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Y�a rien que des idiots sur ce truc.
Faut que je trouve autre chose.
Ah voil�, un peu de musique.
Gordy ?
T'as l'air fatigu�.
T'as l'air crev�.
C'est ton tour de t'occuper d'Emma ?
Elle a toujours cette...
infection � l'oreille.
Encore ? Elle l'avait d�j� au bapt�me.
Elle l'a toujours, hein ?
Comment va Wendy ?
Fatigu�e. Tout comme moi.
Si t'as besoin de quoi que ce soit, Gordon, tu me le dis. Je suis l�.
Accroche-toi. Tout va bien se passer.
Environ un quart d'heure.
OK, je vais lui dire tout de suite.
C'�tait Bill Griggs. Il dit qu'il sera l� dans une minute.
OK, merci. � plus.
- Je peux vous poser une question ? - Bien s�r.
Quand l'h�pital a-t-il effectivement ferm� ?
1985.
Je me demandais parce que vous portez une arme.
Et personne ne doit tenter de sortir.
- Pas de sortir, de rentrer ! - Qui �a ?
Des gosses, des d�linquants, des SDF.
Beaucoup de patients se sont retrouv�s � la rue � la fermeture.
Certains reviennent.
Une demi-douzaine le printemps dernier.
Ils reviennent ?
Oui, on se demande pourquoi quand on voit l'endroit !
Je pr�f�rerais dormir dans la rue, en ce qui me concerne.
- Mais bon, je suis pas un tar� ! - Manifestement.
- Le voil�. Bonne chance, les gars ! - Merci.
- On est premiers sur la liste ? - Non.
"Environmental Solutions" et "American Yankees" sont pass�s la semaine derni�re.
Ils ont propos� quoi ?
Yankees est rapide, et pas cher.
Comme Griggs les aime. Le travail vite fait.
- Je l'aime bien fait. - On ne peut pas prendre de risques.
Tu veux que j'aille lui parler ?
Je sais ce que je fais.
Putain de merde ! Regarde �a.
Regarde-moi �a.
1871, c'est l'ann�e de construction.
On l'appelle le "B�timent Kirkbride", en honneur du Dr Thomas Kirkbride.
La disposition est assez simple.
Il faut le voir comme une grande chauve-souris.
Le b�timent principal au milieu.
Avec �tendues de chaque c�t�, ses grandes ailes ramifi�es.
Une pour les femmes, l'autre pour les hommes.
Une chauve-souris.
Cet endroit est class� monument historique.
C'est pour �a qu'on ne peut pas le d�truire, mais j'aimerais.
Y en a qu'un dixi�me de r�cup�rable.
Et le terrain ne vaut rien. On pourrait en faire un supermarch�,
mais le maire a d�cid� de r�cup�rer les lieux.
- C�est quoi cette merde ? - T'as les boules, Phil ?
C'est de l'hydroth�rapie. Ils faisaient tremper les secou�s dans l'eau froide.
Ou ils leur faisaient une lobotomie. �a a �t� perfectionn� ici � Danvers.
Vous connaissez bien vos le�ons.
Ma femme Elizabeth est l'historienne de la ville.
Il y a une super morgue en bas pour les autopsies...
Bill, tu peux nous montrer les endroits probl�matiques ?
- Oui, bien s�r, c'est par l�. - Merci.
On pourrait nourrir une putain d'arm�e l�-dedans !
Oui, c'est ce qu'ils ont fait.
C'�tait une ville dans la ville. �glise, cin�ma, pistes de bowling.
Il y a un adorable petit cimeti�re derri�re l'atelier.
Sans les noms, juste des num�ros.
Faudra que vous alliez voir �a. Attention o� vous marchez.
Ici, on aura les archives municipales.
- C'�tait le r�fectoire ici. - Il y aura beaucoup de monde ?
Comme une biblioth�que.
Toutes ces dalles doivent sauter. Elles sont dangereuses.
- Et bourr�es d'amiante. - Vraiment ?
- Les autres devis ne l'indiquaient pas. - Ils auraient d�.
On va aller dans l'aile des femmes. Le b�timent C.
Ce sera l'administration, le bureau du manager de la ville,
- le d�partement des travaux publics. - En d'autres termes, ton bureau.
Je te le fais pas dire !
Chaque aile compte quatre b�timents.
B�timents A, B, C, D. B�timent A, le bout de l'aile,
le plus �loign� du b�timent principal.
- Pour les patients "extr�mes". - C'est � dire, "extr�mes" ?
Psychotiques.
Garder les plus dangereux le plus � l'�cart, hein ?
Bien vu. Devinez comment ils l'appelaient ?
Le "nid de serpents".
Par ici, vous acc�derez au b�timent C. Mais, j'�viterais d'aller l�-bas.
- De gros d�g�ts des eaux. - Comment on va l�-bas ?
Vous avez peur du noir, les gars ?
Par ici.
Bonjour...
Gordon.
Gordy ? C'est moi. Viens.
Des rations de survie.
Ouais, "tous aux abris", penche-toi en avant, adieu � ton cul.
C'�tait un abri anti-atomique.
Je trouve �a bizarre comme id�e.
Il faudrait gainer ces conduites. T'as vu ?
Elles sont �ventr�es.
Si on ne fait rien, tout le b�timent sera pollinis�.
- Faudrait pas que �a arrive. - Faudrait pas, non.
Gordon, laisse-moi passer devant.
C'�tait un solarium. J'appelle �a la salle de bronzage.
Mesdames et Messieurs, la mairie de Danvers.
R�cup�rer un sombre pass� pour construire un avenir meilleur.
- De la crocidolite. - Quoi ?
- De la crocidolite. - Crocidolite ?
La pire sorte. Elle se d�sint�gre, elle est friable.
- �a date des ann�es quarante. - Vraiment ?
- Comment �a se passe ? - J'isolerais toute la zone.
Polyester, une paire de machines � air comprim�, la totale.
L'OSHA me laissera rien faire tant que vous aurez pas nettoy�.
Les entrepreneurs doivent �tre l� pour le 13 octobre.
�a mettrait combien de temps ? En gros ?
Cette pi�ce-ci, le r�fectoire, les tunnels, je dirais...
Trois semaines, minimum.
Trois semaines.
Deux semaines.
Deux semaines ?
Deux semaines.
Vous �tes toujours aussi unanimes ? Qu'est-ce que vous dites ?
Deux semaines.
- Deux semaines. - C'est l'capitaine, non ?
Je te le fais pas dire.
Bon, vous en avez vu assez. Besoin d'autre chose ?
- C'est quoi tout �a ? - Des punks.
Ils viennent l�, se d�foncent, tirent au flingue.
- Ils d�truisent tout, ces petits cons. - Ils visent quoi ?
J'esp�re qu'ils se visent entre eux.
Quoi ?
- C'est quoi �a ? - Phil, tu visites ?
N'entrez pas sans votre maillot de bain.
C'est l'isoloir.
C'est le nom qu'ils donnaient aux chambres des patients.
�a faisait partie de la th�rapie des ann�es 70, tous ces collages.
Vous voyez...
la th�rapie par l'art, l'expression cr�atrice.
�a les aidait dans leur amour propre.
Pour les aider � �tre bien dans leur peau.
C'est flippant, non ?
Des souvenirs d'enfance, non ? Y'a une photo de moi quelque part.
Qu'est-ce qui n'allait pas chez cette femme ?
Je sais pas.
J'ai un peu de temps. Vous voulez faire un tour au cimeti�re ?
- Y'a 750 corps enterr�s l�-bas. - Messieurs...
J'ai laiss� mon sac. Je dois y retourner.
- Vous savez o� vous allez ? - L'aile de la chauve-souris, c'est �a ?
- On se retrouve en bas. - OK.
- Chewing-gum ? - Non, merci.
F�licitations � Wendy et toi pour l'heureux �v�nement.
Merci, Bill.
Je sais que depuis longtemps, vous...
- On est si contents pour vous. - Tu veux voir une photo ?
- Bien s�r. - Voil� mon b�b�.
- Une petite poup�e. - Emma.
Je vais m'aligner sur l'offre de Yankees.
L'appel d'offre ne fonctionne pas comme �a.
- �a se termine vendredi. - Je sais.
On arrivera lundi, on repartira le lundi suivant.
- T'avais dit deux semaines. - Une seule. J'ai quatre bons gars.
Je vais en engager un cinqui�me. Une semaine et c'est bon.
Une semaine ? C'est court.
J'y arriverai.
J'ai besoin de ce boulot.
Vraiment besoin de ce boulot.
Des roses ? Elles sont superbes !
En quel honneur, Gordon ?
La g�n�ratrice est en marche, chef !
- Enl�ve ce masque, Hank. - Les �tages du b�timent A sont praticables ?
Enl�ve �a, t�te de n�ud.
Je veux que tu descendes dans le tunnel,
que tu marques les tuyaux qu'on a rep�r�s ce matin.
Utilise le gel vert.
Rouge, non ? Ces conduits sont dangereux.
- Quoi ? - Le rouge, non ?
Ouais, le rouge.
Phil, Amy te passe le bonjour.
Continue, t�te de n�ud.
Je ne fais que transmettre.
Ce matin au lit elle m'a dit de te dire bonjour.
- Continue. - J'ai compris. C'est �a le probl�me.
Depuis quand tu travailles pour l'oncle Gordon ?
- Cinq longues ann�es. - Eh bien !
C'est un esclavagiste ?
Gordon est un homme raisonnable. C'est moi l'esclavagiste.
Quelques r�gles : la s�curit� d'abord, le reste ensuite.
Et... pas de drogue au travail.
C'est quoi cette merde ?
Mike, je peux avoir les cordes ?
- C'est le nouveau ? - �a s'appelle Jeff.
Le neveu de Gordon.
- Gordy t'a pas parl� de ces trucs-l�? - De quoi ?
- Faut pas s'en servir. - Pourquoi �a ?
R�gle 1 :
La musique cr�� des vibrations sonores.
Les vibrations font danser les particules de merde dans l'air,
et elles atterrissent dans tes poumons.
C'est la musique que t'as l'intention d'�couter ici ?
- Ouais. - Tu veux tous nous tuer ?
Vire �a, ou mets autre chose. Yanni ou John Tesch.
On se voit au d�jeuner. Je descends dans les profondeurs.
C'est qui Yanni ?
Gordy, tu as fini par nous trouver le taf parfait.
On fait un truc de fous. On bosse dans un asile de fous !
Vous pourriez �tre reconnaissants, vous allez gagner de l'argent d�cemment.
Cinquante balles de l'heure ?
- Tu lui as pas dit ? - Non. Dis-lui, toi.
Dix mille dollars de bonus. Gordon s'est arrang� avec la ville.
C'est quoi l'arnaque ?
On doit avoir fini pour le 13.
Le 13 ? Lundi prochain ?
Y en a au moins pour deux semaines.
Parfaitement exact. On va bosser � s'en faire p�ter le cul.
Alors, �a fait quoi ? Une brique chacun ?
Si t'es pas d'accord, Henry, je te ram�ne � l'a�roport.
- Laisse tomber. - Et Amy, tu l'emm�nes � l'a�roport ?
- Elle aime voyager. - Je sais.
Eh les gars ! J'ai les clefs pour la porte.
Merci, mec.
Qu'est-ce que vous en dites ?
Quinze ans, �a vous marque un endroit comme �a.
Il y a eu plus de 2400 patients ici � un moment donn�.
Ils avaient ferm� pourquoi ?
La plupart de ces endroits fermaient dans les ann�es 80. Restrictions budg�taires.
Les f�d�raux appelaient �a la "d�sinstitutionnalisation".
Alors, ils jetaient simplement les gens � la rue ?
Certains. D'autres suivaient des programmes de soins � domicile.
Les tar�s sont en libert� dans le monde r�el et nous avons les clefs de l'usine.
Ce n'�tait pas juste une question de budget.
C'�tait quoi alors, Mike ?
Scandale Patricia Willard, 1984.
Je ne me souviens pas de �a.
Patricia Willard a �t� plac�e ici dans les ann�es 70 par ses parents.
Maniaco-d�pression, ce genre de truc. Conneries d'adolescent.
Et dans les ann�es 80, la th�rapie de la m�moire refoul�e a vu le jour.
Ils s'imaginaient que �a aiderait � faire ressortir
des souvenirs enfouis d'�v�nements traumatisants comme l'inceste, le viol.
Alors Patricia, avec l'aide de ses m�decins,
se souvient qu'� l'�ge de 10 ans, elle se faisait violer par son p�re.
Pas juste une fois, hein ? Non. Trois fois par semaine.
Et il ne s'arr�tait pas l�.
Il entrait dans sa chambre la nuit, portant une robe noire.
Il la conduisait dans un bois o� ses grands-parents et sa m�re l'attendaient.
Ils portaient aussi des robes noires.
Une fois les robes enlev�es, des orgies s'en suivaient.
Ils amenaient ensuite un nouveau-n�.
On la for�ait � regarder sa m�re
arrachant le coeur du b�b� avec une dague en pierre.
La m�re buvait le sang, tandis que les autres mangeaient la chair.
Son p�re et son grand p�re la baisaient � plusieurs reprises.
- Ils la faisaient avorter, et ils br�laient... - �a suffit !
- �a s'est pass� ici ? - Oui. Comme partout.
Le syndrome du rituel satanique marchait fort dans les ann�es 80.
Beaucoup de familles d�truites.
Patricia �tait pr�te � attaquer ses proches. C'�tait parti pour un proc�s, mais...
- Quoi ? - Elle a abandonn� les poursuites.
Pourquoi ?
Ses parents ont d�couvert les r�sultats d'un examen m�dical
qu'elle avait pass� un an plus t�t.
Il se trouva qu'elle �tait vierge.
Rien ne s'�tait produit. La famille attaque l'h�pital, et gagne.
�a, et les restrictions budg�taires.
- Mike, c'est vrai cette histoire ? - Oui.
- Comment tu sais �a ? - Mon p�re �tait l'un des avocats.
Soit pas si humble.
Son p�re est le procureur g�n�ral de cet �tat, fais gaffe � ton cul !
Hank, laisse tomber.
Tu devais pas reprendre le flambeau, non ?
Hank, l�che-moi.
T'as fait le cursus d'un an, c'est �a ?
- Tu veux un coup de main ? - Non, c'est bon, merci.
- J�sus ! - Week-end difficile ?
Non, je crois que je me suis fait une �longation.
Mike et moi on a voulu t'appeler samedi pour qu'on aille f�ter la signature.
C'est sympa. Je rattrapais des heures de sommeil.
- B�b� a toujours son truc � l'oreille ? - Ouais.
Gordy, si on se plante pour le d�lai...
- Griggs aime les boulots rapides. - Non, mais si on perd le bonus ?
On ne va pas perdre le bonus.
Je vois o� tu veux en venir.
Jeff est jeune, mais pas aussi stupide qu'il ne para�t.
Je ne te parle pas de Jeff.
Samedi soir, on a crois� Craig McManus. Je lui ai parl� du bonus.
Il a dit qu'il l�cherait Yankee et viendrait bosser pour nous.
Il a plus d'exp�rience que Hank et en a quelque chose � foutre.
Ton travail ici est d'�liminer les obstacles.
C'est ce que j'essaye de faire.
Bon Dieu, mec. On parle de Hank, l�.
Si je le voyais comme un handicap, je te laisserais le saquer. C'est pas le cas.
- Je ne suis pas d'accord. - Je m'en fous !
- On termine la chambre d'isolement. - Bien.
Lentement, sur ta droite, lente...
Mais essaie d'aller tout droit ! Tu dois garder l'avant au sol.
Me regarde pas ! Mais t'es lobotomis� toi ou quoi ?
Va te faire foutre !
Ralentis !
- Du beau travail, Jeff. - C'est pas de ma faute !
Je t'emmerde.
- Attends-moi l�. - Quoi ?
Attends, c'est tout.
Mais qu'est-ce que... ?
Descends, et v�rifie les fusibles.
Je peux pas faire �a.
Pourquoi ?
Je suis nyctaphobe.
- Quoi ? - La peur du noir.
OK. Je vais voir les fusibles.
Essaie de rien casser, t�te-de-mule.
Merci, mec.
Ah merde !
- �a va ? - Ouais, �a va.
Bonne premi�re journ�e.
Mike a besoin d'une petite heure. Le carbu du groupe fout sa merde.
OK, mais je ne veux personne dans le coin la nuit tomb�e.
Pas de probl�me.
Bonne premi�re journ�e, les gars.
Si on continue comme �a, on sera morts d'ici lundi.
Va te faire mettre, Phil !
� demain matin.
Je sais que c'est difficile, Mary. C'est pour �a qu'on est l�, pour t'aider.
Peter me manque.
Il me manque tellement !
Mary, je veux que tu te souviennes de ce qui s'est pass� il y a 22 ans.
La nuit de No�l, � Lowell.
- C'est l� qu'on a grandi. - Oui.
Que s'est-il pass� � Lowell cette nuit-l� ?
- Rien ne s'est pass� ! - Mary, quelque chose s'est produit.
C'est pour �a que nous avons ces sessions, pour t'aider � te souvenir.
Non, je n'arrive pas � me souvenir.
Note. Le patient fait preuve d'une agitation extr�me.
Il se met les doigts dans sa bouche.
Voulez-vous jouer � la poup�e, Monsieur le Docteur�?
Avec qui suis-je en train de parler ?
Mary Hobbes a re�u une poup�e chinoise de sa maman.
On ne sait pas o� elle est.
Non, Princesse, je ne l'ai pas vue.
- Peut-�tre que Billy le sait. - Billy l'idiot !
Princesse, que s'est-il pass� � No�l il y a 22 ans � Lowell ?
On a eu des cadeaux.
Mary a re�u une jolie poup�e de Chine,
et Peter un grand et vieux couteau.
Et que s'est-il produit alors ?
Le papa et la maman de Mary sont all�s se coucher.
On jouait � l'�tage.
Peter a �teint la lumi�re et s'est cach�. Mary essayait de le trouver.
Qui jouait en haut, Princesse ?
Mary et Peter, et moi et Billy, l'idiot !
Billy t'a dit ce qu'il s'est pass� ensuite ?
Billy ne me dit que des trucs gentils.
Comme quoi je suis jolie.
Princesse, Simon �tait l� ce soir-l� ?
Je ne connais pas de Simon.
Billy ne t'a jamais parl� de Simon ?
Non.
Je suis fatigu�e, Monsieur le Docteur.
Peut-�tre Billy voudrait-il me parler maintenant.
Billy est endormi.
Endormi.
MARDI
Tu m'entends ?
La g�n�ratrice est en marche.
Bien. J'aimerais pas qu'elle nous claque dans les doigts
- Remets ton masque, princesse. - Je suis pas ta princesse.
- Hein ? - Y'a quoi entre Phil et Hank ?
Y'a quoi entre Phil et Hank ?
Hank a piqu� la copine de Phil. Tu n'as pas � t'en m�ler.
Brosse Phil dans le sens du poil. Sinon t'auras droit au sale boulot.
1884.
1883. Putain !
Hank, reviens.
Hank, reviens.
Ouais, ici Hank.
Tu travailles avec Jeff et Mike cet apr�s-midi,
alors ram�ne ton �quipement.
D'accord, entendu.
J'ai ton portefeuille.
Les filles, remercions Oncle Gordy pour ce repas.
Merci, Oncle Gordy !
C'est ton tour demain, Hank. O� est Mike ?
Salle des �quipements, il cherche les cartouches perdues.
J'ai dit que je ne voulais personne tout seul l�-dedans !
- �a n'arrivera plus. - T'as mes tickets � gratter ?
Je les ai juste l�.
Les tickets � gratter de Hank. En voil� un.
C'est des Jubilee. Tu sais que je prends des Blackjack.
Et voil� les autres.
H� Phil, va te faire foutre.
Mike, reviens.
Je n'ai plus envie de parler. Je suis trop fatigu�e.
- Mike ? - Miss Hobbes entre en phase
de dissociation, se frottant les yeux...
- Mike, reviens. - J'arrive.
- Mary ? - Bonjour, Monsieur.
Salut, Billy. Comment �a va ?
On ne peut mieux, Monsieur.
Billy, o� vit la princesse ?
- Dans la langue. - Pourquoi la langue ?
Parce qu'elle n'arr�te pas de parler, Monsieur.
Et toi, tu vis o� ?
Je vis dans les yeux. Vous savez cela.
Rappelle-moi. Pourquoi les yeux ?
Parce que je vois tout.
Et o� Simon vit-il ?
O� Simon...
C'est quoi "l'amour propre humili�" ?
Trois patients ont �t� admis en 1889 pour "amour propre humili�".
1889. T'as eu �a o� ?
Sous des cartons. Ils ont laiss� plein de conneries.
Quand Phil sonne le d�jeuner, �a veut dire qu'on d�jeune.
Plus de cartouches. Faut que j'aille en prendre chez Grossman's.
�coutez �a. 17 ont �t� enferm�s pour cause "d'attentes insatisfaites".
Hank, ils parlent de toi. Ils auraient enferm� ton petit cul � l'�poque.
Il faut faire quoi de nos jours pour se faire enfermer ?
Humilier l'amour propre de quelqu'un ?
C'est simple.
Tu butes quelqu'un.
�a te fera pas interner. �a te mettra en taule.
Si tu te fais prendre.
John Hinkley, folie passag�re. Il est pas en taule, il est chez les fous.
Cette d�fense ne marche jamais. La plupart sont conscients lors de l'acte.
L'homicide requiert un motif.
Comment t'as foir� ton droit ? T'es un bon.
Mais t'es lobotomis� ou quoi ?
Jeff, allez.
Jeff, ne fais pas �a.
- C'est bon, on d�conne. - Lui fais pas mal.
D�sol�, Mike.
M�thode du pic � glace.
Ins�rer une fine pointe de m�tal dans le cortex fronto-orbital,
et p�n�trer les tissus mous du lobe frontal.
Quelques mouvements r�guliers, de haut en bas,
pour d�tacher l'hypothalamus.
R�sultat : une rapide r�duction du stress chez notre patient.
Temps �coul� : deux minutes.
Effets ind�sirables : un coquart.
Traitement pr�conis� : lunettes de soleil.
- Brillant ! Tr�s bon. - OK. On retourne bosser.
J'�tais s�rieux, t'es trop malin pour ce taf.
Tu devrais te servir de ta t�te.
Je dois prendre une pi�ce dans le van de Gordon.
Assure-toi que t�te-de-mule sait se servir de ce truc.
Mike !
N'oublie pas �a.
- Tu sais te servir d'une tondeuse � gazon ? - Ouais.
C'est � peu pr�s pareil.
Pousse-la au milieu, l�-bas. Commence de l�.
Je prends une pause clope.
On vient de faire une pause.
- Jeff ? - Quoi ?
Tu sais ce que c'est, une baleine ?
Ouais, je sais.
Une baleine, c'est un gros joueur.
J'ai un pote croupier � Foxwoods.
Il est 12 heures, une baleine casse la baraque et se fait trente briques.
Ce type se barre, il prend ses clefs de voiture,
et les l�che dans la poche de mon pote.
- Tu sais ce que c'�tait ? - Quoi ?
Porsche 911.
C'�tait le pourboire.
Putain de pourboire !
O� tu veux en venir ?
Faut que t'aies un plan de sortie.
Si tu restes dans ce boulot trop longtemps,
�a te rend tar�.
Le stress te ronge de l'int�rieur.
Tu vois ?
Peut-�tre qu'un morceau de cette merde
est d�j� dans tes poumons.
�a incube dans tes poumons,
et les tissus se d�veloppent autour, comme une perle.
Comme une bombe � retardement.
Avant que tu n'aies 30 ans... boom !
Tu baigneras dans ton propre liquide pulmonaire.
Tu ne portes m�me pas ton masque.
- Et ton masque � toi ? - Moi ?
Non. J'ai appris � sublimer mes peurs. Car j'ai un plan de sortie.
J'ai ma fa�on de g�rer mon stress.
Tu crois que Mike lit tous ces bouquins parce que �a l'amuse ?
Il a un plan de sortie.
S'il en a trop marre de ce boulot,
il ira finir son droit, sera inscrit au barreau,
et fera la fiert� de son p�re. C'est son plan de sortie.
Phil aussi a son r�ducteur de stress.
Il a son plan. Il t'en parlera un jour.
Et l'oncle Gordo.
S'il avait pas chop� ce taf, il �tait bon pour les assedics.
Il n'a m�me pas de porte de sortie. Cette fibre, c'est toute sa vie.
C'�tait le cas avant, �a l'est ici. Imagine le stress.
Laisse-moi te dire une chose. Tu ferais bien d'esp�rer
avoir r�cup�r� des g�nes de Gordo.
Gordo est le ma�tre Zen du calme.
Je n'ai jamais vu ce vieux Gordo p�ter un c�ble.
Je sais pas. Ces derniers mois, j'ai bien vu quelques failles.
Je m'inqui�te.
Mikey sait de quoi je parle, non ?
Y'a aussi le nouveau b�b�.
�a devrait �tre la joie de sa vie.
Quand t'auras un gamin avec Amy, tu verras comme c'est dur.
Moi et Amy ? Je la saute juste pour faire chier Phil.
Bouge ton cul. Je veux mon bonus.
Salut, Wendy.
Je sais, mais il faut qu'on parle.
Parce qu'il le faut.
Tu peux me laisser terminer... All� ?
B�b� a besoin d�une nouvelle paire de chaussures.
C'est parti.
Argent.
Ouais, de l'or.
Des putains d�yeux de verre.
�a doit bien valoir quelque chose.
Mate-moi �a.
C'est quoi ce truc ?
Oh, bon Dieu !
Putain d'oiseaux !
Alors, le verdict ?
Rien. Il n'a pas laiss� son r�pondeur allum�.
- T'as essay� chez Amy ? - T'as son num�ro ?
Je vais faire les renseignements.
Putain ! Donne-moi ce t�l�phone.
Je connais le num�ro. Donne-moi le t�l�phone !
Merci.
Salut, c'est moi.
Une seconde. Quoi ?
Mais de quoi tu parles ?
Doucement. �a s'est pass� quand ?
Vraiment ?
Courage. Je te rappelle.
Notre tas de merde pr�f�r�, Hank,
est all� chez Amy hier soir, il a pris ses affaires,
lui a dit qu'il avait trouv� sa porte de sortie,
et a fonc� vers Miami � l'�cole du casino.
Le petit veinard ! Il a d� gagner le gros lot en grattant.
Je l'avais pr�venue cette pute, pas vrai ?
Elle a dit qu'il est parti sans rien dire ?
C'est Hank. On peut pas lui faire confiance.
Mike, appelle Craig et vois s'il est toujours libre.
C'est une b�n�diction. On remplace ce trou du cul, et on avance.
C'est quoi le probl�me ?
Y�a quelque chose qui cloche.
C'est quoi le probl�me ?
C'est qui ces deux gars avec qui tu parlais hier ?
- Quels gars ? - Je t'ai vu.
- Vous parliez de quoi ? - C'est quoi �a ?
- Je te pose une question. - OK.
- Douterais-tu de mon rendement ? - Le devrais-je ?
- Mike, appelle McManus. - Ne me fuis pas !
Ne cherche jamais � m'�viter.
Tu vas me frapper ?
Tu trouves que je bosse mal, Mike ?
Non, pas du tout.
C'�tait bien, avant.
Du taf r�gulier, les petites blagues, les bi�res apr�s le boulot.
�coute �a, 8 personnes furent intern�es pour passion incontr�l�e.
Puis, Emma est n�e.
Me regarde pas comme �a.
C'est comme �a qu'on a perdu les deux derniers march�s.
Il est ext�nu� et il a surench�ri.
- Gordon adore �tre papa. - Oui, maintenant �a va.
Mais il ne l'a jamais voulu. C'�tait l'id�e de Wendy.
�coute, Phil...
Quand tu dis que tu ne veux pas un truc,
�a veut pas dire que tu le veux pas.
Il y a six ans, je voulais pas devenir avocat, mais maintenant...
Attends. Tu te fous de qui ?
Tu arraches de la fibre avec nous.
Mais ce n'est pas de �a que je parle. Je te parle de paternit�.
�a lui fait perdre la t�te, et �a fout en l'air le boulot.
Il aurait d� se d�barrasser de Hank il y a 6 mois.
Qu'est-ce que tu regardes ? O� vas-tu, Mike ?
- Je vais pisser. - T'as 25 secondes !
All�, Wendy ?
On peut parler ?
J'ai un truc � te demander.
Peux-tu me pardonner ?
- Oncle Gordon ! - Wendy ?
All� ?
- D�sol�. - H�, gars.
J'avais pas vu que t'�tais au t�l�phone.
- Assieds-toi. - Merci.
Je suis juste venu
te remercier de m'avoir embauch�.
- Je me casserai le cul pour toi. - Je le sais.
Alors, ne t'inqui�te pas. Tout va bien se passer.
Je suis l� pour toi.
- La famille, mec. - Ouais.
- C'�tait tante Wendy ? - Ouais.
- Comment va-t-elle ? - Elle va bien.
Elle est fatigu�e, tu sais ?
- Les enfants c'est parfois crevant. - Ouais, je sais.
- Mon p�re a les photos du bapt�me. - Ah ouais ?
- Emma a l'air bien d�go�t�e. - Ouais, elle l'�tait !
Pourquoi pleures-tu, Mary ?
Ma famille me manque.
Comment se fait-il qu'ils ne viennent pas me voir ?
D'o� viennent ces cicatrices sur ta poitrine ?
Combien de fois vais-je devoir vous le dire ?
- Je suis tomb�e de v�lo quand j'�tais petite. - C'est ce dont vous vous souvenez ?
Oui !
Peux-tu me dire qui est la Princesse ?
- Aucune id�e. - Et qui est Billy ?
Je ne connais personne du nom de Billy.
- Qui est Simon ? - Je ne sais pas qui est Simon !
- J'en ai marre de tout �a ! - Du calme.
Je veux retourner dans ma chambre !
Mary est couch�e, Monsieur.
Billy, dis-moi ce qui s'est produit � Lowell. Je sais que tu l'as vu.
Vous le savez tr�s bien.
Mary doit savoir ce qui s'est pass� pour se souvenir.
- Non ! - Peut-�tre Simon aimerait-il me le dire.
- Il dort. - Aide-moi � le r�veiller.
- Non ! - Nous devons r�veiller Simon.
- J'ai trop peur ! - Billy, nous devons r�veiller Simon.
Prends une douche, Gordon. Ne rentre pas avec toute cette merde sur toi.
Quelle est la chose la plus stupide que t�aies jamais faite ?
En dehors de travailler pour toi ?
Je dirais...
Pr�senter Hank � Amy. C'�tait bien stupide.
J'aimerais pouvoir rattraper ce coup-l�.
J'ai frapp� Wendy.
Quoi ?
Vendredi soir. Je voulais f�ter la signature de ce contrat.
J'avais des fleurs et le champagne.
Je suis all� dans la cuisine. Elle faisait des p�tes.
J'ai voulu l'embrasser.
Elle s'est retourn�e, et tout � coup...
la casserole d'eau bouillante s'est renvers�e sur ma jambe.
Je sais pas si c'�tait le chien qui aboyait,
ou Emma qui pleurait,
mais je l'ai gifl�e.
J'ai frapp� ma femme.
J'aime ma femme.
C'�tait un accident.
Je ne l'avais jamais gifl�e.
J'ai essay� de lui parler au t�l�phone, mais elle ne veut rien entendre.
Tu dors o� ?
� l'h�tel.
Tu ne dis rien aux autres, hein ?
Bien s�r.
T'as raison � propos de Craig. Tu devrais l'appeler.
Les deux gamins, l'autre jour...
J'ai eu une conversation avec ces tagueurs et ils ne reviendront pas.
Je leur ai dit que si je les revoyais ici, j'appelais la s�curit�.
Voil�, une bonne chose de faite.
OK.
Accroche-toi.
Prends une douche.
Enl�ve-toi toute cette merde.
Bonjour, Gordon.
Tu sais qui je suis ?
Des roses ? Elles sont superbes !
En quel honneur, Gordon ?
Pas ici, Gordon. Plus tard.
Attention !
Fais-le, Gordon !
JEUDI
- Tu t'es lev� t�t. - Ouais.
Je n'�tais pas le seul � ne pas trouver le sommeil.
J'ai eu Craig. Il arrive demain.
Toi �a va ?
Je veux rentrer chez moi.
Je vais � l'int�rieur.
Faut que j'y aille.
�a va mal tourner.
- Jeff, qu'est ce que t'as fait ? - C'est pas moi !
Je vais v�rifier les fusibles.
- Quoi ? - Prends une pause avec moi.
- Je dois v�rifier les fusibles. - Laisse faire le gamin.
Il peut pas. Il est nyctaphobe.
OK.
Putain.
- On a un probl�me. - Quoi ?
On a un probl�me et ce n'est pas facile pour moi.
Regarde-moi. Ce n'est pas facile pour moi.
- Il faut qu'on parle de Gordon. - Qu'est ce qu'il y a ?
Il a besoin de prendre du repos.
- Pourquoi ? - Parce qu'il devient un handicap.
Je vois que tu fais une parano.
Tu savais qu'il a frapp� sa femme ?
Il a frapp� Wendy ?
Non. Craig nous rejoint demain.
S'il entend parler de �a, tu sais ce que �a signifie ?
Tu veux qu'on perde le job et le bonus ? C'est ce qui va se produire.
Alors, on fait quoi ?
Tu m'�coutes. Tu suis mes ordres.
Je me fous des cons�quences. Je prends les commandes maintenant.
- Tu veux faire �a quand ? - Samedi, je pense.
On parlait de ton neveu.
Tu vois comment il se comporte.
Et il se comporte comment ?
H� mec, salut !
T'es dans une sacr�e merde, tu sais �a ?
Qu'est ce que tu fous l� ?
Moi ? Tout le monde te croit � l'�cole du casino.
Gordon et Phil veulent ta peau !
T'as gagn� � un jeu � gratter, ou quoi ?
Qu'est-ce que tu fous l� ?
J'ai oubli� un truc. Je reviens.
Il lui manque juste un peu de motivation. Mais � part �a...
Qu'est-ce que t'en penses ?
Pareil, je pense qu'il est un peu lent, mais
Craig arrive et on va s'activer.
Et puis, je vais le motiver.
Il a peut-�tre le coeur � la f�te,
mais je m'assurerai qu'il bosse avant tout.
- Quelle heure est-il ? - Il doit �tre midi.
L'heure du d�jeuner.
Tu veux passer la commande ?
Ouais, bien s�r.
Je crois que c'est le tour de Phil.
Oublie �a, Mike. On le joue � pile ou face.
Quoi ?
- On tire � pile ou face. - T'as eu �a o� ?
Je l'ai trouv�. �a pourrait m�me avoir de la valeur.
- Tu as trouv� �a ? - Ouais.
Pile ou face ?
Face.
Pile. � ton tour, poireau.
Quoi ?
- Quoi ? - H�, tonton !
Gordon ?
J'ai trouv� Hank !
Qu'est ce que tu veux ?
J'ai trouv� Hank.
Qu'est-ce que tu racontes, putain ?
J'ai vu Hank dans l'escalier. Il �tait plant� l�-bas.
- Arr�te de faire le con. - Je jure que je l'ai vu !
S'il est � Miami, qu'est-ce qu'il foutrait ici ?
Comment �a serait possible ?
J'en sais rien, mais je l'ai vu !
Va bosser, on t'apportera � manger.
- Fous le camp. - Il �tait o� ?
Pr�s de la salle des �quipements.
Tu le crois ?
Tu crois ce petit con ?
Nom de Dieu, Mike !
C'est compl�tement ridicule.
S'il est � Miami, pourquoi serait-il ici ?
- Tu lui demanderas. - C'est ce qu'on va faire.
- Je vous y emm�ne. - C'est ce qu'on va faire.
- Il est l�-haut. - O� est-il ?
Il �tait plant� l�-haut.
C'est dingue, mais il est juste...
Juste o� ?
Je vous jure qu'il y �tait. Pourquoi je l'aurais invent� ?
Tr�s bien, Jeff. �coutez-moi, maintenant.
Vous m'avez entendu parler au t�l�phone avec Amy.
Elle a dit qu'il �tait parti pour Miami. On l'a tous entendu, non ?
Non.
Non, en fait.
Quoi ?
- Je vais aller manger. - Tu restes o� tu es.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tu nous as racont� ce qu'elle a dit, mais on ne l'a pas entendu.
On t�a entendu au t�l�phone, mais on a pas entendu Amy.
Tu dis qu'elle n'�tait pas en ligne avec moi.
Mike, tu comprends ce que je voulais dire ?
- Mike, donne-moi ce t�l�phone. - Pourquoi ?
- Parce que je veux parler � Amy. - Tu n'as rien � dire � Amy.
- Donne-moi le t�l�phone. - Ne lui donne pas.
- Donne-moi le t�l�phone. - C'est ce que j'essayais de t'expliquer.
- Donne-moi le t�l�phone. - Il perd les p�dales ! Regarde !
Donne-moi ce putain de t�l�phone !
- C'�tait quoi �a ? - C'est Hank !
Jeff, Mike, descendez. Emp�chez-le de faire le tour.
Toi, tu viens avec moi.
Va te faire foutre !
Tu viens avec moi. On est parti.
Mike, viens !
- Passons plut�t par l�. - Les tunnels sont plus s�rs.
Plus s�rs ?
�a pourrait �tre n'importe qui. Des squatteurs, des m�mes.
Phil, ralentis. Il sera pas en bas.
Gordon, t'entends �a ?
J'ai entendu un truc en bas, dans les tunnels.
Non, c'est par l�.
- Je descends. Continue � l'�tage. - Mike, restons ens...
Et merde.
Mais qu'est-ce qu�on fout ici ?
C'est trop d�bile !
Pourquoi ?
Je n�entends rien.
Donne-moi la lampe.
C'est compl�tement con. Il n'est pas en bas.
Ta gueule. Si tu vois ou entends quoi que ce soit, tu m'appelles.
- J'ai laiss� ma radio dans le van ! - Reste l� !
- Phil, attend ! - Quoi, Jeff ?
Quand j'ai vu Hank,
je crois qu'il avait du sang sur les mains.
Reste l�.
Billy, tu comprends bien que toi, la Princesse et Simon
�tes tous en Mary ?
Oui, Monsieur.
Si Mary est malade, alors vous �tes tous malades.
- Tu veux que Mary aille mieux, hein ? - Oui !
Alors, aide-la. Parle-moi de cette nuit � Lowell.
On jouait � cache-cache.
Mary cherchait sa nouvelle poup�e et Peter.
Il faisait tr�s sombre.
Non, je le dirai pas !
Mary est une fille bien. Elle n'a pas besoin de savoir !
- Savoir quoi ? - Ce que Simon a fait !
� qui, Billy ?
� Peter !
Qu'est-ce que Simon a fait � Peter ?
- Je le dirai pas ! - Dis-moi.
Merde !
Gordon !
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je dois parler � Simon. - C'est de sa faute.
C'�tait horrible.
- Nous devons r�veiller Simon. - Non, c'�tait horrible !
R�veille Simon.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Phil, je crois que j'ai trouv� Hank.
Gordon, reviens.
- Ouais. - O� es-tu ?
- B�timent A. Troisi�me �tage. - J'arrive.
Bonjour, doc.
Simon ?
Savez-vous qui je suis ?
Billy m'a beaucoup parl� de toi.
Billy est un gar�on intelligent.
Que s'est-il pass� � Lowell la nuit de No�l ?
Utilisez votre imagination.
J'aimerais autant que tu me le dises, Simon.
Peter a �t� m�chant, doc.
Qu'a fait Peter ?
Il n'aurait pas d� le faire.
Dis-le-moi, Simon.
Il a effray� Mary.
Il s'est approch� derri�re elle dans l'obscurit�,
et lui a fait peur.
Mary est tomb�e.
Elle est tomb�e sur sa poup�e.
Elle s'est coup�e. Une tr�s vilaine coupure.
Elle avait besoin de l'aide de quelqu'un.
Alors, je me suis pr�sent�.
Je lui ai dit de couper Peter.
Fais-le, Mary.
De lui faire une tr�s vilaine coupure.
Heureusement, le couteau �tait tout neuf.
Bien coupant.
Et l�, pour �viter que sa maman et son papa ne se f�chent,
je lui ai dit de les couper aussi.
Il y avait beaucoup de sang.
Tellement de sang.
Mais Mary voulait le faire. Fais-le, Mary !
Alors, elle l'a fait.
Gordon, reviens, s'il te plait.
Qui est-ce ?
C'est Jeff. Je suis au van.
J'ai flipp� grave. La lumi�re s'est �teinte.
J'ai trouv� �a dans le van. �a va ?
Reviens.
Reviens.
C'est Gordon.
On l'a trouv�.
Le responsable.
�a doit �tre une blague. C'est magnifique.
Votre homme est l�. O� �tes-vous les gars ?
Je veux dire...
C'�tait un handicap.
Qui a fait �a ?
Il se l'est fait tout seul.
C'est du Hank tout crach�.
Au mauvais endroit, au mauvais moment.
C'est toi.
J'aimerais que tu te r�veilles,
et que tu le regardes vraiment,
vraiment tr�s bien.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
C'est bon. C'est moi.
Accroche-toi.
On va te chercher de l'aide.
Je ne parlerais de tout �a � personne.
Car s�ils apprennent pour Hank, ils sauront aussi pour les autres.
C'est toi qui as fait �a.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Tu as engag� ces types, pas vrai ?
Tu es endormi.
- Tu les as engag�s pour le tuer. - Tu es endormi.
- O� sont les autres ? - Ouvre les yeux.
- O� sont-ils ? - Tu dois te r�veiller.
- Dis-moi o� ils sont. - Vas-tu te r�veiller ?
- Dis-moi. - Vas-tu te r�veiller ?
Putain, je suis r�veill� !
� qui tu parles ?
Je suis un peu perdu, l�.
Qu'est-ce que... ?
H�, Gordon !
Fais-le, Gordon.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Pourquoi as-tu fait �a, Simon ?
Parce que Mary m'a laiss� faire.
Ils me laissent toujours faire.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Ils me laissent toujours faire.
Tu sais ce que je ne ferais pas ?
Je ne parlerais de �a � personne.
Je ne parlerais de �a � personne.
Car s'ils apprennent pour Hank, ils sauront aussi pour les autres.
J'ai trouv� Hank. Il est bless�, il dit que c'est toi. C'est vrai ?
Qui a fait �a ?
Il se l'est fait tout seul.
Au mauvais endroit, au mauvais moment.
O� sont les autres ?
Gordy, tu es endormi.
Oncle Gordy !
R�veille-toi.
J'ai trouv� �a dans le van. �a va ?
J'aimerais que tu ouvres les yeux maintenant.
L�ve-toi.
Et souviens-toi.
Des roses ? Elles sont superbes !
En quel honneur, Gordon ?
Pas ici, Gordon. Plus tard.
Attention, Gordon !
Oh mon Dieu, Gordon...
Arr�te, Gordon !
Fais-le, Gordon.
Fais-le, Gordon.
Fais-le maintenant.
Wendy, c'est moi. Ne raccroche pas, s'il te pla�t.
Je veux juste te dire � quel point je suis d�sol� pour ce qui s'est pass�.
Je suis tellement d�sol�.
Je me sens si seul.
Je veux rentrer � la maison.
Je veux te serrer dans mes bras, ainsi que mon b�b�.
Peux-tu me pardonner ?
Peux-tu me pardonner ?
O� vis-tu, Simon ?
J'habite les faibles et les bless�s,
Doc.
- French TeAm - - www.frigorifix.com -
- traduction : Doc Justice - - relecture : TshAw -
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