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Je vais me pisser dessus !
Inspir� de faits r�els
Pour voir cette vid�o, allez sur notre site PartiNotSee.com.
N-O-T-S-E-E. Pas Nazi avec un "z".
Adolf Eichmann et Liza Minnelli n'ont pas eu d'enfant ensemble.
Si je cr�ve de rire, surtout pas de panique.
Je serais mort heureux. Cette vid�o est �norme.
Elle en est � 30 millions de vues.
C'est parti.
Wallace & Teddy, j'ai d�couvert cette vid�o
sur un ordi d'occase. Les internautes seront m�dus�s
Vive le Parti Not-See !
SOUMIS � VOTRE ATTENTION...
- Merde. - Putain !
Je veux tout savoir de ce m�me.
Je veux savoir comment il se masturbe et s'il a gard� la jambe.
Je me sens mal pour lui � force de mater �a.
Je ris, mais je me sens mal.
Mal ? Ce gosse est une star !
Il comptabilise plus de vues que moi.
Je suis jaloux. J'ai pas besoin de deux jambes.
Attention, amis canadiens. La semaine prochaine,
Wallace ira dans le Grand Nord
� la rencontre de cette c�l�brit�.
Faites qu'il ne pleure pas.
Ne ratez pas l'entretien de Wallace
avec le ma�tre de l'automutilation
et de l'humiliation en ligne, Kill Bill Kid.
Il peut plus faire grand-chose d'autre, de toute fa�on.
- C'�tait trop facile ! - Salaud.
Je ne pouvais pas ne pas la faire.
C'�tait Teddy Craft.
Et Wallace Bryton, qui vous invitent � rejoindre le Parti Not-See.
Bienvenue au Canada.
Bonjour.
Bonjour, ami aficionado de la pilosit� faciale.
Je fais pas le poids.
- New Jersey ? - Jadis. Aujourd'hui, c'est L.A.
Un homme partag� entre Devils et Kings.
- Hockey ! - Dans le mille.
C'est pas trop mon truc.
Enl�ve tes mains du guichet.
- S�rieux ? - Oui. Merci.
- Pardon. - "Pardon."
- Pardon. - Pardon.
Lorsqu'on visite le Canada,
il y a des choses � faire et � ne pas faire.
R�gle n� 1 :
ne jamais dire qu'on n'aime pas le hockey.
�videmment. �a vous peine.
Un Canadien n'est jamais pein�.
- C'est une invention am�ricaine. - Comment �a ?
C'est la v�rit�. Le drapeau le prouve.
Que cache la sainte feuille d'�rable ?
- Que vois-tu ? - Un mur.
Une r�ponse tr�s am�ricaine.
Vous �tes rouges, blancs, bleus.
Au Canada, on est rouges et blancs, mais on n'a jamais le blues.
- Jamais. - Compris.
J'avais jamais pens� � �a. Pour moi, vous �tes juste sympas.
Encore une erreur. On est optimistes, c'est pas pareil.
- Oui. - Et tol�rants.
Et mont�s comme des caribous.
Excellent.
Soyons s�rieux. Que viens-tu faire au Manitoba ?
J'enregistre un podcast.
En gros, je voyage et j'interviewe
des gens insolites ou int�ressants,
puis je d�cris la rencontre � mon pote qui n'y a pas assist�,
vu qu'il se d�place pas.
- C'est le Parti Not-See. - Le parti nazi ?
Pas du tout. �a s'�crit N-O-T-S-E-E.
Rien � voir avec le mouvement haineux.
- C'�tait Hitler. - � �viter dans un a�roport.
C'est quoi ce bordel ?
Bonjour.
Merde.
Putain.
Petit con, tu sais pas la derni�re ?
Cet enfoir� de Kill Bill Kid s'est suicid�.
Avec son propre sabre. Tu le crois �a ?
Je me fous pas de ta gueule.
Ce sale �go�ste a pas pu tenir deux jours de plus.
J'ai trop les boules.
Mais je peux pas rentrer les mains vides.
Bref, je suis coinc� � Winnipeg dans un bar qui s'appelle...
le H.
Je sais pas quoi faire.
Je vais essayer de trouver un autre excentrique.
Mais pour �tre franc, y a rien d'excentrique au Canada.
C'est douloureusement rasoir.
Putain, 550 $ pour un billet d'avion.
Quel sale petit �go�ste.
Je sais que c'est nul de dire �a mais, bordel, �a me tue.
Voil�.
Bons baisers du Grand Nord.
Merde, trop long.
Les toilettes ?
d'aventure, Des histoires � raconter !
"Bonjour.
"Je suis un vieil homme qui a longtemps parcouru les mers.
"Un fier Canadien ayant men� une vie longue et singuli�re.
"Apr�s avoir v�cu une multitude d'aventures, me voil� coinc� � terre,
"avec le Manitoba pour ultime escale.
"Je n'ai gu�re envie de passer mes derni�res ann�es
"seul dans mon manoir.
"J'ai bien trop d'histoires � partager."
Non, c'est vous qui m'int�ressez, M. Howe, pas la chambre.
Ce soir, ce serait super. Oui, merci.
O� dois-je aller ?
Bifrost. Tr�s �rotique.
Je demande si c'est loin. Pardon.
C'est loin Bifrost ?
- Bifrost ? Carr�ment loin. - C'est � environ 2 h.
Les gamines de l'�picerie disent que c'est � "environ" 2 h.
Je hais les Am�ricains.
Quelle est l'adresse ?
"Je propose donc une chambre dans ma majestueuse demeure.
"Vous l'occuperez gratuitement
"� condition d'effectuer les t�ches m�nag�res
"que je suis d�sormais dans l'incapacit� d'accomplir.
"Malgr� mon grand �ge, j'ai toute ma t�te.
"Et je vous conterai mes p�riples avec fougue et minutie.
"N'h�sitez pas � m'appeler au num�ro ci-dessous.
"Respectueusement, Howard Howe."
Bon... J'esp�re que �a valait le coup.
Vous avez atteint votre destination.
Il y a quelqu'un ?
Oui ! Je suis � l'�tage !
Bonsoir.
- M. Howe ? - Howard.
M. Howard. Bonsoir.
Quand les gens s'emm�lent avec mon patronyme,
cela ressemble � un vaudeville.
Si M. Howard serait appropri�, je pr�f�re la simplicit� d'Howard.
Howard.
Ce probl�me �tant d�sormais �cart�,
puis-je vous souhaiter la bienvenue � Pippy Hill ?
C'est magnifique.
- Enchant�. - C'est un plaisir.
Puis-je vous proposer un th� ?
Oui, mais puis-je d'abord utiliser vos toilettes ?
Avec joie.
Quelle horreur.
Tout s'est bien pass� ?
Oui, parfait. Merci.
- Votre th�. - Oui. Merci.
Ma deuxi�me et...
ultime �pouse, je pr�sume,
avait coutume de dire :
"Plut�t bien agir que p�cher. Plut�t l�cher que garder."
Elle faisait r�f�rence aux gaz. Les siens.
Excellent.
- Pour ceci, merci. - Je vous en prie.
Bon sang, �a fait du bien.
Avez-vous trouv� les waters confortables ?
Oui, merci beaucoup.
C'�tait parfait. �a faisait 1 h que je me retenais.
C'est un peu g�nant, mais...
J'avais peur de m'arr�ter au beau milieu de nulle part.
Je dois avouer
que votre appel m'a intrigu�.
Et moi, c'est votre annonce qui m'a intrigu�.
Ai-je bien compris ?
Vous ne cherchez pas de logis ?
Non, je vis � Los Angeles.
- Oui. - La Cit� des anges.
J'en ai jamais crois�. La ville abrite plut�t des d�mons.
Ma grand-m�re disait toujours :
"Un chenapan a t�t fait d'aller en enfer !"
Votre grand-m�re me pla�t.
La mienne, elle, disait :
"L'enfer, c'est les m�mes."
Avec sa clope. "Les m�mes." Une vraie salet�.
Comme c'est comique. Elle devait �tre int�ressante.
Elle p�tait � tout-va. Une horreur.
J'ai jamais vu, ou plut�t senti, un truc pareil.
Elle aimait d�corer ses murs, comme vous.
Ma vie �maille ces murs, M. Bryton.
J'ai beau ne pas pouvoir me vanter de jouir d'une paire
de jambes valides,
je remercie Dieu de m'avoir laiss� ma m�moire.
Une m�moire riche en anecdotes.
Et ce sont ces anecdotes qui m'am�nent.
Vous disiez �tre plus int�ress� par ma personne que par la chambre.
Oui, car j'ai vu ceci.
Vous n'avez pas id�e. J'�tais perdu dans ce trou, d�pit�,
et voil� que je touche le jackpot.
Vous parlez de partager des histoires.
Je suis conteur de m�tier.
Vous �tes �crivain ?
Pas tout � fait...
Je fais des podcasts.
Qu'est-ce donc que cela ?
Pardon. Je ne ris pas de vous.
On aurait dit ma m�re. "Wally, c'est quoi ton m�tier ?"
Elle est chiante. Pas comme vous.
C'est une �mission de radio qui ne passe pas � la radio,
mais sur Internet. �a vous parle ?
On dirait encore ma m�re.
�a vous aide pas, hein ? En fait, �a donne �a...
�coutez-moi bien. Je viens juste de jouir.
C'�tait mon �jac' pr�coce � la McConaughey.
Je me suis piss� dessus.
Vous pouvez dire ces choses en toute impunit� ?
Les auditeurs aiment quand c'est spontan� et grivois.
J'essaie donc de rester spontan� et grivois.
La libert� dont jouit votre g�n�ration...
Vous �tes de sacr� libertins, vous pouvez me croire.
Je peux vous dire un truc un peu bizarre ?
Ce th� est fabuleux.
J'ai l'impression de red�couvrir le th�.
C'est comme un d�pucelage.
J'aime pas �a d'habitude.
Je pense qu'on aime tous le th�.
Il y a une astuce.
Imbiber les feuilles de brandy.
�videmment. La bibine est une valeur s�re.
Fais sobre ce que tu ferais ivre. �a t'apprendra � te taire.
Celle-l�, je la connais.
- C'est de Hemingway. - En effet.
Et �a m'�tait adress�.
Vous l'avez connu ?
On s'est connus dans les eaux normandes.
- Pendant le d�barquement ? - Non, avant.
Quand �a s'appelait Op�ration Neptune.
Nom de... Une seconde.
Vous �tiez sur la plage ?
- Sur un bateau avec Ernie. - "Ernie."
Ernie, consid�r� comme trop pr�cieux,
avait �t� interdit de d�barquement.
On lui a ordonn� de rester � bord ?
Oui. Ce qui a pour le moins vex� M. Hemingway.
Vous savez � quel point il aimait chasser ?
- Oui. - Le gros gibier.
Or quoi de plus gros et redoutable qu'un nazi ?
Hormis, peut-�tre, une �pouse de nazi acari�tre.
Des salopes nazies, �videmment.
Donc, ainsi priv� de d�barquement,
Hemingway se rendit aux cuisines en qu�te d'alcool.
Le seul marin en mesure de le servir
�tait un �plucheur de patates de 16 ans assign� aux corv�es.
Je r�ve.
Sans d�conner ?
Oui. Je lui ai donc tendu une bouteille de whisky.
Je n'oublierai jamais ce qu'il fit ensuite.
Un sourire s'afficha sur son visage.
Si lentement que l'on e�t dit une chenille.
Il me tapa dans le dos et me dit :
"Tu es une sorci�re des cuisines porte-bonheur."
Une sorci�re des cuisines ?
La vache.
Nous b�mes le whisky et c'est lorsque nous appr�mes...
le nombre de soldats tomb�s � Omaha qu'il me d�clara :
"Fais sobre ce que tu ferais ivre.
"�a t'apprendra � te taire."
La vache, c'est...
C'est dingue, mec.
Incroyable.
Si vous regardez � droite de la chemin�e,
vous pourrez croire l'incroyable.
C'est la bouteille ?
Putain de merde.
C'est le truc le plus cool que j'aie vu.
Ce n'est qu'une vieille bouteille mais, associ�e � une anecdote,
celle-ci devient alors un puissant talisman.
Une porte vers une autre �poque.
Voire un pont-levis vers l'Histoire.
C'est trop cool.
Et �a, c'est quoi ?
Vous avez l'�il pour l'inconnu et la curiosit� d'un chat.
Cela vous m�nera loin.
Ceci est un baculum de morse.
En Alaska, on appelle �a un oosik.
Oosik.
C'est une colonne vert�brale ?
Plut�t le p�nis d'un morse.
- Non ! - Je suis polisson, n'est-ce pas ?
C'est une bite ?
Non, il s'agit du baculum.
L'os situ� dans le p�nis de la plupart des mammif�res,
- � l'exception de l'homme. - C'est pas juste.
C'est une aide pour le rapport sexuel.
Il maintient la raideur de l'organe pendant le co�t.
Avec un truc pareil, pas besoin d'�tre aid�.
Bon sang !
Vous �tes un vaurien de la pire esp�ce.
- Je peux le tenir ? - Naturellement.
Trop bien.
C'est hallucinant.
Vous avez raison d'admirer le morse. C'est une cr�ature des plus nobles.
Bien plus �volu�e que tous les hommes que j'ai connus.
Vous y compris.
- Merci. - Je vous en prie.
C'est gentil.
O� avez-vous trouv� �a ? Dans un sex-shop ?
Je me suis li� d'amiti� avec un morse apr�s avoir fait naufrage.
Vous me charriez, l�. Vous avez fait naufrage ?
- Oui. - Vous �tes qui ? Rudyard Kipling ?
En 1959,
j'�tais sur l'Anastasia dans la baie d'Anadyr,
au sud de la Sib�rie, dans la p�ninsule tchouktche.
Une �poque merveilleuse.
Mes talents culinaires m'avaient ouvert les portes du monde.
Pour tout vous dire, ce poste de chef
sur ce navire en mission dans les eaux sovi�tiques,
je le devais � mon fl�tan.
C'�tait dans le cadre de la guerre froide ?
Non. Nous �tions � la recherche du grand blanc de Sib�rie.
Un grand requin blanc ? C'est pas vrai !
Si. Les Russes le surnommaient "le d�voreur de baleines."
On lui pr�tait une longueur de 8 m et un poids de 3 tonnes.
Quoi ?
Merde, alors. Vous l'avez trouv� ?
Non, nous n'avons trouv� que la mort au large de la p�ninsule tchouktche.
Le navire heurta un iceberg au cours d'une nuit noire d'encre.
Et je le vis dispara�tre dans les obscurs abysses russes.
J'entendis les hurlements des hommes �tre r�duits au silence par l'eau sal�e.
Que s'est-il pass� ensuite ?
Je me retrouvai seul.
Seul, seul, tout seul Dans une immense mer !
Et jamais un saint n'eut piti� De mon �me au calvaire.
"The Rime of the Ancient Mariner".
Excellente m�moire, M. Bryton. Excellente m�moire.
Mais lorsque les cris cess�rent,
je sentis quelque chose d'agile et de terrifiant me fr�ler.
Les hommes nombreux, si beaux !
Tous gisaient sans vie.
Et des milliers de choses visqueuses surv�curent ; moi y compris.
La vache. Vous aviez peur ?
J'admets sans honte avoir �t� terrifi�.
Vous avez s�rement eu peur ici et l� dans votre vie,
mais je doute que vous ayez jamais connu la vraie terreur.
Or la terreur et moi sommes devenus intimes cette nuit-l�.
Je remuai et frappai...
J'ignore quoi. Il faisait si noir.
J'entrepris donc de nager en priant
pour que ce qui m'avait fr�l�
m'e�t oubli� afin de se repa�tre de l'�quipage.
Nom de Dieu.
Je me r�veillai sur le rivage d'une toute petite �le,
l'estomac plein d'eau et terriblement d�sorient�.
Puis, tandis que je me levais,
j'eus la plus douce vision qui soit.
Je vis mon sauveur.
Je vis un morse.
Un morse ? Un morse vous a sauv� la vie ?
- Oui. - Quoi ?
Ce curieux animal me dominait
avec des d�fenses d'une taille d�mesur�e.
Mais il montra une infinie douceur lorsqu'il me mit au chaud
contre son corps gras comme on le fait avec un poussin.
Incroyable.
Comme j'ignorais le nom que lui attribuaient ses semblables,
je le baptisai en m�moire de la seule figure paternelle
que j'eusse jamais connue.
L'homme � tout faire d'un orphelinat que j'avais fr�quent�.
Il s'appelait M. Tuskegee.
Mon compagnon devint ainsi M. Tusk.
M. Tusk ? C'est mi...
Mignon.
Les b�b�s chinois sont mignons, M. Bryton.
Mon ami morse �tait magnifique.
Je n'ai plus jamais v�cu d'amiti� aussi satisfaisante,
humaine ou autre.
Pendant six merveilleux mois, je connus la paix v�ritable.
Et la seule f�licit� que cette vie mis�rable m'ait jamais apport�e.
Que...
Qu'avez-vous...
Rassurez-vous.
Tout se passera bien.
Tout se passera bien, M. Tusk.
Merde.
Putain.
La vache.
- Pourquoi t'arr�tes ? - Ne va pas au Canada.
J'irai pas. Continue.
Tu mens.
Oui, je mens. Je suis m�chant. Donne-moi une fess�e.
- S�rement pas. - Quoi ? Bien.
T'es s�rieux ? Non.
Tu vas en avoir partout.
- Tu le m�rites pas. - Pourquoi ? On en a discut� !
Je file au Canada et je reviens le lendemain.
Rire de ce m�me en ligne est une chose, mais aller chez lui ?
C'est horrible, tu comprends ?
- C'est de mauvais go�t. - De...
Ally, ce m�me m'a contact�.
Il a envoy� balader Oprah Winfrey pour me parler. Moi !
C'est pour l'�mission.
�a m'emmerde de me moquer de lui,
mais c'est pour le boulot.
Tu te comportes en connard et �a ne te va pas du tout.
Tu t'acharnes d�j� bien assez sur lui.
Et tu veux l'exploiter ouvertement ?
C'est cruel.
- Le Wallace dont je... - Non, �a, c'est cruel.
�a, c'est de l'exploitation. S'arr�ter en plein milieu.
Quoi ? Le Wallace qui m'a s�duite ne ferait jamais �a.
Il ne dirait jamais...
Le Wallace qui t'a s�duite �tait un naze
qui ramait avec ses jeux de mots et ses factures.
Je pr�f�re le nouveau Wallace.
Il s'est fait 100 000 $ rien qu'en pub l'an dernier.
Sans compter les ventes de T-shirts et les apparitions.
AMC s'int�resse au nouveau Wallace.
Gr�ce � quoi, d'apr�s toi ?
Aux bides quotidiens du vieux Wallace dans les bars de la ville ?
Non, gr�ce � son podcast qui cartonne sur le Net.
Le vieux Wallace...
C'�tait un putain de rat�
qui n'avait pas de pot pour pisser ni de fen�tre pour le vider.
Le vieux Wallace m'avait, moi.
- Il aimerait te ravoir. - Emm�ne-moi.
Si je fais �a, Teddy sera jaloux et l'�mission en p�tira.
Il s'imagine que si t'es l�, je suis moins dr�le. Tu me distrais.
Ce mec est incompr�hensible. Si �a tenait qu'� moi, tu viendrais.
Le vieux Wallace n'en aurait rien � cirer. Il emm�nerait.
Le vieux Wallace portait aussi un st�thoscope sur sc�ne.
D'ailleurs, on a diffus� mon premier stand-up dans l'�mission.
C'�tait encore pire que dans mes souvenirs.
C'�tait hyper g�nant.
Teddy �tait pli�. Quelle petite merde.
J'ai un scoop : l'humour foutage de gueule, �a craint.
J'ai rien �cout�. J'adore ton accent.
"�a craint. L'humour foutage de gueule."
- J'adore. - Je parle pas comme �a.
- "Je parle pas comme �a." - Ferme-la, Stache !
J'ai jamais entendu un accent aussi nul.
- "Un accent aussi nul." - Tu peux arr�ter tes blagues ?
- Tu n'enregistres pas, l�. - Je sais.
J'essaie d'�tre sentimentale et tu g�ches tout.
Parce que j'ai une trique d'enfer !
J'aime �tre sentimental, moi aussi.
Mais �a peut se faire par t�l�phone. Baiser, non.
Alors si on faisait plut�t �a ?
Tu vois ? Le nouveau Wallace est dr�le.
Oui, �a lui arrive.
Mais le vieux Wallace me manque.
Tu me manques. Le vrai toi. Il est l� ?
Ce jeune geek qui me remerciait en fin de num�ro.
- Geek ? - Oui, geek.
L'homme qui m'a dit qu'il m'aimait lors de notre premi�re fois.
L'homme qui pleure devant Winnie the Pooh.
Tu es si gentil.
Si tendre.
Je suis tout sauf tendre, l�.
Je sais. Et �a craint.
D�tends-toi.
Tiens...
Regardez qui est de retour.
Vous m'avez fait une de ces peurs.
Je fais un infirmier d�plorable.
Tenez. Voil� votre gobelet.
Buvez, petit oiseau assoiff�.
Que...
- Que... - Que s'est-il pass� ?
Mon cher petit, vous avez perdu connaissance.
Bon sang. Je suis crev�.
Je relatais avec po�sie l'un de mes nombreux voyages
lorsque vous vous �tes effondr�.
Ce n'est qu'en apercevant une petite araign�e
ramper hors de votre pantalon que j'ai compris.
Une araign�e ?
Oui, une recluse brune.
C'est tr�s toxique. Les bois en sont infest�s.
Elles sont venimeuses ?
Merde. Une araign�e m'a piqu� ?
Oui, je suis vraiment d�sol�.
O� est mon portable ?
- Votre portable ? - J'ai un coup de fil � passer.
Le docteur a march� dessus et l'a bris�, j'en ai peur.
Il est en morceaux.
Il y a un m�decin ici ?
Oui. Le Dr Mosier.
Il vit treize kilom�tres plus haut.
Mosier ?
C'est marrant comme nom.
Il est arriv� dans les 30 minutes
qui ont suivi l'incident.
Votre nom m'�chappe.
Mon nom ? Howard Howe.
Howard, je sens plus mes jambes.
Ce sont sans doute les effets de l'anesth�sie.
La recluse vous a inject� un telle quantit� de venin
que votre cheville ressemblait � un pied d'�l�phant.
Merde, alors.
Comment l'�l�phant ?
Bien gras.
Merde.
Le venin s'appr�tait � gagner votre c�ur,
aussi a-t-il fallu prendre
des mesures quelque peu drastiques.
Oh, mon Dieu !
C'est pas vrai. Putain de merde !
Y a plus de jambe !
Il semblerait. D�foulez-vous, mon gar�on.
On m'a coup� la jambe !
La nature peut �tre tr�s violente.
- Quoi ? - Tennyson.
Qu'est-ce que vous racontez ?
Pourquoi je suis ici et pas dans un h�pital ?
Les h�pitaux sont de vrais nids � maladies.
Le Dr Mosier a jug� pr�f�rable
de vous laisser ici, dans une pi�ce d�sinfect�e.
Il vaut mieux r�cup�rer ici.
�a n'a aucun sens.
L'araign�e... L'araign�e vous a piqu�.
O� est le m�decin ? Je veux lui parler.
Eh bien...
Le docteur fait ses visites.
Quelles visites ? On est au milieu de nulle part !
Non. D�trompez-vous.
D�trompez-vous.
Je m'y suis retrouv� jadis. C'est un endroit horrible.
Je me contrefous de vos histoires.
C'est quoi cette connerie ?
Pourquoi vous riez ?
Vous m'amusez. C'est la ceinture qui vous emp�che de tomber.
Pourquoi ?
Le temps que l'anesth�sie ne fasse plus effet.
Vous recouvrerez alors toutes vos facult�s.
Ou, du moins, la plupart.
Il faut que je t�l�phone � ma famille.
Le Dr Mosier a supprim� tous les postes pour votre repos.
- Quoi ? - Je lui demanderai
si vous pouvez appeler chez vous apr�s souper.
- Non, je dois... - Vous devriez dormir.
- Vous �tes lourdement s�dat�. - Je dois appeler.
Il me faut un t�l�phone.
- Je dois parler � un m�decin. - Mosier.
- Je veux lui parler. - Impossible. Il fait ses visites.
Trouvez-moi un t�l�phone.
Je n'en ai pas.
Le docteur me les a tous confisqu�s.
C'est du gros n'importe quoi.
Peut-�tre, mais c'est la v�rit�.
Nous souperons � 18 h pr�cises.
Attendez.
Je suis...
sinc�rement navr� pour votre jambe.
Vous ne mangez pas ?
Mes bras sont paralys�s.
C'est la morphine.
Elle est indispensable.
C'est ce qui vous emp�che de hurler de douleur.
Mais elle tend cependant � rendre somnolent.
Je ne suis pas du tout
somnolent.
Je suis paralys�.
Vous savez,
je me disais
que la m�lancolie li�e
� la perte d'un membre
doit �tre semblable
� celle d'un ami cher que l'on aurait trop souvent pris pour acquis.
Il n'y avait pas d'araign�e.
Si. Une recluse brune.
Aussi appel�e araign�e clocharde.
Int�ressant.
Vous l'avez vue ?
Vous avez vu l'araign�e ?
Et je regrette de ne l'avoir vue qu'apr�s l'attaque.
� quoi ressemblait-elle ?
Votre perfide assaillante ?
Eh bien...
� une araign�e classique.
Une myriade de pattes, etc. Elle �tait tr�s petite.
On pourrait m�me dire minuscule.
Putain de merde.
Lib�rez-moi de ce fauteuil, esp�ce de tar� !
Laissez-moi partir ! Laissez-moi partir, sale malade !
Au secours ! Aidez-moi !
Bien.
�chapperons-nous � un vacarme inutile ?
Il vaut peut-�tre mieux
pour notre relation naissante
que nous nous parlions � c�ur ouvert.
Cela fait
quelque temps maintenant
que je fabrique
un costume de morse tr�s r�aliste.
Quoi ?
Je pense qu'apr�s quelques retouches,
il vous ira parfaitement.
Nom de Dieu.
Putain...
Mais lorsque vous l'aurez rev�tu,
il vous faudra vous comporter en morse.
Vous ne pourrez parler.
Vous devrez communiquer
sur vos agissements comme un morse.
Vous comprenez ?
Piti�.
Piti�. Je ne peux pas...
Ne soyez ni f�ch� ni triste, M. Bryton.
Vous et moi embarquons pour une exp�dition
semblable � celle de l'Anastasia.
Leur erreur a �t� de chercher le monstre au large.
Ils n'auraient pas d� quitter le port. La b�te a toujours �t� parmi eux.
Pourquoi ?
Pourquoi vous faites �a ?
"Pourquoi ?
"Pourquoi ?"
Pour r�soudre une �nigme plus vieille que le Sphinx.
Pour r�pondre � la question qui nous taraude
depuis que nous avons ramp�
hors de l'�cume pour devenir bip�des.
L'homme est-il...
un morse dans l'�me ?
Au secours !
J'ai failli le lui dire avant son d�part.
Parfois, j'oublie
que ma vie est
un tissu de mensonges,
d�licat et complexe.
Et je me sens si normale,
si banale.
C'est tellement bon d'�tre ennuyeuse.
Et fid�le.
Pure.
J'en viens m�me � oublier ce qu'on lui fait.
Et puis je me rappelle ce qu'il me fait.
Avec toutes ces femmes insignifiantes.
Et �a me broie.
Et je le hais.
Je le hais, mais je me hais encore plus
de laisser un homme me faire �a.
Je suis heureuse que mon p�re ne soit plus l�
pour voir sa fille unique
mettre sa vie entre parenth�ses pour un salopard infid�le.
Et j'ai juste envie de mourir.
Mais � chaque fois
qu'il me d�truit, tu me ram�nes � la vie.
Avec toi, je me sens � nouveau belle.
Aim�e.
Tu m'as rendu mon humanit�.
On a beau d�cortiquer tout �a � chaque fois qu'on se voit,
franchement je...
Je ne sais pas comment vivre sans toi.
Attention, amis canadiens. La semaine prochaine,
Wallace ira dans le Grand Nord
� la rencontre de cette c�l�brit�.
- Je resterai ici, comme d'hab. - � faire quoi ?
Fais-nous rire avant de rendre l'antenne.
J'emm�nerai ta moiti� au Getty
puisque, je la cite, tu n'entends rien � l'art.
Arr�tez de dire �a. Je comprends parfaitement l'art.
- Regarde ces murs. - Tu appelles �a de l'art ?
- C'est un mus�e. - C'est pas faux.
En d�corant les murs de ce studio,
Wallace a cr�� une sorte de sanctuaire pour m�le,
un cocon d�di� � la branlette.
Figure-toi que je me suis jamais branl� ici.
- Je te crois pas. - T'as bien raison.
Teddy, tu es mon h�ros.
Ally et Teddy vont au Getty. On dirait un livre pour enfants.
- C'�tait Teddy Craft. - Et Wallace Bryton,
qui vous invitent � rejoindre le Parti Not-See.
- Fini ! Joli ! - C'�tait excellent !
J'�tais sceptique pour la vid�o, mais elle est hilarante.
Vive le Parti Not-See !
- Va dire �a � Ally. - Elle veut juste t'accompagner.
Pourquoi tu prends toujours sa d�fense ?
Elle me so�le avec ses :
"T'es oblig� d'�tre aussi m�chant ?"
Elle parle pas comme �a.
Je foirerai l'interview si elle vient.
Je serai pas moi-m�me.
Et je pourrai pas m'envoyer en l'air.
Faut �tre idiot pour tromper une fille aussi canon.
�a n'a aucun rapport.
Il y a des bombes qui nous �coutent.
S�rieux. Et puis tu verrais ces filles.
Ne les d�nigre pas.
Ces fans sont parfois des thons, mais quelles cochonnes.
Tu fais honte au Parti Not-See.
Ally est sublime, je le sais,
mais on n'est pas mari�s. C'est naze. Tu me juges.
- Tu vas chez elle, l� ? - Oui, j'y vais.
J'aimerais tirer ma crampe avant de d�coller afin de ne pas
p�ter un c�ble � bord.
C'est mon Xanax. Je dois jouir pour pouvoir m'endormir.
Fait chier.
Aucune nouvelle en 3 jours.
J'ai une boule dans l'estomac.
Je suis inqui�te.
Ally, il faut que tu m'aides.
Je jure devant Dieu que c'est s�rieux.
J'ai �t� enlev�. Je suis au Manitoba.
Il y a un type qui veut me transformer en animal.
Il est cingl�. Je t'en supplie, viens me chercher.
Je sais pas o� il est.
Mais je suis quelque part dans sa maison hyper bizarre.
� 2 h de route de Winnipeg.
Je suis mort de trouille.
J'ai peur de jamais te revoir.
Pardon d'�tre aussi con.
Pardon.
Il m'a coup� la jambe, Ally.
Tu comprends ?
Viens me chercher. Pr�viens la police.
Ally, je veux pas mourir au Canada.
Je veux pas mourir du tout.
Oh, putain.
Allez.
D�croche, Teddy.
Franchement,
je...
Je ne sais pas comment vivre sans toi.
Va te brosser les dents et viens te coucher.
J'ai pas envie de passer la nuit � pleurer.
Teddy, c'est moi. Je te promets que je d�conne pas.
Je suis retenu captif.
Je rigole pas. Je suis retenu par un gros malade.
Il m'a coup� la jambe. Il faut que t'appelles la police.
Je suis � 2 h de route au nord de Winnipeg.
Je suis...
Je suis dans un trou perdu du Manitoba.
Ce mec s'appelle Howard Howe.
Howard Howe.
Pr�viens la police.
Je sais pas o� je suis, mais j'ai peur.
Il veut me transformer en...
Putain, c'�tait quoi ?
La vie que vous avez connue est termin�e.
Si vous souhaitez continuer de vivre,
vous serez un morse ou vous ne serez rien du tout.
Quel connard...
Ally, il faut que tu m'aides. Je jure devant Dieu que c'est s�rieux.
J'ai �t� enlev�. Je suis au Manitoba.
Il y a un type qui veut me transformer en animal.
- Il... - Teddy.
Ted.
Ted, r�veille-toi.
C'est Wallace. Il a des ennuis.
Il a des ennuis.
Quoi ?
C'est pas vrai. Il t'a appel�.
Quelle horreur.
Teddy, je... Lance le message.
Quelqu'un s'inqui�te pour Wallace !
C'est agr�able de savoir qu'on pense � nous.
C'est ce que je ressentais avec M. Tusk.
C'est le seul �tre qui ait jamais pris soin de moi.
Enfant, je n'ai pas tant �t� aim�
que mis au placard, tel un document.
Un document gliss� dans une d�chiqueteuse
aliment�e par le sang des innocents.
Voyez-vous, je suis un orphelin de Duplessis.
Maurice Duplessis
�tait le premier ministre du Qu�bec.
Son parti entretenait
des liens �troits avec l'�glise catholique.
C'est d'ailleurs
de connivence avec ces charlatans de Dieu
que Duplessis a instaur� au Qu�bec :
La Grande Noirceur.
Les t�n�bres profondes.
L'ann�e de mes 10 ans,
mes parents m'emmen�rent � Montr�al.
Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau et f�erique.
N�anmoins,
lorsque la nuit tombe � Montr�al,
les monstres sortent de leur tani�re.
Nous f�mes accost�s par des brigands
qui poignard�rent mon p�re
et �gorg�rent ma m�re comme un vulgaire mouton.
Je fus plac� dans un orphelinat pour gar�ons.
Des gar�ons dont la vie avait �t� d�truite.
Ces lieux �taient alors financ�s par les provinces.
Le gouvernement, lui,
finan�ait les institutions psychiatriques.
Duplessis et l'�glise
eurent alors une id�e pour obtenir davantage de fonds.
Reclasser les orphelinats en centres psychiatriques.
Comme personne ne s'y opposait, ils firent fermer les orphelinats
et envoy�rent tous les enfants, moi inclus, dans des asiles de fous.
Pendant les cinq ann�es qui suivirent,
je fus battu, tortur�
et viol�.
J'eus dans ma bouche des choses parfaitement ignobles.
Je n'�tais pas un �tre humain, mais un objet.
Un objet qui servait � tous.
Pr�tres,
hommes politiques,
tous des p�dophiles.
Infirmi�res, nonnes, veilleurs de nuit.
Tous des d�mons ne pensant qu'� satisfaire
leurs d�sirs physiques et financiers les plus primaires
gr�ce au rectum et aux l�vres d'un enfant.
N'ayant personne devant qui r�pondre de leurs crimes,
ces monstres mirent en pi�ces mon innocence.
Mais � l'�ge de 15 ans,
je pris la fuite.
Je gagnai les �tats-Unis sans jamais regarder en arri�re.
Jusqu'� aujourd'hui.
L'homme est une b�te sauvage, M. Bryton.
Mieux vaut �tre un morse.
Oui, M. l'agent, B-R-Y-T-O-N.
Il a lou� une voiture, mais on ne sait pas o�.
Une fois � Winnipeg, on fera tous les loueurs
pour voir si l'un d'eux le reconna�t.
Dis-lui que le GPS peut aider � le localiser.
Oui, il y a des photos r�centes sur le site Web.
- C'est PartiNotSee.com. - �pelle !
All� ? Ce con a raccroch�.
Le soleil brillait sur la mer
Brillait de mille feux
Il faisait de son mieux Pour que scintille la brume
Et cela �tait �trange
Car nous �tions en pleine nuit
Du calme, M. Tusk ! Oui, oui, je comprends.
Il est difficile d'�tre l'�l�phant des fonds marins.
Arr�tez, arr�tez !
Un morse ne pleure pas !
Comme vous m'avez manqu�.
Comme je me languis de notre bonheur perdu de Ponder Rock.
Je regrette chaque jour mon retour � cette maudite...
civilisation.
Ce monde stupide et angoissant,
aussi banal
qu'un bol de c�r�ales.
Le pire de l'humanit� empeste la cupidit� et l'indiff�rence.
Le meilleur de l'humanit� a �t� lobotomis�
par la t�l�r�alit�.
Je n'aurais jamais d� quitter le monde sauvage.
Je n'aurais jamais d� vous quitter.
Pour ce nid de vip�res � 2 jambes.
Chacune d�vorant l'autre pour rester en vie.
Et pour quoi vous ai-je trahi ?
Le monde des hommes ?
Une fosse d'aisance immorale
empuantie par les �go�stes et les mis�reux.
Howard Howe. Pr�viens la police.
Je sais pas o� je suis, mais j'ai peur.
Il veut me transformer en...
- C'est tout ? - �a s'arr�te l�.
C'est peut-�tre une blague.
Une bonne pitrerie � l'am�ricaine.
�a n'y ressemble pas.
Vous �tes des professionnels de l'humour.
Il n'irait jamais aussi loin.
C'est pas son genre.
Loin de moi l'envie d'�tre ind�licat,
mais pourrait-il s'agir de sexe ?
D'un imbroglio amoureux ?
D'une aventure ?
Non, c'est pas son genre.
Bien. J'ai men� ma petite enqu�te.
Il n'y a pas d'Howard Howe dans le Manitoba.
- Merde. - Quant � votre ami,
j'ai appel� la douane pour conna�tre ses d�placements.
On l'a seulement vu arriver � Winnipeg.
Ne vous inqui�tez pas.
Je vais lancer un avis de recherche, comme aux States.
Merci.
Mais cette jambe coup�e,
pour s�r que �a va causer du remous.
- C'est quelque chose. - Flippant, hein ?
Non, c'est une piste.
Un Qu�b�cois est pass� r�cemment pour savoir
si des corps sans jambes avaient �t� d�couverts.
C'est un ancien flic qui pr�tend traquer un serial killer.
Je lui ai dit que �a n'existait pas ici,
sauf si on compte l'accro � la fumette
qui a aval� toutes les c�r�ales du Eh-2-Zed hier soir.
Quoi qu'il en soit,
il m'a laiss� son num�ro
- que voici. - Je le prends.
Camarade !
J'ai pens� � une chose.
Si vous devez accomplir votre destin�e,
� savoir devenir un authentique morse...
Eh bien, M. Tusk,
un morse doit apprendre � nager.
Bravo !
Oui. Montrez-moi comment nagent les petits poissons !
Nagez !
Vous �tes une cr�ature des fonds marins.
Allons, du nerf ! Nagez !
Bravo !
Oui ! C'est �a, nagez !
Je suis Guy LaPointe. C'est mon nom, Guy LaPointe.
J'ai �t� pendant 20 ans inspecteur � la S�ret� du Qu�bec.
Mais cela fait 10 ans maintenant
que je traque un animal qui se fait passer pour un homme.
Je traque ce fameux Howard Howe.
Howard Howe.
Ce d�mon insaisissable fait de chair,
ce tueur en s�rie qui a apport� le sang et la terreur
dans le Grand Nord.
Je suis...
un homme tr�s d�vou�. J'ai sacrifi� ma vie,
ainsi que mes trop nombreux mariages,
ma chance au bonheur et, d'aucuns diront,
ma sant� mentale,
tout cela pour mettre la main sur ce boucher.
Et � cause de cela,
le r�confort du sommeil
m'�chappe la plupart du temps.
Mais la nuit derni�re, apr�s votre coup de fil ?
J'ai dormi comme un b�b�.
Et en me r�veillant ce matin,
j'ai su au plus profond de moi que ma qu�te touchait � sa fin.
Il est si proche que je peux presque sentir sa merde.
Passez-moi l'expression.
Le Ciel Bleu et les frites ?
Oh, c'est pour moi.
- Le Planeur de Gimli sans oignons ? - �galement moi.
- Le milkshake Monsieur Maurice ? - Encore moi.
Des serviettes, vous en aurez besoin.
- Bon vol. - Merci infiniment.
Je vais vous dire un truc.
On n'a pas �a chez nous.
Quand on a un creux � Qu�bec, on finit invariablement Chez Ashton.
On n'a pas un seul Planeur de Gimli.
Et �a, d'apr�s moi, c'est l'unique �chec du puissant peuple qu�b�cois.
Il a fait combien de victimes ?
Vingt-trois.
Et si votre ami a bien �t� enlev� par le monstre que je traque,
on en sera tr�s bient�t � 24.
Son mode op�ratoire ne change jamais.
Un mois apr�s la disparition,
on retrouve les membres �corch�s.
Les jambes sont amput�es au niveau du genou.
Les bras sont fusionn�s avec le tronc,
comme un tyrannosaure crucifi�.
Vous voyez ? Comme �a.
Et � chaque fois, la bouche et les dents ont �t� trafiqu�es.
Comment ?
C'est tr�s �pais...
Je disais ?
Comment sont-elles trafiqu�es ?
Dans tous les cas,
- la langue a �t� arrach�e. - Bordel.
C'est un putain de carnage, vous pouvez me croire.
Les victimes ont-elles �t�
sexuellement...
Oh, non. Il ne leur fait rien de ce genre.
Il les massacre, les ampute, leur retire la langue,
mais il ne leur fait rien de sexuel.
Jamais.
Les gars du service l'avaient surnomm� "La Premi�re �pouse".
La premi�re �pouse ne vous laisse pas parler,
elle ne vous laisse aller nulle part et elle ne couche pas avec vous.
C'est...
Elle couche pas avec vous.
C'est plus dr�le quand on en a eu plusieurs.
Adressons-nous � quelqu'un d'autre.
C'est une excellente id�e.
Allez trouver quelqu'un d'autre, M. �a-va-pas-assez-vite.
Ou alors, essayez de fermer votre museau une seconde
pour �couter Guy LaPointe.
- Qu'en dites-vous ? - Oui.
Je pense que j'ai...
Approchez.
Je pense que j'ai crois�
ce fils de pute il y a deux ans.
Lachute, Qu�bec - 2 ans plus t�t
Bien le bonjour, monsieur.
Je suis Guy LaPointe, S�ret� du Qu�bec.
Vous venez pour l'araign�e ?
La...
J'ai signal� une araign�e dans mon petit coin il y a 2 jours.
Votre petit coin ?
Les gogues.
Oh, je vois.
Il y a une sorte de petite bestiole dans vos cabinets.
Oui, une grosse recluse brune.
Oui. Ou araign�e clocharde. C'est tr�s m�chant.
J'ai appel� la police
et la dame a dit : "Quelqu'un passera dans quelques jours."
Eh bien, j'ai le regret
de vous informer que ce n'est pas moi.
Je ne suis pas l'homme envoy� par la dame au t�l�phone.
Vous n'allez pas l'abattre ?
En tant qu'inspecteur de la S�ret� du Qu�bec,
je ne suis pas autoris� � d�charger une arme � feu
sur un insecte.
C'est un inconv�nient de ce travail.
Si je suis ici aujourd'hui, c'est parce que j'enqu�te sur...
Sur une disparition.
Oui, m'sieur.
Le joueur de hockey Gregory Gumtree de Qu�bec.
On parle beaucoup de lui.
Moi-m�me j'en avais entendu parler une fois ou deux avant les faits.
Donc beaucoup de gens le connaissent. C'est votre cas ?
Non. Eh bien, les nouveaux Nordiques l'ont recrut� le mois dernier.
Je leur pisse � la raie !
Rendez-moi mes vieux Nordiques !
Je... Vous savez quoi ?
Je respecte sinc�rement votre passion
pour le jeu de hockey.
Mais ce joueur de hockey, Gregory Gumtree,
a vu dans un bar une sorte de petite annonce
qui disait : "Nous offrons un h�bergement
"dans un coin pas bien loin d'ici."
Sauf qu'entre ici et Qu�bec,
le joueur de hockey Gregory Gumtree
a disparu.
Je passais donc vous demander si vous n'aviez pas entendu
ou vu quelque chose d'un peu inhabituel
au cours de la soir�e de lundi ?
Non, le lundi, je suis � la patinoire.
Je passe la soir�e avec les petites Mites.
Vous entra�nez les Mites ?
Non, j'entra�ne personne. J'assiste l'entra�neur.
En gros, le lundi soir,
j'arrive, je ramasse les crosses,
j'apporte de l'eau aux enfants pendant les exercices, etc.
Ensuite, on va tous manger de la poutine.
Vous �tes d�j� all� � La P'tite Poutine ?
La poutine et moi, �a fait deux.
- D�sol�. - Ma tripaille...
�a me provoque des...
La poutine me fait chier en spray.
Pardon de le dire aussi grossi�rement.
Au fait, j'ignore quel est votre nom.
Bartholomew Mosier.
Entrez donc tuer une petite araign�e.
Je vous assure que je vous aiderais bien volontiers si je pouvais.
Mais je ne suis qu'un petit inspecteur de la crim'.
On ne me paie pas suffisamment
pour que je me pr�occupe des animaux sauvages.
Vous savez ce que je pense ?
Les vrais animaux sont les �tres humains.
- Merci. - Merci � vous.
- Merci. - Merci, monsieur.
- Excellente journ�e � vous. - Merci infiniment.
Je me suis renseign�.
Le Canada ne recense
aucun Bartholomew Mosier sur son territoire.
Il n'y avait pas de patinoire dans ce patelin, pas de Mites,
et je pr�sume qu'il en va de m�me pour La P'tite Poutine.
Mais depuis ce jour fatidique,
je ne pr�sume plus.
Le joueur de hockey Gregory Gumtree
�tait s�rement dans ce chalet.
Et je me tenais sous ce porche,
pensant discuter avec un simplet inoffensif � l'�locution bizarre,
mais...
Un mois plus tard, on a retrouv� ce qu'il restait du joueur de hockey
Gregory Gumtree.
Son tronc bouchait une canalisation d'�gout aux abords de Gatineau.
Et...
Bartholomew Mosier le demeur�,
ou Howard Howe, s'est volatilis�.
Volatilis�, envol�.
Il a disparu.
Vous voulez conna�tre ma th�orie ?
La th�orie qui m'a valu d'�tre renvoy� de la S�ret� du Qu�bec ?
S'il vous pla�t.
Toutes les victimes avaient un trou dans la bouche.
Il coupait les jambes, il cousait les bras,
et il leur ins�rait quelque chose dans la bouche.
Certains pensaient � un crochet de boucherie
avec le...
Pour pendre le corps pendant qu'il l'�corche, etc.
Vous voyez le truc ?
Mais je n'�tais pas d'accord.
� quoi pensiez-vous ?
Le joueur de hockey Gregory Gumtree,
le gar�on que je n'ai pas sauv�...
Il lui manquait, comme aux autres victimes,
les jambes, la langue, les dents, et il pr�sentait ce trou au palais.
Mais le l�giste a trouv� quelque chose
� l'int�rieur de ce fameux trou.
Un minuscule morceau du tibia de Gregory, pas plus gros que �a.
Pourquoi faire un truc pareil ?
Je n'en savais rien.
Aussi, je suis all� voir
la maman du joueur de hockey Gregory Gumtree.
Je lui ai dit : "Vous �tes sa m�re, vous savez des choses sur ce petit.
"Vous ressentez des choses que personne d'autre ne ressent.
"Pourquoi croyez-vous qu'il a �t� tu� ?"
La maman se met bien s�r � pleurer.
Et bient�t, elle...
Elle me fait penser � ma propre m�re.
C'est alors qu'elle me dit...
Elle me dit :
"Cet homme est en train de fabriquer un monstre.
"Cet homme est en train de fabriquer un monstre."
M. Tusk,
pourquoi vous lamentez-vous ainsi ?
Pleurez-vous r�ellement la perte de votre humanit� ?
Je ne comprends pas.
Qui diable voudrait �tre humain ?
Au cours de tous mes voyages,
j'ai vu l'homme
n'�tre qu'un oc�an de merde.
Et mon vaisseau s'incline...
et coule.
Je suis �puis�, M. Tusk.
Battu par une vie
de cruelle destin�e,
de mauvais choix,
et par les cons�quences terribles
de ces deux choses.
Vous devez �tre affam�, depuis le temps.
Ceci est un maquereau.
Bon app�tit, monsieur Tusk.
Allez,
dirigez-vous vers le poisson, M. Tusk.
Emparez-vous-en.
Nourrissez-vous.
C'est tr�s spacieux pour une �conomique.
Je savais que j'aurais d� louer ce mod�le.
Vous avez pr�pay� pour le carburant ?
Par o� on commence ?
Cette question vaut pour le loup.
Nous cherchons la sorci�re.
Lequel de vous deux conna�t le mieux le podcasteur disparu ?
- C'est moi. - C'est vous.
Dans son message, il disait avoir roul� 2 h.
Vous savez mieux que quiconque ce qu'il fait quand il roule.
Nous faisons tous quelque chose.
Est-ce qu'il fume ? Mordille-t-il des cure-dents ?
S'arr�te-t-il boire des caf�s ? Autre chose ?
Moi, par exemple, je ne peux pas d�marrer
sans avoir pris un double-double
avec 8 sucres et un trait de cr�me.
L'id�e est donc de d�terminer
le petit rituel du podcasteur lorsqu'il se d�place.
Il aime
les boissons XXL hyper sucr�es des aires de repos.
Trop fort.
C'est M. Moustache. Colleen !
- Am�ne-toi. - J'arrive.
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est M. Moustache.
M. Moustache ?
Non, c'est vous qui m'int�ressez, M. Howe, pas la chambre.
Ce soir, ce serait super. Oui, merci.
O� dois-je aller ?
Bifrost. Tr�s �rotique, comme nom.
Je me renseigne sur la distance.
Comment �a va � Degrassi ?
On s'y fait toujours engrosser et tirer dessus ?
- Quoi ? - Degrassi.
Laissez tomber. C'est loin Bifrost ?
Bifrost ? Carr�ment loin.
- C'est � environ 2 h. - Dieu vous b�nisse, mes anges.
Les gamines de l'�picerie disent que c'est � "environ" 2 h.
- Je hais les Am�ricains. - �a ira ?
Bon, super. Quelle est l'adresse ?
Un petit instant.
Vous pouvez l�cher ces trucs une seconde ? Stylo.
Excusez-moi, monsieur.
Merci. Vous avez des bloc-notes au Canada ?
Ou vous notez les infos dans le vide ? Hashtag "merci".
Ne bougez pas, je m'appuie.
Je vous �coute, M. Howe.
C'est not�. Je pars tout de suite.
On se voit dans 2 h. Parfait.
Oui, au revoir.
Combien je vous dois...
C'est moi ? Ma moustache ?
Ouais. Je suis am�ricain. Comment �a va � Degrassi ?
Savez-vous o� se trouve Bifrost ?
Vous �tes navrantes.
Ce bloc-notes qu'il vous a emprunt�,
pourriez-vous me le passer ?
- Passe-le-lui. - Toi, fais-le.
Grouille.
L'une de vous doit me le donner.
Je vous remercie.
Merci. Vous avez un crayon � papier ?
Merci infiniment.
Vous voyez �a ?
C'est g�nial.
On voit �a dans The Big Lebowski.
Figurez-vous que c'est l� que j'ai appris cette astuce.
N'est-ce pas apaisant ?
Si je ferme les yeux,
je suis de nouveau � Ponder Rock,
o� je connus la paix dans ce monde tordu et plein de haine.
Notre petit paradis me manque, M. Tusk.
Ceci n'est qu'un pi�tre facsimile de l'enclave magique
o� nous dev�nmes amis.
Vous vous rappelez ?
Jusqu'�...
ce terrible jour.
L'homme se nourrit
de la chair des impuissants.
Jusqu'� ce que nous soyons...
seuls.
Nous survivons � n'importe quel prix
pour massacrer encore
et encore.
Jusqu'� ce que nous soyons, � notre tour, massacr�s.
Vous n'�tiez pas pr�par� � m'affronter cette fois-l�.
Vous n'�tiez pas pr�t.
Cette fois, ce sera diff�rent.
Car je vous ai endurci
dans le seul but de vous montrer
combien l'homme peut �tre cruel.
Si j'ai bel et bien fait na�tre le morse en vous,
cette fois...
vous pourriez bien l'emporter.
Le panneau 9 miles est � moins d'un kilom�tre.
- La plaque correspond. - J'y vais.
Il n'y est pas, croyez-moi. Mais il est tout pr�s d'ici.
Nous sommes sur le point de retrouver votre ami
et le fou qui l'a enlev�.
Des armes.
J'en veux pas.
Comment �a ?
Gardez-les.
Quel genre d'Am�ricain �tes-vous ?
- Le genre qui sait pas s'en servir. - Prends ce putain de flingue !
Prenez le putain de flingue.
Je prends le plus gros.
Il y a des ann�es de �a, je fus sauv� de Ponder Rock
1 h seulement apr�s avoir tu� mon sauveur afin de survivre.
Je c�l�bre ce triste jour depuis 15 ans
en offrant � mon ami la chance qu'il n'a jamais eue de r�sister.
Aussi vous vous battrez, M. le morse !
Ou vous mourrez !
Wallace ?
Wallace !
- Wallace ! - Il est l�-haut.
Tout comme moi sur Ponder Rock,
vous voil� confront� � un terrible choix.
Il faudra me tuer pour vivre.
Et si vous y parvenez, vous vivrez sous la forme du morse
que vous �tes quasiment devenu.
Donc,
ou vous achevez votre transformation
ou c'est la mort !
Putain de merde.
Vous �tes plus coriace que les autres.
Vous me tueriez.
Vous en avez envie.
Votre instinct de survie
s'est r�veill�.
Mais le mien aussi !
�a vient d'o� ?
De derri�re le mur.
- Il est derri�re. - Wallace ! Recule !
J'ai atteint mon but.
Vous �tes devenu mon...
M. Tusk.
Ne faites pas �a.
Un an plus tard
Wallace ?
On est l� !
C'est Ally.
Et Teddy.
Le cadeau.
Tu n'as pas � te cacher de nous.
Depuis quand t'as pas pleur� devant Winnie the Pooh ?
Je ne pleure plus. Et alors ? J'ai vieilli, je te signale.
Je suis plus un b�b�.
Je me rappelle la mort de ma grand-m�re.
Mon grand-p�re �tait an�anti.
Il �tait souvent en larmes.
Il serrait sa photo. J'�tais super inqui�te.
Je lui disais...
�a veut dire quoi ?
Ne pleure pas, abuelo.
Et il me r�pondait : "Non, Juanita.
"Il faut pleurer.
"C'est ce qui nous s�pare de l'animal.
"Cela prouve que tu as une �me."
Je t'aime, Wallace.
Ne l'oublie jamais.
Bienvenue dans SModcast. Je suis Kevin Smith.
Et moi, Scott Mosier.
Voil� donc le 3e acte.
Il enfile son costume fait de peaux humaines.
On comprend qu'il a d�j� fait �a.
C'est pas son premier pensionnaire.
Vous �tes donc en morses
et vous devez vous battre comme ces animaux.
Vous devez vous cogner, genre...
Et l�, on pose la question : "L'homme est-il un morse dans l'�me ?"
Tu te jettes sur lui et...
Ce qu'on doit aussi comprendre, c'est qu'une fois lanc�,
il peut plus faire marche arri�re.
Il est bon pour l'asile de fous.
Et on voit son pote qui...
Il lui a apport� quelque chose. Il ouvre le paquet...
C'est un poisson.
C'est trop bon !
Il est dans un abri � morses.
Une version am�lior�e du pr�c�dent.
Et il r�alise qu'il est trop tard.
- Oui. - Il est perdu.
Y compris dans son esprit, il est un morse.
Il lui jette le poisson
et l'homme-morse se pr�cipite dessus de fa�on �c�urante.
Il le mord � m�me le sol. Une musique triste s'�l�ve.
Plan a�rien de l'abri,
o� il d�vore le poisson, g�n�rique.
Sur une chanson qui fait...
Un c�ur tendre
C'est une chanson qui existe ?
Il nous faut un hashtag. Il faut faire participer les gens.
Deux hashtags.
Morse, oui. Morse, non.
- Pour r�clamer une autre fin ? - Votre vote est crucial.
Il a fallu que je mange le deuxi�me planeur.
Il fallait vraiment que tu manges le deuxi�me planeur.
Traduction : Laura Cattaneo
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