All language subtitles for The Gazebo.1959 dvdrip

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Original subtitles

La porte est ouverte. Entrez.

�a se dit acteur et �a ne tient m�me pas sur ses pieds !

- Combien de temps il reste ? - 30 secondes.

Faites-moi dispara�tre cette ombre de micro !

Frank, l�ve un peu sur la droite.

Un peu sur la droite, Frank.

- Vers la gauche. - Vers la gauche.

Maintenant bouge plus.

Tout va bien, calme-toi !

O� est le second revolver ?

Sur la table.

Alors s'il est sur la table

je veux le voir ! Je veux le voir, compris ?

On encha�ne !

La cam�ra N�1 a bourr�.

Cam�ra 1 en panne.

Il ne manquait plus que �a ! Quelle soir�e !

D�brouillez-vous avec la 2 !

Cam�ra 3 couvre la porte.

La 3 sort et la 2 entre.

Revenez sur la 3.

La 3.

Maintenant, gros plan sur la porte.

Regardez ces plans, attention.

Approchez.

On passe sur la 4.

Laissez tomber le g�n�rique. Passez l'indicatif de fin.

�MISSION EN COURS

Je m'excuse, pour cette chute.

M. Nash, l'autre �mission...

Le m�decin est l�.

Des messages ?

Du commanditaire : "�mission sensationnelle ! F�licitations."

Le pouls est normal ?

Alors ?

Tout � fait normal !

C'est celui d'un homme qui monte

4 �tages, un piano sur le dos !

Qu'est-ce que c'est ?

Une injection de vitamines. Allez, tournez-vous.

"Dialogues ron�otyp�s.

"Conf�rence lundi, r�p�titions mardi."

Votre femme vous a appel�. Elle vous aime.

C'est une aiguille � tricoter ?

C'est tout, Mademoiselle Spence.

Un monsieur vous a appel�.

Il n'a pas voulu laisser son nom.

Vous ne prenez pas ma tension ?

Pas la peine. �a me d�couragerait.

Pour remonter quelqu'un, vous �tes imbattable.

Donnez-moi au moins des conseils.

Vous les ignorez !

Je ne peux que vous souhaiter bonne chance !

Vous faites de la "t�l�visionite", et �a ne pardonne pas.

Trop de travail et pas assez de bon sens,

voil� d'o� �a vient.

Il y a des milliers de m�decins dans cet annuaire.

Je pourrais en choisir un.

Tous mes v�ux de bonheur.

Je passe prendre ma femme au th��tre.

Elliott, je ne t'ai pas quitt� des yeux, ce soir.

Tu vis sur tes nerfs.

Je suis ton impresario, donc un peu ton p�re :

tu vas m'ob�ir.

Tu ne seras plus � la fois sc�nariste

et metteur en sc�ne.

Si, je le serai.

C'est moi qui commande.

Pourquoi t'�reintes-tu comme �a ? Pour quelle raison ?

Raisons sentimentales. J'ai du sentiment pour l'argent.

� propos... et cette avance ?

L'avance sur le sc�nario du film d'Hitchcock.

Tu ne l'as pas commenc� !

Je l'ai dans la t�te, jusqu'au point final !

Depuis quelque temps, tu ne penses qu'� l'argent.

Pourtant si tout le monde gagnait ce que tu gagnes...

Sans compter ce que gagne Nell !

Occupe-toi de l'avance.

Ton taxi sera � l'entr�e.

J'attendais votre appel, M. Shelby.

C'est combien, cette fois ?

O� voulez-vous que je trouve une somme pareille ?

Qui pensez-vous que je suis ?

J'essaie de vendre ma maison,

mais �a ne se fait pas en un jour.

Donnez-moi un peu de temps.

Donnez-moi du temps !

Mon pouls est redescendu � 105.

Qu'est-ce que vous faites ?

- J'ai �cras� un pigeon. - Quoi ?

J'ai eu un pigeon.

Faites marche arri�re ! On va voir s'il est bless�,

et lui donner les premiers soins !

Je risque une contredanse.

Pourquoi avez-vous fait �a ?

Il a travers� hors des clous !

Qu'est-ce que vous attendez !

Il est sous l'effet du choc ! Il faut le garder au chaud.

Te voil� nourrice s�che pour pigeons orphelins ?

Tu ne voudrais pas que cette pauvre b�te meure, non ?

Trouvez un marchand de cacahu�tes.

Je veux lui en acheter.

Faut toujours que je trimballe des d�viss�s !

NELL NASH dans

"CETTE CHOSE QU'ON APPELLE L'AMOUR"

Je me sens toute l�g�re

Je n'ai plus les pieds sur terre

Le temps n'est pas � l'orage

Mais je suis dans les nuages

Tout cela � cause De cette chose

Qui fait du lion, Un mouton

Et que, depuis toujours, On appelle l'amour.

Bonsoir, ch�ri. Qui est ton ami ?

Un pigeon.

T�che de ne pas te faire "plumer" !

Il a soif.

Alors, j'ai dit : "Mettez dans votre article"

"que je pr�f�re mon mari et ma maison � ma carri�re."

Il a dit que c'�tait gnangnan !

La femme au foyer, c'est un peu d�mod�.

Pourquoi ?

Tu n'as jamais pens� � vendre la maison, Nell ?

Vendre la maison ?

Nous n'avons m�me pas fini de la re-d�corer !

Je sais. On ne finit jamais de re-d�corer.

Je ne te comprends pas.

Nous travaillons pour l'avenir.

En cas de coup dur, cette maison nous restera.

J'aimerais mieux que ce soit l'argent qui nous reste.

Tu es si tendu, si nerveux, Elliott.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Pense � notre chance !

Pense � notre m�tier, � tout ce que nous avons !

Nous devrions souffler un peu, profiter de la vie.

Rentrons � la maison.

Elliott ! D�p�che-toi !

Je mettais le pigeon au lit.

�a sent la fleur d'oranger

comme si j'�tais une jeune mari�e.

Et j'ai toujours l'impression d'�tre jeune mari�e.

Ce n'est pas anormal, au moins ?

Vous arrivez bien tard.

O� �tiez-vous ?

Que faites-vous ici ?

Je passais. Que diriez-vous d'une partie de cartes ?

Merci. Pas ce soir.

Comment va notre petite Nell ?

Offre � boire � Harlow, avant qu'il ne parte.

On n'a pas soif � 1 h du matin.

Pourquoi ?

Une fois suffit, mon vieux !

J'ai eu tort de vous le pr�senter.

Comment le supportez-vous ?

Oh, je me d�brouille.

Ne t'attarde pas, Elliott. Tu as besoin de sommeil.

- Rien qu'une goutte, hein ? - Remplis-le. J'ai soif.

Personne ne t'a jamais dit que tu avais de la chance ?

Si, toi. Au moins 90 fois.

Marie-toi, vieux. Comme �a, tu sauras o� aller, le soir.

Je ne me sens pas seul.

Mais si toi, tu voulais redevenir c�libataire, ne t'en fais pas.

Nell peut compter sur moi.

�a, c'est de l'amiti�, au moins !

Portons un toast � l'amiti� !

Je croyais que les gens du spectacle avaient de l'humour.

� propos, j'ai vu ton �mission, ce soir.

Plut�t moche, hein ?

Non, � part de flagrantes erreurs de criminologie.

L'art de l'homicide �chappe aux �crivains de t�l�vision.

Quoi que nous fassions,

nous d�plaisons toujours aux avocats

et � vous autres procureurs.

S�rieusement, ton assassin a fait des bourdes �normes.

Avec moi, il serait pass� � la chaise �lectrique.

Pense � la situation.

Voil� un gars qui, en principe, commet un crime parfait.

Et il descend sa victime d'une balle dans le ventre !

�a fait des salet�s ?

Et ce n'est pas toujours mortel.

La t�te ou le c�ur. Il n'y a que �a !

Je m'en souviendrai.

Par-dessus le march�, o� tombe le corps ?

Sur un joli tapis bien propre !

Et les taches de sang, il y a pens�, ton assassin ?

C'�tait de la t�l�vision.

On n'a tu� personne, � part un acteur.

J'essaie juste de t'aider.

Tu devrais me consulter avant d'�crire ces choses.

Je pourrais t'aider, Elliott.

Oui, tu pourrais.

Je peux te poser quelques questions ?

Bien s�r.

Il s'agit d'un nouveau sc�nario.

Voil�... Mon h�ros s'appelle...

Mettons... Monsieur X.

Il est � New York pour un banquet,

et il a un discours � faire.

Dans sa chambre,

il dicte ce discours � la st�no de l'h�tel.

Une fille vraiment tr�s bien.

Dans un casting, elle avait �t�

le genre "jolie institutrice".

Le discours dict�, la st�no s'appr�te � partir.

Sur le pas de la porte, elle regarde Monsieur X.

Et elle lui fait un sourire provocant.

Elle lui tend le bloc et lui dit :

"Si vous avez encore besoin de moi,

"sonnez-moi."

"Apr�s 6 h, je travaille � mon compte."

Tu me suis ?

Je te pr�c�de !

Monsieur X d�ne, puis il d�cide de prendre la fille au mot.

Une demi-heure apr�s, elle est chez lui.

Avec son bloc-st�no...

Alors il d�bouche le champagne.

- D'o� vient le champagne ? - Du gar�on d'�tage.

Elle st�nographie d'une main et boit de l'autre ?

Il d�bouche la deuxi�me bouteille de champagne.

Ils boivent tr�s vite.

Il verse le champagne.

Soudain 2 hommes entrent. L'un d'eux est photographe.

Journaliste ?

Des ma�tres chanteurs !

Le photographe op�re et s'en va.

L'autre gars reste. Il exige 10 000 dollars.

Sinon, la photo para�tra dans une feuille � scandales.

10 000 dollars pour quoi ?

Boire du champagne avec une dactylo n'est pas bien grave.

Quand elle ne porte que... et un soutien-gorge ?

Je m'y perds.

Quand "l'institutrice" a-t-elle fait du strip-tease ?

Quand le champagne a �t� d�bouch�.

Il a �clabouss� sa robe,

elle l'a �t�e pour la faire s�cher.

Nell est au courant ?

Qu'est-ce que Nell vient faire l�-dedans ?

Tu peux me raconter.

Il ne s'agit pas de moi, mais d'un personnage !

Monsieur X pense que ces 10 000 dollars

ne sont qu'un d�but.

Alors, il veut appeler la police.

- D'accord. - Attends une minute.

"Vas-y. Pr�viens les flics", dit le ma�tre chanteur.

"La photo para�tra quand m�me."

Tu penses que la police prot�gera Monsieur X ?

Emp�chera-t-elle la publication de la photo ?

Elle essaiera. Elle r�ussit rarement.

Monsieur X est dans de beaux draps.

Oui. Les ma�tres chanteurs ne l�chent jamais prise.

Qu'est-ce qu'il doit faire ?

Ton Monsieur X a trois possibilit�s.

Il peut payer toute sa vie.

Il peut pr�venir la police ou supprimer le ma�tre chanteur.

Qu'est-ce qui te va le mieux ?

Il faut qu'Elliott se repose !

Tu m'as rendu un grand service.

C'est rien, mon vieux.

Bonjour monsieur. Votre serviette.

�a va, ce matin ?

Pas du tout.

Tu es encore nerveux ?

J'ai le mal de mer.

De quoi ?

Tu devrais te d�barrasser de ces rideaux. Br�le-les.

C'est gentil, ces bateaux qui montent et descendent !

Ce serait gentil si mon estomac ne les imitait pas.

Tu as dit quelque chose ?

La douche est d�traqu�e !

Encore !

Cela devient une habitude.

L'eau est plus rare ici qu'au Sahara.

Je vais t�l�phoner � M. Olsen.

J'ai une meilleure id�e.

Vendons la maison et allons en ville.

Nous en avons d�j� parl�.

Tu sais combien nous pourrions en tirer ?

Plus de 40 000 dollars !

Que ferions-nous de cet argent ?

Je trouverais bien quelque chose.

On a achet� cette maison pour que tu puisses �crire en paix.

Parlons d'autre chose.

Oh, ces oiseaux !

Silence !

Je peux passer l'aspirateur ?

Je peux faire le m�nage, ici ?

Monsieur travaille, Matilda.

Pourquoi hurle-t-elle comme �a ?

L'habitude. Sa m�re est sourde.

Alors, rappelle-lui que moi, je ne suis pas sa m�re !

Travaille maintenant.

Je vous ai demand� du silence.

Rentre � New York ! Je sais que tu ne peux pas encore voler.

Mais la marche te fera du bien.

C'est un vieil ami.

Il mord ?

Qu'est-ce qui vous am�ne ?

Je crois que j'ai trouv� preneur pour la maison.

Les MacGruder. Ils sont charmants et riches.

Elle boit, la pauvre. Ce sera moins g�nant ici qu'en ville.

Mme MacGruder devra aller boire ailleurs.

Ma femme ne veut pas vendre.

Ils iraient jusqu'� 50 000 dollars.

�videmment, vous n'avez peut-�tre pas besoin d'argent.

Si bien s�r.

Je n'arrive pas � persuader ma femme de vendre.

C'est que vous n'avez pas d'assez bons arguments !

Depuis des semaines, je d�traque la tuyauterie.

Sauf la bombe, j'ai tout employ� !

Peine perdue. Ma femme appelle le plombier.

Lui s'enrichit, et moi, je ne peux m�me pas me laver.

M. Olsen a trouv� une �ponge dans la bonde d'�coulement.

Elle a d� tomber.

Quelqu'un avait d� l'y enfoncer.

Qui s'amuserait � faire �a ?

Vous �tes en train de perdre vos �ponges et 50 000 dollars !

Bien, je leur trouverai une autre maison.

Faites patienter les MacGruder. Je trouverai quelque chose.

D�p�chez-vous, alors !

Matilda, venez voir par ici.

C'est mieux que les chutes du Niagara !

M. Olsen arrangera �a.

Dites-lui de r�parer aussi le grille-pain.

Qu'est-ce qu'il a ?

Quand je le branche, le r�frig�rateur monte � 90� !

Qu'est-ce que tu fais ?

Cette prise est grill�e,

je voulais brancher la lampe ailleurs.

Rien ne marche, ici !

Ma lampe !

C'est normal, du reste... une si vieille b�tisse.

C'est la quatri�me fois cette semaine.

Quand je d�croche, on raccroche.

Encore quelque chose !

Je vais faire une r�clamation.

Je m'en occuperai, ch�rie !

Allo, Shelby. C'est vous qui venez d'appeler ?

Vous ne deviez pas appeler ici !

Il y a du changement.

Je regrette de vous harceler comme �a.

Je sais que vous n'aimez pas �a.

R�glons nos comptes en un seul versement.

Disons 25 000 dollars.

25 000 dollars ? Je n'en avais m�me pas 10 000 hier !

D'abord 2 000, puis 5 000... Voulez-vous ma mort ?

Je regardais les photos de votre femme, M. Nash.

Peut-�tre voulez-vous que je les publie.

Leur publication nuirait beaucoup � sa carri�re.

Et juste au moment o� elle commence vraiment � percer...

Je ne vous entends pas.

Laissez-moi r�fl�chir.

Combien de temps me donnez-vous ?

Jusqu'� jeudi.

Va pour jeudi.

Je vous rappellerai ce soir.

Tu te souviens de la surprise que je t'ai annonc�e ?

Elle est dehors. Ferme les yeux, et ne triche pas !

Il faut r�parer cette porte.

Garde les yeux ferm�s.

Voil�, ouvre les yeux.

Dis quelque chose !

- Qu'est-ce que c'est ? - C'est une gloriette !

�a sert � quoi ?

�a garnit les jardins. Je l'ai achet�e aux ench�res.

� une vente d'objets rares. Elle n'int�ressait personne.

Non, sauf ma femme.

Je l'ai "vol�e" pour 1 200 dollars !

Alors, rends-la avant d'�tre arr�t�e !

Je l'ai achet�e pour toi.

Tu y seras bien pour �crire. Je vais la faire mettre l�-bas.

Juste � c�t� des oiseaux ?

Super, vraiment super !

Je me suis donn� tant de mal.

Tout ce que tu fais est parfait.

Je t'aime... pourquoi n'aimerais-je pas ta gloriette ?

Elle sera simple � installer.

Il faudra des fondations en ciment, naturellement.

M. Thorpe s'en occupe.

Voulez-vous parler des fondations � M. Nash ?

On va creuser un peu et on va couler un peu de ciment.

On mettra un peu de dallage, et le tour sera jou� !

Et tout �a me co�tera "un peu" d'argent ! Combien ?

Une gloriole de cette taille,

�a ne doit pas aller chercher au-dessus de...

700 dollars.

Merveilleux ! Le tout pour 1 900 dollars !

Elle a co�t� beaucoup plus � George IV d'Angleterre.

Il l'avait fait b�tir pour conter fleurette � ses ma�tresses.

Pour 1 900 dollars, on peut y faire davantage !

Ma bourgeoise, �a lui a bien plu, l'histoire de George IV.

Peut-�tre qu'une de ces glorioles lui r�ussirait !

Comment �a va ?

Ne descends pas, Nell vient de partir.

Je passais.

Par hasard, bien s�r. En faisant un crochet de 3 km.

Qu'est-ce que c'est que �a ? Un accident naturel ?

C'est une gloriette...

plus exactement, 1 900 dollars de gloriette.

Une occasion...

Et ton assassinat, il est pr�t ?

Tu as �limin� ton ma�tre chanteur ?

Le plus d�licat, c'est de se d�barrasser du cadavre.

C'est souvent comme �a qu'on se fait pincer.

J'ai connu un type qui avait fourr�

sa femme dans une chaudi�re.

Mais il ignorait que les fausses dents r�sistent au feu.

Ton h�ros s'en tirera, ou non ?

Je ne le sais pas encore.

� bient�t.

Tu sais � quoi ressemble ce truc ? � un caveau de famille !

Dans le ciment,

c'est les proportions qui comptent.

Qu'on ne vienne pas vous dire le contraire !

Combien de temps le ciment met-il � prendre ?

�a d�pend... �a d�pend des cas.

Je vais vous rafra�chir la m�moire.

Un petit peu.

Le ciment de la gloriette devrait prendre assez vite ?

Un jour suffira. Et au bout de 5 h, vous pourriez marcher dessus.

C'est �tonnant !

Autre chose, M. Nash...

Quand je poserai cette gloriole sur ses fondations,

elle y sera au moins pour 100 ans !

Peut-�tre 200 ans.

Voil� qui est parfait.

J'aime que les choses durent longtemps.

Moi aussi.

Quand commencez-vous � couler le ciment ?

Voyons... mercredi, j'ai un caniveau � r�parer.

Disons samedi.

Vendredi, c'est impossible ?

J'ai tellement h�te de la voir en place.

Puisque c'est vous,

la fosse septique de Mme Ackerman attendra !

Parfait, j'appr�cie.

Ici Elliott Nash, Shelby.

J'aurai votre argent jeudi soir. Venez le chercher ici.

Non, ici ! Je vous rappellerai pour vous donner les d�tails.

Il n'y aura pas d'anicroche. Tout sera pr�t.

Tout...

Ch�ri, on est jeudi.

Tu m'as donn� ton costume gris pour le teinturier ?

J'oublie quelque chose.

Je saurai sans doute quoi au moment d'entrer en sc�ne.

Tu es nerveux, ch�ri ?

Non, pourquoi ?

� quelle heure rentres-tu ?

Comme d'habitude. Pourquoi ?

Pour rien.

Quelquefois, tu rentres t�t.

Pas ce soir, ch�ri.

- J'ai une interview. - Parfait !

Je veux dire... je t'attendrai.

Calme-toi, ch�ri.

Je ne t'ai pas embrass�e.

Mais si ch�ri.

Au cas o� j'aurais oubli�.

Nous avons toujours �t� heureux, hein ?

Pas une seule ombre au tableau.

Aucune.

Je ne consid�re pas mon bonheur comme m'�tant d�.

Je suis reconnaissant de chaque moment

pass� avec toi.

Elliott, je vais pleurer.

Un homme mari� oublie souvent de dire l'essentiel.

Ce soir, je veux te le dire.

Je t'aime, Nell.

Tu vas me faire pleurer.

Va, tu vas �tre en retard.

Je l'arrangerai, ch�rie.

Sois prudente.

Herman, reste l�. Ne bouge plus.

J'attendais votre coup de t�l�phone, M. Nash.

Maintenant �coutez.

Prenez le train de 21 h 20.

Descendez aux Pins.

L�, prenez un taxi jusqu'� Old Town Road.

Renvoyez le taxi... et prenez l'all�e.

Vous devriez �tre ici � 22 h.

Je serai clair !

Je veux toutes les photos de ma femme, compris ?

Vous les aurez... avec les n�gatifs.

22 h !

Quelqu'un vous attend, Mme Nash.

J'ai re�u votre message et je suis rest� en ville.

C'est gentil � vous.

Des ennuis ?

Je voudrais vous parler de quelque chose.

Vous connaissez Elliott depuis longtemps, n'est-ce pas ?

Vous ne le trouvez pas bizarre, ces temps-ci ? Nerveux ?

Pas plus que d'habitude. Qu'est-ce qu'il a fait ?

Rien de pr�cis.

Il bouche tous les tuyaux.

Il d�traque l'�lectricit�

et d�visse les boutons de porte.

Pour quoi faire ?

Il sabote la maison. Pour que je consente � la vendre.

Passe encore. Ce n'est pas bien grave mais...

Pourquoi a-t-il achet� des bottes d'�goutier ?

Il va peut-�tre � la p�che.

Avec un casque de mineur ? Il en a aussi achet� un.

Il p�che peut-�tre la nuit.

Il d�teste la p�che.

Je crois qu'il travaille trop.

Franchement, son �tat m'inqui�te !

Vous ne pensez pas

qu'il devrait voir un m�decin ?

Un psychiatre ?

Il est cingl�. Tous les �crivains sont cingl�s.

C'est leur �tat normal.

Peut-�tre fait-il des exp�riences pour son script.

- Vous pensez ? - Ne vous inqui�tez pas.

Pas pour l'instant, du moins !

- Merci de m'avoir �cout�e. - C'est tout naturel.

Il est 20 h 30 !

J'ai 1 h 30...

Et maintenant, le plan d'op�ration !

"N� 1 : prendre un calmant."

Il vaut mieux en prendre deux.

"N� 2 : ouvrir la porte."

"N� 3 : v�rifier le revolver."

Bonne nuit, M. Nash !

Je vous croyais partie !

J'avais oubli� mon sac. Vous n'avez besoin de rien ?

Eh bien, bonsoir.

"N� 4 : rester calme."

"N� 5 : le drap en plastique."

Ah oui, la pelle !

C'est vous, Shelby ?

La porte est ouverte.

Entrez.

Oh non, venez par ici. Par ici...

Je ferai un proc�s au fabricant !

Qui est l� ?

C'est moi Sam Thorpe.

Je peux vous voir un instant, M. Nash ?

Je ne vous d�range pas ?

� vrai dire, je ne faisais rien.

Je venais juste pour...

C'est pour quoi, ce casque ?

Les plombs ont saut�.

Tiens ? J'avais cru voir de la lumi�re.

Ils viennent de sauter.

J'�tais en train de chercher la bo�te � fusibles.

Je vais vous arranger �a.

C'est d�j� fait !

Vous d�siriez quelque chose ?

Je v�rifiais les fondations.

Elles sont parfaites ! Parfaites !

Mes hommes ont oubli� de reboucher un trou �norme.

Je l'ai combl�.

Le cr�tin qui a laiss� dehors cette pelle neuve va m'entendre !

�a va barder !

Pas maintenant, Herman. Pas maintenant !

Quelque chose cloche ?

Non, rien, M. Thorpe !

L'Inter ? Je ne peux pas prendre la communication !

Il y a quelqu'un ?

Il y a une panne ?

Allons dehors.

Je ferme la porte � cause d'Herman.

Il prendrait froid.

Oui, c'est mon pigeon.

Les MacGruder peuvent venir visiter ?

Je suis tr�s occup�.

Rien qu'un petit coup d'�il.

Vous n'�tes pas seul ?

Revenez demain, hein ?

Elle est compl�tement ronde !

Je ne peux pas prendre la communication, je vous dis !

Qui ?

Alfred Hitchcock !

Passez-le-moi.

Le sc�nario avance � grands pas.

J'ai un l�ger ennui. Vous pourriez peut-�tre m'aider.

Mon assassin a un cadavre sur les bras.

Mais par une suite de circonstances impr�vues,

il n'a pas de pelle pour l'enterrer.

C'est dr�le, hein, Alfred ?

Que peut-il faire ?

Bien s�r, j'ai une chemin�e ! Enfin, il y en a une.

Vous �tes un g�nie !

Je... Nous allons nous en servir.

Ce brave Alfred !

� la gloriette... qu'elle reste longtemps debout !

Buvez, buvez !

M�fie-toi du champagne.

Aujourd'hui, je ne crains rien. C'est un grand jour !

Un peu d'Angleterre vient � l'Am�rique !

Comme un bras qui traverserait la mer.

� l'Angleterre et � l'Am�rique !

� Alfred Hitchcock !

Alfred Hitchcock ? Pourquoi ?

Parce que... parce qu'il est anglais, tiens !

La gloriette lui plairait beaucoup.

J'en suis m�me certain.

Tiens, mon pote !

Ce bruit est n�cessaire ?

�a fait partie de l'ambiance. Le 18e si�cle en hi-fi !

Encore un verre, Harlow !

F�licitations, M. Thorpe !

Faut avouer qu'elle est jolie, votre gloriole.

Un peu de champagne, M. Thorpe ?

Je ne bois pas pendant le travail, mais aujourd'hui...

C'est l'Histoire qui se dresse l�-bas, Sam.

Et gr�ce � vous !

� l'Histoire !

� la gloriole... et � ce qui est dessous !

Qu'est-ce qui est dessous ?

La bonne terre de notre pays, M. Nash !

Je pense � ce trou... la nuit derni�re.

J'�tais venu voir les fondations.

Et quelqu'un avait creus� un trou de 2 m de long, l�-bas.

Je l'ai rebouch�.

Buvez, Sam !

Et j'ai emport� une pelle qui n'�tait m�me pas � moi.

Attention, il va pleuvoir.

La pluie ne va pas faire de bien � la gloriole !

Tout sent si bon, quand il pleut.

Tiens, �a aussi, �a sent bon.

O� est ton verre ?

J'ai quelque chose � dire � Nell.

En priv�... �a ne t'ennuie pas ?

Mais si ! Qu'as-tu � lui dire que je ne puisse savoir ?

Rien, mon ch�ri.

Nell, connaissez-vous un nomm� Dan Shelby ?

Pardon, j'ai aval� de travers.

Shelby. �a ne te dit rien ?

Rien du tout.

De quoi s'agit-il, Harlow ?

Shelby a �t� l'assistant d'un certain... Carstairs.

Un photographe sp�cialis� dans le clich� d'art... le nu.

Quand Shelby a plaqu� son boulot, il a emport� les clich�s.

Les femmes qui posaient sont aujourd'hui mari�es.

M. Shelby les a fait chanter.

Il a obtenu jusqu'� 10 000 dollars pour ne pas publier ces photos.

Quel rapport avec nous ?

Je peux r�pondre � �a... J'ai �t� un de ces mod�les.

Votre nom �tait sur une liste, dans sa chambre.

J'aurais d� t'en parler.

Mais c'�tait moins scandaleux qu'on le croirait.

J'avais 18 ans, et j'avais faim.

Ces photos �taient en principe destin�es � des peintres.

J'ai accept� ce boulot.

Puis j'ai appris qu'elles allaient �tre publi�es.

Mais Carstairs a accept� de ne pas publier les miennes.

J'ai promis de lui rembourser mon cachet de mod�le.

Je l'ai fait, d�s que j'ai pu.

Je ne te d��ois pas trop ?

Je regrette seulement de n'avoir jamais vu les photos.

Je le regrette pour toi. Elles �taient plut�t bien.

Une vedette est une proie id�ale pour un chantage...

Shelby ne vous a pas menac�e ?

Mais si !

Il est venu au th��tre, il y a 2 mois.

Et il a essay� de m'extorquer 10 000 dollars.

Je lui ai ri au nez. Tu n'aurais pas fait pareil ?

Il aurait pu publier ces photos.

Il aurait pu. Et apr�s ?

J'aurais fait salle comble pendant 5 ans ! Je l'ai d�fi� !

Bravo...

La police publiera les noms ?

Non, nous les garderons secrets... sauf un.

On finira bien par le d�couvrir.

Lequel ?

Celui de l'assassin !

Dan Shelby a �t� assassin�, hier soir.

Il a souffert, j'esp�re !

Non, il a �t� tu� proprement.

Pendant une "promenade" en voiture ?

Rien d'aussi m�lo. Il a �t� tu� dans son lit, � l'h�tel.

Qui peut bien �tre l�-dessous ?

Anne ? Ici Elliott.

Oui, il y a longtemps...

As-tu vu Pete, aujourd'hui ?

Au petit-d�jeuner ?

Je voulais savoir s'il �tait encore...

enfin, comment il va.

Tantine ? C'est Elliott.

Comment vas-tu, Tantine ?

Et oncle George ?

Tu ne l'as pas vu depuis hier ?

Il est all� � Philadelphie ?

Il t'a t�l�phon�, aujourd'hui ?

Il l'a fait ? Tant mieux !

Quelque chose ne va pas ?

Oncle George est all� � Philadelphie, c'est tout.

Si oncle George te rappelle, dis-lui bien des choses.

Non, Tantine, je n'ai pas bu.

O� sont tes rideaux de douche ?

Je les ai donn�s.

Je savais qu'ils ne te plaisaient pas, mais...

Reprenons au d�but.

Je t'ai demand� : "O� sont tes rideaux de douche ?"

Et j'ai dit : "Je les ai donn�s."

� qui, exactement ?

� un homme qui est pass�.

Pour les r�fugi�s hongrois.

J'ai donn� un pantalon, en plus des rideaux.

Il devait �tre content.

Les Hongrois manquent tellement de rideaux de douche ?

Tu n'as pas id�e !

Tu ne te serais pas mis au champagne d�s hier soir ?

Il ne pleut plus. Allons prendre un peu l'air.

Je viens dans une minute.

Vous servirez le th� dans la gloriette.

�a ne risque rien. Regarde, c'est solide.

Ne saute pas !

Il y a peut-�tre des endroits encore mous.

Ne sois pas b�te. Matilda, apportez le th�.

Posez �a doucement. Attention.

Cette pluie m'inqui�te. On va consolider les fondations.

Pas aujourd'hui, M. Thorpe.

Une autre fois.

"Ne remets pas � demain..."

Nous allions prendre le th�.

Ma r�putation est en jeu.

Qu'elle patiente jusqu'� demain.

Si la gloriole s'effondre, ne vous en prenez pas � moi.

Vous m'aviez dit qu'elle tiendrait 200 ans !

Pas s'il pleut, M. Nash.

Vous comptiez sur 2 si�cles de s�cheresse ?

Je m'excuse, mais revenez demain.

Moi, quand j'�tais gosse, je me pendais par les talons !

Qu'est-ce que c'�tait que ces cris ?

C'�tait Harlow.

- C'est quoi ? - C'est un couteau.

Qu'est-ce que tu fais avec �a ?

Je voulais couper le... rien, ch�rie.

Rentrons, tu veux bien ?

C'est plein de courants d'air. Et tout risque de s'effondrer.

M. Thorpe me l'a dit.

Il m'a t�l�phon� � ce sujet.

Avec des planches � l'ext�rieur, la gloriette r�sistera.

S'il ne pleut pas cette nuit, tout ira bien.

Tu as l'air si inquiet, ch�ri !

Assieds-toi !

Ton sc�nario a des rat�s ?

Si tu m'en parlais...

Je trouverai bien quelque chose.

Ne me cache rien, parce que je finirai par savoir.

D'accord, je commence !

Il s'est pass� quelque chose de bizarre ici, hier soir.

Bizarre ?

Donner des rideaux de douche

aux r�fugi�s hongrois, c'est curieux !

Et ce trou, sous la gloriette.

Un trou et une pelle... Que faisait cette pelle ici ?

Tu as enterr� sous la gloriette quelque chose que tu ha�ssais.

Les rideaux de douche !

Oui, les rideaux de douche.

Tu m'accompagnes au th��tre ?

Ne porte pas ce vieux pull-over.

Matilda est dans la cuisine ?

Cette gloriette...

Il lui manque quelque chose.

Elle est si froide, si nue.

Sans vie, tu ne trouves pas ?

Oui, maintenant que tu le dis.

Nous devrions planter des fleurs tout autour.

Des immortelles !

Tu te chargeras de les arroser ?

Pourquoi pas ?

Le soir, on pourrait l'illuminer.

Pour ne pas la perdre de vue.

O� ai-je mis le catalogue ?

C'est quelque chose, hein ?

Les MacGruder l'ont aper�ue, et ils en sont fous.

De plus, ils augmentent leur prix : 60 000 dollars !

Affaire conclue !

- Que dira votre femme ? - � quel propos ?

Je viens de vendre la maison. Pour 60 000 dollars.

Je sais ce que tu penses...

C'est magnifique, Elliott.

J'ai �t� tellement �go�ste.

Tu es fait pour la ville. Avec 60 000 dollars, on y vit.

Quand d�m�nagez-vous ?

Tout de suite. N'importe quand !

Je vais chercher du champagne.

J'ai votre ch�que.

Voici l'acompte : 1 000 dollars.

Vous signez ici.

Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ?

Je vous le dirai, si vous ne le r�p�tez pas � mon mari.

C'est la gloriette. J'ai fait une �norme b�tise.

Elle est hideuse. Et elle bouche la vue.

Les MacGruder sont de cet avis.

Ils veulent la mettre � l'autre bout du jardin.

� sa place, ils installeront une piscine.

Quelle bonne id�e !

On la creusera d�s votre d�part.

J'esp�re que je ne vous d�range pas

mais Jenkins, de la Police, m'a demand� de passer ici.

Qu'est-ce qui se passe ?

Il valait mieux que ce soit moi qui vous interroge.

� quel sujet ?

C'est juste la routine.

Nous avons questionn� les femmes dont Shelby avait les noms.

Toutes ont un alibi sans faille pour la nuit du crime.

Toutes, sauf moi ? C'est �a ?

C'est pour �a que je suis l�.

Tr�s bien, M. le Procureur. Je vais d�poser.

Je jure de dire toute la v�rit�.

Que voulez-vous savoir ?

Shelby a �t� tu� vers 21 h 30, hier soir.

O� �tiez-vous, alors ?

Quelle heure est-il ?

21 h 28.

Voil� votre r�ponse.

Vous pouvez descendre.

Je ne te trouve pas dr�le, Harlow.

C'est son travail.

Tant que l'arme du crime n'a pas �t� retrouv�e...

Tu �tais chez toi, hier soir ?

Et tu peux le prouver ?

Matilda m'a vu. Elle est partie tard.

Quelle heure �tait-il ?

Vers 20 h 30.

New York n'est qu'� 35 minutes de chez toi, par le train.

M. Thorpe m'a vu.

- Bien, quand ? - Un peu apr�s 22 h.

Ce qui ne prouve rien. Tu avais le temps de rentrer.

Personne d'autre ?

Pas que je sache.

Ne sois pas abattu.

Peut-�tre M. Thorpe t'a-t-il vu plus t�t ?

Quoi ?

Thorpe a parl� d'un trou dans les fondations,

et d'une pelle.

Et Elliott a achet� une pelle et un casque de mineur.

Quand le lui as-tu racont� ?

Je lui ai juste mentionn�.

Vous n'y �tes pas !

Il n'a enterr� que les rideaux de douche !

C'est une blague entre nous. Tu ne comprendrais pas.

J'ai du mal � comprendre.

Il n'est pas interdit d'enterrer des rideaux de douche ?

Mais Jenkins ne te croirait certainement pas.

Que dirait-il ?

Il dirait que ces rideaux enveloppent l'arme du crime !

J'ai l'impression que tu essaies de m'impliquer dans tout �a.

Pourquoi donc ? J'essaie seulement d'�tablir ton alibi.

Tu inventes des charges contre moi.

Tu serais bien capable de me faire boucler 20 ans.

Pour te d�barrasser d'un rival !

Tu es fou !

Je me trompe ? Demande-le-lui !

Plus de questions ! Fini !

Laissez Elliott s'expliquer. Continue. Disculpe-toi.

Demandez-lui ce que vous voulez !

D'accord ! D'ailleurs, mieux vaut moi qu'un autre !

Tu poss�des bien un revolver ?

Oui. Et un permis.

O� est-il, ce revolver ?

O� il est d'habitude, je pense.

Dans le tiroir gauche du bureau. N'est-ce pas ?

Il y est en ce moment ?

Appelez Matilda. Elle vous le dira.

De quel calibre est ton revolver ?

Calibre 38, je crois.

Shelby a �t� tu� avec un 38.

Harlow, vous allez trop loin !

Matilda ? M. Edison voudrait vous demander quelque chose.

Dites-moi ce qu'il y a dans le tiroir gauche du bureau.

Le tiroir gauche ?

Une minute.

Il n'y a qu'un bout de papier.

"N� 1 : prendre un calmant."

"N� 2 : ouvrir la porte."

Pas celui-l� !

Le tiroir gauche, Matilda.

Il n'y a que des papiers...

- Elle dit... - J'ai entendu.

Rien d'autre ?

Ton revolver a �t� �gar�.

O� peut-il bien �tre ?

Pas sous la gloriette !

�a t'ennuierait que Jenkins creuse

sous la gloriette, demain ?

Non, qu'il creuse.

Il aura une surprise !

Personne ne creusera sous ma gloriette.

C'est le lieutenant Jenkins.

C'est vrai ? Quand ?

O� ?

Au-dessus ou en-dessous ?

Attendez-moi, j'arrive.

Ils ont trouv� le revolver dans une poubelle...

Ils ont identifi� les empreintes digitales.

Celles de l'ignoble Joe-le-Goualeur.

"Goualeur", c'est-�-dire ma�tre chanteur.

Un acolyte de Shelby.

Shelby fournissait les noms et Joe allait chercher l'argent.

Alors, c'�tait lui !

Celui qui ramassait l'argent...

Il a descendu Shelby.

Maintenant, il ne reste qu'� le trouver.

Pardonne-moi ce mauvais quart d'heure, Elliott.

Seul un innocent peut avoir l'air aussi coupable !

Que cela vous serve de le�on.

Des rideaux de douche sous une gloriette !

Que d'agitation pour rien.

Joe-le-Goualeur...

�a, alors ! Joe-le-Goualeur !

Tu connaissais son nom ?

Pas avant ce soir.

Ils ne tarderont pas � l'arr�ter, maintenant.

Pas avec l'avance qu'il a !

C'est � vous.

- Tu m'attends ? - Bien s�r.

Tu ne pourrais pas raccourcir ton num�ro ?

Comme �a, on serait � la maison plus t�t.

Je vais battre tous les records de vitesse !

Il pleut ?

Non, j'ai seulement fait trempette dans l'Hudson.

La pluie ?

Dites � ma femme de me retrouver au bar.

J'ai tout v�rifi�.

C'est bien l'arme qui a tu� Shelby.

Mais pourquoi a-t-il �t� tu� ?

C'est facile � deviner.

� eux deux, ils avaient ramass� dans les 100 000 dollars.

Mais Joe n'aimait partager qu'avec lui-m�me.

Il a descendu son copain Shelby et a fil�.

C'est dr�le. Joe avait un billet d'avion pour Miami, hier soir.

Eh bien ?

Il ne l'a pas utilis�.

M. Nash vous attend au bar.

- Prenez �a, il pleut. - Merci.

Police... Votre mari est l� ?

Pourquoi ?

On veut lui poser quelques questions.

Il est rentr� � la maison.

Alors, on vous interrogera, vous.

Allons dans ma loge.

En route pour le Commissariat.

Attention aux flaques d'eau.

Prends par Boston Post Road.

Il n'y a pas de commissariat par l�.

Puis-je revoir... votre carte ?

J'en ai une aussi.

Moi, on m'a vid�.

Appelez-moi Duke.

Mon pote, l�, c'est Louis-le-Rat.

O� allons-nous ?

On vous ram�ne chez vous, Mme Nash.

Vous et votre mari serez bien gentils.

Vous nous montrerez notre copain Joe,

r�cemment d�c�d�.

On l'a vu entrer chez vous, hier.

Mais il n'est pas ressorti.

Louis croit avoir entendu tirer, moi pas. Alors, on a pari�.

Vous ne voulez pas nous d�partager ?

Bon. Nous avons le temps...

Ma femme n'est pas encore l�, Charlie ?

Elle est partie depuis longtemps.

Elle avait encore son maquillage.

Elle devait me rejoindre ici.

En tout cas, elle est partie.

C'est toi, ch�ri ! O� es-tu ?

On ne t'a pas fait la commission ?

Je te croyais rentr�.

Je t'attendais au bar. Eddie ne t'a pas pr�venue ?

Si, ch�ri. Eddie m'a pr�venue.

Pourquoi es-tu partie ?

Je te croyais � la maison.

Tu vas bien ?

Bien s�r que non, ch�ri ! Il n'y a pas de raison.

C'�tait assez naturel ?

Quand rentre-t-il ?

Il passe la nuit en ville. Vous n'avez plus qu'� partir.

Quand vous nous rendrez Joe !

Vous �tes tr�s imprudent !

Si je me mettais � hurler, vous savez ce qui arriverait ?

Louis vous enverrait un pruneau.

Laissez-moi vous expliquer quelque chose.

C'est pas par sentiment qu'on s'int�resse � Joe.

Il allait lever l'ancre avec le fric de l'affaire.

100 000 dollars, dans une serviette !

On voudrait la r�cup�rer.

Ni moi, ni mon mari n'avons vu la serviette ou Joe.

C'est votre mari qui a tu� Joe.

Mon mari ne ferait pas de mal � une mouche !

J'ai pas parl� d'une mouche. J'ai parl� de Joe.

O� est cette serviette ?

Fais du caf� bien chaud.

On ne vous a jamais vers� du caf� bouillant dans l'oreille ?

Je parie que �a vous plaira pas. Alors, vous parlez ?

Louis, mets l'eau � bouillir.

Il faut que Olsen arrange �a.

Alors, cette eau ?

Ne faites pas �a, M. le Rat.

Je vous l'avais d�conseill�.

Laisse-moi m'en occuper, Duke. Elle parlera.

Tu as raison.

Tu permets que je d�tourne les yeux ?

Attends, attends !

Pour la derni�re fois, Mme Nash, o� est Joe ?

Ce machin-l�, o� il �tait, hier soir ?

Sur un camion, dans l'all�e.

Quand tu es venu ce matin, ils faisaient quoi ?

Ils coulaient du ciment.

Partez pas, Mme Nash.

Regarde !

C'est Joe, et il est dessoud�.

Le fric est l� ?

D�p�che-toi !

C'est pas des mains qu'il a, c'est des tenailles !

Il a jamais pu l�cher le fric !

Amenons-le � la lumi�re.

Bonne nuit, Mme Nash.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Attends, ma ch�rie.

Je suis contente que tu sois l� !

Qu'est-ce qui t'est arriv� ?

- Il y avait 2 hommes. - Deux hommes ?

Elliott, o� es-tu ?

Juste un moment...

Non ! Pas dans mon r�frig�rateur.

Elliott, comment as-tu pu ?

Toi... un homme qui adopte les pigeons bless�s !

Bon, je me suis tromp�.

Tu as tu� un homme.

Ce n'est pas la peine de me le rappeler !

O� l'as-tu mis, � pr�sent ? Qu'en as-tu fait ?

Quelle importance ?

Je ne veux pas marcher dessus dans le noir. O� est-il ?

Dans la chambre d'ami.

Et le lit n'est m�me pas fait !

Il fermera les yeux !

Il n'y a plus qu'une chose � faire.

Il n'y a qu'une solution. Que Thorpe r�pare la gloriette.

Et nous remettrons Joe � sa place.

Mais ils vont creuser l�-bas.

Qui ?

Pour la piscine des MacGruder.

Tu ne me l'avais pas dit !

J'ignorais que la gloriette �tait le tombeau du gangster !

Je ne me sens pas bien.

Appelle Alfred Hitchcock.

Ah, si nous �tions � Hollywood !

L�-bas, un cadavre, on s'en d�barrasse comme rien !

Tu sais ce qu'il reste � faire ?

Il faut pr�venir la police.

Tu sais ce que je risque ?

20 au moins, s'ils sont gentils.

Pas si tu te constitues prisonnier. Je t'en prie !

Je sais une chose !

Jamais plus je n'�crirai de pi�ce polici�re !

D�sormais, je n'�crirai que...

Qu'est-ce que je dis...

D�sormais, je fabriquerai des balais.

Ne dis pas �a !

Je vois d'ici nos adieux, � la gare.

Je veux te serrer dans mes bras. Mais j'ai des menottes.

Tu me regardes partir toute seule sur le quai d�sert.

Puis, tu t'en vas, toute seule.

Et tu rentres � la maison...

toute seule.

Et le premier ahuri qui t'appelle, c'est Harlow !

Je ne lui fais pas confiance, ch�rie.

Je veux que tu saches.

Je penserai � toi, nuit et jour.

Je revivrai les moments de bonheur que je te dois.

Je n'oublierai jamais, jamais.

Pardonne-moi d'avoir fait des ombres au tableau.

T�l�phone, avant qu'il ne soit trop tard.

Il est trop tard.

Jetez un coup d'�il par l�. Vous, fouillez le jardin.

Faites-les descendre !

D�sol� de vous d�ranger.

Le Lt Jenkins... et le Dr Wyler, m�decin l�giste.

Tu les connais. On les a arr�t�s � l'a�roport.

C'est bien cette maison ?

Vous l'avez laiss� ici m�me ?

O� ?

Ici.

Emmenez-le.

O� est le cadavre ?

Comment osez-vous accuser mon mari ?

En tant qu'ami, je te conseille de coop�rer avec la police.

"Ami" ? Tu parles !

Shelby vous faisait chanter, n'est-ce pas ?

�a n'excuse pas un meurtre.

Je voulais prot�ger ma femme.

Et pour �a, vous avez enterr� un nomm� Joe ?

Un assassin nomm� Joe... c'est diff�rent.

Vous avouez l'avoir enterr� ?

- O� ? - Sous la gloriette.

Notre kiosque de jardin.

Puis vous l'avez cach� ?

- O� est-il cette fois ? - Dans la chambre d'ami.

Il est envelopp� dans des rideaux de douche !

Voil� qui r�gle tout.

O� est le revolver ?

Une balle a �t� tir�e.

Voulez-vous d�poser ?

� quelle heure Joe-le-Goualeur est-il arriv� ici ?

� 22 h. Il faisait plut�t sombre dans la pi�ce.

Je vous emprunte la chaise une minute.

J'avais mis la chaise l�.

La porte �tait ouverte... mais il a frapp�.

J'ai dit : "Entrez."

Il est entr�...

et j'ai vis�, comme �a.

J'invoque le 5e Amendement !

Je n'ai pas � r�pondre si ma d�position risque de me nuire.

Elliott, tu ne peux pas faire �a.

C'est son droit constitutionnel !

Tu n'es pas malade ?

J'invoque le 5e Amendement.

Il est siphonn� ! �a ne tourne plus rond ?

Qu'est-ce que vous essayez de faire ?

J'invoque le 5e Amendement.

Vous avez reconnu l'avoir tu�.

C'est vous qui l'avez dit.

Vous venez de nous le dire.

J'ai dit enterr�. Pas tu�.

Pourquoi l'avez-vous enterr� ?

Parce qu'il �tait mort.

C'est une bonne raison.

Je deviens fou.

Comment le savais-tu ?

- Je lui ai pris le pouls. - Apr�s l'avoir tu� ?

Je ne l'ai pas tu�, je te dis.

On va voir �a.

Voyez si la balle a bien �t� tir�e par ce revolver.

L'homme a �t� tu� par ce revolver.

Je veux voir le macchab�e.

Tu ne l'as pas tu� ?

Comment le sais-tu ?

Herman a attir� mon attention sur ce livre.

- Et j'ai vu la trace de la balle. - Tu as rat� Joe !

La balle est venue frapper ici, et l'homme �tait l�.

Il faut retrouver cette balle.

De quoi est-il mort ?

La cause de la mort est �vidente.

Il avait �a dans la main. Il n'a pas pu s'en servir.

Une capsule de nitrite d'amyle, contre les crises cardiaques.

Il est mort d'un arr�t du c�ur ?

Il voulait partir avec l'argent.

Il y a quelque chose de louche, ici !

Je peux l'emmener � l'autopsie ?

C'est quand m�me louche, tout �a.

Mais cela fait-il un dossier ?

J'ai un 38, moins une balle.

Trouvez cette balle et j'ai un dossier !

Tu vas leur montrer la balle ?

Non. Ils diraient qu'en tirant, j'ai fait mourir Joe de peur.

Et Jenkins me ferait pendre.

Tant que j'ai �a, je suis libre !

Ch�rie attends, j'ai perdu la balle.

L�che cette balle !

Que se passe-t-il ?

Il a une cacahu�te g�t�e.

Il me reste � vous poser encore quelques questions.

Il est toujours comme �a ?

Pourquoi l'avez-vous enterr� ?

� cause des photos de ma femme.

Et le revolver ? O� est la balle qui manque ?

Voulez-vous vous arr�ter une minute !

Aidez-le � attraper son pigeon.

Non, personne n'y touche !

Il est tr�s sp�cial !

N'y touchez pas, s'il vous pla�t.

Laissez-moi le prendre.

Il s'�chappe.

Le voil� !

O� en �tions-nous, Lieutenant ?

Nulle part.

Vous n'avez qu'un pr�texte pour m'arr�ter :

j'ai enterr� un cadavre sans permis !

La police n'est pas un centre psychiatrique !

Il tourne autour de la maison.

D�tendons-nous... l'aventure est termin�e.

Que diriez-vous d'une partie de cartes ?

Si cela ne vous fait rien,

Elliott et moi aimerions �tre seuls.

Esp�rons que ce pigeon a un estomac d'autruche.

Ces sales pigeons !

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