All language subtitles for Les.Armes.S01E06.FRENCH.1080p.WEB.DDP5.1.H264-SiC

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Original subtitles

- Si ça se trouve, Elfassi se réveillera pas

ou il va être légume le restant de ses jours.

(bips de l'électrocardiogramme)

- C'est pas ça, le point.

Je vous ai dit de pas "bypasser" le colonel

et que vous l'avez fait pareil.

- TABARNAC!

(toux)

- Si Tarek survit, on va avoir un osti de problème!

Et ça va être à vous trois de le régler.

(toux)

(bips de l'électrocardiogramme)

(sonnerie du cellulaire)

- Tarek Elfassi s'est réveillé. - OK.

- Comment il va?

- On l'a mis sous sédation. Il était agité en se réveillant.

On espère le réchapper, mais il a besoin de repos.

- Je peux lui parler?

- J'autoriserai pas de visite

tant que son état le permettra pas.

- Dr Frolova. Colonel.

J'ai su que le soldat Elfassi s'est réveillé.

Les gens du 3e bataillon sont vraiment soulagés.

- Ca doit, populaire comme il est.

- Est-ce que c'est possible de le rencontrer?

Les gars de son unité

seraient vraiment contents d'avoir de ses nouvelles.

- Comme j'expliquais au commandant,

M. Elfassi est pas en état

de rencontrer personne en ce moment,

mais si vous voulez, on va dans mon bureau

et je vous fais son bilan médical.

- S'il vous plaît.

- Suivez-moi. - Merci!

(bips de l'électrocardiogramme)

- Oui, j'aimerais parler au sergent Garcia, s'il vous plaît.

Pour une surveillance policière.

Oui, je garde la ligne.

Sergerie, venez avec moi.

- C'est le fun de vous croiser.

On vous voit pas souvent ces temps-ci.

- J'ai été occupé avec l'arrivée de ma famille.

- Même qu'on vous voit pas du tout.

- J'ai besoin que vous organisiez

une rencontre d'urgence avec Craig à mon bureau.

- Pourquoi? - Pourquoi?

- Ah non, excusez-moi. J'étais juste curieuse.

Parce qu'on vous voit pas pendant 2 semaines,

et là, vous débarquez du jour au lendemain à l'urgence.

- Oui, d'ailleurs, qu'est-ce que vous faites à l'hôpital?

- Je suis agente de liaison.

C'est mon travail de savoir ce qui se passe sur la base.

- Savez-vous ce qui s'est passé avec Tarek Elfassi?

- Non. Vous?

- Moi non plus. Oui, un instant.

Craig, à mon bureau, le plus vite possible.

Oui, sergent Garcia.

J'ai quelque chose à vous demander.

- La M67, qu'est-ce que c'est?

C'est une grenade à main défensive à fragmentation

conçue pour produire des éclats de métal.

On l'utilise pour 2 choses: la destruction de matériel

et pour la suppression d'ennemis en zone fort...

OK, lisez les pages 4 à 7 du manuel, je reviens.

Qu'est-ce qui se passe?

- Tarek Elfassi s'est réveillé.

Le colonel veut nous voir au mess à midi avec Dallaire.

(soupir)

- Est-ce qu'il parle? Est-il conscient?

- Je le sais pas, mais on est dans la marde.

- Voir qu'elle s'est pointée ici sans raison.

Elle devait penser que la maison était encore vide.

- Kim est pas venue ici. Elle était au Relais.

- Fuck off, je l'emmène à la shop.

- Envoie pas JTF16 après elle pour ça.

Elle a rien fait!

- Qu'est-ce qu'elle sait? Lui as-tu parlé de Whitestone?

De Jason? - Elle sait fuck all, je te dis!

Elle a rien fait! - Qu'est-ce qu'elle sait?

Lui as-tu parlé de Whitestone? De Jason?

- Elle sait fuck all, je te dis!

- Lui as-tu parlé de Whitestone? De Jason?

- Elle sait fuck all, je te dis!

- Oui, entrez. Fermez la porte, s'il vous plaît.

Je veux savoir pourquoi vous vous intéressez à Tarek Elfassi.

- Pourquoi vous présumez que je m'intéresse à lui?

- Vous avez envoyé Catherine Sergerie à l'hôpital

à la seconde ou il s'est réveillé.

- Elle fait juste son travail.

- C'est un adjudant. C'est un de vos hommes.

Vous le connaissez mieux que moi.

Est-ce qu'il y a des choses que je devrais savoir?

- Je sais des choses sur Tarek Elfassi,

mais sur ce qui lui est arrivé, non.

- Je vous écoute. - C'est confidentiel.

- Si c'est pas JTF16, c'est pas confidentiel.

- Justement, JTF16 est la cible des puissances étrangères.

Pas étonnant qu'lles courtisent les membres des Forces.

On sait qu'Elfassi a été approché par les Iraniens,

pour qu'il leur vende des informations.

- Attendez, là, vous êtes en train de me dire

que Tarek Elfassi est un infiltrateur pour l'Iran?

- Tout ce qu'on sait, c'est qu'il a été contacté.

Est-ce qu'il a dit oui? Est-ce qu'il a refusé?

Est-ce que les Iraniens ont voulu l'éliminer à cause de ça?

J'imagine qu'on va savoir tout ça

quand la gueule va lui désenfler.

(bips, ouverture de porte)

(fermeture de porte)

- J'ai pas le temps, je suis attendu.

- J'ai besoin que tu me dises de quoi.

- C'est plus toi qui as des affaires à me dire, je pense.

Qu'est-ce qui t'a pris à sacrer une caméra chez Dallaire?

- C'est confidentiel.

- Pas du moment ou je mange un coup de poing dans la face,

car je suis allé la chercher à ta place.

- Merci pour ça, mais comme je te dis, c'est confidentiel.

- OK.

Fait que, dans le fond, tu te sers de moi depuis le début?

C'est pour ça que tu me suivais?

Tu t'en câlisses de moi.

- J'ai toujours été sincère par rapport à nous deux.

- C'est dur à croire au nombre d'affaires que tu me caches.

- Toi non plus, tu donnes pas ta place.

- Hé, il y a rien que je fais qui te concerne

ou qui a un impact sur ta vie.

- Ah non? - Non.

- Lui as-tu parlé de Whitestone? De Jason?

- Elle sait fuck all, je te dis!

- C'est quoi que j'ai à savoir sur Jason?

Parce qu'à la manière dont lui, il te parle,

toi, t'as l'air d'être pas mal au courant.

Wesley, c'est quoi, le deal avec Jason?

- J'ai essayé... pour vrai, Kim.

J'ai vraiment essayé.

- Essayé quoi?

- De l'empêcher...

de passer à l'acte.

- Attends...

Tu savais qu'il voulait se tuer?

(sonnerie de cellulaire)

(halètement)

(fermeture de porte)

- Tarek Elfassi aurait vendu de l'information à l'Iran.

Ca va?

Hé!

Viens.

(sanglots)

(vrombissement d'un avion au loin)

- Mon colonel.

(fermeture de portière)

- Vous allez avoir une permission spéciale

pour vous absenter demain...

signée par votre adjudant et votre capitaine.

Devant le mess, il y a un VUS noir.

Vous allez à Montréal à cette adresse-là vêtu en civil.

Vous dites que vous venez pour la thermopompe.

Dans le coffre du véhicule, il y a une boîte.

Vous la remettez et, en échange, ils vont vous remettre un sac

que vous allez porter à RTS Manufacture

avec votre propre voiture.

- Je pars quand?

- Demain matin.

Je vous texte 2 minutes avant.

C'est tout.

- Ca fait un an que je vis avec ça.

- Kim, il y a quelqu'un qui vient

de se tirer une balle dans son char.

(soupir)

Un an que je me demande pourquoi il a pas laissé de message.

(sirène)

C'est mon char.

- Reste ici, Kim. - C'est mon char.

- Non, Kim, s'il te plaît! - C'est mon char! Jason!

Jason!

(cri)

(sanglots)

Que je me dis que c'est de ma faute.

Que j'aurais dû voir qu'il filait pas.

Puis toi, toi, tu débarques de nulle part,

tu me connais pas,

t'as jamais vu Jason, tu devines ce qui s'est passé comme ça.

Je m'en mêle pas pour pas avoir de trouble avec Craig.

- Ton ex s'est tué 2 semaines

après être revenu d'une retraite fermée avec lui!

Il y a des limites à pas vouloir voir ce qui se passe!

- J'ai rien vu!

Quand il est revenu de sa retraite avec Craig,

j'ai rien remarqué, rien, comme une ostie de conne!

- Il supportait pas la pression.

Il se sentait coupable d'adhérer à ça,

puis il avait surtout peur de craquer.

(petit rire)

- C'était un bon gars, Jason. - Il avait peur de Craig?

- Je suis désolé.

- C'est à cause de Craig qu'il a craqué.

C'est lui qui a de quoi se reprocher, pas toi.

T'as pas d'affaire à te taper la tête pour quoi que ce soit

par rapport à la mort de Jason.

C'est pas ta faute.

T'es fin, mais il y a pas grand-chose

que tu peux dire en ce moment qui va me remonter le moral.

- La dernière fois, en Afghanistan,

ma section au complet est tombée

dans une embuscade dans une ruelle.

Mes 4 gars et mon technicien médical sont morts.

Il y a juste moi qui ai survécu.

J'ai été en choc pendant un an.

C'est après ça que j'ai décidé de devenir officier.

Je ne voulais plus que personne meure à cause de moi.

- Bien, je vais te dire comme tu me dis.

Ca sert à rien de te taper sur la tête

si c'est pas de ta faute.

- Justement, là, c'était de ma faute.

(brouhaha)

Il y avait un char en feu sur le trajet.

Les talibans font souvent ça,

ils bloquent la route,

ils paient la population civile pour nous attirer.

On approche pour voir ce qui se passe

et il y a une bombe qui explose.

Fait que j'ai changé l'itinéraire.

(mitraillade, brouhaha)

Quand la section de tête s'est fait tirer,

j'étais avec eux autres.

J'aurais dû mettre le point de collecte des blessés

plus loin de la zone de contact,

mais je l'ai mis juste à côté.

Il y a une bombe qui a sauté.

J'ai tué mes gars.

Je les ai tués.

T'es une bonne personne, Kim.

T'as rien à te reprocher.

Je suis désolé, c'est le festival des réunions.

Je vais aller me coucher, je suis brûlé.

- Ivan aime beaucoup son nouveau psy, en passant.

- C'est vrai, c'était aujourd'hui.

C'a bien été?

Quoi?

- Fait que ça va être ça?

- Ca, quoi? - Notre nouvelle vie.

Rentrer tard tous les soirs, aller direct te coucher,

oublier ce que ton fils vit,

mais t'en faire pour un soldat que t'as jamais vu de ta vie

avant qu'il se ramasse à l'urgence.

- Maria, je suis commandant d'une base

ou il y a eu un meurtre le mois passé.

C'est normal que ça occupe pas mal de mon temps.

- Manquer de temps, c'est une affaire.

Manquer de coeur, c'est autre chose.

- Ca veut dire quoi, ça?

- Qu'il faut que je te torde un bras

pour que tu passes du temps avec ton fils.

Pour un gars qui a été négligé par ses parents

au point de devenir un cas du DPJ,

je te trouve pas vraiment investi!

Excuse-moi, j'ai pas rapport.

- OK, tu veux aller là.

- J'aurais pas dû dire ça. Louis, s'il te plaît.

- Moi, mes parents m'ont attaché sur mon lit

parce qu'ils sont allés manifester

pour des fucking coupes à blanc!

Et c'est pas mes voisins...

- Mon amour, je m'excuse! - J'ai pas fini!

Et c'est les voisins qui ont appelé la police

parce que je criais trop,

et quand ils sont rentrés dans la maison,

ils m'ont trouvé dans ma pisse

et dans ma marde sur mon matelas!

- Je regrette ce que j'ai dit.

- MAIS TU L'AS DIT PAREIL!

Oui, je suis occupé. Oui, j'ai manqué le psy d'Ivan.

Mais me comparer à mes parents, c'est cheap en tabarnac!

Je t'aime, mon gars.

- Qu'est-ce qu'il y a? Il est quelle heure?

- J'ai entendu un bruit.

Tout est beau, tu peux te rendormir.

(croassement)

- Salut! - Tu t'en vas ou?

- Funérailles. Ma grand-mère.

J'ai une permission pour la journée.

- C'est arrivé quand?

- Elle est morte pendant la nuit.

- Hé, mes sympathies. - Merci.

- Ou est-ce qu'il s'en va?

- Aux funérailles de sa grand-mère, qu'il dit.

- Tu le crois pas?

- As-tu vu quelqu'un lui annoncer de quoi?

- Il est sorti hier soir, c'était peut-être pour ça.

- Il sort pas mal le soir, je trouve.

(coup de klaxon)

- Calvasse! Allô, toi avec.

- Excuse-moi, je viens de croiser

le plus gros étron de l'histoire de la base.

- Dallaire?

Qu'est-ce qu'il y a? Il a crevé tes tires?

- Il s'est pointé chez nous à 2h00 du matin

en frappant sur la porte comme un débile

pour que je signe un papier.

- A 2h00 du matin?

- Il voulait une permission pour une recrue

dont la grand-mère est morte.

Sérieux, ça aurait pu attendre à matin.

La belle bullshit d'adjudant

qui se croit tout permis, comme d'habitude.

- C'est qui, la recrue? - Mick Vanier.

Pourquoi tu veux savoir ça?

- Pour rien. Faut que j'y aille. Je vais être en retard.

Bye! - Bye!

- Je vous veux en rang dans 45 minutes.

Je vous veux sharp, compris?

- (ensemble): Oui, adjudant-chef!

- Ma chambre, dans 15 minutes.

- S'ils apprennent que je suis avec toi, je vais payer pour,

fait que fais ça vite.

Je suis content de te voir. - Il est ou, Mick Vanier?

(petit rire)

Fais juste me répondre et je te laisse tranquille.

- Funérailles de sa grand-mère.

- Elle est morte l'année passée. J'ai vérifié à l'état civil.

- OK, c'était vraiment pas une bonne idée de venir ici.

Je vais retourner.

- Est-ce ç'a rapport avec Elfassi?

- Tasse-toi, s'il te plaît. - C'a rapport?

- Hé, pour vrai, je sais vraiment pas c'est quoi

qui te prend de t'intéresser à ce que Craig fait ou fait pas,

mais c'est vraiment pas une bonne idée.

- Je sais qu'Elfassi vendait des informations aux Iraniens.

- Comment tu sais ça?

- On a intercepté une conversation.

Je suis peut-être juste une MP, mais je sais des affaires.

- Est-ce qu'on est sous enquête?

Je lui ai pas touché.

Caron et Dallaire m'ont dit qu'ils allaient le battre.

Je leur ai dit de pas le faire.

- Donc, c'est Caron et Dallaire.

- On suspectait Elfassi depuis quelque temps.

Caron et Dallaire ont fouillé dans son laptop.

Ils ont découvert des e-mails

qui confirmait qu'il négociait avec les Iraniens.

Ils ont décidé de régler le problème par eux-mêmes.

Je suis arrivé trop tard.

Ca venait pas de Craig, ça venait d'eux.

Et j'ai rien à voir là-dedans.

- T'es pas comme eux. Je le sais.

- Je dirai rien sur la conversation qu'on a eue.

Mais à partir de maintenant...

tu ne t'approches plus de moi.

Plus jamais.

(vrombissement du moteur)

(Arrêt du moteur.)

- Bonjour, madame.

- Je peux vous aider?

- Oui, je viens pour la thermopompe.

- Ca venait pas de Craig.

- Mais pourquoi ils ont pas dénoncé Elfassi

à la police militaire ou bien à moi?

- Parce que Dallaire et Caron, c'est 2 crisses de débiles?

Je sais pas à quel point Craig a du contrôle sur eux,

mais ce qui est sûr, c'est que

s'ils sont capables de le battre presque à mort,

ils sont capables de finir la job.

- Regarde, j'ai un chum au bureau du gérant de carrières,

faire de la pression sur lui pour qu'il transfère

Elfassi sur une autre base.

- C'est quand même un trou de cul.

Mais non, mais vendre des secrets militaires aux Iraniens!

- C'est pas une raison pour se faire battre à mort.

- Yegor?

(cri d'un homme)

(petit soupir)

On y va.

Allez.

(coups de poing et cris)

(coups à la porte)

- Entrez.

Vous pouvez disposer.

Fermez la porte.

- Je veux pas que tu t'en fasses pour Ivan et pour moi.

Non, j'ai fait des amalgames de merde avec tes parents,

puis c'est pas correct.

- Je comprends.

Tu sais, c'est pas facile pour toi non plus,

avec Ivan, le déménagement puis Tarek Elfassi.

D'ailleurs, comment il va?

- Il se réveille de temps en temps

pour une couple de minutes.

- Euh, est-ce qu'il parle?

- Non, pas encore.

Il a des lésions au lobe temporal gauche.

D'après moi, il va avoir des problèmes à s'exprimer.

Anyway...

Je t'aime, OK?

Je t'aime vraiment.

Et je te trouve beau.

Me semble qu'on serait dus.

(sonnerie de cellulaire)

- Excuse-moi, faut... faut que je...

Faut que je le prenne. Faut que j'arrête.

- Ah bon.

Bon!

On baptisera ton bureau une autre fois.

(sonnerie de cellulaire)

- Merci pour les fleurs.

- Mme Frolova.

Belle surprise! Que nous vaut l'honneur?

- Je profitais de ma pause pour venir voir mon mari.

Première fois que je voyais son bureau.

- Ah, il est là?

- Je vois pas ou il serait, sinon.

- Je veux dire, il est revenu?

J'ai cru comprendre qu'il a passé

les 2 dernières semaines à la maison

pour vous aider à vous installer.

- Une chance qu'il est là.

C'est... c'est toute une adaptation.

- Hum, hum.

Vous êtes chanceuse d'avoir un mari

aussi dévoué à sa vie de famille.

Bonne journée!

- Bye!

- OK, je viens de voir un gars ligoté sur une chaise.

Il y a du sang partout, c'est dégueulasse.

- Attends, t'es ou?

- Je suis stationné dans un champ,

un genre de place de transformation de viande

avec un nom russe.

Les gars, c'est des fucking malades.

Il y a un gars qui se fait torturer

avec des instruments de boucherie dans le back store.

Je peux pas laisser le gars seul.

Faut que j'appelle la police. - Laisse faire ce gars.

On sait pas c'est qui. - Fuck!

- Qu'est-ce que tu fais là?

- Craig m'a demandé d'aller porter une boîte.

- Qu'y avait-il dans la boîte?

- C'est une clé USB.

- Qu'est-ce qu'il y avait dessus?

- Je sais pas ce que je leur ai donné.

Je sais pas qu'il y a dans le sac.

- Ils t'ont donné un sac? - Oui.

J'ose pas ouvrir le sac. Je veux pas que ça me pète dans la face.

Tu comprends? - OK, écoute-moi bien.

Là, tu pars, tu roules tranquillement

et tu t'en vas à la place que je vais te texter avec le sac.

- OK, c'est bon, j'arrive.

- OK.

- Tu m'as pas manqué, hein!

- Ah, ils disent "go big or go home", fait que...

- Hé, tassez-vous, les "douches".

- Hé, Mick est-il revenu?

- Hmm... ç'a pas l'air.

(fermeture de porte)

(bips d'un électrocardiogramme)

- Quelque chose à signaler?

- Non, mon colonel.

- Des visiteurs?

- Le médecin, l'infirmière, le préposé à l'entretien

et Catherine Sergerie, mon colonel.

- Qu'est-ce qu'elle voulait?

- Je sais pas.

J'ai refusé l'accès, comme vous l'avez demandé.

- Attendez-moi dans le corridor, 2 minutes.

- Oui, commandant.

- Solda Elfassi.

Hé, soldat!

Je suis le commandant Louis-Philippe Savard.

Je sais ce qui vous est arrivé. Je suis là pour vous protéger.

Mais on n'a pas beaucoup de temps.

Je pense que Dallaire et Caron

pourraient s'en reprendre à vous.

Mais si vous signez ça,

vous me donnez l'autorisation de vous transférer

à la base de Gagetown, au Nouveau-Brunswick,

loin de Caron et Dallaire.

Ecoutez-moi: je suis pas ici

pour juger ce que vous avez fait.

Je vais laisser à la cour.

Moi, ce qui m'importe, c'est votre sécurité.

Signez, soldat.

Merci, sergent.

- Qu'est-ce que tu fais là?

- Je suis venu voir comment le soldat Elfassi allait.

- En cachette, sans me le dire.

- Je suis resté 30 secondes.

- Louis, qu'est-ce que tu lui veux?

- M'assurer qu'il est en sécurité.

- Hier aussi, t'as essayé de le voir dans mon dos.

L'infirmière me l'a dit.

- Hé, le gars s'est quasiment fait tuer.

Je veux l'assurer de mon soutien. Je fais ma job.

Là, faut que j'y aille, je suis pressé.

- Hum.

C'est pour ça que tu me fais croire que t'es au bureau,

même si personne t'a vu depuis 2 semaines?

C'est parce que tu fais ta job, j'imagine?

- En ce moment, là, je te protège.

- Ah bon, parfait.

Euh, merci encore, là. Je t'en dois une.

J'ai réussi à faire transférer Tarek d'urgence.

Il s'en va à Gagetown demain, à 7h00.

- OK.

- C'est correct, c'est correct.

- Mon colonel. - Entre.

- Je peux pas niaiser longtemps. Ils m'attendent à l'usine.

- Qu'est-ce qu'il fait là, lui?

- C'est correct, je te dis. As-tu ouvert le sac?

- Louis! - Craig lui a demandé

d'aller échanger une clé USB à Montréal

contre ce sac qu'il doit retourner après.

- J'aurais jamais dû m'embarquer là-dedans. Je suis cave.

Pour vrai, je vais m'en retourner à la maison.

Fuck les Forces, je m'en câlisse.

- Si tu restes sur la base, je peux te protéger.

Si tu t'en vas, je peux rien pour toi.

- Attendez!

La dernière fois que Craig m'a fait bouger du stock,

j'ai ouvert le sac et ça m'a sauté dans la face.

C'était comme de l'encre bleue pour savoir si j'étais fiable.

- Tu penses vraiment que Craig

t'a envoyé à cette place-là pour faire un test?

- Non.

- Attends, touche à rien. Recule.

Reculez, là.

- What the fuck?

- C'est du polonium,

un élément chimique radioactif super instable.

Un poison quasi parfait, presque impossible à détecter.

- C'est le poison des Russes,

le même qu'ils ont pris pour Navalny.

- Qu'est-ce qu'ils veulent faire avec ça?

- Je sais pas, mais tu vas rapporter le sac à l'usine.

Remets-le dans le sac.

- Je veux pas être dans le trouble.

C'est du fucking poison, ça.

Je pourrais être complice de meurtre.

- Je veux pas qu'il t'arrive

quoi que ce soit si tu rapportes pas le sac.

Tu seras pas complice de rien. On s'occupe du reste.

Fais-moi confiance, Mick.

Ils vont s'en servir sur Elfassi.

- Ils suspecteront rien.

Il est tellement magané,

que ça va passer pour une complication médicale.

Et même si c'est détecté,

ça va passer sur le dos des Iraniens et des Russes.

- On fait quoi?

- On s'assure que la gang à Craig approche pas Elfassi.

- Posez le sac sur le capot.

Reculez.

- Que c'est qu'il y a dans le sac?

- Vous avez pas à savoir ça.

- Je veux pas être mêlé à des affaires louches.

- Ce sera pas le cas.

- Je suis sérieux.

- Rentrez chez vous, soldat.

- Pas avant que je sache à quoi je suis mêlé.

- Vous faites partie d'un écosystème.

Vous avez fait votre part.

D'autres gens vont faire la leur.

C'est tout ce que vous avez besoin de savoir.

(grincement, fermeture de porte)

- Dernière chance.

Il allait comment?

- Nerveux.

Je commence à questionner son caractère.

- Est-ce que vous questionnez mon jugement, adjudant?

- Non, colonel.

Colonel...

Pensez-vous que ce serait possible

de voir mon frère bientôt?

Genre une permission spéciale?

- Votre frère est à JTF16.

Vous savez ce que ça veut dire.

- Juste 5 minutes.

- Pourquoi vous voulez lui parler?

- Je vois ma mère bientôt.

Et je pense qu'elle serait contente

de savoir qu'il va bien.

- Il va bien. Autre chose?

- Non.

- Good.

(sonnerie de cellulaire)

- Oui?

- Caron vient d'arriver à l'hôpital.

- OK.

- Hé!

Ca va?

- Hum, hum.

C'était vraiment touchant.

- T'étais pas vraiment à des funérailles, hein?

Hé!

Qu'est-ce qu'il y a?

Viens. Viens.

Je suis de ton bord. Tu peux me parler. Je dirai rien.

(soupir)

- J'ai la chienne, Rose.

- De quoi?

(petit sanglot)

(bips d'un électrocardiogramme)

(soupir)

- C'est occupé, c'est occupé.

(soupir)

(sonnerie de cellulaire)

(soupir)

- Je vais prendre la dernière heure. Tu peux rentrer.

- Ca va?

- Ma femme se demande ou j'ai passé la nuit.

Elle a su que je n'étais pas au bureau depuis 2 semaines

et j'ai pas dit pourquoi,

fait que là, elle s'imagine des affaires.

- Tu vas dire quoi?

- Je sais pas, OK? Je vais gérer ça.

Tu peux rentrer te coucher.

- Tu sais qu'il faut pas que ça se sache, l'enquête sur Craig?

- Bien oui.

(sonnerie de cellulaire)

- Oui?

Bien reçu.

(alarme)

- C'est du polonium,

un élément chimique radioactif super instable,

un poison quasi parfait,

presque impossible à détecter.

(sonnerie de cellulaire)

- Allô?

- Je vous réveille?

- Non.

- J'aimerais vous inviter à souper

avec votre femme et votre fils... chez moi.

Si ça vous dit, évidemment.

(tonalité longue de l'électrocardiogramme)

- Et t'es sûr que c'est ça?

- Caron s'est jamais rendu à Elfassi.

La seule affaire qui s'est rendue à lui,

c'est une poche de soluté

dans laquelle il a dû mettre du polonium.

- Je me sens comme de la marde.

- Craig m'a appelé juste au moment ou Elfassi crevait,

comme s'il savait que ça se passait là,

comme pour me narguer.

- Et qu'est-ce qu'il t'a dit?

- Il m'invite à souper chez eux avec ma femme et mon fils.

- Ah! Tu vas pas aller là?

- C'est sûr que je vais y aller.

- Parfait.

- On n'a rien contre Craig. - Je sais, mais...

- Il va pas se vanter

qu'il a tué Elfassi devant ma femme et mon fils,

mais il va finir par dire quelque chose.

Je peux pas passer à côté de ça.

- Penses-y: pourquoi il t'invite à souper avec ta famille?

- Je sais pas, on a promis qu'on allait collaborer?

- Non, car il veut te mettre de son bord.

Il veut pas que tu creuses le meurtre d'Elfassi

comme il voulait pas que tu creuses celui de Bastien.

Il veut te charmer.

- S'il veut me charmer,

il aura pas le choix de me dire des affaires.

(soupir)

Bon, faut que j'y aille, j'ai un meeting.

Là, essaie de trouver des images de Caron à l'hôpital.

On n'a rien contre Craig,

mais si on peut le pogner

en train de contaminer les poches de soluté,

ça va être au moins ça.

- OK. Hé!

Laisse-toi pas faire, right?

- Right.

- Votre niveau d'attachement à la Russie,

diriez-vous qu'il est bon, moyen ou élevé?

- C'est pas normal que je puisse me fier davantage

à une recrue d'infanterie qu'à des soldats de votre qualité!

- C'est quoi? T'es rendu trop spécial pour nous parler?

- Hé! Wô!

- Les sens-tu, mes petites mains, mon gros tabarnac?

Sous-titrage: MELS

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