Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Quelle est cette guerre au c�ur de la nature ?
Pourquoi la nature rivalise-t-elle avec elle-m�me ?
Pourquoi la terre affronte-t-elle la mer ?
La nature renferme-t-elle une force vengeresse ?
Non pas une force, mais deux ?
Je me souviens de ma m�re avant sa mort.
Elle �tait grise et elle avait r�tr�ci.
Je lui ai demand� si elle avait peur.
Elle a juste secou� la t�te.
J'avais peur de toucher la mort que j'avais vue en elle.
Je ne trouvais rien de beau ni de r�jouissant
� l'id�e qu'elle retrouve notre Seigneur.
J'ai entendu parler de l'immortalit�, mais je l'ai jamais vue.
Je me demande ce que je ressentirai quand je mourrai.
Ce que je ressentirai en apprenant que je respire cet air
une toute derni�re fois.
J'esp�re juste pouvoir aborder la mort comme elle l'a fait.
Avec la m�me... s�r�nit�.
Car c'est ici qu'elle se cache... L'immortalit� que je n'avais pas vue.
Ici les enfants ne se battent jamais.
Parfois.
Parfois, quand ils s'amusent,
ils se battent constamment !
- Elle a peur de moi ? - Un peu.
- Tu as peur de moi ? - Oui.
- Pourquoi ? - Parce que toi ressembler...
Toi ressembler � l'arm�e !
- Moi ressembler � l'arm�e ? - Oui.
C'est pas grave.
Ce n'est pas grave.
- Le b�b� est fatigu�. - Oui.
Si elle nage, elle a envie, elle dormira.
Allez, vas-y. Tourne.
Allez, allez. Allez !
Allez, vas-y.
Allez, on y va !
Witt, un patrouilleur !
Il est am�ricain.
Que fait-il ici tout seul ?
Tu n'as absolument pas chang�, hein Witt ?
Tu n'as rien appris.
Il suffit d'attendre que tu te jettes tout seul dans la gueule du loup.
Combien de fois t'es-tu �chapp� ?
Tu es dans l'arm�e depuis quoi ? 6 ans maintenant ?
Il est peut-�tre temps de grandir et d'arr�ter de jouer au con ?
Enfin, si tu en es capable.
Tout le monde ne peut pas �tre intelligent.
C'est vrai, et c'est bien dommage.
Regarde-toi.
La v�rit�, c'est que je ne peux pas compter sur toi dans ma compagnie.
Tu ne seras jamais un vrai soldat ; autant prier pour un miracle.
Je suis le sergent-chef de la compagnie C. C'est moi qui fais tourner la machine.
Le capitaine Staros est notre sup�rieur mais c'est moi qui dirige cette compagnie.
Tu n'es qu'une bouche en plus � nourrir.
Normalement, tu devrais passer en cour martiale.
Mais je me suis arrang�.
Estime-toi heureux.
Je t'envoie dans une unit� disciplinaire.
Tu seras brancardier. Tu t'occuperas des bless�s.
Je peux tout encaisser.
Je suis un homme plus fort que vous.
En ce bas monde...
un homme n'est rien.
Et il n'y pas d'autre monde que celui-ci.
Vous vous trompez, sergent.
J'ai vu un autre monde.
Parfois je pense que c'est juste... mon imagination.
Alors,
tu vois des choses que je ne verrai jamais.
Nous vivons dans un monde qui se fout en l'air aussi vite que possible.
Dans une telle situation,
mieux vaut fermer les yeux pour se prot�ger.
Se d�brouiller tout seul.
Je suis peut �tre le meilleur ami que tu aies jamais eu.
Tu ne le sais m�me pas.
Il t'en veut � mort.
Je n'ai jamais senti qu'il me ha�ssait, parce que je ne le hais pas.
J'aime la compagnie Charlie.
Ce sont des gens comme moi.
Ils l'appellent "Le rocher".
Personne ne veut cette �le. Les Japs ont install� un terrain d'aviation.
Les affrontements sont limit�s � cette zone.
Voici leur route vers l'Australie
et leur moyen de contr�ler la navigation vers les USA.
Si on veut arr�ter l'avanc�e des Japs dans le Pacifique Sud,
c'est ici qu'il faut le faire.
Les Marines ont fait leur boulot. � nous d'en faire autant.
Je me suis crev� � la t�che.
J'ai l�ch� le cul des g�n�raux.
Je me suis rabaiss�
pour eux et ma famille.
Pour ma maison.
- Je vous admire, colonel. - Merci, mon g�n�ral.
La plupart des gens de votre �ge auraient d�j� pris leur retraite.
�a me pla�t.
Nous avons besoin d'officiers comme vous qui ont du caract�re et de la maturit�.
Nous avons de bons sergents et de bons lieutenants-colonels.
Mais quand un homme obtient ces galons, il veut � tout prix cette �toile.
Il devient un politicien, pas vrai ?
Faire des concessions pour �viter les probl�mes.
C'est tellement dur de rester int�gre.
- Vous avez mis le doigt dessus mon g�n�ral. - Avec l'amiral qui nous surveille.
Il y a toujours quelqu'un pour nous surveiller.
Comme un aigle.
Il y a toujours quelqu'un pr�t � faire le boulot � votre place.
- Vous avez un fils ? - Oui, mon g�n�ral.
Vous aimeriez que nos enfants continuent cette guerre dans 30 ans ?
- Non, mon g�n�ral, bien s�r que non. - Alors, �crasez-les sans piti�.
D�logez-les de ces collines et prot�gez ce terrain d'aviation.
Bien, mon g�n�ral.
Vous vous demandez pourquoi...
Pourquoi les Japonais ont-ils choisi cette �le ?
Nous ne connaissons pas le fin mot de l'histoire, s'il y en a une.
- Qu'en pensez-vous ? - Je ne me suis jamais pos� la question.
Vous �tes un homme d'humilit�.
Personne d'autre que vous... ne veut cette �le.
Quel prix �tes-vous pr�t � payer ?
Le prix qu'il faudra, mon g�n�ral.
Tous ces sacrifices pour moi
qui n'ont trouv� aucun �cho.
Tout ce que j'aurais pu donner par amour.
Trop tard.
Il est mort...
d'une mort lente.
Vous le sentez ?
Oui, mon g�n�ral.
Merci, mon g�n�ral.
Prenez position sur le pont sup�rieur.
Plus on se rapproche de C�sar et plus la peur augmente.
Je n'arrive pas � contr�ler cette putain de trouille, sergent.
Je n'y arrive pas. J'ai...
Quand j'�tais petit, mon beau-papa me battait,
et j'avais peur, et je courais me cacher.
Bon Dieu, j'en ai pass� des nuits dans ce poulailler.
Et je n'ai jamais cru que �a pourrait �tre pire.
Mais ici, je vis... je vis chaque minute. Je compte les secondes.
Seigneur, on va bient�t d�barquer et il y aura des raids a�riens.
On va probablement crever avant de toucher le sable.
Cet endroit, c'est comme... on dirait un �norme cimeti�re flottant.
Comment tu t'appelles ?
Quand je quitterai l'arm�e, je m'ach�terai une voiture.
- C'est quoi ton nom ? - Edouard, Edouard B Train.
Train ?
Les seules choses qui ne changent pas,
c'est la mort et notre Seigneur. C'est tout.
C'est tout ce qui doit t'inqui�ter.
Cette guerre n'aura pas le dernier mot...
- Tu crois qu'y aura un raid ? - Putain, j'en sais quoi moi ?
Tout ce que je sais, c'est que la derni�re fois, ils n'ont pas eu de raids.
Par contre, la fois d'avant, ils se sont presque fait avoir.
Que veux-tu que je te dise ?
Tu es d'un grand secours Tills. Ne me dis rien. Rien.
Je vais te dire quelque chose.
On est des pigeons pr�ts � se faire tirer dans ces putains de bateaux.
�a, je le savais d�j�.
Penses-y encore Tills.
Penses-y.
- Tu ne vas pas au spectacle ? - �a ne m'int�resse pas.
Ouais, y a foule.
M�me s'il y avait moins de monde, �a ne m'int�resserait pas.
Je vais me chercher un pistolet.
Ah oui ? H� bien, bon vent.
Ouais, bon vent.
Vous le regretterez quand vous tomberez sur leur sabre de samoura�.
Ouvrez cette porte ! Ouvrez cette putain de porte !
Ouvrez la porte !
Vous avez tous appris � donner les cartes...
Bon. L�, je me couche.
Alors, on joue aux cartes ou on fait de la couture ?
Le valet l'emporte, un valet pour miser. Robert en a deux.
Quand je me suis engag� dans l'arm�e, je m'attendais pas � un truc pareil.
Comment je pouvais savoir qu'il y aurait une putain de guerre ?
La compagnie Charlie se fait baiser � tous les coups.
Et je sais aussi qui en est le responsable.
C'est notre capitaine.
D'abord, il nous fout sur ce putain de bateau o� on ne conna�t personne.
Ensuite, il nous met en 4�me position sur cette putain de liste de d�barquement.
Bonjour, capitaine.
J'ai lu dans ton dossier que tu �tais officier avant la guerre.
Comment es-tu devenu 2�me classe ?
� cause de ma femme.
J'�tais dans le g�nie.
On n'avait jamais �t� s�par�s auparavant,
m�me pas pour une nuit.
J'ai tenu le coup pendant 4 mois et puis j'ai laiss� tomber.
J'ai d�missionn�.
Ils m'ont renvoy� aux �tats-Unis.
Ils m'ont dit que je n'aurais plus d'avancement.
Qu'ils me feraient appeler et que je pouvais �tre s�r d'�tre affect� dans l'infanterie.
Les fils de putes.
Non, je ne leur en veux pas.
Et elle est o� maintenant ?
� la maison.
Pourquoi devrais-je avoir peur de mourir ?
C'est � toi que j'appartiens.
Allez ! On y va !
Bougez-vous ! Allez !
On y va ! Allez !
Sortez de l� !
Si je meurs le premier, je t'attendrai ici.
De l'autre c�t� des eaux t�n�breuses.
Enfile ton casque.
Reste avec moi pour l'instant.
- Vous sentez monter la pression ? - Oui, mon colonel.
Je vous aime bien.
Et je veux que vous sachiez que nous sommes solidaires. D'accord ?
Avancez jusqu'� la ligne. On se retrouvera l�-bas.
- Bien, mon colonel. - � vous de jouer.
Rassemblement ! Sur la passerelle !
Laissez passer !
Chefs de groupe ! Les deux �quipes !
Par ici, mon gars. Par ici, juste l�.
Pr�parez-vous � embarquer !
Notre p�re, qui est aux cieux...
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons � ceux qui nous ont offens�s.
Ainsi est ton royaume, et la force, et la gloire.
Votre compagnie a eu de la chance.
Les bateaux ont d� �tre rep�r�s.
Vous serez � couvert juste � temps.
Respirez, mon vieux. Respirez !
- Vous �tes la compagnie Charlie ? - Ouais.
On a avanc� sur 1,5 km. Il n'y avait rien.
Des barils de p�trole. Abandonn�s depuis...
Une semaine, mon capitaine.
Aucune perte. Les Japs ont d� se tirer.
Deux mortiers pilonnaient la plage, mais on est tous l�.
Jamais vu �a de ma vie !
Y a m�me des poissons dans les arbres !
S'ils savaient pas que cette plage �tait d�serte, �a en dit long.
Qui es-tu pour vivre sous ces multiples formes ?
Ta mort qui emporte tout.
Tu es aussi la source de la vie.
Ta gloire.
Piti�.
Paix.
V�rit�.
Tu apaises les esprits,
tu reconnais
le courage.
Le c�ur satisfait.
Appelez un m�decin !
Peut-�tre que tous les hommes font partie d'une seule �me, �norme.
Refl�tant le m�me homme.
Un tout gigantesque.
Tout le monde cherchant le salut en soi.
Chacun, tel un morceau de charbon
retir� du feu.
Nous allons prendre cette colline de front.
- On ne peut pas faire �a, mon colonel. - Impossible de la contourner.
Sur la gauche, il y a une falaise qui tombe � pic dans la rivi�re.
Les Japs contr�lent la jungle. Elle doit �tre prise de front.
Et pour le ravitaillement en eau, mon colonel ?
Mes hommes... s'�vanouissent, mon colonel.
On s'inqui�te d'un soldat quand il arr�te de r�ler.
Nous attaquerons tous de front. La 3�me section reste en r�serve.
Nous devons d�passer ces trois monticules. Vous voyez ?
Apr�s �a, nous attaquerons la colline.
Le colonel dit qu'on ne peut pas la contourner.
Nous m�nerons l'assaut de front.
- Whyte ? - Ouais ?
Tu vois ces cr�tes herbeuses au pied de la colline ?
Va au bout du champ et �limine tous les retranchements naturels de ces cr�tes.
Je suis s�r que les Japs prot�gent leurs voies d'acc�s.
Est-ce que tu es l� ?
Donne-moi la force ne pas te trahir.
Donne-moi la force de ne pas trahir mes hommes.
Je place ma confiance entre tes mains.
L'aube aux airs idylliques.
Vous �tes grec, pas vrai capitaine ?
Vous avez d�j� lu Hom�re ?
On lisait Hom�re � West Point.
En grec.
De quel type d'artillerie disposons-nous, mon colonel ? � vous.
- Deux batteries de 105. - �a ne changera rien. � vous.
Non, mais �a motivera nos gars.
Ils penseront qu'on en fout plein la gueule aux Japs.
�coutez les gars.
�a va �tre � nous.
Nous irons par groupe de dix.
Ne chargez pas par �-coups. On ferait une meilleure cible � l'arr�t.
Ne vous arr�tez pas de courir.
On n'a pas le choix. On a �t� choisis, alors il faut y aller.
Je partirai avec le premier groupe.
Je veux Charlie Dale avec moi. Dale ?
Va pr�venir les gars l�-haut.
On d�croche dans cinq minutes.
On y va.
Sico ?
- �a ne va pas ? - Je vais gerber.
Debout Sico ou j'te cogne jusqu'� ce que tu sois vraiment malade.
Je ne peux pas. Je le ferais si je pouvais.
Je suis malade.
Tu n'es pas malade. L�ve-toi !
- Qu'est-ce qui se passe, Sico ? - Je ne sais pas, sergent.
C'est mon estomac. J'ai mal, j'ai des crampes.
Je ne peux m�me pas me relever. Je suis malade.
- Allez, l�ve-toi ! - Laisse-le.
Un volontaire pour transporter le PM. Enl�ve ton kit, je t'emm�ne chez le toubib.
Merci, sergent.
Ne me contredis pas.
Bonne chance, Keck.
Bouchez-moi ce trou sur la droite.
On y va !
Ils ont peut-�tre d�gag�.
Au sol !
Au sol !
Calme-toi, calme-toi, calme-toi, calme-toi.
Brancardiers !
Plus vite !
Par ici brancardiers !
- Allez chercher cet homme. - On en a d�j� huit ou neuf...
- Je m'en fous ! Va chercher cet homme ! - C'est pas le plus important...
Allez au Diable ! C'est moi qui commande ?
Je suis votre capitaine ou un putain de soldat ?
Il y a d'autres bless�s graves.
- Ob�issez, soldat ! - Oui, mon capitaine !
Bonjour sergent-chef.
Qui est-ce qu'on va chercher ?
On pense qu'il s'agit de Jacques.
Ah, ce Jockey.
Merde. C'est, c'est vraiment dommage.
Mon capitaine ?
Je peux r�int�grer la compagnie apr�s m'�tre occup� de Jockey ?
D'accord, mais tu devras obtenir la permission.
Bien s�r. Et mon fusil.
Nicky ! Tu es toujours en vie !
Continuez d'avancer ! Allez !
Magnifique Staros.
C'est la plus belle attaque que j'aie vue depuis bien longtemps !
Superbement �labor�e et ex�cut�e !
Vous serez mentionn� dans le rapport du bataillon.
Le jeune Whyte a �t� tr�s courageux.
Oui, mon colonel. � vous.
Envoyer votre 2�me unit� �tait aussi une brillante initiative.
Ils ont peut-�tre d�pass� la cr�te, sans trop de pertes je crois.
Blane a �t� courageux.
Tr�s bien. Combien d'emplacements ont-ils localis�s ?
Est-ce qu'ils les ont neutralis�s ?
Ces cr�tes doivent �tre nettoy�es pour 12 h ! � vous.
All� ! All� ! Staros, vous �tes l� ?
Oui, mon colonel. � vous.
Combien d'emplacements ont-ils localis�s ? Combien en ont-ils neutralis�s ?
� vous.
Encore des enfants.
Je ne sais pas, mon colonel.
Comment �a vous ne savez pas ? Comment ne pouvez-vous pas savoir ?
Je suis juste derri�re le 1er talus, mon colonel. Derri�re le 1er.
Je peux me lever pour faire un signe. � vous.
Non, je vous vois d'o� je suis. Voici ce que vous allez faire :
Je veux que vous montiez l�-haut pour �valuer la situation.
Je veux la colline 210 avant ce soir.
En avant, nom de Dieu ! L'amiral s'est lev� � l'aube pour voir �a !
Bougez-vous, Staros. Termin� !
En avant !
H�, Keck !
Ouais !
- On doit y aller. - Je sais.
Blane est mort.
C'est toi qui commandes.
On sait que tu es l� yankee !
Tojo bouffe de la merde !
Non ! Roosevelt mange de la merde !
Je l'ai eu ! Je l'ai eu !
J'ai tu� un homme.
H�, Queen !
Queen, t'es l� ?
La pire chose que l'on puisse faire. Pire qu'un viol.
Queen ! T'as vu les Japs quitter la colline ?
J'ai tu� un homme. Personne peut me le reprocher.
L�ve ta putain de t�te et regarde autour de toi !
Je d�conne pas !
J'ai compt� 7 Japs qui quittaient la colline sur la gauche !
Je m'en suis fait un.
Et alors ?
Peut-�tre qu'ils se replient.
Quelqu'un devrait le dire au capitaine.
Tu veux y aller ?
Tu restes l� ! C'est un ordre !
� terre !
Restez baiss�s.
Maintenant ! Allez !
Allez ! On se magne !
On fait quoi maintenant ?
On attend ici. Peut-�tre qu'ils vont nous envoyer des renforts.
Pour quoi faire ?
Pour s'emparer de ces putains de positions !
- Tu veux vraiment continuer ? - Oh que non !
Plus de charge vers le haut.
S'ils envoient des renforts, on pourrait partir en �claireurs
et rep�rer ces mitrailleuses.
De toute mani�re, c'est mieux que de redescendre.
Ils arrivent !
Qu'est-ce qu'ils font ?
S'ils veulent nous d�loger, pourquoi ils sont pas venus en force ?
C'est peut-�tre un groupe isol�.
Ils veulent peut-�tre conna�tre le Nirvana.
Ils arrivent.
Keck !
Putain !
Oh, Seigneur !
Je viens de faire sauter mon cul !
- �a va aller. �a va aller. - J'ai explos� mon cul !
Allonge-toi !
Mais quelle connerie de d�butant !
- Calme-toi. Calme-toi. - Je l'ai attrap�e par la goupille !
�cris � ma femme... je veux qu'elle sache que je suis mort courageusement.
Personne ne va lui �crire. Tu vas t'en sortir.
- Te fous pas de ma gueule ! - Reste � terre !
Doucement.
J'ai de la boue sur le visage ?
Enl�ve-la. Enl�ve-la.
Non !
Je lui �crirai. C'est promis.
Prends ma gourde. Il y a encore de l'eau.
C'est mieux comme �a.
Je suis compl�tement bousill� du bas.
Je pourrai plus baiser.
H�... o� suis-je ?
O� suis-je ?
Tout va bien.
M�me si tu meurs, tu n'auras pas laiss� tomber tes fr�res.
Si tu ne t'�tais pas jeter sur ce talus, on serait tous morts.
J'ai froid.
J'ai froid.
Je suis... frigorifi�.
Tu vas �crire � sa femme ?
Hors de question.
Je ne la connais pas moi, sa femme.
C'est le boulot du commandant de la Cie. T'es fou ? Et puis, j'�cris mal.
Tu lui as dit que tu le ferais.
Quand ils sont dans cet �tat, je leur dirais n'importe quoi.
Quelqu'un devrait le faire.
T'as qu'� lui �crire toi. Ouais, �cris-lui.
Qu'est-ce qui ne va pas, Jim ?
On ne peut plus rien pour lui.
Il sera mort avant d'arriver chez le toubib.
- Alors, je ne vous demande pas d'y aller. - Je pourrais lui donner de la morphine.
- �a le ferait taire ? - Pas longtemps, mais je lui en filerai 2.
Et je pourrais lui en laisser 3 ou 4 � port�e de main.
Et si vous lui donniez tout d'un coup ?
Voil� ce que vous �tes.
Voil� ce que nous sommes. �a, c'est nous.
J'ai perdu douze hommes. Douze hommes.
Tous morts.
C'est la folie l�-haut.
Je leur ai dit quoi faire, montr� o� aller et je les ai aid�s.
- � l'aide ! - Je te connais. Je te connais.
Je sais pas qui commande ici, mais le laissez pas partir !
Je me tire. Je me tire.
Je d�gage. En avant, pieds, bougez, bougez.
J'y vais. J'y vais. Je m'en vais maintenant.
Ne me touchez pas. Surtout pas. Ne me regardez pas. Ne me touchez pas.
C'est bon. Tout va bien.
Tout va bien. Tout va bien.
Aidez-moi !
� l'aide !
Tais-toi. Je suis ici pour t'aider Tella.
- Calme-toi. - Je t'emmerde !
Je meurs ! Je suis en train de crever, sergent !
OK, bordel, mais mets-la en sourdine !
- Comment allez-vous me sortir d'ici ? - Je vais te ramener.
- C'est parti. - Non !
D�posez-moi ! D�posez-moi !
Laissez-moi... laissez-moi tout seul.
S'il vous pla�t, laissez-moi seul.
Donnez-m'en plus. Encore.
Encore. Encore.
Encore plus. Encore.
Tiens, Tella.
Au revoir... au revoir.
Salut, gamin.
Au revoir, sergent. Au revoir.
Heureusement, Jim, le sort de la compagnie ne d�pend pas d'un seul homme.
Sergent, j'ai tout vu avec mes jumelles.
Je parlerai de vous dans mon rapport et je vous citerai pour l'�toile d'argent.
- C'est l'acte le plus courageux... - Mon capitaine,
encore un mot et je vous en colle une dans les dents.
Si vous parlez de moi dans votre putain de rapport, je d�missionne imm�diatement
et je vous laisse diriger tout seul cette unit� d�glingu�e.
C'est clair ?
Poss�der ! Tout ce bordel � cause de l'envie de poss�der !
Qu'est-ce qui vous prend, Staros ? Envoyez vos renforts imm�diatement !
Qu'est-ce qu'ils foutent ? Je les vois � la jumelle.
Ils s'abritent derri�re ce talus !
Ils devraient �tre en train de d�loger ces mitrailleuses ! � vous !
Je ne suis pas s�r que vous cerniez la situation, mon colonel.
Nous avons souffert... de grosses pertes.
Un homme... s'est fait exploser les tripes, mon colonel. �a a secou� les troupes.
D'accord. Et ces renforcements, alors ? � vous.
J'ai... deux unit�s pour...
Je peux envoyer la 1�re section, mon colonel. � vous.
Deux unit�s, c'est quoi ce bordel ? !
Bon sang, Staros ! Quand je parle de renforts,
je suis s�rieux, nom d'un chien ! Envoyez tout le monde et que �a saute !
Votre 1�re section aussi. Je les vois assis sur leurs gros culs � ne rien faire.
Envoyez un homme pour leur dire d'attaquer et d�placez-les sur le flanc de la colline.
Puis envoyez la 2�me section en haut de la colline !
Qu'ils attaquent au centre. Prenez-moi cette putain de colline !
Attaquez-les sur-le-champ !
Merde, Staros ! Est-ce que je dois vous donner une le�on de tactique
pendant que vos hommes se font tirer dans le cul ?
Mon colonel, je ne suis pas s�r que vous compreniez ce qui se passe ici.
Ma compagnie ne peut pas prendre cette position � elle seule.
Les Japs sont trop bien prot�g�s. Leur artillerie est tr�s puissante.
Mon colonel, il y a un bunker l�-haut.
On ne le voit pas d'ici et... il taille mes hommes en pi�ces.
Je demande la permission d'envoyer une patrouille de reconnaissance
par le flanc droit de la colline 210. Je crois que leur position
peut �tre d�bord�e par une man�uvre en force lat�rale.
Non ! Bordel de Dieu, non !
Pas de contournement !
�coutez, Staros. Vous voulez emmener vos hommes
dans la jungle pour �viter un putain de d'affrontement !
Staros ! Vous allez donner l'assaut sur-le-champ avec tous vos hommes !
Attaquez maintenant Staros ! C'est un ordre !
Mon colonel, je refuse d'ob�ir � votre ordre.
- Il est l�, juste l�. Tu le vois ? - Non.
Ce n'est pas votre faute, Jim. Il vous en donne l'ordre.
Je r�it�re ma demande d'envoyer des �claireurs par le flanc droit.
Mon colonel, il est... 13 H 21, 25 secondes.
J'ai ici deux t�moins. Je vous demande d'en faire de m�me de votre c�t�. � vous.
Staros, arr�tez vos conneries d'avocat ! Pas avec moi !
Je sais que vous �tes un putain d'avocat ! Nous ne sommes pas au tribunal.
Ici, c'est la guerre, un putain de combat !
Je veux cette attaque de front. Je r�p�te mon ordre. � vous.
Je refuse d'emmener mes hommes dans une attaque frontale.
C'est du suicide, mon colonel.
J'ai v�cu 2 ans avec ces hommes, et je ne les enverrai pas au massacre.
� vous.
C'est une d�cision tr�s importante, Staros.
Vous avez l'air convaincu. Vous avez peut-�tre une bonne raison. J'arrive.
Va voir ce qui se passe.
Mon gar�on, je n'annule pas l'ordre donn�,
mais si je trouve des circonstances att�nuantes, je les prendrai en compte.
En attendant, nom de Dieu, tenez bon jusqu'� ce que j'arrive.
Et, si possible, faites bouger les hommes qui sont sur la cr�te. Termin�.
Ici ou ailleurs, c'est pareil les gars.
Il n'y pas d'endroit o� se cacher.
Calme-toi mon gar�on. Calme-toi. Tranquille.
O� est... o� est Fife ?
Fife ? Il est juste ici, mon gars.
Prends ma main, Fife.
Tiens-moi la main.
Voil�.
Je suis en train de mourir, Fife.
Oh, mon capitaine...
Prisonnier d'un tombeau.
Sans pouvoir en soulever le couvercle.
Jouer un r�le auquel je ne m'attendais pas.
Enfile ta chemise, soldat. On n'est pas � la plage, bordel !
Enfile-la tout de suite.
Tu vises o�, mon gars ? Allons buter ces fils de putes.
Allez !
Que foutez-vous par terre ? Vous ne verrez rien, bordel !
J'observe, mon colonel. Je viens d'envoyer la 1�re section vers la cr�te.
- Combien ont �t� touch�s cette fois-ci ? - Personne, mon colonel.
Personne ? Pas un soldat ?
�a ne ressemble pas � la situation que vous m'avez d�crite par radio.
C'est exact. La situation vient de changer il y a 5 min, mon colonel.
�coutez-moi.
Nous allons l�-haut avec tout le monde.
Une objection, votre honneur ?
- Pas pour l'instant, mon colonel. - Bien ! On va le faire � ma fa�on !
� ma fa�on ! Pig�, capitaine !
On emm�ne tout le monde !
On pourra peut-�tre prendre cette cr�te d'ici ce soir !
Je crois qu'elle est loin d'�tre prise, mon colonel.
Montre-moi les choses comme tu les vois.
Montre-moi les choses comme tu les vois.
Nous sommes poussi�re. Juste de la poussi�re.
On va se faire tuer si on reste ici.
Bell, prends six hommes
et va voir ce qui se passe l�-haut.
On fera de notre mieux pour vous couvrir d'ici.
Bon.
Vous restez ici les gars.
J'y vais seul.
Viens.
Viens me rejoindre.
Il y a... il y a...
Il y a un bunker... l�-haut.
Avec cinq mitrailleuses.
Cinq mitrailleuses.
Ce retranchement l�-haut, quelque part entre les rochers,
est la cl� de la cr�te.
Bell a tout � fait raison.
Depuis leur rocher, ces bols de riz peuvent couvrir tout le terrain
qui nous fait face sur 1 km. Ils ont laiss� ce talus sans surveillance.
Nom de Dieu, quelle erreur ! Quelle grave erreur !
Nous devons en profiter avant qu'ils ne s'en rendent compte.
�coutez, je sais que vous �tes tous tr�s fatigu�s,
et qu'on en a bav� pour amener de l'eau jusqu'ici.
J'en suis d�sol�. Je vous pr�sente mes excuses.
Mais si on peut s'emparer du bunker, je crois que la colline est � nous.
Je demande donc des volontaires.
Pour aller l�-haut et le d�truire.
Mon colonel ?
Je me ferai un plaisir d'y retourner
- et de redescendre ici faire la f�te. - OK.
- Moi aussi, mon colonel. - Toi.
Toi aussi.
J'aimerais mener le groupe, mon colonel.
Je comptais sur vous, John.
- Vous commanderez. - Je veux y aller, mon colonel.
- Mon colonel ? - Toi.
C'est bon, c'est bon. Sept hommes c'est parfait. Venez ici.
Je ne sais pas si vous r�alisez l'importance de cette op�ration, Staros.
Une fois votre position assur�e, on enverra les bombardiers.
Ce qui veut dire une puissance a�rienne sur 1 500 km tous azimuts.
Guadalcanal pourrait �tre le tournant d�cisif de la guerre.
�a co�tera des vies. C'est �a qui vous d�range ?
Je vous ai expliqu� l'importance de l'objectif.
Combien d'hommes vaut-il, selon vous ? Combien de vies ?
Je ne sais pas, mon colonel.
�tes-vous pr�t � sacrifier la vie d'un seul de vos hommes dans cette campagne ?
Combien ? Une vie ? Deux ?
Vingt ?
Des hommes de votre compagnie vont mourir, capitaine.
Et si vous n'avez pas le cran n�cessaire, dites-le moi tout de suite.
Non, mon colonel. Vous avez raison... sur toute la ligne.
Tr�s bien.
Ce sera tout.
Encore une chose, Staros.
Ne me dites plus jamais que vous pensez que j'ai raison.
Jamais.
Partons du principe que j'ai raison.
Rompez.
J'ai de la peine pour toi, mon gars.
- Ah oui ? - Ouais, un peu.
L'arm�e te tuera.
Si t'�tais fut�, tu t'occuperais de toi. Tu ne peux rien faire, pour personne.
Tu cours vers une maison en feu d'o� personne ne peut �tre sauv�.
Tu ne peux rien y changer. Un seul homme, dans toute cette folie.
Si tu meurs, ce sera en vain.
Il n'existe pas un autre monde o� tout est rose.
Il n'y a que celui-ci.
Il n'y a que ce rocher.
Allez-y ! Venez me chercher, venez.
Qui d�cide de qui va vivre ?
Qui d�cide de qui va mourir ?
C'est futile !
Regardez-moi ! Je suis debout, et pas une balle.
Pas un seul coup de feu !
Pourquoi ?
Pourquoi sont-ils tous morts ?
Je suis debout, je peux rester debout et il ne m'arrive rien !
Nous.
Nous, ensemble.
Un �tre.
Coulant l'un dans l'autre comme de l'eau,
jusqu'� ne plus pouvoir nous diff�rencier.
Je te bois.
Maintenant.
Maintenant.
Tu es ma lumi�re.
Mon guide.
John, on sera juste derri�re vous. Si vous percez, on suivra.
On chargera � votre signal.
Bon, c'est l'heure. Faites-leur mal.
Bon.
Restez � l'abri du talus.
Je vous transmettrai les donn�es de tir d'en haut.
Une fois que les 81 auront bombard� ce rocher... au maximum,
on rampera le long du gros rocher pour �tre � couvert
et on les d�bordera par la droite.
D'accord ?
Bon.
Azimut 1470... ici Easy Roger 7.
� gauche 100, ajoutez 200.
Oncle Baker 1, mission de tir.
Azimut 1470, ici Easy Roger 7.
� gauche 100, ajoutez 200.
Mitrailleuse. Ajustement au 2�me tir. � vous.
Bien re�u. 1470, ici Easy Roger 7.
25 � gauche. Moins 50 !
25 � gauche, oncle Baker 1.
25 � gauche, moins 50.
Charge sup�rieure. � vous.
Bien re�u, oncle Baker 1.
Allons-y !
OK, on continue l'ascension par la droite.
Personne ne tire ni ne balance de grenades avant mon signal.
Allez, on y va.
Il est dans quel �tat ?
On fait quoi ? On peut pas le prendre avec nous.
- Non, on peut pas le laisser l�. - Il est de ta section. Reste avec lui.
On pourrait le laisser et le r�cup�rer au retour... s'il est encore en vie.
- Il est mort ? - Pas encore.
Dale, tu restes avec lui ! Couvrez-nous ! En avant !
Derri�re toi !
On est coinc�s !
Repliez-vous !
Allez !
Attention.
La voie est libre !
Allez. Sortez.
Allez.
Vous croyez �tre des soldats ?
T'es qu'une merde !
Esp�ce de fils du pute !
Fils de pute !
�a va ?
J'ai tu� un homme.
�a pue ici.
- Tous ces cadavres. - Fous-toi une cigarette dans le nez.
Regardez-les s'enfuir !
Regardez-les s'enfuir !
On les a fait fuir !
Bien jou�, John. Quand ils vous ont vus attaquer et gagner,
vous leur avez redonn� du courage.
- H�, toi ! - Ne fais pas �a.
Occupez-vous des autres. G-2 les voudra. Ils vont bient�t rappliquer.
On a assez perdu de temps. Allons-y.
Mon colonel, j'ai des recommandations pour des d�corations.
Bien. On fera ce qu'il faudra, mais pas maintenant.
John, sachez que je vous recommanderai personnellement.
La m�daille d'honneur, hein ?
Merci, mon colonel, mais je ne pense pas...
Mais si, John.
Le probl�me sera de vous l'obtenir !
Mais ce serait si important pour le bataillon et le r�giment si vous l'obteniez.
On ferait bien d'y aller.
Il faut d�ployer nos lignes, rejoindre les autres compagnies et continuer l'ascension.
Acceptez-vous le commandement de la compagnie Baker ?
Bien s�r.
Mon colonel, je ne veux pas �tre rabat-joie,
mais si nous n'apportons pas d'eau...
Ne vous inqui�tez pas pour l'eau.
John, rien ne doit venir briser cette attaque,
maintenant que nous avons gagn� du terrain.
Nous aurons de l'eau dans... quelques heures.
J'y ai veill� personnellement.
On peut pas s'arr�ter maintenant, nom de Dieu, et attendre que l'eau arrive.
Non, mon colonel.
C'est clair.
Et si certains hommes... s'�vanouissent, et bien, ils s'�vanouiront bordel.
Tr�s bien.
Ils pourraient...
- Ils pourraient en mourir. - Ils pourraient mourir tu�s par l'ennemi !
Ce sont tous de solides gaillards.
En avant les gars, allons-y !
Vous en verrez d'autres l� o� nous allons !
On l'escalade cette colline, oui ou non ?
John, je suis convaincu que la position japonaise peut-�tre prise.
Si nous continuons � avancer, nous aurons cette colline avant la nuit.
Vous sentez ce nouvel esprit de combat ?
Je veux en profiter avant qu'on ne vienne leur saper le moral.
Si ce bataillon se fait relever dans la d�faite,
ou m�me renforcer par des troupes de r�serves,
si nous nous arr�tons avant d'arriver en haut, et bien,
nom de Dieu, je ne le supporterais pas !
J'ai attendu ce moment toute ma vie.
J'ai travaill� dur, j'ai bouff�... des kilos de merde pour avoir cette chance !
Et je ne compte pas la laisser passer.
Vous ne savez pas ce que c'est que d'�tre mis au rancart.
Vous �tes jeune. Vous sortez de l'�cole militaire.
Vous avez votre guerre ! En 15 ans, c'est ma premi�re guerre !
John, un jour vous comprendrez.
Tu es comme un fils pour moi, John.
Tu sais ce que fait mon fils ?
Il est repr�sentant en app�ts.
Du tr�s bon travail, John.
Je vais m'assurer que tu obtiennes tout ce que tu m�rites, tout.
Merci, mon colonel.
Seigneur...
Nom de Dieu ! Je veux trois messagers !
Trouvez-moi 3 messagers !
Retournez vers les arri�res
et revenez le plus vite possible avec de l'eau !
Nous attaquons dans une heure ! Mettons-y toutes nos tripes !
On ira jusqu'au bout ! Rien ne nous arr�tera !
Ce soir, nous serons au sommet !
Tu as vu beaucoup de morts ?
Beaucoup, oui.
C'est comme des chiens morts,
une fois que tu as l'habitude.
C'est de la viande, mon gars.
Es-tu vertueux ? Attentionn� ?
Crois-tu en ces valeurs ?
Es-tu aim� de tous ?
Je l'�tais aussi.
T'imagines-tu que ta douleur sera moindre parce que tu as aim� la bont� ?
La v�rit� ?
Au sol bordel ! Au sol ! Au sol !
Par terre. Bouge pas.
Au sol ! Au sol, bordel !
Maintenant !
Cette force du mal.
D'o� vient-elle ?
Comment s'est-elle immisc�e ici-bas ?
De quelle graine, de quelle racine provient-elle ?
Qui en est responsable ?
Qui nous tue ?
En nous volant la vie et la lumi�re.
En nous narguant du spectacle dont on aurait pu jouir.
Notre ruine profite-t-elle � la terre ?
Aide-t-elle l'herbe � pousser ou le soleil � briller ?
Est-ce que je vois aussi le mal en toi ?
As-tu travers� ces t�n�bres ?
Je vais enfoncer mes dents dans ton foie.
Tu en train de mourir.
Tu vois ces oiseaux ?
Tu sais qu'ils te mangeront tout cru ?
L� o� tu vas, tu n'en reviendras pas.
Que repr�sentes-tu � mes yeux ?
Rien.
Asseyez-vous.
Staros, je retire votre commandement.
Le lieutenant Band vous remplacera.
Je lui ai d�j� dit.
�a a �t� dur.
Une d�cision difficile � prendre.
Je ne crois pas que vous soyez assez fort.
Vous �tes trop tendre. Vous n'avez pas assez de fermet� de caract�re.
Bref, c'est � moi de prendre la d�cision. Et je l'ai prise.
Je n'aime pas voir mes hommes se faire tuer, mon colonel.
Vous avez d�j� vu un soldat mourir dans vos bras ?
Mon colonel ?
Je ne vois aucune raison d'en faire un scandale.
Je n'y ferai pas mention dans mon rapport. Aucune raison d'en parler dans le v�tre.
�a n'a rien � voir avec la l�chet� ou un manque d'efficacit�.
Regardez cette jungle.
Regardez ces plantes, la fa�on dont elles entourent les arbres et les d�vorent.
La nature est cruelle, Staros.
J'autorise votre demande d'affectation aux services juridiques de l'arm�e,
pour des raisons de sant�.
Vous �tes avocat.
- Vous avez d�j� eu la malaria ? - Non.
Pas grave. Je peux arranger �a.
De toute fa�on, vous l'attraperez s�rement.
Je citerai votre nom pour l'�toile d'argent.
De telle mani�re qu'on ne vous la refusera s�rement pas.
Et la m�daille des bless�s de guerre.
Pourquoi ?
� cause de cette �gratignure sur votre visage
et des coupures sur vos mains.
�coutez-moi, Staros.
Rentrez donc avec le prochain groupe de bless�s et prisonniers.
Ce n'est pas bon pour vous de rester ici.
N'�bruitons pas cette histoire, dans l'int�r�t de tous.
Cela vient du colonel Tall.
"Notre victoire nous inspire la plus grande fiert�."
"Elle marquera l'histoire de la bataille de Guadalcanal."
"Demain, le commandant de la division arrivera pour inspecter les troupes."
"Apr�s l'inspection, un bataillon du r�giment de r�serve nous remplacera."
"Notre bataillon aura 7 jours de repos hors de la zone de combat."
C'est tout.
Les heures pareilles aux mois.
Les jours pareils aux ann�es.
J'entre dans l'�ge d'or.
Debout sur les berges du Nouveau Monde.
Je serais bien pass� vous voir, les gars,
mais...
j'avais envie de rester seul, vous comprenez ?
Pour moi ?
On voulait vous remercier, mon capitaine.
Pour avoir fait envoyer des �claireurs.
Pour vous �tre occup� de nous.
Pour avoir maintenu la coh�sion.
On est tous d�sol�s que vous partiez.
On pense qu'ils vous ont entub�.
Je ne suis pas s�r que vous ayez raison.
Le plus dur, c'est...
de ne pas savoir si on fait bien.
C'est le plus dur.
Mais ce n'est pas grave. �a m'est �gal.
Je suis content de partir.
Je suis content.
Nous pouvons encore d�poser une plainte.
Pourquoi ?
�a changerait quoi ?
De toute fa�on, je veux partir.
N'y pensez plus. Laissez couler.
�a veut dire quoi, mon capitaine ?
�a veut dire : "Vous avez �t� comme des fils".
Vous �tes mes fils.
Mes chers fils.
Vous serez toujours en moi.
Partout o� j'irai.
Rien ne pourra effacer mes souvenirs.
� chaque fois, on recommence � z�ro.
La guerre n'ennoblit pas les hommes.
Elle les transforme en chiens.
Elle empoisonne l'�me.
Ma ch�re femme,
tout ce sang, cette salet� et ce bruit se sont grav�s � l'int�rieur de nous.
Pour toi, je veux ne pas avoir chang�.
Je veux te revenir tel l'homme que j'�tais avant.
Comment fait-on pour atteindre ces rivages ?
Ces montagnes bleues.
L'amour.
D'o� vient-il ?
Qui a allum� cette flamme en nous ?
Aucune guerre ne peut l'�teindre,
la conqu�rir.
J'�tais prisonnier.
Tu m'as lib�r�.
Peu importe ton niveau d'entra�nement,
les pr�cautions que tu prends,
c'est la chance qui d�cide si tu seras tu� ou non.
Peu importe qui tu es...
ou la force dont un homme peut faire preuve,
si tu es au mauvais endroit au mauvais moment, c'est toi qui ramasses.
Je regarde ce gar�on mourir,
je ne ressens rien.
Plus rien ne me touche � pr�sent.
On dirait le bonheur absolu.
Je n'ai pas encore ce sentiment.
Cette torpeur.
Pas comme vous les gars.
Je savais peut-�tre ce qui m'attendait.
J'ai peut-�tre jamais rien senti.
Je n'ai pas touch� une autre femme depuis que j'ai �t� appel�,
ni parl� � une femme.
Je ne veux pas...
Je ne veux pas �prouver de d�sir.
Alors. Abrahams !
Abrahams. Voil� pour toi.
Stack ! O� est Stack ?
Allez le chercher.
Bell ?
Bell !
Encore un paquet pour Bell. Encore pour Bell.
Cher Jack,
J'ai rencontr� un capitaine de l'arm�e de l'air.
Je suis tomb�e amoureuse de lui.
Je veux divorcer pour pouvoir l'�pouser.
Je sais que tu peux refuser, mais je te le demande quand m�me,
en m�moire de ce que nous avons v�cu.
Pardonne-moi.
Je me suis juste sentie trop seule, Jack.
On se reverra un jour.
Les gens qui ont �t� aussi proches que nous se revoient toujours.
Je n'ai aucun droit de te parler de la sorte.
Je ne peux pas m'arr�ter.
Une habitude tellement forte.
Oh, mon ami de ces ann�es �blouissantes.
Aide-moi � te quitter !
Comment t'appelles-tu ?
Nous formions une famille.
Comment s'est-elle dissoute et s�par�e ?
Pour que nous soyons maintenant oppos�s l'un � l'autre.
Chacun faisant de l'ombre � l'autre.
Qu'est devenu le bien qui nous a �t� donn� ?
Comment l'avons-nous laiss� s'�chapper ?
Se disperser sans y penser ?
Qu'est-ce qui nous emp�che de tendre la main ?
De toucher la gloire c�leste ?
Je t'aurais eu, Witt, si tu avais �t� un Japs,
et facilement.
Ils t'ont laiss� ici ?
Ouais.
Je les aurais ralentis.
�a m'est �gal, franchement.
Le toubib a fait du bon boulot.
J'ai assez de munitions.
Quelqu'un passera par ici.
- Ils t'ont pas rat�. - Droit dans le genoux.
Ouais.
Je quitte cette guerre pour de bon, Witt.
- Qu'est-ce que tu fais par ici ? - C'est-�-dire que,
je rentre � la compagnie.
Ouais.
Donne-leur le bonjour de ma part.
Tu peux venir avec moi si tu veux.
Je t'aiderai.
Non, c'est bien ici, c'est calme.
C'est reposant ici.
Je te ralentirai. Quelqu'un passera par ici.
Je leur dirai.
Tr�s bien.
H�, Witt.
� qui as-tu r�sist� aujourd'hui ?
Que voulez-vous dire ?
Ce n'est pas ce que tu aimes faire ?
Tourner � gauche quand on dit � droite ?
Pourquoi aimes-tu tant foutre la merde ?
Vous m'aimez bien, hein sergent ?
Je l'ai toujours senti.
Pourquoi toujours jouer au dur ?
Parfois, je peux venir vous parler
mais le lendemain, c'est comme si on ne se connaissait pas.
La maison est vide maintenant.
Vous ne vous sentez jamais seul ?
Seulement quand il y a du monde.
Seulement quand il y a du monde.
Tu crois encore en cette magnifique lumi�re ?
Comment fais-tu ?
Tu es un magicien � mes yeux.
Je vois encore une lueur en vous.
Un homme voit un oiseau en train de mourir et il ne pense qu'� la douleur.
Mais c'est la mort qui a le dernier mot.
Elle lui rit au nez.
Un autre homme voit le m�me oiseau,
il ressent la gloire c�leste.
Il ressent quelque chose qui l'irradie.
On doit partir d'ici tout de suite.
Vous avez expliqu�... la situation � l'�tat-major ?
Non.
Ils savent o� on est ? Parce qu'on est vraiment expos�s ici.
Je crois que... c'est � moi de juger, sergent.
Je crois qu'il suffit d'envoyer quelqu'un pour voir � quelle distance ils sont.
OK ?
C'est facile.
H�, Weld... appelle l'�tat-major.
Les explosions se rapprochent.
La ligne a �t� coup�e !
On doit envoyer quelqu'un pour savoir o� la ligne est coup�e.
Et � quelle distance les Japonais sont.
Allez.
Bon.
H�, toi.
Tu y vas.
Fife, tu y vas.
Coombs. Toi aussi.
Allez !
Moi, j'irai. Mais sachez que je pense que c'est une mauvaise id�e.
S'ils d�barquent ici avec du renfort, mon lieutenant, ils nous �craseront.
Vous n'�tes pas oblig�. Il y aura des volontaires.
Non, je veux y aller, mon lieutenant. En cas de grabuge, je veux �tre l�.
Tr�s bien. Restez pr�s de la rivi�re.
Cette jungle est trop dense. Faites attention.
Bien s�r.
Bonne chance, Witt.
�a va, Fife ?
Un bataillon de renfort.
On doit retourner.
Pr�venir le lieutenant.
Allons-y.
Je suis touch� !
Un de nous doit rester ici pour les retenir.
Tout ira bien.
Mon camarade n'en a pas pour longtemps,
alors... vas-y.
Allez. Vas-y.
Witt !
Ils arrivent.
Je dois y aller. N'aie pas peur.
Cache-toi ici.
D�s que tu entends des coups de feu, descends la rivi�re.
- O� est Coombs ? - Reculez. Reculez, ils arrivent.
Replions-nous.
O� est Witt ? Fife, o� est Witt ?
Fife, o� est Witt ?
Fife. Fife, o� est Witt ?
Am�ricain.
O� est ta lumi�re maintenant ?
Je sais que vous avez distill� et bu ce tord-boyaux.
�a ne me d�range pas.
Tout n'est que mensonge.
Tout homme de mon unit� peut boire le soir tant qu'il veut.
Tout ce qu'on entend et qu'on voit.
Du moment qu'il est en forme � l'appel et qu'il remplit sa mission.
S'il ne peut pas faire �a, il aura affaire � moi.
- Toutes ces salades. - Je suis comme le chef d'une famille.
C'est bel et bien ce que nous sommes, que �a nous plaise ou non.
Nous sommes une famille.
Je suis le p�re.
Ce qui fait du sergent Welsh la m�re.
Ils arrivent, les uns apr�s les autres.
Ce qui fait de vous les enfants de cette famille.
Une famille ne peut s'exprimer que d'une seule voix, celle du p�re.
Le p�re commande, la m�re fait tourner la machine. �a marche comme �a ici.
- Si vous voulez me voir... - Voici votre cercueil.
- ... pour quoi que ce soit... - Un cercueil ambulant.
... je suis toujours disponible.
Cette guerre ne sera pas finie � No�l prochain.
Nous ne rentrerons pas chez nous avant longtemps...
Ils veulent votre mort.
Ou que vous croyiez � ce mensonge.
Il ne reste � l'homme qu'une option.
Trouver quelque chose qui lui est propre.
Et se construire un rempart.
Si je ne te rencontre pas dans cette vie,
fais-moi ressentir ton absence.
Une lueur dans tes yeux et ma vie t'appartiendra.
Une chose � laquelle je puisse revenir. Un port d'attache.
Je ne sais pas. Je ne connais pas tes projets mais...
Je suis d�cid�. Je suis pass� par des hauts et des bas.
Je suis peut-�tre jeune, mais j'ai d�j� bien v�cu.
Je suis pr�t � profiter de la vie.
Mon papa r�p�tait
que les choses s'aggravent consid�rablement avant de s'am�liorer.
La vie n'est pas cens�e �tre si difficile quand on est jeune.
Enfin, je me dis qu'apr�s tout �a, le pire est pass�.
Il est temps que les choses s'am�liorent. C'est ce que je veux.
C'est ce qui va se passer.
Je suis plus vieux maintenant.
Pas vieux, mais vieilli.
Quel est cet endroit o� nous �tions ensemble ?
Qui sont ceux avec qui j'ai v�cu ?
Ceux avec qui j'ai march� ?
Le fr�re.
L'ami.
Des t�n�bres � la lumi�re.
Des conflits � l'amour.
Sont-ils le fruit d'un m�me esprit ?
Les traits d'un m�me visage ?
Oh, mon �me,
laisse-moi p�n�trer en toi.
Regarde � travers mes yeux.
Regarde les choses que tu as cr��es.
Toutes resplendissantes.
Sous-titrage Visiontext : Mathieu Playoult
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.