All language subtitles for The Last Supper 95

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Original subtitles

L'ULTIME SOUPER

Rangez �a dans le dossier 'Histoires dingues', mes amis.

Il semble que l'Organisation Nationale des Femmes,

l'ONF, � savoir ce rassemblement de lesbiennes,

ait de nouveau choisi d'attaquer votre serviteur.

Ces f�ministes enrag�es...

je dis 'f�ministes enrag�es', ce qui est un pl�onasme.

- On devrait l'aider. - Vas-y.

- T'as qu'� l'aider. - Vas-y, toi.

- Et ta s�ur ? - C'est une r�ponse, �a ?

Tu ne l'aides pas, et nous non plus.

On va grignoter en attendant Pete et son acolyte.

J'ai manqu� de tomates pour la sauce,

- d�sol�e. - Pas grave.

Ce pays a besoin de quelqu'un

qui tienne t�te aux lib�raux.

Nous devons revenir aux glorieuses ann�es Reagan-Bush.

P�riode de croissance in�gal�e.

On veut Norman !

Tout doux, les amis, �a pourrait arriver.

Je t'en prie... vire-moi ce cr�tin.

Qui, Norman ?

- C'est un d�bile. - Ch�rie, c'est un g�nie !

Ce type est capable de faire feu de tout bois.

ll ment mieux que n'importe qui.

'Toujours surveiller l'ennemi.'

Un orage gronde, mes amis, quelqu'un se doit de l'arr�ter.

C'est ma t�l�.

Tu es vraiment pu�rile.

- Pete vient avec qui ? - Jenny Tyler.

Pas dr�le.

- Si, c'est la kidnapp�e. - C'est tr�s dr�le, mais de mauvais go�t.

Les voil�.

C'est moi ou il y a quelqu'un qui baise pas assez ici ?

Oui, moi.

- Je suis libre. - Dis-lui !

Alors ?

Cindy fait la tronche et ma Benz est en rade.

- T'as pas d'invit� ? - Pas exactement.

Zack ? Zack, voici Marc.

Zack m'a pris dans son pick-up. Elle a quoi ma Mercedes ?

Collecteur cuit.

Tu d�connes ?

Pr�te-moi du fric, tu veux ?

Combien ?

Merci, Zack.

C'est pas dans mes habitudes. A un de ces quatre.

Non, attends. Reste pour d�ner.

Notre invit� nous a fait faux bond et il tombe des cordes.

- Je veux pas d�ranger. - C'est le d�luge

- et tu nous as aid�s. - Allez, d'accord ?

ll y a quoi ?

Des lasagnes.

�a me va.

- Change de voiture. - J'aime la mienne.

Tes parents n'ont qu'� t'en refiler une.

Faudrait qu'elle soit neuve.

Twitchy te cherchait, aujourd'hui.

Comme un fou.

ll �tait l�, avec son �norme cul.

ll me cherchait ?

Excusez-moi, vous n'oubliez pas quelque chose ?

On mange la salade apr�s, � l'europ�enne.

- Non, les gr�ces. - On ne les dit pas.

Vous ne remerciez personne pour cette bonne nourriture ?

Tu nous as pistonn�s ?

J'en ai touch� un mot, mais ll n'a pas entendu.

Tu vis dans le coin ?

Quelle importance ?

C'�tait histoire de parler. Chaque dimanche,

on a un invit� avec qui on discute.

Vous parlez de quoi ?

De tout, la vie, le quotidien,

- l'environnement. - La loi.

Je ne vis pas par ici. Je conduis un camion.

Zack m'a dit, en m'accompagnant ici, qu'il avait travers�

les 48 Etats, les uns apr�s les autres.

Fascinant...

Vous �tes tous �tudiants � l'universit� ?

- On est tous licenci�s. - Quoi ?

On a eu nos diverses licences et on va vers la maitrise.

Je serai maitre peintre.

- Maitre avocat. - Maitre queue.

Maitre tout court.

Je fais dans le social.

Jude poursuit des �tudes... En quoi, cette semaine ?

Psychologie. Merci.

C'est toi qui peins ?

ll veut voyager dans le temps.

Dans le temps ?

Oui, pour modifier l'Histoire.

lmagine un Conf�d�r� virtuel ou Eisenhower en fille.

Tu fais quoi d�j� ?

Tu sais pas ? Basketteur professionnel.

Vous vous foutez de moi ?

Je passe mon doctorat en sciences-po. Je serai docteur.

Tu as toujours �t� camionneur ?

J'�tais dans les Marines.

J'ai fait la guerre.

La guerre ? Quelle guerre ?

Temp�te du d�sert.

C'�tait une guerre ?

Pas une campagne de pub des R�publicains ?

Le patriotisme te d�range ?

En tant que concept ? Non.

J'aime mon pays et je combattrai ses d�tracteurs.

'Qui �tait Joey Gerbils, 1933 ?'

Les Allemands n'�taient pas patriotes.

Ce fut une vague nationaliste hyst�rique.

Le patriotisme m�ne au nationalisme.

Qui a �dict� la r�gle du batteur de base-ball ?

L'American League.

Hitler avait raison.

Pardon ?

Voil� une affirmation �tonnante, Zack.

Je ne dis pas pour le massacre des Juifs.

S'il a vraiment eu lieu. On n'a pas de preuves.

ll a tu� 6 millions de Juifs.

Et des Tziganes et des Catholiques.

Des chiffres...

Rien ne le prouve. C'est marrant,

quand il s'agit d'acheter, les Juifs baissent les chiffres,

ils marchandent � mort,

mais pour la 2e Guerre, les chiffres grimpent.

On commence par 6 millions, puis on passe � 7...

- Changeons de sujet. - Tu aimes les lasagnes ?

Non, moi je veux savoir.

Dis-moi, dans ta grande sagesse limit�e,

en quoi Hitler avait raison.

Eh bien, chacun sait, - sans offenser personne -

que les Juifs volaient les Allemands.

Tu crois ?

Oui, c'est un fait.

- Primo, ils �taient allemands. - Arr�te, tu n'y es pas.

Les Juifs sont pas comme �a. lls sont juifs avant tout.

C'est pour �a que tout le monde les hait.

Pas tout le monde.

Tu penses aux gens civilis�s.

Marc, tu es juif, non ?

Exact.

Si on entrait en guerre contre lsra�l, pour qui te battrais-tu ?

Je serais du c�t� du plus offrant.

Et toi, Luke ? Si on attaquait l'Afrique...

C'est un continent.

Je sais. Pour qui te battrais-tu ?

Si on attaquait un de ces mar�cages de Louisiane dont tu sors ?

�a te va ?

C'est pas poli d'insulter les gens.

�a a toujours �t� le probl�me avec les gens de couleur,

ils perdent les p�dales.

Pardon ?

Mon grand-p�re disait que s'il avait su,

il aurait ramass� le coton tout seul.

Je suis vraiment l� ?

- Si on mangeait ? - O.K. pour moi.

Je r�ve !

Des �tudiants licenci�s... Vous ne connaissez rien � rien.

Tu es s�rement plus malin que nous.

Vous savez ce que vous �tes ? Des lib�raux � la con.

- Et toi ? Un nazi ? - Ou c'est trop � gauche ?

Vous vous prenez pour des petits g�nies, hein ?

Vous ne faites que geindre et vous lamenter.

Mais s'il y a une guerre, vous vous battez ? Non, vous manifestez.

- �a peut �tre efficace. - C'est pour les gonzesses.

Mets-toi en premi�re ligne avant d'oser me parler d'efficacit�.

Vous, les gauchistes, vous me faites gerber.

Vous prenez jamais une position

- pour laquelle vous seriez... - Pr�ts � mourir ?

Non, mourir c'est facile. La mort n'a rien d'h�ro�que.

Mais �tre pr�t � tuer pour d�fendre une position,

�a c'est quelque chose. Quelque chose de fort.

Tu ferais mieux de t'en aller.

Je vais pas tarder, t'inqui�te.

Un de ces quatre, vous apprendrez qu'on est dans le vrai.

Nous, ceux qui bossent, ceux qui comptent.

On se bat, on bosse, on meurt, et vous, vous tchatchez.

Etudiants... On se passe bien de vous,

vous sauriez m�me pas quoi faire.

Probable.

T'es dingue, Zack !

Craignez rien, c'est juste une petite exp�rience.

- �a va, on a compris. - Je vous emmerde.

Je me suis battu, j'ai tu� pour mon pays,

pendant que vous rigoliez en attendant qu'on se plante.

- Arr�te ! - Du calme, Zack.

Je vous emmerde ! Regardez votre pote. ll les a � z�ro.

Tu sais, yeux bleus,

je vais te tuer. Oui, je vais te tuer,

puis je vais violer ta copine avant de la tuer.

Tu comptes faire quoi ? Marchander avec moi ?

Refilez-lui une paire de couilles !

�a te la coupe, hein ? Toi, le h�ros !

Tu crois pouvoir

menacer des femmes impun�ment ? La guerre... contre un pays du tiers-monde !

En balan�ant des bombes � tout va !

Dis, la terreur, tu t'es entrain� sur une Nintendo ?

Je parie que tu n'es m�me pas descendu du bateau, connard !

T'as fini, gosse de riches ?

T'as les mains douces.

Tu lui fais mal !

C'est un dur, il peut endurer �a.

Je voulais pas te casser...

- ll est vraiment mort ? - Tout � fait mort.

- Un couteau dans le dos, c'est radical ! - Mon Dieu ! Mon Dieu !

- Te voil� croyante ! - Ta gueule ! Regardez ce sang !

- C'�tait de la l�gitime d�fense. - ll ne te faisait rien !

- Mon bras, bordel ! ll l'a cass� ! - Je suis complice ?

Ressaisissons-nous.

ll est un peu tard, non ?

Fallait bien faire quelque chose.

- ll m'a p�t� le bras ! - ll lui a p�t� le bras.

C'�tait un facho de merde.

- C'�tait pas une raison. - Une excellente raison.

- Je suis un assassin ? - La police comprendra.

T'as raison. Un �tudiant qui tue un h�ros militaire,

tu t'en tireras avec un p.-v.

Tu n'as qu'� plaider la folie.

Van Gogh a peint dans un asile.

- Merci. - Je peux pas le croire.

ll est mort, il ne se rel�vera plus,

et tu ne penses qu'� la carri�re de Marc !

On peut parler de celle de Zack, mais elle est compromise.

Oh, mon Dieu !

Calme-toi, Paulie. Donnez-lui � boire.

A boire !

Je ne me calmerai pas. Ni moi, ni personne !

Vous avez l'air de trouver �a normal.

On invite un type, on est en d�saccord, alors on le tue ?

ll �tait arm�, il t'a menac�e de viol.

On est un peu secou�s. Chacun r�agit � sa fa�on.

Tout � fait vrai.

Enterrons-le et mangeons le dessert.

C'est affreux !

Pas tant que �a. On tue chaque jour.

Des gens bien plus chouettes que Zack.

Plains plut�t l'un de ces pauvres types.

Pourquoi avait-il un couteau de chasse ?

C'�tait un chasseur.

On devrait pas se balader avec �a.

Ce n'est pas ill�gal.

�a devrait l'�tre.

ll est ill�gal de poignarder quelqu'un, surtout dans le dos !

- Donne-lui ta carte. - On doit pr�venir la police.

Je ne veux pas �tre complice.

J'admire ta fa�on de toujours mettre tes sentiments en avant.

Moi ? C'est toi qui veux l'envoyer chez les flics.

Disons-leur la v�rit�.

Marc �tait so�l et l'a poignard�.

Au pire, ce sera un homicide involontaire.

- Je n'�tais pas so�l. J'ai fum�. - Dis-leur �a.

Soyons s�rieux, c'�tait un accident. lls comprendront.

Je vois �a d'ici : 'On d�nait, il nous a contrari�s,

'alors Marc l'a poignard� dans le dos.

'�a vous pose un probl�me ?' Allons !

Saloperie !

Entendu. Faut-il que j'enfile un manteau ?

- Je t'accompagne. - Minute...

- Arr�tez ! - La police est une option.

- C'est la seule. - ll y en a une autre.

Emmenez-moi � l'h�pital !

Ecoutez-moi.

Si on oubliait tout �a ?

Tu plaisantes ?

Ecoutez. On l'enterre dans le jardin et voil�.

- Des gens disparaissent tous les jours. - Surtout dans l'lowa.

On l'a sauv� d'un rapt extraterrestre.

On ne signale rien, on n'en parle pas, on oublie tout simplement.

On n'oublie pas.

Non ? Tu veux aller en cabane pour un facho ?

ll est mort, Luke !

Justement. On ne peut rien y faire.

Luke a raison, et c'�tait un accident.

Si on oublie tout �a, nos vies reprendront leur cours.

Sinon, rien ne sera plus pareil.

�a ne sera plus jamais pareil.

Vous �tes au courant, pour mon bras ?

- O� est le pick-up de Zack ? - Devant la maison.

Voil� ce qu'on va faire. Paulie, Jude, emmenez Pete � l'hosto.

Marc...

Quoi ?

Tu vas m'aider � l'enterrer.

Ensuite j'emm�nerai le pick-up ailleurs.

Tu me suivras avec ta voiture et tu me ram�neras.

On fait comme si rien ne s'�tait pass� ?

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Parfaitement.

Seigneur...

C'est le num�ro de la Mercedes d'hier soir ?

- Oui. - C'est important ?

Probablement pas. Qu'est-ce que tu as l� ?

Des tuyaux sur le kidnapping.

Tu passes � la t�l� et tu te retrouves

avec 3 demandes en mariage.

tomates

Rien dans le 'Times'.

Tu as v�rifi� dans 'USA Today' ?

- Te monte pas la t�te ! - Je te parle pas de la une...

Sacr�e �quipe les Hawkeyes, hein ?

Je te parle des br�ves en derni�re page.

Lis.

'lowa, Ames. Le conseil municipal approuve

'l'augmentation de 30 % du budget de 2 millions de $.'

On peut respirer.

Vire-moi ces lunettes et ce bonnet � la con.

T'as un probl�me ?

Faudrait l'inviter � d�ner.

Une supposition...

Une supposition...

Si c'est encore

une de tes suppositions d�biles, je hurle.

Ecoute �a :

vous venez de remonter le temps.

On est en 1909, en Autriche.

Vous buvez un schnaps avec un �tranger dans un bar.

Etudiant aux beaux-arts. ll a un testicule et s'appelle Adolf.

Adolf n'a encore rien fait de mal.

ll n'est pas hargneux et n'a commis aucun crime.

ll ne va pas � des d�ners avec un couteau.

ll n'a pas d�clench� la guerre.

O� veux-tu en venir ?

Le tueriez-vous ?

L'empoisonneriez-vous pour sauver des millions d'innocents ?

Hitler boirait-il du schnaps ?

C'est ridicule. Zack n'�tait pas Hitler.

Qu'en sais-tu ? Tu as le don de double vue ?

Je tuerais ce fumier, lentement.

Tu connais ma position. Pete ?

Pas de commentaire.

Je le tabasserais avec une chaise.

On n'a pas tu� Mozart.

Ce type avait un esprit mal�fique.

Un esprit mal�fique !

Arr�te de lire des B.D.

Tu n'es pas Dieu, tu n'as pas � d�cider de la vie.

Et si on tue quelqu'un dont la mort est un mieux pour le monde ?

Foutaises !

Qui te dit que la mort de Zack est un mieux ?

Moi, je me sens mieux.

- ll avait peut-�tre raison. - Qui ?

Zack. On ne fait jamais que tchatcher.

On laisse faire les conservateurs,

ils s'allient et arrivent � leurs fins.

Alors que nous, on bavasse � propos de trois fois rien.

Quoi, le meurtre ? Les conservateurs sont b�tes.

Non, efficaces. A part suivre les consignes

d'achat des �colos, on ne fait rien

- que de se battre. - On ne se bat pas.

- Si ! - Non.

Si, on se bat !

On est des lib�raux, on a raison.

Alors, pourquoi c'est le chaos ?

- On ne dirige pas le monde. - Exact, on ne le dirige pas.

- On agit enfin pour le bien. - Pour le bien ?

Songe � tous ces connards de fachos sans lesquels le monde irait mieux

si on les avait �limin�s avant qu'ils ne s�vissent.

Les tueurs de m�decins avorteurs.

Pol Pot. ldi Amin.

- Josef Mengele. - Joseph McCarthy.

Joey Terrio.

Celui de 'Dance Fever' ?

Non, un gamin qui m'a bris� 8 fois mes lunettes � l'�cole.

Le petit con !

Et si on peut vraiment pas les convaincre...

Tu es assis face � Hitler,

toujours pas de commentaire ?

Si c'est vraiment Hitler, je le tue.

Je le remercierais pour le schnaps,

et je r�glerais la machine � remonter le temps sur mon dodo.

Ce que je vais faire illico. Bonne nuit.

Je ne les poignarderais pas, c'est trop craignos.

Je les tabasserais.

Je les empoisonnerais.

�a tombe sous le sens.

lls devraient ignorer qu'on les empoisonne.

C'est une meilleure mort.

J'aimerais pas qu'ils se disent : 'Ces lib�raux m'ont empoisonn�.'

On pourrait hurler, comme si c'�tait un accident.

Ainsi leurs derni�res pens�es ne seraient pas affreuses.

Bien vu.

Jude est au courant.

La carafe bleue est empoisonn�e, la verte est O.K.

C'est quoi, ce truc ?

De l'arsenic.

On ne va pas faire �a ?

Probablement pas. Seulement...

s'il sort un couteau.

s'il sort un couteau.

Mes amis, voici le r�v�rend Gerald Hutchens.

Je vous pr�sente Luke.

- Paulie. - Enchant�.

Marc... et Pete.

Ravi de vous connaitre.

Je ne m'attendais pas � un d�ner aussi formel.

Nous aimons soigner nos invit�s...

O� se situe votre paroisse ?

Notre paroisse est aux environs de Maple Falls.

- Je suis de l�-bas. - Vous devez connaitre notre cr�che

et son colossal J�sus.

Vous avez faim, j'esp�re.

Je meurs de faim. Tout a l'air si d�licieux !

- C'est une tarte aux pommes ? - Faite maison.

Aimeriez-vous dire les gr�ces ?

J'en serais ravi.

J'ignorais que �a avait cours chez vous les jeunes.

C'est charmant.

lnclinons nos t�tes.

B�nissez-nous, Seigneur, pour ces bienfaits...

C'est un enfoir� ?

...et pour ces adorables jeunes

que vous m'avez confi�s. Dieu nous b�nisse.

O� l'avez-vous connue ?

J'ai interrog� notre bon r�v�rend pour mes recherches.

Oui, sur l'infamie.

L'infamie ?

La peste homo, bien s�r.

Sur le r�confort des familles des malades atteints du sida.

Notre bon r�v�rend m'a permis d'utiliser ses id�es oppos�es � cela.

Vous �tes contre le r�confort des familles ?

Je ne crois pas au r�confort des familles de p�cheurs condamn�s.

Ce sont des petits pains maison ?

Vraiment ?

lls sont superbes !

- Le sida est une atroce maladie. - Pas tout � fait.

L'homosexualit� est une maladie et le sida en est la cure.

- Vous avez du beurre ? - Pardon ?

- Du beurre. - Du beurre, oui.

Merci.

Quand on viole les lois de la morale et de l'hygi�ne,

on r�colte la temp�te.

On ne montre pas impun�ment le poing � Dieu.

- Du vin ? - Non, attendez !

C'est du vin blanc, prenons-le au dessert.

Etant r�v�rend, vous devez avoir de la compassion.

Mais oui, J�sus lui-m�me devait �tre p�tri de compassion.

Mais oui, certainement. Mais il n'aurait jamais touch� un homo.

On est ses enfants.

On est tous ses enfants, et quand il nous arrive de faire des b�tises,

on doit �tre punis.

- Gerald pr�conise 'La voie de Dieu'. - A savoir ?

Les homos sont l'expression vivante d'un cloaque de microbes pathog�nes.

Nous proposons de les parquer sur une �le d�serte

avec assez de vivres pour tenir jusqu'au bout.

Combien �a prendrait ?

Disons, tout au plus 2 ans.

Ainsi, pour une somme pr�d�termin�e,

ils mourront tous.

C'est de la chicor�e ?

Avez-vous un proche mort du sida ?

- Soyons s�rieux. - S�rieusement !

Passons au dessert.

J'aimerais porter un toast...

J'aimerais porter un toast...

Aux soldats de Dieu.

�a me plait.

Cette tarte est d�licieuse.

- Quelque chose ne va pas ? - On fait r�gime.

- Puis-je faire un aveu ? - Encore du vin ?

Je trouve cette tarte... un peu trop riche.

Excusez-moi.

ll est mort ?

- Bel et bien mort. - Mon Dieu !

On lui donne les derniers sacrements ?

Non, �a se fait avant.

Finissons, le d�ner refroidit.

Comment pouvez-vous, avec un mort � table ?

C'est toi qui as d�clench� la sentence en disant :

'Passons au dessert.' Tu t'es prise pour qui ?

Je trouve que Paulie s'est tenue et s'est comport�e divinement.

Moi aussi. On lui a laiss� toutes ses chances.

Je l�ve mon verre...

� nous. Pour avoir fait la diff�rence,

avoir fait fi de nos diff�rences

et avoir rendu le monde meilleur.

Passez-moi la chicor�e. Et le beurre ?

Les verres, mon Dieu !

ll a �chang� les verres !

Appelle le 911 !

lmb�cile.

Sortons-le d'ici.

C'�tait dans le journal, ils veulent organiser

une nouvelle parade gay.

Vous trouvez qu'une bande d'homos

se pavanant � travers la ville, c'est une parade ?

Souvenez-vous quand nous �tions gamins.

Quelles parades !

C'�taient de vrais, de merveilleux �v�nements,

avec de superbes costumes. On �tait des rois et des reines !

En y repensant, ce que je dis a des relents de parade homo.

Pauline Anne 'Paulie' Layton Miss Sympathie, D�l�gu�e, Mention honorable.

Combien de fois une femme dit 'non' pour dire 'oui' ?

'Arr�te' alors qu'elle veut dire 'encore' ?

La loi n'a rien � faire dans une chambre.

Violer une femme, ce n'est pas anticonstitutionnel ?

Et chauffer un type, c'est quoi ?

Quand une femme accepte un rendez-vous,

elle sait � quoi s'en tenir.

D'apr�s toi, tout rendez-vous m�ne au sexe.

Pas pour moi.

L'homme est l'esp�ce dominante. La femme, celle domin�e.

Elle est le sexe faible.

On ne parle pas de �a. L'homme n'a pas le droit de viol.

Bien s�r que non. Le viol est une chose atroce.

Mais il est beaucoup plus rare qu'on ne le pense.

Une femme crie souvent au viol alors qu'elle �tait consentante.

Oui, c'est comme �a.

Quand elle n'en retire pas du plaisir,

elle crie au viol par vengeance.

Elle force l'homme � payer pour l'incompatibilit� engendr�e.

Le monde s'arr�te et on d�truit l'homme.

C'est assez autodestructeur.

Confinez-les � la cuisine, enceintes.

Non, l� tu es sexiste.

Ta d�marche s'inspire de �a ?

On s'inspire des droits civiques.

On se bat pour ses croyances, non ?

Absolument. �a s'arrose.

Je t'en prie.

Bonsoir. Je suis le sh�rif Stanley.

Je recherche des informations concernant Jenny Tyler,

la disparue.

Vous voulez bien examiner ces photos ?

Si je ne fais pas tout ce que je peux pour barrer cette entr�e,

un enfant innocent et pas encore n�, mourra.

M�me si je dois tuer quelqu'un pour emp�cher �a.

C'est l'essence du mouvement pour le droit � la vie.

Ces hippies, veulent que nos...

Indiens d'Am�rique, - Grand Dieu ! j'ai failli dire 'Fils d'Indiens'-

reprochent � 'nos' anc�tres les probl�mes qu'ils ont.

Je suis le premier � dire qu'on a pris ce pays aux Indiens.

Qu'en faisaient-ils, hein ?

Avec leurs fl�ches et leur monnaie de singe !

Cr�ve !

Saloperie !

Vous �tes dingues de me servir du porc !

Je ne peux manger �a. C'est pourquoi il nous faut

�liminer les traitres parmi nous,

avant de s'attaquer au v�ritable ennemi.

Quand le d�luge s'est arr�t�, l'eau a baiss�

et Jack Mayr a d�couvert la voiture.

Tu l'as fouill�e ?

Je m'y appr�tais. ll me semble avoir vu du sang sous le tapis,

l�.

Sors-la, j'ai besoin des plaques.

Fais gaffe, �a glisse.

RECHERCHONS ZACHARY CODY RECOMPENSE 16 000 $

Tiens bon, Jenny, je progresse.

Je ne voyais pas �a comme �a.

Vous avez peut-�tre raison. Ce sont peut-�tre simplement des gens,

qui ont des sentiments, qui ont une famille.

Tu as le droit d'avoir ton opinion.

Oui ! C'est vrai ! Faut tabasser les S.D.F.,

qu'ils restent � leur place.

Tu vas bien ?

Oui, � part ce mal au bide que je traine depuis 3 semaines.

Tu as peut-�tre abus� des tomates.

C'est du beau boulot.

Je pouvais pas dormir.

Je vois.

O� �tais-tu pass� ?

Je prends une douche.

Je peux venir avec toi ?

Je connaissais pas d'anti-�colos.

Je ne suis pas anti-�colos, je suis pro-terriens.

Mais comment s'inqui�ter de l'effet de serre quand on n'en a pas ?

A mon avis, tout �a d�coule de l'�volution. C'est la survie du plus fort.

Si c'est cuit pour la chouette tachet�e,

c'est cuit.

Quant � ces foutus lib�raux,

s'ils pouvaient d�fendre les droits des dinosaures, ils le feraient.

Je le ferais s'ils n'avaient pas disparu.

Encore du vin !

Je tire au ball-trap. J'ai ma licence.

Vous ne devriez pas laisser trainer votre fusil.

Je sais. D�sol�. Ma voiture �tait en rade.

- Un type en camionnette m'a pris. - En camionnette ?

Oui, et je ne voulais pas me montrer le fusil � la main.

- Quel genre de camionnette ? - Un pick-up.

Comme celui-ci ?

Peut-�tre. ll faisait nuit.

Mais c'est possible. ll �tait de cette couleur ?

Oui, c'est possible, bien s�r.

Et le chauffeur ?

Je ne me souviens pas.

Blanc, Noir ?

Blanc. Comment dit-on... de taille moyenne.

C'est le pick-up d'un criminel.

On a retrouv� le pick-up dans le Missouri.

Regardez ces photos, vous pourrez peut-�tre l'identifier.

Rien ?

Non, d�sol�.

On a trouv� du sang, dans le pick-up.

On attend de savoir si c'est celui de Jenny Tyler.

La petite fille ? Ce serait affreux.

Pensez-y, je vous prie.

Et si un d�tail vous revient, pr�venez-moi aussit�t.

- Vous avez compris ? - Oui.

Consid�rez-vous comme tr�s chanceux, M. Van Doren,

vous avez peut-�tre c�toy� un meurtrier.

- On a r�fl�chi. - A propos de nous.

Vraiment ?

On ne donne pas leur chance aux gens.

A l'origine,

on avait d�cid� qu'on ne tuerait que si on n'arrivait pas � les convaincre.

On n'a convaincu personne. On est moins forts qu'on croyait.

Le type � la svastika, tu l'as sabr� � l'ap�ro.

On n'allait pas g�cher de la bouffe.

On ne leur offre m�me plus un repas correct.

Le macho a bouff� chinois.

Chung King, c'est pas chinois.

On a eu de la sauce piquante.

N'oublions pas pourquoi tout a commenc�.

Oui, maitre.

'L'Attrape-C�ur' serait de l'art ?

'Thumbelina', c'est de l'art.

'L'Attrape-C�ur' est une poubelle naus�abonde.

Un roman tiss� d'obsc�nit�s.

J'en ai assez entendu. �a s'arrose.

Arr�tez, c'est path�tique.

Tu parles !

J'y vais.

Merci bien !

Bonsoir, monsieur. D�sol�e de vous d�ranger,

mais j'essaye de recueillir des infos

sur Jenny Tyler.

- La fille kidnapp�e ? - C'est �a.

Voulez-vous examiner quelques photos ?

Certainement. Mais je ne suis pas seul...

Ce ne sera pas long.

Reconnaissez-vous l'un d'eux ?

Qu'y a-t-il, ch�ri ?

Bonsoir.

Excusez-moi... j'ai oubli� votre nom.

Rassurez-vous, il ne conduit pas.

J'entends bien. Sh�rif Alice Stanley.

Mon grand-p�re a �t� chef de la police � Maple Falls.

Vraiment ?

Voulez-vous regarder si vous reconnaissez

un de ces hommes ?

Monsieur ?

ll a �t� en poste pendant 32 ans. On l'appelait Grande Gueule.

ll buvait sec.

D�sol�e, sh�rif, je ne reconnais aucun de ces types.

Belle brochette d'affreux.

Je n'en connais aucun.

Vous vous �tes arr�t� sur lui. Vous l'avez d�j� vu ?

Oui, non ! C'est-�-dire que...

C'�tait quoi ?

Je ne sais pas. Ch�ri, va voir ce qui se passe.

D�sol� !

Jude va bien, mais le dessert a �t� fatal.

- Bonsoir, M. Van Doren. - Bonsoir, sh�rif.

C'est la maison de l'autre soir ?

On habite ensemble.

�a explique peut-�tre votre h�sitation. Vous l'avez d�j� vu ?

Non, ils ne l'ont pas vu.

Vous �tiez � l'int�rieur quand il m'a d�pos�.

Oui, � l'int�rieur...

ll tombait des cordes.

C'�tait le d�luge.

Vous avez �t� un peu vite. Regardez de nouveau.

Non, ils sont vraiment affreux. Je n'ai jamais vu de tels criminels.

Votre grand-p�re ne vous en a jamais montr�s ?

Non, je suis morte bien avant... Je veux dire, il est mort

bien avant ma naissance.

Merci.

A propos, M. Van Doren, il s'agissait bien de son sang.

Que s'est-il pass� ?

Que s'est-il pass� ?

- Elle ne boit pas. - ll l'a poignard�e !

- Alors, ce sh�rif ? - Quel sh�rif ?

Je vous explique.

Elle m'a interrog� l'autre jour.

Merde !

�a n'a rien � voir avec nous.

J'avais laiss� ma voiture sur le bas-c�t�.

Avec mon fusil dedans, pour ne pas effrayer Zack.

Le sh�rif est tomb� sur le fusil et m'a convoqu�,

- c'est tout. - Elle a la photo de Zack !

J'allais en parler. lls ont trouv� le pick-up.

- Qu'attendais-tu ? - �a ne nous implique pas.

On m'a convoqu� pour le fusil.

�a n'a rien � voir avec le sang

de Jenny Tyler d�couvert dans le pick-up.

Le sh�rif ne sait pas que Zack est mort et le cherche

car il a probablement tu� la pauvre petite.

- On a fait du bien. - Je veux.

Tu avais raison, Luke.

Un ban pour nous !

Et s'ils remontent jusqu'� nous ?

�a n'arrivera pas, Jude.

lls ont pourtant trouv� le pick-up !

Elle a raison.

On devrait peut-�tre calmer le jeu.

Parano�a !

On �limine un assassin et on aurait mal agi ?

Et si Zack �tait en vie ? On l'a emp�ch� de r�cidiver.

C'est notre objectif premier, non ?

Regardez-la !

C'�tait une pauvre fille. On d�conne.

On a �t� prudents. ll ne nous arrivera rien.

Nous devons calmer le jeu, calmer le jeu !

- On a tu� 9 personnes. - Dix.

- Neuf ! J'ai fait de la compta. - Seulement neuf.

- Dix ! - Neuf !

Dix.

- Tu comptes Zack ? - C'�tait le 1er.

- Un accident. - ll est enterr�, il compte. C'est la r�gle.

T'es � la masse.

ll n'y a pas de r�gle ! On tue des gens !

Des gens qui ont la haine.

Elle avait juste mauvais go�t !

Je t'ai pas tu�e pour ta coiffure !

Voil� autre chose. T'es vraiment d�bile.

Nous devons r�fl�chir davantage ! R�fl�chir ! Debout l�-dedans !

O.K., �a va !

D�barrassons-nous de notre Miss lntello.

Dors, veux-tu ?

Vous l'avez vue dans les journaux.

Vous l'avez vue dans les journaux.

Elle attaque son lyc�e.

C'est �a. Une histoire de capote.

C'est l'affaire vue par la presse.

J'attaque mon lyc�e car il viole mon droit � la vie priv�e,

en rendant l'�ducation sexuelle obligatoire pour le bac.

�a va te faire beaucoup de pub, Heather.

Mais du point de vue l�gal, ton affaire est ce qu'on appelle... une connerie.

Pourquoi ? �a devrait �tre ainsi.

Primo, il est compr�hensible, surtout � l'�poque du sida,

de la rendre obligatoire pour assurer la sauvegarde des gens.

Pas du tout.

Je ne vais pas � ces cours et je vais bien.

Ce sont ces cours et les capotes gratis qui poussent les jeunes

� avoir des relations avant le mariage.

Heather, tu n'es plus une gamine.

Quand j'�tais au lyc�e, j'�tais curieuse...

- Tu m'�tonnes. - Ta gueule.

Tu n'as jamais d'envies ? �a peut �tre tr�s bon, tu sais.

Pardonnez-moi, madame, mais cette curiosit� n'est pas naturelle.

Je dirais m�me que votre g�n�ration amorale

a caus� nos malheurs.

Heather, tu ne m'�coutes pas.

Ce monde est en danger et je veux le sauver.

ll faut revenir aux valeurs de la famille.

As-tu d�j� couch� ?

C'est une question incongrue � table.

- Du haut de tes 17 ans... - 17 ans et demi.

...tu oses parler de valeurs et de sexe ?

- Tu ne connais rien au sexe. - J'en ai connues des filles comme toi,

si coinc�es qu'on n'osait pas les aborder.

Tu sais ce qu'il te faudrait ?

Ce dont tu as besoin, c'est d'une bite bien raide, pour que tu la boucles.

- Ferme-la, Luke ! - Excusez-moi.

Bois un verre, �a va te d�tendre.

- Je ne bois pas. - Tu n'en mourras pas.

Qu'est-ce qui te prend ?

Buvons et finissons-en !

- Pas d'accord ! - Pourquoi il est m�chant ?

Ne nous laissons pas emporter, voulez-vous ?

Absolument.

On se calme. Elle est contrari�e.

Ferme-la, tu veux ?

- Je vais emmener Heather. - Tr�s mauvaise id�e, Jude.

Je veux partir.

�a m'�tonnerait.

- C'est une enfant. - Hitler a �t� un enfant.

On s'emballe !

- Amusant, venant de toi. - �a veut dire quoi ?

Ta gueule ou je te casse l'autre bras !

Ta gueule !

C'est nouveau, tu attaques de face.

Arr�tez !

Connard !

Viens, Heather, je te ram�ne.

Qu'est-ce que tu fous ? C'est � moi.

Je vire tes jolies petites fleurs.

Plus 'cimeti�re' que �a, tu meurs.

Occupe-toi de tes oignons.

Ce sont mes oignons. T'as int�r�t � te ressaisir.

Je suis tout � fait claire, t'inqui�te.

L'agent de voyage, au t�l�phone. Tu comptes aller en Guyane ?

Oui, une petite r�cr� en Guyane.

Tu t'�clates, hein ?

- Apr�s toi. - Non, apr�s toi.

Salope !

Puis-je vous aider ?

Bonjour. Je suis le sh�rif Stanley.

Vous fouinez ou vous �tes fan de culture maraich�re ?

A savoir, la culture de plantes potag�res.

Oui, la culture maraich�re.

- Elle est d�licieuse. - Merci.

- Vous utilisez un engrais sp�cial ? - Non, juste de la bonne terre.

'll faut souvent la retourner', disait ma grand-m�re.

D'o� tous ces labours ?

C'est un secret.

Ne l'�bruitez pas, sinon tout le monde va s'y mettre.

Avec moi, il sera bien gard�.

J'en ai fini avec mon affaire, ici.

Quelle affaire ?

L'affaire Jenny Tyler. On ne vous a rien dit ?

La fille...

A mon avis, elle est morte.

On peut toujours esp�rer, non ?

Bonne journ�e.

RETARDE

LA DlSPARlTlON DU SHERlF ACTE DE MALVElLLANCE ?

On n'a pas votre livre.

Je vais pr�venir mon �diteur

pour qu'il en envoie.

- C'est la ran�on de la gloire. - Plut�t la corv�e de voyager.

- Mais merci du compliment. - Vous �tes absolument g�nial.

Eh bien, je dis ce que je pense. Encore merci.

Vous ne sauriez pas

o� on peut manger correctement ?

Dire que Norman Arbuthnot �tait � l'a�roport !

Ce fumier doit voyager dans son jet priv�.

- Combien de gouttes ? - Quelques-unes.

Et merde.

M. Arbuthnot...

voulez-vous dire les gr�ces ?

J'ignorais que cela se faisait encore.

Pas chez nous, mais on a pens� que vous le faisiez.

Oh, grand Dieu, non !

On devrait juste incliner nos t�tes

et remercier Paulie pour tant de merveilles.

�a m'amuse terriblement ces chr�tiens

qui remercient Dieu pour ses bienfaits

et fustigent l'humanit� pour ses m�faits.

Je peux ?

Ne sont-ils pas vos plus fervents admirateurs ?

La plupart des gens ont besoin d'un guide.

Bien entendu,

les n�oconservateurs �tablissent le gros du droit r�publicain.

C'est vrai, mais ils ont peu de pouvoir.

lls font du bruit, mais les centristes font le boulot.

Les extr�mes monopolisent les m�dias,

mais les d�cisions reviennent aux mod�r�s.

Cela �chappe � la majorit� des gens.

Seulement aux na�fs.

ll me faut clamer haut et fort, sinon, qui m'�couterait ?

Je ne suis pas un �lu.

Mais un citoyen concern� qui voit des erreurs et veut les rectifier.

- C'est la grandeur de ce pays. - Vos vues sont extr�mes,

�a conduit les gens � �tre extr�mes.

Je ne peux assumer tous les abrutis

qui ne savent pas me d�chiffrer.

J'admets que je balance parfois des exag�rations

pour asseoir mes positions. C'est surtout voulu par les indices d'�coute.

Le citoyen moyen sait ce que je fais.

A savoir ?

De l'opposition. Je suis la voix de l'opposition.

Jefferson, Monroe, Paine, tous des opposants.

lls critiquaient avant d'�tre au pouvoir.

Excellent, ce vin. C'est du merlot ?

C'est votre but ?

Avoir le pouvoir ? Devenir pr�sident ?

Luke, j'ai d�j� le pouvoir.

Le pr�sident ?

ll n'a aucun pouvoir.

ll est tributaire du Congr�s, des int�r�ts divers.

- Du peuple. - Oui, mais � un degr� moindre.

J'ai le pouvoir : une voix, un vote.

Mais vos adeptes ha�ssent ceux qui vous contrent.

Les adeptes de Mandela

et de Gandhi ont tu� des gens.

Vous vous comparez � eux ?

Non, ce sont de grands hommes.

Paulie a �voqu� mes 'adeptes'. Je ne les contr�le pas,

- ils sont libres. - Libres de ha�r ?

C'est vrai, il y a des gens nuisibles aux deux extr�mes.

Je propose que par opposition aux extr�mes,

on devienne plus mod�r�s.

Quand on pond�re les extr�mes,

il s'en d�gage une soci�t� bien ancr�e au centre,

et c'est ce qu'on veut. Une soci�t� acceptable pour tous.

O� toutes les races, les religions et les opinions cohabitent,

ne faisant qu'un.

Dans toute soci�t�, grande ou petite, il y a une opposition.

Vous cinq, par exemple, vous �tes d'accord sur tout ?

Comment peut-on 'bien faire' ?

Ce serait pr�somptueux d'apporter une r�ponse.

Mais il faut faire de son mieux.

ll faut �tre le meilleur possible.

Sinon, quel int�r�t ?

Tout le reste transforme le monde en fumier.

Ne buvez pas de ce vin,

il est l� depuis trop longtemps.

A mon avis, il est bon.

Je ne peux qu'�couter une dame. Merci, Jude.

L'an 1909, vous �tes en Autriche,

seul avec un artiste qui s'appelle Adolf Hitler.

Le tueriez-vous � ce moment-l� ? M�me s'il n'a encore rien fait ?

Sachant que vous sauverez des millions de gens.

Certainement pas.

Vous les laisseriez mourir ?

Je n'ai pas dit �a.

Vous ne dites rien. Vous parlez tant sans rien dire,

que les gens croient que vous dites des choses.

Ce que je ferais, - si vous me laissez finir - ce serait de lui parler

et de m'efforcer de lui faire comprendre ses erreurs.

Je l'affronterais sur son terrain

et j'essayerais de le faire changer par un d�bat intelligent.

Je reviens.

Je vais chercher le dessert.

Je vais l'aider.

J'ai besoin d'un truc pour machin.

- On ne va pas le faire ! - On tient le roi dans notre pogne.

Tu l'as entendu ? ll a raison, pas nous.

Me dis pas qu'il t'a embobin� ? C'est Satan !

- Son discours tient la route. - C'est du pipeau.

Du pr�m�ch�.

ll est rompu � ce jeu. ll a r�ponse � tout.

- C'est un bloc ! - Sait-on jamais.

ll ne le fait peut-�tre pas pour l'argent.

Tu n'es qu'une idiote !

ll pr�ne la haine du dollar. Arr�te !

On tient Norman Arbuthnot dans notre pogne.

Tu t'entends ? On dirait un cingl�.

C'est fou de faire la diff�rence ?

C'est fou de remettre ces connards � leur place ?

ll ment, bordel !

Ce n'est pas une raison pour le tuer.

Ce n'est pas bien de faire �a.

Vous avez tous retourn� votre veste.

LA DlSPARlTlON DU SHERlF ACTE DE MALVElLLANCE ?

�a ne nous m�ne nulle part.

�a ne nous m�ne nulle part.

D�sol�. ll faut la majorit� absolue.

On est � 4 contre 1.

Tout aussi d�sol�. Pas question qu'il reste en vie,

et personne ne m'arr�tera.

T'es malade ?

Nom de Dieu...

C'est Hitler.

Que fais-tu avec �a ?

C'est Hitler et sa mort rendra le monde meilleur.

Laissez-moi passer.

- O� as-tu piqu� �a ? - Au sh�rif.

- Quel sh�rif ? - Oh, mon Dieu !

- Elle a disparu. - Plus maintenant.

Qu'as-tu fait ?

Elle fouinait du c�t� de notre potager.

Tu as tu� un flic ?

Fallait pas ?

Tu pr�f�rerais te faire enfiler en prison ?

NEUF AUTRES CONClTOYENS DlSPARU

Je croyais qu'on marchait ensemble.

C'est vrai, et que nous faisions de grandes choses.

Je suis d�sol� pour le sh�rif.

Mais elle s'approchait de trop.

Que fais-tu ?

Tu perds la boule. J'appelle les flics.

Tue-moi.

Ici les urgences de la police.

Nos lignes sont surcharg�es. Ne raccrochez pas.

Votre appel sera pris � son tour.

Tout va bien ?

Quelques petits d�saccords � propos des valeurs familiales.

Seigneur... la vie devient de plus en plus compliqu�e.

Le temps se g�te

et j'aimerais porter un toast � votre sant�.

Pas de panique, ce n'est pas le mauvais vin.

En fait, un verre nous fera le plus grand bien.

- Vous ne buvez pas ? - Non, vraiment,

j'ai d�j� beaucoup trop bu.

Je ne voudrais pas qu'au r�veil vous lisiez :

'Un verre de trop et il a crash� son avion.'

�a porte malheur un toast � sec, non ?

Pas en Chine.

Alors... � votre sant�.

O� que j'aille, dans ce beau pays qui est le n�tre,

on me pose sans cesse cette question :

'Ferez-vous la course � la magistrature supr�me ?'

Eh bien, mes amis, d'aucuns disent que je suis d�j� en course.

Vous devez en tout cas savoir

que je ferai ce que les gens veulent que je fasse.

Car je suis votre humble, tr�s humble serviteur.

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