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Ouvre ta bouche, ouvre ta bouche !
Regarde ce que tu manges.
A côté de ce que tu vends dans ta sale petite gargote,
c'est du trois étoiles.
Tu connais sûrement la règle, Roy.
Il faut que je mange et que je boive ce qu’il y a de mieux, ça coûte très cher.
T’as bien entendu parles du poulet à « la Reine Marie »…
des huîtres « Sauce Mornay »…
des cuisses de grenouilles « à La Parisienne » ?
Non bien sûr. Tu ne connais pas !
Baisse lui son pantalon !
Ton papa t’a pas appris à t’essuyer les fesses quand t’allais aux cabinets ?
Albert, laisse le tranquille ! Viens, allons manger.
Aller manger ?
Avant d’aller manger, Georgina, il faut d’abord donner à manger et à boire aux animaux.
Roy,
je te présente ma femme, Georgina Spica. Elle a un coeur et un corps en or...
Et moi, c'est Albert Spica, et j'ai un coeur d'or, et un porte-monnaie qui va avec.
Et toi, tu es Roy. Tu n'as absolument rien.
A part ce que tu me dois...
Te voilà humilié devant une dame...
devant nous tous...
Georgina, ça ne me prendra pas plus de temps qu'il ne faut.
Toi, de l'eau chaude et du savon.
Et une serviette !
Allons, je t'ai offert un bon repas, et je vais veiller à la qualité de ta boisson.
Faudrait que t'apprennes les bonnes manières et la propreté un de ces jours.
Et à casquer quand je te le demande.
Autrement la prochaine fois, je te fais bouffer ta propre merde,
après t'avoir pressé comme un tube de dentifrice.
Rentre les, Spengler.
Il y a une femme ici.
Je suis sûr qu'elle n'a aucune envie de contempler vos petits machins ratatinés.
J'ai jamais aimé la cuisine chinoise...
et en te regardant, je m'aperçois que je l'aime encore moins.
Et maintenant, pour faire une surprise à Richard à l'occasion de notre petit anniversaire.
Georgie, t'as des escarbilles sur la figure et de la cendre sur les nénés. Bon Dieu, si tu veux te mettre en noir,
En noir, t'as l'air d'une pute.
C'est pas noir, c'est bleu.
Je te dis que c'est noir ! Et arrête de fumer. Ca fait moche pour une femme.
Sans compter que pour quelqu'un qui va manger, fumer ...
... ça fout tes papilles en l'air, ça te brûle la langue et ton pipi pue.
- Des conneries ! - C'est pas des conneries.
J'ai senti les chiottes après que t'aies pissé !
Quand c'est que tu vas comprendre, sacrée connasse ?
Où est Richard ?
Il est en train de plumer une volaille.
Richard ? Tu es là ?
Laisse tomber ça pour l'instant, Richard,
et regarde ce que j'ai pour toi.
J'ai toujours des cadeaux pour toi. C'est notre anniversaire, à toi et à moi.
Trois mois de bonne entente entre nous. Eh, Richard ?
Ca fait trois mois que je t'ai convié à être mon restaurateur préféré.
Monsieur Spica.
Ceci est un canard. Les canards, ça naît avec des plumes.
Mais comme c'est pour votre dîner, Monsieur Spica.
Si vous voulez, je laisse les plumes. On pourrait peut-être bien essayer un nouveau plat,
"le canard en ses plumes torché".
Allez, viens, Richard, viens...
Combien de fois je t'ai répété de ne pas fumer dans la cuisine, Georgina.
Richard, Regarde-moi ça !
C'est ta - notre - nouvelle enseigne.
Richard,
Il fait noir là-dedans.
Oui, Philippe.
Grâce à la générosité de Monsieur Spica.
il fait noir partout.
pas d'électricité,
pas de lumière,
Aviez-vous songé à un buffet froid ce soir. Monsieur Spica ?
"pâté d'alouette" à la sauce chicorée ...
"terrine de caneton"...
dinde froide au citron et basilic...
dinde froide au citron et basilic...
anchois au vinaigre aillé...
Mais...vous avez du gaz...
Poulet froid...
"pâté d'alouette"...
Arrange ça Mitchel, sinon...
Mitchel, arrange ça ! Ou, sinon ...
Tu ne mangeras pas... ?
Tu ne mangeras pas !
Je t'ai dit de pas fumer...
Si j'étais vous je me tiendrais tranquille. Sans ça, vous allez renverser quelque chose. Marcher dans quelque chiose.
Alors, un repas chaud, hein Richard ? On peut manger chaud ? Quelque chose de spécial, ce soir ?
Eh bien Monsieur Spica, j'espère que vous avez faim.
Toujours !
Amène-toi là Georgina, lève tes jupes et chauffe mon siège !
Qu'est-ce que tu en penses ? Hein, Richard ?
Si vous devez, Mr Spica, gaspiller autant de fric dans le décor que dans la nourriture,
il va falloir sérieusement améliorer votre palais.
Attention, il ne faut pas trop me chercher, Borst.
Je veille sur toi. Tu le sais, non ?
Si j'étais pas là, toi, l'étranger, tu ferais pas long feu ici.
Vous les protégez de quoi, je me demande. Monsieur Spica ?
et de qui ?
Je les protège de la mauvaise humeur de mes hommes...
de l'arrivée surprise d'intoxications alimentaires...
des rats...
de l'inspecteur du Contrôle Sanitaire...
Si vous avez faim ce soir Monsieur Spica,
il va falloir que vous attendiez.
Déboutonnez donc le troisième bouton de votre veste chic, Monsieur Spica.
Vous vous sentirez moins vide...
à l'intérieur... Monsieur Spica.
Tu ne vas pas me faire attendre !
C'est pas comme ça qu'on s'y prend ! Je vais te montrer...
imagine que t'es en train de sucer les petits doigts d'une Lady...
ou..non, ça tu ne peux pas comprendre, tu les fréquentes pas assez les Ladies.
Qui voudrait d'ailleurs le fréquenter de si près. Bon Dieu ?
C'est pas les doigts qui m'intéresseraient...
C'est tout à fait le genre de remarque que tu es capable de faire.
Capable d'y foutre la main, de la retirer aussi sec pour l'essuyer sur ta veste !
Regarde-la, ta veste,
une vraie porcherie !
Tes ongles auraient bien besoin d'un petit coup.
Montre tes ongles !
Bon Dieu ! Je suis pas foutu d'avoir un pet de qualité chez mes potes ?
A l'avenir, quiconque n'est pas correctement étrillé et habillé pour le dîner,
se le paye de sa poche.
Je vais tout mettre par écrit et Georgina nous tapera ça à la machine :
"Notes à l'intention des Gourmets"
C'est "fin mangeur" en français, c'est bien ça, Borst ?
Les Gourmets ne rotent pas.
Au contraire, au contraire...
Ça montre que tu prends plaisir à ton repas.
Spangler ! Les doigts !
Tout ce que tu connais, Spangler, c'est ce que t'achètes à bouffer dans la rue !
T'as bien dit à Mews de manger son céleri avec ses doigts.
C'est pas la même chose, crétin, ce sont des asperges, pas du céleri.
C'est pas la peine que j'engloutisse des sommes folles au restaurant
si tu persistes à refuser de manger proprement.
Georgina, faut lui dire.
Lui dire quoi ?
Fais comme Georgina. Elle sait y faire.
Cory, je veux qu'on place mon enseigne ici,
sur ce mur, au-dessus de la porte de la cuisine.
Si Richard s'occupait un peu plus de réclame, il ferait plus de business et plus de fric.
Ça a besoin d'un petit coup de neuf.
Trop sombre. Du doré. Il faut davantage de doré.
Qu'est-ce que vous dites de bleu et or ?
Henry, qu'est-ce que t'en dis ? Dix mille ça devrait suffire.
Deux mois de retenue ?
Il faut que tu mettes ton nez là-dedans, Henry.
Borst fait ses prix n'importe comment,
Il a la tête dans les nuages. Bon cuisinier. Brillant même !
A part qu'il met des champignons partout.
Henry, sors-moi cette cigarette.
Ca ne le gêne pas que je mange quand tu fumes ?
Gordon s'est étouffé avec une cigarette pendant qu'il était en train de manger. Il s'est brûlé l'épiglotte.
D'accord, Mitchel, t'en as une aussi et c'est pas dans ta culotte que tu l'as.
Et ne mets pas la pelure d'orange sur le bord de ton assiette.
Ce qu'il faut que vous compreniez,
c'est qu'un bon cuisinier mélange des trucs qui vont pas ensemble : du canard avec des oranges, par exemple,
ou de l'ananas avec du jambon.
C'est ça qu'on appelle de l'art.
Je suis un artiste moi aussi parce que j'allie le travail au plaisir.
Le fric c'est mon job, la bouffe mon plaisir...
et Georgie aussi, dans un sens.
plaisir plus intime ...
... que de se bourrer la gueule et alimenter les égouts.
Quand on y pense... tout se tient.
Parce que, les petits coins cochons
voisinent avec les petits coins sales,
c'est vous dire que le sexe et la bouffe se tiennent.
Les petits coins cochons de Georgie se tiennent plutôt bien,
Surtout quand elle fait attention à moi !
A l'avenir. Géorgie, je veux qu'on me plie les serviettes de table à la maison.
Demande à Adèle de te montrer.
Spengler, lève ton cul,
amène Richard ici, nous voulons lui faire une proposition.
Et Adèle aussi, je veux un bol d'eau glacée pour me laver les doigts...
et une tranche de citron, avec du sucre autour du verre.
Henry, amène-moi les verres qui sont sur la table là-bas...
... et les fleurs.
Il faut que ma table ait l'air d'être la plus importante de la pièce.
J'aime bien avoir beaucoup de verres. Ca fait mieux.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Un petit plat pour Madame Spica. Un cadeau de la maison.
Y a pas de "Madame" qui tienne.
Pourquoi j'en ai pas ?
Je doute que vous appréciez, Monsieur Spica.
Fais-moi essayer.
Nous savons ce que vous mangez d'habitude. Monsieur Spica.
C'est faux, Borst ! Je suis aussi aventureux qu'un autre !
Votre femme a le palais très délicat, Monsieur Spica.
C'est toujours un plaisir de la servir.
Georgina ! Bienvenue à toi !
Tu as pensé à essuyer le siège avant d'y poser ton cul ?
Bon, on ne sait jamais ce qu'on peut choper de nos jours. Toutes les chiottes sont minées.
C'est pour toi, ça.
Richard pensait que ça me ferait plaisir de goûter à ça. Avec les compliments du Chef !
Mange-le ! Ca ne m'a pas fait envie, ça sentait fort.
Iris a attrapé un chancre au cul en s'asseyant sur les chiottes.
Le mécanicien d'en face avait jeté de l'acide de batterie.
Ca a éclaboussé le siège. Elle s'est précipitée dans la rue en hurlant,
les fesses en feu.
Depuis, il est plus le même, son cul.
Elle fait toujours son strip, mais face au public.
Ca l'a obligée à changer sa mise en scène. Maintenant, c'est tout de face.
Où est-ce que tu vas ?
J'ai laissé mon briquet dans les toilettes.
Mais, Bon Dieu, tu n'en as pas besoin.
Si !
Je vais interdire les cigarettes ici ! Richard, on pose des plaques demain : DEFENSE DE FUMER
Richard, il faudrait que tu prennes davantage l'accent ;
que tu fasses semblant d'avoir juste débarqué de Paris...
Des trucs du genre : Oh la, là...
parlez-vous français ...
Mais alors, vous ne comprendrez plus ce que je dis, Monsieur Spica.
J'en sais rien. Je comprends les "French letters" !
Georgina !
Bordel, qu'est-ce que tu fous là-dedans ?
Georgina ?
Ça fait une éternité que tu es là-dedans, Georgina,
qu'est-ce que tu fabriques ? tu fais un bébé ?
Je suis en train de m'offrir une cigarette tranquillement.
Une cigarette ?
Tu détestes que je fume à table, alors ...
Nom d'un chien, Georgina,
pourquoi m'avoir raconté des salades à propos de ton briquet ?
Non ! Je l'avais laissé ici, sur la tablette du miroir...
Je sors tout de suite.
Ne reste pas là, tu vas gêner les clientes.
Montre-moi ton briquet !
Voilà !
Tu en veux une aussi ?
Ne déconne pas!
A quoi tu joues là-dedans ?
Tu sais que tu n'as pas le droit de faire joujou.
C'est mon truc à moi.
Je t'interdis de te tripoter !
Albert, tais-toi !
Laisse-moi entrer là-dedans que je te montre comment te torcher.
Albert ! Va-t'en ! J'arrive dans une minute.
Dépêche-toi !
Je te commande du gâteau aux poires,
des profiteroles...
...et n'oublie pas de le laver les mains,
on ne sait pas qui sont les bonnes femmes qui viennent ici.
Tu as bien pris ton temps. J'ai pensé que tu serais contente que je l'attende.
Tu sens bon la sueur.
Lave-toi les mains que je t'embrasse.
Tu sais ce qu'on dit des types qui traînent dans les toilettes de femmes.
Qu'est-ce qu'on raconte sur les types qui traînent dans les toilettes de femmes ?
Qu'ils cherchent à ce qu'on leur démolisse leurs illusions.
Mais tu ne présentes plus d'illusions pour moi, Georgie.
On a vraiment tout exploré ensemble, hein ?
Va commander mes profiteroles.
Je suis sûr que ces Ethiopiens adorent crever de faim, je vous assure.
Vous savez, la moitié de ces gosses, c'est le comble...
ont des ballons de femmes enceintes.
Tu es malade !
Pas encore, mais ça pourrait se faire si ti continue à jour les bégueules.
Qu'est-ce que t'en sais de la famine, Georgina ?
Tu as tout ce qu'il te faut.
Tu es en retard. Où est-ce que tu étais ?
C'est vendredi soir. Il y a du fric qui court.
Un type correct met des gants pour toucher à ça. Voyons ça.
Très bien ! Exactement ce qu'il faut pour ce restaurant.
Mettez-les tout de suite !
Qu'est-ce qui t'arrive, Mitchel ?
Tu n'aimes pas les moules ? Il faut que tu apprennes à les aimer, si tu veux venir dîner avec moi.
N'aies pas le culot de vomir ici, Mitchel.
Sinon Spangler te les fera ravaler de force.
Je suis certain que nous n'y sommes pas pour grand-chose.
Ils s'empoisonnent eux-mêmes avec toute leur cochonnerie.
Vous savez que les Indiens boivent leur propre pisse ?
La même eau recyclée sans arrêt.
On en perd un peu par évaporation
et puis on refait le plein.
Vous avaleriez votre pisse, vous ? On commence par celle de qui ?
La mienne d'abord.
J'en ai toujours à revendre, hein Georgie ?
Qu'est-ce que tu as là ?
Toi aussi, tu as droit aux compliments du chef, maintenant ?
Borst doit nous prendre pour des cobayes.
Ça ressemble à de la bouffe pour lapins français constipés.
Albert,
pourquoi ne commandes-tu pas de Chianti ? Tu sais à quel point j'aime le Chianti.
La bouteille avec le raphia. Parce que, après, je peux la ramener chez moi et l'accrocher au mur.
Bon Dieu, Grâce, vous n'en avez encore pas encore assez ?
Où vas-tu encore ?
- Je vais aux toilettes. - Mais tu n'as encore rien bu.
Bon Dieu, elle a la vessie pire qu'une citrouille percée.
Dépêches-toi !
- Tu l'as vexée. - Conneries !
Ne sois pas longue, Georgie ! Tu es tellement bavarde ce soir. Ce silence est insupportable sans toi...
Lave-toi les mains !
Cette sauce tarragonaise est salée.
Non, c'est une " sauce hollandaise ".
Puis-je vous aider, Mr Spica.
Oui, tu devrais mettre davantage de couleur dans tes plats.
Ça leur donnerait un air plus appétissant.
Pourquoi mets-tu tant de temps à apporter le poisson.
Vous pouvez l'emmener vous-même si vous voulez.
- Vous cherchez quelque chose ? - Rien. Tu l'apportes.
- Vous ne chercheriez pas votre femme par hasard, Monsieur Spica ? - Non, bien sûr que non.
Monsieur Spica, j'ai quelque chose à vous montrer.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Les nouveaux couverts, Richard, pour donner du style à tes tables.
J'en ai apporté trois cents jeux. Mes hommes sont en train de refaire les tables.
Ils ne sont pas d'une qualité extraordinaire, Monsieur Spica.
Peut-être trouverez-vous à les utiliser chez vous,
Monsieur Spica. Les trois cents.
Où étais-tu ?
Tu t'essuyais les fesses ? De quelle main t'es-tu servie cette fois-ci ? La gauche, comme je t'ai montrée ?
Turpin, où as-tu pris cette camelote ?
C'est de la saleté. Ça part en morceaux. Rapporte-la.
et fais-toi rembourser à cent cinquante pour cent !
Qu'est-ce que tu manges, Georgie ?
Pas grand-chose, on dirait.
J'ai vu que d'autres gens, dans le restaurant, avaient droit à la même petite attention.
Qu'est-ce que c'est ?
Un genre de salade à l'eau ? Eh bien, il n'y en a pas des masses.
C'est cher sûrement.
Mais ça te fera pas grossir. Il faut que tu gardes des forces. Tu nous fais pitié.
Du fer. C'est ça qu'il te faut.
Tu sais...
... que les vaches boivent deux fois leur poids en eau toutes les semaines ?
A cause du lait. Parce que les vaches ont des grosses tétines.
Exactement comme toi Georgie...
Messieurs, il faudra me croire sur parole, parce que pour des raisons personnelles,
elle n'a pas remis son soutien-gorge.
Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de boire du lait humain ?
Je veux dire, récemment. Toutes les années d'avant ne comptent pas.
Cory, tu n'étais pas vraiment capable
d'apprécier à l'époque, hein ?
J'imagine que le lait de femme est une boisson de choix
... dans certains pays. Ca devrait être le cas ici.
Cory, tu sais ...
... qui pourrait nous procurer du lait humain ?
Tout chaud. Directement de la source, pour ainsi dire ?
Ne plaisante pas. C'est une denrée rare.
Georgie n'aimerait pas qu'on rigole avec ça.
Georgie fait honneurs aux dames.
Tu pourrais leur apprendre une ou deux petites choses à ces jeunes femmes modernes.
Et aussi à un petit jeune, pendant que tu y es.
Non, en y réfléchissant, non. C'est une sale petite brute.
Si elle est si bien que ça,pourquoi est-ce que vous n'avez pas de gosses ?
Des gosses ?
Pour quoi faire ?
J'en veux des mômes.
J'en veux des mômes.
On en aura un jour. Hein, Georgie ?
Quand elle sera vieille et décatie, sans doute.
Elle ne mange pas correctement, c'est son problème.
Tu devrais boire des quantités d'eau et manger davantage de rognons.
Alors tu pourrais très bien faire un bébé, un de ces jours ...
Georgie n'aime pas les mouflets, c'est bien ça ?
Certains jours, Georgie, je trouve que tu te conduis comme un mec.
Ces jours là, Albert ? C'est comment ?
De quoi Mitchel ?
Fous-moi le camp de là !
Sale petite frappe ! Va bouffer ton potage à la cuisine !
Sale petit vicieux !
Continuez à manger.
Ce n'est que Mitchel qui fait l'idiot. Au coin Mitchel !
Harris, fais-lui un bonnet d'âne.
Allez ! Au coin. Mitchel, vilain garçon.
Prends ton couteau et ta fourchette et va au coin.
Albert, arrête, tu es idiot !
Idiot moi ? Tu veux le rejoindre ?
Laisse-le tranquille.
Il ne fait que copier sur toi, comme toujours.
Il fait tout ce que tu fais.
- Je m'en vais ! - Oui, c'est çà, allons-nous en.
Gracie !
Voilà de quoi payer la note et le taxi.
Georgie et moi, on va sans doute faire un petit tour.
C'est notre anniversaire de mariage demain.
Allons à la mer ? Pour faire joujou sous la jetée comme on faisait ?
Oh ! pardon.
On est au restaurant ici, pas dans une bibliothèque.
Il y a des garçons pour ça...
...Philippe !...
... il faut me faire cuire ça. rôti avec une purée de pois.
Qu'est-ce que fiche un jeune comme toi, à laver la vaisselle ? C'est un travail de gonzesse.
T'as donc pas ce qu'il faut ?
Ciel ! Une armure !
Protège-toi mon gars,
il se peut que tu en aies besoin. Innocent, j'étais comme toi avant que Georgie arrive.
Exactement comme lui.
Albert, viens, tu es ivre.
- Vous voulez que je chante pour vous ? - Quoi ?
Allez viens, Albert, ce n'est qu'un enfant.
Oui, c'est ça, chante pour moi !
J'étais un bon chanteur moi aussi, quand j'étais enfant
Tu te rappelles Georgie ?
Chante-nous quelque chose, allez, va !
Vas-y, bordel !
Lave moi, lave moi entièrement de mes iniquités,
Dommage, tu y arrive pas, mon gamin.
J'ai été enfant de choeur autrefois.
J'étais presque enfant de choeur.
quand j'ai rencontré Georgie. Elle a tout gâché.
Pourtant, à la fin, j'ai fini par aimer ça. Elle a été la meilleure leçon que j'aie reçue.
Allez Georgie, montre au petit gars ce que tu m'as montré.
Quand je dis quelque chose il faut le faire !
Je vais te montrer comme elle est bon prof, Georgie.
Non... attends qu'on soit à la maison
Mais qu'est-ce que c'est que ça, bordel ?
Elle n'a pas de culotte.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Tu vas pas me dire que t'es restée à table pendant tout ce temps-là sans culotte ?
...avec Cory ...et Mitchel... et tous ces gens.
Sale petite putain.
Où l'as-tu mise ?
Donne-la moi tout de suite !
Monte dans la voiture.
Enlève le reste pendant que tu y es !
Mitchel, tu connais les praires, c'est quoi, d'après toi ?
Des poissons ?
Si je te demandais de manger une praire, à ton avis tu t'attendrais à manger quoi ?
Du poisson de lac.
Comme des mulettes avec des perles à l'intérieur.
Bon, elles auraient une sacrée valeur pour leur propriétaire, alors.
Mange !
Allez, bourre-toi avec ça.
Allez, allez !
Quel goût ça a ?
- Un goût de pain sec ? - Non, c'est tout spongieux et ça crisse sous la dent.
C'est à cause du sable.
A cause du sable ! Ce gosse est tordant !
Non, crétin ! Ce n'est pas du sable.
C'est la peau qui est autour.
- On recrache la peau ? - Non,
tu la retires après avec un cure-dents.
Mastique bien.
Vas-y, avale.
Alors, voilà Mitchel,
tu viens juste de bouffer une couille de mouton.
Si tu dois travailler un jour pour moi, Mitchel,
il faudra que tu sois capable de trancher les couilles d'un type d'un coup de dent...
Ah, te voilà de retour ?
Qu'est-ce que tu trouves de si fantastique à ces toilettes ?
Je vais aller pisser pour voir...
...s'il y du neuf depuis la dernière fois. Des sièges en velours, des images cochonnes,
du parfum gratuit, un bar privé ?
Hé, vous n'êtes pas d'accord ?
Vous regardez quoi ?
Comment osez-vous !
Allons, jurez que vous n'êtes pas en train d'attendre mes jeunes associés !
Ils ont bien le droit de venir pisser sans qu'on les enquiquine, non ?
Je vais chercher le directeur.
Le directeur, c'est moi.
Et vous, dehors ! Pris sur le fait dans les toilettes.
Voilà ce que méritent les gens de votre espèce. Une bonne, solide correction.
Salut, qu'est-ce que vous faites là ? Encore en train de lire ?
C'est un restaurant ici, pas un salon de lecture.
Le menu est la seule lecture autorisée.
Vous faites injure au Chef.
Et puis, ça empêche de digérer. Vous ne saviez pas ?
On ne lit pas à table !
Quant à moi, je viens de lire des trucs à vous faire dresser les cheveux sur la tête.
Allez aux toilettes. Vous y verrez un autre genre de trucs que les gens lisent.
Et ça, ça ne vous donne pas l'impression de planer ?
Ca fait du fric, tes bouquins-là ?
Je parie que vous êtes le seul à avoir lu ce livre.
Par contre je vous parie que tous les types du restaurant ont lu ce qu'il y a là-bas.
Ça fait réfléchir, non ? Je suis sûr que vous lisez faute d'avoir quelqu'un à qui parler.
Je vous dis ça, juste pour que vous ne restiez pas tout seul. Venez donc avec nous.
Venez que je vous présente ma femme.
Elle vous a vu.
Je sais que ça la chagrine de vous voir là tout seul.
Elle adore la lecture.
Elle reste même des heures entières à lire sur son lit.
Elle lit même aux chiottes !
Voici Cory, voici Mitchel.
- Il sait lire, Mitchel. Hein que tu sais lire ? - Bien sûr !
Bien sûr ! des magazines coquins.
Et voici Georgina.
Ma femme.
Comment vous appelez-vous ?
Michael.
Eh bien Michael,
c'est un nom juif, je crois ?
Vous mangez casher, alors ? Allez, venez vous assoir pour nous parler de ça, Michael.
Je regrette mais je ne suis pas juif.
Pourquoi ne pas le dire ?
Oh, Richard, mets un autre couvert pour Michael.
Il est juif. Tu peux peut-être lui trouver une ou deux côtelettes. Pas de porc surtout.
Non, il n'en aura pas besoin. Nous allons tenir conversation. N'est-ce pas Michael ?
Georgina, à toi de commencer. Présente toi à Michael.
Je suis sûr que votre femme préférerait manger tranquillement.
Non, allez parle, Georgina.
Enfin une occasion d'améliorer ta conversation.
Dis à Michael que tu habites dans une grande maison.
Que tu dépenses 400 livres par semaine pour t'habiller...
Je dépense 400 livres par semaine pour m'habiller.
Que tu as droit à 40 livres d'essence par semaine...
J'ai droit à 40 livres d'essence par semaine, dont je ne me sers jamais.
Que tu portes des affaires splendides.
Je porte des affaires splendides.
Que tu manges dans les meilleurs restaurants.
Je mange dans les meilleurs restaurants.
Georgina, fais un petit effort, s'il te plaît.
Je fréquente un bon coiffeur.
Oui, le meilleur qui soit.
Mon dentiste est excellent.
Oui, il est juif.
J'ai un bon gynécologue...
Oui, et puis ?
Qui dit qu'il est peu probable que je puisse un jour avoir un bébé...
Georgina, Michael n'a pas besoin de savoir ça.
Que les trois avortements que j'ai subis jusqu'ici m'ont esquinté l'intérieur.
Ce n'est pas vrai Georgie... et Michael n'a pas à savoir.
Buvez Michael ! Et maintenant si on parlait de vous.
Je suis gynécologue.
Vous êtes quoi ?
Vous pourriez venir me voir.
Ce n'est pas le moment d'en discuter.
Du fait que je sois stérile je suis un bon coup, sans danger.
Tais-toi, Georgie !
Veuillez excuser ma femme, Michael. Je crains que si vous ne retournez pas à votre table...
...vous allez la trouver prise.
Le restaurant se remplit vite. Mitchel, va tenir compagnie à Michael et parle-lui de... parle-lui...des chevaux !
Ne vous inquiétez pas Monsieur Spica. Merci.
Je préfère lire mon livre.
Et puis, j'ai fini, merci.
Merci de m'avoir présenté à votre femme. J'aime votre nom.
Quelle mouche t'a piquée ...
... pour te mettre à raconter les détails de notre vie intime ?
De ma vie intime, pas de la nôtre.
Si, la nôtre.
Et qu'est-ce que tu pouvais bien foutre pendant tout ce temps dans ces chiottes ?
Et qu'est-ce que c'est que cette histoire de gynécologue ?
Qui c'est ?
Y'a intérêt à ce que ce soit une femme. Je ne veux pas qu'un type tripote ma femme.
C'est un homme... et il est Juif.
Je crois qu'il est Ethiopien.
Quoi ?
Sa mère est catholique romaine...
Il a fait de la prison en Afrique du Sud...
Il est noir comme l'enfer
et il boit sans doute son pipi.
Quoi ? Espèce de garce !
Tu mens ! Garce ! Va dans la voiture !
Va dans la voiture !
Attends qu'on soit à la maison.
Garce ingrate !
A la niche ce soir. Madame !
Maiser venait ici...Trelawny aussi, avec ses maîtresses noires qui mettaient des pêches dans leurs cheveux...
- Des pêches ? - Des fausses...
Les frères autrichiens s'installaient près de la fenêtre ...
des professionnels de haute volée, de grands virtuoses de la corde raide.
Tim Tranler mangeait sa soupe avec une paille, quand il avait la mâchoire défoncée.
Là-bas, il y a eu autrefois la marque de l'assiette pleine de harengs saurs lancée par Goshy Capps...
- De harengs ? - Oui, Bon Dieu, des harengs !
On ne sert pas de harengs dans un restaurant comme celui-ci.
Et pourquoi pas ? Ils servent des harengs au petit-déjeuner.
Tu prends souvent ton petit-déjeuner ici ?
Le type du bateau venait ici manger des harengs tous les matins avec sa maîtresse.
Le type du bateau était une pédale... il n'avait pas de maîtresse et le poisson ne lui réussissait pas.
Qui c'étaient tous ces gens ?
Des petits escrocs, des maquereaux en leur temps...
Borst l'a repeint. Je vais lui dire de le refaire comme avant.
... des gigolos, des boxeurs déglingués, des putains de bas étage ...
J'ai toutes les coupures de presse à la maison.
...des brutes, des coiffeurs... des tantes.
Des vrais Robin des Bois!
Tout au plus au coin des bois !
Vous êtes de plus en plus fin.
Fin, lui ? Avec son argot de grand-mère ?
Maintenant, la clientèle, c'est moi. Vous m'avez bien compris ?
Moi et Géorgie, Cory Peterson..
- Le coq au vin est bon. - Coq à quoi ?
C'est du poulet cuit avec du vin, crétin.
Bess Riddle ne se nourrissait que de coq au vin.
Plutôt de "petit oiseau" que de vin.
Ne sois pas vulgaire Starkie. Il y a des dames ici.
Ou du moins, il y avait. Où est-elle passée ?
Grâce n'est pas une dame peut-être, hein Grâce ?
- Elle a sûrement une infection urinaire. - Elle n'a rien du tout
Pourquoi passe-t-elle son temps à disparaître aux chiottes ?
Quel genre d'infection tu as, Starkie ?
Les dames ne vont pas aux chiottes, elles vont aux toilettes.
Les vraies dames ne vont pas aux toilettes,
elles vont à la salle de bains.
Borst n'a pas de salle de bains.
La ferme, Mitchel, tu pisserais dans ton froc avant d'être capable de reconnaître un wc digne de ce nom.
Voilà, il a rompu le silence entre nous...
... alors, vous vous appelez Georgina ?
Oui.
Oui, et ne vous avisez pas de m'appeler Georgie.
Vous avez de beaux yeux, Georgina.
...et vous, vous avez une queue magnifique, Monsieur le gynécologue.
Oui, quels que soient ses préjugés racistes.
Votre mari est un cas.
Vous croyez vraiment?
Pourquoi ?
Pourquoi quoi ?
Pourquoi est-ce que je l'ai épousé ?
Pourquoi n'êtes-vous pas marié, vous ?
- Comment savez-vous que je ne le suis pas ? - Vous n'êtes pas marié ?
Non, en effet.
Pourquoi ?
J'ai vu un film une fois dans lequel le personnage principal n'a rien dit pendant la première demi-heure.
Comme nous ? En faisant le compte des minutes, nous avons peut-être passé une demi-heure ensemble ?
J'étais totalement absorbé,
par ce qui allait arriver, tout était possible.
Et alors ?
Il a tout gâché : il a parlé.
-Et ? - Dans les cinq minutes qui ont suivi, j'avais perdu tout intérêt.
Maintenant que vous avez ouvert la bouche, vous vous attendez à ce que je perde tout intérêt ?
Ce n'était qu'un film.
Nous parlons depuis presque une minute.
Il nous reste quatre minutes pour que vous perdiez tout intérêt.
Quatre minutes, c'est suffisant...
... où est la bombe ?
Il mange son avocat à la vinaigrette avec des crevettes ...
... et ses doigts.
Embrassez-moi.
Votre restaurant est bruyant, Spica.
Il y a beaucoup de monde le samedi soir.
J'aime les restaurants tranquilles... avec des attractions.
Borst est un artiste en cuisine, pas un animateur de pacotille.
Mais pour vous faire plaisir Terry, on va vous donner un petit spectacle.
Cory !
Donne un coup de fil à Santini - cinq filles - des strip-teaseuses...
Il faut que ça reste décent, ma fille est là.
Cinq danseuses avec de la musique. Cochonnerie exclue. Classe uniquement.
Et de la musique douce. J'ai envie de conserver mes oreilles jusqu'à quatre-vingt-dix ans.
Quel genre d'attraction voulez-vous donc ?
Mais bon Dieu, Terry !
Des bonnes soeurs muettes ?
Si elles m'appellent Monsieur Fitch, c'est possible. "Terry" est réservé à ma femme, Spica.
C'est comme moi.
Ah bon ? On vous appelle "Terry" aussi ?
Georgina est la seule à pouvoir m'appeler Albert
Même quand elle est aux cabinets ?
Cory ! Fais taire ta pute.
Bon Dieu, vous en faites un boucan, Spica !
Le bruit perturbe la digestion. Vous n'êtes pas de mon avis ? A qui ai-je l'honneur ?
Patricia, Monsieur.
Vous dansez sûrement divinement, Patricia ?
Ca se voit tout de suite. Patricia
Faites-nous le plaisir d'aller danser... avec Geoff.
Geoff est un bon danseur.
Il est interdit de danser dans ce restaurant !
Je mange toujours à la maison. C'est le meilleur endroit.
Ça diminue les risques d'empoisonnement.
Chez Rickie Borst, c'est comme si on était chez soi. Sa cuisine est toujours très propre.
Vous pouvez aller voir.
J'aimerais bien voir.
Mitchel, emmène la dame visiter la cuisine.
Je vais conduire la dame, Spica.
Montrez-moi seulement comment on y va.
Par cette porte.
Je vais faire un tour à la "salle de bains" et je vous renvoie Georgie tout de suite.
Ça veut dire immédiatement en français !
Cory, ta nouvelle petite amie ne vaut pas tripette.
Elle pratique son français. Après tout, nous sommes dans un restaurant français, non ?
Quelqu'un va manger de l'oie pour le dîner.
...2 - 3 - 4 - 5 -6 - 7.
Bon, nous serons peut-être dérangés encore sept cents fois.
Il te paye combien, ton copain, Patricia ?
Me payer ?...
... il ne me donne rien.
Il me paye à manger ... et à boire...
- Il ne te donne pas d'argent de poche ? - Non.
Même pas pour un petit sandwich, tard le soir ?
... ou une bouteille de gin pour te faire oublier ce que tu as eu pour le déjeuner ?
Non.
Nom d'un chien, ça pue par ici !
Est-ce que je peux te donner un peu d'argent de poche ?
Faut-il que je fasse quelque chose pour le gagner?
Okay, nous y voilà.
Où est Fitch ?
Philippe, fais-nous de la place. Débarrasse ces tables.
Mais Monsieur Spica, ils sont en train de manger.
Alors il faudra qu'ils aillent manger ailleurs ! Fais-les bouger !
Il va y avoir un spectacle, il faut déménager.
Impossible, nous sommes en plein milieu de notre dîner...
Si vous vous dépêchez, vous allez pouvoir terminer votre soupe.
Vous voyez, ça nous ennuierait d'avoir à vous bousculer.
Dommage que vous n'ayez pas suivi mes conseils ...
... toute cette nourriture perdue. Richard va être contrarié.
Il va vous falloir manger à la cuisine - comme les vilains petits enfants.
Comment vous appelez-vous ?
Parlez plus fort ! J'ai bien entendu "William" ?
Alors, petit Willie,
on veut pan-pan sur son gros derrière ?
Puisque vous avez le courage de manger les champignons de Richard, je compte jusqu'à cinq ...
... le temps pour vous d'aller jusqu'à la cuisine...
... sinon, je vous balance dans la rue.
- Regardez l'heure ! Il faut que j'y aille. - Encore une minute.
- Non. - Trente secondes.
Mais qu'est-ce que tu fiches ?
Je me suis offert une chevauchée, non ? Tiens-toi tranquille.
Désolée Monsieur, j'ai été surprise.
Je me demande bien, putain, qu'est-ce qui peut encore te surprendre, toi ?
Je laisse tomber, garce.
Je ne peux pas encaisser les pétasses maigres, de toute façon.
Tu ne vaux qu'une étoile au classement Fitch,
... et je parle pas du physique… de la disponibilité seulement.
Regarde qui sort juste des plumes !
Mais qu'est-ce que tu foutais ?
Ne sois pas idiot, j'étais en train de faire de l'argent !
Tu crois qu'il se doute ? Il ne restera pas idiot très longtemps.
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- Pourquoi nous est-il impossible de nous rencontrer ailleurs ? - Nous ne pouvons pas. C'est impossible !
Autant le faire sous son nez. il aurait du mal à croire que je puisse vraiment le faire sous son nez.
...entre les plats…
…entre les hors-d'oeuvre ... et le canard à l'orange...
...entre le dessert et le café…
...en plus,
j'apprends vite.
A bâcler, à gagner du temps...
... je m'améliore. Tu ne trouves pas ?
... je m'améliore.
Tu ne trouves pas ?
Je m'en fous. la dernière soirée a été épouvantable. C'est ta faute Cory.
Ce soir, tu seras privé de manger pour la peine !
De toutes façons, j'aime pas cette saleté de bouffe étrangère !
Ne me parle pas sur ce ton ! Crétin demeuré !
Pas même capable d'organiser un viol dans un bordel !
Les filles étaient minables,
La musique, minable. Tu ne t'es pas donné beaucoup de mal.
Et tu n'as même pas été capable de surveiller ta bonne femme.
D'abord, c'est une crâneuse, ensuite...
Mais, je n'ai pas crâné !
Ferme-la. On t'a demandé quelque chose ?
Comment peut-elle prétendre ne pas être une fille facile...
... si elle est avec toi, Cory ?
Et puis, elle joue les pimbêches.
Spangler, file me chercher quelque chose à boire. Vite !
Et ensuite elle vexe Fitch, je ne sais comment, d'ailleurs.
Fitch est un porc !
Qu'est-ce qui te prend ? Fitch sait se conduire.
Qu'est-ce que tu lui as fait ? Tu as pissé dans son froc ou quoi ?
Ensuite elle revient à table, avec des rires et chuchotements de vierge qui s'amuse avec une bougie.
Il va falloir que tu répares. Sans ça il va m'en vouloir.
Tu lui plaisais, Dieu sait pourquoi d'ailleurs, tu es maigre comme une brosse à dents, plate comme un garçon.
- Peut-être qu'il aime les garçons. - Je ne veux pas entendre parler comme ça devant moi...
Je n'irai pas avec lui :
il sue, il pue...
... et il n'arrive à rien !
Cory, Bon Dieu, tu devrais mieux tenir tes bonnes femmes !
- Comme Georgie peut-être? - Pat, ferme-la !
De quoi ? Georgie fait toujours ce qu'on lui dit de faire. Elle n'oserait jamais me décevoir !
Vous rigolez !
Pat, ferme-la. Allez viens...
- On ne frappe pas les femmes à cet endroit ! - Je cogne les femmes là où ça me plaît !
C'est là que ça déconne chez vous. Pas étonnant que Georgie ait cette tête-là.
Pas étonnant non plus qu'elle puisse pas blairer vos tripes !
- Qu'est-ce que tu entends par là ? - Pas étonnant qu'elle baise ailleurs !
- De quoi ? -Aveugle comme une taupe, cette grande gueule ...
- Incapable de voir - Ferme-la, Pat ! - Elle délire !
- Non ! Je les ai vus ! - Vu qui ?
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- Ils vont toujours aux chiottes en même temps. - De quoi ?
Pourquoi croyez-vous que Georgina passe autant de temps dans les cabinets ?
Espèce de taupe ! Elle a tout de même pas envie de chier toutes les cinq minutes !
Je vais aux chiottes.
Georgina ?
Sors de là, sale garce !
Où es-tu, sale garce ? Espèce de putain !
C'est fini,
il a trouvé.
Georgina ?
Je vais le faire partir.
Mon Dieu, nous ne pouvons pas attendre ici, nous allons mourir de froid
Il ne viendra jamais vous chercher ici. Cinq minutes seulement. Je vais chercher vos vêtements.
Georgina !
C'est toi ! Où est-elle ? Où est ma femme ?
Qu'est-ce qu'il vous arrive, Monsieur Spica ?
Tu dois bien savoir où elle est ! tu lui allumes ses cigarettes...
Où est ma femme ?
Votre femme, c'est votre affaire, Mr Spica. Vous n'êtes pas au bureau des réclamations.
Je veux ma femme, Borst, où est-elle ?
Tu sais sacrement bien ce qu'il se passe. Où est ma femme ?
Et toi ! Souillon, tu sais pas où elle est ?
Maintenant, Mr Spica, si vous avez terminé, vous allez me faire le plaisir de quitter cette cuisine...
...mes autres clients attendent.
Je suis le seul client qui compte dans ce restaurant... qui ait jamais compté !
Je veux ma femme.
Où est-elle ?
Georgie !
Je veux ma femme, Georgie !
Je les trouverai , je les trouverai,
et je le tuerai. Je vais le tuer ce sacré branleur d'intellectuel !
et je le mange !
Je le tue et je le mange !
On va vous faire sortir.
Eden peut vous emmener en voiture. Où voulez-vous aller ?
Je connais un endroit.
Et nos vêtements ?
Je vais vous les chercher. Vite !
Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ?
C'est un dépôt de livres.
Dans les périodes calmes de ma librairie, j'y fais des inventaires.
Je dresse un catalogue des ouvrages sur l'Histoire de France.
C'est la cuisine et la salle de bains.
C'est un peu rudimentaire, mais la vue est splendide.
- Tu les as tous lus ? - Non...
... il n'est pas indispensable pour un libraire d'avoir lu tout le stock.
Avec un travail pareil, tu sais, tu pourrais être passablement ennuyeux.
Cet endroit est-il suffisamment sûr?
Albert lit-il ?
Non.
Alors si on ne lit pas, est-on à l'abri pour autant ?
Des mauvais bouquins, oui.
On pourrait passer une vie entière à lire ici.
Oui, on pourrait.
Deux vies, la tienne et la mienne.
- C'est pour ça que je suis ici ? - Non.
Quel bien tires-tu de tous ces livres ? Ils ne te nourrissent sûrement pas !
Comment parviennent-ils à faire ton bonheur ?
Je les ai toujours trouvés très sages.
Ils ne changent pas d'idées quand tu as le dos tourné.
Ça n'est pas forcément un avantage.
Embrasse-moi.
Peut-être vaudrait-il mieux que tu continues, si cela ne t'ennuies pas, un peu plus tard ?
Comment ça va, au restaurant ?
Ça va bien.
Et Richard ?... Je veux dire Monsieur Borst ?
Il va bien.
Y a-t-il eu d'autres incidents ?
...comme hier soir ?
Non, Monsieur.
Tu ne manges pas avec nous ?
Non, merci.
je mangerai plus tard avec Monsieur Borst. Bon appétit.
Bon appétit.
Merci.
N'as-tu rien d'autre...à nous dire ?
Monsieur Borst...m'a dit de vous dire de ne pas bouger d'ici...
... et il vous souhaite "bon appétit".
Merci.
Dès que vous aurez fini, je remporte les plats.
Si tu trouves des livres qui t'intéressent, tu peux les emprunter si tu veux.
D'accord, où sont-ils ?
Qui ? Je ne sais pas.
Tu ne sais pas, hein ?
C'est pas toi qui as mangé ça tout seul, j'imagine ? Qu'est-ce que c'est d'abord ?
On dirait une odeur de poisson en sauce mayonnaise avec du basilic. Et ça ?
Et çà ?
C'est gluant. Non ! De la sauce au chocolat ! Des profiteroles - Georgina aime ça.
Oh... et des serviettes...
... le rouge à lèvres de Georgina
...et un peu de vin.
A quoi pense Richard en faisant ce qu'il fait ?
Il cherche à se faire hacher menu. J'ai besoin de savoir où ils sont.
Où sont-ils ?
Ouvre la bouche !
Avale ! vas-y. Avale. Allez.
Fais attention à ce que tu manges !
Albert, laisse-le. Tu n'as pas besoin de faire ça.
On fait le délicat maintenant ? Relève-le ! C'est bon ?
Ecoute, ce n'est qu'un enfant.
- La ferme ! J'ai décidé que ça valait le coup ! - Albert, laisse-le !
Fous-le camp ! Les gonzesses comme toi, j'en ai plus rien à foutre. Va-t-en.
... et embarque ton cousin bigleux pendant que tu y es.
On verra si vous vous débrouillez aussi bien sur le pavé, sans moi pour vous moucher ! Filez !
D'accord, mangeur de boutons ! Dis-moi où ils sont, maintenant !
Tu ne veux pas me le dire ? Où sont-ils ?
Eh bien ,on en a fini avec les boutons. Pas tout à fait pourtant, tu vois de quoi je parle ?
Ton nombril, c'est pas comme un bouton ?
Albert !
Ah, toujours là ? Alors, vous allez voir !
Réveille loi petit minable de cuisine ! Réveille toi !
Réveillez-le !
Oh, mon Dieu !
Je vous ai apporté votre dîner.
Où est le garçon de cuisine ?
A l'hôpital.
Quoi ?
Il a dit qu'il ne leur avait rien avoué et je le crois.
Il faut que je le voie !
Je crois que ce n'est pas raisonnable !
Je viens !
Il faut que vous m'y emmeniez !
Il faut que nous partions.
Que faut-il emporter ?
Richard, il faut que vous m'emmeniez voir Pup
Qu'est-ce que vous allez faire ?
Vous courez au-devant du danger, c'est tout.
Je reviens dans une heure.
Richard tu peux me ramener. N'est-ce pas Richard ?
Oh pauvre Pup.
Laisse-moi quelque chose à manger.
Evidemment.
Soyez très prudents !
Tiens-le par les cheveux.
II n'en a pas assez pour ça.
C'est dégueulasse qu'un type aussi vieux soit son amant !
Il a le même âge que toi !
Oui - mais moi je suis son mari, pas son amant !
Parce que l'un va sans l'autre, peut-être ?
J'aurais compris encore si ç'avait été un jeune type.
J'aurais pris ça pour une passade. Salaud !
Très bien Mitchel - ça va être l'occasion pour loi de goûter du rouston.
Il est trop vieux !
Qu'est-ce que ça veut dire ? Il a quarante ans !
Parce que tu crois que s'il était jeune, tu ne dirais pas non ?
Bon Dieu, quarante ans, c'est vieux, quand on a dix-sept ans ?
Il ne s'est peut-être pas lavé depuis longtemps.
Mitchel,toi...Champion des nullités !
Ben,tu sais...il a dû... il a dû aller avec Georgina la nuit dernière.
Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule !
Sale petite chieuse de frappe ! Mitchel,tu n'es qu'un con.
Tu es vraiment très fort pour dire ce qu'il faut au bon moment.
Je ne voulais pas dire qu'il te faudrait littéralement lui couper les couilles,
Ça n'était qu'une image.
Qu'est-ce que ça veut dire alors ?
"Un libraire juif sauvagement torturé par jeune maniaque sexuel !"
Je n'ai pas envie qu'on prenne ça pour un crime sexuel.
Ça n'est rien d'autre qu'un crime de vengeance. Une affaire de cœur.
Un crime passionnel. Je ne veux pas qu'on répande de méchants ragots sur mon compte.
On dira que c'était un noble crime de vengeance.
On admirera le style : il est mort bourré. Albert aime la bonne chère.
On sourira peut-être : mort bourré de la matière même de son métier.
Bourré de bouquins, la petite lope de libraire !
Mitchel ! Pas la peine... Pas la peine...
Achevez-le ! Fermez-lui la gueule. Bouchez-lui le nez !
Enfoncez-lui ses conneries de livres dans la gorge. Etouffez-le le salaud.
Michael !
Bon...voilà comment tu manges une écrevisse.
D'abord, tu arraches la tête,
puis tu enlèves les barbes,
et les pattes,
il ne te reste plus qu'à extraire la partie tendre du corps.
As-tu éteint les lampes ?
Quelles lampes ? Je ne me souviens pas.
Idiot, tu te rappellerais même pas comment péter.
Avec tous ces livres, ça pourrait prendre feu.
Toutes les preuves disparaîtraient bien gentiment.
Mais je ne veux pas qu'elles disparaissent, triple andouille,
je veux que Georgina voie.
Qu'est-ce qu'il a dit ? La Révolution Française était plus facile à avaler que Napoléon ?
Napoléon était un vaurien - il gâchait tout - jetait tout.
Napoléon raffolait des fruits de mer. Les huîtres à la Florentine étaient son plat préféré.
Intéressant, non ?
Churchill aimait les fruits de mer.
C'est curieux comme les grands Généraux aiment les fruits de mer.
Qu'est-ce qu'il aimait, Jules César ? et Hitler ?
Hitler aimait les palourdes.
Et Mussolini aimait les calmars.
Tu inventes !
Ah oui ? Et à quoi vois-tu ça, Harris ?
Qu'est-ce qu'il mangeait le libraire ?
Tu as pu en juger d'après son vomi.
Qu'est-ce que ça peut bien me foutre de savoir ce qu'il bouffait ?
Je suis tellement fatiguée...
Je vais m'endormir.
J'aurai beaucoup de choses à te dire demain matin.
Je veux que tu m'écoutes. Il faut que quelqu'un sache.
A qui pourrais-je le dire en dehors de toi...
Et alors...
... quand je me réveillerai demain matin,
... j'aimerais que tu m'embrasses.
Et puis… j'aimerais un petit-déjeuner.
Du café... des petits pains frais... du beurre...
de la confiture...du pain grillé ...
Bonne nuit, Michael.
A demain.
Je t'aime.
Albert, t'aurais pas dû faire ça. Ça ne valait pas le coup.
De quoi ?
Georgina, elle n'en valait pas la peine peut-être ?
Bon Dieu, Georgina vaut mille fois les petits bibliothécaires juifs prétentieux
qui se masturbent avec la Révolution française.
Je disais que le marchand de livres va nous créer des problèmes, et qu'il n'en valait pas la peine.
Mais ce petit minable circoncis baisait ma femme !
Non, je ne me calmerai pas. Je t'ai vu, Harris.
Je t'ai vu loucher sur la femme d'un autre.
Je t'ai vu surveiller ses jupes quand elle monte dans ma voiture. Je t'ai vu humer l'air, Harris.
Et quand je pense que je t'ai fait confiance au point de te la laisser ramener à la maison quand j'étais ivre !
- Sors de mon restaurant ! - Albert, calme-toi.
Mitchel, va chercher Richard ! Lève ton gros petit cul et va chercher Richard.
- Si vous voulez crier - allez dehors ! - Je peux crier si j'ai envie dans mon restaurant !
Sortez ! Sortez !
Ote tes mains de là, espèce d'âne ! Richard, je ferme ta boutique !
Vraiment ?
T'es foutu, Richard !
Forcer des honnêtes gens à dîner avec des voleurs de femmes !
Je ne crois pas. Monsieur Spica.
Et si je le faisais, où iriez-vous manger ?
Qui vous accepterait ?
Maintenant ayez donc l'amabilité de sortir,
pour que nous puissions réparer les dégâts que vous avez faits.
Richard, je te préviens :
Demain, quand j'aurai fini, il ne restera plus ici qu'un emplacement de parking.
Je me demande comment vous allez faire ?
Un bulldozer, Richard ! Ta fameuse cuisine sera à vingt pieds sous terre !
Va te faire foutre Harris ! Toi et moi, on est foutus ! foutus !
Je sais reconnaître mes fidèles.
Michael -
tu ne m'as pas embrassée.
Alors...
il va falloir que je fasse moi-même mon petit-déjeuner.
Reste encore au lit.
Voilà, Michael
Voilà.
Ça été si court, mais si tendre.
Maintenant tu ne m'entends plus, je pourrais te dire, à propos d'Albert.
Je pensais que je finirais par tout te dire à son sujet.
Non parce que j'avais honte...
Mais il est important que je te le dise, et alors, j'en aurai fini.
Albert me bat.
Mais, c'est vrai, tu les as vus mes bleus.
Il avait ses habitudes.
Quand nous rentrions à la maison, après le restaurant, il fallait que je l'accompagne aux toilettes
et il m'obligeait à l'essuyer.
Et après, il fallait ...
Aide-moi Michael.
Il avait une valise sous le lit, de son côté avec toutes sortes d'objets à l'intérieur
une brosse à dent
une cuiller en bois
un train en plastique
une bouteille de vin
... et il s'en servait.
Si je ne le faisais pas pendant qu'il regardait, il insistait pour le faire.
Au moins, quand c'était moi, ça faisait moins mal...
Le sexe ne l'intéressait pas vraiment. Pas avec moi. Pas avec les femmes...
Je l'ai quitté quatre fois.
J'ai pris un bateau de nuit.
Harris et lui m'ont retrouvée à Bruxelles...
Il m'a ramenée. Sur le bateau, il pleurait, il m'a acheté des cadeaux...
Jusqu'à ce que nous débarquions...
Juste à la sortie du port,
avant le début de l'autoroute, il a arrêté la voiture
et Spangler, Harris et lui m'ont déshabillée, battue...
Tout ça doit finir.
Aide-moi, Michael. S'il le plaît.
Il est mort…
Ils l'ont étouffé avec les pages arrachées de son livre préféré.
Pourriez-vous le faire cuire ?
Faire cuire qui, Georgina ?
Michael !
Vous avez la réputation de faire de la cuisine expérimentale.
Il doit être bon à manger. Je suis sûre qu'il a bon goût.
Qu'est-ce qui serait le meilleur ?
Le coeur ? Le foie ? Les fesses ?
Ses "praires" ?
Georgina - asseyez-vous !
Quand vous faites le menu - comment évaluez-vous le prix des plats ?
Je fais payer cher tout ce qui est noir :
le raisin, les olives, le cassis.
Les gens adorent qu'on leur rappelle la mort.
Manger de la nourriture noire, c'est comme consommer de la mort.
Dans le genre ha ! ha ! la Mort !
C'est moi qui te mange...
Les truffes noires, c'est ce qui coûte le plus cher.
... et le caviar - mélange de mort et naissance.
La fin et le commencement.
Vous ne trouvez pas juste que tout ce qui coûte le plus cher soit noir ?
Nous pénalisons également les vaniteux. On surtaxe les papilles moribondes.
...de trente pour cent.
Aphrodisiaques : 15 pour cent.
Et d'après ce que j'ai vu, votre amant n'avait pas besoin d'aphrodisiaque.
Qu'avez-vous vu ?
Je veux savoir. Personne d'autre que vous ne savait.
Tout le monde avait pitié de moi.
Mais comment puis-je savoir qu'il m'aimait s'il n'y a eu aucun témoin.
Si vous l'aimiez, la question ne semble pas devoir se poser.
Si, elle se pose. Dites-moi ce que vous avez vu.
Ce que j'ai vu se borne à ce que vous m'avez laissé voir.
Bien entendu - comment pourrais-je savoir autrement si c'était réel. A moins que quelqu'un regarde.
Racontez-moi ce que vous avez vu.
Vous avez honte, peut-être ?
Je l'ai vu vous embrasser...
sur la bouche,
sur le cou...
derrière l'oreille...
Je l'ai vu vous déshabiller.
Je l'ai vu embrasser vos seins.
Je l'ai vu mettre la main entre vos cuisses.
Et moi, qu'est-ce que vous m'avez vu faire ?
Je vous ai vu l'embrasser sur la bouche.
Je vous ai vue sous lui par terre dans l'office.
Je l'ai vu vous prendre par derrière.
Je vous ai vu prendre son pénis dans votre bouche.
Je vous ai vue...
Avez-vous déjà vu des amants se comporter comme ça ?
Mes parents se comportaient de la même manière.
Vraiment ? Vous les avez vus ?
Et des amants au cinéma qui font quelquefois la même chose.
Ça ne compte pas.
Et dans mes fantasmes...
les amants se comportent toujours comme ça.
Vous étiez jaloux ?
Cela vous rendait-il jaloux ?
Vous aviez envie de nous rejoindre ?
Vous devez m'aider maintenant.
En souvenir de nous qui faisions l'amour dans votre cuisine,
et dans vos phantasmes. Aidez moi, maintenant.
En souvenir de vos parents qui faisaient l'amour, aidez-moi.
Les gens que j'aime apprennent mon nom trop tard.
Trop tard ?
Faites cuire Michael pour moi.
C'était son restaurant préféré.
C'est aussi le mien.
Faites cuire Michael pour moi.
Si je le faisais, reviendriez-vous manger ici ?
Qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ?
Vous voulez coucher avec moi ?
Vous pouvez faire ce qu'il faisait.
Comment puis-je vous persuader?
Vous n'y arriverez pas. Vous l'aimiez peut-être...
Vous savez bien que je l'aimais - vous m'avez vue.
Mais ce n'est pas une raison pour le manger. Georgina.
Pensez-vous qu'en le mangeant, il devienne une part de vous-même.
Vous ne devez sûrement pas croire qu'en le mangeant vous ne serez plus séparés.
Ce n'est pas moi qui vais le manger,
C'est Albert.
Albert ?
Voilà onze mille livres. C'est l'argent de Michael.
Rangez votre argent.
Où est-il ?
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Pourquoi faut-il maintenant que je sois accueilli comme un étranger dans mon propre restaurant ?
Des invitations spéciales...
... qui entre nous, auraient pu venir de chez un meilleur imprimeur
Et il faut que je cogne à la porte comme un paria.
Eh, bien, eh bien.
Georgina Duckles
Quel vent vous amène ici. Sale garce !
Je suis extrêmement surpris que vous ayez l'incroyable audace de venir ici.
Georgina - où étais-tu ? Albert devenait dingue.
Bouclez-là Grâce. Trouvez-moi à boire.
Joyeux anniversaire Albert.
Je te ferai la peau pour ce que tu m'as fait.
Tu n'auras sans doute aucun mal.
Et ne crois pas que je vais te reprendre aussi facilement. Je te le ferai payer, pétasse !
Ton petit cul va t'en cuire pendant des semaines.
C'est fini les livres, pour toi, ma fille, tu seras bouclée, enfermée à clef.
C'est terminé les bouquins et les parties de touche-pipi.
Bon anniversaire Albert.
Qu'est-ce que tu veux dire, bon anniversaire ? Ce n'est pas mon anniversaire.
Non. C'est vrai. Mais c'est un anniversaire que je fêterai pour toujours.
Même si tu ne le veux pas. Et tu ne le voudras pas.
De quoi tu parles, femme ?
Où sont les autres ?
Ils vont bientôt arriver.
- Ecoute... Georgina. - Quoi ?
Tout est terminé maintenant.
Quoi ?
Grâce, pourquoi restez-vous debout ? Allez voir à la fenêtre si j'y suis.
Mitchel - casse-toi.
Ecoute Georgina, avant que les autres arrivent.
Pourquoi tout le monde est en retard ? Sur l'invitation il y a marqué neuf personnes.
- Et où vont-il s'asseoir ? - Ils vont bientôt arriver.
Tu ne l'aimais pas vraiment, hein ?
Je veux dire, toi, comment pouvais-tu aimer un sale libraire ? Un nul.
Georgina, écoute,
je vais… nous oublierons.
Reviens.
J'ai été...
c'est vrai, lamentable.
Puisque c'est ton anniversaire...
Quel putain d'anniversaire ?
Je t'ai apporté un cadeau...
Je n'ai pas besoin de cadeau, c'est moi qui donne les cadeaux... tu le sais bien.
… tu n'as jamais eu assez d'argent pour me faire des cadeaux !
Et Richard te l'a préparé à ton intention... selon mes instructions.
Comme il sait que tu aimes manger... sachant que tu aimes te gaver...
nous avons amenés quelques uns de tes amis.
Qu'est-ce que c'est que cette réception, Georgina ?
Que se passe-t-il ?
Assieds-toi. Albert.
Et nous ? On ne s'assoit pas ?
Non, c'est le privilège d'Albert.
- Qu'est-ce qu'il fait là celui-là ? Bordel... - Tais-toi - Albert.
Tu es là pour ton plaisir.
Georgie.
Nom de Dieu !
Non, Albert, ce n'est pas Dieu, c'est Michael. Mon amant.
Tu avais juré de le tuer - et tu l'as fait.
Et tu avais juré de le manger.
Maintenant, manges-le.
Qu'est-ce qui se passe Albert.
Tu as un couteau et une fourchette. Tu sais comment t'en servir ?
Est-ce que toutes ces belles manières que tu as apprises ont disparu ?
Mitchel va te verser un autre verre.
Ton valet a choisi de ne pas te servir, Albert. Grâce va te servir.
Mange, Albert.
Roy, verse à boire à Albert.
Prends la bitte, Albert.
C'est un mets de choix. Et tu sais où elle est allée.
Allez, vas-y Albert, mange.
Bon appétit.
C'est Français.
Cannibale.
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