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RETROUVEZ JENNY ! - DIEU VOUS BENISSE.
L'ULTIME SOUPER
Rangez ça dans le dossier "Histoires dingues", mes amis.
Il semble que l'Organisation Nationale des Femmes,
l'ONF, à savoir ce rassemblement de lesbiennes,
ait de nouveau choisi d'attaquer votre serviteur.
Ces féministes enragées...
je dis "féministes enragées", ce qui est un pléonasme.
- On devrait l'aider. - Vas-y.
- T'as qu'à l'aider. - Vas-y, toi.
- Et ta sœur ? - C'est une réponse, ça ?
Tu ne l'aides pas, et nous non plus.
On va grignoter en attendant Pete et son acolyte.
J'ai manqué de tomates pour la sauce,
- désolée. - Pas grave.
Ce pays a besoin de quelqu'un
qui tienne tête aux libéraux.
Nous devons revenir aux glorieuses années Reagan-Bush.
Période de croissance inégalée.
On veut Norman !
Tout doux, les amis, ça pourrait arriver.
Je t'en prie... vire-moi ce crétin.
Qui, Norman ?
- C'est un débile. - Chérie, c'est un génie !
Ce type est capable de faire feu de tout bois.
ll ment mieux que n'importe qui.
"""Toujours surveiller l'ennemi."""
Un orage gronde, mes amis, quelqu'un se doit de l'arrêter.
C'est ma télé.
Tu es vraiment puérile.
- Pete vient avec qui ? - Jenny Tyler.
Pas drôle.
- Si, c'est la kidnappée. - C'est trés drôle, mais de mauvais goût.
Les voilà.
C'est moi ou il y a quelqu'un qui baise pas assez ici ?
Oui, moi.
- Je suis libre. - Dis-lui !
Alors ?
Cindy fait la tronche et ma Benz est en rade.
- T'as pas d'invité ? - Pas exactement.
Zack ? Zack, voici Marc.
Zack m'a pris dans son pick-up. Elle a quoi ma Mercedes ?
Collecteur cuit.
Tu déconnes ?
Prête-moi du fric, tu veux ?
Combien ?
Merci, Zack.
C'est pas dans mes habitudes. A un de ces quatre.
Non, attends. Reste pour dîner.
Notre invité nous a fait faux bond et il tombe des cordes.
- Je veux pas déranger. - C'est le déluge
- et tu nous as aidés. - Allez, d'accord ?
ll y a quoi ?
Des lasagnes.
Ça me va.
- Change de voiture. - J'aime la mienne.
Tes parents n'ont qu'à t'en refiler une.
Faudrait qu'elle soit neuve.
Twitchy te cherchait, aujourd'hui.
Comme un fou.
ll était là, avec son énorme cul.
ll me cherchait ?
Excusez-moi, vous n'oubliez pas quelque chose ?
On mange la salade aprés, à l'européenne.
- Non, les grâces. - On ne les dit pas.
Vous ne remerciez personne pour cette bonne nourriture ?
Tu nous as pistonnés ?
J'en ai touché un mot, mais ll n'a pas entendu.
Tu vis dans le coin ?
Quelle importance ?
C'était histoire de parler. Chaque dimanche,
on a un invité avec qui on discute.
Vous parlez de quoi ?
De tout, la vie, le quotidien,
- l'environnement. - La loi.
Je ne vis pas par ici. Je conduis un camion.
Zack m'a dit, en m'accompagnant ici, qu'il avait traversé
les 48 Etats, les uns aprés les autres.
Fascinant...
Vous êtes tous étudiants à l'université ?
- On est tous licenciés. - Quoi ?
On a eu nos diverses licences et on va vers la maitrise.
Je serai maitre peintre.
- Maitre avocat. - Maitre queue.
Maitre tout court.
Je fais dans le social.
Jude poursuit des études... En quoi, cette semaine ?
Psychologie. Merci.
C'est toi qui peins ?
ll veut voyager dans le temps.
Dans le temps ?
Oui, pour modifier l'Histoire.
lmagine un Confédéré virtuel ou Eisenhower en fille.
Tu fais quoi déjà ?
Tu sais pas ? Basketteur professionnel.
Vous vous foutez de moi ?
Je passe mon doctorat en sciences-po. Je serai docteur.
Tu as toujours été camionneur ?
J'étais dans les Marines.
J'ai fait la guerre.
La guerre ? Quelle guerre ?
Tempête du désert.
C'était une guerre ?
Pas une campagne de pub des Républicains ?
Le patriotisme te dérange ?
En tant que concept ? Non.
J'aime mon pays et je combattrai ses détracteurs.
"""Qui était Joey Gerbils, 1933 ?"""
Les Allemands n'étaient pas patriotes.
Ce fut une vague nationaliste hystérique.
Le patriotisme méne au nationalisme.
Qui a édicté la régle du batteur de base-ball ?
L'American League.
Hitler avait raison.
Pardon ?
Voilà une affirmation étonnante, Zack.
Je ne dis pas pour le massacre des Juifs.
S'il a vraiment eu lieu. On n'a pas de preuves.
ll a tué 6 millions de Juifs.
Et des Tziganes et des Catholiques.
Des chiffres...
Rien ne le prouve. C'est marrant,
quand il s'agit d'acheter, les Juifs baissent les chiffres,
ils marchandent à mort,
mais pour la 2e Guerre, les chiffres grimpent.
On commence par 6 millions, puis on passe à 7...
- Changeons de sujet. - Tu aimes les lasagnes ?
Non, moi je veux savoir.
Dis-moi, dans ta grande sagesse limitée,
en quoi Hitler avait raison.
Eh bien, chacun sait, - sans offenser personne -
que les Juifs volaient les Allemands.
Tu crois ?
Oui, c'est un fait.
- Primo, ils étaient allemands. - Arrête, tu n'y es pas.
Les Juifs sont pas comme ça. lls sont juifs avant tout.
C'est pour ça que tout le monde les hait.
Pas tout le monde.
Tu penses aux gens civilisés.
Marc, tu es juif, non ?
Exact.
Si on entrait en guerre contre lsraël, pour qui te battrais-tu ?
Je serais du côté du plus offrant.
Et toi, Luke ? Si on attaquait l'Afrique...
C'est un continent.
Je sais. Pour qui te battrais-tu ?
Si on attaquait un de ces marécages de Louisiane dont tu sors ?
Ça te va ?
C'est pas poli d'insulter les gens.
Ça a toujours été le probléme avec les gens de couleur,
ils perdent les pédales.
Pardon ?
Mon grand-pére disait que s'il avait su,
il aurait ramassé le coton tout seul.
Je suis vraiment là ?
- Si on mangeait ? - O.K. pour moi.
Je rêve !
Des étudiants licenciés... Vous ne connaissez rien à rien.
Tu es sûrement plus malin que nous.
Vous savez ce que vous êtes ? Des libéraux à la con.
- Et toi ? Un nazi ? - Ou c'est trop à gauche ?
Vous vous prenez pour des petits génies, hein ?
Vous ne faites que geindre et vous lamenter.
Mais s'il y a une guerre, vous vous battez ? Non, vous manifestez.
- Ça peut être efficace. - C'est pour les gonzesses.
Mets-toi en premiére ligne avant d'oser me parler d'efficacité.
Vous, les gauchistes, vous me faites gerber.
Vous prenez jamais une position
- pour laquelle vous seriez... - Prêts à mourir ?
Non, mourir c'est facile. La mort n'a rien d'héroïque.
Mais être prêt à tuer pour défendre une position,
ça c'est quelque chose. Quelque chose de fort.
Tu ferais mieux de t'en aller.
Je vais pas tarder, t'inquiéte.
Un de ces quatre, vous apprendrez qu'on est dans le vrai.
Nous, ceux qui bossent, ceux qui comptent.
On se bat, on bosse, on meurt, et vous, vous tchatchez.
Etudiants... On se passe bien de vous,
vous sauriez même pas quoi faire.
Probable.
T'es dingue, Zack !
Craignez rien, c'est juste une petite expérience.
- Ça va, on a compris. - Je vous emmerde.
Je me suis battu, j'ai tué pour mon pays,
pendant que vous rigoliez en attendant qu'on se plante.
- Arrête ! - Du calme, Zack.
Je vous emmerde ! Regardez votre pote. ll les a à zéro.
Tu sais, yeux bleus,
je vais te tuer. Oui, je vais te tuer,
puis je vais violer ta copine avant de la tuer.
Tu comptes faire quoi ? Marchander avec moi ?
Refilez-lui une paire de couilles !
Ça te la coupe, hein ? Toi, le héros !
Tu crois pouvoir
menacer des femmes impunément ? La guerre... contre un pays du tiers-monde !
En balançant des bombes à tout va !
Dis, la terreur, tu t'es entrainé sur une Nintendo ?
Je parie que tu n'es même pas descendu du bateau, connard !
T'as fini, gosse de riches ?
T'as les mains douces.
Tu lui fais mal !
C'est un dur, il peut endurer ça.
Je voulais pas te casser...
- ll est vraiment mort ? - Tout à fait mort.
- Un couteau dans le dos, c'est radical ! - Mon Dieu ! Mon Dieu !
- Te voilà croyante ! - Ta gueule ! Regardez ce sang !
- C'était de la légitime défense. - ll ne te faisait rien !
- Mon bras, bordel ! ll l'a cassé ! - Je suis complice ?
Ressaisissons-nous.
ll est un peu tard, non ?
Fallait bien faire quelque chose.
- ll m'a pété le bras ! - ll lui a pété le bras.
C'était un facho de merde.
- C'était pas une raison. - Une excellente raison.
- Je suis un assassin ? - La police comprendra.
T'as raison. Un étudiant qui tue un héros militaire,
tu t'en tireras avec un p.-v.
Tu n'as qu'à plaider la folie.
Van Gogh a peint dans un asile.
- Merci. - Je peux pas le croire.
ll est mort, il ne se relévera plus,
et tu ne penses qu'à la carriére de Marc !
On peut parler de celle de Zack, mais elle est compromise.
Oh, mon Dieu !
Calme-toi, Paulie. Donnez-lui à boire.
A boire !
Je ne me calmerai pas. Ni moi, ni personne !
Vous avez l'air de trouver ça normal.
On invite un type, on est en désaccord, alors on le tue ?
ll était armé, il t'a menacée de viol.
On est un peu secoués. Chacun réagit à sa façon.
Tout à fait vrai.
Enterrons-le et mangeons le dessert.
C'est affreux !
Pas tant que ça. On tue chaque jour.
Des gens bien plus chouettes que Zack.
Plains plutôt l'un de ces pauvres types.
Pourquoi avait-il un couteau de chasse ?
C'était un chasseur.
On devrait pas se balader avec ça.
Ce n'est pas illégal.
Ça devrait l'être.
ll est illégal de poignarder quelqu'un, surtout dans le dos !
- Donne-lui ta carte. - On doit prévenir la police.
Je ne veux pas être complice.
J'admire ta façon de toujours mettre tes sentiments en avant.
Moi ? C'est toi qui veux l'envoyer chez les flics.
Disons-leur la vérité.
Marc était soûl et l'a poignardé.
Au pire, ce sera un homicide involontaire.
- Je n'étais pas soûl. J'ai fumé. - Dis-leur ça.
Soyons sérieux, c'était un accident. lls comprendront.
Je vois ça d'ici : """On dînait, il nous a contrariés,
"""alors Marc l'a poignardé dans le dos.
"""Ça vous pose un probléme ?""" Allons !
Saloperie !
Entendu. Faut-il que j'enfile un manteau ?
- Je t'accompagne. - Minute...
- Arrêtez ! - La police est une option.
- C'est la seule. - ll y en a une autre.
Emmenez-moi à l'hôpital !
Ecoutez-moi.
Si on oubliait tout ça ?
Tu plaisantes ?
Ecoutez. On l'enterre dans le jardin et voilà.
- Des gens disparaissent tous les jours. - Surtout dans l'lowa.
On l'a sauvé d'un rapt extraterrestre.
On ne signale rien, on n'en parle pas, on oublie tout simplement.
On n'oublie pas.
Non ? Tu veux aller en cabane pour un facho ?
ll est mort, Luke !
Justement. On ne peut rien y faire.
Luke a raison, et c'était un accident.
Si on oublie tout ça, nos vies reprendront leur cours.
Sinon, rien ne sera plus pareil.
Ça ne sera plus jamais pareil.
Vous êtes au courant, pour mon bras ?
- Où est le pick-up de Zack ? - Devant la maison.
Voilà ce qu'on va faire. Paulie, Jude, emmenez Pete à l'hosto.
Marc...
Quoi ?
Tu vas m'aider à l'enterrer.
Ensuite j'emménerai le pick-up ailleurs.
Tu me suivras avec ta voiture et tu me raméneras.
On fait comme si rien ne s'était passé ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Parfaitement.
Seigneur...
C'est le numéro de la Mercedes d'hier soir ?
- Oui. - C'est important ?
Probablement pas. Qu'est-ce que tu as là ?
Des tuyaux sur le kidnapping.
Tu passes à la télé et tu te retrouves
avec 3 demandes en mariage.
tomates
Rien dans le "Times".
Tu as vérifié dans "USA Today" ?
- Te monte pas la tête ! - Je te parle pas de la une...
Sacrée équipe les Hawkeyes, hein ?
Je te parle des bréves en derniére page.
Lis.
"""lowa, Ames. Le conseil municipal approuve
"""l'augmentation de 30 % du budget de 2 millions de $."""
On peut respirer.
Vire-moi ces lunettes et ce bonnet à la con.
T'as un probléme ?
Faudrait l'inviter à dîner.
Une supposition...
Une supposition...
Si c'est encore
une de tes suppositions débiles, je hurle.
Ecoute ça :
vous venez de remonter le temps.
On est en 1909, en Autriche.
Vous buvez un schnaps avec un étranger dans un bar.
Etudiant aux beaux-arts. ll a un testicule et s'appelle Adolf.
Adolf n'a encore rien fait de mal.
ll n'est pas hargneux et n'a commis aucun crime.
ll ne va pas à des dîners avec un couteau.
ll n'a pas déclenché la guerre.
Où veux-tu en venir ?
Le tueriez-vous ?
L'empoisonneriez-vous pour sauver des millions d'innocents ?
Hitler boirait-il du schnaps ?
C'est ridicule. Zack n'était pas Hitler.
Qu'en sais-tu ? Tu as le don de double vue ?
Je tuerais ce fumier, lentement.
Tu connais ma position. Pete ?
Pas de commentaire.
Je le tabasserais avec une chaise.
On n'a pas tué Mozart.
Ce type avait un esprit maléfique.
Un esprit maléfique !
Arrête de lire des B.D.
Tu n'es pas Dieu, tu n'as pas à décider de la vie.
Et si on tue quelqu'un dont la mort est un mieux pour le monde ?
Foutaises !
Qui te dit que la mort de Zack est un mieux ?
Moi, je me sens mieux.
- ll avait peut-être raison. - Qui ?
Zack. On ne fait jamais que tchatcher.
On laisse faire les conservateurs,
ils s'allient et arrivent à leurs fins.
Alors que nous, on bavasse à propos de trois fois rien.
Quoi, le meurtre ? Les conservateurs sont bêtes.
Non, efficaces. A part suivre les consignes
d'achat des écolos, on ne fait rien
- que de se battre. - On ne se bat pas.
- Si ! - Non.
Si, on se bat !
On est des libéraux, on a raison.
Alors, pourquoi c'est le chaos ?
- On ne dirige pas le monde. - Exact, on ne le dirige pas.
- On agit enfin pour le bien. - Pour le bien ?
Songe à tous ces connards de fachos sans lesquels le monde irait mieux
si on les avait éliminés avant qu'ils ne sévissent.
Les tueurs de médecins avorteurs.
Pol Pot. ldi Amin.
- Josef Mengele. - Joseph McCarthy.
Joey Terrio.
Celui de "Dance Fever" ?
Non, un gamin qui m'a brisé 8 fois mes lunettes à l'école.
Le petit con !
Et si on peut vraiment pas les convaincre...
Tu es assis face à Hitler,
toujours pas de commentaire ?
Si c'est vraiment Hitler, je le tue.
Je le remercierais pour le schnaps,
et je réglerais la machine à remonter le temps sur mon dodo.
Ce que je vais faire illico. Bonne nuit.
Je ne les poignarderais pas, c'est trop craignos.
Je les tabasserais.
Je les empoisonnerais.
Ça tombe sous le sens.
lls devraient ignorer qu'on les empoisonne.
C'est une meilleure mort.
J'aimerais pas qu'ils se disent : """Ces libéraux m'ont empoisonné."""
On pourrait hurler, comme si c'était un accident.
Ainsi leurs derniéres pensées ne seraient pas affreuses.
Bien vu.
Jude est au courant.
La carafe bleue est empoisonnée, la verte est O.K.
C'est quoi, ce truc ?
De l'arsenic.
On ne va pas faire ça ?
Probablement pas. Seulement...
s'il sort un couteau.
s'il sort un couteau.
Mes amis, voici le révérend Gerald Hutchens.
Je vous présente Luke.
- Paulie. - Enchanté.
Marc... et Pete.
Ravi de vous connaitre.
Je ne m'attendais pas à un dîner aussi formel.
Nous aimons soigner nos invités...
Où se situe votre paroisse ?
Notre paroisse est aux environs de Maple Falls.
- Je suis de là-bas. - Vous devez connaitre notre créche
et son colossal Jésus.
Vous avez faim, j'espére.
Je meurs de faim. Tout a l'air si délicieux !
- C'est une tarte aux pommes ? - Faite maison.
Aimeriez-vous dire les grâces ?
J'en serais ravi.
J'ignorais que ça avait cours chez vous les jeunes.
C'est charmant.
lnclinons nos têtes.
Bénissez-nous, Seigneur, pour ces bienfaits...
C'est un enfoiré ?
...et pour ces adorables jeunes
que vous m'avez confiés. Dieu nous bénisse.
Où l'avez-vous connue ?
J'ai interrogé notre bon révérend pour mes recherches.
Oui, sur l'infamie.
L'infamie ?
La peste homo, bien sûr.
Sur le réconfort des familles des malades atteints du sida.
Notre bon révérend m'a permis d'utiliser ses idées opposées à cela.
Vous êtes contre le réconfort des familles ?
Je ne crois pas au réconfort des familles de pécheurs condamnés.
Ce sont des petits pains maison ?
Vraiment ?
lls sont superbes !
- Le sida est une atroce maladie. - Pas tout à fait.
L'homosexualité est une maladie et le sida en est la cure.
- Vous avez du beurre ? - Pardon ?
- Du beurre. - Du beurre, oui.
Merci.
Quand on viole les lois de la morale et de l'hygiéne,
on récolte la tempête.
On ne montre pas impunément le poing à Dieu.
- Du vin ? - Non, attendez !
C'est du vin blanc, prenons-le au dessert.
Etant révérend, vous devez avoir de la compassion.
Mais oui, Jésus lui-même devait être pétri de compassion.
Mais oui, certainement. Mais il n'aurait jamais touché un homo.
On est ses enfants.
On est tous ses enfants, et quand il nous arrive de faire des bêtises,
on doit être punis.
- Gerald préconise """La voie de Dieu""". - A savoir ?
Les homos sont l'expression vivante d'un cloaque de microbes pathogénes.
Nous proposons de les parquer sur une île déserte
avec assez de vivres pour tenir jusqu'au bout.
Combien ça prendrait ?
Disons, tout au plus 2 ans.
Ainsi, pour une somme prédéterminée,
ils mourront tous.
C'est de la chicorée ?
Avez-vous un proche mort du sida ?
- Soyons sérieux. - Sérieusement !
Passons au dessert.
J'aimerais porter un toast...
J'aimerais porter un toast...
Aux soldats de Dieu.
Ça me plait.
Cette tarte est délicieuse.
- Quelque chose ne va pas ? - On fait régime.
- Puis-je faire un aveu ? - Encore du vin ?
Je trouve cette tarte... un peu trop riche.
Excusez-moi.
ll est mort ?
- Bel et bien mort. - Mon Dieu !
On lui donne les derniers sacrements ?
Non, ça se fait avant.
Finissons, le dîner refroidit.
Comment pouvez-vous, avec un mort à table ?
C'est toi qui as déclenché la sentence en disant :
"""Passons au dessert.""" Tu t'es prise pour qui ?
Je trouve que Paulie s'est tenue et s'est comportée divinement.
Moi aussi. On lui a laissé toutes ses chances.
Je léve mon verre...
à nous. Pour avoir fait la différence,
avoir fait fi de nos différences
et avoir rendu le monde meilleur.
Passez-moi la chicorée. Et le beurre ?
Les verres, mon Dieu !
ll a échangé les verres !
Appelle le 911 !
lmbécile.
Sortons-le d'ici.
C'était dans le journal, ils veulent organiser
une nouvelle parade gay.
Vous trouvez qu'une bande d'homos
se pavanant à travers la ville, c'est une parade ?
Souvenez-vous quand nous étions gamins.
Quelles parades !
C'étaient de vrais, de merveilleux événements,
avec de superbes costumes. On était des rois et des reines !
En y repensant, ce que je dis a des relents de parade homo.
Pauline Anne """Paulie""" Layton Miss Sympathie, Déléguée, Mention honorable.
Combien de fois une femme dit """non""" pour dire """oui""" ?
"""Arrête""" alors qu'elle veut dire """encore""" ?
La loi n'a rien à faire dans une chambre.
Violer une femme, ce n'est pas anticonstitutionnel ?
Et chauffer un type, c'est quoi ?
Quand une femme accepte un rendez-vous,
elle sait à quoi s'en tenir.
D'aprés toi, tout rendez-vous méne au sexe.
Pas pour moi.
L'homme est l'espéce dominante. La femme, celle dominée.
Elle est le sexe faible.
On ne parle pas de ça. L'homme n'a pas le droit de viol.
Bien sûr que non. Le viol est une chose atroce.
Mais il est beaucoup plus rare qu'on ne le pense.
Une femme crie souvent au viol alors qu'elle était consentante.
Oui, c'est comme ça.
Quand elle n'en retire pas du plaisir,
elle crie au viol par vengeance.
Elle force l'homme à payer pour l'incompatibilité engendrée.
Le monde s'arrête et on détruit l'homme.
C'est assez autodestructeur.
Confinez-les à la cuisine, enceintes.
Non, là tu es sexiste.
Ta démarche s'inspire de ça ?
On s'inspire des droits civiques.
On se bat pour ses croyances, non ?
Absolument. Ça s'arrose.
Je t'en prie.
Bonsoir. Je suis le shérif Stanley.
Je recherche des informations concernant Jenny Tyler,
la disparue.
Vous voulez bien examiner ces photos ?
Si je ne fais pas tout ce que je peux pour barrer cette entrée,
un enfant innocent et pas encore né, mourra.
Même si je dois tuer quelqu'un pour empêcher ça.
C'est l'essence du mouvement pour le droit à la vie.
Ces hippies, veulent que nos...
Indiens d'Amérique, - Grand Dieu ! j'ai failli dire "Fils d'Indiens"-
reprochent à "nos" ancêtres les problémes qu'ils ont.
Je suis le premier à dire qu'on a pris ce pays aux Indiens.
Qu'en faisaient-ils, hein ?
Avec leurs fléches et leur monnaie de singe !
Créve !
Saloperie !
Vous êtes dingues de me servir du porc !
Je ne peux manger ça. C'est pourquoi il nous faut
éliminer les traitres parmi nous,
avant de s'attaquer au véritable ennemi.
Quand le déluge s'est arrêté, l'eau a baissé
et Jack Mayr a découvert la voiture.
Tu l'as fouillée ?
Je m'y apprêtais. ll me semble avoir vu du sang sous le tapis,
là.
Sors-la, j'ai besoin des plaques.
Fais gaffe, ça glisse.
RECHERCHONS ZACHARY CODY RECOMPENSE 16 000 $
Tiens bon, Jenny, je progresse.
Je ne voyais pas ça comme ça.
Vous avez peut-être raison. Ce sont peut-être simplement des gens,
qui ont des sentiments, qui ont une famille.
Tu as le droit d'avoir ton opinion.
Oui ! C'est vrai ! Faut tabasser les S.D.F.,
qu'ils restent à leur place.
Tu vas bien ?
Oui, à part ce mal au bide que je traine depuis 3 semaines.
Tu as peut-être abusé des tomates.
C'est du beau boulot.
Je pouvais pas dormir.
Je vois.
Où étais-tu passé ?
Je prends une douche.
Je peux venir avec toi ?
Je connaissais pas d'anti-écolos.
Je ne suis pas anti-écolos, je suis pro-terriens.
Mais comment s'inquiéter de l'effet de serre quand on n'en a pas ?
A mon avis, tout ça découle de l'évolution. C'est la survie du plus fort.
Si c'est cuit pour la chouette tachetée,
c'est cuit.
Quant à ces foutus libéraux,
s'ils pouvaient défendre les droits des dinosaures, ils le feraient.
Je le ferais s'ils n'avaient pas disparu.
Encore du vin !
Je tire au ball-trap. J'ai ma licence.
Vous ne devriez pas laisser trainer votre fusil.
Je sais. Désolé. Ma voiture était en rade.
- Un type en camionnette m'a pris. - En camionnette ?
Oui, et je ne voulais pas me montrer le fusil à la main.
- Quel genre de camionnette ? - Un pick-up.
Comme celui-ci ?
Peut-être. ll faisait nuit.
Mais c'est possible. ll était de cette couleur ?
Oui, c'est possible, bien sûr.
Et le chauffeur ?
Je ne me souviens pas.
Blanc, Noir ?
Blanc. Comment dit-on... de taille moyenne.
C'est le pick-up d'un criminel.
On a retrouvé le pick-up dans le Missouri.
Regardez ces photos, vous pourrez peut-être l'identifier.
Rien ?
Non, désolé.
On a trouvé du sang, dans le pick-up.
On attend de savoir si c'est celui de Jenny Tyler.
La petite fille ? Ce serait affreux.
Pensez-y, je vous prie.
Et si un détail vous revient, prévenez-moi aussitôt.
- Vous avez compris ? - Oui.
Considérez-vous comme trés chanceux, M. Van Doren,
vous avez peut-être côtoyé un meurtrier.
- On a réfléchi. - A propos de nous.
Vraiment ?
On ne donne pas leur chance aux gens.
A l'origine,
on avait décidé qu'on ne tuerait que si on n'arrivait pas à les convaincre.
On n'a convaincu personne. On est moins forts qu'on croyait.
Le type à la svastika, tu l'as sabré à l'apéro.
On n'allait pas gâcher de la bouffe.
On ne leur offre même plus un repas correct.
Le macho a bouffé chinois.
Chung King, c'est pas chinois.
On a eu de la sauce piquante.
N'oublions pas pourquoi tout a commencé.
Oui, maitre.
"L'Attrape-Cœur" serait de l'art ?
"Thumbelina", c'est de l'art.
"L'Attrape-Cœur" est une poubelle nauséabonde.
Un roman tissé d'obscénités.
J'en ai assez entendu. Ça s'arrose.
Arrêtez, c'est pathétique.
Tu parles !
J'y vais.
Merci bien !
Bonsoir, monsieur. Désolée de vous déranger,
mais j'essaye de recueillir des infos
sur Jenny Tyler.
- La fille kidnappée ? - C'est ça.
Voulez-vous examiner quelques photos ?
Certainement. Mais je ne suis pas seul...
Ce ne sera pas long.
Reconnaissez-vous l'un d'eux ?
Qu'y a-t-il, chéri ?
Bonsoir.
Excusez-moi... j'ai oublié votre nom.
Rassurez-vous, il ne conduit pas.
J'entends bien. Shérif Alice Stanley.
Mon grand-pére a été chef de la police à Maple Falls.
Vraiment ?
Voulez-vous regarder si vous reconnaissez
un de ces hommes ?
Monsieur ?
ll a été en poste pendant 32 ans. On l'appelait Grande Gueule.
ll buvait sec.
Désolée, shérif, je ne reconnais aucun de ces types.
Belle brochette d'affreux.
Je n'en connais aucun.
Vous vous êtes arrêté sur lui. Vous l'avez déjà vu ?
Oui, non ! C'est-à-dire que...
C'était quoi ?
Je ne sais pas. Chéri, va voir ce qui se passe.
Désolé !
Jude va bien, mais le dessert a été fatal.
- Bonsoir, M. Van Doren. - Bonsoir, shérif.
C'est la maison de l'autre soir ?
On habite ensemble.
Ça explique peut-être votre hésitation. Vous l'avez déjà vu ?
Non, ils ne l'ont pas vu.
Vous étiez à l'intérieur quand il m'a déposé.
Oui, à l'intérieur...
ll tombait des cordes.
C'était le déluge.
Vous avez été un peu vite. Regardez de nouveau.
Non, ils sont vraiment affreux. Je n'ai jamais vu de tels criminels.
Votre grand-pére ne vous en a jamais montrés ?
Non, je suis morte bien avant... Je veux dire, il est mort
bien avant ma naissance.
Merci.
A propos, M. Van Doren, il s'agissait bien de son sang.
Que s'est-il passé ?
Que s'est-il passé ?
- Elle ne boit pas. - ll l'a poignardée !
- Alors, ce shérif ? - Quel shérif ?
Je vous explique.
Elle m'a interrogé l'autre jour.
Merde !
Ça n'a rien à voir avec nous.
J'avais laissé ma voiture sur le bas-côté.
Avec mon fusil dedans, pour ne pas effrayer Zack.
Le shérif est tombé sur le fusil et m'a convoqué,
- c'est tout. - Elle a la photo de Zack !
J'allais en parler. lls ont trouvé le pick-up.
- Qu'attendais-tu ? - Ça ne nous implique pas.
On m'a convoqué pour le fusil.
Ça n'a rien à voir avec le sang
de Jenny Tyler découvert dans le pick-up.
Le shérif ne sait pas que Zack est mort et le cherche
car il a probablement tué la pauvre petite.
- On a fait du bien. - Je veux.
Tu avais raison, Luke.
Un ban pour nous !
Et s'ils remontent jusqu'à nous ?
Ça n'arrivera pas, Jude.
lls ont pourtant trouvé le pick-up !
Elle a raison.
On devrait peut-être calmer le jeu.
Paranoïa !
On élimine un assassin et on aurait mal agi ?
Et si Zack était en vie ? On l'a empêché de récidiver.
C'est notre objectif premier, non ?
Regardez-la !
C'était une pauvre fille. On déconne.
On a été prudents. ll ne nous arrivera rien.
Nous devons calmer le jeu, calmer le jeu !
- On a tué 9 personnes. - Dix.
- Neuf ! J'ai fait de la compta. - Seulement neuf.
- Dix ! - Neuf !
Dix.
- Tu comptes Zack ? - C'était le 1er.
- Un accident. - ll est enterré, il compte. C'est la régle.
T'es à la masse.
ll n'y a pas de régle ! On tue des gens !
Des gens qui ont la haine.
Elle avait juste mauvais goût !
Je t'ai pas tuée pour ta coiffure !
Voilà autre chose. T'es vraiment débile.
Nous devons réfléchir davantage ! Réfléchir ! Debout là-dedans !
O.K., ça va !
Débarrassons-nous de notre Miss lntello.
Dors, veux-tu ?
Vous l'avez vue dans les journaux.
Vous l'avez vue dans les journaux.
Elle attaque son lycée.
C'est ça. Une histoire de capote.
C'est l'affaire vue par la presse.
J'attaque mon lycée car il viole mon droit à la vie privée,
en rendant l'éducation sexuelle obligatoire pour le bac.
Ça va te faire beaucoup de pub, Heather.
Mais du point de vue légal, ton affaire est ce qu'on appelle... une connerie.
Pourquoi ? Ça devrait être ainsi.
Primo, il est compréhensible, surtout à l'époque du sida,
de la rendre obligatoire pour assurer la sauvegarde des gens.
Pas du tout.
Je ne vais pas à ces cours et je vais bien.
Ce sont ces cours et les capotes gratis qui poussent les jeunes
à avoir des relations avant le mariage.
Heather, tu n'es plus une gamine.
Quand j'étais au lycée, j'étais curieuse...
- Tu m'étonnes. - Ta gueule.
Tu n'as jamais d'envies ? Ça peut être trés bon, tu sais.
Pardonnez-moi, madame, mais cette curiosité n'est pas naturelle.
Je dirais même que votre génération amorale
a causé nos malheurs.
Heather, tu ne m'écoutes pas.
Ce monde est en danger et je veux le sauver.
ll faut revenir aux valeurs de la famille.
As-tu déjà couché ?
C'est une question incongrue à table.
- Du haut de tes 17 ans... - 17 ans et demi.
...tu oses parler de valeurs et de sexe ?
- Tu ne connais rien au sexe. - J'en ai connues des filles comme toi,
si coincées qu'on n'osait pas les aborder.
Tu sais ce qu'il te faudrait ?
Ce dont tu as besoin, c'est d'une bite bien raide, pour que tu la boucles.
- Ferme-la, Luke ! - Excusez-moi.
Bois un verre, ça va te détendre.
- Je ne bois pas. - Tu n'en mourras pas.
Qu'est-ce qui te prend ?
Buvons et finissons-en !
- Pas d'accord ! - Pourquoi il est méchant ?
Ne nous laissons pas emporter, voulez-vous ?
Absolument.
On se calme. Elle est contrariée.
Ferme-la, tu veux ?
- Je vais emmener Heather. - Trés mauvaise idée, Jude.
Je veux partir.
Ça m'étonnerait.
- C'est une enfant. - Hitler a été un enfant.
On s'emballe !
- Amusant, venant de toi. - Ça veut dire quoi ?
Ta gueule ou je te casse l'autre bras !
Ta gueule !
C'est nouveau, tu attaques de face.
Arrêtez !
Connard !
Viens, Heather, je te raméne.
Qu'est-ce que tu fous ? C'est à moi.
Je vire tes jolies petites fleurs.
Plus """cimetiére""" que ça, tu meurs.
Occupe-toi de tes oignons.
Ce sont mes oignons. T'as intérêt à te ressaisir.
Je suis tout à fait claire, t'inquiéte.
L'agent de voyage, au téléphone. Tu comptes aller en Guyane ?
Oui, une petite récré en Guyane.
Tu t'éclates, hein ?
- Aprés toi. - Non, aprés toi.
Salope !
Puis-je vous aider ?
Bonjour. Je suis le shérif Stanley.
Vous fouinez ou vous êtes fan de culture maraichére ?
A savoir, la culture de plantes potagéres.
Oui, la culture maraichére.
- Elle est délicieuse. - Merci.
- Vous utilisez un engrais spécial ? - Non, juste de la bonne terre.
"""ll faut souvent la retourner""", disait ma grand-mére.
D'où tous ces labours ?
C'est un secret.
Ne l'ébruitez pas, sinon tout le monde va s'y mettre.
Avec moi, il sera bien gardé.
J'en ai fini avec mon affaire, ici.
Quelle affaire ?
L'affaire Jenny Tyler. On ne vous a rien dit ?
La fille...
A mon avis, elle est morte.
On peut toujours espérer, non ?
Bonne journée.
RETARDE
LA DlSPARlTlON DU SHERlF ACTE DE MALVElLLANCE ?
On n'a pas votre livre.
Je vais prévenir mon éditeur
pour qu'il en envoie.
- C'est la rançon de la gloire. - Plutôt la corvée de voyager.
- Mais merci du compliment. - Vous êtes absolument génial.
Eh bien, je dis ce que je pense. Encore merci.
Vous ne sauriez pas
où on peut manger correctement ?
Dire que Norman Arbuthnot était à l'aéroport !
Ce fumier doit voyager dans son jet privé.
- Combien de gouttes ? - Quelques-unes.
Et merde.
M. Arbuthnot...
voulez-vous dire les grâces ?
J'ignorais que cela se faisait encore.
Pas chez nous, mais on a pensé que vous le faisiez.
Oh, grand Dieu, non !
On devrait juste incliner nos têtes
et remercier Paulie pour tant de merveilles.
Ça m'amuse terriblement ces chrétiens
qui remercient Dieu pour ses bienfaits
et fustigent l'humanité pour ses méfaits.
Je peux ?
Ne sont-ils pas vos plus fervents admirateurs ?
La plupart des gens ont besoin d'un guide.
Bien entendu,
les néoconservateurs établissent le gros du droit républicain.
C'est vrai, mais ils ont peu de pouvoir.
lls font du bruit, mais les centristes font le boulot.
Les extrêmes monopolisent les médias,
mais les décisions reviennent aux modérés.
Cela échappe à la majorité des gens.
Seulement aux naïfs.
ll me faut clamer haut et fort, sinon, qui m'écouterait ?
Je ne suis pas un élu.
Mais un citoyen concerné qui voit des erreurs et veut les rectifier.
- C'est la grandeur de ce pays. - Vos vues sont extrêmes,
ça conduit les gens à être extrêmes.
Je ne peux assumer tous les abrutis
qui ne savent pas me déchiffrer.
J'admets que je balance parfois des exagérations
pour asseoir mes positions. C'est surtout voulu par les indices d'écoute.
Le citoyen moyen sait ce que je fais.
A savoir ?
De l'opposition. Je suis la voix de l'opposition.
Jefferson, Monroe, Paine, tous des opposants.
lls critiquaient avant d'être au pouvoir.
Excellent, ce vin. C'est du merlot ?
C'est votre but ?
Avoir le pouvoir ? Devenir président ?
Luke, j'ai déjà le pouvoir.
Le président ?
ll n'a aucun pouvoir.
ll est tributaire du Congrés, des intérêts divers.
- Du peuple. - Oui, mais à un degré moindre.
J'ai le pouvoir : une voix, un vote.
Mais vos adeptes haïssent ceux qui vous contrent.
Les adeptes de Mandela
et de Gandhi ont tué des gens.
Vous vous comparez à eux ?
Non, ce sont de grands hommes.
Paulie a évoqué mes """adeptes""". Je ne les contrôle pas,
- ils sont libres. - Libres de haïr ?
C'est vrai, il y a des gens nuisibles aux deux extrêmes.
Je propose que par opposition aux extrêmes,
on devienne plus modérés.
Quand on pondére les extrêmes,
il s'en dégage une société bien ancrée au centre,
et c'est ce qu'on veut. Une société acceptable pour tous.
Où toutes les races, les religions et les opinions cohabitent,
ne faisant qu'un.
Dans toute société, grande ou petite, il y a une opposition.
Vous cinq, par exemple, vous êtes d'accord sur tout ?
Comment peut-on """bien faire""" ?
Ce serait présomptueux d'apporter une réponse.
Mais il faut faire de son mieux.
ll faut être le meilleur possible.
Sinon, quel intérêt ?
Tout le reste transforme le monde en fumier.
Ne buvez pas de ce vin,
il est là depuis trop longtemps.
A mon avis, il est bon.
Je ne peux qu'écouter une dame. Merci, Jude.
L'an 1909, vous êtes en Autriche,
seul avec un artiste qui s'appelle Adolf Hitler.
Le tueriez-vous à ce moment-là ? Même s'il n'a encore rien fait ?
Sachant que vous sauverez des millions de gens.
Certainement pas.
Vous les laisseriez mourir ?
Je n'ai pas dit ça.
Vous ne dites rien. Vous parlez tant sans rien dire,
que les gens croient que vous dites des choses.
Ce que je ferais, - si vous me laissez finir - ce serait de lui parler
et de m'efforcer de lui faire comprendre ses erreurs.
Je l'affronterais sur son terrain
et j'essayerais de le faire changer par un débat intelligent.
Je reviens.
Je vais chercher le dessert.
Je vais l'aider.
J'ai besoin d'un truc pour machin.
- On ne va pas le faire ! - On tient le roi dans notre pogne.
Tu l'as entendu ? ll a raison, pas nous.
Me dis pas qu'il t'a embobiné ? C'est Satan !
- Son discours tient la route. - C'est du pipeau.
Du prémâché.
ll est rompu à ce jeu. ll a réponse à tout.
- C'est un bloc ! - Sait-on jamais.
ll ne le fait peut-être pas pour l'argent.
Tu n'es qu'une idiote !
ll prône la haine du dollar. Arrête !
On tient Norman Arbuthnot dans notre pogne.
Tu t'entends ? On dirait un cinglé.
C'est fou de faire la différence ?
C'est fou de remettre ces connards à leur place ?
ll ment, bordel !
Ce n'est pas une raison pour le tuer.
Ce n'est pas bien de faire ça.
Vous avez tous retourné votre veste.
LA DlSPARlTlON DU SHERlF ACTE DE MALVElLLANCE ?
Ça ne nous méne nulle part.
Ça ne nous méne nulle part.
Désolé. ll faut la majorité absolue.
On est à 4 contre 1.
Tout aussi désolé. Pas question qu'il reste en vie,
et personne ne m'arrêtera.
T'es malade ?
Nom de Dieu...
C'est Hitler.
Que fais-tu avec ça ?
C'est Hitler et sa mort rendra le monde meilleur.
Laissez-moi passer.
- Où as-tu piqué ça ? - Au shérif.
- Quel shérif ? - Oh, mon Dieu !
- Elle a disparu. - Plus maintenant.
Qu'as-tu fait ?
Elle fouinait du côté de notre potager.
Tu as tué un flic ?
Fallait pas ?
Tu préférerais te faire enfiler en prison ?
NEUF AUTRES CONClTOYENS DlSPARU
Je croyais qu'on marchait ensemble.
C'est vrai, et que nous faisions de grandes choses.
Je suis désolé pour le shérif.
Mais elle s'approchait de trop.
Que fais-tu ?
Tu perds la boule. J'appelle les flics.
Tue-moi.
Ici les urgences de la police.
Nos lignes sont surchargées. Ne raccrochez pas.
Votre appel sera pris à son tour.
Tout va bien ?
Quelques petits désaccords à propos des valeurs familiales.
Seigneur... la vie devient de plus en plus compliquée.
Le temps se gâte
et j'aimerais porter un toast à votre santé.
Pas de panique, ce n'est pas le mauvais vin.
En fait, un verre nous fera le plus grand bien.
- Vous ne buvez pas ? - Non, vraiment,
j'ai déjà beaucoup trop bu.
Je ne voudrais pas qu'au réveil vous lisiez :
"""Un verre de trop et il a crashé son avion."""
Ça porte malheur un toast à sec, non ?
Pas en Chine.
Alors... à votre santé.
Où que j'aille, dans ce beau pays qui est le nôtre,
on me pose sans cesse cette question :
"Ferez-vous la course à la magistrature suprême ?"
Eh bien, mes amis, d'aucuns disent que je suis déjà en course.
Vous devez en tout cas savoir
que je ferai ce que les gens veulent que je fasse.
Car je suis votre humble, trés humble serviteur.
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