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Elle est là.
Elle est arrivée.
Elle nous regarde.
Qui êtes-vous ?
Ramira.
A votre service. Je viens m'occuper des enfants.
Quel caractère !
Elle pisse pas, elle ?
Vous inquiétez pas, Madame, je vais bien !
Putain !
ll m'a foutu une de ces trouilles !
- Tu dois être Simeón. - Oui.
Le fils de la patronne ?
C'est comme ça qu'on m'accueille ? T'as failli me tuer.
C'est ma sœur qui l'a fait.
C'est ça !
Dis donc, t'as mauvaise mine.
T'as mangé un yaourt périmé ?
Fais voir ta langue.
Ouvre la bouche.
Ouvre grand !
J'y vois que dalle.
Simeón !
N'ouvrez pas les fenêtres.
J'ai mal.
Très mal !
Où il est ?
lci, merde !
Tu te caches ?
Je suis photosensible, je crains le soleil.
- Photo quoi ? - Photosensible !
T'es malingre, oui !
Le soleil, ça fait pas de mal.
T'as des cernes. Va jouer un peu dehors.
Allez, viens !
Vous comprenez pas. Pas le soleil !
Je vous en supplie !
Arrête avec ton soleil. Dépêche-toi !
- Va prendre l'air ! - Pas le soleil !
J'arrive pas à le croire, je suis guéri !
Maman, je suis guéri !
Ouvrez-moi !
Je sais y faire avec les enfants. Le petit ange !
Ce gosse, c'est dans la poche.
Simeón !
Mon chéri, c'est l'heure de ton médicament.
A quoi tu joues ?
Qu'as-tu fait ?
La clé de mon gode...
Celle-là, c'est quoi ?
ldiote, c'était ouvert !
Roberta, vous avez vu mon fils ?
Simeón ?
- Ecoutez-moi bien, Raimunda. - Ramira.
Ramona,
dans cette maison, il y a des règles. Compris ?
Oui, Madame.
N'ouvrez jamais une porte sans avoir fermé la précédente.
On ouvre les fenêtres les lundis, mercredis et vendredis.
Avant d'ouvrir le frigo,
remplissez ce formulaire et envoyez-le-moi par fax.
C'est à cause de mon fils, il est photosensible.
Le moindre rai de lumière lui serait fatal.
C'est clair ?
ll fait froid dans la maison.
La chaudière est en panne. On se chauffe à l'ancienne.
C'est-à-dire ?
ll y a pas un homme pour réparer...
Un homme ? Si seulement !
- Diego, mon mari, est à la guerre. - Quelle guerre ?
Je suis seule, Bernarda, très seule.
Tellement seule que j'en ai ras le cul.
J'ai mes enfants, mes petits trésors,
mais il me faut la chaleur d'un homme.
Des bras puissants qui m'étreignent.
J'ai besoin de sentir cette virilité.
C'est Ofendia, ma fille.
Pas très futée, mais d'une sensibilité exquise.
Diego, tes bras puissants autour de mon corps !
Ton torse perlé de sueur
et tes larges mains qui me caressent
et me protègent de ce froid perçant
qui m'étouffe.
Vous aviez froid.
Vous avez vu mon fils ?
Qui ?
Un enfant ? C'est quoi ?
Ecoutez !
Des pas. Là-haut !
A l'étage !
- Qu'est-ce que c'est ? - Une poignée.
Pour ouvrir ou fermer des portes.
Ouvrez-la, bon sang !
Bien sûr.
Salut. Y a un problème ?
C'était quoi, ce bruit ?
Désolé, je faisais mon aérobic.
Palmira, voici mon frère, Pedro San Antón.
Méfiez-vous, sa paralysie, c'est des histoires.
C'est un fainéant.
San Antón !
- Tu sais où est Simeón ? - Non.
Ramira, ne partez pas.
- J'aimerais vous peindre. - Moi ?
Quelle idée !
- Je veux faire votre portrait. - Bien sûr.
Ne la retiens pas trop. Elle a du travail à faire.
Voilà !
J'en crois pas mes yeux. Quel artiste !
C'est de la merde !
Y a un lrlandais qui peint avec le pied
et un Japonais avec le pinceau attaché à la bite.
Regarde, c'était ma vie avant l'accident.
L'aventure me manque.
L'escalade, la navigation, les passages piétons...
Fini, tout ça ! Je suis un vrai légume.
Mais alors...
C'est pour de vrai ? T'es pas fainéant, comme dit maman ?
Encore cachée dans mes caleçons ?
Tonton, tu sens pas ça ?
- Non, ma chérie. - Et ça ?
Non plus.
Ces enfants... Tu en as, Ramira ?
Non, pas encore.
Célibataire ? Je peux arranger ça.
Trop tard, je suis mariée.
J'ai pas de pot. Quelle vie de merde !
- N'exagérons rien. - Tu vois pas ?
Tu débarques dans ma vie et j'ai aucun espoir.
- Vite, mes cachets ! - Pardon ?
Dans la chambre de ma sœur. Apporte tout.
Ofendia, je sens rien !
Une fée !
Je vais chercher vos cachets.
Surtout ceux avec la tête de mort.
Comme tu es belle. Qui es-tu ?
Je suis une fée.
Que fais-tu ici ?
Je viens d'un monde enchanté
et j'ai une mission importante. Tu veux m'aider ?
Sale pute !
Salope !
Merde !
Viens ici !
Je vais te présenter tes colocataires.
Obéis-lui, elle est complètement cinglée.
Pedro, quelle vie passionnante vous avez eue !
Et c'est pas fini !
Vous répondez pas ? Vous qui êtes si bavard.
Encore un mort !
Raimunda !
Je ne retrouve pas Simeón.
Ça commence à m'inquiéter.
Rigoberta !
Ouvrez cette porte !
Mourez pas !
Me faites pas ça !
J'en ai ma dose pour aujourd'hui !
Revenez à vous !
Ouvrez !
Filomena, ouvrez !
C'est quoi, ici, une discothèque ?
Pedro, tu es vivant !
Bordel !
Bonne Mère !
J'ai vu la lumière du tunnel !
- Que se passe-t-il ? - ll a voulu se tuer.
Ça continue ?
ll fait des blagues !
Allons chercher mon fils.
Si un beau jour
Mon cœur recommence à battre
A battre
Je te promets qu'il le fera
Pour toi
Bien...
La voix, mieux qu'hier.
Toi, la fée, tu bouges comme un pied.
Malgré tout, vous m'avez émue.
J'en brûlerai qu'un.
Bonjour, petite mortelle.
Tu connais donc ma fée.
Quelle horreur !
Attention, maître, elle est folle !
Qui es-tu ?
J'ai plein de noms anciens :
le Faune, Pan, ou Biquébouc.
T'es né de l'union entre un berger et une chèvre ?
Aide-moi à...
Tu fais ce bruit avec la bouche ?
Quel bruit ?
Je dois parler à...
Le trémoussement, refais-le !
Je veux voir Pedro...
Le trémoussement !
On se concentre, t'es de mauvais poil.
Emmène-moi voir Pedro San...
C'est quoi ?
Une chèvre. Je peux la garder ?
Oui, mais qu'elle chie pas sur le parquet !
T'as pas vu ton frère ? ll s'est volatilisé.
Et la petite porte...
On va le retrouver.
Gros cul !
Ma fille !
Excusez-la. On dirait que votre derrière...
est plus gros.
C'est vrai, Madame.
C'est une maladie grave.
Très grave.
D'après les biographies, c'est dégénératif.
Le cul augmente de volume
et éclate.
Très bien.
- Et on meurt. - Désolée.
Quel pot, bordel !
Bonne Mère !
C'est pas grave, on est tous morts.
Je t'ai défendu de dire ça !
Rien de tout ça est vrai.
On est tous morts, toi, moi, Simeón.
- Ça suffit, ton frère n'est pas mort. - Peut-être que si.
Peut-être qu'il a brûlé au soleil, comme ça.
Plein de gens meurent comme ça.
Prenez vos anxiolytiques.
- Vous allez vous taire ! - Désolée.
Retrouvez mon fils, c'est l'heure de dormir.
Quelle sale bestiole !
Antonio !
Salut !
T'es vautré sur le canapé ?
Pas du tout, j'arrive à l'instant.
J'ai cherché du boulot comme un malade.
Menteur ! Je te vois dans le splitscreen.
Regarde-moi quand je te parle !
Te regarder où ?
lci, bordel !
Chéri, je suis dans le pétrin !
Aide-moi, sinon je suis virée.
Dis à José que je lui file 50 euros s'il rapplique ici.
D'accord.
Sacré coup ! Ma corne est pas cassée ?
Elle est intacte.
- Qui suis-je ? - Ambrosio.
Je suis la princesse et tu es mon valet.
J'avais pas une mission ?
Ta mission est d'exaucer mes souhaits.
Quand tu me parles,
tu me dis "Votre Altesse" et tu me fais une révérence.
J'aurai du mal à me souvenir de tout ça.
Votre Altesse !
Merci, José. Tu me sauves la vie.
Tu te couches et tu fais l'endormi.
Simeón est là ?
Bien sûr, je viens de le border.
Je vais lui dire bonne nuit.
Laissez-le tranquille.
Les garçons, à cet âge...
lls ont besoin d'intimité.
De l'intimité ? C'est dégoûtant !
C'est dans ces moments-là que mon mari me manque.
Mais il n'est pas là. C'est donc moi qui lui parlerai.
Poussez-vous, s'il vous plaît !
Mon chéri, que fais-tu ?
Tu sais comment les abeilles butinent les fleurs ?
C'est magnifique.
Comme le jour où tu as été conçu.
Ça aussi, c'était très beau.
Ton père et moi, on s'est connus dans un bar.
J'avais déjà un peu bu.
1 5 ou 20 verres, pas plus.
Ton père a commencé à me taquiner.
Un peu patraque, je suis allée aux toilettes.
Ton père m'a suivie, m'a attrapée par derrière,
m'a plaquée contre le mur et...
ll m'a prise sauvagement.
Mais avec délicatesse
et douceur.
Après, il m'a mise à quatre pattes
et tout en caressant mes seins raidis...
Vas-y que je te bourre, par-devant, par-derrière !
Je commençais à peine à mouiller !
Le résultat de cette nuit d'amour ?
Toi.
Regarde-toi aujourd'hui.
Tu me rappelles ton père avec cette barbe si drue.
Que caches-tu là, coquin ? C'est quoi ?
Tu joues encore avec la torche ?
Mon Dieu !
Tu connais l'histoire de...
Du vieux phare ?
ll est abandonné, mais je vais te dire un secret :
il a une lumière invisible qui veille sur nous.
Fais ta prière et dodo !
O sole mio !
Fais comme chez toi.
Un appart de pauvres !
Si je pouvais avoir la baraque de ta mère !
Viens vivre avec nous.
Quelle idée ! Je dois m'occuper de mon Antonio.
T'as des feelings pour lui ?
Feelings?
On n'a pas ça, on est pauvres. Mais on a une antenne paranoïaque.
"Feelings", comme avec tonton.
Vous vous plaisez, ça se voit.
Toi, alors !
J'aime mon mari.
On est mariés jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Justement, jusqu'à ce que la mort vous sépare.
Où est mon homme ?
Vaillant spadassin
Je t'attends, tu es une sex machine
Bonjour.
Je peux vous aider ?
Bien sûr que vous pouvez m'aider. Je suis...
Pardonnez-moi.
Je t'ai dit de la chaux vive ! Merci.
Maligna Escobero.
Je travaille pour l'Office des maladies...
rares.
En quoi puis-je vous aider ?
Eh bien...
Où est Simeón ? Pourrais-je le voir ?
ll doit être en train de jouer.
"En train de jouer." Quelle conne !
Que lui voulez-vous ?
Je me sers, ne vous dérangez pas.
On peut vous aider à combattre sa maladie
rare.
J'ai quelques questions.
Votre fils rentrerait dans ce sac ?
ll crie beaucoup ?
Approchez votre tasse.
Les enfants sont si naïfs,
si vulnérables.
Ces têtards de merde !
Comme Simeón.
Sa maladie le rend d'autant plus fragile.
Actuellement, Simeón... Ces petits cons !
... est peut-être dans la rue,
sans aucune protection solaire.
Sa peau brûle lentement,
avec des pustules qui éclatent
et lui tirent des cris de douleur...
Qui êtes-vous ?
Allez-vous-en ou j'appelle la police !
Je...
Je vous apporte...
ce système de protection
pour peau sensible.
Vous voyez ?
Ça va ?
Madame...
Le free-lance doit être prévoyant et prudent.
Sa santé et son intégrité physique
sont primordiales pour son travail.
ll doit avoir la tête sur les épaules.
Cinq losers !
Enfermés...
La porte s'est refermée, on est foutus !
... dans un bar.
Rien à faire ! Dès qu'on vient ici...
Ras le bol !
Le film aux 30 et quelques Goyas.
On est là depuis quand ?
Aucune idée.
Meilleurs costumes.
Meilleurs effets spéciaux.
Une action trépidante.
Des sentiments.
ll est roux et costaud.
ll a pas de sourcils et se les dessine tous les matins.
Du désenchantement.
Tu peux tout garder. J'ai des rayons X dans les yeux.
Comédie et drame.
LES LUNDlS AU PASTlS
- Une cervelle de singe ! - Voilà.
C'est la 507e !
Encore un film espagnol !
ll va rentrer tard, Antonio ?
Je crois pas. ll cherche du boulot.
ll est beau ! Et c'est un vrai bosseur.
Tu as bu, pas vrai ?
C'est ça.
Ofendia, la fille de ma patronne.
Qu'est-ce qu'on mange ?
Ça suffit, Antonio !
Ça suffit !
Ofendia, je t'ai menti. Mon mari est un fainéant.
ll est scotché au canapé.
Pire que ton oncle.
Elle est pas commode.
Je la laisse parler et crier
parce que ça lui fait du bien.
Mais ici, c'est moi qui porte la culotte.
Ah bon ? On dirait pas.
- Je te montre ? - J'attends que ça.
Sers-moi !
Magne-toi, j'ai faim...
C'est ça "porter la culotte" ?
Ramirita,
je t'emmerde !
lci, c'est moi qui commande.
De deux choses l'une, soit tu me refais des spaghettis...
soit je te fous une raclée.
Ramira, j'arrête. Plein le cul de cette baraque !
Super, tu vas pouvoir te mettre avec mon oncle !
Pedro !
Quoi, Ramira ?
- J'ai tué mon mari. - Pourquoi ?
Je sais pas.
Et pourquoi pas moi ?
Serre davantage !
Vas-y, serre !
Vas-y, étouffe-moi.
Plus fort, bordel... bonne Mère !
Je peux pas.
De toute façon, on va t'arrêter. Un mort de plus...
Je peux pas te faire ça. Tu es mon seul ami.
J'ai ma chance maintenant puisque tu es libre.
- Que se passe-t-il ici ? - C'est horrible.
Je sais tout, j'écoutais derrière la porte.
On fera tout pour vous aider.
On peut appeler la police pour qu'elle vous arrête.
C'est moi qui paye l'appel.
Pas question, Ramira va se cacher chez nous.
Elle pourra tuer quelqu'un d'autre, elle est de la famille.
J'avais pas pensé rester ici, mais j'accepte.
Vous verrez, je vais dorloter la petite.
Et mon fils aussi.
Bien sûr, lui aussi.
Dépêchez-vous.
C'est son anniversaire, on va faire une fête.
Son anniversaire ?
C'est super !
JOYEUX ANNlVERSAlRE, SlMEÓN !
On s'amuse bien. J'ai jamais vu une si belle fête.
Je commence à ranger.
Arrêtez, on n'a pas retrouvé mon fils.
Où peut-il bien être ?
Ça m'inquiète.
Maman, s'il revient pas, je peux garder les cadeaux ?
Ces cadeaux sont à ton frère.
Je lui ai acheté ça
pour le protéger du soleil.
Va lui dire de venir tout de suite.
Je l'ai vu manger des chips, il était aux anges.
Des chips ? Où ça ?
ll n'en reste plus.
Où ? Je n'en vois plus.
Tais-toi, j'ai entendu un bruit.
Simeón, c'est toi ?
Pauvre chéri, tu as mis ça
pour te protéger du soleil.
Mets ça, c'est plus joli.
Simeón, je t'ai entendu. Où es-tu ?
Tu n'aimes pas le costume ?
ll vaut cher, mais on peut l'échanger.
J'ai le ticket.
Qu'est-ce que tu as ?
Que t'arrive-t-il ?
Ça tourne !
Angela !
- Angela, bordel ! - Quoi ?
Ça pendouille.
T'as un truc là.
- Les cheveux, ça va ? - Oui.
- J'y vais. - D'accord.
Bonsoir à tous. lci, Angela Vidal.
Derrière nous, la salle de bains où une femme...
Filme tout !
Une zombie !
Une abomination de la nature !
Pablo, filme !
Filme, putain !
Pablo, filme tout. Fais pas le con !
Je l'ai vu.
- Je vous jure. - Vraiment ?
ll avait un sac sur la tête et il faisait...
C'est l'être qui m'est le plus cher, mon Santiago !
C'est ça, Simeón.
Ma vie !
Moi, je me dis que peut-être
un inconnu est entré dans la maison,
ignorant sa maladie,
et que, par erreur et par gentillesse,
pour rendre service à ce garçon qui était blanc comme un linge,
il l'a fait sortir.
Ah oui ? Et qui ? Qui serait à ce point cruel,
à ce point malade, dégénéré, inhumain...
Je sais : Maligna Escobero !
Une femme très louche.
Louche de chez louche. Elle est venue se renseigner sur Sergio.
- Simeón ! - Oui, Simeón, mon prince.
C'est elle, je le sais, je le devine.
Je le sens.
Pardon, c'est moi.
Où que tu sois, je remuerai ciel et terre,
j'irai par monts et par vaux...
- Quoi encore ? - C'est pas Simeón.
C'est vrai, il faisait si noir...
C'est de ma faute !
Regarde ce que la gamine m'a fait.
Tu me la remets ?
Pedro, tu sais écouter.
J'ai pas le choix, je suis cloué au lit.
- J'ai fait un truc horrible. - Ça arrive à tout le monde.
Tu comprends pas. Tu sais pas tout.
Tais-toi, parfois il vaut mieux oublier.
Mon état est dû à mon passé.
Ça doit être passionnant,
mais je voulais te dire que Simeón...
Oui, c'est passionnant.
Passionnant et merdique. Je te fais un flash-back,
ça rend mieux.
J'étais jeune, beau
et j'avais de beaux cheveux.
Ouvre les yeux,
ouvre les yeux...
J'étais impitoyable, cruel, obsédé par mon corps parfait.
Je détestais l'image que me renvoyait le miroir.
J'ai parlé de ma chevelure ? C'est important pour la suite.
Quelle belle chevelure !
Ma vie n'était faite que d'atrocités...
de violence,
de douleur...
Je suis sorti dans la rue pour faire mon travail.
C'était pas un travail agréable.
J'étais un assassin psychopathe. Je te l'avais dit ?
Ce jour-là, tout était étrange dehors.
Où étaient les gens ?
Je me promenais comme tout le monde.
Personne n'était au courant de ma cruauté.
J'avais l'impression qu'un truc clochait.
Pris de colère, j'ai perdu mon sang-froid.
C'étaient mes derniers pas.
Où êtes-vous ? Répondez !
Je vous retrouverai et vous tuerai tous !
J'ai dit à gauche, merde !
On a foiré, Luis !
Démarre, Carlos !
Depuis, je suis cloué au lit.
Tout ça, c'est pas si grave.
Maintenant, je vais m'occuper de toi.
Tu sais bien ce que je veux.
Arrête avec la mort, ça suffit.
Je vais te redonner envie de vivre.
Je porte la joie dans les germes.
Si tu m'épousais, je reprendrais goût à la vie.
J'ai une de ces faims !
Ça vient de là, sous cette fenêtre.
ll est dehors. C'est lui, dans le brouillard !
Serafín !
Maman vient te chercher !
Serafín... Santiago !
Sergio, mon fils !
Hé, toi ! C'est combien, tes amphètes ?
Putain, j'en ai déjà pris 30 ! J'ai sommeil.
Ecoute, je me tire !
Déjà ? Je vais avec toi.
Qui va là ?
C'est toi, Diego ?
Mon héros !
Diego, que t'est-il arrivé à la guerre ?
lls m'ont esquinté.
Ça m'est égal. Quelle joie, tu es vivant !
Je pensais ne plus jamais te toucher
ni t'enlacer, et que tu ne me toucherais plus.
Pas si vite ! Je me repose et je m'occupe de toi.
Pas question, réchauffe-moi !
On va pas arrêter de s'aimer.
Prends-moi dans tes bras.
Fuck me ! Fuck me !
Trésor, dépêche-toi !
Je reviens de la guerre, moi !
Magne-toi, je mouille.
Mais dans quel état tu es !
Avec ce brouillard, j'aurai du mal à te pénétrer.
Dépêche-toi, mon Tarzan !
Plus vite !
Moins fort, tu vas réveiller les enfants !
Diego, ma tête !
Putain, c'est un chapeau ou un boomerang ?
Mon soldat de l'amour !
Sans commentaires !
J'ai tant de choses à te raconter.
Moi aussi.
- Notre fils Sigfrido... - Simeón !
Si tu veux... Eh bien, il a disparu.
Je suis désespérée
parce que notre fils n'est pas fute-fute.
Tu m'écoutes, Diego ?
A la guerre, j'ai commis des atrocités.
J'en ai vu de toutes les couleurs. Je vais tout te raconter.
C'était en 1 625.
Le comte-duc d'Olivares commandait l'armée de Flandres.
On m'ordonna d'affronter en duel un mystérieux spadassin.
Un type avec une barbe. Très beau, le mec !
Je l'ai tué.
Mais il avait de puissants amis.
J'étais avec Quevedo, qui a pris beaucoup de bide,
et voilà que se pointe un autre spadassin.
Merde, je te parle !
Je t'écoute. Le truc du spadassin, incroyable !
Mais tu es revenu et je ne te laisserai plus repartir.
- Justement, je dois te parler. - Non !
J'ai été trop longtemps seule.
Je priais pour que tu sois sain et sauf, pour que tu reviennes.
Tu es amoché, mais qu'importe. Maintenant que tu es là...
Je ne demande que tes baisers
Que ton cruel sourire
Que tes tendres caresses
Tu es ma joie de vivre
Surtout, ne me déçois pas
Et ne me quitte jamais
Etendu sur le lit
Comme tu me manques
C'est moi qui t'attends
C'est moi qui te pleure
C'est moi qui te désire
En comptant chaque minute
Je meurs d'envie de t'embrasser
De dormir dans ta bouche
Je meurs d'envie de te dire
Que le monde se trompe
Je meurs d'envie de t'embrasser
De dormir dans ta bouche
Je meurs d'envie de te dire
Que le monde se trompe
Elle est nunuche, ta chanson.
N'importe quoi !
C'est vrai, ce qu'elle dit, c'est pas comme toi.
Quoi ?
"Je suis 7 fois plus fort que toi." C'est faux.
Non, c'est vrai.
T'es 7 fois plus fort qu'un mec de 90 kg ?
Proportionnellement.
Dis-le dans ta chanson, alors :
"Je suis 7 fois plus fort que toi proportionnellement."
Laisse-moi tranquille à la fin !
T'as un bonnet et t'as même pas de nom !
Les Schtroumpfs ! Trouvez-vous des vrais noms !
- Minable ! - C'est ça !
Pas toujours de bonne humeur, le gnome !
Diego...
Je t'abandonne, j'en ai ras le bol.
A la guerre, les hommes, on se sentait très seuls.
Je me suis fait copain-copain avec Alfrodo et Samti,
deux nains aux jambes velues, charmants.
lls m'ont parlé du pouvoir de l'anneau, et de fil en aiguille...
- C'est pas possible. - Si, c'est possible.
Ce qu'on voit sur la photo, on peut le faire.
lncroyable, la souplesse de ces Hobbits !
- J'ai une chose à te dire. - Un autre meurtre ?
Je veux dire, non ! Ça va pas ?
Ça a rien à voir.
Je suis contente que vous m'ayez recueillie.
Donc, tu ferais n'importe quoi pour moi ?
Bien sûr.
Epouse-moi ou tue-moi.
C'est une manie ! Mais pourquoi ?
Tu le sais bien.
Regarde ma main,
séparée de la tienne de quelques centimètres...
Plus maintenant.
Voilà.
Une distance impossible à atteindre, une chimère.
Tu vois ? Madame a raison, tu peux bouger.
- ll paraît que t'es somnambule. - C'est faux.
Si c'était vrai, toi et moi, on s'enfuirait cette nuit.
On galoperait nus sur un fier destrier,
nos corps unis, on entrerait dans la luxuriante steppe de Galice,
tes seins remuant au rythme du galop...
Mais je peux pas laisser ma sœur,
anéantie par la disparition de Simeón.
Bien sûr.
- Je pourrais l'aider à le retrouver. - Comment ?
Dans mon village, ma mère connaît une voyante.
Elle voit les morts et casse des noix entre ses fesses.
- Elle communique avec les disparus ? - Oui, avec Jeanne la Folle.
Retrouvons-la.
C'est impossible, c'était la femme de Philippe le Beau !
Je veux parler de la voyante.
Celle-là ? Oui, bien sûr.
Demain, on va au village et on règle tout ça.
Elle va retrouver Simeón.
Mort ou vivant.
Ou en morceaux carbonisés.
Revenir
Le front fané
Les tempes argentées par les neiges du temps
Sentir
Que la vie n'est qu'un souffle
Que vingt ans ne sont rien
Que le regard fébrile
Errant dans les ombres te cherche et t'appelle
Vivre
L'âme cramponnée...
Pas touche, mon père !
Cette femme... C'est elle !
Maligna !
Freine, on a écrasé une vieille ! J'avais dit à gauche !
- Ta gauche ou la mienne ? - Ras le bol, je descends !
Laissez-moi passer.
Laissez-moi passer, je vous dis !
Où est la boule ?
Vous avez l'air perdus. Touchez pas !
Une vieille s'est fait écraser.
Là-bas.
Un médecin !
Aidez-moi !
Un médecin ?
Quelqu'un a vu un médecin ?
Vous êtes médecin.
Moi ? Pas du tout.
Je vous en supplie, vite !
Faites quelque chose !
Je m'y connais, il paraît que je suis médecin.
Un défibrillateur !
Excusez-moi.
Elle est morte.
Vous êtes déjà là.
Mettez-vous à l'aise.
Pas vous, vous êtes raide comme une momie.
Désolé pour le désordre.
La femme de ménage est pas venue. Elle picole !
Elle est pas sortie du placard, mais du mini-bar !
De quoi je voulais parler ?
Vous aviez raison : Maligna Escobero était un danger public.
Ça faisait un bail qu'on la recherchait.
On a fouillé son domicile et regardez ce qu'on a trouvé...
- Seigneur ! - Oui, ma jolie.
Dans les années 80, c'était l'idole des masses, une icône.
Je vais vous raconter son histoire.
Maligna était l'amie des enfants.
Lasse de la monotonie de son personnage,
elle s'est créé un look plus moderne.
Mais les enfants n'ont pas aimé le changement
et son émission a été supprimée.
Ça a été le début de la fin.
ll a bien fallu que la pauvre gagne sa vie,
mais la ville est impitoyable pour un hérisson de 2 m.
Un jour, devenue folle et alcoolique,
elle a décidé d'enlever des enfants pour se venger.
Mon pauvre Samuel !
Simeón !
Maligna n'a pas enlevé votre fils.
Le jour où il a disparu,
elle a braqué une banque.
On avait perdu sa trace. Jusqu'à aujourd'hui.
On va pouvoir fêter ça : elle est morte !
Un verre, mon beau ? Coquin !
Mon fils est vivant ou mort ?
Mort.
Je blague, idiote !
J'en sais rien et je m'en fous, c'est pas de mon ressort.
Ramira, la voyante est notre dernier espoir.
Qui a enregistré Papoya, le marin?
Ça m'aide à combattre ma maladie.
Elle va tarder, maman ?
Je crois pas. C'est à cette heure-ci qu'elle apparaît.
Jouez le jeu, elle se prend pour un fantôme.
Ça sent le pet.
Maman, Ramira veut contacter ta voyante.
lncroyable, un verre qui vole !
Maman, c'est toi ?
Ramira, ma fille, je suis ta mère !
Bonjour, maman.
Qu'est-ce qui vous amène ?
Je voudrais le numéro de ta voyante.
Bordel !
Tout ça est paranormal !
Je dois retrouver mon fils.
Voici le numéro...
Saloperie !
Un autre.
Le voici.
Allez, je m'en vais !
Au revoir tout le monde !
Je sens une brézence.
Qu'est-ce qu'elle dit ?
Une brézence très forte.
Ça sent le bretzel au raifort.
Balalán, allumela poule ztroposcopique!
La poule quoi ?
La poule ztroposcopique, merde !
La boule de discothèque !
Pour recréer l'ambiance spirituelle,
il me faut le silence absolu,
des crackers et une bière.
Cette berceuse l'aidera à entrer en transe
et à correspondre avec les disparus.
Ça y est.
Gerarda,
tu dors ?
Continuons.
S'il y a un esprit dans cette maison,
qu'il se manifeste...
maintenant.
ll bouge tout seul.
C'est la première fois que ça arrive ?
Non, mon mari aimait ça aussi.
ll est évident qu'il y a ici une présence très forte.
Et mal élevée.
Gerarda, tu peux ouvrir les yeux.
Je zens des brézences autour de moi.
Elle emprunte le couloir.
Elle s'arrête !
Elle voit mon fils ?
J'entends quelque chose.
Des cris.
De la souffrance.
Gerarda !
On a perdu le contact.
Ça a pas l'air de marcher.
Ne partez pas !
Que puis-je faire pour vous aider ?
Les éfénements horribles laissent des trazes,
un écho qui se rébète.
ll faut safoirécouter.
Je comprends rien.
- Vous entendez, mais n'écoutez pas. - Ecouter quoi ?
ll ne suffit pas de foirpour croire, mais de croire pour zentir.
Attendez.
Vous defezcroire que vous foyez...
Je vois, je crois, j'écoute, mais je peux aussi toucher ?
Ça y est, je sais !
ll ne suffit pas de croire pour foir, mais safoirpour grandir.
Ou fice fersa...
Les femmes croient tout :
les crèmes rajeunissantes, "le bout seulement"...
Croyez-y et après on ferra.
Babalán, on se tire. J'en ai ras le bol !
Elle est relou !
Arrêtez !
J'ai un poignard sur la main !
- Où est le problème ? - Je peux pas.
ll suffit de s'y mettre. Ce sera vite fait.
- Allez, lance-toi. - J'ai dit non !
- T'as dit que tu m'aiderais. - Je peux pas.
Si tu refuses de m'aimer, accepte au moins de me tuer.
Pas question !
Tout est prêt, il manque que la caméra.
Ecoute, j'ai un pote qui peut nous aider.
Je m'appelle Pedro San Antón, on va me tuer.
- Coupez ! - Je me suis trompé ?
On la refait.
Ça tourne. Silence !
Séquence finale, prise unique !
Je m'appelle Pedro...
Coupez !
C'est tristounet. Mettez une touche de couleur.
Ça tourne ?
Je m'appelle Pedro San Antón...
Excuse-moi, parle plus fort, on comprend rien.
Sois naturel tout en criant. D'accord ?
Je m'appelle Pedro San Antón.
Je vais me tuer parce que c'est pas une vie...
Coupez ! C'est à chier !
On va bouffer !
Je veux croire.
Et voir.
Sentir, toucher, chanter...
Mon fils, c'est toi ?
Qu'essaies-tu de me dire ?
- Du calme. - Vous, du calme !
- Vous, du calme ! - Non, vous !
- Qui cherchez-vous ? - Mon fils Simón.
Moi, mon fils Sergio... Sigfrido... Mon fils aussi.
- Bonne chance. - Vous aussi.
Un narguilé !
Mon pistolet ! Mais où ?
Une pioche !
Pour quoi faire ?
Super, les gars ! Merci beaucoup.
Avec ce cirque, on l'a distrait un peu.
J'ai adoré le truc du verre, on aurait dit du cyanure.
- C'était quoi ? - Du cyanure.
Quoi !
Beau gosse, libère-moi et je te fais ce que tu veux.
Merci, tu m'as sauvé la vie !
Plus tard. Je dois d'abord retrouver mon maître.
Merde, je ne vole plus !
Merci, beau gosse, on remettra ça !
En fait, j'ai pas trouvé la...
Vite, mon maître est là !
Je suis pas la chèvre de la Légion !
Maître, souvenez-vous : je suis votre fée !
On a une mission à accomplir.
A moi, la Légion !
Pedro, attends !
Boucle-la, ma belle.
Pedro, ton heure a sonné.
- Tu vas nous quitter. - A cette heure-ci ?
- Oui. - A la bonne heure !
- Oui, c'est l'heure. - Là ou tout à l'heure ?
L'heure, c'est l'heure !
- Là, c'est son heure. - Ça suffit !
Tu dois retourner au monde réel.
Comment ça ?
Tout ça, tu l'imagines.
- Moi, je suis quoi ? - Un hologramme femelle.
Laissez-moi vous expliquer ça autre part.
Qu'est-ce qui se passe ? Vous allez me dire la vérité, bordel ?
Bonne Mère !
La vérité ? Tu pourrais pas la supporter.
Tout ça, c'est dans ta tête.
En fait, on est en 3028.
Au XXe siècle, qui a foiré à la fin,
après un accident, tu t'es congelé.
T'es dans le coma, mais tu vas être refait à neuf...
- Les cheveux aussi ? - C'est pas prévu, mais soit.
Je les veux frisés.
On fait mieux les raides, mais va pour les frisés.
Là, tu dois te réveiller.
Je pige pas.
Quitte cet espace temporel et reviens au futur.
Ras le bol, je pige rien.
Regarde.
Ça, c'est le présent. On est là.
Je suis perdu.
Tu sautes, tu meurs et tu sors du coma !
Après, tu marcheras et danseras avec tous tes cheveux.
Attends, je pensais à une chose :
si ça, c'est un rêve, il est merdique.
Pourquoi je suis pas sur un yacht avec des nanas ?
Une minute.
T'as pris la formule de base. T'as signé.
D'où tes petits gestes.
Je peux pas bouger !
A cause de la formule.
Mais alors, tout ce que j'ai vécu ici ?
Et Ramira ?
Tu dois choisir entre Ramira et...
ton futur avec cheveux.
Tes cheveux... frisés.
Qu'est-ce que je dois faire avec ça ?
Maman, on a tous des problèmes. Moi, Ambrosio m'a quittée.
lls se moquent de moi. lls jouent avec mes nerfs.
C'est sûrement ce que veut Simeón : jouer.
A quoi sert ce truc ?
Ça ? A frapper.
Des murs !
Un, deux, trois... soleil !
Un film, trois euros !
Mon fils, c'est toi ?
Que veux-tu dire ?
Je ne comprends pas.
Tu veux faire des mimes ?
Deux mots ?
Christophe Colomb !
Un robot !
Un policier !
Danser !
Que veux-tu me dire ? Sois plus clair.
Où vas-tu ?
Ça mène où ?
Prends ça, Pedro.
Un souvenir de moi.
Mon œuf !
Je veux pas te presser, mais tu comptes sauter ?
J'ai changé d'avis.
Ramira, ici je marcherai jamais, mais j'ai connu un être merveilleux.
Je reste avec toi. Je t'aime !
Je dois te dire un truc avant que j'oublie.
- Le bleu te va bien. - Merci.
Tu dois sauter ! Le client paye quand il se réveille.
Tu entends de la musique ou c'est dans ma tête ?
Elle m'ensorcelle.
Elle m'ensorcelle à donf.
Bordel !
Le Faune !
Tu restes avec moi ?
C'est adorable, mais tout ça n'est pas réel.
J'emmerde le monde réel !
Ofendia ?
Oui, je t'ai donné des pistes pour retrouver Simeón.
ll est là, tu vois pas ?
Mon fils, te voilà enfin !
Ça va ?
Maman, il est mort !
T'as une drôle de mine. Qu'est-ce qui t'arrive ?
Réponds-moi !
Attends, si tout est dans ta tête...
tu en as le contrôle.
Concentre-toi.
Concentre-toi...
Ramira, je peux faire ce que je veux.
- Quel corps veux-tu que j'aie ? - Je t'aime comme tu es.
Va voir un psy !
LAXATlF EXTRA FORT
- Qu'est-ce que t'as fait ? - Je dois aller chier.
Tout ça est un rêve, c'est pas vrai.
Si, c'est vrai.
Non, c'est un rêve.
Les vœux peuvent s'exaucer.
Si tu y crois, Simeón reviendra auprès de toi.
Concentre-toi !
Pas comme ça !
Souviens-toi : croire pour voir...
Concentre-toi, bonne Mère !
Bonjour, maman !
Mon fils !
Mon garçon !
Ça pue !
Ma vie !
Mon trésor !
Mon fils !
Regarde, tu n'as plus rien à craindre.
Je reviens !
Viens, je vais te montrer le monde qui t'était défendu.
Tu veux ?
Je sais pas, je me méfie de toi.
Tu ne crains plus le soleil.
Je prendrai soin de toi, Simeón.
Pablo, t'es où ?
Pablo, filme tout. Fais pas le con !
C'est louche, tout ça !
En direct, une horde de zombies !
Qu'est-ce qui se passe ?
Tire-toi, on travaille !
Pousse-toi !
Pas le soleil !
Une petite coupe, coquin ?
O sole mio !
On est entourés de zombies. En direct !
Couverts de sang humain et à poil !
Une cervelle de singe !
Voilà, c'est la 507e !
Une tapa !
Mettez pas votre doigt, madame ! Bon sang !
Où est la boule ?
Une zombie !
Une abomination de la nature !
Mon chant devient gitan
Quand je chante pour toi, Grenade
On est des pros et on vit et meurt pour l'info.
Si on doit se faire bouffer, tant pis !
Le public doit savoir ce qui se passe
et comment on se fait bouffer.
Espèce de salope !
Des trucs que j'ai faits...
Je veux pas le savoir !
- J'ai essayé. - Coupez !
Qu'est-ce qui vous arrive ?
C'est vrai, il faisait si noir.
Et merde !
Pardon, je t'ai fait mal aux couilles ?
Je sens rien.
Mais dans quel état tu es !
Tu vas voir ce que je vais te mettre !
Voilà !
C'est à moi !
Et Ramira ?
Tu dois choisir :
Ramira ou ton futur avec cheveux.
Mon futur.
Salut !
Ça tournait ?
Qui a fermé à clé ?
Tu dois sauter ! Le client paye quand...
Je vais y arriver.
Mes chers amis...
Je peux pas !
Dr Grijander, aidez-moi !
Ma jambe me démange !
Je peux pas...
Un robot !
Un percussionniste !
Jésus !
Un lapin !
Voler... Jésus... Au revoir...
Folle ?
Je ne suis pas folle !
Danse !
Danse, mon fils !
Comme tes cheveux ont poussé !
Sebastián !
Adaptation : Pascal Strippoli
Sous-titrage : C.M.C.
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