All language subtitles for Hour.of.the.Wolf_aka_Vargtimmen.196wedish-4sub.fre

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German Download
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Un peintre, Johan Borg, séjourne avec sa femme

dans la petite île frisonne de Bältrum.

Alma, en lisant le journal intime de Johan,

découvre les fantasmes de son mari,

qui sont la base de ce film.

L'HEURE DU LOUP

Silence ! On tourne !

Caméra !

Non...

je ne pense pas m'en aller.

Pourquoi je reste ?

Nous vivions ici depuis 7 ans,

tous les deux.

L'hiver, je peux aller sur le continent

et travailler à la boutique, je I'ai fait,

quand nous étions à court d'argent.

Le bébé doit naître dans un mois.

J'ai vu le docteur avant de venir ici pour la dernière fois.

C'était un vendredi.

Il était tard, 10h environ.

Il faisait encore jour.

Nous pensions rester ici jusqu'en août.

Nous étions isolés.

Il ne voulait voir personne.

Il avait peur...

Je parlais peu, ça lui plaisait.

Il m'aimait bien.

Nous étions arrivés vers 3h du matin.

Dans I'abri, il y avait une brouette.

On était heureux de s'installer ici,

de découvrir des pommiers en fleurs.

Puis, on a vu les empreintes,

sous la fenêtre de la cuisine.

Ça a contrarié Johan,

mais on n'y a plus pensé jusqu'à...

Nous étions heureux.

Heureux d'être chez nous.

Johan était agité

quand son travail ne marchait pas.

C'était le cas, ces derniers temps.

Il dormait très mal.

Il avait peur.

Peur de I'obscurité.

Ça ne faisait qu'empirer.

J'ai une idée !

Je vais te dessiner.

Va t'asseoir là.

Remue-toi, tu engraisses !

Recule un peu.

Tu as froid ?

Assieds-toi, sois naturelle.

Ne te redresse pas. Découvre tes épaules.

Relève tes cheveux, que je voie ta nuque.

C'est ça. Où sont mes lunettes ?

La branche est encore cassée !

Bien. Reste comme ça.

Je devrais te dessiner jour après jour.

Regarde.

Je ne I'ai montré à personne.

C'est le spécimen le plus commun.

Pratiquement sans défense.

Je crois qu'il est homosexuel.

La vieille dame

redoute de retirer son chapeau.

Sais-tu ce qui se passerait ?

Son visage viendrait avec !

Ça, c'est le pire de tous.

Je I'appelle I'Homme-Oiseau.

J'ignore si c'est un bec ou un masque.

Il est très rapide.

C'est censé être le Papageno de La Flûte enchantée.

Les autres, les carnivores, les insectes...

surtout I'Homme-Araignée.

Et le maître d'école, avec sa baguette...

Toutes ces...

ces femmes qui jacassent...

Reste encore éveillée.

Dans une heure, ce sera I'aube...

alors je pourrai dormir.

Une minute peut sembler une éternité.

On commence...

10 secondes.

Oh, ces secondes !

Qu'elles sont longues !

Pas encore une minute.

Ça y est !

Ce n'est pas important.

Dis quelque chose.

Parle-moi, Alma.

Je me demande depuis longtemps...

Tu m'écoutes ?

On vit ensemble depuis 7 ans...

Ce n'est pas ce que je voulais dire.

Voilà.

N'est-ce pas que les vieux couples

finissent par se ressembler ?

Ils ont tellement de choses en commun.

Non seulement leurs pensées...

Leurs visages ont la même expression.

À quoi cela tient, selon toi ?

Je veux qu'on vieillisse ensemble si longtemps

qu'on saura les pensées de I'autre.

On aura les mêmes visages ridés.

Qu'en dis-tu ?

Tu dors ?

Viens, Johan.

Allons nous coucher.

N'aie pas cet air apeuré. Je ne suis pas dangereuse.

Donne-moi la main.

Tu sens ma main ?

Les doigts, les veines ?

À mon âge, on a les mains froides.

Somme toute, j'ai 216 ans.

Je veux dire 76!

Je dois m'en aller.

Attends ! Que voulais-je dire ?

Oui, ça me revient.

Dans sa sacoche,

sous le lit...

Encore une chose.

Il y cache son journal intime.

Lis-le !

Mercredi 22 juillet : je viens d'être malade.

Rien de grave, mais c'était désagréable.

Pardonnez mon intrusion. Depuis plusieurs jours,

je cherche la meilleure façon de lier connaissance.

J'ai choisi de venir carrément.

Je suis le baron von Merkens.

Vous devez le savoir, cette île m'appartient.

J'habite le vieux château.

Voulez-vous venir dîner avec votre femme, vendredi ?

C'est très aimable.

En toute simplicité, mais j'ai une bonne cave,

et le saumon, ici, est réputé.

Au revoir.

Ma femme et moi comptons parmi vos admirateurs,

j'ose dire, les plus fervents !

Lundi 27 juillet :

journée chaude et brumeuse.

Je suis encore souffrant.

Vois-tu ce bleu ?

Fais attention, mon chéri.

Sinon ça finira mal.

Te souviens-tu ?

J'allais à une soirée, je portais ma robe verte.

J'avais eu un mal fou à me coiffer.

J'avais oublié mes gants.

Il faut que je te dise.

Je dois te montrer une lettre.

Je I'ai reçue hier.

Voici ce qu'elle dit.

"Tu ne peux pas nous voir, mais nous te voyons.

"Des choses horribles peuvent arriver.

"Certains rêves peuvent être révélés.

"La fin est proche.

"Les sources vont se tarir.

"D'autres liquides mouilleront tes blanches cuisses chaudes.

"Il en a été décidé ainsi."

Ça m'a rendue malade !

Comme tes mains sont chaudes !

As-tu de la fièvre ?

Quand je viens te voir, je suis perturbée.

Je passe I'après-midi comme dans un rêve.

Tout est irréel, inutile.

Aide-moi à défaire ma robe.

La fermeture se coince toujours.

C'est très éventé, mais magnifique, n'est-ce pas ?

Idéal pour un peintre.

Vous vivez ici depuis un certain temps.

On revient toujours sur les lieux du crime !

Et on y commet d'autres crimes.

Vous semblez fatigué. N'en faites pas trop.

À notre âge, il faut se ménager.

Les jeunes sont plus résistants.

Je sais ce dont je parle. Je suis curateur.

J'examine les âmes. Et qu'y vois-je ?

Je ne vous apprendrai rien. Vous êtes un artiste.

Vous savez sonder les cœurs, il n'est que de voir vos toiles.

Pourquoi ce regard ? Êtes-vous fâché ? Énervé ?

Préoccupé ?

Fermez-la !

Ll faut me donner de I'argent.

Je n'en ai presque plus.

Je dois payer I'épicier quand on ira...

On lui doit 176,50 couronnes.

Et il y a le lait.

Ne te contente pas de me donner I'argent.

Je veux que tu voies ça de près.

J'ai déjà eu 500 couronnes.

Puis tu m'as offert le plaid qui m'en a coûté 35.

Mais c'est douillet quand je dors seule.

Ensuite, il y a eu une grosse facture :

farine, sucre, conserves.

Ça faisait plus de 200. 219!

Et I'argent de poche

et ma chaîne de vélo et les piles pour la radio...

et I'épluche pommes de terre...

Le savon, la lessive et la brosse à ongles.

Il te faut une brosse à dents, la tienne est en piteux état.

Et 50 couronnes pour I'anniversaire de ton fils.

Plus le timbre...

Total : 500 couronnes.

Reste : 7,36.

Tu fais I'addition et tu vérifies ?

On est invités au château vendredi.

Je sais.

Comment le sais-tu ?

Puis-je vous présenter ma femme Corinne ?

C'est gentil d'être venus.

Ma mère, la comtesse von Merkens.

Mon frère, Ernst.

Enchanté.

M. Lindhorst.

Je suis un de vos fervents admirateurs.

Et M. Heerbrand.

Nous nous sommes déjà vus.

Voulez-vous un verre ?

Le dîner va enfin être servi.

Cette domestique est atroce, mais pas chère.

Mon frère n'a pas d'argent. Ce n'est pas sa faute.

Nous sommes sédentaires, mais avons beaucoup voyagé.

Vous aimez les voyages ?

"Alma", c'est joli et original.

Incapable d'agressivité...

Un certain désir de revanche...

Se complaire à être humilié...

Nos crocs sont intacts !

Un jour, j'ai acheté une toile d'un peintre connu.

L'époque était différente, ne dites rien, mon cher Ernst.

J'ai eu I'idée géniale de I'accrocher

à I'envers, dans mon salon.

Et j'ai convié I'artiste, avec des amis qui savent plaisanter.

Ce que nous avons ri !

Les plaies ne cicatrisent jamais, elles restent purulentes.

L'infection est chronique, la fin ne tarde pas,

tout dépend du cœur.

Je ne cesse de maigrir.

Je consulte les spécialistes du monde entier.

Parfois, il y a rémission. Ainsi, cet été.

Puis ça recommence. Mon mari dit que c'est psychique,

que ça date de nos revers de fortune.

Quand j'ai détourné la fortune familiale.

C'est moi, le coupable.

Pourquoi Lindhorst est-il à cette table ?

Ne peut-on tout liquider et partir ? Non, par ma faute.

Tout est de ma faute !

J'ai écrit : au diable vos remèdes !

Je n'irai jamais mieux.

Il faut opérer. Je suis une vieille peau.

Il y a des limites.

Il a ricané,

ce professeur stupide, et m'a dit :

"Non ! Comtesse ! Je n'ai connaissance d'aucune limite !"

Oui, j'ai des enfants. Deux fils.

Pas ici, non ! Ils vivent avec leur oncle.

Ils doivent être de vos amis.

Vous connaissez bien Veronica Vogler, non ?

Une très jolie femme.

Veronica Vogler est charmante. Vous la connaissez ?

Que de haine dans ces yeux !

Passons dans la bibliothèque.

Mesdames et Messieurs !

Place au théâtre de marionnettes !

Nous éteignons ?

Nos invités d'honneur. Notre invitée d'honneur !

La Flûte enchantée est le grand exemple !

Les guides de Tamino I'ont abandonné dans le noir,

hors du temple de la sagesse,

et il implore :

Ô nuit éternelle, quand finiras-tu ?

Quand la lumière touchera-t-elle mes yeux ?

Mozart, malade, ressentait I'intensité de ces mots.

Et le chœur répond :

Bientôt, jeune homme, ou jamais !

La plus jolie et peut-être la plus troublante

musique jamais composée.

Tamino demande :

Pamina vit-elle encore ?

Le chœur invisible répond :

Pamina vit encore !

Notez I'étrange façon de détacher les syllabes.

Ce n'est plus le nom d'une jeune femme,

c'est une formule magique,

une incantation.

Livret naïf, œuvre de commande,

et pourtant la plus haute manifestation de I'Art.

Notre artiste est-il de cet avis ?

Je me dis artiste, faute d'un meilleur mot.

Dans mon travail créatif, rien n'est évident,

si ce n'est la contrainte.

Malgré moi, on m'a catalogué "être d'exception",

veau à 5 pattes, monstre.

Je n'ai jamais lutté pour le devenir,

et ne lutterai pas pour le demeurer.

Mégalomanie ? Elle m'a parfois menacé,

mais je suis immunisé.

Il me suffit de penser au peu d'importance

de I'Art dans notre monde actuel.

Pourtant la contrainte est inchangée.

Quel artiste !

Quel courage ! Quelle lucidité !

Buvons à notre artiste, non seulement génial,

mais également penseur !

Une rose dans ta chevelure...

Oh ! Je t'ai griffé avec mon ongle !

Ça saigne. Voici mon mouchoir.

Il est propre. Comment ai-je pu être si maladroite ?

Calme-toi. Tu as trop bu. Viens.

Ll est insomniaque, alors I'alcool lui monte à la tête.

Allons respirer sur la terrasse.

Le cœur du château date du XVème siècle.

Il appartient à la famille depuis le XVIème.

Nous sommes excessifs car nous vivons trop confinés.

On vous a fait peur. Allez-vous nous abandonner ?

Cet endroit n'est pas si mal, la nuit.

La nuit, ça va.

Oh ! Ma jarretière ! M. Heerbrand.

Où est passé Ernst ? Où étiez-vous ?

J'ai pris un autre chemin.

J'ai honte de voir ce parc si négligé.

Il y a 10 ans, c'était un lieu touristique !

On ne s'embrasse pas, pourquoi ?

Je peux compter nos baisers.

J'ai eu une peur effroyable.

J'ai rencontré un homme.

Il a parlé de choses et d'autres.

Et soudain, m'a frappé sur la joue.

D'une pâleur cadavérique, avec des yeux haineux.

Je me suis senti mal, mon nez s'est mis à saigner.

J'ai bredouillé des excuses...

et me suis interrogé quand il a disparu.

Est-ce vrai ? Doit-il en être ainsi ?

Jamais je n'oublierai ces yeux...

Vous êtes prêts ?

Vous allez voir où j'ai mis le portrait de Veronica Vogler.

Chère Alma, venez avec nous.

Elle dort. Il ne faut pas la déranger.

Non, je ne dors pas.

Tu veux venir ?

Alors venez tous les deux.

Alma, vous allez voir une belle toile de votre mari.

La voici. En face de mon lit.

Je la vois matin et soir.

Elle fait partie de ma solitude.

Je I'aime.

Vous avez vécu ensemble longtemps ?

Pardonnez mon indiscrétion.

5 ans.

Oh ! ll vous I'a dit !

Ll I'a aimée, non ?

Inutile de poser la question.

Ça a fait scandale. Mais c'était si romantique !

Jalouse ?

Je ne crois pas.

Mon mari est jaloux. C'est un merveilleux amant !

Regardez cette marque.

Une cicatrice due aux "avances" d'un autre.

Source perpétuelle d'excitation.

C'est trivial, certes,

mais ça m'excite !

Il va falloir que je trouve autre chose.

Cette marque ne suffira pas toujours.

Pouvez-vous m'aider ? Ne soyez pas fâchée, Alma.

Je plaisantais ! Bêtement, n'est-ce pas ?

Allons rejoindre les autres.

N'empêche que je me suis offert une part de votre mari !

N'est-ce pas ?

Je veux te dire : j'ai lu ton journal et j'ai peur.

Non, laisse-moi finir.

Je veux te dire ce que j'ai pensé ces jours-ci.

Voilà...

Il se produit une chose terrible,

indéfinissable...

Mais ne crois pas que je vais te laisser.

Je ne te laisserai pas malgré la peur.

Ils veulent nous détruire.

Ils te veulent, toi. Si je suis près de toi, ce sera plus dur.

Ils ne me forceront pas à te laisser.

Je resterai avec toi aussi longtemps que...

Johan, aide-moi !

L'HEURE DU LOUP

Tu entends ce silence ?

Il fut un temps où les nuits étaient faites pour dormir...

d'un profond sommeil, sans rêves.

Dormir et s'éveiller sans peur.

Fatiguée ?

Pas trop.

Nous avons attendu I'aube, chaque nuit.

Mais c'est I'heure la pire.

Sais-tu son nom ?

Les anciens I'appelaient "I'heure du loup".

Celle où meurent la plupart des gens,

où naissent la plupart des enfants.

À présent, c'est celle de nos cauchemars.

Et si nous sommes éveillés...

Nous avons peur.

Nous avons peur.

Qu'est-ce que c'est ?

Rien. Ça me rappelle mon enfance.

C'était une sorte de punition.

On m'enferma dans la penderie.

Pas un bruit, et le noir.

J'étais terrorisé et cognai dans la porte.

On m'avait dit qu'un petit homme vivait dedans,

qui rongeait les orteils des enfants pas sages.

Cessant de cogner, j'entendis un bruit...

Je crus que mon heure était venue.

Paniqué, je me mis à grimper

sur les étagères.

Essayant de me hisser, je fis dégringoler les vêtements.

Je perdis prise et tombai.

Je luttai contre cette créature...

et hurlai...

demandant pardon !

Enfin la porte s'ouvrit et je sortis...

à la lumière.

Mon père dit : "Ta mère m'assure que tu regrettes."

Je criai : "Oui, pitié !"

"Va sur le sofa", me dit-il.

J'allai sur le sofa vert de sa chambre,

empilai les coussins,

puis allai chercher sa canne, baissai mon pantalon,

et me penchai sur les coussins.

Père dit : "Combien de coups as-tu mérité ?"

Je répondis : "Le maximum."

Il me frappa,

fort, mais c'était supportable.

À la fin, je me tournais vers ma mère

et demandai : "Me pardonnes-tu ?"

Elle pleura et dit : "Oui, bien sûr."

Elle me tendit la main,

que j'embrassai...

Tu dors ?

Non, je ne dors pas.

Quel calme !

C'est étrange quand la mer est calme.

Mais c'est effrayant.

Le silence nous entoure

et la mer reste calme.

Tu pleures ?

Non, je pense à I'enfant.

Et à I'obscurité silencieuse,

comme si le jour n'allait plus revenir.

N'aie pas peur.

Prends ma main.

Ça va mieux.

Tu sais, quand j'ai dit avoir été mordu par un serpent ?

Ce n'était pas un serpent.

Je pensais ne jamais le dire à personne.

Dis-le-moi.

Tu ne le répéteras pas.

Non, sois tranquille.

Tu sais, ce rocher où I'eau est profonde ?

Où nous sommes allés au début de I'été.

Tu as bien fermé ?

Oui, j'ai vérifié.

Bonjour. Pardon de vous déranger.

On dirait un orage. J'ai fait un saut...

J'ai un message.

Puis-je m'asseoir ? Ce sera bref.

C'est une invitation.

Nous donnons une petite fête.

Histoire de distraire ces gens pitoyables.

Ils se tapent sur les nerfs mutuellement.

L'une des invitées vous intéressera.

Veronica Vogler. Vous viendrez ?

Bon, ils vont être ravis.

Von Merkens et moi

avons discuté de vos chances

de résister à notre petit jeu.

Ce sera tout. Au revoir.

J'espère vous voir à la soirée.

On peut ranger cette arme ?

Non, pourquoi ?

Que fait-on aujourd'hui ?

Parle-moi de Veronica Vogler.

Que te dire ? Ça a duré 5 ans.

Tu le sais. On a été découverts, ça a fait scandale.

On I'a étouffé et ça a été fini.

Ce n'est pas ce que dit ton journal.

"Mon obsession de Veronica devient un tourment pour nous.

"Je la suivais, I'épiais, par jalousie.

"Ma passion la stimulait, sans doute,

"mais elle demeurait passive.

"Nous avons eu une ou deux scènes,

"sans raison.

"Nous avons changé de ville,

"pour fuir parents et avocats..."

"Nous avons suivi ce qu'ordonne la Bible :

"Ils ne formeront qu'une seule chair.

"Puis, son mari I'a emmenée.

"On m'a hospitalisé.

"Nous sommes restés sans nous voir, des années."

Tu m'as dit un jour que ce qui te plaît en moi,

c'est que Dieu m'a faite d'une seule pièce.

Sentiments et pensées.

Tu disais qu'il fallait des gens ainsi.

J'ai trouvé ça merveilleux.

J'étais heureuse.

J'avais tort.

Je ne comprends pas.

Je ne peux pas te définir.

J'ai seulement peur.

Tu crois que je veux rester et risquer d'être tuée ?

Que ça me plaît de te voir courir après cette femme ?

Parler à tes fantômes, être sur mes gardes ?

Mais je reste.

Lève-toi de table.

Va à la porte.

Sors.

Il ne fait plus nuit.

Va. Tu y verras clair.

Quelle agréable surprise !

Portez mon plateau s'il vous plaît.

Merci. C'est mon souper.

Lindhorst, qui connaît le monde, dit que les catins

ont un appétit morbide !

Vous ne voulez vraiment rien ?

N'y a-t-il pas une fête ce soir ?

Pas que je sache.

Ne partez pas !

Aidez-moi à ôter mes bas.

Vous aimez me toucher.

Je le sens.

Je vous connais !

Veronica Vogler est arrivée.

Moi seule peux vous dire où elle est.

Regardez mes pieds, cher artiste !

En avez-vous vu de plus jeunes et de plus cambrés ?

Regardez bien. Voyez mon talon.

Si joli, si doux.

Et mes orteils, mes jolis ongles.

Baisez mon pied.

C'est ça !

Je vous dirai où elle est.

Regardez dans I'aile ouest.

Elle s'y trouvait il y a 5 minutes.

Soyez le bienvenu.

Allez, venez, vous êtes libre !

Soyons francs : vous cherchez Veronica Vogler.

Peut-être dois-je vous prévenir

qu'elle a été ma maîtresse des années.

Elle a eu I'amabilité de me raconter en détail votre liaison passée.

J'ai souffert, je vous assure.

Ce soir, je serai près de votre couche.

Chaque mot, chaque baiser, chaque geste,

rien ne m'échappera.

Venez, je vais vous guider.

Ce n'est que par jalousie. Allez-vous-en.

Oui, je vais partir.

C'est M. Kreister qui joue.

Un virtuose !

Veronica a-t-elle assez attendu ?

Elle a commencé tôt à vous réclamer.

Elle est plus jolie que jamais.

Mon mari souffre.

Il est si jaloux.

Et votre pathétique compagne.

Trois coups, I'un d'eux est fatal.

Quelle merveilleuse musique !

Je vais ôter mon chapeau pour mieux entendre.

Quelle odeur de colle !

Elle prétend que c'est du synthétique,

mais c'est de la colle !

On connaît les ficelles, non ?

Voyons si nous sommes présentables.

Comme vous voilà pâle !

Vos lèvres sont bleues, comme tachées de mûres !

Il nous faut arranger ça !

Le sourcil voluptueux...

La moue sensuelle...

Vos yeux sont injectés de sang et gonflés.

Atténuons ça.

Un trait sur les paupières.

Un peu de couleur...

Quoi encore ? Mettez mon peignoir.

Il vous va.

Un pyjama de soie s'impose !

Du parfum ?

Non, votre propre odeur sera mieux.

Chacun a la sienne.

Un peu tout de même !

Regardez-vous.

C'est vous et ce n'est pas vous.

Idéal pour une rencontre amoureuse.

Venez.

Voyez I'objet de votre désir.

Ne fais pas attention à eux.

Je te remercie.

La limite est enfin atteinte.

Le miroir est brisé,

mais que réfléchissent les morceaux ?

Peux-tu me le dire ?

Oui, il a tiré trois coups :

I'un m'a atteint au bras, j'ai une cicatrice.

Effrayée, j'ai pensé

qu'il valait mieux ne pas bouger.

Je I'ai entendu aller et venir,

puis courir.

J'ai lavé le sang, et mis un pansement.

J'ai jeté I'arme, me suis assise et j'ai attendu.

Il est resté dehors quelques minutes.

Puis il est revenu en courant.

Je me suis cachée.

Il semblait avoir perdu la tête.

Il marchait en parlant tout seul.

Il a pris son journal et s'est mis à écrire.

Il a écrit durant des heures.

À I'aube, il a pris sa sacoche

et il est parti dans les bois.

Je I'ai suivi de peur qu'il se fasse mal.

Ne me vois-tu pas ?

Où est-il ?

Je sais où le trouver.

Appelez-le.

Une chose m'intrigue :

Êtes-vous pressé ?

J'aimerais vous poser une question.

Une femme qui vit longtemps avec un homme,

ne finit-elle pas par être comme lui ?

Elle I'aime et essaie de penser comme lui.

De voir comme lui.

On dit que ça peut changer un être.

Était-ce pour ça que je cherchais les autres ?

Ou bien étaient-ils déjà là ?

Je veux dire...

si je I'avais aimé moins

et pas ennuyé avec ce qui I'entourait,

I'aurais-je mieux protégé ?

Ou bien ne I'aimant pas encore assez,

ai-je été jalouse ?

Est-ce que ces "cannibales", comme il disait...

Est-ce pour ça que nous nous déchirions ?

Je me croyais si proche de lui.

Parfois, il disait se sentir proche de moi.

Une fois, il me I'a dit vraiment.

Si seulement j'avais pu rester avec lui toujours !

Je me suis posé...

tant de questions.

Parfois je ne sais plus et je deviens...

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.