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(sirène)
- (Kim): Ca fait un an que je vis avec ça.
Un an que je me demande pourquoi il a pas laissé de message...
Jason!
(cri)
... que je me dis que c'est de ma faute,
que j'aurais dû voir qu'il filait pas.
- Il supportait pas la pression.
Il avait surtout peur de Craig. C'était un bon gars, Jason.
- Il avait peur de Craig?
Comment ça, il avait peur de Craig?
- (Savard): C'est à cause de Craig qu'il a craqué.
C'est lui qui a de quoi se reprocher, pas toi.
T'as pas d'affaire à te taper la tête pour quoi que ce soit
par rapport à la mort de Jason.
C'est pas ta faute.
(raclement de gorge)
(soupir)
- Demain, 18h00, ça vous va?
J'ai hâte de rencontrer votre famille.
- Oui, ça me va. Rouge ou blanc?
- Ce que vous voulez.
Je bois pas de vin. Mais je cuisine, par exemple.
- Je suis pas plus emballé de la situation que vous.
Le gouvernement va demander à chaque ministère
de couper 5% de son budget, incluant la Défense.
(soupir)
- La cible des pays de l'OTAN
pour le budget de la Défense,
c'est 2% de leur PIB.
Nous, on est à 1,4% et on coupe encore?
- On baisse de 5% cette année,
plus 2,5% les trois suivantes,
pour un total de 12,5%.
- Les coupures, est-ce que ça inclut JTF16 aussi?
- Oui.
- Jesus Christ!
- Le cas de Tarek Elfassi, c'en est ou?
Ca avance?
Major Sergerie?
- Ah oui, comme il est mort de complications
suite aux voies de fait qu'il a subies,
son dossier est transmis aux Homicides.
- Olivier Laroche? - Lui-même.
- Je veux m'entretenir avec lui.
Vous allez m'organiser une rencontre.
On se revoit dans 2 semaines
avec des propositions de révision budgétaires.
Merci!
(raclement de gorge)
(sonnerie de cellulaire)
Qu'est-ce qu'il y a? - Pourquoi Foster veut me voir?
- Je sais pas.
- Il vient dans mon bureau dans 2 heures.
C'est même pas une demande, c'est un ordre.
- OK, bouge pas, j'arrive.
(vrombissement de réacteurs d'avion)
OK, donne-moi tous les détails que t'as.
- Je vais le voir toute seule dans mon bureau.
J'ai pas le droit d'en parler à personne.
- Viens, viens. Pourquoi, tu penses?
- Je sais pas. - Rencontre-t-il d'autre monde?
- Salim, un infirmier.
Je suis pas supposée le savoir, mais il me l'a dit.
(soupir)
Quoi? - Attends.
Oui, capitaine Bensouda. Colonel Savard à l'appareil.
Est-ce que vous avez une rencontre de prévue
avec Foster à l'horaire aujourd'hui?
Oui. Non, je comprends, merci.
OK.
Elle dit qu'elle a pas le droit de me répondre.
Toi, tu penses que ç'a un lien avec Tarek Elfassi?
- OK, là, j'ai besoin qu'on m'explique:
c'est quoi, le deal avec lui?
- Tarek Elfassi a vendu des informations
aux Iraniens et aux Russes.
Il est rentré à l'hôpital à cause de ça.
Moi, je pense que là, Foster
rencontre tous les membres des Forces
qui ont un nom à consonance arabe ou russe
pour essayer de trouver une autre taupe.
Mais là, regarde. Regarde-moi.
Ca va aller, OK? Toi, t'as rien fait de mal.
Tu réponds aux questions et c'est tout.
On ira prendre un verre après et tu me raconteras.
OK? - OK.
- Tout va bien.
(vrombissement de réacteurs d'avion)
(paroles entremêlées)
- Merci!
- Colonel.
C'est à propos de Mick Vanier.
Je sens qu'il va nous lâcher.
- Arrêtez de le sous-estimer.
Il a un énorme potentiel.
- C'est pas moi qui le dis cette fois-ci. C'est Aiden.
Il comprend pas pourquoi vous l'avez envoyé à Montréal.
Peut-être que si vous lui parlez de Whitestone...
- Trop tôt.
- Je comprends.
Mais le gars veut changer le monde,
puis il s'est ramassé chez les Russes.
Ca se peut qu'il se demande dans quoi il s'embarquait.
- Amène-moi-le au mess à midi.
- Oui, mon colonel.
Dallaire, Caron, come here.
Tout le monde dehors. On sort.
Right now. Go!
Ferme la porte.
Vous êtes des soldats loyaux...
exceptionnels.
Si c'était pas de vos écarts de conduite stupides,
vous seriez déjà à JTF16.
C'est pas normal que je puisse me fier davantage
à une recrue d'infanterie
qu'à des soldats de votre qualité!
On le teste, on le pousse.
Il réagit toujours de la bonne façon.
Courageux, discipliné, droit.
Tandis que vous deux...
je sais jamais quelle ostie de connerie je vais devoir gérer!
Je pensais qu'en te confiant la gestion de la shop,
tu développerais ton leadership.
Toi, c'est pas la première fois
que ton impulsivité met tout le monde dans la marde.
- Désolé, mon colonel! - SHUT UP!
Soldat Vanier.
- Oui, mon colonel.
- Savez-vous ce que vous êtes allé faire à Montréal?
- Une livraison, mon colonel.
- Est-ce que vous savez pourquoi?
- Non, mon colonel. - Voulez-vous le savoir?
- Non, mon colonel. - Pourquoi?
- Parce que je suis les ordres, mon colonel!
- Parce qu'il suit les ordres!
Pour votre info...
vous avez pas seulement réparé
une gaffe des adjudants Dallaire et Caron...
vous avez aussi contribué
à éliminer une menace qui pesait sur la nation.
Debout devant eux.
A genoux.
- Colonel... - J'ai dit à genoux!
Embrassez ses bottes.
- On va pas...
- Il a risqué sa vie pour vous sauver le cul!
Sans lui, vous seriez en prison!
Embrassez ses bottes!
Qu'est-ce que t'attends? Que je te décrisse l'épaule?
Envoye!
C'est ça. Continuez.
Vous êtes beaux.
(♪ cellulaire ♪)
(soupir)
- Le vol a bien été? - Hum, hum.
- Vous avez eu le temps de parler à l'enquêteur
qui s'occupait du dossier d'Elfassi avant vous?
- Hum.
- Un problème, inspecteur?
- Bon, on fait comme d'habitude?
Vous me dites à qui je peux pas parler,
ou c'est que je peux pas aller.
Vous pouvez même me donner déjà votre conclusion.
Peut-être même que je vais avoir le temps
de retourner chez nous écouter un petit film?
De toute façon, j'ai lu le rapport.
La victime a été battue, pas de témoins, pas de caméras.
Il a succombé à ses blessures.
- Il a pas succombé à ses blessures.
- Hum. Il est mort de quoi?
D'une pierre au rein?
- Il a été empoisonné au polonium.
- Ha! Ah, bien oui. Le polonium.
J'aurais dû y penser avant.
L'affaire des Russes?
- Sauf que là, c'est pas les Russes.
(petit rire)
- Chaque fois que je viens ici,
je me fais bourrer le crâne de bullshit,
mais là, ça, c'est next level.
- Vous verrez à l'autopsie. - Hum, hum.
- Ouh!
- Ah bien!
Un revenant.
- Un fantôme, tu veux dire.
- T'étais ou?
- C'est long à expliquer.
- Ah, on a tout notre temps.
- Comme j'ai dit, c'est trop long à expliquer.
- C'est quoi? T'es rendu trop spécial pour nous parler?
- Luc, come on!
- Quoi? Hé, on se fend le cul
pour faire notre cours d'infanterie,
et il est pas là la moitié du temps.
- Il y a peut-être une raison pour ça,
qu'est-ce que t'en penses?
- Ah oui. Qui est mort ce coup-là? Son grand-père?
- Hé, Luc, pour vrai, slaque un tour.
- Hé, on peut se dire les vraies affaires?
Vous trouvez pas ça bizarre, vous,
qu'il reçoive des petites faveurs
à gauche et à droite des adjudants?
- Quelles faveurs? De quoi tu fucking parles?
- Voyons, come on, wake up!
Un petit congé par-ci, un petit congé par-là,
parce qu'il est spécial, notre Mickael.
C'est quoi? As-tu peur de salir
tes belles petites mains d'intello?
- Hé! Wô!
- Les sens-tu, mes petites mains, mon gros tabarnac?
- Lâche-le, là! - Hein?
- Il ne respire plus!
- Et ferme ta gueule!
Toi, tu fermes ta gueule, toi aussi!
Tous dans vos chambres! Souper dans 30 minutes, allez!
- Tu vas apprendre à me respecter.
Et, en passant, il se "shoote"
aux stéroldes en cachette dans les toilettes!
- Pourquoi il dit ça?
- C'est n'importe quoi!
- Luc, c'est vrai, ça?
- Non, c'est n'importe quoi! "C'est vrai"...
- Dépêchez-vous, dans 30 minutes.
(paroles indistinctes à la radio)
- Comment ça s'est passé?
Maria...
Je suis là, tu peux me parler.
- Il m'a posé des questions sur la Russie,
sur mes origines,
ce que je pensais du Kremlin,
sur mes allégeances envers le Canada.
Comme si j'étais une espèce de terroriste.
Suivez-moi.
- Ca fait longtemps que vous êtes ensemble, alors,
vous et le colonel Savard?
- Depuis que j'ai 21 ans, oui.
- Wow!
Vous étiez pas dans les Forces quand vous l'avez rencontré,
si je me trompe pas?
- En effet, je le trouvais inspirant.
J'ai voulu suivre ses traces.
- C'était votre idée, donc.
- Ouais.
- Pourquoi l'armée canadienne?
Pourquoi pas l'armée russe?
- Parce que je suis Canadienne.
- Vous avez un passeport russe.
- Je l'ai jamais utilisé.
- Ah...
Avec des parents russes, c'est assez étonnant.
- Ils ont immigré ici avant ma naissance.
Ma mère est morte d'un cancer quand j'avais 7 ans.
Mon père et moi, on n'est pas très proches.
- Votre niveau d'attachement à la Russie...
diriez-vous qu'il est...
bas, moyen...
ou élevé?
- C'est comme ça qu'on me perçoit?
C'est comme ça que tu me perçois, toi?
- Hein?
Voyons, comment tu peux dire ça?
- Parce que j'ai honte, Louis.
J'ai honte.
Je me sens comme un... un déchet.
Et toi, t'es... t'es tellement parfait.
- Arrête là, je suis pas parfait.
- Membre du rang décoré, officier émérite,
commandant de la base de Kanawata,
héros de la guerre en Afghanistan.
- Arrête! Ce qui s'est passé en Afghanistan, c'est de ma faute.
C'est de ma faute si on est tombés dans une embuscade.
C'est de ma faute si on s'en est pas sortis.
J'ai paniqué, j'ai pris plein de décisions stupides.
C'est à cause de moi si les gars sont morts.
(mitraillade, brouhaha)
J'ai fait semblant
que je me rappelais pas de ce qui s'est passé.
Mais je me rappelle de tout.
J'ai menti au commandant.
Et je t'ai menti. - C'est pas grave.
- Oui, c'est grave. C'est très grave.
- Que tu m'aies menti.
- Je pourrais être expulsé des Forces.
Comprends-tu ça?
Mais au lieu de ça, j'ai des médailles,
j'ai une carrière qui va bien, j'ai une famille.
On est même amis avec les veuves des gars.
C'est moi qui devrais avoir honte.
Pas toi.
Ecoute-moi bien.
Je m'en crisse, que ton nom de famille, ce soit Frolova,
et que ça vienne de Russie.
T'es une femme extraordinaire.
Puis je te mérite pas.
(reniflement)
- On rentre, OK?
- Je reviens.
Hé... il est ou, Mick?
- Ah, il est sorti.
- Il sort souvent.
- Oui, bien, je le sais pas. Il est au gym.
- Je vais l'attendre dans sa chambre.
- Wô! D'un, t'as pas le droit, et de deux, c'est creep.
Je veux dire, t'es pas capable d'attendre qu'il revienne?
- Coudon, y a-t-il juste moi
qui vois que ça va pas bien dans sa tête?
- Je dis ça de même, moi, là.
S'il en parle pas, c'est parce qu'il y a une raison.
Ca se peut que ce soit mieux de même.
(petit rire)
- C'est peut-être rien de grave, c'est peut-être pas grand-chose,
mais s'il en parle pas, faut que tu respectes ça.
Pour lui... et même pour toi, à la limite.
- Soldat!
Tabarnac de muscles après ça, mon Caron!
- Ta..!
Hé, on te cherchait dans les baraquements, t'étais pas là.
- Les gars, si vous vous faites pogner à brasser sur la base...
- Oh, inquiète-toi pas.
Icit, les adjudants
ont comme... des petits passe-droits.
- Non, mais moi, je suis pas adjudant.
- Relaxe.
Tu fais partie de la gang, mon Rambo.
Même qu'on voulait fêter ça avec toi.
Qu'est-ce que tu fais à soir?
- Je veux être en forme pour demain.
- Yes sir, good!
Good, ça veut dire que tu peux veiller avec nous autres, ça!
- Non, pour vrai, c'est justement le contraire.
- Non, non, non, écoute.
Tu nous as sauvé le cul, sans joke.
Laisse-nous donc te remercier.
- Mais oui, veux-tu une bière? Veux-tu une bière?
- Il y a de la frette dans le pick-up.
- Ah, j'ai pas de manières! Viens-t'en, mon homme.
Envoye, viens-t'en.
- Pas longtemps.
Je veux pas "scraper" ma journée de demain.
- Pas de stress, big.
- Merci!
- Foster m'a demandé ce que je pensais des talibans,
ce que je pensais de Daech.
Un peu plus et il me demandait
si j'avais une bombe strappée sur le ventre.
- Mais ça sort d'ou, cette affaire-là?
- Aucune idée.
Sérieux, si ça continue comme ça, je vais démissionner.
C'est pas plus compliqué que ça.
- Nour, come on!
- J'ai pas de chum, j'ai pas d'enfants.
Je me donne corps et âme pour mon pays,
et on me remercie en faisant du profilage racial.
- Une, s'il te plaît. - Nazem.
- Hé! - Hé!
Ca va? - Oui, toi?
- Euh, je te présente ma chum Kim.
Kim, c'est Nazem. Il est capitaine, lui aussi.
- Allô!
- Hum!
- Veux-tu t'asseoir avec nous? - Oui.
- Pourquoi pas? J'ai eu une journée de cul.
- Comment ça?
- Pas le droit d'en parler.
- L'état-major t'a-t-il rencontré, toi avec?
(marmonnement indistinct)
- Ah, demain soir?
- Oui, chez le colonel.
Il invite toute la famille.
- Hum. J'ai pas trop envie
de voir des hauts gradés en ce moment.
- Je comprends.
Je pense qu'il veut tisser des liens avec moi.
Mais ça ferait peut-être du bien de parler d'autres choses?
- Hum!
T'aurais dû m'en parler avant de faire l'amour.
Comme ça, tu n'as plus rien pour faire du chantage.
- Hum.
Je pensais aller chercher du vin, mais je peux laisser faire.
- OK. T'as gagné.
- Ca ne me tente plus, là.
(petit rire)
(sonnerie de cellulaire)
J'y vais.
(sonnerie de téléphone)
- Oui?
- J'ai une minute max.
- OK.
L'état-major fait du profilage racial.
Foster rencontre tout le monde qui a un nom moindrement arabe
et il leur pose des questions sur leurs allégeances.
- Ils font ça aussi avec les noms russes.
Il a rencontré ma femme.
- Pourquoi tu me l'as pas dit?
- Je te l'ai pas dit parce que
je la ramasse à la petite cuillère depuis tantôt.
- Excuse-moi.
- Craig a dû dire à Foster
qu'Elfassi a vendu des informations
aux Iraniens et aux Russes pour enlever la chaleur sur Caron.
- Ca, c'est l'autre affaire pour laquelle je voulais te parler.
Caron avait peut-être un complice à l'hôpital.
- OK, on se reparle de ça demain matin au bunker.
Bonne nuit!
Hé! - Je trouvais ça long.
- Ah, je suis parti une minute et quart.
- C'est ça que je dis.
- Wou-hou-hou-hou-hou!
- On est ou? - Viens-t'en, ma belle.
- On est ou? - Envoye.
- On a une surprise pour toi. Tu vas capoter.
- Tu connais pas ta base de Kanawata?
- Envoye! - Ca, c'est notre tente VIP.
On laisse pas n'importe qui rentrer icit.
Envoye, viens-t'en.
- Envoye, big!
Envoye!
- Viens-t'en, je te mangerai pas, osti!
(petit rire)
- OK, c'est quoi, la joke, les gars?
(rires)
- Hé, calme-toi, calme-toi. Hé, je ne suis plus ton boss.
Je ne suis plus ton boss!
Hein, adjudant-chef, est-ce que je suis son boss?
- Non!
- Je ne suis plus ton boss, osti! Souris!
Oh, regarde. Hé, calme-toi, respire.
Détends-toi.
Détends-toi, Rambo!
Respire, regarde, respire.
(profonde inspiration)
(profonde expiration)
Rambo, es-tu détendu?
- Oui.
- Good, c'est bon, ça, d'être détendu, dans la vie!
Hé, toi et moi...
on est égaux.
- Oui.
- Pas plus pas moins.
Sais-tu ce qu'elle fait, ma soeur, dans la vie?
Astronaute, man.
Elle est allée dans l'espace.
Mon frère. Hé, mon frère.
Devine ce qu'il fait dans la vie, mon frère.
Envoye, devine, devine!
- Euh, je sais pas.
Astronaute aussi.
(rire)
- Actuaire.
- OK.
- Penses-tu, mettons, que...
que je suis égal avec eux autres,
mettons, quand je vais...
dans un party de famille, à Noel?
- Oui, sûrement, oui.
- Fuck all, man! Je suis fuck all égal, moi!
Moi, j'élimine des menaces!
Moi, je sauve le monde!
Et je suis en dessous
d'une fille qui flotte dans une cabine...
puis d'un gars qui aide
des millionnaires à faire d'autres millions!
- Je... je suis désolé, OK?
- Actuaire, osti!
Moi, je me fais parler comme si j'étais de la marde
depuis que je suis haut de même.
Même mes parents...
Moi, je suis comme le trouble kid, tu sais.
- Je comprends.
- Toi et moi...
on est égaux, right?
Right? - Oui.
- Fait que si j'embrasse tes bottes...
t'embrasses les miennes, right?
- OK, les gars!
- Right?
- Sans lui, vous seriez en prison! Embrasse ses bottes!
- On n'est pas égaux?
On est égaux, Rambo.
Rambo.
On est égaux.
- Fait que pour retourner à la base,
c'est le même trajet, mais à l'envers.
(rire)
- Hé, hé, hé, hé!
Hé, les gars! Crisse!
Attention, tabarnac!
- Wou-hou!
- Fuck!
- Wou-hou!
- Fait qu'on lui a dit de trouver
les clés du champ de tir.
Il a cherché pendant 2 heures!
(rires)
- Un champ, man, comment tu veux débarrer ça?
- Hé, écoute, on l'a pas lâché pendant 2 mois.
On lui faisait faire des affaires connes.
(rires)
- OK, je n'en peux plus! Je vais aux toilettes.
(rire)
- Grosse journée?
- Au moins, elle se finit bien.
(petit rire)
- C'est vrai qu'une bière, ça règle bien des affaires.
- Il y a d'autres choses qui règlent bien des affaires.
- Comme...?
- De la bonne compagnie.
- Hmm...
(stridulations)
(raclement de gorge)
OK.
(rire)
- (Dallaire): On est égaux.
(cri)
(paroles indistinctes à la radio)
- Bon, je peux pas rester longtemps, j'ai un meeting.
- Hum, hum.
- Ca va?
- Oui. Checke ça.
Euh, j'ai fait comme t'as dit.
J'ai suivi Caron sur les caméras de l'hôpital.
Sauf que Caron prend une porte sécurisée
qui mène à un corridor...
dont la caméra marche pas.
Celle aussi de la salle des infirmières.
- Ca veut dire que quelqu'un
a donné à Caron le code de la porte,
et qu'il a coupé le fil avant qu'il passe.
- Exact.
- Ce serait quelqu'un qui travaille à l'hôpital.
Quoi?
- J'ai essayé de voir si Caron
était passé plus tôt dans la journée à l'hôpital
pour voir avec qui il aurait pu avoir interagi
et j'ai trouvé ça.
C'est tout ce que j'ai trouvé avec Caron.
- Pourquoi tu me montres ça? Elle travaille à l'hôpital.
C'est normal qu'elle voie des patients.
- Oui. Je voulais juste que tu le voies.
- Tu sers la bullshit raciste de Foster.
- Je pensais juste que c'était important que tu le voies.
- Bien, je l'ai vu et c'est du crisse de niaisage!
(sonnerie de cellulaire)
- Oui?
Au polonium?
Vous êtes certain?
OK, merci!
(criaillements de goélands)
- Penses-y 2 secondes:
pourquoi il t'invite à souper avec la famille?
- Je sais pas, il m'a promis qu'on allait collaborer.
- Non, il veut te mettre de son bord!
Il veut pas que tu creuses le meurtre d'Elfassi
comme il veut pas que tu creuses le meurtre de Bastien.
Il veut te charmer.
- S'il veut me charmer,
il aura pas le choix de me dire des affaires.
C'est un homme très important dans les Forces.
Comporte-toi comme du monde, OK?
Ca va bien aller.
- Bienvenue! Entrez.
Bon appétit!
- Merci beaucoup! - Merci, merci!
- Mmm!
Oh, mon Dieu! Votre salade!
- Légumes du jardin, les fleurs aussi,
même les fruits dans la sauce.
- Mmm! C'est honnêtement dans les très bonnes salades
que j'ai mangées dans ma vie.
J'exagère même pas.
- J'ai grandi sur une ferme maraîchère.
Je connais 3 ou 4 trucs.
- Ou ça?
- Ayer's Cliff, Cantons-de-l'Est.
- Hmm! Vous vouliez pas faire carrière là-dedans?
- C'est plus facile de risquer sa vie
que de faire pousser des affaires.
(petit rire)
Non, blague à part,
quand j'étais jeune, j'avais des problèmes de comportement.
Il m'arrivait d'être violent
sans raison avec les autres à l'école.
- Hum, ça me rappelle quelqu'un.
- Fait que mon père m'a forcé à rentrer dans l'armée.
Ca m'a apporté de la discipline, du sens.
En plus, j'étais payé pour aller au gym. C'est pas rien.
- Ivan, arrête de picosser, mange.
- C'est beau, papa.
- T'aimes pas le porc?
- Oui, il aime beaucoup ça.
- Je suis musulman.
- Voyons, Ivan.
- Pas de stress. Ivan?
- Non, j'aime pas tant ça.
- J'ai une couple de restants dans le frigo.
Ca m'aiderait si quelqu'un les mangeait.
Je veux pas les perdre. Venez avec moi.
- Ca va? T'as l'air tellement stressé.
- Non, je suis correct.
- Tout va bien, fais juste relaxer un peu.
- Alors...
Poulet au miel, pâtes Alfredo, ratatouille, pizza.
- Oui, pizza, c'est bon.
- Pizza.
Connaisseur!
J'ai cru comprendre que nos trajectoires scolaires
se ressemblaient un petit peu.
On n'est pas obligés d'en parler.
J'ai juste une sympathie naturelle
pour ceux qui ont suivi le même chemin que moi.
Je sais c'est quoi,
être en colère, ressentir de l'injustice...
avoir l'impression qu'on n'a pas d'autres recours
que de se servir de ses poings.
(bips du micro-ondes)
Quand quelqu'un est turbulent...
on cherche ce qui va pas chez lui...
alors que je sais d'expérience que...
très souvent...
c'est son entourage proche, le problème.
C'est celui qui frappe qui voit clair.
- Des fois, on dirait que c'est la seule manière de se défendre.
Ca vous arrive, vous, d'avoir l'impression
que tout le monde est contre vous?
- C'est pas une impression.
Si t'as une bonne job, quelqu'un veut te la prendre.
T'as une blonde, quelqu'un veut te la voler.
J'ai pas de femme, pas d'enfants, une maison modeste...
mais je sais qu'il y a quelqu'un, quelque part,
qui serait prêt à me tuer pour avoir ce que j'ai.
Et c'est valable aussi pour vous.
- Et comment vous faites pour "dealer" avec ça?
- Je sers mon pays et le monde libre.
Ca me permet de me décentrer de mes petits problèmes.
Quand on côtoie l'infiniment grand,
on se rend compte de tout ce qui est
infiniment banal dans nos vies.
(cri)
L'amour, l'argent, les promotions,
les insultes, les infidélités,
les incompréhensions parentales.
Tout ça, c'est du vent.
Personne va se rappeler que t'as acheté le char de l'année.
Mais tout le monde se souvient du débarquement de Normandie.
- OK, mise en situation.
Le scénario est simple.
On a des bonnes raisons de croire
que l'ennemi va essayer de passer par là
pour attaquer la base.
Votre section à vous
est postée ici pour monter la garde.
On va donc faire un exercice de tir!
Dans vos chargeurs, il y a munitions.
C'est des balles avec ogives de plastique.
Vous faites très attention avec ça, par contre,
parce que vous pouvez blesser vos frères d'armes avec ça.
Est-ce que vous avez des questions?
All right!
On y va.
Tournez-vous vers la cible.
Dispersez-vous, let's go! Sur vos lignes!
Envoye, let's go, let's go, let's go!
- Tout ce que vous voyez, c'est à moi.
35 acres de terrain:
fruits, légumes, fines herbes, essences d'arbres.
90% de ce qui pousse en zone 6A, je l'ai.
Quand je suis arrivé ici, quand j'ai acheté,
il y a rien qui poussait; c'était de la roche partout.
J'ai déroché à la main pendant un été,
travaillé ma terre pendant 6 ans.
- Beaucoup de job pour un seul gars.
- Savez-vous c'est quoi, la permaculture, colonel Savard?
- Pas vraiment, non.
- Mon père était pas riche, il avait juste 2 gars.
On n'avait pas les moyens des fermes industrielles
en machinerie et en main d'oeuvre.
Ce qu'on faisait, c'est qu'on créait des écosystèmes.
Si une semence avait besoin d'ombre,
on plaçait un organisme
qui avait besoin de lumière au-dessus de lui.
On plantait des fleurs
pour attirer les insectes qu'on voulait,
d'autres pour repousser ceux qu'on voulait pas.
Et ça nous permettait de mettre nos énergies à la bonne place,
parce que tout se gérait tout seul.
J'ai cru comprendre que l'adjudant Elfassi
a été empoisonné au polonium.
J'imagine que les Russes
ont aidé les Iraniens à s'en débarrasser.
- L'autopsie est pas faite encore.
- Ca s'est terminé tout à l'heure.
- Evidemment, vous le savez.
- J'ai mes sources.
- Moi, je pense que c'est vous qui avez fait tuer Elfassi...
pas les Russes.
- En permaculture,
quand l'équilibre d'un écosystème est menacé...
on cible le problème et on apporte un correctif...
qu'on espère permanent.
- Donc, vous l'avez éliminé parce que vous aviez peur
qu'il "stoole" Dallaire et Caron s'il se réveillait,
parce qu'ils l'avaient battu à mort.
- Mes gars sont allés trop loin, c'était pas mon call.
- C'est quoi, Whitestone?
Est-ce que l'état-major est au courant?
- J'imagine que ceux qui doivent savoir savent...
mais que vous en faites pas partie.
- Je suis le commandant de la base.
- Vous êtes un ajout...
à quelque chose de beaucoup plus grand que vous.
Quand on ajoute un organisme à un écosystème,
c'est pour le renforcer, pas pour l'affaiblir.
Sinon, le système se retourne contre lui.
- Est-ce que c'est des menaces?
- Pas du tout.
Je sens qu'on va faire des grandes choses ensemble.
Faut seulement que vous compreniez
votre rôle dans l'équation.
- Hé, je vais aller aux toilettes.
- Hum.
(sonnerie de cellulaire)
Oui, allô?
Allô?
- Le nom de votre femme, Frolova, c'est russe, ça?
Je me trompe pas?
- Maria est née ici.
- Comme Tarek Elfassi.
- (Augustin): On avance!
Lentement, pas trop vite.
Et restez sur vos lignes!
Durand, plus à gauche.
Vos 2 yeux sur la cible. On continue, let's go!
Paré, retourne sur ta ligne! Dépêche-toi!
On reste aux aguets!
- Contact!
- Contact! - Contact!
- Fumigène! Fumigène!
- On continue malgré les fumigènes!
On s'en fout! On continue!
- Contact! - Contact!
- On avance! Let's go, let's go!
- Fumigène! - Fumigène!
- On avance en restant sur sa ligne!
Je le dirai pas 3 fois!
(coup de feu)
- Médical! Médical!
Médical! Médical!
Médical!
- Hé, il ne respire plus, là!
Tiens ses jambes, tiens ses jambes! Prends ses jambes!
- C'est qui qui lui a tiré dans la gorge?
- Reste avec nous, reste avec nous! Regarde-moi!
Enlève ton casque!
Médic!
- Pourquoi le gars qui m'a mis des bâtons dans les roues
pour le meurtre de Bastien
veut soudainement m'aider?
- J'ai besoin d'un enquêteur
qui va travailler secrètement avec ma partner et moi.
- Qu'est-ce qui s'est passé?
Vous avez tiré Le Merlus dans la gorge?
- Dans la vie, là, je me mets à genoux devant personne!
- Si tu lâches pas Mick, c'est pas à genoux que tu vas finir...
c'est sur le dos!
Sous-titrage: MELS
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