All language subtitles for Revolution.1985.DC.720p.BluRay.X264-7SinS

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Original subtitles

Tirez ! Abattez-le !

Mohawks, abattez-le !

Ti-rez ! Ti-rez !

D�molissons ce fumier !

A bas le Roi !

R�volution

un mot omnipr�sent.

Tous au fleuve ! Tous au fleuve !

C'est l'histoire de la chute d'un roi...

et de l'exaltation du peuple...

le jour o� Ned et moi sommes entr�s � New-York.

Ned, va chercher ta saucisse et �touffe le feu. Va petit.

Mon gar�on demande...

ce que c'est.

Je l'ignore.

Un tumulte...

rendant difficile notre travail de vendeurs de peaux et de fourrures.

C'est certain.

Bien qu'il ne reste que Ned et moi, ma Kaitlyn et nos deux filles ayant �t� emport�es par la fi�vre...

Je traverse les ann�es, gardant les souvenirs de ma famille au plus profond de moi...

accomplissant chaque kilom�tre avec elle.

Ned est aussi rayonnant qu'un sou neuf.

Comme sa m�re, l'�me paisible

Ses yeux sont les m�mes que les siens.

Rapides et vifs.

Elle aurait pu l'�lever mieux que moi.

Elle aurait pu. Oh, ma Katie.

La t�te du roi Georges !

Sa Seigneurie vous pla�t-elle, ainsi ?

Mesdames... on veut embrasser le roi Georges ?

Sale porc !

Je ne suis pas un Tory ! Non !

Je ne sais pas nager !

Lisez la d�claration d'Ind�pendance !

Daisy, surtout

ne g�che pas cette belle journ�e !

Tiens ! Tout juste bon � faire des papillotes. Racaille !

Il ne me manquait plus

qu'une migraine.

Daisy, je te l'interdis bien !

Maman, il le faut.

Foutue exalt�e !

De la tenue, Betsy !

A bas le Roi !

Libert� ou mort !

Eh ! Miss New York viens avec nous !

A bas le Roi !

Laissez-moi passer !

Toi, l�-bas ! Toi !

L'arm�e veut ton bateau pour chasser les Anglais de Brooklyn.

Mon bateau... non, je peux pas le donner.

Citoyen, par devoir, par solidarit�,

donne ton bateau !

- Ned, partons ! - Donne-leur !

- Si tu es patriote, donne-le ! - Saisissez le bateau !

Non. Sortez de l� !

Pas mes affaires, chiens !

Laissez mon fils tranquille !

Ned !

Acclamez donc ce patriote !

Capitaine, donnez-lui un bon.

Ton nom ?

�a va ?

Nom ?

Dobb.

Tom Dobb.

Va avec �a � Wall Street.

Pour �tre pay�, montre-le au commissaire provisoire.

De l'argent en �change de mon bateau.

Qui c'est ?

Qu'est ce que cela va pouvoir nous apporter?

Joe McConnahay, le roi du sucre. Vous deux, au bateau !

"...qu'ils sont d�li�s de toute all�geance � la Couronne

Pourquoi voyageons et commer�ons nous, Ned et moi?

Oh, quelle mis�re que mon bateau ait �t� pris

avec son stock complet de peaux et de fourrures.

Tiens, lis-moi �a, Ned.

"Bateau, et biens.

70 dollars."

On n'a plus d'argent.

Non. Plus rien.

O� on va dormir ?

Mais il ne cesse de demander les raisons de cette agitation.

Ils ne veulent plus d'un roi ici, pour ce que j'en sais.

C'est tout ce que je sais.

Attends ici.

Attends-moi ici...

"Un Etat ind�pendant...

...qu'ils sont d�li�s de toute all�geance � la Couronne..."

Patriotes !

Les caisses ont �t� vid�es par la guerre.

Ces bons sont �mis par la Tr�sorerie des Etats-Unis,

que Dieu b�nisse notre Congr�s et ils vous seront pay�s en or.

Sous quinzaine.

Sous quinzaine... sous quinzaine !

Une fois la guerre...

Qu'est ce donc qu'un congr�s b�ni par Dieu?

La guerre gagn�e, et les Anglais � la mer !

Quinze jours, et vous serez pay�s !

Oh, les mots peuvent �tre si inconciliables...

N'�tant ni lecteur, ni �crivain de ma langue

Je ne lis que mes sentiments.

Avec int�r�ts. Parole de M. McConnahay.

Et ils disent, roi ou congr�s...

c'est la m�me chose pour moi.

Un homme qui n'a qu'une parole.

Il dit que vos bons valent plus que de l'or !

Ils sont l'avenir de votre pays !

De notre pays !

Quinze jours. Maintenant, dehors !

Cinq shillings. Il y a cinq shillings...

sur ce tambour !

- Alors, jeune homme ? - Je peux battre le tambour ?

- Quoi ? - Battre.

Il demande s'il peut, sacr� bon Dieu ! Bien s�r !

Monte, prends tes 5 shillings.

Ned... ton p�re.

Qu'est-ce que t'as fait ?

Alors ?

5 shillings, papa. C'est pour toi.

Et 60 hectares de terre, quand la guerre sera finie.

Qu'as-tu fait, Ned ?

Je me suis engag�.

Pas question.

O� tu l'emm�nes ?

Non... c'est mon fils.

Tenez. Voil� vos 5 pi�ces.

C'est une erreur.

Non mais, o� tu vas ?

Reviens ici !

Qu'est-ce que tu crois ?

J'�tais parti � la Commission, et il s'est engag�.

Exact.

C'est une erreur. Il n'est pas engag�.

Est-ce une erreur ?

Je reconnais le gamin. Dobb... en haut de la liste.

Je sais son nom, je suis son p�re. S'est pas engag�.

J'ai pas permis.

�a change rien. Il a touch� les 5 shillings, il a sign�.

Raye son nom d'un coup de grattoir, et termin� !

Arr�tez-le !

Saisissez-vous de lui !

C'est de l'abus !

Ce sont tous nos fils !

Tous pr�ts � mourir pour combattre la tyrannie.

Demande au tien

quelle guerre il fait !

Allez... en avant !

C'est pas sa guerre !

On n'enr�le pas de force !

T'es s�rement p�re de famille.

J'ai eu trois enfants. La femme, elle est morte.

C'est tout ce qui me reste. Tu peux pas me le prendre.

Les fils font la guerre que les p�res ne font pas.

Tu veux revoir ton fils ? Signe le registre.

Halte ! Si tu recommences, je te perce ! Parole !

Si tu veux revoir ton fils, signe !

Signe ! Chez moi, il y en a quatre qui ont sign�.

Signe ici.

Tu es un chien.

Tenez-le.

Sur cette ligne.

Chien !

Pas d'insultes !

Parfait.

M. Dobbs ? Vos cinq shillings ! Vous voil� soldat

de l'Arm�e des Etats-Unis !

Deux pierres � fusil, une poire � poudre,

un mousquet, deux pierres � fusil, une poire...

Etre n� pour se battre notre vie enti�re...

pour rester en vie, lutter contre la nature, trouver de la nourriture et chercher de la chaleur...

Lutter contre nos fautes pour rester des hommes bons.

Et maintenant, voila qu'il faut prendre part � la lutte d'un autre...

Ch�rie, garde-moi une place au chaud !

dont je ne comprends pas la raison d'�tre.

Oh mon Ned. Juste pour le plaisir de frapper un tambour.

Libert� au bout des mousquets !

Libert� !

Je regarde dans le visage des femmes en qu�te d'un souvenir.

Un miroir de ma Katie, un souvenir de nous

Nous vous aimons.

Je n'ai jamais pu le revoir.

Les autres femmes...

Libert� ou mort !

Ne sont pas pour moi.

Ecoute-moi bien, Ned.

Quand on sera o� on doit aller,

s'il m'arrive quelque chose, ou si on est s�par�,

reste pr�s des officiers... t'entends ?

Ils risquent jamais leur peau. Reste pr�s des officiers.

Pense � toi d'abord. T'entends ?

�a, c'est le bon, tu te souviens ? Pour le bateau.

Garde-le. Tiens... mets-le dans ton soulier.

Courage ! Nous nous battons pour une cause juste !

Dieu sera avec nous !

Notre vie prend une direction �trange.

Venant de mon propre bateau pour �changer des peaux et fourrures...

me voila sur un b�timent de guerre pour lutter pour un mot qu'ils ont appel� libert�...

dont je ne connais pas le sens, ne l'ayant jamais eue durant mon existence

m'interrogeant sur son utilit�.

Les Anglais arrivent !

Quittez New York !

Lisez Washington !

Quittez New York !

Daisy ! Sortir maintenant, c'est une idiotie !

Emm�ne-moi !

Maman ne veut pas qu'on sorte.

Mais qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que �a veut dire ?

Tu ne vas pas ressortir.

Sais-tu ce qui se passe ?

Que trop. La folie

est dans les rues... la folie.

Je t'interdis de sortir.

Excuse-moi.

Bien fait, si on te viole !

Ne sois pas si vulgaire !

Dr. Sloan ?

Bon sang, que faites-vous l� ?

Votre place n'est pas ici. Rentrez chez votre m�re.

J'ai apport� des vivres.

Distribuez-les et rentrez chez vous.

Vite, un garrot !

Tenez donc �a.

Les hauteurs de Brooklyn laissent entrevoir la puissance de l'arm�e britannique.

Et cet homme appel� Washington.

Et nous tous avec lui, souffrons d'une douloureuse d�faite.

Les champs �taient jonch�s de jambes et de membres.

Ned et moi, avant m�me d'avoir pu mettre en joue...

�tions sur le trajet sifflant de cette mitraille meurtri�re

Encore cette fille?

T'as de quoi manger ?

Son visage m'apparait comme un �trange pr�sage.

Oui.

Pourquoi m'apparait-elle ainsi?

Que peut-elle vouloir de nous?

Tu t'es battu ?

Elle provoque chez moi un malaise.

Y a-t-il une raison � cela?

- Tiens. - Merci.

Tu as fait la bataille ?

�a a d� �tre terrible.

Mais tu es bless�...

Attends... laisse-moi t'aider... allonge-toi.

Comment c'�tait, l�-bas ?

Tu peux me le dire ?

Le combat ?

Tu veux savoir ?

- Pourquoi ? - Je t'en prie...

On �tait... l�-bas... dans...

dans les marais

sous les hauteurs de Brooklyn.

C'�tait l'aube, on attendait,

�a tiraillait,

les hommes sont tomb�s de partout, sous les balles.

Tu as vu les Anglais ?

- Personne. - Non.

Y avait de la cha�naille.

Les canons, ils tiraient de la cha�ne et de la mitraille.

�a fauchait les hommes, �a les coupait en deux.

Ma premi�re bataille.

Tu es un brave.

Recouche-toi.

Dors, mon fils.

Tu t'es battu pour notre cause.

Mon motif pour me battre c'�tait de rester avec mon fils.

Pour notre libert�.

Elle sait peu de choses de moi.

Elle semble comme perdue.

Cette douloureuse tristesse en elle aurait du me pousser � lui dire des mots r�confortants

Les officiers arrivent !

Allez, debout !

Mais je ne pouvais trouver les mots.

Remuez-vous !

En formation et en avant, bande de fain�ants !

En formation ! Debout !

En formation ! En formation !

Rassemblement ! Suivez ces hommes !

En avant ! Reformez les rangs !

Etre un am�ricain dans cette lutte in�gale c'est comme �tre un agneau � l'abattoir.

Un �cureuil en col�re en lutte contre un lion.

A vos postes !

Courage, les gars !

Dieu est avec nous !

Viens, toi.

Reste pr�s de moi.

Visez les officiers !

Visez les officiers !

Courage, soldats !

C'est du rat, tout �a !

De la fillette !

Commandant ?

Pr�t, mon g�n�ral.

Au nom du Roi et de notre pays, �coutez-moi !

Dieu est avec vous ! Courage !

Vous �tes soldats britanniques ! Les meilleurs du monde !

Augmentez la port�e, capitaine !

En avant, marche !

T�te droite !

Alignement !

Pr�parez-vous !

Arme � la main !

A maintes reprises, j'ai charg� une arme pour me d�fendre contre une menace.

Par exemple, des b�tes sauvages pour les besoins du commerce de fourrure.

En position !

Mais jamais pour l'an�antissement de l'�me d'un homme.

Si c'est � moi de le faire, je ne peux pas savoir.

Tu les vois ?

En joue !

A mon commandement... Feu !

R�giment...

halte !

Pointez... mousquets !

Pr�ts !

Premier rang ... feu !

Deuxi�me rang ... feu !

Dernier rang ... feu !

En 2�me ligne !

N'oubliez pas : vous �tes Am�ricains !

Revenez ! Et battez-vous !

Pr�sentez... baionnettes !

Centre... pas cadenc� !

Alignement !

Ned !

Ici.

Ned...

saute !

Moi, n� ailleurs, vendu et exp�di� enfant vers cette terre...

Fait de moi quelqu'un d'un peu am�ricain seulement.

Car je voudrais �tre de retour dans mon pays de naissance...

Plut�t qu'�tre pris dans cette boucherie pour une cause qui n'est pas la mienne.

R�giment... Rejoignez le drapeau.

L'arm�e est mont�e vers le Nord.

Laisse faire.

Contournons les Anglais, et rejoignons-la.

Je vais nous lib�rer Ned et moi, de ce bain de sang ici bas.

Non, Ned.

On rentre.

C'est fini pour nous.

Cette guerre est finie pour nous.

Viens.

Attends-moi, Billy ! Attends-moi !

Qu'est-ce qu'on va faire, papa ?

Je sais pas... rentrer � New York.

Travailler � l'usine de cordages.

New-York n'est pas comme nous l'avions laiss�e.

C'est maintenant un territoire anglais avec ses d�fil�s et ses soldats.

Oh, mais le tr�ne lui-m�me remplit chaque rue et ruelle.

Ceux qui ont �t� appel�s l'arm�e continentale...

Bris�s comme une branche s�che.

- C'est les prisonniers ? - Oui.

Les Mohawks sont avec vous !

Tiens, bois.

Toi aussi mon brave.

C'est Merle, le tambour. Il ne nous a pas vus.

Ned.

Dans les rangs !

Avancez !

Fais attention.

"D�claration :

"Bien que le Congr�s, que les Am�ricains aveugl�s...

"ont conduit � s'opposer au r�tablissement

"du gouvernement constitutionnel..."

Reste-l�.

Merle, c'est moi !

- Ned, va-t'en. - Ferme ton caquet.

O� sont tes glorieux rebelles ? Ils ont d�tal� comme des lapins.

Regarde... Papa avec le G�n�ral.

Penses-tu qu'on le rencontrera ?

Avec tout le gratin des Anglais.

Ils se tra�neront � nos pieds.

Vous m'�c�urez.

"Le Roi est dispos�

"� r�viser certains d�crets royaux qui pourraient

"�tre jug�s restrictifs quant � la libert�

"de l�gislation dans une de ses colonies.

"Il amendera tout acte

"ressenti par ses sujets comme une injustice.

"La population est donc pri�e

"de r�fl�chir...

"� sa condition pr�sente..."

Tu as fui ?

On a tous fui. Tout le monde a fui.

Tu as fui !

C'�tait la fuite ou la capture. Alors, j'ai fui.

Je croyais que vous auriez r�sist�, M. Dobb.

Pas mon combat.

Elle m'effraie avec sa col�re pour croire en une sorte de conte pour soldats.

Je veux lui dire d'arr�ter.

Et pourtant, ma langue reste nou�e.

C'est pas mon combat !

Sois prudent.

Te fais pas remarquer.

Nous qui avons combattu sommes maintenant recherch�s comme des criminels.

Marche... marche.

Nous pr�cipitant comme des rats dans l'ombre pour sauver notre peau.

Ren�gats, traitres rebels, c'est ainsi qu'on nous appelle.

Salut, Ned.

Salut, Dick.

Et ce mot, libert�, est venu nous enchainer et nous asservir.

- T'es parti � la guerre ? - Oui.

Superbe... superbe !

Que cette frisure est serr�e ! Serr�e !

Daisy !

Mon Dieu, que se passe-t-il, ici ?

Ecoute, Daisy... je te le dis tout net : non !

Je n'ai ni la patience, ni le temps pour �a. Tiens,

prends ceci... c'est toi.

Va ! Et rends-toi pr�sentable.

C'est un grand soir. La chance de leur vie, pour tes s�urs.

Ne la g�che pas. Tiens.

Poudrez !

Silence, Amy. Cesse de te lamenter.

Qu'est-ce que ces coffres ?

Ils sont � deux jeunes officiers que nous logerons.

Lord Hampton et Lord Darling .

De la noblesse, Daisy ! Et tous deux c�libataires.

Lord Hampton, neveu de Poppy Hessup,

a dit-on ses entr�es chez la Reine.

Oui... Il lui passe le vase, sans doute.

Je n'irai pas plus avant.

Nous connaissons tes opinions.

Mais ce soir, je t'en prie, garde-les pour toi.

Tiens, voil� ta robe, va t'habiller, et t�che

pour une fois, de faire honneur � ta famille.

Profites-en pour �ter de ta chambre

tes patrioteries v�rol�es !

Comme tu veux...

Voil�, madame.

Je peux m'immiscer ?

Tu es s�rement pr�te � le partager avec ta Daisy.

Charmantes petites !

Oh, que faites-vous ? Et moi ?

Garce !

Petite garce Yankee !

Vos filles sont des putains.

Toutes ! Des putains !

Henry !

Sales gens ! Vous me le paierez !

Laisser ces Anglais,

ces porcs entrer dans ma chambre !

Cochons !

Assassins !

Je vous hais !

Je vous hais... vous maman, vous papa...

L� !

J'esp�re que tu es fi�re de toi ?

As-tu entendu de quoi il t'a trait�e ?

Yankee, garce,

putain.

Quoi que tu puisses penser, Daisy,

nous t'avons toujours aim�e

ton p�re et moi.

Nous fondions tant d'espoir sur toi.

Et jamais jusqu'ici

tu ne m'avais donn�e... sujet d'avoir honte de toi.

C'est injuste...

Trop injuste...

Depuis ce soir

tu sais o� nous nous situons, Daisy.

Tu ne peux pas faire partie de cette famille

et te battre dans l'autre camp.

Je le sais.

A toi de d�cider.

C'est fait.

Plus vite !

On a un cochon !

Posez-moi �a !

Revenez !

Un fusil pour tuer le cochon.

Je sens Ned grandir sans moi.

Je le vois peu de temps maintenant.

Et c'est douloureux de voir son innocente jeunesse...

se perdre dans ce fichu combat.

Hop, hop, l�ve les jambes !

Je suis seul et perdu sans lui.

Allez ! Allez !

Sales vauriens !

Sauvons-nous ! Sauvons-nous !

On a vol� un cochon.

Tant mieux, on mange.

S'est sauv�... j'ai foir� le coup.

T'as foir�.

Dick a vol� une grenade. Pour nous, les Mohawks.

Pour faire sauter la popote

des sergents.

Tu fais rien sauter. T'es pas un Mohawk.

Maintenant si. Ils m'ont �lu.

Tu es fou, Ned ? Tu veux te faire tuer ?

Ce sera pas moi, la grenade. Ce sera Dick.

- Et on ira piquer leur graille. - Graille ? Quelle graille ?

Tu grailles, toi ? Je trime pour que tu grailles.

C'est pas pour moi, c'est pour eux.

M'est �gal pour qui. T'es pas un Mohawk.

- Et pas de grenade. T'entends ? - J'y vais.

- Tu vas nulle part ! - Je vais o� je veux !

Non, tu restes l�. Ned, �coute :

t'as vu ces corps qui flottent sur le fleuve ?

Tu les as vus ?

C'est qui ?

Des gamins comme toi.

Pas autre chose. Tu veux finir comme �a ?

Hep, l�-dedans !

Ecartez-vous !

Bien. Nous avons l� un beau brin de candidat !

Oui... toi.

Tu es apte ?

Tu as l'air apte. On est apte !

Et les jambes ? Il les fait marcher, Caporal ?

Qu'il montre �a !

L�ve ! Hop !

Cours sur place ! Hop !

Bras et jambes en l'air !

�a va. �a va.

Toi et Clowski, vous tra�nez la paillasse.

On gobe les mouches

balourds ?

Ceci... cr�tins de Yankee... c'est la paillasse.

C'est pour les officiers :

Ils veulent se taper leur chasse au renard,

avant de se taper leur guerre !

Mais y a plus un renard dans le coin.

Je suppose... que vous les avez tous b�fr�s. Hein ?

Bon... ces deux-l�... vont... tirer... la meute

avec ce saucisson de ficelle, effigie

de ce bon vieux Georgie Washington.

Et si vous avez envie de ficher le camp, laissez tomber.

Car si on vous rattrape, et on le fera,

on vous pendra. Compris ?

Caporal, emmenez-les.

La paie, c'est 2 pennies. Un maintenant, un apr�s.

Si les chiens te bouffent pas.

Remplace-le � la pompe. Avance.

Apporte de la saucisse.

Non, va te la chercher. Tu rampes devant ces larves

comme devant le petit J�sus !

Pour qu'il t'arrive rien.

A moi ? T'en fais pas pour moi. C'est toi qui files doux.

T'es pas juste, Ned.

Je me cache pas... c'est toi qui as fui... et qui m'as entra�n� !

Fais attention. Reste pr�s des officiers.

Tu risqueras pas ta peau.

Eh ! Reviens ! O� tu vas comme �a ?

O� tu vas, hein ? O� tu vas ?

Dis quelque chose.

T'as parl� ? Tu r�ponds � un officier !

Passible de punition !

Menons nos lascars sur le terrain. Allez... allez !

C'est eux, Sergent Major ?

Bon... eh bien... frottez-les au fumet.

Frottez-les au fumet !

Dites-vous bien... que vous �tes royalement pay�s... et

nous attendons quelque plaisir.

Ne volez pas votre argent.

Bien, Sergent Major. L�chez-moi �a !

A vos ordres.

Tiens, un laissez-passer, pour traverser nos lignes. Allez, va.

Vite ! Vite ! On y va !

Dix souverains que le grand ne tiendra pas jusqu'au bout !

C'est le petit qu'il faut avoir � l'�il !

Assez !

Non, c'est pas loin... c'est pas loin.

L'eau est l� !

Faut le tremper dans l'eau. C'est pas loin.

Non !

C'est juste l�.

Idiot... idiot !

T'as le fumet sur toi.

- M'en fous. - Ils vont te d�b�cher.

T'as le fumet sur toi.

Ont-ils perdu nos gueux ?

Une chose si cruelle pour un chasseur d'animaux que de mourir en tentant de survivre...

Ils les ont trouv�s !

Sus !

moi qui suis maintenant l'animal chass�.

tentant de survivre dans ce stupide sport royal.

Me voila sans fiert�, rampant pour survivre pour la vie de mon Ned.

Diviser pour r�gner, hein ?

Traquons le d�rat� qui a le renard.

Non... qui l'e�t cru !

C'est ce pauvre Georgie Washington !

Le pauvre bougre a l'air � bout de souffle !

Mais l'on s'attendrit !

Il nous faut abr�ger ses souffrances.

La fin du r�ve am�ricain. N'est-ce pas ?

En route. Taiaut.

"Dans la vall�e de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal

car tu es avec moi : ta houlette et ton b�ton me rassurent.

Tu dresses une table en face de mes adversaires,

tu oins d'huile ma t�te, et ma coupe d�borde.

Bonheur et gr�ce m'accompagneront toute ma vie.

Et j'habiterai la maison de l'Eternel... � jamais."

Amen.

Ils sont tous partis.

Ils dorment, Ben. Ils dorment.

Couch�s � la pioche.

Bord�s � la b�che.

�a va �tre mon tour ?

Non. T'as la veine du tambour.

Comme toi.

Oui... comme lui.

Il n'y a pas de guerre sans petits tambours, fiston.

Continuons. Ben !

C'est bien.

J'aime.

Arr�te. Regarde.

Bien, fiston !

Je t'en donnerai, moi, du tambour !

Ne m'exasp�re pas, ou je te mouche les quinquets !

Caporal ! Ici.

Debout ! Tu l'as �chapp� belle.

A-vance.

Avance, mon mignon.

C'est un enfant...

Je vous en supplie...

Avez-vous vu Tom Dobb ?

Tom Dobb travaille-t-il ici ?

Cinq, cinq pour moi !

Vous venez jouer ?

Mlle Daisy !

Ici !

C'est ton fils...

Ils ont pris ton fils.

J'ai vu les Anglais l'emmener, cet apr�s-midi.

Je l'ai trop laiss� s'�loigner de moi.

Pas Ned...

Tout ce qui �tait est maintenant loin de moi.

Vers le Nord.

Nord. Nous avons perdu.

Je le trouverais Katie. Je le jure.

Mon Dieu. Donnez moi la force.

Tom... qu'est-ce que tu fais ?

Il me faut un bateau.

Mais tu n'as pas d'arme.

Merci d'�tre venue.

On... on aurait pu parler...

Dieu vous garde, Tom et Ned...

Je te trouverais, Ned.

O� que tu sois, par Dieu, je te trouverais.

Sergent Major !

Sa Seigneurie demande un gamin

pour cirer ses bottes.

Venez.

Allez, allez.

Bonjour, Ben.

Tiens... un nouveau.

Toi.

Viens.

Fripouille !

Sergent Major !

Peine de fouet.

A vos ordres.

Vous autres, vous assisterez.

Les gar�ons !

Alors, mon petit ange... t'as vu o� on en est ?

T'as vu ce que t'as fait ?

Otez-lui ses bottes !

Tenez-le bon !

Laissez-le !

Bon Dieu !

Ben ! Au lit !

Alors, on triche, Jesse ?

Ned... Ned, c'est moi...

Dans quel �tat ils t'ont mis !

C'est fini...

T'es avec moi, maintenant.

Je vais te lib�rer...

Emm�ne Merle, papa.

Il m'a aid�... je t'en prie...

Emm�ne Merle.

Tu peux marcher ?

Enfin... je t'ai.

Je t'en prie... emm�ne Merle.

Oh, non, o� est-il? Le laissez passer qu'ils m'ont donn�.

Oh, oui. La couronne. Ici.

Ils y ont �t� dur.

Je sais petit, je sais.

Je t'ai...

C'est fini.

Je t'ai, Ned.

O� ils sont all�s, fils ?

Tu le sais, Ben. O� ils sont all�s ?

Se sont faits pris.

Par qui... faits pris ?

Un homme est venu, les a pris.

Et toi, pas d'alerte ?

Je voulais pas...

Je voulais pas... Je croyais que tu l'aimais mieux que moi.

Tu seras toujours ma tendresse. Maintenant, va !

Pike !

Couteau � moi... comprenez ?

Donner � qui ram�ne mes petits.

Allez.

Allons...

Faut pas t'endormir, petit.

Vas-y !

Oh, comment se mettre en s�curit� maintenant?

Comment quitter cet endroit?

Je l'ai bien connu en temps de paix, y ayant beaucoup chass�.

Mais maintenant, ces collines rocheuses sont une terre hostile.

Am�ricain.

Je hais les Anglais.

Je hais les Iroquois.

Ils tuent Hurons.

Maman, elle �tait Huron.

L'homme qui tue mon ennemi

est mon ami.

Je ressens un r�el sentiment de fraternit� pour ces hommes de couleur

Ces indig�nes de ce pays...

qui tentent de rester ici et de rester eux-m�mes.

Cela me rappelle mes plus jeunes ann�es.

Jeune ignorant, pris � un peuple effray� pour cette terre...

Vendu pour quelques pi�ces et un morceau de papier.

M'obligeant � travailler pour de la nourriture et un lit.

Jusqu'� ce que j'atteigne un �ge o� ce document me d�lie.

Je me rappelle �galement de combien j'�tais proche des esclaves noirs � cette �poque.

Bien qu'aucun d'entre eux n'ai re�u d'argent, et qu'aucun �crit ne les ait lib�r� apr�s tout ce temps.

Ces choses d'autrefois...

que j'avais presque oubli�es...

reviennent maintenant m'envahir.

Tiens bon... tiens bon.

Papa...

Je suis l�, Ned.

Je t'ai...

J'ai ce r�ve affreux...

Je me noie, papa.

Non, non, Ned. Tu te noies pas.

Tu te noies pas. T'es l�.

Prends ma main.

Prends ma main, c'est des cordes.

Je te laisserai pas couler.

Tu m'entends ?

Ecoute... je veux te parler... je vais te parler... de ta m�re.

Tu te souviens de ta m�re.

Oui. Parle-moi d'elle... Allez. Dis-moi... ce qui te revient.

Son odeur...

Oui...

Bien chaude...

Elle me ber�ait.

Elle t'aimait, Ned.

Elle t'aimait aussi, papa.

Oh, oui...

Elle... elle est morte.

C'est la fi�vre qui l'a prise.

Qui les a tous pris... mari, femme, Indiens... par milliers.

Ta s�ur Nell... et James, ton fr�re...

Et la petite Ann. Tu te souviens d'Ann ?

Oui, papa.

L�... l�...

Tiens bon...

Je suis avec toi... avec toi...

Avec toi... avec toi...

Mords.

�a y est, Ned.

C'est tout... Ils ont fini.

Tu... m'as sauv�, papa.

J'ai cru que t'�tais trouillard.

Oui... t'as cru �a.

Mais t'es pas trouillard.

Non, je le suis pas. Si, Ned, je l'ai �t�.

Je t'ai mis dans ce p�trin... pourquoi je fais �a ?

Besoin de toi... besoin... besoin de te serrer.

Mon fils... c'est tout ce que j'ai.

Papa... je me noie.

Non, Ned...

Non. Ned, non... ne coule pas... me l�che pas !

Te noie pas ! Non, Ned ! Bon Dieu, Ned !

Bon Dieu, Ned ! Non !

Tu sens comme je te berce... Je te berce.

Je te berce comme quand t'�tais mon b�b�... oh, Ned.

Je te berce... l�...

On est sur la rivi�re ?

Non...

�a bouge...

Non... c'est moi qui te berce... Je te berce.

Je te berce... dodo... comme quand t'�tais mon b�b�.

O� on va, papa ?

On va... quelque part...

o� c'est neuf.

C'est... c'est comment ?

Comme nulle part ailleurs.

S'il te pla�t... raconte.

Je vais raconter...

On va trouver un pays

o� y aura pas � faire des courbettes,

o� y aura pas de lord et de lady plus haut que nous,

o� on dira ce qu'on veut...

o� on montera aussi haut qu'on veut,

et personne ne tra�nera personne dans la boue comme un chien.

Je regarde tout autour... et je vois plein de gens,

des hommes et des femmes.

Ils ont une famille, comme moi.

On est tous ensemble, comme fr�res et s�urs,

et on se fait un pays � nous...

o� nos petits dormiront tranquilles toute la nuit.

Est-ce qu'on y est, papa ?

On y est presque.

Faut t'en tirer, Ned.

Je dis des mots � Ned que je pensais ne pas connaitre.

Faut t'en tirer.

Et les ayant dit, je me sens chang�.

Et il y a un nouveau but dans cete lutte in�gale et sanglante

Je peux maintenant voir ce qui s�para Ned de moi ces derniers mois.

Il savait au fond de lui que cette terre o� il naquit �tait sa patrie.

Cuffy, le drapeau.

Halte !

T'as ton laissez-passer ?

Allons-y. En route.

Bonjour !

Sergent !

T'as un peu de tabac ?

Oui. J'en ai.

Qu'est-ce que t'as d'autre ?

On a... deux porcs... trois moutons...

trois tonneaux de poisson,

tout le fromage qu'on a pu trouver.

Et puis des simples, de la camomille

et du gui, pour la pharmacie.

Capitaine Cray, un chariot vient d'arriver.

J'aurai besoin de vous.

J'ai des malades � faire soigner � Yellow Springs.

Sergent !

- Ces hommes sont mourants. - Faut les �vacuer !

Le G�n�ral ne veut pas de mourants.

Chargez-les tout de suite.

A vos ordres.

Caporal... amenez les brancard�s.

Pansez cet homme. Et �vacuez-le.

Je te connais... Miss New York !

Toi qui voulais pas la voir, la guerre...

Eh bien, je suis l�.

On dirait.

Je me souviens de toi.

Tu avais un compagnon.

Bill a �t� tu� � Trenton.

C'est son fils ?

Oui... et je suis grosse de Jack.

Daisy ?

Daisy ? C'est moi, Ned.

Mon Dieu... tu es en vie

et tu es un homme... regarde-moi �a !

Mon Dieu... dire que tu as un fusil !

On est �claireurs.

Eclaireurs ?

O� est ton p�re ?

L�-bas... dans la hutte.

Regarde qui est l� !

Qu'ai-je � lui dire?

Cette femme que j'ai prise pour une femme de conte, jouant dans cette guerre pu�rile.

A travers la fureur de la bataille, elle apparait toujours douce et souriante...

comme un ange montrant le chemin.

Ce que j'ai pri� pour toi, Tom !

J'ai tant pri� pour toi.

T'as maigri.

La vie de soldat.

Viens. Que tu as froid !

Y a pas grand-chose.

Soupe de potiron.

Plut�t maigre.

Mais c'est chaud.

J'ai du sel.

Du sel ?

C'est bon.

Assieds-toi. Ici.

Tes pieds doivent �tre glac�s. J'ai...

Le ciel au dessus d'elle, la lumi�re brille dans ses yeux fatigu�s.

Oui. Ils sont glac�s. Donne.

Tu es un Indien, maintenant.

Cette Jeanne d'Arc de New-York de bonne famille...

Je suis �claireur.

renon�ant au confort pour fouler ce bourbier pour nous rejoindre...

Pour les troupes.

� maintes reprises avec ce d�sir br�lant de libert�.

J'aurais jamais cru que je te reverrais.

Raconte. Qu'est-ce qu'il t'est arriv� ?

Cuffy et moi, on a quitt� New York.

On a fui jusqu'� Philadelphie

o� on a retrouv� d'autres partisans.

On a fait du trafic : vivres, brodequins,

mousquets, pierre � fusils.

J'ai appris � mener un bateau.

Dans la baie de Chesapeake.

T'as une vareuse

de capitaine.

C'est le capitaine Stanhope qui me l'a donn�e.

Regarde mes mains.

- Toutes rugueuses, maintenant. - Pleine de cals.

A cause des cordages.

A cause des man�uvres.

Elles sont comme les miennes.

O� vais-je trouver les mots? Le courage de lui dire?

Je peux t'emmener n'importe o� en bateau.

Tu peux ?

Oui, je peux.

Papa... voil� le chariot !

Le chariot est pr�t ?

Cuffy, c'est Tom.

Tom, c'est Cuffy.

Attends...

Je suis Bella, la fille d'Isra�l Davis, le canonnier.

Je vais rester avec lui.

Bonjour... moi, c'est Ned.

Bonjour, Ned.

�a te tiendra chaud.

Fais mon paquetage.

Une seconde, papa. Viens.

Tu boites ?

C'est rien.

Tu as �t� bless� ?

Prisonnier. Papa m'a sauv�.

Tu retournes � Philadelphie... apr�s l'h�pital ?

Je ne sais pas.

J'irai o� on me dira. O� tu seras, toi ?

Je sais pas.

Je fais l'�claireur ici tout l'hiver.

Apr�s, je sais pas.

Les Indiens veulent rentrer chez eux.

Moi, je sais pas.

Tu les as d�j� baptis�s, tes chevaux ?

Oui... lui, c'est "File" et lui, c'est "Fonce".

Je ne peux pas la laisser partir sans lui dire.

Seigneur, donnez moi les mots pour lui exprimer mes sentiments.

Rapidement, avant qu'elle ne parte encore.

Tu ne peux pas venir...

Est-ce ce marin dont elle parle? Le capitaine Stanhope?

Quoi ?

La vareuse...

Le capitaine... c'est lui qui t'a appris, pour le bateau ?

Oui.

C'est un bon marin ?

Oui.

Il est � Philadelphie ?

Non.

Tu vas l'�pouser ?

Non... que toi Tom Dobb... que toi !

Demi-tour !

Daisy McConnahay...

sale vendue !

Les nouvelles de la victoire approchante arrivent.

Les fran�ais se sont joints � nous!

Mais mes pens�es pour Daisy obscurcissent la joie que je devrais ressentir.

La noble Daisy.

La meilleure dans l'entrain, la bont�, le courage.

Sois ma premi�re pens�e.

Est-elle vivante? Est-elle bless�e?

Tu�e?

Je voudrais �tre avec elle � cet endroit.

Je voudrais �tre avec elle de tout mon coeur.

La guerre sera finie dans 15 jours.

On dit que tout est enregistr� ici.

Les morts... les disparus.

Papa... je t'attends l�, d'accord ?

Je cherche quelqu'un qui a �t� bless� � Valley Forge

ou tu�, je sais pas.

Elle devait revenir par ici... elle est peut-�tre marqu�e.

C'est Daisy McConnahay.

Voil� le registre. Ce signe, l�, c'est pour les morts.

Je sais pas lire. Je sais pas lire.

R�p�tez le nom.

Daisy... McConnahay.

Bonjour.

Qu'en penses-tu ?

De quoi ?

Des Anglais.

Ils ont tout saccag� ici.

Je dois faire la remise en �tat pour le Congr�s.

Le Congr�s ? Ils se sont beaucoup battus.

Je... je ne... je ne crois pas que...

Pas marqu�e l� ?

C'est l'�uvre de M. Rittenhouse.

�a, c'est la terre, et �a, la lune.

C'est loin ?

200 000 milles.

�a para�t pas.

Comment le savez-vous ?

J'ai fait Harvard.

Tu vois... comme les plan�tes tournent...

Chacune fait sa r�volution autour du soleil...

Tu vois... M. Jefferson dit que c'est �a, l'Am�rique.

Une r�volution... un tour nouveau...

Alors ?

C'est pas marqu�.

Vive Washington !

On monte vers le Nord rejeter les Anglais � la mer.

La guerre sera finie dans 15 jours.

Et comme tout dans ce monde...

Libert� ! Libert� !

comme le monde lui-m�me qui ne cesse de tourner...

je serais ici le t�moin de Ned comme j'�tais jadis...

Dieu soit avec toi.

Merci, papa.

choisissant une fille, en faisant une �pouse.

Son nom est Bella...

Dieu te b�nisse, Ned.

dont il sait en la voyant...

que c'est elle.

Maintenant... � tes canons, Isra�l Davis.

Le cri du coeur est aussi soudain que la guerre.

Shalom !

Dieu vous b�nisse tous !

Et par la gr�ce des cieux, il survivra aux derniers jours de cette guerre.

Pour fonder une famille sur cette terre de libert�.

Assumer son r�le de p�re comme je l'ai fais jadis, avec ses joies et ses malheurs...

ses soucis et ses merveilles.

A l'approche de la victoire dans ces derniers jours de guerre ils se sont promis l'un � l'autre

de rester ensemble des ann�es durant...

jusqu'� ce que nous marchions � Yorktown avec nos armes continuant � fumer et � tirer.

Oh, quel voyant ou medium nous aurait pr�dit...

que l'arm�e �parse et d�faite que nous �tions cinq ans auparavant...

serait aujourd'hui proche de ce que nos g�n�raux appellent la porte m�me de la victoire.

A deux longueurs sur la droite.

Deux longueurs sur la droite.

Tu l'as vu ?

Je l'ai.

- O� tu vas le choper ? - L'�paule.

Bien tir�.

La fum�e m'emp�che d'y voir.

Papa...

Papa, c'est lui ! Regarde en bas, le dernier poste.

Ce chien d'Anglais.

Je le vois, Ned.

Je le vois.

Qu'est-ce qu'il fait ?

Il va � la plage.

Pour l'estafette.

Ned... tout va bien ?

C'est d�gag�. Ils sont tous tomb�s.

"...reposer dans les verts p�turages..."

Ne me quitte pas, fils.

"...il me dirige pr�s..."

Je suis mort...

"...des eaux paisibles..."

Non, fils... ne me quitte pas.

Tu as la veine du tambour. Ne me quitte pas.

Courage, fils... courage.

"...pr�s des eaux paisibles...

"Il restaure mon �me,

"me conduit dans les sentiers de la justice,

"� cause de son nom.

"Je marche dans la vall�e de l'ombre de la mort.

"Ne crains aucun mal... car tu es avec moi.

"Ta houlette et ton b�ton

"me rassurent".

Je le termine.

Vas-y, Ned.

Ne me quitte pas, fils. Ne me quitte pas.

Non,

je le fais pas.

Cela me procure un r�el soulagement de savoir...

Qu'il ne peut tuer un ennemi d�sarm� et implorant.

Dans ce passage du jeune gar�on � l'homme dans ce long trajet de haine et de morts...

beaucoup sont devenus des guerriers sauvages et indiff�rents.

Nous, le bien et le mal r�unis dans la chair et le sang...

les esprits et les �mes...

les espoirs et les r�ves.

"...tous les jours de ma vie,

"j'habiterai la maison

"du Seigneur... � jamais.

"Tous les jours de ma vie."

Rentrons.

Allez... viens, fils. Debout, debout, allez.

Et deux drapeaux.

L'un de la reddition, l'autre ray� et �toil�...

proclamant un pays ind�pendant.

Cela me donne de l'ardeur.

Quelle lutte vient de s'achever.

Sa cruaut�, sa tristesse, sont du pass�.

Quelle chose �trange que de trouver...

que l'herbe que je foule de mes pieds semble � pr�sent diff�rente.

Je regarde vers le ciel...

et je vois cette fum�e des batailles d�river sous l'effet du vent.

Et tous ceux qui ont souffert regardent d�sormais vers un avenir nouveau.

Et moi avec eux.

Deux pour toi... 20 dollars... voil�. Suivant !

D�p�che-toi. Allez, t'�ternise pas.

"Bateau et biens : 1 776."

�a fait un bail que tu l'as, hein ?

Dix... vingt... trente... quarante. Et voil�.

Suivant.

Hep... et le reste ?

- Quel reste ? - C'�tait 70.

�a a d�valu�. C'est tout ce qu'ils valent, ces billets-l�.

Tu prends ou tu laisses ? D�gage.

- Tu bloques la queue. - Me pousse pas.

Je suis occup�.

- Et les 60 hectares ? - Tu te plains ?

Je me plains pas, je demande. Et les 60 hectares promis ?

T'as deux bras, deux jambes, deux yeux, non ? Alors, d�gage !

Pose pas tes pattes sur moi.

Tu bloques la queue.

Je pose une question.

Et les 60 hectares promis ?

Vendus aux sp�culateurs par le Congr�s

pour la dette de guerre. �a te va ?

C'est moi, ta putain de dette.

Ce bon, l�, c'est une dette de guerre. On en a tous !

Adresse-toi au Congr�s, pas � moi.

Allez tous r�clamer au Congr�s !

Non, � toi ! Parce que c'est toi qui es l�.

J'ai rien � te dire. Suivant !

O�... o� il est, ton Congr�s ?

Il va venir.

Adresse-toi � eux.

- O� ? - Ils arrivent.

- Quand ? - Ils arrivent, merde !

Je t'emmerde.

On s'est tous battu pour ce qu'on a.

Parce que pas moi ?

Pour le garder, on se battra encore !

Gueule au Congr�s,

ouvre ta gueule l�-bas... pas avec moi.

T'as l'argent ?

40 dollars. C'est tout.

- C'est tout ? - �a vaut pas plus.

Et les 60 hectares ?

Partis... aux sp�culateurs.

Tout ?

Alors, on fait quoi ?

Longe l'Hudson jusqu'� la piste des Mohawks...

Remonte-la jusqu'au bout.

Tonti dit qu'� l'Ouest,

y a de la bonne terre � prendre.

Vas-y, c'est ton r�ve.

Alors... tu viens pas ?

Je peux pas.

Je dois rester.

C'est bon pour moi, ici.

Y a ce qu'il me faut.

Je peux apprendre � lire.

C'est �a que je veux, Ned. Ce que je veux.

Tu vas me manquer, papa.

Tellement.

Tiens, prends �a.

- Pas tout. - Si.

Ta Bella, il lui faudra plus qu'une maigre vache.

Porte-toi bien.

Dieu soit avec toi.

- N'oublie pas tes beaux airs. - Non, Tom.

Au revoir, Tom.

Donne � tes enfants le nom de tes amis.

Tu seras fier de moi.

Parle-leur de moi.

S�r, papa.

De nos combats.

S�r, papa.

Du chemin qu'on a fait.

je retrouve ceux de ma famille que j'ai perdu en tous ces gens devant moi

je vois Kaitlyn dans ces jeunes enfants, lib�r�s de ce dont ils ont souffert ici

je vois aussi dans ces lumineux visages

l'oeil vif, tendre, et le doux visage de Daisy McConnahay

tous venant de terres diff�rentes, qu'ils soient en exil ou en fuite

en qu�te de respect et de libert� d'esprit, partageant d�sormais une patrie

o�, port�s par la masse, leur voix pourra �tre entendue

sans distinction, entre le petit peuple et l'aristocrate

mais �gaux dans leurs chances

et les enfants des enfants � venir connaitront ce mot: r�volution

et ce que cela signifiait

et ils ne devront jamais cesser de le prot�ger.

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