'est bizarre, le timing.

Pourquoi tu t'inquiètes ? Je pensais que tu serais aux anges.

Quoi ? Je le suis.

On ne dirait pas.

Je le suis. Vraiment.

Ce que vous avez dit à Alan a fonctionné.

Je n'aurais peut-être pas dû.

Je ne pensais pas à mal.

Tu as tout ce que tu as toujours voulu sur un plateau d'argent.

C'est ta chance. C'est le rôle d'une vie.

Vous avez raison.

J'ai toujours raison.

ALAN MARCHAND PRÉSENTE "LE SOMBRE ESCROC"

Terry, ressaisis-toi ! Allez !

Mon Dieu.

- Clinique municipale. - Oui, bonjour. Ici Terry Gionoffrio.

Je dois parler au Dr Sapirstein.

- Il est occupé. - C'est urgent.

Un instant.

Dr Sapirstein.

Bonjour. Quelque chose cloche.

J'en suis sûre.

J'ai des douleurs fulgurantes.

C'est normal chez les femmes enceintes

de ressentir ça au premier trimestre.

Oui.

Je vois des choses qui n'existent pas.

- C'est normal aussi ? - C'est possible.

Il n'y a pas deux grossesses pareilles.

Vous ne m'écoutez pas.

Je vous dis qu'il y a un problème avec le bébé ou moi.

Je ne sais pas, mais je le sens.

Quelque chose cloche.

Viens à la clinique, je vais t'examiner.

Je vais demander à Minnie de préparer ton sac.

Non. N'appelez pas Minnie.

Et pourquoi j'aurais besoin d'un sac ?

On devra peut-être t'hospitaliser.

Tu pourrais souffrir d'hystérie périnatale.

Non. Je ne suis pas folle.

Si tu représentes un danger pour le bébé ou toi,

on doit prendre des mesures.

Pourquoi c'est bloqué ? Tu as de la compagnie ?

Besoin de quelque chose ?

Roman et moi avons du ragoût en trop.

Merci, mais je n'ai pas faim.

Bonne nuit.

Roman, viens !

Maintenant ?

Allez. Ta cuisinière a assez attendu.

Joan Cebulski ?

Elle a dit qu'elle reviendrait chercher ses affaires le lendemain.

C'était il y a six mois.

Et ses affaires ?

RÉSERVE

J'allais les donner à une œuvre de charité.

SAINTE BIBLE

Il fut précipité, le dragon,

le serpent ancien,

appelé le diable et Satan...

Notre Père, je ne suis pas du genre à prier.

Ça va, ma petite ?

Ma sœur, s'il vous plaît.

J'ai besoin de comprendre ce qui m'arrive.

Où as-tu trouvé ce livre ?

- Il appartenait à quelqu'un du Bramford. - N'y touche pas.

Depuis des générations, des rumeurs existent

sur un groupe de dévots de Satan qui habiteraient au Bramford.

Ce livre est leur texte sacré.

Je crois qu'ils lui ont fait quelque chose.

Elle s'appelait Joan Cebulski.

Elle vivait dans l'appartement avant moi.

Elle est venue se repentir, mais elle n'y était pour rien.

Ils lui ont fait des choses horribles, des choses impies.

Elle s'est enfuie en pleine nuit

et a été renversée par un bus.

Le journal l'a dite folle,

mais des témoins ont juré avoir vu quelqu'un la poursuivre.

Ils lui voulaient quoi ?

Juste avant le début du siècle,

le chef de leur congrégation affirmait avoir invoqué le diable.

Il a laissé un fils en héritier.

Rien ne l'arrêtera.

Ils t'ont choisie.

Notre Père qui est aux cieux, que ton nom

- soit sanctifié, que ton règne... - Ma sœur.

Si cet enfant naît,

que Dieu ait pitié de nous.

Prête ?

Il faut qu'elle se détende.

Ça va ?

Oui.

Désolée. Je vous ai fait mal ?

Qu'y a-t-il ?

Ça va ?

Terry !

Terry, attends !

Tout est de ma faute.

J'avais tellement mal.

Je lui ai comme envoyé ma douleur.

Ça n'a rien à voir avec toi.

- Si. Regarde Vera. - Vera ?

Toutes les fois où j'ai imaginé qu'il lui arrivait un truc horrible

parce que je voulais son rôle.

Hé. Tout doux. Respire.

Respire.

Tu ne peux pas être responsable. C'est impossible.

Oui. Tu as raison.

Tu as raison, Annie.

Ce n'est pas moi, c'est eux.

C'est eux.

Il ne s'agit pas que de moi.

Ils ont fait du mal.

Du mal à cette femme,

à Vera, à Mme Gardenia... c'était l'une des leurs.

Terry, tu me fais peur.

La façon dont la nonne m'a regardée, elle savait.

C'est trop tard.

Ce truc... Il y a quelque chose qui cloche.

C'est une partie de moi et je ne peux pas y échapper.

Parle-moi. Quoi que ce soit, on trouvera une solution.

- On s'en va. - Non.

Je dois affronter ça toute seule.

Terry...

Bonsoir, Terry.

Tout va bien ?

Minnie ?

Alan, c'est quoi, cet endroit ?

Tu ne t'en souviens pas ?

Il y a eu tant d'essais avant toi.

Mais toi,

tu étais différente.

Tu es malade.

Tu m'as violée.

Tu ne demandais que ça.

Ne me touche pas.

Tu es vraiment étonnante.

Tu veux que je souffre ?

Oui.

Je t'en prie.

Ne me touche pas.

Tu aimes le feu des projecteurs

alors qu'en fait...

tu as toujours appartenu à la pénombre.

La fille qui ne tombe plus.

Arrête !

Tu te sens puissante ?

Toby ! Toby, pitié.

- Je suis désolé. - Non !

Tu n'as pas chômé.

Roman, viens ici.

Terry !

Mon Dieu.

Je sais ce que vous m'avez fait.

Assieds-toi donc.

Je sais pour Joan.

Je sais ce que vous êtes.

Et alors ?

Je n'en ferai pas partie.

Ça ne marche pas comme ça, ma fille.

Tu te rappelles quand on t'a trouvée ?

Tu étais dans un sale état.

Sans vouloir te vexer, tu n'étais rien.

On t'a tout donné.

Tout ne vaut pas ça.

On a passé un marché.

Il est annulé.

C'est un peu plus bas, chérie.

Le bébé n'aime pas ça.

Le bébé va rester.

Bas les pattes !

- Vous êtes diabolique. - Pourquoi ?

Parce que mon dieu n'est pas le tien ?

Que je t'explique. Quand j'étais petit,

mon père a été pris à parti par une foule vertueuse et pieuse,

il a été battu presque à mort sous mes yeux.

Pourquoi ? Ils avaient peur de lui.

Parce qu'il possédait un pouvoir sombre

des plus fascinants.

Vous êtes l'héritier.

Invoquer le diable n'était que le début.

Il nous fallait un vaisseau humain.

- Une mère porteuse. - Pour quoi ?

Son fils.

J'ai une question.

Tu ne crois pas réellement qu'Alan était le père, si ?

Notre Seigneur t'a choisie. Ton fils va changer le monde.

Tout sera pardonné.

Nous sommes ta famille.

Tu n'es plus seule, ma chérie.

Et j'ai hâte de voir le monde découvrir quel trésor tu es.

J'aurais pu y arriver seule.

Je sais.

C'est un rôle pour lequel tu es née.

Il a regardé en toi et a vu ta force,

la profondeur de ton ambition.

Il rachètera les gens méprisés

et vengera ceux qui ont été brûlés et torturés.

Il vivra.

Chaque âme sur cette Terre connaîtra ton nom.

Mes amis,

Dieu est mort.

Satan vit.

C'est l'an un !

L'an un !

Gloire à Terry, mère de notre Seigneur.

Gloire à Terry !

Gloire à Satan !

Gloire à Satan.

Gloire à Satan !

Tu avais raison, Minnie.

J'ai toujours raison.

C'est le rôle de ma vie.

Sous-titres : Nathalie Beaux

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