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Original subtitles

- Philippe Bardin, Rowan Alexander et Pascal Moulin

nous ont vendus, mes hommes et moi, aux talibans.

(hurlements de douleur)

- Quand il était à Lahore, quelqu'un a placé

un engin explosif sous sa voiture.

- Personne à la CIA sait qui aurait pu faire ça?

- C'est tout ce qu'ils savent.

- Vous croyez que ça peur être Philippe Bardin?

- Possible.

J'en ai parlé aux services de renseignements.

Ils affirment qu'ils ne sont au courant de rien.

- Les renseignements vont pas admettre

leur responsabilité sans y être forcés.

- Pearce ne s'est pas servi de sa voiture ce jour-là.

Amina Said et ses deux enfants ont été tués dans l'explosion.

- Les informaticiens ont craqué le téléphone du sniper.

Pearce lui envoyait ses instructions.

Un des messages fait référence

à un type qui s'appelle Cédric Duval.

- C'est qui?

- On sait pas encore. On essaie de l'identifier.

(musique de suspense)

- RAS!

- RAS!

- Y a du sang dans la cuisine.

(fracas)

- Hé. Les services de renseignement

viennent de confirmer que Duval avait travaillé pour eux.

Il a démissionné y a 18 mois.

- C'est quoi, son lien avec Pearce?

- C'est Duval qui a posé l'engin explosif

sous la voiture de Pearce.

Si Pearce l'a chopé,

il est sûrement déjà mort.

(musique inquiétante)

(respiration haletante)

- Tu sais pourquoi t'es ici?

- La DGSE m'a menti.

Ils m'ont dit...

que vous vendiez des armes à Al-Qaida.

- Je veux le nom de ton officier traitant

et de la personne qui a autorisé cette mission.

- J'avais que le nom de code de mon responsable.

Je vous jure.

(sanglots)

- Je vais te dire un truc.

Je me suis retrouvé dans la même situation que toi.

Alors je sais ce que tu ressens.

- S'il vous plaît.

Je vous en supplie.

Je sais rien du tout. Je sais rien du tout!

S'il vous plaît. S'il vous plaît.

- Ça va aller.

(respiration haletante)

- Non...

Non...

Non. Non.

(hurlement)

(sanglots)

(craquement, cri)

- J'ai une conférence de presse.

Ils vont encore dire que j'ai l'air fatiguée.

(soupir) - T'es très belle.

- J'ai rencontré Pascal plusieurs fois.

J'ai cette image de lui brûlé vif,

j'arrive pas à me la retirer de la tête.

- C'était un message de Pearce.

- Destiné à qui?

- À tous ceux qui lui ont fait du mal.

(soupir)

- Tu reviens ce soir?

- Je sais pas.

Tu veux?

(sonnerie de téléphone)

Oui, Ruben?

- On a trouvé Cédric Duval.

- Votre présidente

et votre gouvernement

ne s'inclineront jamais

face à ceux qui cherchent à terroriser notre nation.

Nous allons traverser des moments difficiles.

Mais c'est dans l'adversité

que l'on révèle son véritable caractère.

Je sais que je peux compter sur le peuple français

pour rester calme

et déterminé face à ces menaces.

(déclics d'appareil photo)

(musique lugubre)

- On va partir du principe qu'il a parlé.

- C'est quand même bizarre.

Je veux dire...

torturer quelqu'un quand on a soi-même été torturé.

- Peut-être que Pearce a pris son pied.

- Je pense pas, non.

- Putain de merde.

- Les renseignements se mettent enfin à coopérer.

- Ils ont pas trop le choix vu que des gens meurent.

- Ils nous ont donné le nom de son officier traitant.

- On doit le trouver avant que Pearce le fasse.

(sonnerie de téléphone)

- Allô?

- Béatrice? C'est Inès.

- J'imagine que tu as une mauvaise nouvelle

à m'annoncer, sinon tu ne m'appellerais pas.

- Cédric Duval est mort.

Jacob Pearce l'a enlevé.

Il a été torturé.

- Cédric ne connaissait pas mon vrai nom.

- Une équipe de l'antiterrorisme est en route vers chez toi.

- OK, je vois.

- Si tu comptes fuir, c'est maintenant.

- Je crois que j'ai passé l'âge de courir.

Merci pour ton appel.

- Je te devais au moins ça.

Fais attention à toi.

Au revoir.

(musique angoissante)

(crissement de pneus)

- Béatrice Paquin?

- S'il vous plaît, prenez-en soin.

- Bonjour. - Bonjour.

(crissement de pneus)

- Non.

Pas pour le moment.

(bips)

Ça marche.

(rumeur de conversations au loin)

Dès que ça arrivera, je vous le dirai.

OK.

- Tu parlais encore de moi avec tes employeurs?

- Ils aiment savoir que c'est en bonne voie.

- Je serais curieux de savoir

pourquoi tu bosses pour ces gens.

- Ils paient très bien.

Encore quelques jobs et je me retire.

- Donc, tu es payée très cher...

...pour tuer des gens.

Et ensuite, quoi?

- Ensuite, je prends ma retraite.

Allez, on y va?

(bip)

- Il y a deux ans, des agents de la direction générale

de la sécurité extérieure, la DGSE,

ont posé une bombe sous ma voiture.

(rumeur de conversations au loin)

- Elle a bossé pour la sécurité extérieure

pendant presque 30 ans.

Elle a tout vu.

Irak, Afghanistan, Mali.

La plupart de ses opérations sont caviardées.

Juste avant sa retraite,

elle dirigeait des opérations secrètes en Asie centrale.

- Elle a encore des amis à la DGSE.

Quelqu'un l'a prévenue qu'on allait arriver.

- Est-ce qu'elle vous a parlé de l'opération contre Pearce?

- Elle refuse d'admettre qu'il y en avait une.

(toc-toc!)

- Pearce vient de mettre en ligne une nouvelle vidéo.

Il l'a envoyée à tous les services secrets.

Je vous ai envoyé le lien. - Merci.

(musique intrigante)

- Il y a deux ans, des agents de la direction générale

de la sécurité extérieure, la DGSE,

ont posé une bombe sous ma voiture.

Cette bombe m'était destinée.

Mais elle a tué trois personnes auxquelles je tenais.

Je tiens les services de sécurité extérieure français

pour responsables de leur meurtre.

J'offre une récompense de cinq millions d'euros

à tout employé des services secrets qui saura me donner

les noms des personnes impliquées dans cette opération.

Si vous pouvez faire ça,

cliquez sur le lien ci-dessous.

(musique intrigante)

- Emmenez-la à la planque.

Essayez de la faire parler.

On a besoin des noms de toutes les personnes impliquées

avant que quelqu'un les communique à Pearce.

- Si Pearce offre une récompense, c'est que...

Duval lui a pas donné les informations qu'il voulait.

- Cédric ne savait rien.

Sinon, c'est certain qu'il aurait donné mon nom

et celui de tous les autres à Pearce.

- Qu'est-ce qui vous fait dire ça?

- Tout le monde craque.

Tôt ou tard.

(crépitement de l'eau)

- Pourquoi le bonsaï?

- J'ai commencé à en avoir quand j'étais basée à Tokyo.

En prendre soin s'est révélé très apaisant.

Merci.

- Vous avez de la famille?

- Et pourquoi vous voulez savoir ça?

- Je fais la conversation.

- J'ai été mariée.

Nous avons un fils qui a lui-même deux enfants.

- Et ça vous plaît, le rôle de grand-mère?

- Je vivais pour mon travail.

J'étais sacrément douée, d'ailleurs.

Ça fait de moi une mauvaise mère et une mauvaise épouse.

Ce travail demande des sacrifices.

- Comme celui de Cédric.

- Cédric a commis une erreur.

Pearce ne s'est pas servi de sa voiture ce jour-là.

Cédric n'arrivait pas à vivre avec ça.

Il s'est mis à boire.

Il blâmait tout le monde sauf lui pour cette erreur.

Il en parlait à tort et à travers et à n'importe qui.

- C'est peut-être comme ça que Pearce l'a identifié.

- Probablement.

- On doit savoir qui d'autre était impliqué dans l'opération.

Comment voulez-vous

qu'on protège des gens si on ignore qui ils sont?

- Donc Pearce l'ignore aussi.

- Vous avez pas confiance en nous.

- Je ne crois pas avoir vraiment confiance en qui que ce soit.

- Vous devez vous sentir bien seule.

- T'as vu cette mesure disciplinaire

dans le dossier de Béatrice?

Ça dit qu'elle a interrogé un insurgé en Irak.

Elle a appuyé avec son pied sur une plaie ouverte

pour qu'il révèle l'emplacement d'une usine d'explosifs.

- Wow.

T'as déjà fait un truc comme ça, toi?

- J'en ai jamais eu besoin.

- Mais tu le ferais.

- T'es en train de me juger?

- Toujours.

(sonnerie de téléphone)

Ouais?

- Vous êtes à la bourre.

Vous deviez relever l'équipe de jour y a 30 minutes déjà.

- OK, on y va.

- Entrez, je vous en prie.

- Madame la présidente. - Vincent.

- Je vous présente Zara Taylor.

Elle travaille pour le MI6.

Madame la présidente souhaitait assister à un briefing.

- Je vous suis très reconnaissante pour votre aide.

- C'est un honneur, madame la présidente.

- C'est bien que j'aie pu rencontrer toute l'équipe.

- Vous aurez un rapport tous les jours

à 8 h du matin, 13 h et 20 h.

(ouverture et fermeture de porte)

(pas approchant)

- Bonjour. Vous...

Ça en fait, des médocs.

- Je fais de la bradycardie ventriculaire.

J'ai le coeur qui bat de façon très irrégulière.

Les médecins disent que c'est probablement ça

qui me tuera dans les prochaines années.

- Je suis désolée.

C'est pour ça que vous avez pris votre retraite.

- Ils ne m'ont pas vraiment laissé le choix.

Le stress, c'est mauvais pour le coeur, apparemment.

Vous aimez votre travail?

- Euh... je me vois pas faire autre chose.

- Qu'est-ce que ça me manque...

Quand on vous retire ça, il ne vous reste plus rien.

Je me dis parfois que je donnerais n'importe quoi

pour retourner sur le terrain.

- On va se faire livrer à manger. Vous avez faim?

- Je vais cuisiner.

Comme ça, je me sentirai un peu utile.

Vous aimez la cuisine indonésienne?

- Hum... Jamais goûté.

- Merci.

Ça sent vraiment bon.

- J'espère que ça vous plaira.

- C'est délicieux. - Hum.

- C'est encore meilleur servi avec une bière bien fraîche.

Mais je ne peux plus boire d'alcool

et vous pourriez avoir besoin de viser droit.

Vous allez le partager avec nous?

Ce que vous pensiez tout à l'heure.

- Vous savez très bien à quoi je pensais.

- Non, dites-moi.

- La liste de gens qui ont autorisé

l'élimination de Pearce, vous pourriez lui donner.

- Vous voulez que je serve d'appât?

- Appelez ça comme vous voulez.

- C'est n'importe quoi.

Pearce va la tuer.

- J'ai parlé à Zara de mes problèmes cardiaques.

Elle sait que je vais bientôt mourir de toute manière.

Elle espère me tenter

avec une dernière opération sur le terrain.

- J'ai lu votre dossier. Vous étiez vraiment très douée.

- Je me mettrais en danger,

ainsi que toutes les personnes impliquées dans cette opération.

- Pearce va encore tuer plus de gens.

Vous avez une chance de l'arrêter.

Si vous faites rien, vous arriverez à vivre avec ça?

- Vous êtes une garce

encore plus manipulatrice que je ne l'étais.

- Je vais prendre ça comme un compliment.

- Eh bien, je ne suis pas sûre que c'en était un.

- Ça aurait été peut-être pas mal de m'en parler avant, non?

- Il faut parfois suivre le mouvement.

- Ah ouais? Ça t'a réussi, tu trouves?

(soupir)

(bips réguliers)

(musique dramatique)

(pépiements d'oiseaux)

- J'étais comme vous.

Audacieuse et déterminée.

Je forçais les choses à aller dans mon sens

grâce à une volonté féroce.

Je n'ai jamais réellement ressenti de peur

pendant les opérations.

Mais quand j'ai fait une crise cardiaque,

je me suis retrouvée allongée au sol.

Et j'ai vraiment cru que j'allais y rester.

J'étais terrifiée.

Si on fait ça, Pearce se doutera

qu'on essaie de le piéger. Il sera très méfiant.

- Je m'en doute bien.

Mais...

s'il se dit qu'il a une infime chance

de trouver la personne qui a fait assassiner

la femme qu'il aimait,

peut-être qu'il pourra pas résister.

(ouverture et fermeture de porte)

- Café.

Elle a réussi à vous convaincre.

- Une toute dernière opération.

Comment comptez-vous surveiller mes arrières?

- Ils vont vérifier si vous portez un traceur.

- Il y a quelques années, on a traqué

un négociant en pétrole qui finançait Boko Haram.

On l'a suivi par le biais de son pacemaker.

Ils ont le wifi intégré.

Un drone a balancé un missile sur sa voiture.

- Vous avez un pacemaker?

- Un véritable traceur intégré.

Ils pourront me scanner autant qu'ils voudront.

- Pearce va la tuer.

- C'est un risque qu'elle est prête à prendre.

- C'est pas une raison pour la laisser faire.

- On a une chance d'arrêter Pearce.

On va vraiment la laisser passer?

- Je vais en parler au directeur.

- On va vous répondre que c'est trop dangereux.

- Peut-être parce que c'est le cas.

- C'est son choix. - Ah, s'il te plaît.

- Y a pas 36 000 façons de le l'attraper.

Il faut tenter.

- OK. Vous avez besoin de quoi?

(musique intrigante)

- Tu l'aimes bien. Avoue.

- Ouais.

- Parce qu'elle te fait penser à toi?

- À t'entendre, c'est pas une bonne chose.

- On se sentira comment d'après toi

si Pearce lui met une balle dans la tête?

- Vu que c'est pas ton plan, les regrets seront pour moi.

(musique intrigante)

(sonnerie de téléphone)

- Allô?

- J'ai reçu votre message.

Vous avez le nom que je cherche?

- Oui.

- Comment je peux en être sûr?

- Parce que j'étais l'officier traitant de Cédric Duval.

Je peux vous donner le nom de la personne

qui a autorisé cette opération.

- Vous pourriez me donner un nom bidon,

je serais pas plus avancé

et vous, vous seriez plus riche de cinq millions d'euros.

- Je sais. C'est pour ça que je propose qu'on se rencontre.

- Pourquoi prendriez-vous un tel risque?

Vous savez que je vais vous tuer si j'en ai l'occasion.

- J'ai une maladie cardiaque très grave.

Je serai bientôt morte de toute façon.

Je veux assurer l'avenir de ma famille.

On a un accord?

(musique inquiétante)

- Je vous envoie des instructions à ce numéro.

(notification)

(tonalité)

(sonnerie de téléphone)

- Allô?

- Elias, c'est moi.

- Maman?

- Comment vas-tu?

- On s'est pas parlé depuis cinq ans

et tu m'appelles pour me demander comment ça va?

- Je voulais t'appeler,

mais j'étais pas sûre que tu veuilles me répondre.

C'était seulement plus facile de laisser les choses telles qu'elles étaient.

- T'as toujours fait comme ça t'arrangeait.

- Je sais.

J'étais égoïste. J'adorais mon boulot.

- Tu l'aimais plus que moi?

- D'une certaine façon, oui.

Je...

J'ai des problèmes de santé qui m'ont fait réfléchir

à mes choix de vie.

- Quel genre de problèmes?

- Ça n'a plus aucune importance.

Je suis désolée si je n'ai pas pu être là pour toi.

Je suis désolée si je t'ai fait du mal.

- Qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça?

- Rien. Je...

Juste, je voulais que tu saches.

Tu es heureux?

- Ouais, je crois.

Je sais pas, on s'en sort pas trop mal.

- Tu fais un bien meilleur parent que moi.

Je sais que je ne pourrai jamais me rattraper.

J'ai ouvert un compte bancaire à ton nom.

Je t'enverrai tous les détails.

- Non, je veux pas de ton argent.

- Et moi, je veux que tu l'aies.

J'espère que ça te rendra plus heureux que je n'ai pu le faire.

Prends soin de toi, Elias.

(cris d'enfants)

- Ça y est, elle bouge.

À gauche à l'intersection.

(musique dramatique)

(toc-toc!)

Elle s'est arrêtée. Gare-toi.

(grésillement de détection de métaux)

(bips)

(claquement de porte)

(musique dramatique)

Elle va vers l'autre côté du parc.

(vrombissement de moteur)

- Arrêtez!

Arrêtez!

Arrêtez!

- Y a personne qui la suit.

- Merci.

- Elle est dans un véhicule.

En direction de Balard.

- À toutes les unités,

elle est dans un véhicule en direction sud.

- Elle est à une centaine de mètres devant nous.

Le véhicule tourne à droite.

Elle est dans le bus.

- À toutes les unités. La cible est dans le bus numéro 30.

Je répète, dans le bus numéro 30.

Je veux un visuel. Bravo 2,

monte dans le bus.

Gardez-la en visu jusqu'à sa descente.

- OK, reçu.

(musique dramatique)

J'ai un visuel.

- À toutes les unités, gardez vos distances.

(musique de suspense)

(notification)

(crissement de pneus, fracas)

(cris indistincts)

(musique inquiétante)

- Bravo 4, y a eu un carambolage.

Le tunnel est bloqué.

- OK, gardez vos positions.

(klaxons)

- Qu'est-ce qui se passe?

- Ne vous retournez pas.

Donnez-moi simplement vos coordonnées bancaires.

- 05001.

3M.

026.

- Dites-moi...

Est-ce que vous ressentez du remords

pour ce que vous avez fait?

- Oui.

- Et vous comprenez pourquoi vous méritez de mourir?

(musique dramatique)

- Pearce est dans le bus. Je répète.

Pearce est dans le bus.

- OK, on arrive.

Restez dans la voiture.

(klaxons)

- Bougez pas! (cris)

- Tout le monde à terre!

(cris) Bougez pas.

(musique inquiétante)

(détonations au loin)

(cris au loin)

- On va devoir abréger cette rencontre.

- Dès que l'argent sera arrivé sur mon compte comme prévu,

vous aurez le nom que vous demandez.

- Vite, vite, vite!

Tu l'as en visu?

(homme): Restez là! Restez là!

(cris indistincts)

- Je vais essayer de le distraire.

Police! Tout le monde les mains sur le volant!

(notification)

- C'est fait.

- Donnez-moi ce nom.

Maintenant.

- C'est pas la première fois que quelqu'un pointe une arme sur moi.

- Non?

(cri)

(sanglots)

(gémissements)

Le nom.

(musique dramatique)

(coups de feu)

(rafale de mitrailleuse au loin)

- Tout le monde sort des véhicules!

Vers le fond du tunnel.

Allez vers le fond du tunnel. Tout le monde, tout le monde.

(cris affolés)

Tout le monde dehors, OK?

Police. Tout le monde dehors.

Dépêchez-vous, allez!

Dépêchez-vous!

Ça va aller. Je prends le relais, madame.

OK? Ça va aller. Doucement.

(gémissements)

Regardez-moi, OK?

Le SAMU arrive.

D'accord? Vous restez avec moi.

Je vais appuyer fort, OK?

Restez avec moi. - Pearce a dit que ce serait lent.

Il veut que je souffre.

Pearce menaçait les passagers.

- Béatrice, restez avec moi. S'il vous plaît.

- J'ai dû dire le nom.

- C'était qui?

- Juliette.

Levesque.

La présidente.

(gémissements)

- Béatrice, restez avec moi.

Béatrice!

(musique grave)

On a presque réussi à l'avoir.

C'était un bon plan.

- Tu crois?

- Ouais.

- J'ai l'impression qu'elle est morte pour rien.

- J'ai pu lui parler quelques secondes.

Juste avant de mourir, elle a eu le temps de me dire le nom

de la personne qui a autorisé l'élimination de Pearce.

C'était la présidente.

(soupir) - Merde.

La présidente est super bien protégée.

Il a aucune chance d'y arriver.

Je suis sûre qu'elle risque rien.

- Je sais pas trop.

- Faut prévenir la garde rapprochée de la présidente.

- Je vais le faire.

- Oui, je patiente.

Ça fait déjà trois heures que vous dites que je dois attendre, et...

Salut.

Le wifi ne marche plus. Je suis en attente.

OK, OK, bah je reste en ligne, ouais.

C'est quoi, ce bonsaï? Il sort d'où?

- On me l'a donné. La personne devait s'en aller.

- Et ça va, toi?

- Je vais me changer et après on va aller danser.

- Cool.

Oui. Oui, je suis toujours en ligne. OK.

Alors, attendez, je prends juste de quoi noter.

Putain... Ouais, attendez.

Je cherche juste un stylo qui marche.

- Théa, tu m'as piqué mon petit haut rouge...

- Qu'est-ce que tu fous avec un flingue?

- Repose-le.

- Je veux savoir pourquoi tu trimballes un flingue

dans ton sac à main?

- Théa.

(claquement de porte)

(toc-toc!)

- Entrez.

Je pas arrêté de t'appeler.

J'ai appris que t'étais dans le tunnel. Ça va?

- Ça va.

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Je sais que c'est toi

qui as autorisé l'opération pour éliminer Pearce.

C'est bien, tu nies pas, au moins.

- Si on apprenait

que Philippe avait trahi Pearce et ses hommes

et les avait livrés aux talibans,

c'était la chute du gouvernement.

Et la fin de mon mandat.

À peine commencé.

- Donc on est d'accord que t'as essayé de l'éliminer?

De le tuer.

Une femme et des enfants innocents ont été assassinés.

- C'était un accident. - Non! Un accident?!

- Ça n'aurait jamais dû arriver.

Des gens meurent tous les jours.

Le monde est cruel.

Et violent.

- T'aurais jamais parlé comme ça, avant.

- Je me mentais à moi-même.

- Et à moi aussi, du coup.

(soupir)

- Qui d'autre sait?

D'autres personnes sont au courant?

- Jacob Pearce est au courant.

T'es la prochaine sur la liste.

(musique dramatique)

- Nous devons, face à ces attaques,

nous montrer unis...

solidaires et sereins.

Notre nation sait se défendre.

Nos services de sécurité travailleront sans relâche

jusqu'à ce que ces terroristes soient hors d'état de nuire.

Votre présidente

et votre gouvernement

ne s'inclineront jamais...

(musique dramatique)

Sous-titrage: difuze

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