All language subtitles for We.Need.Your.Vote.2018.1080p.BluRay.x264.AAC5.1-[YTS.MX]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional) Download
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

Downloaded from YTS.MX

Official YIFY movies site: YTS.MX

-Persistez.

Rien au monde ne peut remplacer la persistance.

Pas le talent,

rien n'est plus courant que les ratés de talent,

ni le génie.

Le génie non récompensé

est presque proverbial.

Et l'éducation ne suffira pas

à elle seule.

Le monde est plein d'épaves diplômées.

Seules la persistance et la détermination

sont omnipotentes.

-Je commencerais par :

"Sei beharrlich.

"Nichts auf der Welt kann Beharrlichkeit ersetzen."

-"Auf der Welt"?

C'est un accusatif.

-Alors, non, justement.

"Auf der Welt"...

-C'est l'introduction de mon livre sur la France au travail.

-Ah.

-Pas mal, hein ?

-Oui, c'est bien.

-Tu trouves, vraiment ? -Oui, c'est...

C'est bien, ça donne envie de persister.

-C'est exactement ça, l'idée.

Exactement.

Mais tu n'en parles pas autour de toi.

La sortie va faire beaucoup de bruit, donc en attendant,

pas un mot.

-Vous voulez qu'on continue sur la traduction ?

-C'est marrant.

Camille ne procède pas du tout comme toi.

-Ah bon ? -Elle est plus dans l'attaque.

Toi, tu joues plus en défense, non ?

C'est ta copine,

Camille ?

-Juste une copine de fac.

-On les connaît, les copines de fac. Tu te la tapes ?

-Non, je la remplace juste quelques jours.

Elle m'a donné une liste de verbes.

Elle vous l'a donnée ou pas ?

-Tu sais, la politique, c'est un milieu bourré de phéromones.

Bourré de phéromones.

T'es obligé de te positionner, c'est animal.

Alors le problème, tu t'en doutes, c'est les mâles alpha.

Il y en a plus chez les politiciens que dans le reste de la population.

C'est inévitable, ça.

-Il faut revoir les verbes irréguliers.

-Dis-moi, Arnaud...

La France,

ça t'intéresse ? -La France ?

-La France, Arnaud.

-Oui. -Oui ?

C'est-à-dire ?

-C'est-à-dire quoi ?

-C'est-à-dire... Je t'observe depuis tout à l'heure

et je me dis : "Voilà un garçon brillant,

"fort de ses capacités.

"Ce garçon-là, je peux pas le laisser filer."

Non ?

Alors il y a ce petit problème, là,

le côté "je joue en défense", sur lequel on peut travailler,

mais, sinon...

Ca t'intéresserait ?

-De quoi ?

-T'as raison, il nous faut du concret.

D'ailleurs, t'as bien choisi ta période,

avec les présidentielles qui approchent.

Il paraît que Huysman cherche quelqu'un pour les primaires.

-Pardon, M. Juval-Thibault, mais je dois y aller.

-C'est parfait. Dépêche-toi.

Viens.

Dépêche-toi.

17 h à l'Assemblée, c'est l'heure où les fauves vont boire.

-Le truc, c'est que Huysman, il a déjà quelqu'un.

Une Sciences-Po-ENA, très compétente, très...

-C'est dommage.

Arnaud était super motivé.

-J'ai déjà des projets, tout va bien.

-Tu sais que Beressi y va ?

-Elle y va ? -Oui.

-Beressi ? -Oui.

-Aux primaires ? -Eh oui.

-Qui fait sa campagne ?

-T'es pas au courant ? C'est Karadzic.

-C'est pas vrai... -Si, Karadzic.

-Karadzic ?

Il y aurait quelque chose pour Arnaud, de ce côté-là ?

-Le truc, c'est que bosser avec Karadzic, il faut en avoir envie.

-Oui.

-Il en a envie ?

-Tu en as envie ?

-Je sais pas, ça dépend. Il est comment, Karadzic ?

-Tu sais rien faire, en fait.

-Je parle quatre langues.

-Oui, mais Catherine fait sa campagne en français.

-Mais je parle français aussi.

-Il faut préciser qu'Arnaud vient de la société civile.

C'est important, ça.

Et qu'il est possiblement l'arrière-petit-neveu de Jean Jaurès.

C'est pas rien.

-Ma famille s'appelle "Jaurès", mais c'est peut-être pas la même branche.

Jean Jaurès venait de Castres. Nous, on est du côté de la Normandie.

-C'est comme moi, avec mon patronyme.

On pense que j'ai torturé des gens en Bosnie, alors que non.

Enfin, rien n'est prouvé.

-Bon. Je vous laisse.

Arnaud, on se...

-Tu crois que grâce à ton tonton, tu vas avoir le job ?

-C'est pas mon oncle.

-Je crois à la méritocratie, pas aux amis de papa.

-Mais, écoutez... J'ai rien demandé, d'accord ?

Je suis venu donner un cours à M. Juval-Thibault.

-Assieds-toi.

Assieds-toi.

Et Catherine, t'en penses quoi ? -Elle est bien.

-Mieux que ça, quand même. Avec son action à la Culture...

-C'est vrai. -Non, c'est pas vrai.

Elle était secrétaire d'Etat au Budget.

Tu t'en fous, de la France. -De la France ?

-Loraine, je te dis que non. Tu vois comment ça a pu se passer.

Prenois l'appelle, lui parle de Beressi...

C'est ce que je viens de te dire.

Je vais lui faire sa fête, à cette merde.

J'attends.

Et tu comptes faire quoi, après 3 maîtrises et 2 doctorats ?

-Ah.

Je pars au Canada dans un mois.

-Apprendre l'italien ?

-Non. Je pars monter une ONG avec ma copine là-bas.

On va venir en aide aux Inuits.

Rire

...

-Excuse-moi.

Excuse-moi, Loraine. Je parle avec mon nouvel assistant, Arnaud.

Vincent m'a plantée.

Comme ça, sans prévenir.

Il avait pas les épaules. Le nouveau sait rien faire.

Si, il parle 4 langues et s'appelle Jaurès.

Ca va pas nous booster dans le Poitou-Charentes.

...

Ouais,

on peut dire ça.

Non, je prête pas mes jouets.

...

T'es con...

Je te laisse.

Alors, Arnaud ?

-Salut, Arnaud -Bonjour.

-Christophe Maréchal, "Ouest-France".

Tu sais si Beressi va parler du RDSA

avec le maire de Saint-François-du-Gard ?

-Le RDSA... Je sais pas du tout.

-Ouais, le RDSA.

-Euh... Il faut que je demande à Agnès.

Je peux lui demander.

-Ca va, je vais me débrouiller.

Merci, ça va aller.

-Attention, c'est chaud. C'est brûlant.

-T'en as mis, du temps.

-Je parlais au mec de "Ouest-France". Il connaît mon prénom.

-Il voulait quoi ?

-Savoir si la rencontre porterait sur le RDSA.

-T'as dit quoi ? -Que j'en savais rien.

-T'as dit ça ?

-Ouais.

-Je vais leur parler.

-J'en savais vraiment rien.

-Christophe, je peux te parler une minute ?

-Agnès ! -T'étais où ?

-La nana...

-Me raconte pas ta vie, je m'en fous.

-Elle a pas réussi à trouver l'entrée.

-ALLONS ENFANTS DE LA PATRIE

LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVE

Applaudissements

-Alors,

chers citoyens de Saint-François-du-Gard,

chers amis.

Merci à tous et à toutes

d'être venus si nombreux

pour ce premier meeting de campagne,

que j'ai placé sous le signe de la jeunesse.

Merci à Jean-Claude Escoffier, maire de Saint-François-du-Gard,

soutien de la première heure

et qui me fait l'amitié

de me recevoir dans sa ville.

Si je suis ici parmi vous,

c'est parce que je voulais avoir avec vous

une discussion franche, à l'aube

de cette campagne présidentielle.

Car, contre l'air du temps, et...

du moins, dans un esprit distancié

et critique avec la mode ou la politique,

je dis mon attachement aux valeurs qui sont les miennes.

-Ca va ? -Oui.

-Tu t'amuses bien ? -Oui, ça va.

Vous voulez un verre ? -Tu faisais quoi ?

-J'écoutais le discours.

-Je suis tombée dans une embuscade.

Ca fait 2 heures que je te fais des signes.

-Ah... Non, pardon, j'avais pas compris.

-Ca, c'est ton boulot.

Quand tu vois un ou une lourdingue me tenir la jambe,

tu dis que j'ai un appel urgent.

Je réponds : "Je les rappelle."

Si l'emmerdeur continue,

tu insistes, je t'engueule un peu, et on file. C'est clair ?

-D'accord.

-D'accord ?

-J'avais pas compris.

-Madame Beressi ?

-Madame Beressi, un commentaire ?

-On peut faire une petite photo ?

-Une déclaration sur les propos de...?

-Bonjour. Excusez-moi. Agnès, un appel pour vous.

-Je rappellerai.

-C'est le QG. C'est très, très urgent.

-Je rappellerai. Je discute avec Henri, là.

-Désolé d'insister, mais il faut les rappeler maintenant.

-Allez-y, si c'est si urgent.

-Ils vont m'entendre.

-Vous êtes le nouveau stagiaire ? -Son nouvel assistant.

-Très bien.

Je dois prendre cet appel.

Allô ?

-A quoi tu joues, bordel ?

-Pardon ?

-C'est le président de la fédération. On est là pour lui.

-Elle est en train de vous rappeler, justement.

Vous m'aviez dit que c'était pour la gerbe.

-On s'en fout, gogole. Ce type représente 3 000 voix.

Tu sais ce que ça représente ?

Et voilà, il se tire. Qu'est-ce que tu peux être débile !

Henri ? Henri ?

-Le temps n'était pas avec nous,

mais je tenais à être aux côtés de Jean-Claude Escoffier.

-Les sondages ne vous sont pas favorables. Ca vous inquiète ?

-Vous savez ce que valent les sondages.

Moi, je n'écoute pas les bruits de couloir...

-C'est bon.

-Quoi, Arnaud ?

-On part dans une heure.

La première classe était au même prix.

-Catherine, c'est la candidate de tous les Français.

-Ouais.

-Il faut que je m'isole pour travailler.

-On avait parlé d'une déambulation pour voir les gens.

-"Les gens" ? -Les électeurs.

-Non. Le plus important, c'est mon discours pour les maires de France.

La déambulation peut

attendre ?

-Bien sûr.

-Agnès...

Je suis désolé pour tout à l'heure,

avec le président de la fédération.

Je savais pas.

-Il faut savoir. C'est aussi ça, la politique.

Et merci pour la météo, au fait.

-C'est pas ma faute.

-Mais non. Je me fous de toi.

Arrête de faire la gueule.

-C'est vous qui...

J'aime pas trop quand on m'appelle "gogole".

-Je l'ai dit qu'une fois.

Et dans ma bouche, c'est affectueux.

Ca va, cette 1re journée ?

C'était pas trop dur ?

-Ca va. C'était un peu... speed, mais il faut juste que je m'y fasse.

-J'aimerais qu'on parle de ça. -Ouais.

-Je pense pas que tu fasses l'affaire.

-Ah...

-C'est sérieux, la politique.

On peut pas s'encombrer avec des...

On a besoin de gens rapides.

Et comme tu sais rien faire...

Sonnerie de portable

Je suis obligée de le prendre.

Oui.

Désolée, j'ai pas pu vous rappeler.

Oui, oui, bien sûr.

Non, non, mais...

-Excusez-moi, j'ai vraiment pas pu aujourd'hui.

Je peux venir vendredi, à la place ?

Oui ? Bon. Je suis vraiment désolé.

Excusez-moi, j'ai pas pu me libérer.

Oui, je sais.

Oui, je sais.

Non, je m'énerve pas.

C'est juste que...

Oui.

Mais sinon, Tom fait des gros progrès.

Mais on n'apprend pas l'espagnol selon le coefficient au bac.

Oui. D'accord.

Bon.

Merci beaucoup.

D'accord. Merci beaucoup. Bonne soirée, hein. Merci.

Merde...

*-...très loin des attentes des Français.

*-Catherine Beressi a été claire, lors d'un déplacement dans le Gard,

sur la question du RDSA. On a des images.

Elle a dit : "La question de la mise en place

"du RDSA mérite d'être posée.

"Il n'y a aucune raison de ne pas l'évoquer."

*-Ca en dit long.

J'aimerais revenir sur le document qu'on a vu.

Ca dit que personne

ne s'entend, dans cette maison.

*-Personne, dans cette primaire, n'a les mêmes recommandations

en matière de politique économique.

Ca crée un sentiment de confusion, d'embrouillamini

qui ne permet pas de dégager

une dynamique propre pour chaque candidat.

*-C'est plutôt bien dit.

On a l'impression d'assister au congrès d'un parti...

*Musique traditionnelle amérindienne

...

Qui y aura-t-il en face ?

Les conditions seront-elles réunies...

-Allô, poussin ? Allô ?

Tu me vois ?

*-Hey. -Ouais, mon amour.

Ca va ? *-Ca va, et toi ?

-Ouais. J'ai pas pu te répondre tout à l'heure.

*-T'as pris tes billets ? J'essaie de te joindre depuis 3 jours...

-La semaine prochaine.

*-OK...

*Sirène

...

T'en as rien à foutre.

T'en as rien à foutre, de moi, des Inuits.

-Mais non. J'en ai pas rien à foutre, des Inuits.

*-Je comprends pas ! C'était prévu !

-T'énerve pas.

*-J'essaie, OK ? -Leslie...

*-J'en ai marre.

-Allô ?

Lesl...

*-...d'enthousiasme, dans cette campagne.

-Salut, Arnaud.

-Salut, Arnaud.

-Ca va, Mickaël ? -Très bien.

Beressi accepterait un déjeuner avec la rédaction ?

-C'est encore pour un papier pourri ?

-Non, pas avec la nouvelle séquence qui s'ouvre.

C'est son moment, à Catherine. Dans la semaine ?

-On va voir. OK ? -Merci, Arnaud.

-Catherine attend son tailleur ! -Ca va...

Putain...

C'est bon, c'est bon, le tailleur a rien.

-Laisse tomber, on s'en fout.

Labussière se retire. Catherine passe en 2e.

-A cause des rétrocommissions qataries ?

-Rien à voir. Il veut faire de la peinture.

-Très marrant.

-On est dans la merde.

-Laurent Labussière se désiste. C'est son choix.

Cela ne doit pas nous détourner des vrais sujets.

-2 secondes.

D'après Marc, ce départ devrait booster Prenois.

Il faut que tu attaques.

-J'ai rien sur Prenois.

J'ai rien à dire sur ce type.

Déjà à l'ENA... C'est pas le moment.

Prenois, c'est...

C'est sûr, c'est...

C'est un choix sûr, mais sans risque.

Prenois, c'est refuser d'arbitrer.

-Prenois, c'est un pub irlandais. -Hein ?

-Non, je disais que Prenois, c'était comme un pub irlandais.

C'est ni bon ni mauvais. On sait ce que ça va donner.

On va pas passer la meilleure soirée du monde.

-Plus bas, la manche.

-Bon. Catherine, pas trop de chiffres,

des phrases courtes.

On n'est pas à la fac. On sait déjà que tu es brillante.

-Il faudrait y aller, là.

-Hop.

Et essaie d'être un petit peu plus...

"pushy". -"Pushy" ?

-"Pushy". Montrer les dents, quoi.

Un peu plus provoc. Qu'on se rappelle de toi.

Et la veste, ça va pas. On la change. On l'enlève.

-Ah...

Voilà. Et là, ça va ?

-Très bien. Parfait. -OK. Allez.

Hop, hop, hop.

-Alors, il en est où ? -Il y a pas grand-chose.

*-Il faut savoir qu'aujourd'hui, en France,

à cause de la politique menée sous la présidence Martineau,

le chômage a augmenté de 1 point et demi.

Et si on prend l'exemple de la déflation...

-C'est pas possible d'être aussi mauvaise.

*-L'indice des prix à la consommation est négatif

dans 4 pays européens.

Hein ? Voilà.

On frappe.

Moins 0,2 % en France et en Allemagne...

-Je fais un papier pour "Le Monde".

-C'est pas possible, on est en train de...

-C'est bon. Entre.

-Ca va ?

-Très bien, et toi ? Merci d'être venue.

-Tu rigoles ? Merci de m'avoir invitée.

*-Les gens se demandent ce que vous avez fait pendant 2 ans et demi.

Vous avez travaillé dans le privé,

donné des cours d'économie en Suisse.

*-J'ai été

députée européenne.

*-C'est vrai. *-Vous ne l'avez pas dit.

-Elle a gagné

en assurance. -Elle déchire.

*-Vous pensez vous qualifier ?

*-D'abord, nous n'en sommes pas là. Et le programme de Pascal Prenois,

c'est comme un pub irlandais.

Le pub irlandais, c'est ni bon ni mauvais.

-C'est de moi.

-Ah bon ?

-On en a discuté ensemble tout à l'heure.

-Oh là là... Il est content.

*-Vous avez annoncé une refonte de l'école...

-Dès que c'est fini, tu récupères Catherine.

C'est pas la peine qu'elle croise des journalistes.

-D'accord. -Les retours, c'est pas terrible.

Bonsoir.

Prenois et sa bande de morts-vivants.

Ils me dépriment.

-Le type du "Figaro" m'appelle.

-Dis par texto que tu le rappelles.

-Je dis quoi ? -Que tu le rappelles.

-Pour lui dire quoi ?

-Tu le rappelles pas.

-Ah... -Tu connaissais pas ça, hein ?

-C'est toi qui as voulu mettre le RDSA en avant.

*Musique traditionnelle amérindienne

...

-Je dois relire mon discours.

...

-Oui, Leslie.

Je suis dans le train, je peux pas trop te parler.

Je te rappelle.

*-Sûr ? -Oui...

*-Tu m'appelles, hein ?

-Je te dis que je t'appelle quand j'arrive.

OK. Ouais, je te dirai.

Bisou, poussin.

Bye bye, poussin.

Bisou, poussine.

-Et je souhaite que nous puissions vous accompagner pleinement.

L'Agence française de développement concentrera les financements...

-"Poussin."

"Poussin."

"Poussin."

*-On a vu arriver Pascal Prenois,

qui semblait très serein.

Pascal Prenois, qui doit attendre avec impatience

les résultats et le verdict des électeurs.

Catherine Beressi est apparue dès 17 h...

-Bon. Apparemment, les 8 % sont confirmés.

C'est peut-être plus dans les DOM-TOM.

-8 % ?

8 %, c'est bien ou pas ? Franchement, c'est bien, non ?

-Ah oui. Ca, c'est sûr. 8, c'est bien.

-Oui. Ben oui, c'est bien. C'est même super.

Ils vont devoir faire avec moi, maintenant.

Sur le RDSA, les taux d'épargne, ils sont obligés de me suivre.

-Tout à fait.

-Où est Agnès ?

-Ghislaine, t'as pas vu Agnès ? -Non.

-Arnaud, tu tombes bien.

-Ca va ? -Je voulais te voir.

-Je suis hyper pressé, là.

-C'est formidable, ce qui se passe.

Tu mènes bien ta petite barque.

-Ca, c'est un premier estimatif.

T'as pas vu Agnès ?

-Vous allez fêter ça ? -Sûrement.

-Tu te la tapes ? -Ben non.

-Tu te la tapes pas ? -Pas du tout.

Je peux passer te voir dans ton bureau un de ces quatre ?

-Quel bureau ?

-Ton bureau, là où je t'ai vu à l'Assemblée.

-Ah non, mais... Non, non.

C'est pas mon bureau. Un copain me le prête.

-Excuse-moi. Il faut absolument que je le prenne, celui-là.

On s'attrape. -OK.

-Allô ? -Salut, Arnaud.

-Tant qu'on n'a pas la Lozère, on communique pas.

-Oh, pardon.

-Tu vois ce que je veux dire.

C'est quoi, cette tête de balai à chiottes ?

-Je pensais que Prenois vous déprimait.

-J'ai négocié la direction de sa com. La présidentielle, c'est autre chose.

Il va falloir se concentrer. -C'est une blague ?

-On va bosser au pub irlandais.

-Moi, je pars au Canada dans une semaine.

-Allez, fais pas l'enfant.

-J'ai un programme, je peux pas tout annuler.

-La politique, c'est aussi savoir changer de programme.

-Je vois bien, ouais.

-Ah... -Bravo. 8 %.

-C'est bien ?

-Ben oui, c'est bien. -D'accord. OK.

-On trinque. -Allez.

-Voilà. Merci. -Bravo.

-Bravo. -Merci.

Merci à toute l'équipe. Merci beaucoup. Merci.

-On y va ? -Oui, je sais. On y va.

Je prends mon texte pour le relire.

Vous êtes avec moi, hein ? -On est avec toi.

*-L'ancienne secrétaire d'Etat a démarré, on s'en souvient,

une campagne tardive...

-Pour Catherine Beressi, ça se fête. Je passe à la télé !

Où est-ce qu'on fête ça ? Où est-ce qu'on fête ça ?

-A l'Elysée ! -A l'Elysée et à Catherine !

-Poussin !

Poussin !

Rires

-Poussin !

-Ben, alors ?

-Mets ta ceinture, poussin !

-Je te ramène ? -Ouais.

-Alors, tu fais quoi ?

Tu vas me quitter, c'est ça ?

-Ben... -Ca te fait plus envie ?

-Si. C'est juste que...

-Tu préfères retrouver "poussinette" chez les Esquimaux.

-C'est ce qui était prévu.

-Pendant qu'on se bat pour la France, tu te barres au Canada.

T'as pas envie de rendre à ton pays ce qu'il t'a donné ?

On a encore un truc à faire.

-Ben oui, mais...

Au Canada, je sais ce qui m'attend. Il y a Leslie, il y a l'ONG...

Alors que Prenois, il passera jamais le premier tour,

franchement.

-Mais qui ne tente rien n'a rien.

Je vous dois combien ? -10,20 E.

-Attendez. Déjà, la course, c'est pour moi.

Et c'est vrai... Même si on gagne, je vais faire quoi ?

Je vais faire des photocopies au ministère de la Jeunesse ?

-Laisse tomber, Arnaud. Bon courage pour la suite.

Sonnerie de portable

-Il faut se positionner tout de suite.

-Agnès, attends. J'ai pas de liquide, en fait.

-Avec ces 36 %, certains vont parler déjà d'un accident.

Il faut montrer qu'on est prêts à se battre.

*-L'embarquement du vol Air France à destination de Montréal

est maintenant terminé.

-C'est fini pour Escoffier. -Quoi ?

-Le maire de Saint-François-du-Gard. Il a fait un AVC.

-Ah, merde. Il était hyper gentil.

-Avec les municipales anticipées,

ces cons parlent de test pour le 1er tour.

T'as bossé, toi ?

-Je t'ai préparé un doc avec l'allocution de Prenois

sur la protection sociale.

Jette un coup d'oeil.

-C'est l'émotion qui compte.

-Il y a de l'émotion.

-Je veux de l'émotion. -Promis, il y en a.

-Regarde Bertrand.

Il doit faire l'article de sa réforme agraire à la con.

-Non, non, il parle de toi. -Comment ça ?

-Ah, je sais lire sur les lèvres.

-Mais oui.

-Non, je te promets, ma mère est malentendante.

-T'es sérieux ? -Oui.

-Vas-y, il dit quoi ?

-Je peux pas te dire, c'est gênant.

-Comment ça ? -Ben non, je vais pas...

-Allez, il dit quoi ?

-T'es sûre ? -Oui, vas-y. Ils disent quoi ?

-Là, ils disent...

"J'adore quand elle a son soutif vert émeraude.

"Je l'aime bien. Il va bien avec son string."

"En plus, elle laisse sa chemise ouverte.

"On peut tout voir."

"Ouais, pour ce qu'il y a à voir..."

Et là, il parle de Nicki...

Ouais, il a dit :

"C'est pas Nicki Minaj ni Kim Kardashian,

"mais pour son âge, elle est bien conservée."

C'est des salauds.

-J'ai pas le temps pour ces conneries.

-Et donc il devient candidat officiel à la présidentielle.

Parmi les adversaires,

les regards se tournent vers Evelyne Martineau.

Que va faire l'actuelle présidente ?

Elle est quand même en mauvaise posture.

Est-elle en état de briguer un second mandat ?

C'est le silence total du côté de l'Elysée.

En tout cas, si elle venait à renoncer,

Pascal Prenois aurait vraiment toutes ses chances

et pourrait devenir vraiment la belle surprise de cette élection.

Vibreur

-Allô ?

-Il faut une rupture visuelle pour le discours de Bercy.

Alors je...

-Pardon. -Mets-toi là, s'il te plaît.

-Oui, on t'écoute. -Pardon.

(-C'était prévu, cette réunion ?) -Continue.

-Il faut une rupture visuelle.

Moi, j'ai pensé à un changement de lunettes,

peut-être même les supprimer.

-Carrément ? Mes lunettes ?

-C'est ton regard sur la France.

C'est moins voyant que de changer de coupe,

moins risqué que de changer de style vestimentaire.

C'est imperceptible et omniprésent.

-Mais ça fait un peu moins sympathique, non ?

Au niveau de... Sans rien, tu vois.

-Non, je trouve pas du tout.

-Et avec ?

-Il y a des études qui ont été faites.

-Là, je vois moins.

-Tu en penses quoi, Arnaud ?

-Je pense que c'est bien.

-Ben... Merci, Arnaud.

Rires

-Pascal, il faut qu'on parle de ton clip de campagne.

J'ai une liste de personnalités prêtes à te soutenir.

-J'aimerais que tu joignes Jil Caplan.

-Je le contacte.

-"La". C'est une chanteuse.

Tu la connais pas ? Jil Caplan.

Moi, tous les soirs

Tu me dis, tu me dis "Pas ce soir"

Entre le blues et le slow, quoi. C'est...

-Ah oui, je vois très bien. Qu'est-ce que j'ai dansé là-dessus !

-J'adore.

-Agnès ? -Qu'est-ce qui t'arrive ?

-Qu'est-ce qu'il fait là ?

-Salim ? On vous a pas présentés ?

-Ben, non.

-Tu vas voir, il est super. Rapide, efficace, constant.

D'ailleurs, je voulais te présenter Jacqueline.

La maman de Pascal, qui a eu une idée formidable.

J'ai pensé à toi pour cette mission.

-"Cette mission" ?

-Je vous laisse ? -Oui.

C'est vous, Arnaud ? -Oui.

-Bonjour. -Bonjour.

-Asseyez-vous.

Un imagier

avec des photos de toutes les étapes du parcours de mon fils.

-Un livre d'images, quoi.

-Un imagier.

Les livres d'images, c'est fait pour les enfants.

J'ai déjà en tête une mise en page très précise.

Le problème, c'est que je ne connais rien aux ordinateurs.

Je suis nulle en Internet. Il paraît que vous êtes très fort.

-Ah bon ?

-C'est ce qu'Agnès m'a dit.

-Faut croire, oui.

Alors, voyons voir...

-Doucement, ce sont des originaux. -Pardon.

C'est Pascal avec le canard, là ?

-Pour être aux normes, madame la maire

et toutes les collectivités ont participé

à l'élaboration de ce projet, et on va...

-Ah oui, c'est ça ? C'est ce projet ? Il est formidable.

-Ce sera prêt au printemps prochain.

Il y a des logements individuels pour les familles,

il y a des salles communes pour se rencontrer.

Derrière... -Combien de places ?

-A peu près 450. 450, précisément.

-10 fois plus.

-Oui. C'est énorme.

-On peut avancer ? -Bien sûr.

-Ici, monsieur Prenois.

Venez, Agnès, Salim, Dominique.

Bonjour. "Assalamu alaykum." Enchanté.

Sachez que c'est très important pour nous.

Vous pouvez arrêter les photos ?

Pas de photos. Merci.

Le centre d'hébergement va bénéficier de gros travaux.

Il parle wolof.

-Il va passer de 50 lits à 450 lits.

...

-Vous êtes de quel pays ?

...

-Ah, les Wolofs. J'ai fait un voyage au Sénégal

et j'ai découvert toutes ces tribus :

les Wolofs, les Toucouleurs, les Sarahoulés,

les Peuls.

Il y en a encore pas mal...

-On a les Cayors, on a les Sérères...

-Voilà, c'est ça.

-Celle de l'ENA, plus à gauche.

-Comme ça ? -Non, plus.

-Comme ça ?

-Qu'est-ce qu'on met comme légende ?

-Je sais pas, on n'a qu'à mettre...

"Pascal et ses petits camarades de promo."

-Ca, c'est finement observé.

On voit bien que c'est Pascal avec ses camarades de promo.

Non, c'est trop littéral.

-Et si je mettais...

"Eh oui, l'école est finie" ?

-Ca fait un peu con, non ?

"L'ENA, l'école des élites."

-Ca, ça fait pas un peu...?

Non, c'est bien.

"L'ENA, l'école des élites." Comme ça.

-Très bien. -OK.

C'était la dernière ?

-J'en ai encore plein, mais c'est une 1re version.

A first draft.

-Il faut pas qu'on s'épuise, avec cette histoire d'imagier.

-Mais ça va.

Bon...

Déchaussez-vous.

Pascal a besoin de moi tout le temps, vous savez.

Il ne sait vraiment rien faire.

C'est un véritable empoté.

-Mais c'est fatigant, une campagne.

Il faut le comprendre.

Ce serait peut-être le moment de faire un break,

un bilan de santé ou quelque chose.

-Ca va, j'ai arrêté de fumer. C'est jamais qu'un étage.

-Le pauvre Pascal, si jamais vous nous claquez entre les doigts...

-Le réchauffement climatique ?

-T'es contre.

-Sérieusement. On bosse, là.

-Alors ? -On est là pour ça.

-Bonsoir. -Ah, maman.

-Bonsoir. -Excusez-moi.

Pascal, je voudrais te montrer la 1re version de l'imagier.

-Ah, l'imagier de ma mère.

C'est le tournant de la campagne.

Alors, voyons voir ça. Merci.

Le zoom, comment...?

-C'est comme ça. Ici, sur le pad.

-Approche-toi, Bertrand.

-Ah ouais... -Puisque tu veux bosser.

Oh là là, attends.

Celle en short

et en tongs, là, c'est pas indispensable.

-Arnaud la trouve très sympathique aussi.

-C'est vous, Arnaud ?

-Oui, c'est moi. -Oui, c'est lui.

Il travaillait avec Agnès

pour ma primaire.

-Allez vous asseoir parmi nous.

J'aime beaucoup.

Tu te rappelles, cette veste, je l'avais achetée aux puces.

J'ai fait bosser trois agences de com sur mon cas

et aucune n'a mis en avant le capital sympathie de mes bermudas.

-Parlons de la réforme budgétaire.

-Oui. Ca va.

-Je dois appeler Cottin, moi. Je lui dis quoi ?

-L'indexation des indices de déflation

sur le quotient de déficit du Trésor, c'est compliqué ?

-Tu dois vendre le truc. Tu vas passer pour un normalien.

-L'idée, c'est d'avoir un outil pour garder le cap,

comme une boussole.

Donc... "Avec Prenois, on perd pas le nord."

-C'est bien, mais c'est quoi,

la marque ?

-L'azimut budgétaire ?

-Ca fait un peu scouts de France.

-La boussole fiscale ?

-Non. Ca fait "bouclier fiscal". Ca, non.

Vous êtes inspirés. Ca fait plaisir.

-On va trouver. -3 mousquetaires...

Alors ?

Hein ?

Il faut la vendre, cette réforme. Elle est importante.

-Ben...

-Le GPS budgétaire, sinon. -Quoi ?

-Non, j'ai juste dit "le GPS budgétaire",

mais c'est un peu pourri.

-"GPS budgétaire." Ah non.

J'aime bien, moi.

Ca me plaît.

"GPS budgétaire." -C'est bien.

-J'aime bien. -Ouais, c'est bien.

-C'est moderne.

-Avec un GPS,

on va directement au but.

-Arnaud a appris vite.

-On valide ? J'appelle Cottin ?

-Qui ça ? -Cottin.

-Bien sûr.

-Un gâteau ? -Je fais attention.

Un petit morceau.

Vibreur

-Faites circuler.

-Sers-toi, Philippe. Il est délicieux.

Même avec un thé, c'est très bien.

Arnaud, un peu de cake ?

-Tu l'as eu où, ton café ?

-Dans la salle de régie. Mais il faut un badge.

-Ah. J'ai pas encore le badge. -Merde.

-C'est incompréhensible.

Et ça, c'est très bien.

-Ca va, Arnaud ?

-J'étais fatigué, mais ça va mieux.

-Je voudrais remercier Catherine.

Je te remercie d'avoir intégré notre équipe de campagne.

Tu vas nous être utile.

-Je t'en prie, Pascal.

-Si, si.

Tu es la bienvenue ici.

Maintenant, on va pouvoir parler d'économie.

C'est important aussi.

(-C'est "Le Bébête Show", cette équipe.)

(Le GPS budgétaire, quelle connerie.)

(La communication politique)

(pour les cons.) (-C'est absurde.)

-Agnès ? Tu avais quelque chose à dire, je crois.

-Je voulais juste dire,

pour ceux qui n'ont pas de master en économétrie,

ce programme est imbitable. -On a des formules

simples.

-Ou simplistes ?

-Simples. -Comme le GPS ?

-Ben oui, comme le GPS budgétaire d'Arnaud, entre autres.

-Vous pensez que les électeurs vont avaler ça ?

-Pardon, Agnès, mais quand je vais chez le médecin

et qu'il m'explique des choses compliquées,

ça me donne l'impression qu'il sait de quoi il parle.

Rires

-Edwin, je t'écoute pour la TVA, Bruxelles, tout ça.

-Je t'avais préparé des fiches.

-Je les ai pas eues.

-Elle est à 20, ils veulent la passer à 22.

Tu pourrais proposer 21.

-Les autres disent quoi ?

-Certains veulent 17,5,

mais tu t'étais engagé, à un moment, à parler de 16,5.

On va perdre tout le monde, là.

-Vous êtes combien ? On peut appeler ça un laboratoire ?

-Oui, ou un centre de recherche.

On est une dizaine de chercheurs, ingénieurs, techniciens.

-Vous êtes ingénieur ? -Chercheur.

-Vous, ingénieur. -Non plus.

-Donc j'ai tout faux.

-Passons à la pratique.

-Oui... On m'avait pas prévenu.

-On a un peu de temps. -Il faut faire un tour...

-J'ai pris un bon petit déjeuner, vous vous souvenez.

On était à Rungis. C'était saucisson sec et tout ça.

Mais on va y aller.

-Je vous confie à Djamila,

qui va vous piloter pendant cette petite séquence.

-Donc c'est... -Nous, on y va.

-C'est pas avec Djamila ? D'accord.

-Elle va s'occuper d'eux pendant la partie...

-Donc je m'installe. -On s'installe.

-Voilà.

C'est la sangle ? -Voilà.

-Je peux pas fermer ? -Ca va fermer tout seul.

On se retrouve tout à l'heure.

-Mais ça ferme pas. -Bon voyage.

Ca se ferme tout seul. -D'accord.

Alarme

...

Mécanismes de fermeture

Vrombissement

...

-Allô ?

Calme-toi, Bertrand.

C'est une baisse circonstancielle liée à la campagne de Martineau.

-C'est plus une érosion.

-Oui, c'est d'ailleurs plus une érosion.

*-T'es avec Catherine ? -Non, c'est Arnaud.

On va pas embêter Pascal.

Il a d'autres soucis. *-Quoi ? Qu'est-ce qui lui arrive ?

...

-Tu fais chier.

On a une stratégie, on va l'appliquer,

et à Bordeaux, Pascal se fera entendre.

Brouhaha

...

-S'il vous plaît, reculez.

Il y a une conférence de presse.

-Ca va ? -Ca va.

Attends, je suis à toi dans une seconde.

Tu as une question, peut-être.

-Ouais. Elle en est où, Karadzic ?

-Karadzic. Euh...

Pourquoi ? -Elle a réussi à placer

son pacte de l'Europe solidaire ?

-Le programme, on le conçoit ensemble.

-Il paraît que ça frictionne, avec Bertrand Retler.

-"Ca frictionne" ?

-Ca frictionne pas ?

-Je vois pas de quoi tu parles.

Les intrigues du parti, c'est pas la préoccupation des Français.

-Ah.

Il faut montrer les dents, si tu veux pas rester chaouch toute ta vie.

-"Chaouch" ?

Si je veux pas rester chaouch, au pire, je deviendrai journaliste.

-"Au pire", ouais.

-Nous arrivons à la chaîne de laquage, là.

Les barres et les profils sont couchés.

-C'est là ? -Non. Là, ça commence.

Ca va monter là-bas. A la verticale, ces barres vont être peintes

à haute projection par poudre.

-Là, ils sont combien à travailler ? -Ils sont deux.

-C'est à quel degré, là-bas ? -Là, elle est froide.

-Ca, nous, on le fournit.

Il y a des gens qui font des portails, des vérandas...

Nous, on fabrique pas tout ça. C'est nos clients.

-Ca va, toi ?

Ca se passe bien, avec ta copine au Canada ?

-Ouais, ouais.

-Elle te manque pas trop ? -Non.

Ca va, je m'y suis fait.

Et je suis bien occupé par la campagne.

-Ca te dirait de bosser avec moi sur les 50 mesures des 100 jours ?

-Catherine m'a demandé de bosser sur ses 47 mesures

pour une démocratie sociale.

Je peux pas. C'est con.

-Mais moi, j'en ai 3 de plus.

-Ah ouais. Merde. Il faut que j'y aille.

Brouhaha

...

Tu pourrais demander à Salim, pour tes 50 mesures.

Il paraît qu'il est super.

-Arrête de lécher la chatte de Beressi,

ça sent la vieille marée.

Tu devrais te calmer, vu ce qu'il va tomber.

Les rétrocommissions de Labussière,

elle était forcément au courant.

C'est son chant du cygne, elle s'agite.

Mais bon, fais comme tu le sens.

Les faux "je te rappelle", plus jamais ça avec moi.

-Les détails enterrés, quand ça va sortir, ça va faire mal.

-Quand tu penses que c'est pour eux que tu votes...

-Depuis le début, je la sens pas.

Il paraît que quand elle était à Bercy, elle laissait

des ardoises de 13 000 E de restaurant.

Klaxon

Ca va ?

-Non, non. Ouais, ça va.

Et toi, ça va ? -Ouais, ouais.

Salim t'a piqué

ta place ? -Quoi, Salim ?

Lui, il bosse à l'image du candidat. Ca a pas grand-chose à voir.

-Ta place dans la voiture.

-Ah, ça.

Non, non. J'aime bien aussi le bus.

Le soleil, le paysage...

C'est cool.

-Pas mal, la petite.

-Qu'est-ce que tu fais là ? -Tu veux de l'arnica ?

-Non. Tu fais le déplacement à Villefranche ?

T'es de la région ?

-Non. Je suis de Dijon.

Mais il faut être en ordre de bataille derrière le candidat.

Dis-moi, Arnaud,

je vais peut-être rater Pascal dans la cohue.

Tu lui passeras les épreuves de mon livre ?

Je voudrais qu'il le préface.

-J'aurai pas le temps.

-Tiens, vas-y. C'est l'intro. Et dis-moi ce que tu en penses.

-Putain, Daniel, c'est...

-Il y avait plus que du papier rose au local, va savoir pourquoi.

En tout cas, merci.

Dis-moi, je voulais te parler d'un truc.

Si... Si ça t'intéresse,

je peux t'aider à en faire partie.

-De quoi tu parles ?

-La Grande Loge.

Ca peut rendre de grands services, d'être franc-maçon.

Si tu veux rentrer au Sénat un jour...

Il chante faux et à contretemps. -ALLONS ENFANTS DE LA PATRIE

... LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVE

... CONTRE NOUS DE LA TYRANNIE

... L'ETENDARD SANGLANT EST LEVE

... L'ETENDARD SANGLANT EST LEVE

ENTENDEZ-VOUS DANS NOS CAMPAGNES

MUGIR CES FEROCES SOLDATS

ILS VIENNENT JUSQUE DANS NOS BRAS

EGORGER...

-Il n'a aucun intérêt à mordre

les mollets de ses camarades.

Mais il sera la cible des attaques, dans la mesure où il est le favori.

-On se souvient des mots de Pascal Prenois

lors de son dernier meeting,

dimanche dernier. Je le cite : "Ce sont les Françaises

*"et les Français qui redresseront la France..."

-Tu fais quoi ? -Hein ?

-Tu regardes la télé ?

-Non, je lis. Enfin, je réfléchissais.

Je cherchais comment...

comment habiller ton pacte de l'Europe solidaire.

Vibreur

-Tu réponds pas ?

-Si je réponds, j'en ai pour 3 heures.

-C'est vrai, vous avez plein de petits secrets à vous raconter.

Tu lui dis des trucs sur moi ?

"Elle est méchante, si tu savais..."

-N'importe quoi.

-Beressi, c'est une vraie mégère.

Tu vas devoir choisir. C'est ça, la politique.

...

Bip

-Euh...

Agnès, je...

Vibreur

-Réponds.

-Je suis désolé, c'est juste une blague pourrie.

"Frigidaire", c'est pas dans le sens frigide,

c'est dans le sens "froide", quelqu'un de froid,

comme un bloc de glace, tu vois ?

-Ca va, ça va. J'ai compris.

-Ecoute, je me sens con.

Ils passent leur temps à faire des vannes, et je me fais embarquer.

-Qui, "ils" ?

-Catherine, Bertrand

et le type de la Fondation Montesquieu.

"Les 3 mousquetaires", comme ils s'appellent.

Avec Edwin, ils se prennent pour les proches de Prenois.

C'est ridicule. -Les 3 mousquetaires d'Intermarché ?

-Voilà.

-Et Catherine, c'est Milady ? -Exactement.

Et...

Tu vois, c'est clair. Ils se la jouent cercle fermé,

mais tout ce qu'ils font, c'est boire de l'Evian,

bouffer des cakes aux lardons et regarder les infos.

Tu rates rien, quoi. Tu vois ?

Mais...

je suis pas censé te dire ça.

-Bien sûr. Tu me prends pour qui ?

-Bon. Je suis désolé, Agnès. Franchement.

Vibreur

-Oui ? C'est le frigidaire.

Ouais, voilà. (-Agnès...)

-Tu veux parler à d'Artagnan ?

On bosse sur mon pacte de l'Europe solidaire.

Il pourra pas venir à votre réunion de mousquetaires, ce soir.

Oui, voilà.

Non, c'est inutile.

Je pense la même chose de toi.

-Agnès...

Agnès.

Agnès, tu fais quoi ? -Je vérifie avec qui tu couches.

-Mon téléphone.

-C'est le téléphone du parti.

-Rends-le-moi. -Non.

-Rends-le-moi. Il y a des photos de moi et Leslie dedans.

-Non. -Rends-le-moi.

-Tu te prends pour DSK ? -Rends-le-moi.

-Agnès, je te cherchais partout. J'ai le programme imprimé.

-Euh... ouais. C'est quoi, ça ?

-C'est le programme des 50 mesures.

-Et ce papier ? On avait dit du papier écolo, non ?

-Oui. Il est complètement biodégradable.

-Il est tout blanc et tout lisse.

-On a réussi à éliminer le côté gris dégueu

du papier biodégradable classique.

Pas mal, non ? -Non, c'est pas bien.

Pour les gens, biodégradable, c'est forcément gris et dégueu.

-Ah...

Je vais pas le teindre en gris, quand même.

-J'en sais rien, moi, Salim. Gère-moi ça.

Quoi ? Tu vas encore chialer ?

Vibreur

Oui ?

-C'est pas possible. Qu'est-ce qu'elle a, en ce moment ?

-De quoi tu parles ? Il faut faire attention, aussi.

-Tu sais ce qu'elle m'a fait, hier ?

-Ta gueule.

*-Cinq personnes qui projetaient 2 attentats ont été arrêtées.

Cette nouvelle

vient interrompre le cours de cette campagne,

alors que certains candidats ont prévu

ou avaient prévu de se rendre à Strasbourg...

-C'est ce qu'il nous faut. Pascal y va demain.

Je veux une réaction avec de l'émotion.

Sinon, je te fous au congélo.

*-Là, ce qu'il faut préciser, quand même,

c'est que 2 symboles emblématiques de l'Europe sont visés.

-"La lutte contre le terrorisme est une priorité de mon programme.

"Je le dis avec calme et fermeté.

"Je ne reculerai devant aucune réforme

"qui vise à préserver nos libertés,

"mais aussi à assurer la sécurité des citoyens et des citoyennes.

"Sans l'Europe, la France est incapable d'agir dans le monde.

"Nous devons nous adosser à la puissance européenne.

"Il y a des conquêtes à faire sur l'inégalité,

sur notre rapport au monde.

"Il faut se départir de l'inertie qui mine notre pensée.

"La France de demain sera une France d'espérance et de vision.

"Nous vous la proposons. Construisons cette France ensemble."

Non ?

-Tu t'es douché ?

-Quoi ? -Tu t'es douché, aujourd'hui ?

-Non, j'ai pas eu le temps. -C'est important de se laver.

On représente la France, je te rappelle.

Je vais te faire couler un bain.

Pour demain, Salim avait une proposition.

Il m'a laissé plein de messages. C'est un bosseur.

-Ca va, ça va, je vais trouver.

-Oui, sans doute. Frotte bien, hein.

C'est pour la jouer proche du peuple que tu changes jamais de costume ?

-Ils sont tous pareils.

-Ca la fout mal. Ca et tes problèmes d'hygiène...

C'est de toi, ça ?

-J'avais fermé.

-J'en ai vu, des zigounettes.

J'ai deux gosses, tu sais.

C'est quoi, ce discours ?

-Ca, c'est... C'est rien.

C'est un autre truc, pour un pote.

-Quel pote ? Catherine ?

-Non, rien à voir.

-J'adore. La tirade sur la persévérance,

c'est lyrique, c'est vachement bien, vraiment.

C'est ça qu'il nous faut pour demain. On sent l'émotion. C'est de toi ?

-Ben ouais.

-Tu mérites une récompense.

Quand c'est mérité, je distribue des bons points.

Tu m'attends dans la chambre, je reviens.

La porte claque.

Qu'est-ce que tu fous ?

Alors, je voulais te présenter Markus.

-Ah !

J'ai une crampe. Il a fallu que je m'allonge.

Oh là là !

-Markus est un ancien collègue de mon mari,

qui est passé me faire une petite surprise.

-Enchanté. -Moi aussi.

-Voilà. Tiens, ça, c'est pour toi.

Je vais manger une flammekueche avec Markus.

-Merci. -A demain.

-Désolé. -Ouais.

-Ciao, Markus.

*-La persévérance !

Voilà la réponse !

Persistez.

Rien au monde ne peut remplacer la persistance.

Pas le talent. Rien n'est plus courant que des ratés de talent.

Ni le génie.

Le génie non récompensé est presque proverbial.

L'éducation à elle seule ne suffira pas.

Le monde est plein d'épaves diplômées.

Seules la persistance

et la détermination

sont omnipotentes.

Acclamations

...

Et je vous demande d'accueillir

notre candidat, Pascal Prenois !

*Katerine : "Louxor, j'adore"

...

-Merci. Merci. Bonsoir, Strasbourg !

Vibreur

...

*Merci ! La France, notre France. Notre France est un grand pays.

-C'était dingue. -Viens.

*-...de femmes et d'hommes

nés sur ce sol ou ailleurs,

qui ont le sentiment...

-On n'écoute pas Pascal ?

Agnès, qu'est-ce que tu fais ?

*-...les fruits de notre travail.

-Ta gueule. Ta gueule. -Pas ici.

*-Je compte sur vous !

-On s'en fout.

*-Nous le méritons.

La France le mérite.

-Tu as été formidable.

-Merci. J'ai adoré faire ça.

Le public m'a porté. C'était formidable, ça m'a plu.

-T'as passé un cap. -Je sais pas ce qui s'est passé.

-Merveilleux.

Alors la tirade sur la persévérance, dingue.

On aurait dit Johnny Hallyday au Stade de France.

-Ouais, enfin bon.

Ca m'est venu comme ça, avant de monter sur scène.

C'est les militants qui nous donnent cet élan.

Pascal suscite cette exaltation.

-Bien sûr.

-Bonsoir, Claude. Comment vas-tu ? Tu vas bien ?

C'est vraiment sympa d'être venu. Maman.

C'est important d'avoir

des soutiens régionaux.

Oh... Bonjour, mademoiselle.

Comment t'appelles-tu ?

-Clara. -Clara.

"Ma petite chérie" en alsacien,

c'est "mikele". C'est joli, hein ?

"Mikele." -On fait une photo.

Allez. -Allez.

-Une photo de groupe, ça me ferait très plaisir.

Agnès, venez.

Ca fera pas de mal à ma politique.

Merci. Merci beaucoup.

J'ai un appel de sucre. Je mangerais bien un petit bretzel.

-Vous avez goûté ? -Délicieux.

-En fait, t'as envie d'en faire plein.

-Oui, ils savent que c'est de toi. *-Ah bon ?

-Prenois aussi. Tout le monde ne parle que de ça.

*-Tu peux me passer son numéro ?

-Mais oui... Non, je peux pas.

Il change tout le temps pour des raisons de sécurité,

à cause de la NSA.

Je vais te dire un truc, mais ça reste entre nous.

*-Oui ?

-Ils ont pensé à te garder une place dans l'orga.

Au gouvernement. *-Pourquoi pas ?

-En secrétariat d'Etat. Les DOM-TOM, quelque chose comme ça.

*-Les DOM-TOM, ouais...

-Si on gagne, c'est grâce à toi. D'accord ?

*-OK.

-Merci, Daniel. Bravo. Il faut que je te laisse.

*-Attends...

-Bonsoir.

-C'est réservé à l'équipe de M. Prenois.

-J'en fais partie.

-Faites le tour. -Je suis dans l'équipe.

-Faites le tour.

-Agnès ! Agnès !

-Mettez-vous sur le côté.

-Je fais partie de l'équipe. Ca marche pas, ça ?

-Non.

-Attendez, c'est...

Je travaille avec eux tous les jours. Je vais l'appeler.

Vibreur

Bon. C'est par où, la sortie ? -C'est par là.

-Merci.

Au fond ?

-Au fond.

Vibreur

-Arnaud, tu peux venir m'aider

ou t'es trop occupé ?

Ca va, poussin ? Tu fais la gueule depuis 2 jours.

-Non, c'est rien, c'est juste à cause...

de l'extrême droite en tête des intentions de vote.

-Ah, OK. Tiens, aide-moi.

Je veux pas de palmiers sur les photos.

-Faut les couper ?

-On va plutôt baisser les stores.

Ca fait penser au Club Med et punch coco,

pas au programme de développement du littoral méditerranéen.

-Donc toi, tu t'en fous, que les fachos arrivent au pouvoir.

-Non, ils arrivent au deuxième tour. Tu t'emballes pour rien.

-Ca change rien ?

-Ah si, ça change quelque chose.

Ca change qu'on va se rallier à Martineau.

-Hein ?

Comment ça ? On a passé la campagne à cracher sur elle.

-Elle est finie, cette séquence.

On peut avoir deux régaliens et peut-être l'Education.

Après, il faut gérer le remboursement des frais de campagne.

-Donc pour toi, les gens sont interchangeables.

Catherine, Pascal, Salim...

-Attends 2 secondes.

Tu vois Pascal Prenois président de la République ?

-Donc on vise quelque chose auquel on croit pas ?

-On y a cru. Mais on adapte nos ambitions à nos moyens.

On monte encore un peu, et paf :

juste avant le 1er tour, on se rallie.

Il faut dépasser la logique de parti. T'as une meilleure idée ?

T'as pensé à quelque chose ?

-Et Pascal est d'accord ?

-Il est pas au courant. Il faut juste qu'il se fasse pas

trop monter la tête par les autres suceurs de bite,

sinon, il va faire n'importe quoi.

Et... on a baisé une fois, on va pas en faire une affaire d'Etat.

Ca a été, avec le préfet ?

-Formidable. Tu connais Jean-Jacques.

-Ouais, ouais. Je t'entends.

OK.

C'est la ferveur. Jusqu'où ira Pascal Prenois ?

Arrivé ce matin même sur l'île de Beauté,

il s'est offert un bain de foule sur le port d'Ajaccio.

Après une brève

déambulation, il a visité une porcherie modèle,

ensuite, une entreprise de recyclage des déchets.

Il s'est entretenu avec des chefs d'entreprise locaux

dans un hôtel spa, ici, à Porto Vecchio.

Le Parti du Peuple semble toujours assuré

d'une confortable 1re place au premier tour,

mais en 2e position, Evelyne Martineau est menacée

par la percée de Pascal Prenois.

Après des débuts plutôt difficiles,

on a beaucoup de mal à imaginer

ce qui pourrait compromettre cette ascension fulgurante.

-Ca va ?

-Ben, assieds-toi.

Pour moi aussi, c'est difficile de garder le cap.

-On dirait que tu sais exactement où tu vas, toi.

-C'est mon métier, de le laisser penser.

Si Prenois entre à Matignon, ça va être la curée.

Edwin va vouloir l'Education,

Catherine, l'Economie.

-Toi, l'Intérieur.

-S'ils m'ont pas lapidée d'ici là.

-Et si j'ai pas porté plainte pour harcèlement sexuel.

-T'aurais tort.

Je t'enverrais négocier les réductions d'effectifs des CRS.

-Ah ouais ? Tu ferais ça ?

De toute façon, je serai au Canada, donc...

-C'est vrai, le Canada.

Rejoindre bobonne.

-Arrête de l'appeler comme ça.

Pour toi, ça change rien, que je sois là ou pas.

C'est pas une affaire d'Etat.

-Pour que j'envisage un partenaire, je dois sentir qu'il est à fond.

-Je suis pas à fond ?

-Non, regarde. T'arrêtes pas de te couvrir.

Catherine, Leslie...

Tu mises plusieurs chevaux et t'attends de voir lequel gagnera.

-Attends.

*-Allô ? -Allô, Leslie.

*-Poussin ? -C'est moi.

*-Ca va ?

-Je sais pas... Non, ça va pas trop.

En fait, je vais pas venir

au Canada.

Non. Je rigole pas, c'est vrai.

Non, je me fous pas de ta gueule. Je vais pas venir.

J'ai envie de continuer après la campagne.

Je me suis trop investi pour la France et tout.

*-Pour la France ? -Ouais.

Je te jure, c'est pas une blague.

*-T'es sérieux, en fait.

-Hé, hé... Ne le prends pas comme ça.

*-Tu veux que je le prenne comment ? -Leslie, pleure pas.

Arrête de pleurer.

Poussin...

Oui, oui, ça fait 5 ans.

Ben, c'est... C'est...

C'est un quinquennat, vois ça comme ça.

Il faut peut-être penser à réfléchir.

Hein ? Allô ?

-Waouh...

-Tu sais que t'as rien vu ?

Regarde.

-Tu fais quoi, là ? -A ton avis ?

-Tu vas te baigner ?

T'es malade. Elle est glacée.

-Elle est glacée ? J'en ai rien à foutre.

-Il y a des requins.

-Je commence à les connaître, les requins.

Les "requines" aussi. Allez, viens.

T'es à fond ou pas ?

-T'es complètement malade.

-Allez, viens !

Elle est bonne. Viens !

Elle est un peu fraîche, mais on s'habitue.

Viens !

Tu fais quoi ?

C'est bon, enlève tout.

Vibreur

...

Agnès !

-Oui ?

-Agnès !

Tu t'habitues vite !

-Ah, putain.

Putain...

-Agnès !

-Ta tirade sur la persévérance, tu l'as trouvée il y a longtemps ?

-Quoi ?

-La persévérance, à Strasbourg.

La persévérance.

Petit con, va.

-Agnès !

Agnès !

Sonnerie de portable

-Oui ?

-Comment est-ce que t'as fait pour me refourguer

une citation d'une pub McDonald's ?

-Le truc sur la persévérance ? Il doit y avoir une erreur.

C'est repris d'un discours de Nixon.

-Tu l'as fait exprès. C'est Bertrand ?

-Mais pas du tout, enfin, Arnaud.

Je t'ai jamais dit qu'elle était de moi.

*Je pouvais pas savoir, je te jure.

C'est Thierry Bloch qui me l'avait donnée.

-C'est qui, ça ?

C'est un type de ma loge, un dentiste.

Un super dentiste, d'ailleurs.

Si t'as besoin, il m'a fait mes plombages.

C'est vraiment bien.

*Musique orientale

...

Bonsoir.

-T'as vu Agnès ? -Non. T'es au courant ?

-C'est pas une pub, mais une vieille citation du fondateur de McDo.

-Je te parle du tweet de Bertrand. Regarde.

"Pendant la campagne, le candidat sépare le bon grain de l'ivraie."

Hashtag McDoGate.

-Agnès !

On va arranger ça, ouvre-moi.

Agnès !

-Je veux que tu tweetes que c'est toi, la citation McDo.

Si tu dis que c'est toi, ça passera.

-Attends, tu rigoles, là ? -Je rigole pas du tout. Allez.

-Tu l'as pas précisé, ça. -Quoi ?

-Quand on te félicitait à Strasbourg, dans les loges,

t'as pas dit qu'elle était de moi.

-T'as 23 ans. -25, je vais sur mes 26.

-OK. 25.

Personne ne sait qui tu es.

Tu sais ce que ça veut dire ?

Si tu te prends cette balle, tu plonges pour quoi, 3 mois ? 6 ?

Dans moins d'un an, plus personne ne t'associera à ça.

Tu crées un nouveau compte Twitter et tu renais de tes cendres.

Le coup du "monde plein d'épaves diplômées",

ça passe pas, venant de moi, de la part d'une énarque.

Ca va me poursuivre toute ma vie. C'est mon "Casse-toi, pauvre con",

mon "le bruit et l'odeur", mon "Zadig et Voltaire".

-C'est bon, là. Tu pousses un peu, non ?

-Je m'en relèverai pas.

C'est 20 ans de ma vie que tu as entre tes mains.

Entre tes mains.

Montre-moi que je peux avoir confiance en toi.

-Bon. Voilà.

Vibreur

Qu'est-ce que tu fais ? -Je te retweete.

-Qu'est-ce qui va se passer pour moi ?

-Dans 3 jours, c'est les municipales de Saint-François-du-Gard.

On t'aura déjà oublié. -D'accord.

-Moi, je t'aurai pas oublié.

-Je bosserai depuis le QG ? -Passe-moi mon chemisier.

-Je vais faire quoi ?

-Mets-toi au vert.

Tu pourrais partir au Canada, par exemple, comme Juppé.

-Tu te fous de ma gueule ?

-On reste en contact. Ca, c'est promis.

Vibreur

...

-Agnès !

-Votre réaction, suite à votre dernier tweet ?

-Allez vous faire foutre !

Clé dans la serrure

-L'ancien Premier ministre, qui a renoncé à ses mandats,

est installé aujourd'hui

au Canada. Son éventuel retour

est très commenté, mais il l'écarte pour l'instant.

-Je me sens bien et je n'ai pas d'impression d'insatisfaction.

Je sortais d'une période très, très dure,

très difficile sur le plan moral,

*pour moi,

donc ça m'a apaisé.

Sonnerie d'appel vidéo

...

*-Ouais, Leslie, c'est moi.

Tu me rappelles pas. Je comprends, c'est normal.

Je voulais juste te dire que je suis désolé.

J'ai pas envie de te perdre. Je sais pas ce qui m'a pris.

Je sais pas ce qui s'est passé. J'ai pété un câble et...

Et voilà. J'ai besoin de toi. Tu me manques vraiment.

J'ai envie qu'on fasse ce qu'on a dit qu'on ferait avec les Inuits.

Donc j'ai...

J'ai fait ma demande de visa.

Rappelle-moi, s'il te plaît, OK ?

Tu me manques vraiment.

Je t'aime, poussin. Bisou.

*Musique traditionnelle amérindienne

...

Edwin ?

*-Je peux te parler ? -Ouais. Ca va ?

-Jacqueline est morte.

-Quoi ?

-Jacqueline Prenois, la mère de Pascal.

-Ah, merde.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

-Elle a fait un malaise et elle est décédée hier.

-La pauvre. Mais c'est horrible.

On en parlait, en plus, du bilan de santé.

-Elle était en train

*d'en faire un. Elle est morte pendant le test d'effort.

-Merde.

*-Arnaud ?

Ca va ?

-Ca va, ça va.

C'est juste que je suis... je suis vraiment désolé, quoi.

-C'est pas ta faute.

-Non, mais quand même... -Pascal veut te parler.

-Pascal ?

A moi ? *-Oui, à toi. Tout de suite.

-Merci d'être venu.

-De rien. C'est normal.

Je suis vraiment embêté.

Je savais pas que c'était dangereux, un test d'effort.

-Bon, écoute...

On est tous très embêtés.

Pascal refuse de sortir de sa chambre.

Il nous a foutus dehors.

Toi qui as beaucoup côtoyé Jacqueline,

tu pourrais lui parler.

-Mais je l'ai pas côtoyée tant que ça, Jacqueline.

Salut, Bertrand.

-Bon. Tout le monde s'inquiète.

Sans sa mère, Pascal est perdu,

or c'est l'heure du choix. Il faut se rallier à Martineau.

-Le 1er tour, c'est dans une semaine.

-Il veut plus se rallier ?

-Il parle de continuer en solitaire,

d'arrêter la campagne pour protester contre l'extrême droite.

-Bref, on s'inquiète. -Simenon a écrit

un roman par mois pendant des années.

Le jour où sa mère est morte, terminé.

-Ta gueule, Philippe !

A quoi ça nous avance ?

-Je vais te laisser y aller.

Il est au 1er, dans la chambre lapin.

Il a commandé à manger, beaucoup.

Ca doit être sa manière de décompresser. Bon courage.

*Opéra

...

Tintement

...

-Arnaud...

...

-Je suis désolé. -Pour quoi ?

-Pour votre maman.

-Ah oui.

Désolé dans ce sens-là, d'accord.

Elle est morte.

Vibreur

-Il paraît que vous réfléchissez, pour la suite de la campagne.

-Je vais arrêter la politique.

-Ah bon ? -Oui.

-Pour faire quoi ?

-Je sais pas...

Profiter de la vie. Bosser dans le privé, tiens.

Les 35 heures, les week-ends de 3 jours, les bonus.

-Vous avez déjà travaillé dans le privé ?

-J'avais fait un stage chez L'Oréal. J'ai encore des contacts.

...

C'est peut-être ça, ma vocation.

Vendre du shampoing.

...

-Et la France, Pascal ?

-La France ?

-La France.

Vous savez ce que m'a dit votre mère ?

-Non.

-"J'espère que Pascal y arrivera,

"mais pas pour lui, pour la France et les Français."

-C'est vrai ?

-Oui.

-C'est bizarre. -Pourquoi ?

-Elle arrêtait pas de dire que c'était un pays de chieurs

et que si c'était pas pour moi,

elle serait déjà partie au Canada.

C'est dingue.

On pense connaître les gens, et puis...

Vous savez, Arnaud...

Je crois que la France, elle veut pas de moi.

C'est vrai.

Je sais pas ce qu'il faut pour...

...

-Ta gueule, putain.

-Pardon ?

-Pardon ?

-Vous avez dit quoi ?

-C'est juste que j'en ai marre, là.

J'en peux plus.

-De moi ? -De nous.

Les mecs comme nous, qui osent pas y aller et qui se couvrent.

Je me mets dedans, mais moi, ça me déprime.

Regardez-la, Pascal.

-Qui ?

-La France attend que ça.

-"Ca" quoi ? -Mais que t'y ailles !

Que tu la prennes fermement, comme un homme.

-Ah bon ?

-Elle te fait de l'oeil, elle minaude.

Il faut y aller, la prendre comme ça et lui mettre son tarif, tu vois.

-Vous avez un rapport très libidinal à votre pays.

-Et le pire, là-dedans,

c'est qu'elle finira jamais avec un mec poli comme nous.

Alors que c'est peut-être ça dont elle a besoin.

Un mec gentil, qui saura l'écouter et la considérer.

On est lamentables.

C'est vrai, Pascal, on est lamentables.

Toi qui te caches derrière la mort de ta mère et qui manges des ortolans,

et moi, avec mes conneries du Canada...

on est lamentables.

-Edwin, prépare la voiture !

On va voir de Cerny. Allez, hop, les gars !

On part en négo.

Je vous le dis, ce sera Matignon ou rien.

Leur ministère, qu'ils se le foutent au cul.

-Tu lui as dit quoi ? -Je sais pas.

-Je vais lui mettre son tarif, à cette coquine.

-Qui a invité

Karadzic ?

-Alors, tu l'as vu ? Il t'a dit quoi ?

On frappe à la vitre.

...

...

-Oui ?

-Pascal te veut avec nous dans la voiture.

*-On était sans nouvelle de Pascal Prenois depuis deux jours,

et il y a eu une rumeur...

-Tu trouves pas ça dingue ?

-Franchement, je m'en fous.

Tu le gardes pour toi, mais la politique, ça me gave.

*-On peut même imaginer que Pascal Prenois,

au moment où nous parlons,

est en route pour le palais de l'Elysée,

où il compterait négocier un poste de Premier ministre

auprès de la présidente, en échange de son soutien.

*-Ah oui, donc du jamais vu.

Mais, Nathalie, qu'est-ce qui motive ce choix insensé ?

*-Pas si insensé que ça.

Cette élection est très serrée.

Les 3 premiers sont dans un mouchoir de poche.

Donc, avec ce coup de poker,

Pascal Prenois a tout à gagner.

D'abord, il avait promis de tout faire

pour éviter qu'un parti populiste gagne au second tour.

-Qu'est-ce que t'en penses ?

-Qu'est-ce que c'est ?

-Mon gouvernement.

-Ah. Félicitations.

Elle est où, Catherine ?

-Je veux pas un remaniement dans trois mois

à cause de ses conneries de rétrocommissions qataries.

-Et Karadzic pour les DOM-TOM ?

-Tu vois autre chose ?

-Ben... ouais. La Défense.

-T'y crois, toi ? -Ouais.

Elle pourrait avoir les épaules pour.

-Bon. Je sais plus.

Mets ce que tu veux.

Moteur de moto

...

Allez. Ils t'attendent.

-Moi ?

-Ben, j'irais bien moi-même,

mais un candidat qui prend l'apéro au château

une semaine avant le premier tour...

Allez.

-OK. Bon, j'y vais.

-Bonsoir. -Bonsoir.

-Suivez-moi, je vous en prie.

Veuillez patienter, s'il vous plaît.

Monsieur Jaurès. -Oui.

-La présidente vous attend.

Porte de gauche.

-Merci.

Bonsoir, madame la...

la présidente. -Vous avez le...?

-Oui.

-C'est vous, Arnaud Jaurès ?

-Oui.

-Vous êtes de la famille de...?

-Non, rien à voir.

-Karadzic à la Défense ? C'est quoi, ça ?

(-Si je peux me permettre, madame la présidente...)

-Ah bon ?

Bon.

Ben... A part elle, tout me va.

-D'accord.

-Il est d'accord.

Et vous savez faire quoi, à part le pigeon voyageur ?

-Ben... Je parle quatre langues,

je viens de la société civile,

et j'ai lu tout Balzac.

Vous avez besoin d'autre chose ? -C'est bon, pour le moment.

-Merci.

Vibreur

...

Mélodie de "La Marseillaise"

...

-Je vais bientôt vous rappeler

Quand j'en aurai fini avec ça

Je ne vais pas vous oublier

Ca, ça ne risque pas

Je reviendrai vers toi

Je reviendrai vers toi

Que tu l'attendes ou pas

Oui, j'ai le nez dans des dossiers

Qui vont bientôt se refermer

Je sais qu'un autre s'ouvrira

Ce sera sûrement toi

Je reviendrai vers toi

Je reviendrai vers toi

Que tu l'attendes ou pas

La France a besoin de moi Comme elle a besoin de toi

La France a besoin de moi Mais un peu moins de toi

Non, non Un peu moins de moi

Non, non Un peu moins de toi

Non, non

Je reviendrai vers toi

Je reviendrai vers toi

Que tu l'attendes ou pas

-Il devait bien me rappeler

Quand il aurait fini avec ça

Non, il ne va pas m'oublier

Je sais qu'il m'a dit ça

Je reviendrai vers toi

Je reviendrai vers toi

Que tu l'attendes ou pas

Je reviendrai vers toi

Que tu l'attendes ou pas

-Je reviendrai vers toi

Que tu l'attendes ou pas

Je reviens vers vous

-Je reviens vers vous

-Je reviens vers vous

-Je reviens vers vous

-Je vous rappelle

-Je vous rappelle

-Je reviens vers vous

Je reviens vers vous

-Je reviens vers vous

-Je reviens vers vous

-Je reviens vers vous

Sous-titrage : ECLAIR

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.