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Zulu
...
Musique enjouée
...
*-Amis campeurs... -Evidemment, un répondeur.
*-Merci d'avoir appelé le Camping Paradis.
Votre camping vous accueillera à partir du 15 mai prochain.
-Deux jours plus tard que l'an dernier.
*-Laissez un message après le bip.
*Bip
-C'est Parizot. On est le 3 décembre,
assurez-vous que tout est prêt pour mon arrivée, le 1er juillet :
mon emplacement caravane premium plus,
l'all-inclusive et puis surtout,
les préparations des festivités pour mes 35 ans de Camping Paradis.
Alors, je voudrais qu'on prépare...
*Tonalités
Il va falloir tout faire soi-même.
Les cacahouètes. J'avais oublié les cacahouètes.
Musique intrigante
...
-Madame. -Merci, Josiane.
Musique douce
-Santé.
...
-Merci, Josiane.
...
- ... - Crépitement du feu
-Joyeux anniversaire, mon chéri. Mais tu as
une aura magnifique ce soir.
Regarde, tous tes ancêtres sont là,
autour de toi. Je le sens.
- Tchin, mon amour. - *Message
-Oh !
Le Metropolitan Museum de New York.
Je négocie une exposition : Napoléon
et l'Amérique. Je les rappellerai.
-Tu nous racontes tout ça pour nous prouver
qu'il y a que toi pour prendre la succession de ton père...
C'est pathétique.
-Moins que de se rouler à ses pieds
pour lui soutirer de l'argent.
*Message
Claquement de porte
...
-Bonsoir, mesdames, messieurs.
Joyeux anniversaire. -Merci.
-Il continue
de rajeunir, ce qui n'est pas le cas de tout le monde ici.
-Bon. Allez. -A toi l'honneur.
-Eh bien...
que dire ?
Un anniversaire, c'est souvent l'occasion de faire un bilan.
Le plus important,
c'est de savoir
que j'ai transmis des valeurs,
qui me permettent de me regarder en face dans le miroir.
...
Santé.
...
-Bon anniversaire. -Oh, ma mimi !
-Après le dîner, les cadeaux !
-Y a pas d'heure pour gâter
son grand-père.
Voyons ça.
Oh ! Des gants de vélo.
Oh, merci, ma chérie !
-Josiane, on peut passer à table ?
- -Oui, madame. - -Allons-y.
...
Musique sombre
...
Musique enjouée
...
*Signal
...
- -Ca va ? - *-Tu t'es pas abîmé
les ischios en dansant "Les Sardines",
parce qu'on va pas rouler en facteur.
*-Tu dis ça à chaque fois.
Tu nous as dégoté un bon resto ?
-Te brûle pas non plus. On est à la retraite.
*-Il est pas chaud, il est amer.
On se retrouve
dans une heure ? *-Comme d'hab.
- -Et couvre-toi bien. - *-Oui.
Musique intrigante
...
*-Bonjour, lieutenant.
-Ils le font exprès. Et ça continue.
- Ca continue. - *-Pas de veilleur de nuit.
-Quel bande d'incapables !
*-Cause de la mort ? -Coup à l'arrière du crâne.
Elle est morte sur le coup.
-Le mari a tué sa maîtresse
en se faisant passer pour son frère jumeau !
Ces toquards de scénaristes. Ils ont jamais vu les classiques.
Musique dynamique
...
Il sifflote.
...
... ...
Bon.
Dis donc, je commence à me faire du mouron, moi.
J'espère qu'il t'est rien arrivé ?
Musique intrigante
...
Brouhaha
-Bonjour, monsieur.
Vous pouvez pas rester là.
-Que s'est-il passé ?
-Un cycliste est décédé suite à une chute.
-C'est le vélo de Dodo.
-Pardon ?
-Ca fait 6 mois qu'on fait du vélo ensemble.
- Que s'est-il passé ? - -Il a perdu le contrôle
dans le virage, même s'il a essayé de freiner.
-Impossible.
Il prend jamais cette route.
En hiver, c'est dangereux, surtout avec cette tempête.
Sa gourde,
vous l'avez retrouvée ? -Quelle gourde ?
Elle quitte jamais son vélo. -Non.
On a retrouvé juste son portefeuille.
Il s'appelle Jean Dominique
de Saint Ulrich. -Quoi ?
-C'est votre ami, non ? -Oui.
Vérifiez son téléphone. J'ai laissé au moins 10 messages.
-On l'a pas retrouvé.
Je dois y aller. -C'est pas
un accident !
Il faut ouvrir une enquête !
-Je vais transférer ces informations à mon supérieur.
Je peux rien faire de plus.
...
-"M. Jean Dominique de Saint Ulrich est issu
"d'une ancienne famille de la noblesse alsacienne,
"à la tête de la Fondation impériale Saint Ulrich
dédiée à Napoléon Ier et à l'Empire."
Pourquoi tu m'as jamais dit ça, mon Dodo ?
Je croyais que t'étais à la retraite.
Et un château. Il manquait plus que ça.
Quelle famille ! Eh, ben dis donc, tu devais pas
te marrer tous les jours.
*Sonnette
...
-Lieutenant Bauer. -Ah ! C'est pas trop tôt.
Votre supérieur aurait pu se déplacer pour m'interroger.
-Le capitaine a demandé à ce que sa mort soit classée comme accident.
Pour lui, y a pas assez d'éléments.
-Que faites-vous là, alors ?
-Comment un cycliste aguerri a pu prendre une route verglacée ?
-Ah, quand même !
-Et aussi la gourde.
-Elle a jamais quitté son vélo. 80 km sans s'hydrater ?
-Son téléphone, il l'avait toujours avec lui ?
-Il l'a jamais oublié. Il gérait le GPS et la météo.
-On l'a pas retrouvé.
-Vous croyez que c'est un accident ? -Non.
C'est pour ça que je suis là.
-Entrez.
...
Vous pouvez vous débarrasser. -Merci.
Votre ami, c'était quelqu'un d'important.
-Ca, je le sais. Et alors ?
-Il avait souscrit des contrats d'assurance-vie
de plusieurs milliers d'euros. On a tué pour moins que ça.
-Moi, j'ai réfléchi et j'ai le mode opératoire du meurtrier.
Le café...
Ce matin au téléphone, il m'a dit qu'il était bizarre,
amer, une heure avant de mourir.
-Il aurait été empoisonné ?
Le téléphone sonne.
...
-Christian Parizot, j'écoute.
Non, je connais pas ce notaire.
Pardon ? Je suis sur quel testament ?
Saint Ulrich ?
*-La divulgation du testament
aura lieu après-demain à midi, au château.
Votre présence est requise.
- -C'est pas une erreur ? - *-Absolument pas.
D'ailleurs, la famille souhaite vivement vous rencontrer.
-Certainement pas.
Ils ont peur que je leur vole leur héritage ?
Si Dodo m'avait jamais parlé d'eux, c'est pour une bonne raison.
Au revoir. Merci.
-Pourquoi vous avez raccroché ?
Plus de 80% des meurtres sont commis par des proches.
-J'ai lu 3 fois l'intégral d'Agatha Christie.
-Ben, rappelez. -Ben, je suis pas à vos ordres !
Pourquoi j'irais dans un panier de crabes de nobles ?
-Vous sympathisez.
Vous écoutez, vous posez des questions.
-Vous me demandez d'infiltrer le château
pour découvrir le meurtrier ?
-Oui, enfin... -Je possède toutes les capacités
intellectuelles et psychologiques pour résoudre cette affaire.
Donnez-moi 2 jours
et l'assassin croupit en prison ! -Attendez.
Ecoutez...
Vous, vous me rapportez ce que vous entendez au château.
Et moi, je mène une enquête de routine dans la région.
Chacun son rôle. OK ?
-Si vous voulez m'assister, pas de problème.
-Je risque ma carrière à enquêter hors procédure.
Alors, vous faites ce que je vous dis,
avec tact et discrétion.
...
-Vous voulez un café ?
Musique intrigante
...
-Holà ! Je vous pas dérange, là ?
C'est réservé aux propriétaires. Déchargez votre matériel
et garez-vous là-bas. Hop ! -Quel matériel ?
-C'est pour l'entretien de la fosse septique.
-Votre sens de la physionomie me rend sceptique.
Pour un gardien...
-Ah non, régisseur.
-Je suis attendu par la famille Saint Ulrich.
Attention, véhicule de collection !
-Collection...
-Alors, ça brille ?
Pour les carrosseries, je mélange de l'eau, du savon
et du bicarbonate de soude.
Vous glissez l'éponge dans un collant pour éviter les traces.
-Je ferai ça quand je voudrai
que ma voiture
ressemble à votre épave.
-Veuillez excuser mon frère.
Il n'a aucun humour sur sa voiture.
Alors, c'est vous le coéquipier de vélo de mon mari ?
Charles Parizot ? -Christian Parizot.
Je suis désolé pour votre mari, madame.
-C'est gentil, Charles.
Mais, vous savez, mon mari est toujours parmi nous.
Son esprit n'a pas quitté ce château.
Rentrez. Toute la famille a hâte de faire votre connaissance.
Musique intrigante
...
-Je vous présente M. Parizot,
l'ami de Jean Dominique.
-Pardon pour cet accueil.
L'accident de mon père nous a bouleversés.
-Bienvenue au château Saint Ulrich.
-Ca doit pas être facile à chauffer.
Fioul ou gaz ?
Les chaudières à bois, c'est un bon rapport
qualité-prix, aussi.
-Vous êtes taureau ?
-Scorpion.
-J'en étais sûre. Un signe d'eau.
Vénus en 8, Pluton et Mars.
Mon mari était poisson. C'est pour ça que vous êtes amis.
-On voit vraiment que ça comme explication.
Il nous aura tout fait.
-Si vous voulez passer au salon.
Il y a des boissons.
-Si vous avez un bon jus de viande bien chaud.
Rien de tel quand il fait froid.
*Téléphone
-Excusez-moi, j'ai du travail.
-Venez.
Musique sombre
-Madame. -Merci, Josiane.
-Un café, monsieur ?
-Non !
-Une part de gâteau ?
-Non.
-Vous avez été surpris de figurer sur le testament
de mon mari, j'imagine. -Ou pas.
- Vous l'avez rencontré comment ? - -Sur la route.
Le vélo de Dodo avait déraillé. Il pleuvait.
Je l'ai aidé. Voilà.
-C'est étrange.
Il nous a jamais parlé de vous.
-Il m'a jamais parlé de vous non plus.
Votre père...
il était du genre à s'entendre avec tout le monde.
Je veux dire dans le coin,
dans ses affaires.
- -Vous vouliez me voir, Faustine ? - -En tant
qu'assistante de mon père, vous aviez droit à une chambre,
mais comme vous n'avez désormais plus de fonction...
-Je déménage ?
-Quand vous aurez trouvé un logement.
-Bien sûr.
Je vais faire au plus vite.
-Madame,
une femme de la gendarmerie vient au sujet de l'accident de Monsieur.
-Comme si c'était pas assez difficile comme ça.
Je suis désolée.
Veuillez m'excuser.
-Je viens avec toi ? -Non.
-Pourquoi ? Personne n'a rien à se reprocher.
Musique intrigante
...
-Ca doit taquiner le poisson
dans les douves.
Vous avez quoi ? De la perche ? Du sandre ?
-J'ai une tête à pêcher mon dîner ?
...
Je peux jeter un coup d'oeil ? -Oui.
...
Musique douce
...
-Camille ? C'est ça ?
-Vous êtes son copain du vélo ?
-Ton grand-père m'avait jamais parlé de sa famille,
sauf de toi.
Il m'a raconté tout ce que vous faisiez ensemble :
connaître les chants des oiseaux, pêcher, les champignons...
-Six jours après la pluie, le temps que les morilles aient poussé.
-Ben, tu vois,
toutes ces choses que t'as apprises grâce à ton grand-père,
tous ces moments avec lui,
même si, aujourd'hui, ça te rend triste,
tu vas t'en rappeler toute ta vie.
Et ces souvenirs te rendront heureuse.
-Merci.
J'ai trouvé le passage secret.
- -Quel passage ? - -On dit
que c'est une légende,
mais, grand-père et moi, on était sûrs qu'il existe.
-Je peux t'aider si tu me fais visiter le château discrètement.
-Oui.
-Votre mari, tout allait bien dans son travail,
la famille, sa santé ?
-Jean Dominique était...
un homme heureux.
Il adorait sa vie.
Et tout le monde l'adorait :
la fondation, ses clients, ses enfants, bien sûr,
et sa famille.
Et puis, je l'aimais depuis plus de 30 ans.
Sa santé, à part du cholestérol et des problèmes érectiles
les soirs de pleine lune,
il était en pleine forme.
Musique mystérieuse
-On est chez Mme Irma. -C'est ma grand-mère.
Ca fait caverne de sorcière.
Grand-père disait ça.
...
Il détestait cet endroit, il venait jamais.
-Ah bon ? -Ben non.
-Vous l'avez vu sortir de votre chambre hier matin ?
-Non, nous faisons chambre à part.
Et puis, je travaille tard le soir.
-Qu'est-ce que vous faites ?
-Professeur de sciences occultes à la faculté à distance de Bircham.
-Votre mari aussi était sensible à l'occultisme ?
-Jean Dominique me soutenait à 100% dans ma passion
pour la puissance des astres et la force des esprits.
-Grand-mère et lui
se disputaient souvent à cause des trucs d'astrologie.
Il lui a dit que, si elle arrêtait pas d'essayer
de faire parler les morts, il allait demander le divorce.
Grand-mère était très en colère.
On va chez Sainclair ?
C'est mon grand-oncle dermato.
-Oui, si tu veux.
Musique intrigante
-C'est votre soeur qui m'a dit...
-Ne pas se promener dans la lande à cause du chien de Saint Ulrich.
La répartition
des neurones n'a pas été très généreuse
pour ma soeur. Mais je la comprends.
Jean Do la touchait plus depuis un bail.
Fallait bien qu'elle s'occupe.
Pourquoi pas se faire plaisir avec des fantômes quand le lit est vide.
-Tant qu'ils restent inoffensifs.
...
-Sainclair fait ce qu'il veut, surtout si ça plaît pas
à la famille.
-C'est bling-bling, tout ça.
Ca fait pas très vieille France.
-Ses copines non plus, quand elles ont plus de 30 ans.
-C'étaient quoi, vos rapports ? -Reconnaissance éternelle.
Grâce à lui, j'ai pu finir mes études de médecine.
Quand il a épousé ma soeur, ma famille était ruinée.
On a touché le jackpot. -Merci pour votre franchise.
Vous êtes dermatologue ? -Oui.
-Je me suis dévoué au bien-être psychologique de mes patients.
-C'est la Nasa du cheveu, ce machin.
-Ca, c'est son grand projet. Il nous saoule avec sa clinique.
Musique intrigante
...
- -Tu sais ce que c'est ? - -Non.
-Il s'entendait bien avec ton grand-père ?
-Ca va.
Avant-hier, je les ai entendus se disputer.
-Allez, c'est révolutionnaire. -C'est long, Sainclair.
Que dois-je faire pour que tu comprennes ?
-Je te jure que tu vas le regretter !
-Tu sais à propos de quoi ils se disputaient ?
-Non.
On va voir l'atelier de ma mère ?
-Je suis la directrice générale de la Fondation Saint Ulrich.
J'ai un doctorat en histoire,
un diplôme de grande école de commerce et...
un master en restauration d'oeuvres d'art.
-Votre travail à la fondation consiste en quoi ?
-Je gère les dons et les ventes
de tous les artefacts ayant trait à Napoléon et l'Empire.
Je restaure certains objets dans mon atelier.
-Votre père était président de la fondation. C'est vous...
-Je prends sa place.
J'aurais aimé ne jamais voir ce jour arriver.
J'aimais mon père.
Il m'a tout appris.
Depuis la mort de mon mari, il a toujours été là pour moi
et pour ma fille,
Camille.
Musique mystérieuse
-C'est son atelier, ça.
...
Tout tourne autour de Napoléon ici.
-Faites gaffe, ça coûte hyper cher.
...
-Ta mère fait de la restauration.
-Oui.
...
-Ses journées sont bien remplies.
-C'est pour ça je passais autant de temps avec grand-père.
Maman est tout le temps débordée.
...
Maintenant qu'elle va devenir présidente, ça va être pire.
...
-Et ton oncle Vianney, il est sympa avec toi ?
-Vianney, il est spécial.
...
-Vous n'avez aucun lien professionnel avec votre père.
-Moi, je suis ingénieur en chimie pharmaceutique.
Faustine avait été désignée héritière de la fondation.
Je ne suis que le second.
Le vilain petit canard de la famille.
-Pourquoi donc ?
-Napoléon était un tyran et je préfère mon laboratoire
à ces gars-là stupides de cette fondation ringarde !
-Vous parliez comme ça auprès de votre père ?
Vianney, c'est l'opposé de Sainclair.
C'est pour ça qu'ils se détestent.
Vianney, il est pas fun, coincé, nul avec les filles.
J'ai essayé de l'aider. Regardez, mais bon.
J'arrive pas à l'aider à s'habiller.
-Pas de chaussettes blanches, aucune chemise à fleurs.
Il va finir célibataire, le tonton.
...
Tiens, tiens.
...
Petite musique
...
Cloche
Musique intrigante
-Trop cool, y a des bonbons.
Vous direz rien, hein ?
- -Que faites-vous là ? - -Rien.
-Tu fouilles dans mes affaires ? -Non.
-C'est ma faute.
Camille me faisait visiter le château
et je voulais vous dire bonjour.
- -On se connaît même pas. - *Message
-Oui. On se verra quand on se sera déjà vus.
Musique intrigante
...
-Ah !
Vous regardez quoi ?
C'est peut-être un poil too much
comme bijoux, mais si un mec m'offrait ça,
je dirais pas non.
-C'est pas le cadeau du siècle.
Je vous laisse toute votre bijouterie là pour ça.
Ca, c'est le vrai trésor. Tour de France 1978.
1re victoire de Bernard Hinault,
contre-la-montre Metz-Nancy.
Le maillot jaune à 3 jours
de la fin.
Le 23 juillet, sur les pavés des Champs-Elysées,
malgré la douleur, la sueur, les cris de la foule...
"Bernard ! Bernard !"
-On se remet sur l'enquête plutôt que de parler de Bernard Pinault...
-En tous les cas, d'après ma source adolescente,
la fête anniversaire de Dodo,
c'était pas ambiance langues de belle-mère et cotillons.
...
- Tiens, tiens. - -C'est quoi, ça ?
...
-"Lettre d'amour
du Premier Consul général Bonaparte à sa femme, Joséphine."
Qu'est-ce que c'est ?
"Suite à notre échange téléphonique,
préparez-vous à payer très cher." -Et c'est signé
WK.
-Menace ou négociation ?
Dans le doute, je garde.
Allez, on continue.
-Regardez.
Qu'est-ce que c'est ?
"Clinique du cheveu".
-Ca ? C'est le projet de Sainclair.
Mais aussi un excellent mobile de meurtre.
Ca fait un bail qu'il veut financer son temple de la greffe capillaire.
Camille l'a entendu se disputer avec son grand-père quelques jours
avant sa mort.
-Jean Do refuse d'investir dans sa clinique,
Sainclair se débarrasse de lui et avec l'argent de l'héritage...
-Il peut enfin lancer son paradis du cheveu.
-Je vais me renseigner sur le financement de la clinique.
Bougez pas.
Vous approchez pas
de Sainclair. OK ?
On frappe à la porte.
...
-Pas la peine
de me dire au revoir. -Non.
Votre beau-frère m'a dit que vous êtes
le meilleur dermato de Colmar.
Vous pourriez me conseiller une pommade ou quelque chose ?
-C'est fascinant.
C'est proprement fascinant. Entrez.
Entrez.
Asseyez-vous.
Vous avez le crâne parfait. -Ah oui ?
Personne m'a dit que... -C'est fascinant.
Je peux faire de vous mon égérie. Vous permettez ?
Ne bougez pas.
Regardez-moi.
Souriez. Souriez.
Voilà. Parfait.
C'est vous.
Et là...
vous choisissez
et moi, je crée.
-Je sais pas si ça m'irait. -Vous préférez ?
-Celle-là, ça fait quand même un peu...
Ca m'irait, ça ?
-Ca, c'est très bien.
-Ouais. -Je vous ferai pousser des greffons
capillaires naturels qui appartiennent à un donneur.
-Et ça va chercher dans les combien, ça, une greffe comme ça ?
-Entre 20 000 et 40 000 euros.
-Vous aviez parlé
de votre clinique à Dodo ? Un projet comme ça, ça se refuse pas.
-Jean Do, il était totalement emballé.
-Avec l'héritage,
y aurait plus de soucis pour financer votre clinique.
-Vous, le retraité, vous l'avez harponné comment,
Jean Do, hein ?
On frappe à la porte. Oui ? Quoi ?
-Est-ce que ces messieurs déjeunent ici ?
-Surtout pas. Et je vous conseille de faire pareil.
Elle va vous empoisonner.
-Ne dites pas ça ! -C'est lourd, ça colle.
Il la gardait par charité. -Et vous ?
Parce que vous êtes le frère de Madame !
-Allez, dégagez ! Allez.
Musique intrigante
-Non, mais...
...
Vous savez quoi, Josiane ?
J'ai envie de la goûter, votre cuisine.
-Avec plaisir. Venez.
Eh ben, moi, je vous le dis,
au testament, il va y avoir du sang, de la sueur et des larmes.
Pas forcément dans cet ordre.
-Et vous, vous travaillez ici depuis longtemps ?
-Personne ne les connaît mieux que moi.
Tout le monde a des secrets. Même Monsieur, il en avait.
-Y a pas de grand homme sans valet.
-Et surtout pas pour ce fouinard de Hans,
qui fout son nez partout. A peine ici,
il a piqué la place de mon père.
Tenez.
Goûtez-moi ça.
C'est mon plat signature.
-Cette présentation ! On sent que c'est bon.
Musique légère
Délicieux !
Et...
...
Hans, il sort d'où ?
Il est allemand, c'est ça ? -De l'Est.
Il appartient à la branche prussienne.
-Vous le trouvez fouineur, c'est ça ?
-Sournois, faux-cul et ingrat, avec ça.
Je l'ai entendu parler à Monsieur.
Si c'était moi, je lui aurais foutu une gifle.
Dispute
...
-Vous devez respecter mon travail ! -C'est ma décision, désolé.
...
Musique intrigante
-Oh ! Je vois qu'il apprécie.
Ca fait plaisir d'avoir un fin gourmet dans sa cuisine.
...
-Oh ! Non, mais...
-Quoi ? -Josiane !
-Erst Du Verruckt ?
-Me cherche pas !
-C'est dégueulasse ! -Je vais te balancer la poubelle !
-Scheisse !
...
Propos inaudibles
-Mon pauvre !
Que vous est-il arrivé ? -Je déchargeais
- et j'ai pris ça sur la tête ! - -C'est marrant.
C'est la même que Delormes.
Non, c'est...
un ami, directeur d'un camping,
à Martigues, près de Marseille.
-Le Sud.
Le soleil, la plage, la daube provençale.
Je déteste le Sud.
-Vous détestez Josiane aussi.
-Oui. Méfiez-vous parce qu'elle peut vous tuer.
Y a 3 jours, elle a préparé un cake pour Jean Dominique.
Ben, il a failli mourir.
Il est allergique au sésame, comme ses enfants.
-Josiane le savait ?
-Oui. Elle le connaît depuis qu'il a 15 ans.
-Comment elle a expliqué... -Comment ?
Je vais vous le dire.
La Josiane, elle a pleuré, elle a imploré. Hein, Josiane ?
"Pardon, j'ai fait une erreur." Mais, moi, je la crois pas.
Heureusement que Jean Dominique avait son adrénaline.
Sinon, il serait...
-Mort ? -Oui.
-Et il est mort quelques jours après.
-Pas de pot. Bon, je vais...
...
Attention ! Toujours là, à traîner.
...
-Attendez, je vais vous aider. -Merci.
-Je suis Christian,
l'ami cycliste de Jean Dominique. L'intrus sur le testament.
-Oui, pardon.
-Dites donc...
il aime pas beaucoup de monde, le petit Prussien.
-Pour ma part, je sais pourquoi.
Je lui ai dit que la cuvée méritait plus le cubi que la bouteille.
Depuis, il me déteste.
-En même temps, une soirée d'été, un bon cubi bien frais...
-J'avais dit ça à Jean Dominique pour économiser de l'argent.
Il avait déjà investi pour faire revivre ces vignes.
-Hans faisait du vin ?
-Oh ! Il est maître de chai autoproclamé.
C'est devenu son obsession.
-C'est ça qu'elle a vu, Josiane, l'engueulade dans le chai.
Jean Do refusait à Hans de faire son vin au domaine.
-Vous pouvez le poser sur le bureau.
...
Mettez les livres là-bas.
Merci.
-Bon. Déjà,
l'archevêque Tancrède va bien.
Eh ben, mon copain, il a passé du bon temps au château.
-Pardon, je l'ai emprunté dans la bibliothèque de la famille.
Je dois le remettre, sinon j'ai peur que Faustine
m'accuse de l'avoir volé.
C'est compliqué avec la famille. -Pourquoi ?
Vous le connaissiez depuis longtemps, Jean Do ?
-Depuis 6 mois.
En fait, on s'est rencontrés au musée Fesch, à Ajaccio.
Je travaillais là-bas et lui, il était venu animer
un colloque. Et puis, on s'est tout de suite
bien entendus.
Son assistante partait à la retraite,
alors il a proposé de m'embaucher au feeling.
-C'est tout Dodo, ça.
Musique triste
-Vous savez, il m'a fait confiance.
Il m'a tellement appris. Il était tout le temps
dans la transmission, à l'écoute, généreux.
...
C'est une belle personne.
-Je sais.
-Je suis désolée. Pardon.
...
-87, 89.
Y a une erreur de classement.
Musique intrigante
...
C'est pas possible !
-Mais qu'est-ce que vous faites dans le bureau de mon mari ?
-J'admirais ce tableau
de l'aïeule de votre mari.
Les bijoux, ils sont toujours dans la famille ?
-Dans notre coffre, à la banque. Pourquoi ?
-Comme ça. Pour rien.
Musique mystérieuse
...
-C'est un signe !
...
Jean Dominique essaie de communiquer
avec moi !
Je vous veux avec nous ce soir.
-Pourquoi ?
-Je vais rentrer en contact avec mon mari.
Vous êtes l'interprète qu'il a choisi pour communiquer
avec les vivants. -Mais non.
-Josiane, nous serons un de plus ce soir.
Préparez tout dans le salon. Je commencerai ma séance à 20h.
-Bien, madame.
Musique rythmée
...
-J'étais sûr qu'il fallait tourner à gauche.
C'est au bout du jardin.
Musique intrigante
...
Qu'est-ce qu'il fricote avec ces types, l'ingénieur ?
C'est quoi, ces bidons, là ?
...
Clic d'appareil photo
...
-Vous êtes vraiment obligé ? -Ca m'aide à réfléchir.
-On joue au petit bonhomme ou on traque un assassin ?
-C'est excellent pour la projection mentale, pour les plus
de 170 de QI.
-HPI. Carrément.
Vous passez encore entre les portes ?
-Vous êtes comme Delormes.
Dès que vous vous sentez en situation d'infériorité,
vous raillez.
-Je me sens inférieure à personne. C'est qui, ce Delormes ?
-Bon. Tous les habitants
du domaine Saint Ulrich sont suspects : la veuve,
qui donne dans l'astrologie
et l'occultisme, son beau-frère,
qui veut s'en mettre plein les poches en plantant des cheveux.
Il voulait me faire la tête de Bob Marley.
-La fille parfaite qui remplace papa.
-Son petit frère,
l'ingénieur coincé,
qui fréquente des types louches
dans la forêt.
-La gouvernante
empoisonneuse.
-La jolie assistante, qui planque les bijoux
de la famille dans sa chambre.
-Et le régisseur,
créateur de grands crus. -Et carte de visite menaçante.
Il faut trouver l'identité de ce WK, qui a posté sa lettre.
-En attendant, j'ai vérifié, Sainclair était endetté.
Et les bijoux trouvés chez Jennifer, ils ont été retirés par Jean Do
il y a 15 jours.
-Il les aurait donnés à son assistante ?
-Donc elle avait une liaison avec son patron...
Ca donnerait un mobile à Astrid,
sa femme.
-Moi, je pense que c'est Hans.
C'est une fouine. Son patron a fait exploser
son désir de devenir maître de chai, il l'a liquidé pour se venger.
Il faut noter ça. Liquider, le mobile, le vin.
-Pourquoi je noterais ça ? -Pour raconter mon enquête.
Il me faut des preuves.
Mais vous inquiétez pas,
je vais trouver. -Non, aucune initiative.
Faites ce que je dis. -Bien sûr.
-Hans, j'ai besoin de vous.
- -J'arrive. - -Hans, j'ai besoin de vous.
-J'arrive !
Musique intrigante
...
-Oh, la vache !
Je pourrais décaper mes jantes de voiture avec son truc.
...
Le roi de la piquette est photographe.
...
Mais qu'est-ce qu'il trafique avec ces bidons ?
-Qu'est-ce que vous faites chez moi ?
-Hans de Saint Ulrich.
Vous sentez-vous digne
du nom et de l'histoire que vous portez ?
Je ne crois pas.
Vous vous en êtes pris
de façon radicale à Jean Dominique
parce qu'il refusait de commercialiser
votre ignoble vinasse
sous l'étiquette du domaine familial.
J'ai un témoin qui vous a vu
menacer votre patron.
-D'accord.
Blut aus den Wurzeln.
"Le sang des racines". C'est mon vin.
-Votre vin ? Celui du domaine Saint Ulrich.
-Le lendemain de notre dispute, j'ai proposé à Jean Dominique
de me racheter les parts de ma cuvée.
-Pour en faire quoi ?
-Pour retourner en Allemagne de l'Est,
sur ma terre natale, et vendre ce vin sous mon étiquette.
D'ailleurs, j'ai déjà des contacts avec des cantines d'entreprises
qui raffolent de mon nectar.
Le contrat que j'ai signé avec Jean Dominique
chez son avocat. Allez-y, vérifier.
-Et, pour ces photos, vous avez aussi des explications ?
Vianney dans la forêt. C'est qui, ces deux types ?
-C'est étrange. -Pourquoi vous les surveillez ?
...
-J'ai vu Vianney 2 ou 3 fois roder à la cave, près des fûts.
Il cachait ces bidons.
J'ai cru qu'il voulait saboter ma cuvée.
-Pour ça, vous aviez besoin de personne.
-Jean Dominique
m'avait dit qu'il en parlerait
avec son fils, j'ignore s'il en a eu le temps.
-Ouvrez ce fichier.
Ouvrez ! -Y a rien là-dedans.
-Je vais aller raconter votre petit hobby de paparazzi à la famille.
...
-Ca m'a fait un choc aussi.
...
-Qui d'autre est au courant ?
Sa femme ?
...
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