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Original subtitles

c'est le jour de ma fête comme aujourd'hui

je vais recevoir des fleurs

et des montagnes de fleurs

à ne plus savoir où les mettre

il y en a partout

qu'est-ce qui te faut?

moi, je parle de vraies fleurs

dès qu'il vous font tourner la tête quand on les aspire

pour des richards comme nous

les vraies fleurs, ça ne pousse qu'au cimetière

t'as reçu des cadeaux?

grand-mère m'a pris ??? une robe

et ton fiancé?

je lui ai rien demandé, il n'a pas d'argent

mais c'est que j'ai bien envie d'un poudrier

Dis donc, comment il est ton fiancé?

Moi je l'ai vu, c'est un brun, avec une voix qui chante!

une voix qui chante!

C'est vrai qu'y s'appelle Gonzalez?

Y s'appelle Mario, il est de Barcelone.

Ah, les Italiens.

Y'z'ont des yeux avec de l'or dedans!

Mais Barcelone, c'est pas en Italie!

Ah! Eh ben où est-ce, alors? Au Portugal...

Y va t'épouser?

C’est vrai que les Portugais y-z’ont la plante des pieds toute rose?

En tout cas y sont bruns, c'est des vrais hommes.

Moi j'aime pas les blonds, c'est fade.

Tout le monde sait ça, les blonds c'est pas des hommes.

C'est ton fiancé? C'est lui Mario?

Je parie qu'il t'apporte ton cadeau! Le poudrier?

Bonjour!

Tu viens trop tôt, je finis dans une heure.

Il fallait que je te prévienne tout de suite.

La police m'a encore repéré.

Tu es sûr?

Je les ai entendus.

Ils demandaient après moi dans le bureau du patron.

Je n'ai eu que le temps de partir.

Je ne peux plus rentrer à l'hôtel.

Qu'est-ce que tu vas faire?

Je ne sais pas, je n'ai plus un sou.

Ah! y a des moments...

Si je pouvais t'aider!

Si Jean et Charles peuvent rien pour moi cette fois...

Enfin, on verra bien.

En sortant, passe au petit café, en face de l'hôtel du roi d'Angleterre,

ils te diront où ils m'ont caché. Au revoir.

Je commence à en avoir plein le dos, vous comprenez monsieur!

Et encore je suis poli!

Non mais sans blague, c'est pas un hôtel ici, c'est une écurie!

Qu'est-ce que je dis, une écurie, une porcherie!

Ah si y voyait ça le roi d'Angleterre, alors!

Mais personne vous retient! Allez ailleurs!

Non monsieur, non, mes copains et moi, on restera, vous comprenez.

Y a assez longtemps que vous vous payez nos gueules!

Et vous vous ne payez rien!

On est chômeurs!

C'est toujours les mêmes les chômeurs!

Comme les salauds. Sous prétexte qu'on paie pas, hein!

Vous l'avouez? Et il l'avoue!

Vous croyez que je vais rester longtemps à vous héberger à l'œil?

Je chôme, donc je reste, là!

Tiens bonjour madame Pain! Bonjour, monsieur Jean!

Non mais dites donc vous, c'est Noël que vous attendez pour donner des serviettes propres?

Pas d'argent, pas de serviette!

Nous on est pas comme vous,

on se lave de temps en temps!

Vous allez donner des serviettes propres à madame, et tout de suite, hein!

Voulez-vous me foutre le camp!

Ah pour ça vous êtes bon, hein! pour ça vous êtes bon!

Mais faut bien vous caser dans la tête,

qu'être chômeur c'est pas ce qu'on avait rêvé étant môme, hein!

On les connaît, les chômeurs!

Un tas de feignants qui cherchent du travail

en priant le bon Dieu de pas en trouver, hein!

Bougre de sagouin, va

Mais tout ça, ça va changer monsieur Berteau, ça va changer, vous entendez?

D'abord vous allez déboucher mon évier.

Et puis remplacer les carreaux de ma piaule...

parce que la nuit je m'enrhume les fesses, moi!

Ben donnez-moi de l'argent!

Ah vous manquez de conversation!

Et puis balayer ma chambre!

Et puis nettoyer les escaliers!

Et puis frotter les murs!

Et puis changer mes draps, parce qu'y puent mes draps!

Et puis laisser l'électricité jusqu'à dix heures, hein!

Je suis chez moi!

Ah! Ben c'est dommage, parce que chez vous c'est rudement dégueulasse!

Parfaitement, eh! c'est dégueulasse!

Une voix céleste!

Pignouf!

Je vous ferai expulser, vous m'entendez!

Je vous ferai foutre en prison, vous et vos copains!

Pour ce que ça nous changera!

Tas de feignants!

Ta gueule, bonhomme, ta gueule!

Tu m'as fait peur! Qu'est-ce que tu fais là?

Je ne sais plus où aller.

Si Charles ou toi pouviez me cacher dans votre chambre.

T'es fauché?

Ce ne serait rien!

Mais je suis repéré, j'ai les flics à mes trousses!

Ah t'avais bien besoin de t'occuper de politique en Espagne toi alors!

Et puis c'est pas le moment d'aller demander des faveurs au provloc tu comprends!

Enfin viens au bistrot,

y a Charles et Raymond qui m'attendent, on avisera.

Allez viens.

Langue de veau vinaigrette : 2,75.

Filet de bœuf jardinière : 3,50

Et comme plat du jour: ragoût de mouton aux fayots : 3,25.

Alors je leur mets « le sauté de présalé en sauce aux poissons frais »

C'est plus mondain, ça fait hostellerie.

Tenez le voilà votre menu patron!

C'est t'y du travail d'art, ça?

Non mais mordez-moi ça! C'est t'y du bon boulot!

Ah il sait en faire des trucs avec ses mains le petit bonhomme!

Tout que je vous dis madame, tout!

Tenez ma petite demoiselle, prenez une carte!

Non merci monsieur.

Mais si prenez, je vais vous faire un tour!

Voilà, regardez-la bien!

Bon maintenant mettez-la dans le paquet!

Et voilà. Un, deux, trois, quatre, cinq,

et voilà, le 8 de cœur, c'est ça n'est-ce pas?

Non, c'était le valet de cœur.

Ah vous m'épatez, et ben c'est loupé!

Tant pis, ce sera pour une autre fois.

Ah! écoute, ne fais pas cette tête-là!

Qu'est-ce que t'as, t'as le cafard? Oui!.

Faut te démerder! Le fric ça pousse pas comme ça entre les pavés!

Ah, c'est pas l'argent!

Non, j'ai revu Gina.

Gina? Qui c'est ça?

Ben tu sais bien quoi, ma femme.

Ah oui!

Y a plus d'un an qu'on était séparés,

alors, la revoir comme ça,

ça m'a foutu un coup!

Elle est dans la mouise?

Non, non...Bien nippée,

mieux que de mon temps!

Un bon copain,

ça vaut mieux que toutes les femmes du monde entier et des environs,

t'en fais pas!

Ah, je m'en fais pas, hein!

Ah les femmes, c'est bon une heure!

T'en vois une, elle te plaît.

Tu lui fais du boniment, ça colle. Bon, ben puis après salut, quoi!

Parfaitement! Ainsi moi...

Dis donc môme ça te dérange pas que je m'asseye, non?

Tiens y a ta grand-mère qui vient te chercher là-bas!

Vous êtes un « gentleman »!

Ah! c'est pas tout ça les gars,

mais y a Mario qu'est dans la panade, la police l'a repéré, alors faut qu'on le loge, hein.

Ah ça fait rien, y sont vaches,

y te font la chasse comme si tu avais tué père et mère!

Je suis expulsé d'Espagne,

de Hollande, d'Allemagne! Maintenant la France,

où est-ce qu'ils veulent que j'aille?

Tu vas rester avec nous.

Ah ben dis c'est pas le moment, je viens d'incendier le proprio, moi!

Et chez Huguette y a pas moyen?

Ce serait un drôle de cadeau pour sa fête!

C'est sa fête?

Oui, et j'ai pas le sou.

Oh, mince, on n'y a pas pensé!

On aurait pu lui offrir quelque chose.

Attendez, je vais y acheter des ronds de fleur.

Oh! j'ai une idée!

Va téléphoner!

À qui?

À n'importe qui. Pourquoi faire?

T'occupe pas, arrange-toi, pour attirer le patron,

et dis-lui que l'appareil est détraqué, ce que tu voudras,

mais retiens-le quelques minutes

Alors, ça va pas mieux, non!

Voulez-vous venir une seconde patron,

y a quelque chose au téléphone. Ah, qu'est-ce qu'y a encore!

Voilà, Monsieur! Merci!

Un appareil-photos,

une petite pendulette ou une paire de jumelles,

articles « first class » hein ...

Oh! Un poudrier!

Allons-y pour le poudrier. Alors toi tu tires par ici, et toi par-là!

Allez hop, sur moi, allez, tire!

Allez, tire!

C'est dans la poche, c'est dans la poche,

je te dis que c'est dans la poche. Il y est!

Hop! Allez. Allez.

Doucement, doucement les gars, c'est dans la poche!

Oh, chic, le poudrier!

Allez hop, la pendulette,

c'est ça, encore dans la poche bonhomme!

Voyons, qu'est-ce que vous avez demandé?

Le 4 à Fontenay-sous-Bois! Le 4 à Fontenay-sous-Bois!

Allô mademoiselle? Ah, mademoiselle,

on vous a demandé le 4 à Fontenay-sous-Bois.

Comment? Je l'ai!

Ben vous l'avez, c'est pas plus difficile que ça!

Allô, Rosny-sous-Bois? Ah bon, ce n'est pas Rosny?

C'est une erreur.

Comment, une erreur, une erreur?

Vous avez demandé Fontenay-sous-Bois!

Jamais de la vie, Rosny, Rosny...

Oh zut, ça allait si bien!

Oh, attention!

ah, ça va, la chance?

Alors je paie une tournée.

Huguette!

Bonsoir! Bonsoir!

Mademoiselle Huguette, on vous souhaite une bonne fête.

Tu permets, hein?

Huguette.

Ah ben, allez, à moi hein!

Ben et moi, et moi!

Elle est folle la vieille!

Ma petite Huguette...

on a voulu vous faire un petit cadeau.

Oh, qu'elle est ravissante!

Et puis elle sonne, hein!

Je la mettrai au chevet de mon lit. Oui!

Voilà le mien.

Qu'est-ce que c'est?

C'est... c'est une gomme à effacer!

Oui, je sais bien,

c'est pas épatant, j'aurais voulu faire mieux,

vous offrir un appareil à photos,

seulement, ça s'est pas arrangé.

Mais ça peut tout de même vous servir, si vous faites des taches!

Merci, vous êtes gentil.

Ben voila le mien, on fait pas ce qu'on veut,

moi c'est un rasoir!

Ce sera pour toi quand nous serons mariés!

Ah, tu vois, hein.Voilà!

Voilà! Voilà!

Voilà!

Le poudrier!

Ben qu'est-ce qu'elle a?

qu'est-ce que vous avez?

Ah, vous êtes gentil.

Vous êtes trop gentil.

Si vous saviez!

Et Mario, aussi,

qui ne sait même pas où il va coucher ce soir!

Oh, allons mon petit, vous inquiétez pas, quoi! Allons...

Je vais le prendre avec moi dans ma chambre, là!

Le patron de l'hôtel, il ferme l'électricité à neuf heures!

Eh ben, on rentrera après!

Et puis une fois dans la place, ni vu ni connu je t'embrouille.

Personne y rentre jamais dans ma chambre, pas même un balai!

Mais qui c'est? Les trois mousquetaires!

À combien qu'on la fait?

Oh, ben la bougie tiendra le coup jusqu'à 4000!

Allez, à Mario la donne!

À nous deux Charlot, et puis tâche d'en mettre un bon coup, hein!

Moi, tu sais, pour ce qui est de la veine!

Mais t'as juré de pas gueuler, hein!

Je serai tout ce qu'il y a de bien ici!

Et puis si tu t'embêtes, tu pourras faire l'élevage des araignées!

Le garçon est pas entré depuis trois semaines, alors!

Cœur, vous en voulez ou vous en voulez pas?

Non! Non!

Non!

Je pense au flic qu'attend devant la porte que tu rentres!

Pique!

Sans vous, je me demande ce que je serais devenu!

C'est la parlante alors!

La belote et l'amour, c'est des choses qui se font en silence,

ou le plaisir fout le camp!

Charlot, je joue du 9!

Et je me l'envoie ton 9!

T'as encore mis avec des bigorneaux!

Cœur!

Boucle-la, t'as promis!

Mais t'as appris à l'école maternelle!

Ah! tiens, tu me fais oublier ma tierce!

Oh! Mais il le fait exprès!

Mais bougre d'âne,

quand on est bouché comme ça on joue aux billes

ou on fait de la politique,

mais on touche pas aux cartes!

Crie pas comme ça quoi!

Ce soir c'est pas la peine d'attirer l'attention, sans blague

Je crie, moi?

Tiens, le roi je le tombe!

La reine, je me la tape ...

Et pan, pan, et pan!

Mais gueule pas, quoi!

Mais je lui dis ma façon de voir amicalement!

T'as compris, crème de tourte!

Tiens!

Ah! j'ai pas le cœur à jouer moi, tiens!

Ah! la liberté, c'est rien chouette!

Ah! quelle misère!

Allô! Oui!

Ici le roi d'Angleterre.

Oui.

Eh?

Quoi?

Ah, nous voilà dans le tunnel! Comme des rats!

Comme des aveugles!

Ah, ça me fout le cafard, je vais me coucher!

Ben où est la porte?

Ben quoi bon Dieu, où est la porte?

Ah là là!

m'envoyer comme ça au pied de l'autorité, ça me fera faire des bêtises!

Tu crois que c'est une époque, Charlot?

J'ai pas sommeil,

je veux voir clair! J'ai pas bouffé je veux voir clair,

là je veux!

Qu'est-ce qui se passe?

Cache-toi, cache-toi!

Tu crois que c'est pour moi?

Mais oui sûr, c'est pour toi!

Allez viens, viens ici derrière!

Je vais voir!

Ferme à clé!

Ouvrez, c'est moi!

Monsieur Berteau!

Je vous apporte des draps et des serviettes propres!

C'est un piège!

Je vous dois des excuses, vous êtes de braves gens!

Je veux vous être agréable!

Ah il est somnambule!

Ouvrez donc voyons!

Bon ben allez vous coucher,

vous commencez la typhoïde mon vieux!

Ah Tintin, c'est toi Tintin!

Dis donc mon vieux, tu sais, la Loterie nationale!

Ben ton billet, mon billet!

On a gagné, oui j'ai gagné,

mais toi aussi t'as gagné, on a gagné tous les deux!

Qu'est-ce qui t'arrive?

Comment, comment, tu te souviens pas?

T'as pris un dixième de mon billet avec les copains!

Un dixième, oui.

Eh ben mon vieux, il est sorti!

C'était le tirage de la Loterie nationale?

Ben oui mon vieux, tiens, regarde,

voilà le mousseux non mais qu'est-ce que tu crois, alors?

Mon pote, t'es bon pour cent mille balles! Cent mille balles!

Allez allez, c'est pas des trucs à faire!

Des trucs à faire. Tiens vise mon vieux,

voilà le gagnant, et t'es bon pour un dixième!

Mais c'est ma foi vrai! Oh, Jésus Marie!

Oh, bon Dieu de bon Dieu!

Ouvre-moi Jean, c'est moi Tintin!

Ouvre-moi et tiens-toi bien, hein!

On a gagné cent mille balles!

Oh, dis sans blague!

Jean, vingt mille balles chacun,

notre dixième est sorti à la Loterie!

Sans blague!

Tiens, voilà le mousseux qui monte!

Oh, dis donc, mon pote, Charles, Charles!

Et toi l'enflé, qu'est-ce que t'en dis?

qu'est-ce que t'as encore été boire!

Jean, Hein!

mais tu l'entends. Oh, malheur!

Dix fois dix mille balles!

Vingt fois cinq mille balles!

Charles, donne-moi le billet!

Le billet, le billet, le billet...

Mais je l'ai pas, tu me l'as pas donné!

Jean, Ha!

tu l'as? Quoi?

Le bifton!

T'es cinglé! Quoi tu l'as perdu?

Ah tu nous fais un truc pareil, alors dis-donc!

Allez, amenez les verres, amenez les verres!

Ah, qu'est-ce qu'a le billet, bon Dieu!

Ah, je sais où il est,

je fouille dans ma carrée!

Ah ... Eh ben dis donc ici j'ai qu'un verre et puis trois tasses!

Non, mais eh, vous êtes maboul?

Moi, je suis milliardaire!

Mais qu'est-ce que c'est que celui-là?

Ah, c'est une visite!

Les amis de nos amis sont nos amis!

Et voilà!

Tiens, ça te la coupe, hein!

C'est stupendo, magnifico!

On trinque, hein!

Non mais des fois, les vainqueurs d'abord!

Et alors!

Allez, à tes amours, môme, rentrons ça avant qu'il n'y pleuve! Hop!

Ça y est je l'ai! Je l'ai! Je l'ai!

À nous la grande vie, le caviar et les morues! Je l'ai!

Eh les gars, le voilà!

Oui, oui, c'est bien le numéro!

À l'amour, à Léon Gambetta!

Et à nous!

Y faut prévenir Huguette!

T'as raison, j'y cours et je te la ramène en moins de deux!

Et puis réveille les copains, invite du monde!

Allez debout là-dedans, allez debout là-dedans!

On a gagné à la Loterie, Jean paie le mousseux!

Allez vite, on a gagné à la Loterie! on a gagné!

J'ai gagné? Non, moi!

Qu'est-ce que vous voulez que ça me foute, moi ?

Allez debout, venez vite!

Eh, debout là-dedans! Ceux qui ont soif, rappliquez!

Vous pouvez amener les dames et les moutards, on va boire un coup!

On a gagné, on a gagné!

Eh, toi, va chercher du mousseux de renfort!

Mais combien de bouteilles?

Je sais pas, moi, dix, douze, une douzaine, quoi!

Mais tu crois qu'y en aura assez?

Oh ben oui, quoi, qu'est-ce qu'ils ont bu alors!

Ah ah, ah, monsieur Jacques, content du voyage?

Ah, ne m'en parlez pas, on ne vend plus rien!

Un petit coup de main!

Non non merci, mais qu'est-ce qui se passe?

Ah, une heureuse nouvelle, félicitations!

Allez, montez, y en aura pour tout le monde,

allez-y montez!

Eh dis donc, comment que t'as fait pour gagner?

S'agit d'avoir l'œil et de choisir le bon numéro!

Qu'est-ce qu'il y a, dis-donc?

Mais y z'ont gagné cent mille balles à la loterie!

Y z'en ont de la veine dis-donc!

Ah, Mimile!

Eh, c'en est du qui monte au nez celui-là, hein!

Tiens tiens tiens ce sera ta première cuite, va!

Eh dites-donc, qu'est-ce que vous allez faire maintenant?

Ah je sais pas,

mais en tout cas, je voudrais me payer un carillon Westminster,

ça fait vingt ans que j'en ai envie dites donc!

Moi je vais retourner au pays.

Un petit atelier de menuiserie, c'est tout ce que je demande!

Mais avant tu devrais te payer une petite femme, avec des bas de soie!

Et alors, qu'est-ce qu'elle lui donnera de plus que nous?

De plus, rien, mais du plus ferme!

Oh, adieu Jacques, adieu Jacques!

Laissez passer Rothschild, laissez passer Rothschild!

On a gagné vingt mille balles mon pote, te voilà riche!

Ah, je vais pouvoir filer au Canada!

Adieu Paris, adieu la mouise!

Envoyez le pétillant!

Allez envoie-toi-le derrière la Cravate, tu l'as mérité!

Aie pas peur,

j'ai gagné Paris Le Havre amateur y a dix-sept ans!

Qui qui va s'acheter un petit bazar ambulant? C'est Tintin!

T'es au volant, tu te baguenaudes,

tu sers le client à domicile!

Crois-en Tintin, la vie c'est pas de la crotte de bique!

Je demande la parole!

Silence, silence!

Mesdames, messieurs, je suis envoyé par le préfet!

Parfaitement, par le préfet!

Je suis un peu rond, hein,

mais ça ne m'empêche pas d'accomplir mon devoir, carrément!

Mon devoir qui est de boire à la santé des triomph...

des triomflat...,

des triomph...

Y peut pas le dire!

Allez! À la vôtre

Vous serez mariée cette année! Merci!

Oh, c'est merveilleux!

j'ai le cœur qui bat! T'es montée trop vite!

Ah non, c'est pas pour ça!

Et c'est de tout cœur que je dis, et puis, et puis, que je bois,

et que vous dites tous en chœur, et de tout cœur.

et en chœur

Quand un chanteur a bien chanté,

Quand un chanteur a bien chanté,

il faut boire, il faut boire, il faut boire à sa santé

Tant de peur et tant de joie dans une seule journée!

Tu as eu une belle fête, hein! Avec toi, tout s'arrange toujours,

parce que tu es fort et courageux! Parce que je t'aime.

Dis pas ça!

Mais si, parce que je t'aime!

C'est...Oh non, oh non, oh pardon!

Non, non, laisse, laisse, je suis l’aîné!!

Non, mais écoute, moi, Charles, moi j'ai l'habitude alors..

Et doucement là! Attention hein!

Oh dis, mon sac! Hey!

Pas de blague avec le carbure, allez, sans blague...

Oh, dites-donc les gars, nos godillots sont en pleine détresse.

Je propose qu'on commence par s'acheter une paire de vernis, ça urge!

Tiens, hop, et voilà!

Ah, y en a des chouettes, là!

Ah, ça va, hein!

Vous allez la boucler maintenant, compris?

Alors c'est tout ce que vous avez trouvé?

Toi tu pars au Canada, toi tu retournes au pays,

et puis l'autre, là-bas, il va parcourir les routes!

Et tout ça avec vingt mille francs, hein?

Eh ben!

Et c'est à ça qu'on en est arrivé?

Après avoir sauté ensemble, au premier sou qu'on a, allez hop,

chacun s'en va de son côté!

Eh ben c'était bien la peine!

Je croyais qu'on était des frères!

Ah là là là, c'est-t'y pas malheureux tout de même!

Au fond, voulez-vous que je vous dise, on veut tous la même chose!

La liberté! La liberté dans un petit coin à nous!

Et ben ça, ici ou ailleurs, aucun de nous peut l'avoir seul!

Vous croyez que vous irez loin, avec vos vingt billets?

Mais si on reste unis, on en aura CENT.

vous entendez, cent billets!

Alors cent mille francs,

quand on est des copains comme nous, ben je sais pas moi voyons!

On peut répondre? Vas-y!

Entre hommes, c'est bête, hein, j'ai envie de t'embrasser!

Ah non non non! Alors?

Alors, il a raison,

il faut acheter une bonne ferme,

on aura tout, du poil, de la plume,

on fera du beurre,

et puis pour Noël, on pourra... Ça va, ça va,

une ferme ou autre chose, c'est à voir ça.

Le principal, c'est un petit bout de terrain, avec de l'eau au bord,

histoire d'embêter les poissons!

Alors, ça va?

Moi, pourvu que Huguette en soit et que ça ne soit pas trop près de la gendarmerie!

C'est facile, ça! Et toi!

C'est une bath idée, Jean,

et je regrette de pas l'avoir eue le premier!

Ben c'est vrai, la vie est dure, hein,

à cinq on sera plus forts! Ben y me semble, moi, y me semble!

Ben seulement, y a...

Il reste plus que l'avis de l'ancien!

Ben, y a du pour et du contre!

Mais tu comprends pas que c'est une chose épatante!

Mais si mon petit gars, seulement y a du danger!

Quoi, de la bisbrouille entre nous! Non mais, des fois...

Ah, je dis pas ça!... Alors, tu marches avec ...

Oui, si vous voulez de moi!

Quel salaud celui-là!

Alors, c'est entendu,

de l'eau,

un potager,

et puis une petite maison au milieu...

ça va?

Oh, tout ça c'est pour les capitalistes! Alors qu'est-ce qu'on est nous?

On est même une espèce de banque! Joue pas avec ça, gamin!

Oh ma mère, qu'est-ce qu'il y a comme friture!

Tu es bien? On se croirait à Venise!

Ohé les gars, bloquez les freins,

renversez la vapeur, machine arrière, toute!

Oh eh, dis eh, je nage comme un fer à repasser, moi!

Ah, c'est un vrai château! Y date au moins du Moyen-Âge!

Il a dû brûler! Mais non, c'est un lavoir!

Mais, un lavoir ou un château, quand ça a brûlé, ce qui reste, c'est l'utile.

Ah, c'est gentil, hein! Ah ça, c'est magnifique!

Alors, tu commences à comprendre, hein?

Oh, y a un verger!

Où ça? Là, le pommier, c'est un commencement!

Moi, je fais ma chambre ici, dans la tour!

Ben, où tu vois une tour?

On va en flanquer une ici!

Un château sans tours, c'est pas un château!

Oh la maison, ça m'est égal, puisque tu es là!

C'est drôle, tu dis toujours ce que je pense!

C'est épatant!

Whoa là!

C'est merveilleux!

Eh ben c'est un autodrome, sans blague!

T'en fais pas, les planchers, c'est ma spécialité!

Eh dis, y a de quoi faire un restaurant!

Non mon pote, moi je sais ce qu'on va faire,

on va faire une guinguette!

Un coin pour les amoureux, les sportifs et les pêcheurs à la ligne!

Le paradis de Mimi Pinson et l'Eldorado des chevaliers de la gaule!

Mais l'été on refusera du monde!

Y aura de la musique, de la gaieté et de l'amour!

Et puis l'hiver,

on sera chez nous, peinards comme des rentiers!

On va construire une guinguette et puis on va la construire nous-mêmes!

Le bâtiment, ça nous connaît! Ah ben! ça alors!

Suivez le guide, vous allez voir!

D'abord, on fout ce mur-là par terre

et puis à la place on fait une grande baie, avec une voûte,

parce qu'une voûte, ça fait toujours chic.

Là, l'escalier,

et puis en haut nos chambres, avec du bath petit papier à fleurs

et puis aux fenêtres une petite cretonne aux pommes, tu sais?

Là, hop! Le bar, et puis la caisse! Faut pas oublier la caisse!

J'installerai l'éclairage indirect, comme aux Champs-Elysées!

Bravo bonhomme!

Et puis le comptoir, c'est ma spécialité aussi! Ben c'est vrai dis donc, alors!

Là, à la place de la chaudière, chauffage central dans le coin!

Ah ça c'est l'affaire à Mario!

Bon, dis donc, ce mur-là, par terre!

Là, là, on va faire un petit vivier, un petit vivier hein les gars!

Réserve de truites, langoustines et autres palmipèdes!

Viens voir!

Oh regardez cette vue, les gars, regardez-moi ça!

Et là, là, derrière, la cuisine! Oh, très bien là!

Et puis ici, ici, le dancing!

Ah oui, et puis pas de murs, une belle verrière, une véranda!

Ah, t'as raison Charles, mon vieux, du soleil partout, là-dedans, partout!

Et là ma tour, et sur tout ça une toiture,

ah mes enfants, quelle toiture,

une toiture maison, spécialité Raymond dit Tintin!

Alors, y a plus à y revenir,

on la fait cette guinguette? D'accord!

Et là-bas, au bord de l'eau,

terrasse, avec guéridons, parasols et tout et tout!

C'est une idée faramineuse!

Eh mais, qu'est-ce que ça va coûter tout ça?

Oh la baraque, le terrain, et puis le pommier,

dans les vingt-cinq mille!

Alors ça y est, hein, on est chez nous!

Oh ben oui, on est chez nous!

Comme il fait calme!

« Maison à vendre »,

« Prochainement, ouverture d'une guinguette ».

C'est l'amour, qui flotte dans l'air à la ronde,

C'est l'amour, qui fredonne au dehors

C'est l'amour qui rend chaque jour la gaîté

C'est l'amour qui nous rendra la liberté!

Ah ça sent bon les copeaux, tu sais! Ça me manquait,

c'est comme une odeur de printemps!

Moi ce qui me manque, c'est la peinture,

une belle petite couleur bien fraîche à étaler, là, tu sais!

Eh, on l'aura ce soir la lumière?

Quand on travaille pour soi, on tient mieux ses promesses!

Qu'est-ce que vous dites? C'est les clous

Je disais, quand on travaille pour soi, on tient mieux ses promesses!

Mmmm, il sent bon ce bouillon!

J'ai mis des petits oignons!

Ah, vous soignez Mario, et puis nous on en profite!

Les hommes, on les prend par le cœur, et on les garde par l'estomac!

Ah, vous en avez des principes! C'est grand-mère qui m'explique!

Ce que j'étais bête avec mes histoires de voyage et de Canada!

Le bonheur, c'est du travail, c'est une bicoque

avec dedans une petite comme vous. C'est pas ça qui manque!

Si vous en connaissez une, gentille, sérieuse, eh bien pensez à moi!

- Faudrait que je connaisse vos préférences! - Oh, c'est pas compliqué, une comme vous!

Ah, y a pas d'erreur, c'est la vie de château!

Ah tu parles!

Eh, le pot-au-feu était de première, hein Huguette?

Eh, mais qu'est-ce qu'y te raconte de si intéressant?

On disait rien!

On dit rien, on entend rien.

Ah, c'est beau l'amour!

Moi j'aime mieux la belote, et puis on l'a bien mérité!

Ah non, non, y a une chose qu'on n'a pas encore trouvée!

Quoi? Eh ben le nom de la maison!

Ah oui oui oui....

Je prends un coup de rouge et je te dis ça, attends!

Allez!

Les Lilas Blancs, moi, j'aimerais assez!

Ah mais non, mais y a pas de lilas!.

Non, quelque chose de rigolo,

« Le cochon vert »! C'est toi le cochon?

Non, non, ben alors, « L'œuf à la coque »,

ou alors « Le goujon récalcitrant »!

Non, il faut trouver un nom pour dire qu'on est propriétaires!

Voilà! Et puis qu'on l'a faite avec nos mains!

Oui, et puis qu'on est bien dedans!

Alors ça y est! Quoi?

« Le bœuf mironton »! Ça signifie tout ça?

Non, mais c'est bon à manger!

Et un nom de femme, hein? Ah non, ça fout la poisse!

Eh les gars, eh!

« Au fil de l'eau »

Non, non, ça va faire penser aux noyés.

Eh, Huguette, vous n'avez pas une idée, vous?

Huguette! Monsieur Charles?

Ceux-là, alors!

On est en train de chercher un nom pour la maison!

C'est difficile.

Le paradis!

Le paradis, le paradis, à qui ça plaît ça? À moi!

Et il aurait dit l'enfer, ça t'aurait plu aussi, alors!

Des fois qu'y seraient ensemble!

Ils sont gentils mais un peu bêtes!

Ah, ma petite cocotte faut t'en aller, parce que c'est l'heure de ton train!

Déjà!

Eh oui, et on a promis à ta grand-mère que tu rentrerais tous les soirs. Allez hop!

Je vais te conduire à la gare! Oui, ben alors grouillez-vous, hein,

parce que les baisers, ça allonge la route!

Voilà je suis prête,

Bonsoir! A demain!

Au revoir. À demain.

A demain à grand-mère.

Eh ben tu te chauffes les côtelettes toi! Ben du moment que je suis pépère, dis donc!

Eh, vous n'êtes pas malins,

pour la maison, il n'y a qu'un seul nom,

« Chez nous »! Ah! Bonsoir!

« Chez nous »

Eh oui, ça veut tout dire!

Alors ça y est, hein, on l'appellera « Chez nous »?

Voté! D'accord!

Dis, mais pour quand l'ouverture? Mais d'ici un mois!

D'ici un mois, mais ce sera Pâques! Eh ben on l'ouvrira le jour de Pâques!

Oh, ce sera bath! Ah dis donc, je voudrais y être, moi!

Ah je m'y vois déjà, et je m'occupe de la limonade, hein!

Et un ballon au quatre, et deux tomates au huit!

Et deux demis bien tirés sans faux-col au douze!

Et un demi jambon au cinq!

Et deux Picon grenadine à l'os!

Et en avant la musique!

Tiens, le train Huguette!

Ah, on va se pagnoter!

Le patron s'il vous plaît!

Le patron c'est moi.

Enfin, moi et puis les autres.

Ici, c'est une république

où tous les citoyens sont présidents, ma petite dame!

On m'a dit que Charles Billot avait acheté la maison.

Ah, Charlot, c'est un de nos présidents!

Eh attention, vous approchez pas, c'est du frais!

Faut pas transformer vos lapins en astrakan!

Merci.

Alors il est propriétaire!

On est en société anonyme, vous comprenez!

Ah non pas très bien!

Enfin je vais le chercher..

Ah, le veinard!

Eh Charlot,

y a une dame qui demande le président Billot!

Moi, c'est Jean, comme ça se prononce!

Dites-donc,

je vais en griller une petite dehors,

alors si des fois vous voulez me voir en sortant,

je suis devant le château, hein!

Qu'est-ce qui y a, qu'est-ce qu'on me veut?

C'est toi?

Ça fait plaisir de te voir!

Ben tu m'embrasses pas?

Qu'est-ce que tu veux?

Ben, depuis le temps, je voulais savoir comment t'allais!

Ben maintenant que t'as vu, tu peux te barrer!

Ton copain est plus gentil!

Quand il saura qui tu es,

et puis ce que tu vaux!

Je t'ai fait du mal?

Non!

tant que ça?

Allez, c'est pas la peine d'en parler, va, qu'est-ce que tu veux?

Ça m'embête de te le demander si on n'est pas des amis!

Je veux...Je veux ma part!

Ta part?

T'as gagné à la loterie, je suis ta femme!

Eh! ben...

Eh ben mon petit fallait pas t'en aller, personne t'a chassée!

Aujourd'hui, il est trop tard!

Tu n'as pas changé!

Au premier mot que j'ai dit, un homme, un vrai,

m'aurait flanquée dehors!

Mais toi!

Allez va-t-en Gina!

Allez, donne-moi deux mille francs!

Quoi, si tu refuses,

c'est le commissaire, l'huissier et tout le branle-bas! Alors,

deux mille francs, pas plus!

Je les paierai comme il faut!

Mais non, tout ce qu'on a gagné on l'a mis ensemble,

alors on a acheté du bois, des briques, des tuiles.

Vous avez bien une petite réserve! Ah oui mais ça on peut pas y toucher!

Veux-tu venir me voir demain, chez moi,

je t'attendrai!

Rue de Douai, au 16! Au deuxième,

t'auras qu'à rentrer, la clé sera sur la porte!

Donnez! Ah non, c'est pas lourd!

Mais si, donnez!

Ah non je vous promets, c'est pas lourd du tout!

Mais laissez-moi! Non!

Viens un peu par ici!

Il fait beau, hein, ce matin!

Oui.

Écoute mon petit gars,

ce qui arrive, c'est tout naturel et personne peut t'en vouloir,

Mais...

La petite Huguette, tu la trouves gentille Oui!

C'est tout?

Parce que...

Elle est pas pour toi!

Mais je n'ai rien dit ni rien fait..

Non, non, on te reproche rien,

seulement tu penses bien.

que si une chose comme ça arrivait, ce serait la fin de tout!

Y a qu'un truc qui doit compter,

c'est la maison qu'on doit finir!

Alors pense à ça, et puis

regarde ailleurs, hein?

Tu m'en veux?

Penses-tu, t'es un chic type!

Ferme les yeux,

et pense au jour de Pâques!

Rien ne doit nous empêcher d'être prêts, t'entends, rien!

C'est le déluge qui recommence!

Tu parles, y a quatre mille ans qu'on était tranquilles!

Alors, tu l'as conduite à la gare? Oui!

Ouille ouille, qu'est-ce qu'y tombe

Qu'est-ce qui se passe? Y a le feu?

Eh les gars, on attaque le château, je vais voir là-haut!

Au secours, au secours,

c'est la toiture qui met les voiles!

L'eau rentre partout, tout va être esquinté!

Oh les vaches, elles se débinent,

nous sommes fichus! Du bon travail!

Jean, là là!

Faut les empêcher de partir!

Je les retiendrai bien de force!

Eh les gars.

couchez-vous, couchez-vous dessus,

comme ça elles oseront pas se débiner!

Ohé du canot,

vous tenez bon? L'ennemi approche!

Faites avancer l'artillerie, feu!

Touché!

La victoire, en chantant, nous ouvre la barrière, la liberté guide nos pas.

Mario!

Oh, vous n'avez pas honte?

Debout, debout, il est 9 heures!

Qu'est-ce que c'est?

Debout debout, voulez-vous vous lever, allons, allons, allons!

Allez debout, allez debout, je tire les couvertures!

Faites pas ça, on est tout nu! Quoi?

Qu'est-ce qu'il y a, les tuiles s'en vont?

Quoi, encore l'orage, ça recommence?

Oh, quelle horreur, mais vous avez bu!

Oui, on a pris un bain, toute la nuit, sur le toit!

On t'expliquera, fais-nous vite du café bien chaud, hein?

Tu as pris froid?

Ma petite Huguette, si vous vous grouillez pas, on se lève, hein!

Attention, un,

deux et..

trois!

Où est Jacques?

Brr, dis, c'est encore tout humide!

Venez vite!

Qu'est-ce qui y a encore?

Qu'est-ce que c'est que cette photo?

Ben quoi?

Jacques!

Jacques!

« Mes amis,

depuis toujours je veux partir,

c'est une chose qui est plus forte que moi.

Pardonnez-moi,

oubliez-moi,

continuez comme vous avez commencé, dans l'enthousiasme,

vous verrez comme il sera beau,

le jour de Pâques!

Je vous embrasse, mes quatre frères ».

Ah ça alors!

C'est drôle,

y a pas deux jours il me disait qu'il ne voulait plus partir!

C'était un bon petit gars!

Oui.

Oui, et si joyeux à l'ouvrage!

Vous parlez comme s'il était mort!

Mais regardez-moi ce désastre!

Oh dis donc, regarde ça là-haut!

C'est ce madrier-là qu'a tout foutu en l'air, pardi!

Ben il était là!

Et la porte, c'est toi Tintin qui l'a mal attachée!

Eh ben mon vieux!

Allez, allez les gars, faut se secouer, quoi!

Un ami de perdu, c'est triste mais enfin.

On est encore quatre! Et on s'aime bien!

Et ben allez au travail, quoi!

Mais va falloir un supplément pour réparer tous les dégâts,

la toiture, la verrière...

Fais ton compte, dis combien il te faut.

Quoi, la réserve est là pour ça, pas vrai?

Eh ... Pleure pas va, tu vas l'avoir ton crédit!

Combien que tu veux, quatorze cents? Oui!

Voilà!

Ben y manque deux billets! Quoi, tu es sûr?

Y en avait onze!

Personne a pris d'argent là-dedans? Pour qui tu nous prends?

C'est vrai!

S'ils y sont plus c'est que quelqu'un les a pris, non?

Alors, qui? C'est moi!

Pour quoi faire?

J'aurais dû vous le dire plus tôt,

je les ai donnés à ma femme,

oui, tu sais, celle qu'est venue, là l'autre jour, que tu as vu!

Elle m'a dit que c'était son droit,

ah, j'aurais pas dû!

C'est arrivé comme ça!

Deux mille balles d'un coup pour une gonzesse!

Enfin c'est notre réserve!

La dernière,

pour parer aux coups durs!

Tu le savais bien, non?

T'as eu tort, mon vieux,

il suffit pas de le dire,

cet argent-là il nous le faut pour la maison!

Allez, tu vas aller chez elle et puis tu vas le reprendre!

Quoi?

Où elle habite?

16 rue de Douai, mais une chose comme ça je peux pas la faire!

Mais cet argent-là c'est sacré Charlot, allons!

Je peux pas, je peux pas!

C'est ton dernier mot?

je peux pas! Bon!

Bon. Bon, ben c'est moi qui irait!

Entrez madame Palut, entrez!

Non mais en voilà des manières, donc!

Ben on frappe avant d'entrer!

Ben j'ai frappé! On dit qui on est!

Ben, je suis Jean quoi!

Vous voyez pas que je suis en chemise!

Et alors?

Bonjour, Gina, ça va!

J'ai pas de rouge et je suis pas coiffée!

T'es belle tout de même, va!

Bonjour! Bonjour, qui?

Bonjour, Jean.

Dis donc, ça coûte cher une liquette comme ça?

Elle est pas payée!

À la bonne heure!

Allez, retourne-toi que je me donne un coup de peigne!

C'est nécessaire pour causer?

Je peux pas être moche devant toi!

C'est toi ça? Tu me reconnais?

Eh ben, t'es bien balancée!

C'est pour ça que tu m'as dit de me retourner?

T'es bête!

Oh ben dis donc, tu te fais photographier dans des drôles de costumes alors!

C'est mon métier!

Tu fais des cartes transparentes!

Non mais, pour qui me prends-tu,

je suis une artiste moi,

je pose pour les photographes!

Y doit pas s'embêter le photographe!

Dis donc,

y a longtemps que c'est fini, Charles et toi?

Dans les quatorze mois!

Ça n'allait pas?

Une bêtise que j'avais faite!

C'est un brave type!

Un pauvre type!

Il t'aimait bien!

Eh ben pas moi!

Et l'argent qu'il t'a donné, où tu l'as mis?

Non mais!

Entre nous je suis venu le chercher!

Je te le dis tout de suite pour qu'il y ait pas de surprise!

Ah ah!

Y a rien d'autre ici qui te ferait plaisir?

Si!

Te gêne pas, prends-le! C'est ce que je ferai,

seulement donne-moi le pognon avant!

Tu peux te fouiller!

Allons, ce serait dommage de faire du mal à des beaux bras comme ça!

Allez, lâchez-moi!

Écoute, je suis bon garçon, mais faut pas me contrarier!

Ah, si tu crois que tu me fais peur!

L'argent qu'il t'a donné, c'est à moi, c'est à nous!

Ah, t'es aussi radin que lui!

Oui eh ben t'occupe pas,

je te demande pas ton avis,

ça c'est des choses que tu peux pas comprendre.

Allez, passez à la caisse!

Va-t-en ou je crie! Eh ben, essaie donc un peu!

Sale brute! Quoi?

Passez à la caisse!

Y a le toit de notre maison qu'est crevé, t'entends l'artiste,

le toit de notre maison, une maison qui s’appelle « Chez Nous »,

alors donne-moi l’argent, t’as compris? Non, laisse-moi, laisse-moi!

Je veux que tu me donnes l’argent, tu m’entends,

je suis pas venu ici pour rien!

Donne-moi l'argent, tu m'entends?

Tu penses si je la connais,

pour avoir de l'argent, elle ferait n'importe quoi,

alors pour le rendre, macache!

Raison de plus pour pas lui en donner!

Y ragage du pinagard?

Du ragouge ou du blaganc?

Du ragouge!

Du gragos quitagage!

Qu'est-ce que vous dites?

Vous parlez pas javanais? Non!

Qu'est-ce qu'on vous a appris à l'école?

Oh, apprenez-moi! Le javanais c'est difficile

il faut avoir la bosse! Une petite bosse derrière la nuque, là.

Vous l'avez? Il me semble!

En forme de fer à cheval? Je l'ai!

Mario, j'ai la bosse!

Oh oui!

Amour, ça se dit comment? Amagour!

Amagour!

Et ce qu'on peut dire de plus gentil en javanais, qu'est-ce que c'est?

Tagada! Ça veut dire quoi?

Oh, en français y a pas de mot, ça veut tout dire

Tagada!

Y a un peu d'accent, mais ça passera à l'usage!

Pas de coquard? Pas d'œil au beurre noir?

Qu'est-ce qu'elle a dit?

Oh, ce que les femmes disent ou rien!

Voilà ce qui restait!

Allez les enfants au boulot!

Encore beaucoup de journées comme ça,

et on sera jamais prêt pour jour de Pâques!

Hé, Jean.

Si tu voyais le paysage d'ici!

un vrai village suisse.

Eh Jean, tu me donnes un coup de main?

Oui, je viens.

Eh, dites, un gendarme!

Il arrive par ici!

Oh, ça recommence!

C'est peut-être pas pour toi, mais faut être prudent,

va par-là, cache-toi! Oui.

Salut.

Tiens, bonjour.

Si c'est pour boire le coup c'est un petit peu trop tôt!

Ah non, pour ça on viendra un autre jour! Excusez!

C’est-t’y un de vous, Mario Alpmer?

Mario comment? Alpmer.

On connaît pas, hein! Non!

Un petit brun, pas mal, avec une moustache!

Ma fille a vu sa photo, elle avait les larmes aux yeux,

c’est une sensible!

C'est pour elle que vous venez le chercher?

Pensez-vous, elle est mariée!

Même qu'elle m'a donné deux petits-enfants, Marius et Octavie!

Marius, c'est le garçon!

Ah c'est le... Et ils ressemblent à leur grand-père?

Ah, ne m'en parlez pas!

Le brigadier me dit toujours : Antomarchi.

Antomarchi, c'est mon nom

Antomarchi, les grands-pères comme vous,

ils sont plus le père que les pères!

Alors, pas de Mario ici!

Pas de Mario!

C'est un peu drôle! Ça vous ennuie?

Moi, je m'en fous!

Pas de Mario! Qu'il se débrouille à Paris!

Oh le beau zinc!

Oh que c'est beau à toucher!

C'est du fini ça hein!

Vous êtes un connaisseur, vous!

Seulement il est dur à mettre en place! Je vais vous donner un coup de main!

Non, non, vous donnez pas la peine!

Je n'ai rien à faire, et puis je prends du ventre! Mais je suis costaud, hein!

Alors on boit un coup après! Voilà! Allez allons-y!

Mario!

Allez, où est-il?

Je vous assure.

Me voilà!

Oui, je sais ce que c'est, faites vite avant que la petite n'arrive.

C’est un arrêt d’expulsion. Vous avez quarante-huit heures.

Oui, après samedi soir.

Oh, zut, alors!

Je voulais vous faire une surprise dimanche. Laquelle?

La bâtisse est presque terminée!

On plante le drapeau sur le toit.

Alors, j'ai invité les anciens copains de l'usine à venir en pique-nique.

Oh! il faut qu'il soit là!

Oh! oui, monsieur le gendarme!

Alors...

Dimanche soir! Oui!

Bon! mais ne me faites pas d'ennuis, hein.

La terre est à tout le monde, bien sûr, mais la loi est la loi!

Surtout pour un gendarme.

Pas un mot! C'est la fiancée!

Bonjour tous. Bonjour, Huguette.

Eh, petit! Regardez-moi ça.

Le gendarme, il est venu tout exprès pour nous apporter la licence!

Et puis ça, c'est des choses qui s'arrosent hein les gars!

Oui, ah ça d'accord!

Dites, on compte sur vous dimanche, avec la fille et les mômes,

on sera contents de faire leur connaissance!

J'en connais qui voudraient bien être à votre place!

Ah on peut le dire, il est verni

C'est le gendarme qui a mis le bar en place

Tu parles d'un bon gendarme! Oui!

Eh ben! il se trompe le bon gendarme, messieurs-dames au plaisir.

Eh! ne vous en allez pas monsieur le gendarme, voilà le pinard!

Oh! excusez, je n'ai plus le temps, ce sera pour dimanche.

Alors, sans faute! On compte sur vous.

Avec la famille. Oui!

Il est drôle le gendarme!

Il nous a raconté...

Ne te donne pas tant de mal! Du mal!

Tu vas partir, hein? Tu es folle?

Non, je suis sûre!

ça m'est égal, l'important je pars avec toi!

Mais, qu'est-ce qui t'amène?

Eh bien... Gina me l'avait dit...

... tu sais pour pour les 500 francs qui restaient...

Alors, je...J'étais venu comme ça, quoi...

C'est ici que tu viens tous les jours après le boulot!

Mais non, penses-tu...

Non, j'étais venu voir!

bien que je ne crois pas du tout à ses promesses!

Y a combien de temps que ça dure tous les deux?

Mais enfin puisque je te dis que Non mais Gina c'est ma femme, tu sais!

Enfin, c'est fini depuis longtemps! Mais ça c'est mon affaire!

Est-ce que c'est ma faute si elle veut plus de toi?

Qu'est-ce qui-te l'a dit?

Ah oui, les « boniments »!

L'amitié, la maison, bourrage de crâne, va!

La femme d'un copain c'est toujours bon à prendre!

T'es comme les autres, tiens! Mais non, c'est pas vrai, Charlot!

Tu sais très bien que si Gina était encore ta femme, je serais pas ici!

Allons,

y a des choses entre nous qui valent mieux qu'une femme, non?

Quoi?

Quoi!

Sais-tu à cause de qui Jacques est parti au Canada?

À cause de qui? À cause de Huguette!

Ah, alors ça!

Eh ben, fais comme lui, laisse-moi la place!

Eh ben t'as qu'à le demander mon vieux,

tente ta chance auprès de Gina, t'es libre!

Seulement alors

viens plus me parler de tes papiers de mairie,

de ton alliance et de tout ça, hein, compris?

Allez au revoir!

Tu te sauves? Non non, Charles est là-haut

Charles? Oui.

Ah, je veux pas le voir!

Tu parles d'une scène!

Viens avec moi! Mais non, mais non!

Je lui dirai devant toi

Mais, non, non!

Vas-y, tâcher de lui faire comprendre qu'il n'y a rien à faire, que

Que depuis un an, tu as arrangé ta vie, et puis voilà!

Je te jure que je ne reviendrai pas!

Non, écoute, ne sois pas méchante, il fait pitié!

Tu m'embrasses pas! Voyons, il est là-haut, quoi!

Tu reviens demain, hein? Oui, demain.

Tiens, Charlot!

Ah, j'avais envie de te voir!

Ça me fera toujours plaisir de te dire bonjour!

Viens, on va prendre un verre à une terrasse, on sera mieux!

Non, non, on est bien ici!

Oh, l'air des chambres de femme, c'est pas bon pour les hommes!

Non écoute, je veux pas de voisins!

Y faut que je te parle sérieusement.

Ah, tu sais que t'es encore plus belle qu'avant!

Ça commence mal!

Mes sentiments, tu les connais!

Non, écoute, écoute.

Malgré ...

tout le mal que tu m'as fait, eh ben ...

Non!

Quoi, non, attends, tu sais pas ce que je vais dire!

Mais si, mais c'est pas possible!

Je suis pas méchante!

on n'a pas été heureux déjà une fois, alors,

on le sera encore moins maintenant!

Pourquoi?

Y a des raisons.

Des raisons?

Y a quelqu'un!

Y a quelqu'un!

Qui?

Mais qu'est-ce que ça peut te faire?

Allez viens, on va aller boire un verre ensemble!

Eh ben qu'est-ce que t'as?

Rien!

Viens vite, viens vite allez!

Eh, Marie!

Je viens! Mais qu'est-ce qu'elle fait?

C'est sa mère qui lui a dit de profiter de la campagne!

Et notez que j'aime pas le vin! Sans blague!

Mais non, moi, je bois pas pour moi, moi, je bois pour les autres!

À leur santé, pour que ça leur porte chance!

Par dévouement! Voilà, moi, le vin me dégoûte!

Un petit coup? Non, merci, non!

Alors, à votre santé naturellement!

Dis, grand-père! Quoi, quoi Marius?

Oh, encore! Bon,

mais fais attention qu'il ne vienne pas de gendarme, hein?

Allez! Viens mon petit, viens!

Le papier, c'est moi qui l'ai posé!

Les rideaux, c'est moi qui les ai faits!

Mes pauvres petits!

Excusez-moi!

Mes pauvres jambes sont bien fatiguées.

Que de monde!

Il y en a tout de même des braves gens!

Elle ne sait pas encore que tu pars!

Je n'ai pas encore osé lui dire.

Elle est si vieille.

Pour du boulot, c'est du boulot!

Et du qui fait honneur à vos amis!

Moi, je suis fier de vous,

aussi je vais boire le coup. Oh, excuse, hein!

Le coup de l'amitié, et de la liberté, et de la République!

Félicitations! Merci!

Ah bien sûr, vous n'avez plus le sourire comme autrefois, hein!

Être propriétaire, c'est une lourde charge!

Vous verrez, les chômeurs connaissent pas leur bonheur!

Ne faites pas cette tête-à!

Oui oh, je sais bien, vous n'êtes pas gai, ça, je suis payé pour le savoir!

Mais dans le commerce, il faut avoir le sourire!

Tout ça, c'est des futurs clients!

Il a raison, c'est jour de fête!

Faut se secouer! Eh, où est la musique?

Tiens, elle pêche à la ligne!

Grand-mère.

Je dois te dire une chose très grave.

Une chose...

qui va te faire pleurer.

Je sais déjà. Non! Grand-mère.

Mais si!

Hier au soir j'ai deviné.

J'étais jeune.

tu peux partir avec lui.

Tu veux bien!

Je ne voudrais pas que ce soit la même chose!

J'étais comme toi!

Approche, Mario!

Vous vous mariez dès que vous serez tranquille, hein?

On ne demande rien d'autre.

Donne-moi ta main, petite.

Voilà!

La note que je voulais vous donner le jour de votre mariage.

je l'ai mis là dans mon sac.

Pour vous.

ça vous aidera.

Oh elle sera heureuse, je vous le jure. Mais! J'en suis sûre.

Mais toi grand-mère?

Si tu es heureuse,

t’inquiète pas!

Et maintenant soyez gais,

Vous partez ce soir pour votre voyage de noces!

Du lundi jusqu'au samedi pour gagner des radis

Quand on a fait sans entrain son boulot quotidien

Subi le propriétaire, le percepteur, la boulangère

Et trimbalé sa vie de chien,

Le dimanche vivement, on file à Nogent,

Alors brusquement, tout paraît charmant.

Quand on se promène au bord de l’eau

Comme tout est beau, quel renouveau!

Paris au loin nous semble une prison

On a le cœur plein de chansons.

L’odeur des fleurs nous met tout à l’envers

Et le bonheur nous sourit pour pas cher.

Chagrins et peines de la semaine,

Tout est noyé dans le bleu, dans le vert.

Un seul dimanche au bord de l’eau

Au trémolo des petits oiseaux,

Suffit pour que tous les jours semblent beaux,

Quand on se promène au bord de l’eau.

Bravo! Voilà un autre.

J'connais des gens cafardeux Qui tout l'temps s'font des cheveux

Et rêvent de filer ailleurs Dans un monde meilleur.

Ils dépensent des tas d'oseille Pour découvrir des merveilles.

Ben moi, ça m' fait mal au cœur... Car y a pas besoin

Pour trouver un coin Où l'on se trouve bien,

De chercher si loin...

Tous ensemble au chœur!

Quand on s' promène au bord de l'eau,

Comme tout est beau... Quel renouveau...

Paris au loin nous semble une prison,

On a le cœur plein de chansons.

L'odeur des fleurs Nous met tout à l'envers

Et le bonheur Nous saoule pour pas cher.

Chagrins et peines De la semaine,

Tout est noyé dans le bleu, dans le vert...

Un seul dimanche au bord de l'eau,

Aux trémolos Des petits oiseaux,

Suffit pour que tous les jours semblent beaux Quand on s' promène au bord de l'eau.

Et maintenant, une petite java!

Non non non, un danseur, un danseur!

Hommes avec les femmes et les femmes avec les hommes.

Oyez! Oyez!

Citoyens!

Raymond dit « Tintin »

va planter sur le toit de cette maison qui est la vôtre

le drapeau des travailleurs!

Bravo!

Vous tous, avec vos parents, vos amis et connaissances,

on vous attend le jour de Pâques!

Le jour de Pâques, c'est l'ouverture!

On fera des crêpes! Y aura du boudin!

Qu'on se le dise! En avant la musique!

Votre ami. Quoi?

Votre ami là-bas. Quoi?

C'est l'heure du train!

Quoi?

Ah oui, tu pars!

Tu pars toi aussi.

Alors on est plus que tous les deux.

Adieu Raymond.

Vas-y-va, je veille.

Adieu Jean!

... J'avais tant de choses à te dire!

Allez, allez, allez, allez.

Embrassez Charles pour moi.

On t'oubliera jamais, Jean, tu sais!

Tagada

Bonne chance, mon gars!

Allô mademoiselle,

Donnez-moi Paris, Pigalle 27-42!

Allô?

Pigalle 27-42!

Je peux pas venir, je t'expliquerai...

Ouais...

J'ai pas le temps de discuter... Allez bonsoir.

Ah, j'ai fait vite hein?

Non mais, t'as de la fleur d'oranger?

Ça te donne des idées?

Oh, je crois pas aux miracles! Allez grouille-toi qu'on se trotte!

Y a encore une pause! Quoi?

Mais ce sera pas long, va!

Eh ben, c'est gai!

Eh! T'as de quoi me faire des rentes? Alors!...

Eh ben t'en fais une drôle de bille!

Ah, y a des moments où j'en ai marre!

De moi?

De toi, de lui, de moi!

On est plus que deux dans la maison comprends-tu?

Et là où ça chantait dans tous les coins et bien maintenant c'est le silence!

Et quel silence!

Ma foi,

t'as tout! La maison, la femme! oui!

Et quelque chose en plus, quelque chose comme des remords!

Des quoi?

Un affranchi comme toi!

Où as-tu appris ça?

Ah, cette camaraderie qui avait entre nous... c'était...

je ne sais pas, moi, c'était...

c’est comme une odeur du pain.

Et donc, moi, je suis ta brioche. c'est mieux.

Si je te disais que la plus belle nuit de ma vie,

je l'ai passé à grelotter sur un toit!

Eh ben! c'est gentil pour celle qu'on a passé ensemble.

Ah! c'est pas la même chose!

Crache-donc dessus! tu veux que je te dise?

Avec tes amis, ta maison, tu commences à me courir!

Et ton Charlot, je te le donne!

Dans le genre andouille on fait pas mieux!

Ouais.

tu comprends rien! Note ça, hein!

Les chialeurs, les frères à longue figure, c'est pas mon genre!

Dans la vie y a les forts, et les poires.

Et qu'est-ce que tu fais des morues?

Dis donc!

Des pauvres pétasses qui comprennent rien à rien et qui bavent sur tout!

Tu me fais plus peur!

Des copains ça vaut mieux que toi, va!

Eh ben retournes-y, le cocu t'attend!

Ah, je te croyais pas un homme!

Alors, c'est pour demain?

Le travail d'abord! Excusez-moi!

Je suis prête!

Te donne pas tant de mal, va, on n'ouvrira pas!

Quoi? On ouvrira dans deux jours, le jour de Pâques, hein!

Non!

Toi et moi.

Y vaut mieux qu’on se sépare.

Nous deux, pourquoi?

Tu le sais bien!

puisque Gina et toi, c'est fini pour de bon!

Je pourrais le supporter

si je savais rien d’elle

Si elle était...

Si elle était comme morte

Mais tous les jours avec toi, je sais qu'elle est vivante.

et bien vivante

Je dis jamais rien.

Bien sûr, chaque fois que tu sors, t’as une raison.

Des courses, des trucs à rapporter,

le billard, la belote...

Mais quand tu rentres,

c’est toujours le même parfum que tu ramènes,

alors je peux plus! Charlot!

Tiens,

quand tu rentres et que tu fais la tête, eh ben, je suis content.

Malgré moi! hein!

Et quand tu reviens et que t'es de bonne humeur,

et je sais pourquoi, alors j'ai envie de..

te flanquer quelque chose à la figure, je peux plus

Charlot, quoi!

Il n'y a pas de colère ni d'injures dans ce que je te dis, tu comprends!

Mais... il vaut mieux qu'on aille chacun de notre coté!

Et ceux qui sont partis, et Tintin qui est mort...

Alors on va les trahir, comme ça!

C'est la faute à personne, hein!

Regarde-moi!

Ne plus jamais revoir Gina ça te serait égal!

Ah maintenant oui!

Mais...

Là-dedans...

et là-dedans,

y a plus rien pour elle?

Maintenant non!

Si je te disais : Gina et moi c'est fini?

Je te croirai pas!

Si je te le disais?

Chaque fois que je te verrai partir, je penserai que tu y retournes!

Écoute, on a construit une maison, c’est quelque chose hein!

Eh ben on va faire encore mieux!

Est-ce-que Gina c’est une femme digne pour nous? Non!

Eh ben on va la trouver tous les deux,

oui, tous les deux,

et puis on va lui dire qu’elle peut aller courir ailleurs, t’entends?

Tous les deux!

Après tu me croiras!

tu ferais ça!

Quoi!

Allez on va se mettre sur notre trente-et-un et puis on liquide ça tout de suite!

Messieurs.

Vous ne me reconnaissez pas?

Nous nous sommes déjà vus chez le notaire.

Gaston Jubette.

Ah, l'ancien propriétaire! Oui!

Alors!

on vous l'a arrangée votre bicoque.

C'est pas mal!

On aurait pu faire mieux!

C'est quoi?

C'est l'enseigne, oui!

« Chez nous »!

Avec des mains entrelacées!

C'est naïf,

mais c'est gentil!

C'est pas gentil, c'est beau!

Si vous voulez!

Malheureusement,

« Chez nous », c'est impossible!

Pourquoi?

Ça dit bien ce que ça veut dire!

Justement!

Ça n'est pas accueillant, pas commercial!

À la place des mains entrelacées,

mettez donc le numéro de téléphone!

Et pour le nom, il n'y a qu'à changer une lettre :

Mettez

« Chez vous »!

Mais... ça voudrait dire juste le contraire!

Mais je ne discute pas,

j'y tiens, un point c'est tout!

Et d'abord de quoi vous mêlez-vous, hein? Oui,

La maison, on l'a payé, elle est à nous!

Vous l'avez payé...

mais moi, je l'ai presque rachetée.

Il est de cintré!

Je ne vous l'ai pas dit pour ne pas ralentir votre enthousiasme...

Mais à vos amis

M. Mario, M. Jacques et M. Raymond,

j’ai prêté cinq mille francs sur leur part!

Si dans trois mois cette somme ne m’est pas remboursée,

les parts m’appartiennent.

Et voyez!

Tout est en règle.

Cinq mille francs!

Trois fois cinq mille francs,

que j'ai sortis comptant!

Ne vous tourmentez pas messieurs, je deviendrai chef de l'entreprise!

Non, M. Jubette, non! Les parts vous ne les aurez jamais!

On vendra plutôt notre chemise pour vous rembourser, vous entendez?

Comprenez bien que j'ai rendu service à ces braves jeunes gens!

Oui, en essayant de racheter à ces malheureux pour 5000 francs ce qu'ils avaient payé douze,

et sans compter le boulot qu'ils avaient fait, hein?

Mais c'est eux qui sont venus me trouver.

Et vous avez le culot de vous montrer ici!

Ici! Mais ici, ce sera chez moi!

Alors qu'est-ce que vous attendez pour prendre une truelle, ou un pinceau!

Y a la cave à bétonner, et les waters qui ont pas fini de peindre!

Pardon, mais je ne suis pas, je ne suis pas ouvrier, moi, je.

Alors votre place est pas ici! Vous allez déguerpir!

Oui, parce que sans ça y a des pieds d'ouvrier qui vont vous botter les fesses!

Ah mais alors là, je n'admets pas... Ah vous n'admettez pas!

Vous allez vous débiner où je lâche les chiens!

Foutez-moi le camp, hein

non mais sans blague! Mes papiers, mon chapeau!

Les papiers, le chapeau!

Tiens les voilà, les papiers, et voilà le pébroque!

Non mais tu te rends-compte!

Mais quand même, ça fait rien dis donc!

Jacques et Mario, je comprends, ils avaient besoin d'argent!

Mais Raymond!

Comme ça, sans rien nous dire!

Bon! Est-ce qu'on sait ce qu'y traînait derrière lui?

Enfin, en tout cas on est chez nous!

Et maintenant y a plus qu'une chose à faire, hein? Allez viens Charlot!

Qui c'est?

C'est nous! Qui nous?

Bonjour! Bonjour!

Voilà!

on est venus tous les deux pour te dire gentiment que

tes grâces,

tes charmes,

tes papouilles,

à partir d'aujourd'hui on s'en passera!

Hein Charlot? Parfaitement,

la rue de Douai, pour nous maintenant, c'est sens interdit, des deux côtés! Hein?

N'est-ce pas Jeannot? Ouais!

Dis-donc, on va boire un verre? Ah oui, ça s'arrose!

Adieu! Adieu môme!

Tas de voyous!

Tas de sales voyous!

Alors tu me crois maintenant? Si tu le regrettes pas!

Mais non!

Et maintenant que c'est fait, je peux te le dire, hein!

Eh ben cette femme-là j'y tenais,

et pis salement!

Alors c'est toi qui va me détester?

Un mauvais moment à passer et puis voilà!

Vous n'êtes que des sagouins, et vous me le paierez, tas de voyous!

Fins prêts!

Patron, voilà le menu!

Bien, bien!

Ça fait riche, hein?

Il manque la patte de Tintin! C'était un as!

Eh oui.

Eh oui, enfin ça va, ça va!

Et surtout n'économisez pas le beurre, que tout le monde soit content!

Soyez tranquille patron!

T'as entendu?

« Patron, voilà le menu »

Hey, le premier client.

M. Jean? C'est moi!

Tu me connais? Ah! Je suis le frère à Tintin!

Tintin qui est mort.

Ah! mon vieux, c'est gentil, ça!

Tiens, pose ton paquet Viens, mon gars

Je vous apporte ça.

N'est-ce pas Tintin qui voulait vous faire une surprise, le jour de l'inauguration?

Alors, il m'avait commandé ça!

et alors en souvenir de mon frangin, eh ben! je vous l'apporte!

Oh! Qu'est-ce que c'est?

Un carillon Westminster.

Mon rêve de quand j'étais gosse.

Oh! Mon vieux Tintin, va!

Mon petit gars!

Oh! Vous savez, moi, je suis dans l'horlogerie, alors...

« Chez nous » , Oh quelle idée charmante, d'avoir appelé ça « Chez nous »

n'est-ce pas Alfred! Mais, oui, ma bonne amie!

C'est une idée qui m'est venue comme ça!

Vous êtes un vrai poète, Jubette.

Et le coup d'oeil est ravissant.

Oui, j'ai fait une peu d'architecture dans le temps, ça m'a servi.

Vous avez raison,

l'instruction et l'éducation, voilà la vraie aristocratie,

n'est-ce pas Alfred? Mais oui ma bonne amie!

Vraiment toutes mes félicitations vous savez,

on ne peut pas rêver d'un coin plus charmant que ce coin-là!

C'est arrangé avec un goût!

Attends, là!

Là, comme ça, il est droit!

C'est un cadeau qui vient de loin!

Oui, de chez les morts!

Bonjour, mes amis,

vous dérangez pas, vous dérangez pas! je fais visiter,

vous permettez?

Tenez, retenez-nous donc une table de un, 2,3,4,5,6,7, huit couverts, huit!

Mes amis et moi, nous voulons être vos premiers clients. À tout à l'heure!

Il a compris!

Et comment.

Allez, mon petit, viens on va prendre quelque chose, va!

Avec plaisir, monsieur Jean.

Qu'est-ce que tu prends?

Ben! Si vous permettez je prendrai une tomate.

Ah! Comme Tintin. Ah! Touch fait comme lui.

Le premier verre c'est juste pour boire à son souvenir, hein!

Hé, les gars! bloquez les freins.

Renversez la vapeur, machine arrière!

Un instant, nous sommes débordés,

tenez! passez par là, vous aurez une petite place quand même

Ah, grand-mère. Ah comme vous êtes content!

On pourrait pas espérer mieux,

allez-y, il y a une petite place pour vous à l'intérieur.

Ah! c'est beau tout ça, dis donc! Regardez tout ce qu'on a fait, hein!

Spécialité de la maison recommandée pour les sportifs!

Et ça s’appelle comment? Le jour de Pâques.

Goûtez-moi ça, un peu

Oh, vous permettez, c'est notre vieille!

Ah! on va vous servir un petit quelque chose. Non merci, vous savez que ne prend jamais rien.

Comment ça va grand-mère?

Bonjour, j'ai des nouvelles des petits!

Y vont bien? Oui...

ils ont trouvé du travail et ils sont en règle!

Ils se marient dans dix jours!

Ils comptent sur vous comme témoins!

Je comprends, on mettra la clé sous la porte! hein!

Et naturellement pour tous les deux des choses et des choses!

Oh, ne vous dérangez pas pour moi, c'est pas la peine!

Non, non, non.

Ah, ça fait plaisir!

Dis donc, regarde.

Sans blague!

Et avec un beau petit homme bien couvert d'écailles!

Elle a de l'estomac!

Ça, c'est pour nous montrer qu'elle venait tant qu'elle veut des hommes!!

Eh bien, c'est loupé, tu comprends? Oui!

Tout va bien, mesdames et messieurs! vous êtres contents, oui, ça va!

Eh patron, He!

alors, on y va? Allez vas-y, hop, allez!

Mesdames et Messieurs.

La direction, ne reculant devant aucun sacrifice,

a le plaisir de vous présenter

le jazz du roi d'Angleterre exclusivement composé de lauréats du conservatoire,

les rois de la valse et de la java! Et en avant la musique, allez-y les gars!

La première danse?

Il y a longtemps qu'elle est retenue!

Grand-mère...

A vous l'honneur! Mais si! mais si! allez, venez!

Alors pas trop vite, hein? Mais non, mais non, venez!

Ah, si les petits pouvaient nous voir!

Alors, on y va! Oh! fiche-moi la paix!

Commande-toi une fine! Oh! Garçon, une fine.

Ah, j'ai trop peiné, la tête me tourne!

Eh ben! Venez vous reposer grand-mère, venez, venez...

Allez, place à la jeunesse, en avant le roi d'Angleterre!...

Allez, allons-y les potes!

Dis donc...

Les pistolets de ses yeux sont chargés.

Il aussi est chargé.

Elle cherche des histoires.

Ouais, c'est le bon jour, ça lui revient ???

La citadelle est impregnable ???

Qu'est-ce que tu m'offres?

Rien.

Tu m'aimes toujours?

Non!

Dis-le moi en face!

Dis-moi en face : y a plus rien entre nous!

Y a plus rien entre nous!

Dans les yeux!

Y a plus rien entre nous!

Bon, ça va!

Et deux demis bien tirés! Bon!

Dites-donc patron, y a plus de serviettes!

Bon, je monte à la réserve.

Qu'est-ce que tu viens faire là, toi? C'est en bas les lavabos!

Charles. Quoi?

Je vais me tuer!

Ah! Pas ici, hein, c'est tout blanc c'est tout propre!

Blague pas, c'est comme je te le dis!

Oui, ben, méfie-toi,

des fois quand on se jette à l'eau ou par la fenêtre, on y reste!

Eh ben! c'est-ce que je veux!

Allez, aller, laisse-moi, je veux pas qu'on nous voit ensemble.

Eh ben quoi,

allez allez voyons,

qu'est-ce que tu as?

On a soif, grand-mère?

Non, je vais partir. Déjà!

Mais ça fait que commencer!

Trop de gaieté autour de moi, ça me fait un peu mal.

Je comprends ça.

Mais je suis bien contente pour vous, vous savez!

Ah, merci, grand-mère.

Faut dire au revoir à M. Charles. Il est là!

Je le cherche depuis dix minutes.

et il est si occupé.

Pour le mariage des petits, vous viendrez, je peux écrire?

Pour le mariage, entendu?

Oh! mais je comprends!

Même si on devait y aller à pied, grand-mère, voyons!

Au revoir, grand-mère, au revoir...

Qu'est-ce que tu veux, j'ai toujours été une incomprise,

t'aurais pas dû me laisser partir!

Ah mais, t'es partie sans rien demander, et puis t'avais pas laissé d'adresse.

Y a qu'un homme que j'ai aimé, c'est toi,

tout le reste c'est des bêtises!

Mais quand on s'est aimé comme nous, c'est des choses qu'on doit comprendre!

Mais rue de Douai, je t'ai proposé de reprendre notre vie!

J'ai refusé à cause de Jean!

J'avais peur, mais j'aurais bien voulu!

Ah oui! Évidemment, tout ça se serait arrangé!

Mais il est pas trop tard!

Toi et moi, c'est Jean qui nous a manœuvrés, tu comprends!

Il pense qu'à lui!

Tiens, la scène que vous êtes venus me faire avant-hier,

c'est une idée de lui, hein? Oui!

Ah! Je connais bien ton grand cœur Non, laisse-moi.

Il savait bien qu'un jour ou l'autre je sois réunie avec toi

Ah! Non, j'ai pas dis ça, voyons, laisse-moi!

Il a créé des problèmes entre nous pour empêcher cela.

Mais non, mais non, voyons, mais non.

Jean est pas comme ça! Ah, penses-tu!

Tiens, quand je l'ai flanqué dehors, chez le photographe, y te l'a peut-être dit, hein?

Non Non? Ah, tu vois!

Le bonheur, pour nous,

et bien, c'est ce qu'on a connu dans le petit atelier de la rue Damrémont.

Ah, ça oui!

Cette guinguette-là, c'est pas ton affaire!

Jacques et Mario, y sont partis sans se gêner, eux!

Parce qu'un couvreur est tombé du toit,

mais c'est pas une raison pour nous empêcher de vivre!

Et tu laisses ça sans répondre!

Allez allez, te laisse pas faire, hein, je suis avec toi!

Qu'est-ce que t'attends pour lui flanquer des gifles?

Ah! tu vois bien qu'il est jaloux!

Oh, toi!

Ah doucement, hein, c'est ma femme!

Ah, t'entends!

Je vois clair dans ton jeu, moi! Elle t'a repris, hein?

Elle ment pas, elle, comme toi..

Charles, prends garde. J'ai tout compris!

Ah, j'y ai mis le temps! Ah, imbécile que j'étais,

tu voulais tout garder pour toi, hein? Charles,

Tu voulais rester tout seul! Charles!

C'est toi qui a persuadé le môme Jacques de s'en aller,

j'en suis sûr maintenant, je t'ai vu lui parler!

Et qui est-ce qui a décidé Raymond à aller planter le drapeau? Toi!

Non!

Et qui est-ce qui a dénoncé Mario? hein?

Qui est-ce qui l'a fait expulser, C'est toi!

Et qui est-ce qui a voulu chasser tout le monde pour rester tout seul et garder tout?

Et dis un peu que ce n'est pas toi.

Ah! pense, ce qu'il osera, un lâche.

Un salaud et un lâche!

Mario, tu les as tous

Maintenant, c'est moi qui te gêne, mais tire donc!

Au secours, au secours, au secours!

Au secours, il l'a tué!

Il a tiré à bout portant, il est fou,

il veut tuer tout le monde!

Mais c'est un fou, il est armé!

Dis donc, maintiens la foule,

et attention aux coups de pétard, ça peut faire mal.

Ah, quel métier!

Qu'est-ce que vous avez fait?

C'était une belle idée,

Où est Charles?

Où est votre ami?

C'était une belle idée,

une belle idée qu'on avait eue.

Pourquoi vous avez fait ça?

C'était trop beau pour réussir!

Peut-être.

Y en a qui ont de la chance!

et pas des autres!

Allez.

Vous venez avec moi.

Bien sûr.

Quand c'est fini, c'est fini!

C'était une belle idée...

Fin.

French subtitles re-synch: serdar202@KG 2017

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