All language subtitles for Monsieur.Parizot.S01E01.Part.2.FRENCH.1080p.WEB.x264-FW

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Original subtitles

...

-Merci à tous d'être présents ce soir autour de cette table

pour accueillir et échanger avec Jean Dominique.

Alors, cet après-midi, il y a eu un signe

qui a été envoyé

pour désigner son ami

comme le vecteur privilégié

pour rentrer en contact avec lui.

-Je sais pas bien comment ça marche, votre truc.

On peut lui demander ce qu'on veut ?

-Ma mère pose les questions. -Personne n'a jamais répondu.

-Charles... Je veux dire Christian,

mettez-vous à la table, de ce côté-là. Merci.

Sainclair, je t'ai déjà dit

que Jean Do ne supporte pas quand on fume à l'intérieur.

-Si sa présence ne tient qu'à un cigare, je vous laisse.

-Je demande

à tous une grande concentration

et le plus grand silence.

Gargouillements

...

-Excusez-moi. C'est que, l'hiver,

je mange à 19h20.

J'ai l'estomac réglé

comme du papier à musique.

-Bien.

Parfait. Bon ben, nous allons commencer.

Mettez vos mains en contact pour faire passer

l'énergie. Concentrez-vous.

Les mains en contact.

Respirez bien.

Fermez les yeux.

Très bien.

Esprit,

es-tu là ?

Grincement de porte

Esprit de Jean Dominique de Saint Ulrich,

- es-tu là ? - Fracas

Jean Dominique ?

Ne lâchez pas vos mains.

Ne lâchez pas vos mains.

Jean Dominique,

tu essaies

de communiquer ?

Tu veux parler avec ton ami

Christian ?

C'est lui que tu as élu.

C'est lui, le vecteur humain

qui est prêt. Allez, la voie est libre.

Allez, la voie

est libre !

Parle ! Oui !

Il est là.

Parle. Parle.

Parle !

Oui. Oui !

Il ronfle.

...

-Bravo, maman. Y a plus

qu'à le faire dormir ici.

...

*Téléphone

...

*-J'ai plus de nouvelles.

Vous deviez...

On dirait que vous avez vu un fantôme.

*-Eh ben, non. Non, justement, j'en ai pas vu.

Je voulais demander à Dodo qui l'avait empoisonné,

mais il est pas venu.

- Je suis bien parti. Hein ? - *-Vous avez bu ?

-J'ai bouffé tous les...

*tous les bonbons fluo de Vianney.

-Les bonbons ?

*Vianney, c'est un chimiste.

Les deux types dans la forêt, c'est des dealers.

Les bonbons, c'est de la drogue.

C'est pour ça que vous êtes bizarre.

-Vianney se drogue ?

-A-t-il drogué son père, surtout ?

-Oh !

- Je vais tirer tout ça au clair. - *-Ah non. Vous...

Musique intrigante

...

-Hans m'a dit que Vianney traînait près de ses fûts.

...

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Même couleur que les bonbons.

C'est plein.

C'est là que le petit chimiste

fabrique ses petits bonbons à la drogue.

On entre.

...

*Téléphone

...

-Vous voulez quoi ?

Maintenant ?

Place de la gare à Colmar, je suis là

- dans 30 mn. - Fracas

...

Vous faites quoi là ?

-Et vous ?

Vous cachez bien votre jeu.

Le gentil fils pétochard,

bien propre sur lui,

qui fait tourner son petit labo clandestin.

-Je vous expliquerai tout à l'heure. Ils vont me faire du mal.

-Ils vous feront rien. Je m'occupe de tout.

*-Allô ? -Brigadier Bauer.

Allez immédiatement place de la gare à Colmar

interpeller les individus que j'ai photographiés dans la forêt.

*-Donc c'était bien... -Des trafiquants de drogue.

Et faites vite, vous avez 30 minutes.

- Ah ! Et vous m'en rendrez compte. - *-Mais j'ai pas...

-Vous n'avez pas empoisonné votre père avec votre saloperie ?

-Quoi ? Non, non.

-Videz-moi tout ça d'abord et, après, on parle.

Vous vous êtes mis

dans une sacrée panade !

-J'ai toujours été fasciné par le concept de chance aux jeux.

J'ai travaillé des années à mettre au point un algorithme

pour réduire le hasard au minimum.

-Vous avez essayé ça dans un cercle de jeu

plutôt qu'à la fête foraine.

-Mais j'ai gagné. Et beaucoup.

-Et vous avez perdu.

Vous vous êtes endetté et vous êtes coincé.

-Je gagnais pas assez pour rembourser 30 000 euros comme ça.

Ils ont commencé à me faire du chantage.

Alors, depuis, je leur fabrique des bonbons au cannabis

en échange de ma dette.

C'était ça ou ils allaient s'en prendre à papa.

-Et vous avez jamais pensé à lui en parler,

à lui demander son avis ?

-J'avais trop peur.

J'avais honte, aussi.

Avec papa, les relations étaient compliquées.

Dans la famille, on... on dit pas trop les choses.

J'imagine que c'était le poids du nom,

notre histoire, jamais montrer de faiblesses,

ou trop de pudeur, je sais pas, mais ça fait du mal.

-Je comprends.

C'est pas toujours facile.

-Ce qui m'aidait, c'est que papa savait rien.

-Tel que je le connaissais,

il aurait dit : "Ca te servira de leçon."

-Merci.

*-Vous avez arrêté les dealers ? -Oui.

*-Ils étaient où au moment de l'anniversaire de Jean Do ?

-A Amsterdam.

*-Amsterdam, effectivement, ça fait loin.

- -Par contre, j'ai du neuf. - *-Sur quoi ?

Je vous rappelle. Y a quelqu'un dans ma chambre.

Musique à suspense

...

-Vous m'avez fait peur. -Vous aussi.

Mais... c'est vous qui êtes dans ma chambre.

-Oui. J'ai frappé, mais ça ne répondait pas.

Je cherchais une paire de bougeoirs Empire en bronze.

-Vous avez trouvé ? -Non.

Josiane a dû les déplacer dans une autre pièce.

Encore désolée. Bonne nuit. -Bonne nuit.

Musique intrigante

...

C'est ça qu'elle est venue chercher :

la lettre de Bonaparte avec la carte de visite WK.

*Téléphone

...

- Allô ? - *-Vous m'avez raccroché au nez.

-Vous aurez du mal à suivre les fulgurances de ma pensée...

*-Je sais qui est ce WK, c'est Wilfried Keller,

un antiquaire.

- Je vous envoie ses coordonnés. - *Message

-Je l'appelle.

*-Vous avez vu l'heure ? -La vérité n'a pas d'heure.

Musique intrigante

...

...

Le même papier à lettre de Napoléon qu'elle m'a piqué hier soir.

...

L'entête de Bonaparte.

Plus vrai

que nature.

Voilà comment on fabrique des faux.

-Sortez d'ici !

-Depuis combien de temps imitez-vous l'écriture de Bonaparte ?

Franchement, beau boulot.

Même si un expert très pointu,

comme Wilfried Keller, a découvert que vous lui aviez vendu un faux.

-Je comprends pas...

-Oh ! N'essayez même pas.

Je sais parfaitement ce qui s'est passé

depuis que votre père a reçu la lettre de l'antiquaire.

Le jour de son anniversaire,

il vous a convoquée dans son bureau !

-Tu te rends compte des conséquences pour la fondation ?

-Il avait reçu une lettre de Wilfried Keller.

La fondation a vendu une fausse lettre de Bonaparte

pour 125 000 euros.

L'antiquaire menace de faire un procès si on le rembourse pas.

Vous protestez, mais votre père sait.

Il sait que cette lettre est un faux.

Il sait que vous avez passé

un diplôme de restauration de manuscrits anciens

et que vous êtes en possession de la pierre de gravure.

Comme c'est un homme d'honneur,

il va payer l'antiquaire, mais, vous aussi, vous allez payer.

Il vous ordonne de quitter la fondation

à laquelle vous avez tout sacrifié.

C'est le choc, douleur, colère.

Et puis, vous vous dites que, non,

il est temps de vous libérer d'une famille ingrate,

et il suffit pour ça...

de quelques gouttes de poison.

-Le seul poison dont j'ai fait usage, c'est celui de la vérité.

Je lui ai avoué ce que j'ai fait

pour lui cacher depuis 3 ans...

que la fondation est à sec.

Cette fondation,

c'était... toute la vie de mon père,

sa passion, son héritage.

-Vous voulez dire que vous avez fabriqué des faux...

-Pour lui éviter de mettre la clé sous la porte

d'une institution familiale de 200 ans.

J'ai fait ça pour lui.

Parce que je l'aimais.

-Il a dit quoi ?

-Il m'a demandé pardon.

-Je suis désolé pour toi.

-Il m'a dit qu'il allait trouver des solutions,

que Jennifer, son assistante, allait moderniser la fondation,

faire rentrer de l'argent.

Il m'a annoncé qu'il reprenait la direction de la fondation

et qu'il nommait Jennifer au conseil d'administration.

Là, j'ai eu la confirmation

que mon père, 60 ans,

s'était fait mettre le grappin dessus

par une femme de l'âge de sa fille.

-Et alors ?

-Il a nié.

C'est en sortant de son bureau

que j'ai décidé de quitter la fondation et le château.

Il est temps que j'avance et il faut que je m'éloigne de ma famille.

Hier, j'ai accepté un poste au Musée de la reine Sofia à Madrid.

Si, d'ici là, je n'ai pas été mise en examen.

-Dans la vie,

j'ai toujours pensé que chacun avait droit à une seconde chance.

-Merci.

-Ca va aller.

T'as toujours pas trouvé le passage secret ?

-Maman, ça te dirait, une balade ? Ca fait longtemps.

-J'ai beaucoup de travail

et le notaire arrive à midi pour le testament de grand-père.

Ca peut attendre.

Je me change et je te rejoins ? -OK.

-Vous avez un vélo ?

Quand j'ai besoin de réfléchir, il faut que je pédale.

Musique dynamique

...

Musique intrigante

...

La gourde collector Maillot Jaune 2023 que je t'ai offerte.

...

Ton téléphone.

...

-Je vous cherche partout.

La notaire vient d'arriver.

Vous attendez

de charger votre téléphone ?

-C'est celui de Dodo.

J'ai retrouvé sa gourde sur le chemin du domaine.

C'est pas la route qu'il aurait dû prendre pour me rejoindre.

-Donc il est tombé de son vélo,

n'a pas ramassé la gourde ni son téléphone parce que...

il avait peur ?

-Quelqu'un l'a poursuivi et traqué

jusqu'à ce qu'il soit obligé de prendre cette foutue route.

-On oublie la piste du poison. -Evidemment.

Je sais, c'était une idée à vous, mais bon...

-Non, mais quel culot !

La traque mortelle, ça reste une vue de l'esprit.

-Ca, c'est du Delormes :

incapable d'accepter ce qui vient d'un esprit supérieur.

*Bip

Ah, ça y est, il est chargé.

-On n'a pas son code.

-Oh que si.

Croisez les doigts.

1978. Première victoire de Bernard Hinault.

-Commencez par les messages.

-C'est quoi, ça ?

-Laboratoire d'analyses ? Y a une pièce jointe.

Oh, la vache !

-J'en étais sûr.

-Je suis ici pour vous faire part des dispositions testamentaires

de M. Jean Dominique Saint Ulrich,

modifiées la semaine dernière.

Le premier bénéficiaire

est M. Christian Parizot,

son compagnon de route.

Le défunt vous lègue ses biens relatifs à la pratique du vélo

ainsi qu'un maillot jaune

ayant appartenu à Bernard Hinault.

-Oh !

-Super.

-Pour avoir supporté,

cette famille, Mme Josiane Kopp, gouvernante du château,

recevra une retraite annuelle de 30 000 E

et l'entière propriété d'une maison de 100 m2 à Obernai.

Le domaine ainsi que le château de Saint Ulrich et tous les biens

sont légués à part égale

à Astrid, son épouse,

ainsi que ses deux enfants, Faustine et Vianney.

-Merci, maître. -Je n'ai pas fini.

Trois assurance-vie

comprenant des biens immobiliers

et des liquidités d'une valeur globale

de 3,5 millions d'euros ont été souscrites au nom de...

Mme Jennifer Maillard.

-Quoi ?

C'est impossible.

C'est pas le testament de mon mari.

-Je comprends votre surprise,

mais M. de Saint Ulrich était

en pleine possession de ses facultés mentales.

-Je savais pas.

-Ah bon ?

Vous couchiez avec lui ?

-Non, je suis... -Sa fille.

Jean Do a fait

un prélèvement sanguin, dont il a reçu le résultat

avant de refaire son testament.

La filiation

entre Jennifer Maillard et lui

est positive sans ambiguïté.

-Attendez.

Quand est-ce que mon mari a fait une prise de sang ?

Il a pas revu son médecin depuis...

-C'est moi.

-Toi ?

-Jean Do m'a demandé une ordonnance

pour ses allergies.

Je savais pas.

-Josiane, allez me chercher un verre d'eau, s'il vous plaît.

Musique calme

...

-Ca les a assommés, ça.

-Juste avant de mourir, ma mère m'a dit

que mon père s'appelait Jean Dominique de Saint Ulrich

Ca avait été un... un amour d'été.

Et elle était enceinte.

-Elle lui a rien dit ?

-Vous savez, Jean Do, à l'époque, c'était un...

un jeune étudiant de bonne famille

avec un avenir tout tracé.

Ma mère habitait en Corse. Elle voulait pas quitter son île.

Du coup, elle a décidé de garder son bébé pour elle toute seule.

Quand elle est morte, j'ai eu envie de...

de rencontrer mon père.

-Comment vous lui avez annoncé ?

-J'ai appris à le connaître.

Je lui ai parlé de maman.

Je lui ai montré des photos d'eux.

C'est eux.

Et puis, je lui ai dit. Ca a été un choc.

Pour la 1re fois de ma vie, j'avais un père.

-Et pour les tests, il a accepté ?

-Les tests ADN, c'est moi qui lui ai imposés.

J'avais tellement peur qu'il me croie pas.

-Et les bijoux ?

-Vous savez même pas combien de fois je les ai refusés.

Mais c'était important pour lui.

C'était peut-être pour me montrer que je faisais partie de sa famille.

-Après la lecture du testament,

c'est vous qui aviez le plus intérêt à ce que Jean Do disparaisse.

-Je venais à peine de retrouver mon père, ça a pas de sens.

Pourquoi vous dites ça ? C'était pas un accident ?

-Toutes mes condoléances.

J'ai une question à vous poser : vous étiez où le matin de sa mort ?

-J'étais avec Sainclair.

On avait passé la nuit tous les deux.

On est ensemble.

-Vous faites pas les choses à moitié, vous.

-J'ai passé 2 ans à m'occuper de ma mère,

j'avais juste besoin d'avoir quelqu'un dans ma vie.

-Avec Sainclair, vous avez tiré le gros lot, là.

-On va se faire piquer l'enquête par mon boss.

Il croyait pas à l'hypothèse du meurtre.

-Mais vous, vous m'avez fait confiance.

-Ma mère m'a appris à croire en deux choses :

ce que j'ai dans la tête et ce que j'ai dans le ventre.

-Elle fait quoi ?

-Enquêtrice à la section de recherche.

Lieutenant-colonel.

Elle est morte y a 5 ans.

-Désolé.

Vous pouvez m'appeler Christian, si vous voulez.

-D'accord.

Bon. On a éliminé : Hans, Vianney, Faustine,

Jennifer et Sainclair.

Il nous reste plus...

que Josiane et Astrid.

Elles ont pas de mobile.

-Il faut qu'on se mette à leur place.

C'est ce que fait Delormes quand il doit gérer des conflits.

-C'est qui, Delormes ? Un gendarme ? Un flic ?

-C'est le patron du Camping Paradis,

là où je passe tous mes étés depuis 35 ans.

-Vous me comparez à un directeur de camping ?

- -Ben... - *Message

Il lit le message.

...

Sainclair.

-C'est dans une demi-heure.

Musique intrigante

...

-C'est par là.

...

-Bougez plus !

-J'ai rien fait. C'est pas moi.

C'est pas moi.

-Sainclair.

-C'est pas moi.

-Il est mort.

-C'est pas moi, je vous le jure.

-Je suis désolé. On est arrivés trop tard.

-C'est un cauchemar.

Je savais que Sainclair et Josiane se supportaient pas, mais...

-Il soupçonnait Josiane d'avoir tué Jean Do ?

-Ben... je l'ai pas cru. Il avait pas de preuves.

-Apparemment, il en avait une.

-Quoi ? -Eh ben...

Allez, venez, restez pas là.

-Il faut que vous me parliez.

Qu'est-ce qui s'est passé, exactement ?

-A 20h, j'ai reçu un SMS de Sainclair,

à propos d'une certaine lettre qu'il a trouvée

dans le bureau de Monsieur.

Il me demandait de le rejoindre dans le cabanon

pour qu'on en parle.

-Vous me montrez ce message ? -Je l'ai plus.

Il s'est effacé presque tout de suite.

-Ensuite, vous êtes allée au rendez-vous, il est 20h30...

-Quand je suis arrivée,

il était allongé par terre dans le noir.

J'ai pensé qu'il faisait un malaise.

J'ai voulu le relever, mais sa tête était recouverte de sang.

Alors j'ai paniqué.

J'ai voulu aller chercher du secours et...

C'est à ce moment-là

que vous êtes arrivés.

-C'est quoi, cette lettre ?

-Mme Josiane Kopp, vous pouvez venir ?

Bonsoir, madame.

Capitaine Brunet, gendarmerie de Colmar.

J'ai fait des découvertes très intéressantes,

notamment vos journaux intimes, que j'ai parcourus rapidement,

mais assez pour identifier votre mobile

pour le meurtre

de Jean Dominique de Saint Ulrich et son beau-frère.

Depuis plus de 40 ans,

vous étiez secrètement amoureuse de lui.

Vous aviez supporté qu'il épouse Astrid,

une femme de sa condition,

mais, lorsque Hans, le régisseur,

vous a montré ces photos...

vous n'avez pas supporté. Avant ce matin, vous ne saviez pas

que Jennifer Maillard était sa fille.

Il y a quelques jours,

vous avez écrit cette lettre à votre patron.

Lettre qu'on a trouvée dans la chambre de M. Sainclair.

"Cher Jean Dominique,

"cette relation vous dégrade.

"Je ne supporte plus cette situation de mensonge.

"Mettez cette petite garce dehors. Sinon, je vais

faire quelque chose que je regretterai toute ma vie."

Ca me semble assez clair, non ?

Mme Kopp,

où étiez-vous le matin de la mort de M. de Saint Ulrich

entre 7h et 8h ? -Dans ma chambre.

-Des témoins ?

-Non.

-Désolé.

Emmenez-la, s'il vous plaît.

-Veuillez me suivre, s'il vous plaît.

-Je vous dois des excuses, brigadier.

Personne ne vous a écoutée quand vous avez évoqué un meurtre.

Votre mère aurait été très fière de vous.

Pour Saint Ulrich,

l'empoisonnement est l'hypothèse privilégiée.

-C'était où ?

-Dans la salle de bains de la gouvernante.

-Josiane !

Le flacon dans la salle de bains, c'était quoi ?

-Les corticoïdes pour empêcher les crises d'allergies de Jean Do.

-Après cette histoire d'allergie à mon cake,

qui a failli le tuer,

je lui mettais quelques gouttes dans sa tasse.

-Le goût amer du café...

C'était pas du poison, c'était de la cortisone.

On a tout faux depuis le début.

Josiane, on va vous sortir de là !

Je vais aller voir la petite.

Musique douce

...

Ca va ? Tu tiens le coup ?

-C'est à cause de moi qu'ils ont arrêté Josiane.

Un brigadier est venu me demander ce que j'avais vu ce soir.

Je lui ai dit que j'étais allée pêcher avec Hans

et que j'avais vu Josiane aller vers le cabanon.

-T'as dit la vérité, c'est très bien.

-C'est le seul chemin qui va du château au cabanon.

Josiane, c'est la seule qui...

-Toi, tu crois pas que Josiane...

-Non, elle aurait jamais fait ça.

En plus, pas à grand-père. Elle l'adorait.

-Ca tombe bien.

Je pense exactement la même chose que toi.

Le seul crime de Josiane, c'est sa cuisine.

Musique rythmée

...

-Je dormais pas.

Vous étiez où ?

-Je suis allé faire un petit 50 km.

Il manque encore une pièce au puzzle.

L'avocat qui défendra notre assassin pourrait bien le faire acquitter.

*Message

Musique intrigante

Une vidéo de Camille.

-Qu'est-ce que c'est ?

-C'est l'heure du grand final.

...

-Excusez-moi,

j'ai du travail...

-Pourquoi vous voulez nous voir ? Le coupable est en prison.

-Oh non, madame.

La personne qui a tué Jean Dominique et Sainclair

se trouve dans cette pièce.

Permettez-moi de faire avec vous

le film des événements que j'ai reconstitués

avec la lieutenant.

Retour le matin

de ce qui est ni un accident

ni un empoisonnement.

Voilà les deux premières pièces

du puzzle.

Musique intrigante

...

Jean Do quitte la cour du château

entre 7h et 7h30.

Il n'est pas bien.

Pourquoi ? Vous le saurez plus tard.

Parce que, pour l'instant,

une voiture le suit.

Une voiture le suit d'une façon très pressante,

dangereuse, même,

puisqu'il tombe sur le chemin forestier.

Chute

Pressé, menacé, Jean Do n'a pas le temps de récupérer

ni son téléphone ni sa gourde, qu'il a perdus lors de la chute.

L'une des premières choses qui m'ont intriguées,

c'était pourquoi Jean Do aurait pris une route

que nous avions bannie de nos circuits

parce que bien trop dangereuse ?

Surtout sous la neige.

Tout simplement parce qu'il essayait d'échapper

au véhicule qui le pourchassait depuis le domaine

et qui, finalement, le faucha par surprise.

Choc

Chute

Pourquoi la personne qui conduisait traquait Jean Dominique ?

Pour récupérer un document.

Une preuve qui pouvait lui faire tout perdre.

Cette voiture appartient forcément au meurtrier.

Attention, il y a un piège.

C'est une voiture électrique qui a démarré en silence

pour traquer Jean Do très tôt, ce matin-là.

-La voiture de Sainclair.

-Un point pour l'ingénieur.

Une voiture au moteur si silencieux

qu'elle n'a pu être entendue par aucun d'entre vous.

Quand je suis arrivé

au château, Sainclair s'acharnait à essayer de faire disparaître

les traces de la poursuite de la veille.

Alors, ça brique ?

-Pardon, mais... c'est Sainclair qui a tué Jean Dominique ?

-Sainclair avait besoin d'argent pour monter sa clinique,

mais pourquoi tuer Jean Do,

alors qu'il savait qu'il ne lui léguerait rien ?

Pas de mobile, pas de meurtrier. Mais...

Sainclair, complice.

-Complice de quoi ?

-Lors de la révélation du testament,

tout le monde tombe des nues, sauf Sainclair.

Jennifer hérite de tout, sauf le patrimoine familial.

Le jackpot, c'est pour elle.

L'assassin aurait-il tué Jean Do pour rien ?

-Josiane a touché un héritage très confortable

de la part de mon père.

-C'est vrai.

Sauf que, quand elle l'apprend,

cette pauvre Josiane n'y croit pas.

Elle est en pleurs, car elle est certaine

que sa lettre pleine de menaces l'avait bannie du coeur de Jean Do.

Une lettre que Sainclair a trouvée et récupérée

pour sadiser la gouvernante, sa meilleure ennemie.

Mais Sainclair est complice

du meurtrier...

qui connaît donc l'existence de cette lettre.

-Josiane est devenue le bouc émissaire de l'assassin

pour la mort de Jean Dominique de Saint Ulrich et le meurtre

de Sainclair.

-L'assassin a donné rendez-vous à son complice au cabanon

parce que Sainclair en veut toujours plus pour sa clinique.

Sainclair devient une menace,

et, comme il n'obtient pas ce qu'il veut,

il va tout balancer à la police.

-Je veux la moitié du pognon !

-Notre meurtrier n'a pas le choix :

il faut éliminer cette menace.

Chute

Et improviser. Il faut agir vite.

Qui est le coupable le plus crédible

pour les deux meurtres ?

L'assassin piège Josiane en lui envoyant un SMS

depuis le téléphone de Sainclair pour lui donner rendez-vous

30 minutes plus tard.

Dix secondes après, le SMS s'efface.

C'est par là.

Pourquoi 30 minutes alors que l'assassin est déjà sur place ?

Parce qu'il m'a aussi envoyé un message

depuis le portable de Sainclair.

Un message qui accuse Josiane.

-C'est pas moi.

-Arrestation de la pauvre gouvernante sur le lieu du crime,

tout l'accuse des deux meurtres,

rideau !

-Vous nous avez pas dit

comment Sainclair faisait chanter l'assassin.

-C'est simple :

il était en possession de la preuve

qui pouvait envoyer le coupable en prison.

Et où se trouve cette preuve ?

La clé de notre affaire ?

Seul un esprit

supérieur, doté d'un sens inné de la déduction,

pouvait identifier le détail

qui allait démasquer le double meurtrier.

Sainclair ne faisait pas confiance à son complice.

Il a donc dissimulé la preuve dans un endroit

que lui seul connaissait.

Et que j'ai découvert ce matin.

Ainsi que le mobile des deux meurtres.

La filiation entre Jean Do et Jennifer

a été parfaitement établie

grâce aux résultats

des analyses de sang.

Jennifer souffre,

comme Faustine et Vianney,

de la même allergie au sésame que son père.

Sauf que...

la veille de l'anniversaire de Jean Do...

les yeux fatigués de Josiane lui ont joué un sale tour

quand elle a préparé le cake pour le thé,

parce que, dans sa recette,

elle a utilisé un produit à l'huile de sésame.

-Il est très bon, ton gâteau. -Merci.

-Ca va ?

-Jean Do ?

-Evidemment, la réaction allergique de Jean Do a été immédiate.

-Vite, votre médicament !

-Oedème de Quincke, la gorge qui gonfle,

impossible de respirer.

Heureusement,

Jean Do a toujours son auto-injecteur d'adrénaline.

Alors qu'il retrouve

son souffle, il ne pense qu'à une seule chose :

Jennifer a-t-elle mangé du cake ?

Est-ce que sa fille, comme lui,

est en danger ?

Eh bien, non.

-Il a fait une réaction allergique.

-Jennifer a bien goûté du cake,

mais elle va très bien.

Et c'est là que tout bascule.

Jennifer, contrairement à Vianney et Faustine,

n'est pas allergique à l'huile de sésame.

Vous voulez nous dire pourquoi vous n'avez eu aucune réaction,

Mlle Maillard ?

Parce que vous n'êtes pas la fille

de Jean Dominique de Saint Ulrich.

-Quoi ? -Et les analyses de sang ?

-Ce n'étaient pas celles de Jennifer, mais celles de Faustine.

C'est Sainclair, votre amant,

qui vous les a fournies.

Voici la preuve.

Les analyses de sang de Faustine...

et les mêmes.

Falsifiées par Sainclair

au nom de Jennifer Maillard, sa maîtresse...

qui pouvait demander

tout ce qu'elle voulait à Jean Do, si pressé de rattraper

le temps perdu.

Financer la clinique de Sainclair, par exemple.

Sauf que...

la mort de Jean Do a tout changé.

Le matin de l'accident, Jean Do a appelé le laboratoire.

Il a les vraies analyses de sang de Jennifer Maillard,

qui, de façon irréfutable, n'est pas sa fille.

Blessé, furieux, il vous demande de quitter le château.

Il va porter plainte.

Il vous promet peut-être même... la prison.

Vous êtes en panique. Vous devez faire quelque chose.

On connaît la suite.

-Attendez. Excusez-moi.

Comment serait-elle allée du château au cabanon

sans être vue par moi ou Camille ?

-Pour ça, je dis merci à Camille.

Musique intrigante

...

Elle a trouvé ce qu'elle et son grand-père

cherchaient depuis longtemps : le passage secret du château.

-C'est quoi, ça ?

...

Je l'ai trouvé, papy.

-Un passage sous-terrain qui relie le château à la forêt,

à une vingtaine de mètres du cabanon.

Que vous avez découvert

dans la biographie de M. Tancrède de Saint Ulrich.

C'est l'archevêque qui a fait construire ce passage secret

pour rejoindre ses conquêtes

tout en préservant les apparences de sa fonction.

Vous avez suivi la voie du péché, puis du crime.

Rires

...

-Bravo.

Ah non, non, vraiment... Je vous ai mal jugé.

Vous avez une imagination très fertile.

Celle d'un retraité qui se prend

pour un mauvais personnage de roman.

Mais, de toute façon,

avec toute la thune que je vais toucher,

je vais me payer le meilleur avocat, qui va ridiculiser vos théories.

-Désolée.

L'héritier ne peut pas toucher de biens testamentaires

s'il est inculpé ou condamné pour homicide sur le donateur.

S'il vous plaît.

-Tu me touches pas. Tu me lâches !

-Vous avez raison.

Vous m'avez mal jugé.

Musique calme

...

-Va le voir, ma chérie.

-Je voulais vous dire au revoir.

-Sans toi, j'aurais jamais trouvé la dernière pièce du puzzle.

-J'ai eu de la chance.

Je vais vivre à Madrid avec ma mère.

C'est cool, hein ?

-Je suis content pour toi.

-Merci, Christian.

-Il doit y avoir plein de passages secrets à Madrid.

-Oui. J'espère.

-On risque pas de revoir Jennifer Maillard

avant une bonne dizaine d'années.

-Elle était redoutable, mais y avait plus fort qu'elle.

-Le grand détective M. Parizot ?

-Non, vous et moi.

Vous faites quoi cet été ?

-Les Cyclades, sur un voilier.

-C'est nul.

Le Camping Paradis, ça, c'est stylé.

Venez avec moi, je vous présenterai Delormes.

-Encore Delormes ? Pitié.

-Vous lui raconterez notre enquête, combien j'ai été brillant.

Sinon, si c'est moi qui lui raconte, il me croira jamais.

-Au revoir, Christian.

-En plus, cette année, on fête mes 35 ans de camping.

-On s'en reparle.

-Je dois pas oublier de lui dire de prendre un anti-moustique.

Sous-titrage : TransPerfect Media

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