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♪♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
♪ La vie ♪
♪ Prends-la du bon côté ♪
♪ La vie ♪
(vibration de cellulaire)
♪ Et oui, laisse-toi aller ♪
♪ La vie ♪
♪ Faut savoir relaxer ♪
(vibration de cellulaire)
♪ La vie ♪
♪ Faut savoir y goûter ♪
♪ ♪ ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas Avec la vie ♪♪
(gazouillis d'oiseaux au loin)
(gazouillis d'oiseaux au loin)
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
(Il refuse l'appel.)
(gazouillis d'oiseaux au loin)
(souffle du vent)
(souffle du vent)
(respiration difficile)
(rire)
♪♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
(cri)
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
(cri et rire)
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas Avec la vie... ♪
- Come on!
♪ La vie... ♪
Let's go!
(paroles indistinctes)
♪ La vie ♪♪
(cris)
Go, Maxime! Go, Maxime!
- Très bon, très bon! Go! Très bon, très bon!
(paroles indistinctes)
- On va faire ça stratégiquement.
Tu sais ce que ça veut dire, "stratégiquement"?
- On les crisse dans l'eau!
- Ouais, on les crisse dans l'eau,
mais là, je commence à être fatigué.
J'ai envie de me faire un hot-dog.
Fait que là, tu vas m'écouter. Donne-moi ton "spaghatt".
- Hé, les flounes! Let's go, envoyez!
(rires)
- Bon, tu prends un petit refill?
(rires et paroles entremêlées)
- Puis?
- Puis quoi?
- As-tu pensé à cet hiver?
- Pensé à quoi?
- Bien, juste... On s'en va dans le sud, hein?
La petite famille, comme à chaque année.
Jean-Guy, Josée, Carole,
Lili puis sa gang, les flos, Martin.
Il y aura pas ton Richard, naturellement,
à cause des circonstances.
(paroles entremêlées)
(paroles entremêlées)
C'est quoi qu'il veut, lui?
- Il veut de la pilule.
- Franchement, est-ce que c'est le bon contexte
pour acheter de la pilule ici?
Sacre-moi ça dehors, OK?
(paroles entremêlées)
- OK, c'est quoi, ta question?
- Bien, je veux savoir si tu viens.
- Tu veux savoir ça là, là?
- Non, non, pas là, là, mais dans pas long, parce que...
faut que je les réserve, les billets, à un moment donné.
(paroles entremêlées)
Suzanne...
t'es la bienvenue.
Toi puis ton gars, vous êtes les bienvenus.
Vous voyagez sur mon bras, c'est sûr.
Il est pas question que tu mettes une cent sur ça.
- Regarde, Nico, c'est bien fin, là, mais...
mais mettons que je me sens pas vraiment à l'aise
d'aller m'écraser sur la plage
pendant que le père de mon gars fait du temps.
Ca aurait l'air de quoi?
- Tu vas avoir l'air d'une femme qui a confiance
que son mari va sortir bientôt,
puis qui a décidé de pas mettre sa vie on hold
à cause de ses niaiseries.
- Ses niaiseries? - Non.
(rire)
J'ai jamais dit que j'étais Blanche-Neige.
- Blanc comme neige.
T'as jamais dit que t'étais blanc comme neige.
Pas Blanche-Neige.
- Allez, bon, tu sais ce que je veux dire, hein?
(cri au loin)
Je suis là pour toi, si jamais.
- Hé, wô!
- Nico, c'est pas le gars de tout à l'heure, ça?
- Oui, oui, c'est un ti-coune. Il veut juste faire chier.
(rires, cris)
(coups de feu)
♪♪ La vie... ♪
(cris)
(cris)
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas Avec la vie... ♪
(profonde inspiration)
(coups de feu)
♪ Ne t'en fais pas Avec la vie... ♪
(cri)
(coups de feu)
♪ Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
♪ La vie ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas Avec la vie ♪♪
(gazouillis d'oiseaux au loin)
- Tu te rappelles sûrement pas d'être venu ici avant.
- Pas vraiment, non.
- Hé!
Vas-tu me bouder tout le long ou...
- Je boude pas. - Bien, "checke-toi" la face.
Hé! Je t'envoie pas dans l'armée, là.
Tu t'en vas passer l'été au golf de ton parrain.
Tu sais comment il y en a, des petits culs qui tueraient
pour finir l'école 3 semaines plus tôt?
(soupir)
Qu'est-ce que tu ferais à Montréal, anyway?
- Je sais pas.
Je pourrais travailler pour toi.
- Hein?
- Bien oui, je peux m'en occuper, des lockers.
- C'est pas vrai que t'aurais passé l'été dans le noir
à travailler pour ta mère.
Tu vas prendre du soleil.
- OK, d'abord, mais...
Hé, pourquoi je vais pas chez Guillaume?
Ouais, son père m'aime full!
- OK, il t'aime full. Tout le monde t'aime full.
Moi, je suis ta mère
et je t'aime plus que n'importe qui, OK?
Puis bien plus que le père de ton ami.
J'ai pris une décision.
- Ouais. Décision de me faire redoubler, puis de m'amener ici.
- Non, non, non, non, tu me fais pas ça. Pas à moi.
T'as pris la décision d'amener un couteau à l'école,
puis tu savais que t'avais pas le droit.
- J'ai rien fait.
- Tu t'es fait pogner, c'est ça que t'as fait.
- On parle de quoi comme couteau, là?
- Un canif.
- Sérieux?
- OK, come on, Nico, là, commence pas.
C'est pas toi qui as à "dealer"
avec ses crises de panique la nuit.
Allô?
- Papa, ils sont là.
(coups de feu à la télévision)
- Je peux te rappeler dans 15 minutes? OK.
Hé! La grande visite!
Comment ça va, ma soeur?
- Ca va, toi? - Ouais, ça va bien.
(coups de feu à la télévision)
Hé! Comment tu vas, toi?
- Ca va? - Oui.
- Hé! Salut! - Salut!
Il est ou, le Père Noel?
- Il est sur le portique. Il a un téléphone.
- T'es vraiment fin de le prendre.
- A quoi ça sert, un frère,
si ça peut pas donner un petit break à sa soeur
une fois de temps en temps?
- Oh!
- Hé, on va avoir du fun en calvaire.
Veux-tu boire quelque chose?
- Ca va, toi?
- Un scotch, une vodka, une bière?
- Une Jager? - Hum.
(rire)
- Bloody? - Oh yes!
- Alright!
Je vais préparer ça.
- As-tu déjà goûté à ça? - De quoi?
- Bloody Caesar, le drink à ta mère.
- Je pense pas. - Non? Regarde ça.
Deux petites gouttes de tabasco.
Un pouce et demi de vodka.
Ta mère, c'est toujours 2,5 pouces de vodka.
Et là, tu mets le jus.
(sifflement)
Puis tu mets un...
un petit bord de sel de céleri.
- Merci.
- Si tu sais faire ça à une femme, t'es un homme à marier.
(petits rires)
- Fait que c'est ici que tu vas dormir.
Hé, hé.
Tout ça, par contre, c'est à moi.
Toi?
Envoye, viens-t'en.
Ca, c'est à toi.
C'est clair?
- Ouais, ouais.
(Elle ouvre une bouteille.)
- Bon.
(soupir)
Tu sais que je fais ça pour lui?
- De quoi, ça?
- Les visites.
- C'est toi, la mère.
- C'est quoi que ça veut dire, ça?
- Ca veut juste dire que même si t'avais décidé de le garder
avec toi à Montréal...
vous auriez été en sécurité.
- Nico, tu viens juste de te faire tirer dessus.
- Quand t'es en haut de la montagne, tu fais des jaloux.
Ca fait partie de la game.
- Fait qu'on n'est pas en guerre?
C'est pas ça qui est écrit dans les journaux, en tout cas.
- On n'est pas en guerre.
Toi, t'es certainement pas en guerre.
C'est juste du monde qui a oublié c'est quoi, sa place,
puis qui va se le faire rappeler.
- Hum.
- Tu vas être la première personne à le savoir.
(stridulations)
(gazouillis d'oiseaux)
- Ayoye, tabarnac!
- Hé, hé, hé, non, non, non! On sacre pas.
- Pourquoi tu me fesses, crisse?
- Je fais ce que ton tata de père en prison
aurait dû te faire depuis bien longtemps.
Envoye, envoye, réveille! Réveille!
- Ma mère est ou?
- Elle est partie avec Jean-Guy puis l'autre.
- Ca veut dire que je suis en vacances, ça.
- En vacances, mon cul, oui.
T'es pas dans un camp de jour, ici, big.
Mon père a demandé de commencer ton training à la plonge.
- Mon training? - Ouais.
Mais...
(petit rire)
... avant, faut que je te montre de quoi.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Bien là, "checke".
- Ouais, puis? - Ca, là.
Le kart dans l'eau. C'est la faute à ton père.
- Ta gueule, man.
(petit rire)
- Je te le jure, cousin, c'est la faute à ton père.
Un soir, là, il était chaud mort.
Hé, tellement saoul,
j'avais jamais vu quelqu'un saoul de même.
Puis là, il se promenait, puis tout à coup,
il a commencé à frencher n'importe qui.
Je l'ai vu frencher une madame de 50 ans
comme je l'ai vu frencher une petite serveuse sexy de 16 ans.
- C'est n'importe quoi, ton histoire.
Il est jamais venu ici, mon père, je m'en rappellerais.
- Pas avec toi, le cave.
(gazouillis d'oiseaux)
- OK, puis c'est quoi, le rapport avec le kart?
- Le rapport, là,
c'est que la journée qu'il l'a crissé dans le lac,
c'était malade.
Ton père, encore une fois, bien chaud,
était en train de frencher ma mère,
main dans les pantalons, tout.
Là, Steph, bien...
il les a pognés.
Il était en tabarnac, là.
Tellement que ton père chiait dans ses culottes.
Vu qu'il avait peur, il a crissé son camp en kart,
mais mon père voulait pas le laisser partir,
fait qu'il a pogné son propre kart, puis il est parti après.
Grosse course-poursuite, comme dans les films,
un en arrière de l'autre.
Jusqu'à ce que...
(sifflement)
... ton père rentre dans le lac avec.
(petit rire)
- OK. Puis pourquoi il est encore là?
- Parce que mon père,
c'est pas le genre à laisser les affaires s'oublier rapidement.
(gazouillis d'oiseaux)
By the way, il y a une fille qui travaille ici.
Elle s'appelle Karine. C'est ma blonde.
Tu la regardes pas, puis tu lui parles pas, c'est clair?
- Ouais.
(gazouillis d'oiseaux)
- Envoye, viens-t'en.
Fait que... ici, c'est la cuisine.
Là, t'as la vaisselle sale.
Toi, tu laves, t'essuies, puis après ça,
tu remets ça avec la vaisselle propre.
Une fois que t'as tout fini, bien, tu passes le balai.
- Ca fait combien de temps qu'elle est là, la vaisselle?
- Longtemps.
- Hé, Ben! - Hé, salut, ça va?
- Ca va, toi? - Yes!
Ca, c'est mon "cous", Kevin.
- Salut, man. - Salut.
- Ca, c'est Cédric.
Mon meilleur chum, puis le bassiste de mon band,
fait qu'à partir de maintenant, t'es sa bitch,
puis lui, c'est ton boss, c'est clair?
- Ah!
Comme ça, c'est toi, le petit nouveau?
- Euh, oui. Salut.
- Salut.
(petit rire)
- Euh, Kevin.
- Ouais, c'est moi qui vais t'amener ta vaisselle sale.
Sorry.
- Envoye. Vaisselle.
- Let's go. Frotte.
- Non, ça m'intéresse pas de te voir si t'as pas tout.
Câlice-moi patience avec tes paiements hebdomadaires.
Là, je vais raccrocher,
parce que ça fait 100 fois que je te pose la même question...
- Fuck you.
- ... tu me réponds toujours avec l'histoire de ta vie.
Moi, tout ce que je veux savoir, c'est il est ou,
le 5000 piastres que je t'ai passé.
Oui, là, tu vas... Non, ferme ta gueule. Ferme ta gueule. OK?
Là, tu viens m'amener le cash demain,
sinon c'est moi qui vais le chercher.
Donne-moi une seconde.
(La télévision joue en sourdine.)
- Tabarnac!
(gémissement)
♪ ♪ ♪
- Allô.
Allô!
- Qu'est-ce que tu veux?
- Bien, je prends mon break, là.
T'es pas un peu jeune pour travailler, toi?
- Oui, mais c'est le golf à mon oncle, le frère de ma mère.
Je suis juste ici pour les vacances.
- Je pensais que t'étais ici
parce que ton père est en prison.
- Ouais, mon père est en prison,
mais moi puis ma mère, on s'organise.
- Hum.
Puis...
c'est vrai que t'as failli mourir, puis Stéphane t'a sauvé?
- C'est qui qui t'a dit ça, ton chum?
- Bien non.
C'est Yannick.
- Bien, Yannick, c'est ton chum.
- Ah, ouache! C'est pas mon chum.
Bien, il est peut-être bien cute, là,
mais il a 4 ans d'âge mental.
(soupir)
T'es un drôle, toi.
T'es comme...
gros comme un gars de 18, mais t'es tout cute,
puis tout gêné comme un petit jujube.
(petit rire)
(petit rire)
- Yannick!
Ca va, bro?
- Va-t'en.
- Bro? - Je suis pas ton bro, OK?
- Tabarnac! Es-tu correct? - Décâlice!
- Man, c'est qui qui t'a fait ça?
- Personne, OK? Va-t'en!
Please.
(reniflement)
(♪ blues en anglais ♪)
(♪ blues en anglais ♪)
(♪ blues en anglais ♪)
- Salut, Paul.
- Hé, Birdie.
(♪ La chanson se poursuit en sourdine. ♪)
Ca va bien? - Bien oui, toi?
- Ouais, ouais. Belle journée pour le golf.
- Hum, hum. Ca fait longtemps qu'on t'a pas vu.
- Ouais, mais j'étais un peu occupé dernièrement,
un peu plus.
- Hum, hum? - Ouais.
On peut... on peut parler ici ou...
- Oui, c'est fermé, tranquille.
- OK, OK. C'est que... j'aurais besoin d'une extension.
- Encore?
Sais-tu à combien d'extensions t'es rendu, mon Paul?
- Ouais, mais ça, ça... ça serait la dernière fois.
- La dernière fois, c'était la dernière aussi.
- Birdie, faut que tu me comprennes.
Ce que je te dis, c'est que mon problème de jeu,
ce n'est plus ça, le problème.
- Hum, hum. Là, ton problème, c'est moi.
- Ouais. - Va t'asseoir.
- Mais... c'est qu'il y a ma mère aussi, là.
- Non, embarque pas ta mère dans ta marde, là.
- Non, non, c'est juste...
elle est malade, puis elle a besoin de médicaments.
Elle a pas le choix.
- Elle est malade?
- Ouais.
- C'est bon, s'occuper de sa mère.
Combien?
- Ca coûte cher, calvaire.
- Hum, hum. As-tu un chiffre?
- C'est dur à dire, vite de même.
- Si c'est toi qui payes, tu dois avoir une idée.
- C'est parce qu'elle en a pas mal.
- Hum, hum.
Combien t'as sur toi?
- J'ai...
J'ai 500, OK, mais...
mais... mais j'ai un nouveau deal pour toi.
- "Shoote". - OK.
Ca, c'est à toi. OK?
Cadeau. Pouf, pouf.
OK, puis le reste, là...
- Le reste? Qu'est-ce que tu veux dire, le reste?
De ta dette?
- Ouais. Ma dette, là,
je t'en rembourse 100 piastres par jour
jusqu'à tant d'être clear.
C'est bon, ça, 100 piastres?
- Puis ta maman, là-dedans?
- Quoi, maman?
Ma mère? - Ouais.
Ton deal, 100 piastres par jour, là.
Comment tu vas payer les médicaments de ta mère après ça,
toi, mon petit Paul?
- Ca va être correct, OK?
Deal?
(gémissement)
(respiration haletante)
- Regarde. Ca, mettons que c'est ton rasoir, OK?
T'es à la job.
- Je comprends pas, là. - Tu comprends pas?
C'est ton rasoir, t'es à la job, t'es dans ton salon.
Tu vas me faire la barbe. Montre-moi comment tu fais.
OK? Montre-moi comment tu fais ça.
- OK.
Vas-y.
T'es patte gauche, toi? - Ouais.
(grognements)
(gémissement)
- Ecoute-moi bien, mon Paul.
Si tu reviens ici pas de cash,
hein, avec une autre osti d'excuse de marde,
ton petit bras, je vais te le péter,
puis ça va me faire plaisir. OK?
Là, on va faire un autre deal.
Le nouveau deal, là, si tu me rembourses dans un mois,
je garde tes clés de char.
- Hein? Qu'est-ce que tu veux? C'est pas fair!
Ce char-là, il vaut plus que 5000 piastres!
(gémissements)
Comment je vais faire, moi, pour aller travailler,
puis aller à la pharmacie pour maman?
- C'est pas mon problème, ça, Paul.
Tu voulais un deal, t'en as un.
Un mois, puis je garde la TransAm.
(respiration haletante)
- Prends pas mon char, là.
(respiration haletante)
- Paul.
Tu veux pas me voir fâché.
Qu'est-ce que tu faisais en dedans?
- Rien. Je me suis fait un lait au chocolat.
- Cherches-tu de quoi à faire?
- Non.
- Il est ou, l'autre innocent, là?
- Aucune idée.
- Ca fait 2 heures qu'il est supposé ramasser les balles.
- Je peux le faire, moi.
- Tu sais chauffer?
- Non, ça doit pas être tant compliqué.
- Veux-tu essayer celui-là?
- OK.
- OK.
(soupir)
- Fait qu'il y a pas de claque à matin?
- Non, on a off lundi.
Tu sais, hier, dans le shed...
c'est "ta gueule", OK?
T'as rien vu, il s'est rien passé.
- OK. - OK?
- OK.
(gazouillis d'oiseaux)
- Ton nez, il est pété, le gros.
Genre, il y a une craque. Genre, là, là.
- Touche pas s'il te plaît.
- Hum. Je la vois, la craque.
Il y en a une. - Ouais, puis?
- Bien, je sais pas.
Il faudrait peut-être que t'ailles voir un médecin.
- Faire quoi? Me faire dire que mon nez est pété?
Puis devoir dire pourquoi il est pété?
C'est quand même moi, le moron qui a volé les bières à Birdie.
- Le but, c'est pas de mettre ton père dans la marde.
- C'est quoi d'abord?
- Je sais pas, moi.
Genre, de lui faire comprendre que c'est pas normal
de puncher son gars.
Genre, ça se fait pas, là. No way!
- Le monde va quand même penser que c'est un esti fou, là.
Il va se retrouver en prison, comme le père de mon cousin.
Mais moi...
si mon père se retrouve en dedans, j'ai pas de plan B.
Ma mère, c'est pas comme si je pouvais aller la voir.
- Non, mais pour vrai, Yann.
Tu peux pas juste te laisser te faire péter le nez,
puis rien dire.
- Sacre-lui donc la paix.
C'est rien qu'un nez pété, là, c'est pas grave.
- De quoi tu te mêles, toi, tache de marde?
- Hé, c'est toi, la salope de marde!
- Hé!
Tu lui parles pas de même, c'est clair?
- Hé, tasse-toi, petite graine.
- Parle pas de même aux filles, c'est clair?
(petit rire)
- Ta gueule, man. Je fais ce que je veux, c'est clair?
- Non, mais pour de vrai, Yann.
Va juste te faire "checker".
D'un coup que ton nez est rentré dans ton cerveau.
- Voyons, crisse. Le nez dans le cerveau.
- Bien, ça se peut.
- Si j'avais le nez dans le cerveau,
je serais pas ici en train de te parler.
Je serais sûrement à terre en train de faire le bacon.
- Quiens, mon moron!
- Voyons, tabarnac! T'es bien épais!
(rire et gémissement)
- (Karine): Fais quelque chose!
(respiration difficile)
Kevin!
(respiration difficile)
Kev se noie! Il se noie, esti!
Il se noie, va le chercher!
(paroles indistinctes)
T'es drôle! - Bien là!
- Calme-toi, calme-toi. On touche à terre.
(respiration difficile)
- Qu'est-ce que tu fais, toi?
(paroles indistinctes)
- Envoye.
- Je vais le tuer, tabarnac! - Calme-toi, man!
- Je vais te tuer, câlice!
- Kevin!
- Je vais le tuer, esti! Câlice!
- Lâche-le, calme-toi, calme-toi.
- Je vais le tuer, crisse! - Calme-toi!
Calme-toi, calme-toi. Hé, hé, hé!
Calme-toi, calme-toi.
Arrête, arrête, arrête.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
- Guillaume? - Qu'est-ce que tu fais?
- Quoi, qu'est-ce que je fais?
C'est toi qui viens de m'appeler, genre, 25 fois.
- Ta blonde est en train d'accoucher, man.
Je suis à l'hôpital avec elle, là.
- OK.
Je pense que je vais raccrocher.
- Bien! Qu'est-ce que tu dis, là, toi?
- Je peux pas.
- Bien non, non, non. Il y a pas de "je peux pas", là.
- Je m'étais dit que je ne ferais plus ça.
Je m'étais dit que j'allais avoir arrêté
avant d'avoir mon kid.
- Kev, on s'attendait tous pas à ça,
elle est quasiment 2 mois d'avance.
- Julie, est-elle correcte?
- Oui, elle est correcte.
C'est sûr qu'elle serait mieux si t'étais là.
- Je file comme pas, là, man.
- Tu vas voir ton bébé. Kev, c'est malade.
Tu vas le voir.
Viens-t'en, man. Fais juste t'en venir.
- Je veux pas être père.
Pas là. J'ai... C'est pas safe.
Elle est due dans 2 mois.
- Je comprends, elle était due dans 2 mois, mais là,
c'est pas ça qui se passe, man, OK?
Fait que...
Fait qu'on va se réajuster, OK?
On va se réajuster, puis ça va être correct, je te le promets.
- Ce sera pas correct, man, je suis dégueulasse.
Je suis pas une bonne personne.
- Dis pas ça, s'il te plaît.
- A matin, juste à matin, j'ai collecté un gars.
- Regarde, c'est correct, OK? Pense pas à ça, viens-t'en.
- Sais-tu que j'ai fait pour lui faire mal?
Sais-tu ce que j'ai fait?
Je suis allé dans la chambre de son kid,
j'ai ramassé le toutou qui traînait sur le lit.
Au lieu de le fesser, le gars,
j'ai ramassé le toutou sur le lit,
puis je lui ai dit: "T'expliqueras ça à ton kid."
Je suis tellement tanné.
- Kev, là, tu sais... - Je vais arrêter.
- Kev?
As-tu parlé à Santa?
- Détache-le.
(grognement)
Comment il va, Francis?
OK. Mettons que je te donne un choix.
Qu'est-ce que tu prends? - Qu'est-ce que je prends?
- Oui. C'est quoi ton call?
Laquelle entre les trois que tu prends?
- Je sais pas.
Bien là... No way.
C'est bien trop cher, puis pas question que je touche à ça,
ça pourrait être n'importe quoi.
L'autre, encore moins, puis...
Les pilules, peut-être. Ca dépend.
- Tu prendrais 1 des 2 petites pilules?
- Je pense que oui.
- All right!
(rire)
Good call.
T'as de l'instinct, mon Frank.
Tu vois, parce que ça, là,
ça dret là, là, ce qu'on vient de vivre, toi puis moi, là,
une hésitation, puis ensuite de ça,
une prise de décision...
Moi, c'est pour ça que je fais ce que je fais dans la vie.
- De la vente?
(rire)
- Oui, de la vente, de la distribution,
de la revente, de... de...
Bref, euh...
Même affaire.
Moi, j'ai choisi d'y aller,
puis de prendre le contrôle du réseau de pilules
de l'est de l'île.
Rien que pour ça...
confiance envers le produit.
- C'est toujours plus safe, la pilule.
(rire)
- Là, c'est vrai, t'as écouté ton feeling.
Mais tu sais, ton feeling, il peut pas le savoir que ça,
c'est sans doute la meilleure coke
que t'auras jamais goûtée de ta vie.
Ou bien que ça...
c'est pas de l'hérolne.
C'est de la morphine.
Pharmaceutique, clean,
toute la patente, méchant bon buzz.
Mais ça...
Peut-être que c'est de l'oxy, peut-être que c'est du speed,
peut-être que c'est autre chose.
Peut-être que c'est un mélange maison.
Ou mieux, peut-être que c'est mon mélange maison à moi, hein?
Celui-là, je l'ai jamais essayé.
Mais encore là, à ce qu'il paraît,
c'est comme si on t'enlevait la peau,
puis qu'on te versait du vinaigre dessus.
Tu cries, tu vomis.
Mais après une couple d'heures de ça...
dodo.
Ca te tenterait pas d'essayer un peu?
- Non.
- Ah, t'as pas l'air bien.
La bouche. Envoye.
- Non. Non! Je la veux pas.
Non. J'ai juste fait ce qu'on me demandait!
Je savais pas à qui je m'en prenais.
- Nicolas Santa Proulx!
- On m'a juste donné une photo, l'adresse puis un gun.
Si je savais que t'étais un malade, j'aurais jamais fait ça!
- Pour qui tu travailles?
- Personne. J'ai même pas de job.
Je suis pas un criminel, moi.
Je suis juste un pauvre qui a besoin de drogue.
- T'as quand même pas pris la photo
dans une enveloppe brune dans un dépanneur, sacrament.
Toi, t'avais une job, puis c'était de me passer.
Mais heureusement pour moi, t'as manqué de visou.
Puis sais-tu ce que t'as fait à la place?
T'as tué un ado!
(respiration haletante)
Jean-Guy, va chercher la madame.
- La madame? Quelle madame? Pas la mère.
- Tu vas t'excuser.
Hein? Tu vas être un bon petit gars.
- Qu'est-ce qu'il se passe?
Ca fait une demi-heure que j'attends.
(sanglot)
- Je m'excuse, madame.
(pleurs)
- Suzanne!
Maudit que t'es à pic. T'es pas obligée d'être de même.
- Tu trouves pas que tu m'en as déjà assez fait?
- Je pensais au moins que... - Que j'allais être contente?
- Bien...
- Puis que j'allais te trouver ô combien formidable
que t'aies trouvé le gars qui voulait te passer?
Tout ça à cause de ton osti de game de mafioso cheap à marde.
- Hé, Sue! - Lâche-moi Sue!
(respiration haletante)
Tout ce que tu fais à date, c'est de me mettre à bout!
Tu sais que c'est à cause de toi si mon gars file pas,
puis qu'il a fallu que je l'envoie chez mon frère.
Il aurait pu se faire tirer, Nico.
Mon bébé, osti!
Je suis à bout.
Tu me mets à bout, fait que donne-moi un break.
- Sue, attends. Je m'excuse, OK?
- Donne-moi un osti de break.
- Je suis venu m'excuser pour tantôt.
- Excuse-toi pas.
Assume.
Assieds-toi.
Qu'est-ce qu'ils t'ont fait?
- Ils m'ont fait chier.
- Rien que chier?
T'es pas un stool, toi, hein?
- Je veux retourner chez nous, OK?
Ton golf, je le hais.
- Ca tombe bien parce que moi aussi.
Mais j'ai pas le choix, c'est payant.
C'est une trappe à cash ici.
Puis ta mère, elle veut que je prenne soin de toi.
Son petit gars.
Elle est fatiguée.
Fait que là, t'es pogné avec moi ici.
Regarde, t'as 2 choix:
soit tu passes ton été à bouder dans ta chambre comme un ado
ou tu te mets un sourire dans la face...
puis je te montre à travailler.
Puis tu fais de l'argent.
Du bel argent.
(toux)
- Ouais, c'est moi.
Penses-tu que je pourrais t'envoyer un colis?
(démarrage du moteur)
(La voiture s'éloigne.)
(soupir)
- Cul sec.
(coup de cymbale)
(coup de cymbale)
(coup de cymbale)
(coup de cymbale)
- Tabarnac!
(reniflement)
- Hé, Théroux, ça va?
- On a trouvé une poche de hockey pas loin du 2.
Ca sent fort.
Sous-titrage: MELS
♪♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie ♪
♪ Ne t'en fais pas avec la vie Non, non ♪
♪ Ne t'en fais pas Avec la vie ♪♪
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