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- Ça va pas du tout. C'est pas ce que j'ai demandé.
Ça va pas. Stop !
Passez-le-moi.
Il ne répond pas.
-Il a tout coupé. Il veut pas qu'on lui parle.
Il est avec Lise. Il ne l'a pas lâchée
depuis votre départ. Apparemment,
ils ont dîné avec la patronne.
- Quoi ?
Du coup, ils sont tous allés au Bristol.
- Passez-le-moi.
- Je peux pas.
Il veut pas être dérangé.
Mais sinon...
C'est bien, le Brésil?
- Je vous rappelle, Pauline.
Obrigado.
- Attendez. Je vais vous aider.
Claquement
Je lui ai fait mal ?
- Merci. Ça va aller.
- Football.
Excuse-moi.
(En brésilien) C'est ma place.
C'est ma place.
Mais ça va pas.
- Asseyez-vous. - D'accord, mais...
- Calmez-vous.
- Oui, madame. Je me calme.
- Bon. Suivez-moi, s'il vous plaît.
- On va où ? - Par là.
- Pardonnez-moi.
Laurent Touzon, Alliance française. Je viens à Paris
quelques jours.
Peut-être qu'on pourrait dîner ensemble.
- Pardon ?
- Je suis un peu direct.
Excusez-moi ?
C'est libre ?
- Non, désolée.
- Pardon...
- Asseyez-vous.
Moteur électrique du siège
- Madame ? Vous avez choisi ?
- Le homard. Merci.
- Moi aussi.
? espère qu'il sera meilleur qu'à l'aller.
- Vous n'avez pas
droit au menu classe affaires.
Désolée.
Turbulences
- Hum.
Oh!
Bip
Turbulences
- C'est rien, c'est la ceinture intertropicale.
Air chaud et froid...
Regardez les hôtesses. Ça rassure.
On dit souvent
une chance sur un million.
C'est sur un milliard.
Énorme secousse
Elle crie.
- Hum.
Pardon.
- C'est rien. Y a pas de souci.
- Au revoir.
- Ravi d'avoir frôlé la mort avec vous.
Je m'appelle Balthazar.
- Alice.
- Attendez...
Alice, votre... clé.
- J'aurais pris un taxi.
- Ça me fait plaisir. Je voulais m'aérer.
- A Roissy ? - Alors ?
Les Brésiliens ?
- Ah ! Tu m'as fait peur.
C'est pour toi. Il est mignon.
Ça te plaît? -"Chanmé",
maman. "Chanmé."
- Tiens.
Zoé tousse.
- Merci, le cancer. - Pardon, Zoé.
- Madame ! Alice, Alice!
Putain. Alice!
Moteur de voiture
- Ah ah l
Lamborghini. Je la teste pour l'émission.
- Génial.
Et ça, je le mets où ?
- Richard peut se libérer. Dîner, mercredi soir.
- Y a pas que les mecs, pour s'épanouir.
Je suis bien, seule.
Ne va pas chercher de sous-textes.
- C'est pas une proposition.
- Merde ! Ton gynéco !
C'est pas possible.
- Quoi ?
Il est sensible, charmant,
aussi sérieux que toi.
Il en voit tellement
qu'il n'ira pas voir ailleurs.
- Ça donne super envie.
C'est charmant.
- BONJOUR, MADAME LANTINS.
- Bonjour.
- Temps d'abstinence ?
-8 ans.
- C'était comment, la capitale du string ?
Muchas stringas? -"Muchas stringas"?
'TU dé} '?
- Desperate Fräulein est rentrée. Apfel ?
- Bonjour, Pauline. - Alice l
M. Apfel vous demande pour une clé.
-"Apfel", je le connais pas. Rangez votre bureau.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est pas du tout ce que j'avais demandé.
Elle soupire.
- Mme Lantins.
- Ça va ? - Oui, ça va.
Et toi ?
- T'es au courant du dîner de Lise et Kimmel ?
Petite tape
'Ça bosse ?
- On parle du loup,
on voit la louve.
- Ouais.
- Mon petit cul,
au boulot!
Hé ! Alice, t'as pris des couleurs.
- C'est gentil.
- Je suis encore bourrée.
On a fini à 6h avec Garou.
Il m'a pas lâchée. Pathétique.
- Voilà.
- Bonne chance.
- Bon.
- Oui ?
- Je peux ?
-2 minutes. Ferme la porte.
-Près de Central Park.
On l'adorait.
- Oui. Je me souviens.
-Là où on a fini par baiser sur la table,
pour ainsi dire.
Tu étais si vigoureux, si fort.
- Je repasse plus tard.
- Non. Viens.
Je te rappelle.
A tout à l'heure.
Les relations longue distance, j'en peux plus.
T'as vu ?
Comment tu trouves la photo ?
- Super. - Je suis content.
- Sympa, Bristol ?
Ça lui a plu
à ta Québécoise ?
- Les nouvelles vont vite.
C'était juste un dîner improvisé.
- Je devais reprendre Rebelle.
? ai presque 40 ans.
-40 ans, déjà ?
Acclamations
Elle est incroyable.
Bloggeuse, body artist, meneuse,
pacsée 3 fois, mariée,
un homme, une femme. Il faut quelqu'un qui fasse rêver.
Il faut faire rêver les lectrices.
- Je suis vieille ?
- Picasso, à 91 ans, avait une âme d'enfant.
C'est pas l'âge.
C'est une question d'attitude.
Ne me regarde pas comme ça. Tu me glaces le sang.
Au cas où ça se passerait mal.
Passion Cheminées.
La rédac prend sa retraite.
Un mi-temps.
Tu pourras t'occuper de ta famille.
- Tu te moques de moi?
- C'est un super tirage. 30000 abonnés quand même.
- Je te laisse. J'ai du travail.
- Tu m'emmèneras à la soirée
d'Alex, vendredi ?
Je sais, ça craint.
- C'est toi, mais... - Chut.
Je veux lui faire une surprise.
- Oui. Ça va?
- T'as l'air crevée. - Ah bon ?
Ben non. Je suis en forme.
- T'as du pain ? - Hein ?
- C'est immonde, ton truc.
Je suis passé sur Inter. Les ventes s'affolent.
Martin veut le truc avant septembre.
J'ai pas écrit une ligne. Entre ça et les cours...
- Tu veux un verre ? - Non, merci.
Tu veux pas
me masser un peu ?
- Ouais.
- Ah. Attends.
Oh ouais.
Oh ! T'as toujours eu des doigts de fée.
Agathe est tombée sur ton bouquin.
Elle a trouvé ça bien.
C'est quoi, le titre ?
- L'Ile sans océan.
Allez, arrête. Bon, c'est bon.
- Salut, Charlotte.
- Regarde. Y a ta mère.
(En écho) "Je t'aime.
"Fais attention."
Et maintenant, le petit coucou.
- Super
Ambiance bruyante dans le combiné
-Allô ? - Allô.
-Allô ?
- Vous m'entendez ? -C'est qui ?
-C'est Mme Lantins. Votre voisine de l'avion.
- Alice ?
Oui, Alice. Bonsoir, bonsoir.
- Vous avez retrouvé ma clé USB ?
- Oui, c'est ça. ? ai votre clé en ma possession.
- Bon Dieu, merci. On peut se retrouver?
-Oui. Quand ?
-Maintenant, vous pouvez ? - Tout de suite... Ben oui.
- Ben où ?
-162 Quai de Jemmapes. -OK.
- La vache, c'est "reuch".
- Hé ! Ça va ?
- Oui, oui. Ça va.
- Hé ho...
- Il m'est arrivé un truc de ouf.
- Alice !
Alice ! Je suis là.
On est au bout du bar.
- Je suis assez pressée.
- C'est "happy hour", c'est pour ça.
- Je suis pressée. - C'est dingue.
- Qu'est-ce qu'elle fout là ?
-Il est 23h. Elle va mettre 2 ans à récupérer.
- Fanny, Guillaume. Des potes en archi avec moi.
Alice, une...
- Connaissance. Bonsoir.
- Un verre ?
- Juste ma clé.
- Elle est chez moi, la clé.
- Comment ça, chez vous ?
- On s'est mal compris. Parce que...
Au téléphone, j'ai dit: "Oui, j'ai la clé."
Mais je l'ai pas sur moi.
Je l'ai chez moi.
C'est là que... - C'est où, chez vous ?
- Comment ?
- C'est où ?
- Ben chez moi.
Je sais. Je me suis fait avoir,
mais la photo était en noir et blanc.
Mais on s'habitue.
- Je dois monter là-dessus ?
- Je suis très prudent.
- Bon.
- Vous permettez ?
Il est capricieux.
Déclencheur photo
- Voilà.
- Attention.
- C'est pour Twitter. - Direct.
- Voilà. Je vous en prie.
Voilà mon modeste pied-à-terre.
- C'est beau. - Enlève ça.
- Ça ne gratte pas tant que ça.
Si je dois rencontrer
ta famille, non ?
T'es rentré ?
- Comme tu le vois.
Anissa ?
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ben, je...
Tu lui dis ? - Tu ne devineras pas.
? ai tourné une émission
et qui je vois passer dans la rue...
- Je vous présente
Anissa. - Bonjour.
- On était ensemble en terminale.
C'était il y a...
Mon père.
Alice. - Ah !
Il m'a tant parlé de vous.
- Papa...
- Vous avez 5 mn ?
- Pour ?
- C'est mon émission. ? ai besoin d'un avis féminin.
Ce sont les seuls à avoir du poids et de la consistance.
-Le mercredi,
retrouvez Luc Apfel.
Dans "Auto accro", vous verrez des bolides prestigieux.
- Y a pas les effets.
J'ai pas mixé.
-Sur des circuits de légende,
100% adrénaline,
toujours en bonne compagnie,
Luc testera
ces engins de rêve pour vous.
- Jalouse ? - Non.
-Ne ratez pas "Auto accro",
le rendez-vous des accros de l'auto.
- Alors ?
- Alors, euh... C'est...
- Dites-moi, vraiment.
- Y a des choses.
- On y va ?
- Bonne idée.
- On se fait un KFC ?
- Non, merci.
- Viens, je te dis. - Oui, oui.
- Viens.
-(Bonne bourre.)
- Ma clé ?
- Oui, pardon. La clé.
Je sais qu'elle est là, mais où ?
Vous voulez du thé ?
Blanc, vert, noir ?
- Non ? Sûr ? D'accord.
Vous voulez lire quelque chose, en attendant?
La Forêt des renards perdus. Très bien, ça. Éloges des...
La clé !
Ah, voilà. Elle est là.
- Je vous remercie.
- Je vous raccompagne ?
- Je vais prendre un taxi. Merci.
- Alice ! Alice...
On pourrait prendre un café, un soir.
Pas forcément un soir. Ça peut être le matin,
l'après-midi. Je suis dispo.
Pas forcément un café. Je suis Sprite, sodas,
boissons gazeuses.
- C'est gentil. Mais je suis débordée, et c'est pas mon genre.
Au revoir.
Taxi ?
- Vos rendez-vous
d'aujourd'hui... - Que se passe-t-il ?
- J'ai vos rendez-vous. - Qu'est-ce qu'ils ont?
- Rien. Pourquoi?
- Pourquoi ?
-Il y a des bruits qui courent.
- Quels bruits ?
- Des bruits, mais...
Parce que... euh...
- Pauline!
- Regardez.
- On a reçu les propositions de modèles pour le shooting.
Il faut les envoyer.
- Je me suis demandé si c'était pas une photo montage.
- Quoi ?
- Quel âge ?
- Tu ne crois quand même pas...
- J'étais comme toi, quand je me tapais mon prof d'anglais.
- Tu crois ce genre de choses ?
Je t'assure...
Klaxon
-"Chicha."
- C'est ça que je veux voir chez toi.
Un peu de folie, de magie.
Avec le petit,
tu me fais rêver. T'as l'esprit rebelle. J'aime.
Rebelle.
Ciao.
- Vincent te prend pour une bourgeoise coinsos.
Prouve-lui qu'il se trompe.
- Que veux-tu que je fasse ? Un piercing sur le clito ?
- Moins douloureux.
Mother l'd like to fuck.
- Quoi ?
Balthazar, ton ado. Tu me suis ?
Elle rit.
- Je dois me taper un gosse pour lui faire plaisir ?
J'ai une conscience professionnelle.
- Bonjour.
Attends. Tu vas faire croire que tu te le tapes.
Tu le traînes avec toi, en soirée, tu le prends par la main.
Le tour est joué. Alice version 2.0.
Aspirateur
- Mme Courtois. Ça faisait longtemps. Je vais arrêter.
Ah!
"Résiste" (France Gall)
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout
Va, refuse ce monde égoïste
Suis ton cour qui insiste
Ce monde n'est pas le tien
Viens Bats-toi, signe et persiste
Rebelle ?
D'accord.
"Bad To The Bone" (George Thorogood)
- On se fait un resto ? - Ça m'avait manqué ça.
- Un jap ? - La soupe miso, j'en peux plus.
- Balt ?
Balthazar ?
Qu'est-ce que t'attends ?
- Hein ?
Ouais.
-(Salut. Salut...)
Salut. Ça va ?
- Bonjour. Qu'est-ce que vous faites là ?
- J'ai plus ton "number".
- Ah.
- Donc je suis passée.
Ça fait plaisir.
On visite ?
- Euh... Oui.
- OK. - Super
- Ça me rappelle des souvenirs, ici.
Comme si c'était hier.
- Vous avez étudié ici ?
- Non. Je parle de la fac en général.
Les gros délires qu'on s'est faits, tout ça...
Je sortais avec un mec qui s'appelait Bastien.
Bastien, Balthazar, ça commence pareil.
- Ah, c'est marrant, oui.
- Dis-moi. Tu es libre, ce soir ?
- Ce soir ?
J'avais... des partiels. Enfin, c'est...
Libre ? Je suis dispo.
- Super. Je t'envoie un texto.
- Carrément. - A tout à l'heure.
- Pfou...
- T'écoutes quoi,
comme musique ?
- Bah... Metronomy.
- Hum hum.
Et quoi d'autre ?
Azelia Banks, Wu Lyf, Chromatics.
Papa m'a mis des Stones. Comme si je découvrais.
- Azelia Bank, Wu Lyf, Chromatics. Azelia Banks, Wu Lyf...
- Maman, ça va ?
- Azelia Banks... Oui. Oui. Bon allez.
J' vais. Chantal arrive bientôt.
Azelia Banks, Wu Lyf, Chromatics...
- Bonsoir. - Ça va ?
- J'ai pas eu le temps de repasser chez moi.
Vous êtes sûre que ça va ? - Certaine.
- Vous êtes vraiment belle. - Merci.
On y va, tu vas attraper froid. -Oui.
- T'écoutes quoi ?
- Euh... C'est ça.
- Moi, je suis plus Azelia Banks, Wu Lyf, Chromatics.
- Oh putain, elle l'a amené.
- Oh !
- T'as un petit truc, là. - Ah bon ?
- Non, ça va. C'est parti.
- Ça surprend.
Essayez, c'est marrant. -Oui.
Voilà.
- Vous voulez boire quelque chose ?
- C'est consternant.
Claude ?
Écoute,
c'est incroyable. C'est plus fort
que ta dernière expo.
- Tu trouves ? - Ah oui.
Je te présente Balthazar.
- Bonsoir. - Merci.
- Tenez.
- Claude, le maître des lieux.
- Ah oui. C'est vous qui... - Modestement.
T'en penses quoi?
- Ben, c'est...
- Développe. Sois sincère.
Je t'écoute.
- Votre idée de vous mettre en scène, pourquoi pas.
1 fois, 2 fois, 3 fois, on n'en peut plus.
Vous avez un problème avec votre image,
mais là, c'est un égotrip puéril
et inintéressant.
- Ah oui, c'est du second degré.
Bon, allez. - A plus tard.
- Qu'est-ce qui t'a pris ?
-Il m'a demandé d'être sincère.
- On n'est jamais sincère dans ce genre d'endroit.
- C'est désespérant. Y a des mecs 100 fois plus talentueux.
En bas de chez moi, y a un mec qui a un atelier.
Je vous le présenterai. Là, c'est juste savoir se vendre.
- Ça s'appelle le système.
- Moi, je suis hors du système. Je viens juste voir.
Pardon.
- Ben voilà. - Salut. Simon. Enchanté.
Ravi
de te rencontrer.
- On va chercher Vincent.
- Bonsoir.
Bonsoir. Voici Balthazar.
- Enchantée, Balthazar - Bonsoir. Ça va ?
Bonsoir. -(C'est dingue, ça.)
- Bonsoir.
- J'hallucine d'être là. De me retrouver avec vous.
C'est improbable.
Je...
J'ai du mal
à réaliser.
- Je trouve ça dommage de ne pas se connaître un peu plus.
- C'est dingue.
Si on m'avait dit que je serais ici avec vous.
- Salut.
- Ça paraît... - On dérange pas trop ?
- Non, non. Ça va.
Tu cherches ton boss ?
Il a pas pu venir.
T'as loupé ton coup.
Tu fumes ?
- Pardon ? - Du shit.
- Non. J'ai fait un "bad" une fois.
Peut-être que vous... - Alice ? T'es sérieux ?
All right.
- Allez.
- Allez-y doucement quand même.
'Ça Va, ça va.
- Attention.
- Oh, pardon.
- Ah ! Ben, je vous laisse alors.
Oui.
- Allô ?
-Richard est là.
C'est grave.
Richard, mon docteur.
- Quel docteur?
- Mon gynéco.
Je sais plus où me foutre, alors tu viens vite.
C'est clair ?
- Rien de grave ?
-"De grave"
- Vous parliez de docteur.
- Ma fille a une crise d'appendicite.
Il faut que j'y aille. - Quel hôpital?
- Je prends un taxi.
- Un taxi.
Taxi !
- Non, mais...
- C'est une urgence.
- Attention.
-Stop.
Venez, Alice.
Monsieur, s'il vous plaît.
Allez-y.
Quel hôpital? - L'hôpital Américain.
- Je vous accompagne ?
- Non. Ma fille comprendrait pas.
- Allez-y. Vous perdez du temps.
Roule, roule. - Rue de L'Université.
- Comment ça ? - Rue de L'Université.
- Courage, Alice!
Désolé.
- Pour la coke, vous voulez l'accoudoir?
- Ah oui, pardon.
- Vous vous foutez de moi?
- Tu dînes avec nous ? - Hein ?
- Manger. -"Manger" ?
Non. Si. Ouais.
- Je suis désolée.
Ça ne lui ressemble pas du tout. Elle est ponctuelle, docteur.
- Richard, je vous en prie.
- J'ai hâte que vous la voyiez.
C'est un cour
fragile. - Babeth.
- Ça fait longtemps
qu'elle n'a pas rencontré quelqu'un, vous comprenez ?
Un gynécologue peut la rassurer.
C'est elle.
Je compte sur vous.
J'espère que vous aimez l'agneau.
- Je kiffe l'agneau, à fond.
- Richard ? - Merci.
Je prendrai des légumes.
- Semoule ?
- Pas d'hydrates
de carbone.
- Vous voulez vivre
centenaire ?
- Je suis crudivoriste.
-"Crudivoriste" ? Ah oui.
- Je me nourris d'aliments crus bio.
- D'ailleurs, Richard. Comment
vous connaissez
Elisabeth ?
- Elle est fatiguée. Elle revient du Brésil.
Elle est un peu...
- Je suis bête. Pardon. - Au Brésil,
y a des transsexuels ?
- Ben oui.
Au Brésil.
C'est le pays des transsexuels.
- Richard est spécialiste...
- Des transsexuels ? Vous opérez ?
Vous consommez ?
- Un spécialiste de L'Amérique du Sud.
- Belle région.
Je suis parti au Honduras. - Ah ?
- Honduras. - Les gens, Là-bas,
sont d'une gentillesse.
- Ah oui, oui.
- En Amérique latine,
les gens sont plus
proches de la vie,
plus proches d'eux-mêmes, de l'instant.
Ce sont des pays...
Hoquet ...dangereux.
Vous êtes kidnappé, on vous retrouve mort...
Elle rote. - Oh, pardon. Excusez-moi.
- C'est rien.
- Une toute petite seconde.
- Bon, alors. Qu'est-ce qu'on mange ? Hein ?
- Bonjour, Caroline. Y avait un problème.
Je ne peux pas faire autrement. Exactement.
- Salut.
- Ça va ? - Je t'ai pas vu, hier.
- Mon neveu fait une soirée sushis.
- Je fais les présentations. Balthazar, Vincent.
Je fais semblant 5 min, et je rentre. Minuit au lit.
- Hop là. 20h55.
- Tu viens ?
Ça va?
- Regardez-moi, s'il vous plaît!
- Oh !
- C'est qui ?
- C'est la patronne du groupe.
Stop it, please.
- Non, Balthazar.
- Je suis désolé. Je me tiendrai correctement.
Plus de sauvetage hasardeux.
Ça va, ça va.
- Alice ! Alice, on est là.
- Tu viens ? - Euh... Oui.
- Balthazar. Ah !
- Tracy est repartie ?
- En 20 ans de défilé, j'ai jamais vu
un garçon aussi classe.
Je te le dis.
- Ça, c'est ma mère et son éducation à la baguette.
Si j'avais pas aidé cette fille,
elle aurait hanté mes nuits
avec sa réglette : "Je t'ai pas appris la galanterie ?"
-Il est incroyable. Tu l'as trouvé où ?
- Vous en êtes où, vous deux ?
- Comment ça ? - Vous ne vous quittez plus.
Tu lui as présenté tes amis ?
-"Mes amis"? Euh...
- Tes parents savent?
- Comment ça, "mes parents" ?
- Vous deux ?
- J'adore cette chanson.
Balthazar, on va danser.
"New Young Pony Club" (Ice cream)
- Tu vas pas croire à son "makeover" !
- Jamais niqué, tu dis ? - Non.
- Jamais "ken" ? - Non.
- C'est pas la mère de Zoé ?
Putain.
- Attends, tu fais quoi? - Arrête.
- On y va.
J'ai envie qu'on soit seuls. Viens.
- Arrête ! Mais touche pas !
- Elle est partie.
- Ils sont partis où ? - Ils sont partis s'amuser.
- Merci. Bonne soirée.
Je suis garé là.
- Ah.
- Voilà.
Je vous raccompagne. C'est mal famé.
- J'habite là.
- Je ne voudrais pas qu'il vous arrive quelque chose.
- C'est bon.
- C'est sûr ?
- Sûr.
Il est tard ?
- Je sais pas.
- J'ai pas ma montre. Il doit être 2h.
Merci encore.
- De rien.
- Salut.
- Buena notte.
- Ouh!
- Buena nette...
C'est pas vrai, mais quel nul.
Pas "buena notte".
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Alice. - Oui ?
- Je suis désolé pour l'italien. C'est ringard.
Votre fille est là ?
- Non. Elle est partie en week-end. Balthazar...
Tu fais quoi?
Balthazar, non.
- Quoi ? - Rien.
Ma chambre. Par là.
Aïe.
- Pardon.
Excuse-moi.
Excuse-moi.
Désolé, désolé.
- Arrête de t'excuser.
Non, vas-y, continue. T'arrête pas.
-(2 fois 2.) - Ah.
-(4 fois 2,8.)
(8 fois 6, 32.)
(32 fois 2, 68. Non 64.)
(Angela Merkel. Angela Merkel. Eva Joly.)
(Je suis amoureux.)
(Jean-Lue Melenchon. Jean-Lue Melenchon.)
(Jean-Luc Melenchon.) - Tais-toi l
Alice gémit.
- Quelle heure il est?
- Tard. Il est très tard.
Il faut se lever. Il faut que je rentre
chez moi. - T'es déjà chez toi.
- Oui. Justement.
Allez. Debout.
- Brutal.
- J'ai du travail.
- J'ai des cours à rattraper.
- Mais...
Ta chaussure ? - J'ai pas retrouvé l'autre.
- Tu vas sortir comme ça ?
- Non, mais... Y a pas de souci.
J'ai ça sur moi, au cas où.
Voilà.
C'est en train de se calmer, là.
Un petit peu, quoi.
Ne te dérange pas.
- Tu peux rester jusqu'à ce que la pluie s'arrête.
-(Merde.)
Alice Lantins.
Tu écris ?
- Ma fille a fini les Miel Pops.
Voilà. Y a des petites choses pour toi.
- Je vais prendre du thé, comme toi.
Il est bon.
Ça parle de quoi?
- Quoi ?
Mon livre ? De rien.
Non.
- Je peux le lire. Je jugerai par moi-même.
Pourquoi? En 2 jours, je peux... - Non, non.
- Je lis...
C'est qui 7
- Je l'avais mis dans ton sac.
Salut. - Salut.
- Quel week-end pourri.
On est partis sous la pluie, et voilà...
- Elisabeth, bonjour.
Balthazar
Mon stagiaire.
Donc les photocopies...
- Tiens, ton casque.
- Les voici.
Tu veux un coup de main ?
Je t'ai pas embrassée.
- Alors, je t'ai tout mis.
- Ton ventre, ça va ?
- Hein ? - Ah...
- Zoé, va dans ta chambre.
- Maman, mais...
- Va dans ta chambre.
- Je vais y aller. - Relou, cette baraque.
- Je ne vous dérange pas plus longtemps.
Madame. Enchantée, en tout cas.
- Oui. Enchantée, en tout cas.
- Au revoir.
Une seconde.
Balthazar - Oui ?
- Je suis désolée.
-3 exemplaires pour demain, 9h. C'est ça ?
- Allez. Allez.
C'est arrivé tout seul, comme un accident.
Quoi?
Quoi?
- Non. C'est juste que la réalité dépasse la fiction. La mise en abyme
perd son abyme.
C'est beau.
- Tu te moques de moi ? - Non.
-1,2... 1,2... Ça marche.
Alice, vous m'entendez ?
Vous voulez vraiment aller à ce cocktail, ce soir?
On pourrait juste faire quelque chose, vous et moi.
Votre mission va être de localiser un véhicule rose,
une espèce de monstrueuse cylindrée que vous allez apercevoir.
Votre 2e mission, ce sera de ne pas
demander au conducteur la destination.
Parce qu'il l'ignore, et c'est le concept.
J'oubliais, vous voulez écouter un peu de musique ?
Il a un nom?
- Oui. Parce que mon ex l'appelait "Plouc le dauphin".
Il voulait que je l'enlève.
C'est ma petite victoire.
- J'ai une question.
T'es drôle, t'es belle, t'es intelligente.
Pourquoi...
Pourquoi moi?
C'est débile, comme question.
Je me suis entendu la poser. Excusez-moi.
- Je vous lis
"mon mec de la semaine"?
"Mercredi soir, pourquoi pas
"me faire un mec maqué."
- Mais qu'il est bête, lui.
"Il est genre maqué.
"C'est ça, son intérêt. Il ne reste que le meilleur.
"L'essence même
"de ce qui fait
"la beauté des 1ers moments. Et bien sûr...
"Du cul, du cul, du cul."
- Il est con, lui.
'Ça te choque ?
- Non. Pas vraiment.
- Qu'est-ce que tu proposes ?
"Mon talon est trop haut." "Auréoles sous les bras."
- Non.
Je pensais plutôt à...
"Sommes-nous toutes des mots-clés sur YouPorn ?"
- Sur "You" quoi ?
- YouPorn.
Blonde...
"Redhair", brune. MILF :
mère qu'on aimerait baiser.
Moi donc.
Les mecs
nous rangent dans leur barre de recherche.
Si tu savais le nombre de mecs qui suent en tapant "bien en chair",
tu serais étonnée.
Clémentine,
ton colocataire, au lieu de culpabiliser
parce qu'il va sur Internet, montre-lui
que t'es 1000 fois plus bandante que la teen sur son 15 pouces.
Et si on a besoin de me coller
une étiquette de Couguar parce que j'ai 7 rides,
qu'on me la colle.
Soyons le fantasme
au-delà du fantasme. Le fantasme, il est là,
mais il ne bouge pas. Nous, on est vivantes, non ?
"Toutes des mots-clés sur YouPorn. D'accord.
"Mais vous avez intérêt à assurer."
Je terminerais comme ça, un truc dans le genre.
J'ai assez joué avec lui. Je dois lui dire la vérité.
Il voudra plus jamais me revoir, c'est sûr.
Tu serais pas en train de te demander si ça collerait ?
Regarde-toi. Là, ça passe encore, mais tes rides, là.
Quand elles vont s'allonger, te couvrir le visage.
Non. Il faut arrêter ça.
Maintenant. Tout de suite.
Désolée, j'ai pas vu l'heure.
-(Pas de souci. Venez.)
(Venez. Suivez-moi.)
Il imite Dark Vador.
Je vous en prie.
C'est l'ancienne salle du conseil du parti communiste.
J'adore cet architecte. Niemeyer, c'est un génie.
Il a dessiné tous les plans en seulement 3 jours.
Totalement gratos. Ça fait 50 ans et pas une ride.
C'est quasi-futuriste.
On boit un coup ?
Le week-end prochain, on pourrait faire quelque chose ?
Un pote me passe les clés
de la baraque de ses parents. C'est à 3 m de l'océan.
Ce serait bien de prendre un peu de repos.
- Une seconde. Allô ? J'avais dit quoi ?
Pas de forcing. Tu vas dormir. Très bien.
Bonne nuit.
- Zoé pourrait venir. En Bretagne, elle pourrait venir.
Je maîtrise le rôle du stagiaire. Il faut juste une photocopieuse.
Non ?
- C'est un peu tôt pour ça.
- Oui. Bien sûr. ? ai une tendance naturelle...
C'est fou.
J'ai tout le temps envie de vous voir.
? ai pris ma température 3 fois, aujourd'hui.
C'est juste que c'est éreintant de vous avoir rencontrée.
- Allô ? Passez-la-moi.
On avait dit quoi ?
Tu devais obéir à Chantal. Tu obéis et tu vas dormir. OK ?
Je ne discute pas.
- Ouh ! Vous faites flipper.
- Je ne peux pas rester.
Les désagréments de la mère de famille.
- Je...
Je ferai avec.
- T'es sûr ?
- Ben oui. - T'as envie d'attendre
une heure sur le palier que Zoé soit couchée, pour entrer?
- J'adore votre palier. J'ai une petite culture cinématographique.
- Je suis sérieuse.
C'est pas avec moi
que tu vas pouvoir sortir jusqu'à 3h du matin,
partir à l'improviste.
- Je suis casanier.
- C'est normal d'en avoir envie, à ton âge.
Je ne veux rien t'interdire.
Quand j'aurai 40 ans,
t'auras 21 ans. A 50 ans,
t'auras 31 ans.
Je veux dire...
Qu'est-ce qui va se passer une fois qu'on se sera vus et revus ?
- Qu'essayez-vous de me dire ?
- C'est pas une bonne idée de continuer à se voir.
- Pour une fois qu'il t'arrive un truc marrant.
Comment il l'a pris ? - Quoi ?
- La bourgeoise coinsos, la mise en scène.
Tu lui as dit? Histoire qu'il ne soit pas
déçu par les femmes.
- Ben oui, je lui ai dit.
- Tu lui as expliqué.
- Plus de 1000 mails en 3 jours.
- Hein ?
- Ton article YouPorn.
On a des "comments" de toute la France. Génial.
Comment va Balthazar? - Super.
- Je le surkiffe.
- On va à l'after show des Juggernauts.
- Quoi ?
- Laisse tomber.
-"L'after show".
- C'était ton idée, non ?
Charlotte ?
Oh!
- Qui t'a fait ça ? - A votre avis ?
- Au revoir, monsieur.
Charlotte lui a mal parlé. Ta fille est susceptible.
- Raconte-moi.
- Charlotte a montré un truc sur son iPhone à tout le monde,
et Zoé est sortie de ses gonds. - Sur son iPhone ?
-Il est majeur?
Quoi? Ça va pas ?
Je te trouve vidéogénique.
Elle va s'en remettre.
Après 12 ans de psychanalyse. - Parce que
t'es bien placé ?
- Elle va avoir 29 ans, en décembre.
- Hum.
- Je suis un mec.
- Quel crétin !
Comment on peut être aussi con. Et ton métier, c'est réfléchir?
- Zoé ne peut pas gérer 25 siècles d'histoire des mours.
- Regarde ce que j'en fais, des mours.
Voilà. Merci.
- Explique-lui.
- Zoé.Zoé.
Non, non. Zoé, je te parle.
- Tu la connais à peine.
- Ta mère était enceinte au bout de 3 jours.
- Bah justement.
- Tu appelles ta copine ? - Vous allez y arriver?
- Mais oui, mon chaton.
- Merci, Balt. - De rien.
- Regarde-moi ça. Mais regarde.
Ta nouvelle maman.
Je l'emmène à Bali 2 semaines. Je te laisse l'appart.
Tu feras gaffe.
Oh, tu m'entends ?
- Putain ! Ah !
- Ça va ? - Oui, oui. Ça va.
- C'est encore l'autre ? La périmée.
Je me souviens, j'avais à peu près ton âge.
J'avais rencontré une Calabraise.
Splendide. Elle avait 2 fois mon âge.
Elle m'a tout appris. Tout.
On passait nos journées à faire l'amour.
Passons les détails.
J'avais jamais autant pris mon pied.
Pour moi, c'était pour la vie.
J'étais comblé physiquement, spirituellement.
-"Spirituellement" ?
- Et un jour,
je sens une sorte de lassitude, un ras-le-bol.
Je m'inquiète. Je vais voir le toubib.
Et là, j'arrive au cabinet.
Je tombe sur une petite stagiaire.
Une brune à la peau mate, une toile de maître.
On se jette l'un sur l'autre. Et on se met à baiser, à baiser.
Je la prends,
je la retourne.
Papa, papa...
Les grandes lignes. - Comme si,
après le classique, je me lançais dans le moderne. Tu vois ?
- Non. Non, pas du tout.
- Viens dîner, ce soir. - Je ne peux pas.
- Viens. - J'ai plein de travail.
- T'as pas envie ? - Ça n'a rien à voir.
C'est juste que j'ai envie d'aller dormir tôt.
- T'es sûre que ça va ? - Ça va très bien.
- Alice ?
- Oui ?
- Tu me remets pas ?
- Euh... Non. Enfin je...
- Arnaud. Arnaud Gaillard.
- Arnaud Gaillard ?
- Terminale 3E.
Pepperoni. - Avec tous les...
Ah oui.
Excuse-moi,
je ne t'avais pas reconnu.
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Un petit squash.
Elle éclate de rire.
- Célibataire ?
- Pardon ? - Ni femme ni enfants ?
- Non. Pas que je sache.
- C'était un plaisir de te revoir. Salut Arnaud.
- Au revoir.
Annonce haut-parleur
- Arnaud, mais oui.
Ton copain à l'excès de sébum.
Oh ! Il est charmant.
T'as pas pris son numéro ?
- Pour quoi faire ? - Pour l'appeler.
- Tu m'embêtes. - Qu'est-ce que t'as ?
Un problème au boulot? - Mais non.
- Arrête de vouloir me refourguer à tous les mecs qui passent.
- Mais non, voyons.
- Tu fais un transfert sur moi, c'est pesant.
Trouve-toi un amant. C'est pas ma faute
si tu baises qu'une fois par mois.
C'est vrai.
- Tu te lèves. Tout le monde aux petits soins.
Simon, je compte sur toi. Tout va bien ? Ça va ?
Quelle heure il est?
Ah, Tracy.
- Lui ?
- Alice, il sera génial.
- Non!
- Dis-moi.
Tu le veux, ce job ? -Il ne voudra jamais.
- T'en fais ce que tu veux.
-Il est en pleine période d'exams, et c'est un garçon studieux.
- Attends, je t'explique.
Si tu me fous dans la merde, étudie les cheminées
alsaciennes, turques et sarrasines.
Ça te va, comme réponse ?
Sonnerie de portable
-Bonjour. Laissez un message après le bip.
Bip
-La ville, le neuf, l'ancien, tout l'immobilier est touché.
On va d'abord s'intéresser aux chutes...
-Ce mantoptère choisit son partenaire sexuel
parmi les mâles les plus jeunes de sa population.
- Oui. Bien sûr. Je t'appelle ce soir.
Oh, le bordel.
Qu'est-ce...
Qu'est-ce que t'as foutu ?
Il éteint.
Ça va pas ? Balti ?
Ça va?
Tu vas prendre une douche. Hein ?
Oh, putain, merde. Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Balthazar ? C'est Alice.
___
Ouvre-moi, s'il te plaît.
- Ouais, j'arrive.
C'est elle.
Qui ?
- Alice.
- Tu lui ouvres pas. Elle va me prendre pour un toxico.
- Habille-toi.
Ça pue.
C'est dégueulasse. -Oui.
- Y a rien de propre.
- Putain.
- Ma chemise.
- Hein ?
- Prends ma chemise.
Vas-y. Vas-y.
- Oh, Alice.
- Bonjour. Je peux entrer ?
- Vous ne buvez rien ?
- Si. Un jus d'ananas.
- Je vais voir ce que j'ai.
- Bonsoir, Alice.
Ça va ?
- Oui, oui.
Je savais bien qu'il en restait une.
On vieillit, on croit qu'on se renforce, mais...
Elle n'est pas venue.
Je l'ai attendue sur le ponton. Elle n'est pas venue.
- Je suis désolée.
- Ça vous dérange de me passer la main dans les cheveux ?
Merci.
- Ouh là là.
- Bon.
- Oui. On va boire un coup dehors.
Voilà. Voilà.
Allez. On y va.
- Tenez.
Ce sera plus raisonnable. - C'est sûr.
- Désolée pour ton père. ? espère qu'il va s'en remettre.
- Oui, non. C'est sûr...
Il va s'en remettre.
C'est un homme solide.
- Ça fait plaisir de te voir.
Je ne sais pas par où commencer.
J'ai quelque chose à te demander. - Oui.
Je ne suis pas photographe.
- Non. Tu es pris en photo, pour la couverture.
C'est une journée très bien payée,
avec les plus belles filles de la planète.
- Quoi ?
Ça pourrait être pas mal, non ?
- C'était sympa de vous voir.
Mais on va en rester là.
- Balthazar.
- Je vous tiens au courant.
- Balthazar, désolée de te harceler, c'est Alice. Tu peux me rappeler ?
Tout va bien. Il va plus tarder. - T'es sûre ?
- On l'attend.
- On avait dit un lac, c'est une flaque.
- Tiens.
- Ah, Patrick, chéri.
- T'as l'air malade, non ?
- Non.
- T'as l'air en super forme.
- Enlève ta langue de mon cul, faut que je pète.
- On attend qui,
quoi, comment ?
Qui ?
What the fuck'?
- On attend plus. La personne arrive. Elle était dans les embouteillages.
- Oui, c'est ça. Kim!
- Je peux te voir une minute ?
Tu fais quoi, là ?
Dis-leur qu'il va jamais venir.
- Qui te dit qu'il va pas venir ? -Il viendra pas.
Va leur dire. -Non.
- J'attends au milieu d'une flaque de pisse quelqu'un d'inconnu.
- On sait pas qui c'est.
- T'es payée pour dire de la merde!
- Patrick, il fait beau, là. Relax. Profite. Ouvre.
- Putain. Kim, il faudra poser des réflos partout.
-Il faut que je te parle.
Je ne crois pas que Balthazar... - Alice!
- Il vient de passer la sécu. Dès qu'il arrive,
il va au make up.
- Merci.
- De rien.
- Balthazar, quoi ? -Il est arrivé.
Je vais le rejoindre.
- T'as vraiment le feu au cul.
- Oui. Non.
- Tu restes avec Patrick, OK ?
- D'accord.
Patrick.
- Arrête de dramatiser, maman. Tu me soûles avec ça.
Mais non...
J'ai jamais dit ça.
- Tu vas pas t'emmerder.
- J'ai l'impression de faire 1,2 m, mais à part ça...
- Allez, vas-y.
Hé ! On n'est jamais trop petit, mon fils.
Vas-y. Bombe le torse.
Le torse !
Le torse.
- Bonjour. Balthazar ?
Marco t'attend à la coiffure.
- Je cherche le coiffeur.
- T'arrêtes le 1er homo en pensant qu'il va te couper les cheveux.
- Ah, non, non. - Bravo. Belle mentalité.
- Balthazar !
Viens, chéri. Viens.
- Ça va me suivre des années, un truc pareil.
- Balthazar ? Simon.
Tu me remets ? - Ah oui. Le vernissage.
- Je pensais pas que tu viendrais.
En tout cas, bravo. Grand seigneur.
C'est la grande classe.
Elle n'a pas fait semblant de se foutre de ta gueule.
Je tenais à te présenter
mes excuses. Je sais pas si Alice t'a dit,
mais cette idée à la con, c'était la mienne.
- Quelle idée à la con ?
- Maintenant que je te connais mieux, c'est une idée à la con.
- Oui, mais je veux dire... Développe.
- Je vais essayer.
- Ils ont rétréci Dujardin.
- C'est là que ça se passe ? - C'est ça, Balthazar ?
- Tu dis pas "bonjour" ?
- Si. Oui.
Oh!
Ça te gêne ?
- Non. - D'accord.
On y va?
- On refait la même, sans le regard bovin, à gauche.
Baisse les sourcils. Jennifer, fais gaffe.
T'es là parce que Katy n'était pas dispo. Derrière la bulle...
- Quelque chose de toscan dans le visage.
Il est bien. Il te plaît. - Ben, écoute.
- C'est beau, ça. - Bof.
- Essaie d'être sensuel.
Laisse tomber. Essaie d'être plutôt enfantin.
- Beaucoup de présence, de photogénie.
- A droite, la plus foncée.
T'es modèle ou tu t'es perdue ?
Derrière la bulle, c'est mieux.
- Quoi, Baltimore ?
- Balthazar.
- Tu pourrais sourire. T'as pété dans ta bulle ?
- Vous pourriez être plus polie ?
- Quoi ?
- Vous pourriez être polie !
- Plus fort!
- Ça ne se fait pas, de parler aux gens comme ça.
- Un problème ?
- Y a un syndicaliste qui s'est perdu.
- Tu deviens vulgaire, alors tu te calmes. Calme-toi.
- Calme, moi?
Je m'arrache les cheveux pour travailler avec lui.
Il fait une tronche d'enterrement, là !
- Ça va. Merci.
Je me casse.
Je me tire.
- Tire-toi !
- Comment on ouvre cette bulle !
J'ai assez donné. Ça va, merci.
- Oh.
- Balthazar ! Balthazar.
Je suis désolée.
C'est une énorme connasse. ? aurais dû te prévenir.
Va t'excuser. - C'est une blague.
- Tu la verras plus jamais de ta vie. C'est pas grave.
Fais-le pour moi, s'il te plaît.
- Si c'est pour vous, alors.
Fallait le dire.
Vous me dites si je suis bien dans mon rôle.
Allez, viens.
C'est ça que tu veux ? Ça t'excite ?
- T'es fou ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je suis pas bon comédien ?
C'est ça ?
Par rapport à vous...
Bluffant, putain !
J'ai rien vu.
Ça mérite bien un César, dans le rôle
de la bourge coinsos
qui sort son balai du cul pour une promo.
Voici : Alice Lantins.
Alice Lantins.
On l'applaudit.
Pour l'ensemble
de sa carrière.
- Tout ça, c'était du vent ?
10 ans de travail, de complicité. Je risquerais même le mot "amitié".
- Je voulais t'impressionner, c'est tout.
Je suis ridicule. Je fais du mal à tout le monde.
Elle mérite ce job.
-Il vaut mieux
le prendre comme ça.
Parce que t'es virée, Alice. Je te rends ta liberté.
Tu auras tout le temps pour écrire, faire ton vrai métier.
Il n'est jamais trop tard pour se trouver.
- Jamais trop tard.
- Maman !
T'es pas au boulot?
- Non. Je fais un peu le ménage.
- OK.
-Votre 2e mission sera de ne pas demander
au conducteur la destination.
Parce qu'il n'en a aucune idée et c'est le concept.
- J'imagine que tu ne le vois plus ?
- Non. Bien sûr que non.
Je ne le verrai plus jamais.
-Veuillez enregistrer votre message et taper dièse.
- Salut Balthazar. C'est Alice.
Voilà, j'appelais pour...
Parce que ce serait bien qu'on se revoie pour boire
un café, un thé, un Sprite, parce que j'en ai plus bu,
ça fait des années.
-Votre message a bien été supprime.
Au signal, veuillez enregistrer votre message, puis taper dièse.
- Salut, Balthazar. C'est Alice.
C'était pour te dire que je...
Que...
- Salut. - Salut.
- Vous me détestez, mais où il est?
- On ne l'a pas vu.
-Il est dans l'amphi A, en bas.
- Merci. Merci.
- Aucune personnalité.
- Quoi, si...
- Excusez-moi... - L'amphi A ?
Je vous accompagne.
- Super. Merci.
- Pas trop de circulation ? - Non.
Pourquoi? - A gauche.
- Merci.
-Notre intervenant est la. Cessez vos bavardages.
Merci.
On vous a installé 2 écrans. Là et sur le côté.
Le plan de la conférence. Vous avez tout ce qu'il faut.
Voilà.
Mme Ronchevsky.
-Madame...
(Bonjour)
Bonjour.
Alors euh...
Comment
les concepts audacieux ont fait évoluer l'urbanisme ?
Pourquoi ce sujet?
Jean Nouvel,
Rem Koolhaas,
Friedensreich...
Hundert...
wasser.
Tous ont eu en commun le désir
de changer les choses
en empruntant des chemins
un peu insolites.
Ça leur est arrivé à ces très bons architectes,
comme à tout le monde,
de faire des erreurs,
des énormes erreurs même.
Mais s'ils étaient prêts à tout faire pour reconstruire
ce qu'ils avaient abîmé ?
Oui?
- Même sur un terrain sinistré ?
-Comment ça ?
- Oui.
C'est une belle remarque.
En 2003, le cabinet Flosh et Bernheim,
ils ont voulu redresser le phare de Salers.
Une catastrophe.
-Leur projet n'était pas abouti.
- Je ne crois pas.
- Vous rigolez ?
Ils ont passé 2 ans
sur les sols.
- S'il te plaît.
-6 mois pour...
- Ta gueule ! Pardon, pas "ta gueule". Mais 2 minutes.
Théoriquement,
revenir sur le terrain, c'est un aveu de faiblesse ?
-Théoriquement, oui. Mais je pense que...
J'ai été nulle, Balthazar.
Je pense à toi
tout le temps, en fait.
Ces nuits-là...
je ne faisais pas semblant.
- Waouh !
Allez, mais c'est...
Ben...
(Vas-y. Allez.)
- Juste un truc.
- Oui ?
- Une fois qu'on se sera vus, revus,
re-revus,
qu'est-ce qui va se passer ?
Mélodie douce
___
- Zoé,Zoé!
- C'était dégueulasse. - Mais non.
- Ça y est, c'est fini ? Fini, fini ?
- Fini, fini.
-T'as pas trop le trac ?
- Je suis morte de trouille.
- Je t'accompagne '? -Non, ça va.
J'y suis.
- Ne me dis pas que tu veux tout refaire ?
- Alice Lantins. Que faites-vous ici ?
Ça va pas ?
- Ben . .. -C' est. . f?
Waouh.
- Tu vas pas faire la lecture ! - Les 1res lignes.
"Newton eut la révélation de sa vie,
"en se prenant une pomme sur la tête. Moi, ce fut avec une basket."
C'est modeste.
Modeste.
- Ah !
- Je suis désolé. - Ça va.
Mon ouvre qui se répand.
"Ain't That A Kick In The Head" (Dean Martin)
Oh ain't love a kick
Tell me quick Oh ain't love a kick
Sous-titrage : Vdm
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