All language subtitles for The.Radleys.2024.2160p.4K.WEB.x265.10bit.AAC5.1-[YTS.MX]_Legendas02.FRE

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Original subtitles

LES RADLEY

MONSTRES

Je m'appelle Rowan Radley.

Je suis plutôt petit, pâle et maigrichon.

J'observe la vie

et j'aime les garçons de loin.

Je me demande très souvent :

"Pourquoi ?"

Pourquoi ne suis-je pas né à une autre époque ?

Et pourquoi ici ?

Ma mère, Helen...

prépare la fête d'anniversaire de mon père Peter.

Elle a déjà dû tout minuter...

dans une pochette en plastique,

avec ses emplois du temps, ses listes de trucs à faire,

ses cours de boulangerie,

d'aérobic, son club équestre et ses assos de parents.

Et voilà Clara...

ma sœur étrange et pâle

qui vomit constamment depuis qu'elle est devenue végane.

J'ignore complètement le destin que mes gènes me réservent.

Je sais juste que je suis une bizarrerie.

TORDU

JOYEUX ANNIVERSAIRE

J'espère qu'il parlera aux gens.

S'il ouvre la bouche, ils l'aimeront encore moins.

Bonjour, Helen !

Lorna !

Fallait pas apporter quelque chose.

T'aurais pas dû. J'ai cuisiné.

C'est rien, Helen.

Juste une salade thaïlandaise au poulet mariné

et au citron vert.

C'est sa spécialité.

Salut, Clara. Tu as l'air en forme.

Un peu pâle.

C'est ton look végan, j'imagine.

On a amené Tilly. Elle est là-bas, avec ton frère.

Elle a envie de te voir.

Mark, sers-moi.

Où est Peter ?

C'est son anniversaire.

Il ne peut pas avoir 47 ans.

Il a un corps...

si robuste.

Maman et papa n'y verront que du feu.

- C'est bon. - Bien sûr.

N'ayez pas peur. Je mords pas.

À moins qu'on me supplie.

Bien joué.

Merde alors !

On pique la bibine des parents ?

C'est pour la vraie fête.

Près de l'abbaye. Rien que des ados.

Imagine Glastonbury.

Super.

Mais en beaucoup plus petit, sans groupe et avec moins de pétasses.

Je vois.

Je vais contribuer.

Très bien, merci.

- Ça roule. - Salut.

Il te plaît ?

Le nouveau.

Evan ?

Ce serait comme embrasser mon frère.

On est juste amis. Il a un côté innocent.

Je sais. Et il est si joli !

Regarde-moi faire.

- Tiens. - Salut.

Evan. Tu as une super mine.

Merci.

- Je dérange ? - Bien sûr que non.

Ce gars-là pourra te faire un cours de sciences physiques,

si c'est ton truc.

- Allez, viens. - C'est ton truc ?

C'est quoi, ton truc ?

Tu viens, s'il te plaît ?

Oui, allons-y.

J'aurais dû porter ma fourrure.

Regardez-moi ça.

Allez.

- Sympa. - Tilly, tu es saoule. Avance.

C'est qui ? Steve Harper ?

C'est Stuart Harper.

Regarde, il vient par ici.

Génial.

C'est un athlète réputé, Clara.

- Bonjour. - Salut.

- Ça se passe bien ? - Ça va.

- Super. - Très bien.

Géniale, cette fête.

Vraiment géniale.

Allez, un sourire.

Tu peux éviter, mon pote ? Elles sont neuves.

Tu vas déformer les branches.

- Désolé. - C'est bon. C'est pas grave.

Oui, je vois.

Je vais rentrer.

Tu veux pas plutôt boire un verre ?

Je rentre avec toi.

Non, ça va aller. T'es occupé.

Je te raccompagne.

J'ai pas cinq ans.

Tu sais pas ce qui rôde dans les bois.

Tu pourrais te faire mordre.

Par quoi ?

Un blaireau, par exemple.

Ça ne me fait pas peur.

À plus, Evan.

Evan ?

C'est pas vrai !

Je rêve !

T'as l'air encore plus bizarre.

Je suis pas bizarre.

Je me sens pas bien. Je veux rentrer.

Très bien. Je suis désolé.

Écoute...

On pourrait

apprendre à se connaître.

- Quoi ? - Oui, on pourrait...

approfondir un peu.

- Désolée. - C'est pas grave.

Tu peux arranger ça.

D'accord ?

Pas besoin de s'embrasser.

Quoi ? Allons. Ne sois pas bizarre.

D'accord ?

Ça va aller. C'est bon.

Calme-toi.

Merde alors, tu te défends bien.

Calme-toi.

Ça va aller !

Clara, je mords pas !

Tu es le lapin. Moi, le loup !

Vas-y, mon lapin ! Cours !

T'en fais pas !

- Ça va aller. - Arrête !

Laisse-moi tranquille !

- Arrête ! - La ferme !

Tais-toi !

Attends ! Je suis désolé !

Vraiment désolé. Je t'en supplie !

Merde, voilà ton père.

Evan !

- Je dois y aller. - Sérieux ?

Oui, il souffre d'anxiété. Il aime pas les trucs bruyants.

À plus.

Tu veux finir comme ta mère ?

- C'est ça ? - Raté !

Je dois nous protéger !

JOYEUX ANNIVERSAIRE

Je le savais !

Quel problème ?

Mon Dieu. Peter.

Ma petite chérie.

Ça va aller. On est là.

Papa et maman sont là.

Et merde !

On n'a pas le choix.

Il doit peser lourd. On pourrait le porter.

- Tu délires. - Quelques gorgées.

- Ça suffirait. - Helen.

Reprends-toi. C'est ainsi que ça commence.

Tu perds les pédales. Tu sais comment ça finira.

Ressaisis-toi.

- Désolée. - Oui.

Je suis chamboulée.

Je sais.

C'est un désir ardent.

Respire par une narine.

Vite, à l'étage.

Accident de paintball.

Ça pourrait tacher.

Vous allez m'expliquer ce qui se passe ?

Que lui arrive-t-il ?

Elle a tué un de vos camarades.

Elle a quoi ?

C'est vraiment du sang sur ses vêtements ?

Il y a eu un accident ? Que s'est-il passé ?

Ta sœur a tué Stuart Harper.

C'est pas facile à digérer.

Vous devez vous poser des questions.

Maman ?

Qu'ai-je fait ?

C'est pas de ta faute.

Je pouvais pas m'arrêter.

Non. C'est irrésistible.

C'est quoi ?

Papa ?

Helen.

- On aurait dû faire ça plus tôt. - On a fait de notre mieux.

On a dû improviser.

On s'est démenés.

On est des enfants adoptés ?

On ne vous a pas adoptés.

Clara ?

Clara, mon poussin, écoute-moi.

Devenir végane t'a affectée.

Ça t'a rendue plus susceptible de ressentir certaines envies.

Et ce qui est arrivé ce soir...

Tu n'as fait que suivre tes instincts.

Quels instincts, maman ?

Tu es un vampire.

Comme nous tous.

C'est génétique.

C'est une métaphore ?

C'est un fait biologique.

On a voulu mener une vie aussi normale que possible.

La plupart des vampires mènent des vies dissolues et horribles.

La plupart des vampires ?

On a fait un choix.

On a choisi la sobriété.

On est en phase de guérison.

On est ce qu'on appelle des "abstinents".

Ça y est, ils savent.

Vais-je finir par faire...

la même chose qu'elle ?

Mais c'est pas impossible.

Quoi ?

C'est pas vrai.

Vous êtes irresponsables, égoïstes...

Pourquoi faire des enfants ?

Rowan, on voulait vous avoir.

On voulait vous aimer.

MANUEL DE L'ABSTINENT

Voilà le vieux manuel.

Et le programme.

Les étapes.

L'assistance téléphonique.

LES TREIZE ÉTAPES

Il y a aussi une appli,

mais c'est nul, honnêtement.

Que dire d'autre ?

Les reflets, c'est du pipeau,

mais pour l'ail, c'est vrai.

Mais j'aime bien l'ail.

Ça ne t'affecte qu'après ta première...

victime.

Et bien sûr, c'est pas faux,

tu perds certains trucs quand tu n'es plus actif,

mais tu gagnes certaines choses aussi.

Tu perds quoi ?

Certaines aptitudes.

Tu ne contrôles plus les gens.

Tu ne tues plus personne.

Après une longue abstinence,

tu retrouves un sens moral, comme les autres.

La moralité revient.

Quel soulagement.

Je suis médecin, Rowan.

J'ai choisi une voie différente.

Tu nous as faits.

Tu as fait des tueurs.

De quel droit ?

Il se fait tard.

Va dormir.

COMMENT PROTÉGER MON FILS ? IL NE CROIT PAS À CETTE MENACE.

ENVOYER

EN TRAIN DE RÉDIGER...

IL FAUT LE CONVAINCRE. SA SURVIE EN DÉPEND

Ne dis rien, d'accord ?

Qui appelles-tu ?

Tu le sais très bien.

C'est pas vrai.

Il pourra nous aider.

Essaie de rester lucide.

Will ?

Oui, c'est arrivé.

Oui, tu avais raison.

Je sais.

Elle est assez stressée, pour être honnête.

Bon...

quand peux-tu venir ?

Très bien.

D'accord, super.

Alors, à demain.

C'est samedi matin. On prend le petit-déjeuner.

On doit mener une vie normale.

Faire des trucs normaux.

Je vais voir Evan.

Je dois me préparer.

Je croyais que tu étais végane.

Va chier, Rowan.

- Clara. - T'as pas le droit de parler ainsi.

Vous me mentez depuis ma naissance.

Allez tous vous faire foutre.

AMOUREUX FOUS !

À VENDRE

Will.

Ça fait longtemps.

Je sais...

Tu m'invites à entrer ?

Bien sûr.

Je t'invite à entrer chez moi.

Ça va ?

À merveille.

Sérieux ?

Oui. Pourquoi ça n'irait pas ?

Tu vis là-dedans ?

En toute liberté.

Et toi...

tu habites dans ce petit nid charmant.

Helen a toujours un sens de la composition inimitable.

Et la voilà.

Tu n'as pas du tout changé.

Ne sois pas ridicule.

Je vais faire du café.

On a de la visite ?

Rowan, voici mon frère.

Ton oncle. Will.

Quoi ?

Je prends ton vélo ?

Juste ce matin.

Vas-y.

Bonjour.

Ça ne va pas.

Dis-lui de partir.

Et notre fille passera le reste de sa vie en prison ?

Je dois aller au travail.

On t'a pas dit que t'avais un oncle ?

Non. Pourquoi on m'a rien dit ?

Étape quatre.

"Je m'engage à couper les ponts avec les autres vampires actifs."

Ils viennent de te dire qui tu étais ?

Difficile de te parler de ton oncle avant ça.

Tu paniques ?

Ne t'en fais pas.

C'est le début d'une vie incroyablement agréable pour toi.

Et tu continues ?

À faire ça ?

Le sang ? Absolument.

Tu tues des gens.

De temps en temps.

C'est pas toujours nécessaire.

Mieux vaut éviter.

Sinon la bureaucratie te pourrit la vie.

Pourquoi ne pas tout arrêter ?

Boire du sang, c'est l'extase suprême.

La "bureaucratie" ?

Les enquêtes pour meurtre. C'est saoulant.

La police prend la mort trop au sérieux.

Tu vas manger ça ?

T'es pas du tout comme papa.

C'est lui qui a changé.

Oui, bon sang, il est...

D'accord.

- Je te fais confiance. - Vas-y.

Ça t'ira bien.

T'as sûrement choisi un truc mieux.

Prête pour le lever de rideau ?

Tu vas porter ça où ? Au pub ?

Même couleur exactement. Je le savais.

À mon avis, les garçons vont tomber raides.

Tu dois rentrer ?

Comment ton père saura-t-il que tu es chez toi ?

Il passe son temps à déblatérer sur son ordi.

Il était différent avant.

Il était policier.

Et très respectable.

Evan, je suis désolée.

J'ai pas envie que tu partes.

Si les autres savaient à quel point je suis bizarre,

ils s'enfuiraient en hurlant.

Je compatis.

Le prends pas mal, ma chère,

mais ta famille est normale.

Ta mère cuisine.

On était normaux

quand ma mère était là.

On petit-déjeunait ensemble. On s'aimait.

Mon père faisait ce petit truc mignon quand je partais à l'école.

Je savais qu'il était avec moi.

C'est adorable.

Tu veux savoir ce qui l'obsède ?

Les vampires.

Il pense qu'ils sont partout.

Oui, c'est assez bizarre.

Allez, on rentre.

Je draguerai le type du café. Il nous offrira une boisson.

Fais ton truc.

Juste assez de place pour me garer.

Impeccable.

Voilà le plan des bois, de la remise et tout le reste.

Peter a tout surligné.

Bien évidemment.

Et cette croix ?

J'imagine que c'est le cadavre de l'ado.

Pigé.

Plusieurs années. Quelques mots ?

Ah, oui.

Tu as attendu assez longtemps. C'est pas logique.

À demain.

Allez, papa.

Maudite lumière du jour.

C'est fait ?

Pas de quoi.

Tu veux entrer ?

Désolé pour l'odeur. C'est moi.

Je ferais mieux d'y aller.

T'as eu de la visite ?

Rien de spécial. Quelques amis.

Dis-moi.

Ça fait longtemps que tu ne t'es pas détendue ?

Je suis détendue.

Qu'est-ce que tu racontes ? Je suis détendue.

Tu rougis.

Pas du tout.

Tes joues reprennent des couleurs.

Va te faire foutre, Will !

Je te reconnais enfin.

Tu semblais comme perdue dans ce trou minable.

Avalée par une pochette en plastique.

C'est pas un trou minable.

C'est la ville où j'habite.

C'est ma maison et ma famille.

Tu te rappelles quand je t'ai fait

- crier si fort... - J'ai tout oublié.

- Toi aussi sans doute. - Je m'en souviens.

J'y pense.

Tout le temps.

Je suis pas là pour ça.

Tu es sûre ?

On a besoin de ton aide avec Clara.

Quand ça se tassera, tu pourras repartir.

Ne va pas t'imaginer des trucs.

Imaginer ?

L'imagination, ça n'existe pas ici.

Tout le monde reste calfeutré confortablement dans ses certitudes.

Comme toi.

Très bien. J'y vais.

On a signalé la disparition du lycéen Stuart Harper vendredi soir.

La police demande à la population

de fournir toute information permettant de le localiser.

C'est souvent un proche.

- Et voici la météo... - Pas vrai ?

- Il n'est peut-être pas mort. - Après 24 heures,

ils sont rarement vivants.

- Mon Dieu. - Le plus bizarre...

et je ne devrais pas en parler,

c'est qu'on n'a trouvé aucune trace de lutte.

Aucune image de surveillance.

- Il s'est évaporé. - Trop étrange.

Avec le curry, il vaut mieux du rioja ou du blanc ?

DISPARU

STUART HARPER

DISPARAÎT !

MEURTRE.

Tu peux enlever ça.

Tu remanges de la viande.

C'est dingue, cette histoire.

Il y a peut-être un meurtrier dehors.

Ils l'arrêteront sûrement.

Tu le penses vraiment ?

Absolument. La police est formidable.

Ne dis pas ça à mon père.

Ils ont jamais retrouvé ma mère.

Mon oncle et Rowan écoutent des trucs de vieux.

C'est super ringard.

La musique électronique, c'est pas fait pour les chiens !

Rowan sort avec quelqu'un ?

C'est le truc le plus répugnant que j'aie jamais entendu.

De la glace ?

Oui, s'il te plaît.

Non, j'adore.

Ma mère écoutait ça.

De vraies photos.

Tu les as prises ?

Oui, il y a longtemps.

Ça sert à quoi ?

Je prends des photos avec.

Honnêtement, ce n'est rien.

Il y a quoi à l'intérieur ?

Je peux regarder ?

Oui, si tu veux.

C'est juste une goutte de sang.

C'est un projet artistique un peu niais.

Je ferais mieux de sortir plus souvent.

C'est quoi, l'idée ?

C'est juste...

un truc que je ressens.

Disons...

Parfois, je m'allonge dans l'herbe,

dans le calme et l'obscurité,

et je peux sentir toute la ville qui dort.

Je peux sentir tout le monde.

La planète toute entière.

Et soudain, il n'y a plus de différence entre toi, moi,

la mer, les arbres, les cellules d'une goutte de sang

et les étoiles dans le ciel.

Quoi ?

Tu viens ?

Entrez.

Lorna.

Que puis-je faire pour toi ?

J'ai la tête qui tourne un peu en ce moment.

Depuis une semaine. Souvent quand je me relève.

Sans doute la tension artérielle.

Ton bras.

C'est un vieil instrument pas très pratique.

Voilà, c'est parti.

Ta tension est normale.

Écoute...

Eh bien...

Ça pourrait être une carence en fer.

On fait une analyse ?

Sanguine ?

Étends ton bras.

Très bien. Voici le garrot.

Serre le poing deux fois.

Comme ça ?

Tu as des veines magnifiques.

Personne ne m'a jamais dit ça.

Une petite piqûre.

On va en extraire trois.

Et voilà.

Ne prends pas tout mon sang.

Pourquoi Stuart vous a-t-il suivie ?

Pourquoi un garçon suit-il une fille dans un champ ?

Quand il vous a rattrapée, qu'a-t-il dit ?

J'ai essayé de le repousser gentiment, mais...

Quoi ?

Il s'est mis à pleurer.

Bon, il était saoul.

C'était affreux.

Vous avez déjà vu ça ?

C'était humiliant pour lui. Enfin bref, il a pleuré,

et puis, il est...

reparti.

Reparti où ?

- À la fête. - Le problème, Clara,

c'est que personne ne l'a revu ensuite.

C'est vraiment bizarre. Vous devriez enquêter.

Cette disparition attriste beaucoup Clara.

Pas du tout.

Pourquoi flatter un mort ?

C'était pas un saint.

"Un mort" ?

Quoi ?

Vous avez dit "un mort".

Ça bipe.

C'est le sèche-linge.

Will, la police interroge Clara. Ça se passe mal.

- Je rêve ? - S'il te plaît. Viens faire ton truc.

Ce n'est pas "transgressif, manipulateur et immoral" ?

J'avais des sentiments nobles quand j'étais jeune.

Maintenant, on a atteint l'âge mûr.

Je t'en prie, aide-nous.

Pardon, on est en plein interrogatoire.

Pourriez-vous attendre dehors ?

Désolé, c'est impossible.

Clara Radley ne sait absolument rien sur ce garçon.

Vraiment ?

Rien du tout. Et d'ailleurs,

si on vous reparle de ça,

vous éclaterez de rire.

Bon, dans ce cas, inutile de vous faire perdre votre temps.

Toutes nos excuses.

M. et Mme Radley, Clara...

ça doit être une erreur. On va vous laisser tranquilles.

Je vous raccompagne.

C'est pas passé loin.

Vraiment génial.

LES INTERROGATOIRES DE LA POLICE COMMENCENT

LE FRÈRE

LA POLICE INTERROGE LES RADLEY

JOUR 4

Tu as un boulot ?

Je suis professeur si tu veux savoir.

De littérature anglaise.

En congé sabbatique. Plus ou moins.

C'est époustouflant ?

Quoi ?

Boire le sang de quelqu'un ?

C'est si bon que c'est indescriptible.

Mieux que le sexe ?

Oui, c'est mieux que le sexe.

Tu as essayé le sexe ?

Même pas avec le copain de ta sœur aînée ?

Quoi ?

Je vois comment tu le regardes.

Moi, je l'aurais déjà dévoré.

Non, merci. Ça me suffit.

On va faire un tour ?

Ça va ?

Tu es ravissante.

Dans mon pyjama ?

- Que se passe-t-il ? - Je sais.

Avant, on...

Tout le temps.

Oui, c'est vrai.

Avant le travail même parfois.

Peter, il est vraiment très tard.

C'est pas vrai.

Il va réveiller toute la rue.

Il veut se farcir quelqu'un.

Sept.

Onze.

Il va me remplacer.

C'est mon fils.

Onze.

Douze.

Vous devez faire erreur.

Toutes mes excuses.

Vingt-et-un.

Allons dépenser tout ça.

Tu veux qui ?

Celle-là ?

Celui-là ?

Les garçons et les filles.

Le monde est un festin sans fin.

C'est à toi de te servir en premier.

Tu as bu ?

Dis à ton oncle que tu n'as pas le droit de boire.

Ne suis pas ce mauvais exemple.

Ce mauvais exemple ?

Au moins, il n'entre pas dans le moule au point de devenir invisible.

Il n'est pas ton père.

J'aimerais qu'il le soit.

Stuart !

Chérie, me revoilà.

Je prends un bain.

Je te sers un verre de vin ?

J'en ai déjà un.

Très bien.

J'imagine tout ceci ?

Mais je t'aide un peu.

Voilà les règles.

Tu peux dire tout ce que tu veux,

tu peux regarder,

mais tu peux rien toucher.

C'est pas réel.

Je suis pas vraiment...

C'est notre secret, d'accord ?

Ce que tu as fait avec la police,

leur façon de t'obéir...

Ça t'a plu ?

Aimerais-tu parfois que je fasse pareil avec toi ?

Maman ? On dînera à quelle heure ?

C'est papa qui cuisine.

Pourquoi pas toi ?

Non, je...

J'ai mon club de lecture.

J'achèterai des frites.

LUNETTES

Ton mari.

- Que fais-tu ? - J'embrasse ma femme.

Tu es saoul ?

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Je me sens bien, c'est tout.

- Bien ? - Oui, bien.

Tu te souviens ?

Tu es trop sexy dans ton jean.

Tu as bu du sang ?

Quoi ? Ne sois pas ridicule.

Pas question de boire du sang et de revivre le manque.

Après tout ce temps ? Ce serait de la folie.

Écoute...

je dois y aller.

Tu vas préparer le dîner ?

Ça sent bon.

Tu sors ?

Je vais juste marcher.

Merci.

Est-ce que tout va...

Non, pas vraiment.

Je sais qu'avec ton père, ça ne...

Si je peux faire...

Je veux dire que si je peux faire quoi que ce soit...

je...

Tu allais me dire un truc...

quand Clara est entrée ?

J'ai oublié.

Très bien.

À plus.

Je suis vraiment idiot.

Oncle Will ?

Oncle Will ?

Vous désirez ?

J'ai des renseignements au sujet de l'affaire Stuart Harper.

Je suis un ancien policier...

Les empreintes de Clara Radley sont très clairement...

Il est venu ici...

pour parler...

de Clara Radley !

Il paraît que c'est son argent.

Mais elle le laisse faire comme s'il l'avait gagné.

Je te ressers ?

On va parler du livre ?

Le pire moment dans un club de lecture, mais c'est inévitable.

Attendez.

On n'a pas évoqué le truc le plus choquant.

Stuart Harper.

N'en parlons pas.

C'est affreux.

J'ai vu sa mère, Juliet, au supermarché l'autre jour.

On aurait dit un fantôme.

Perdre un enfant...

Et elle vient d'accoucher, pas vrai ?

Tout à fait. Pauvre femme.

Mère célibataire.

Pas possible ? Elle est toute seule ?

Je suis navrée.

Je crois que j'ai laissé...

J'ai oublié de...

C'est la fameuse "conversion" ?

C'est quand un vampire tue

une victime tout en la transformant.

Comment ça ?

Assistance 24 h/24

Vous sauvez sa vie en lui donnant votre sang,

et elle devient elle-même vampire.

Et ça mène à la "fascination éternelle" ?

Oui, et la victime humaine est attirée

éternellement par le vampire qui l'a convertie.

Même si...

la victime n'était pas attirée par le vampire auparavant ?

Oui, c'est instantané.

Comme l'amour.

Vous la convertissez, et elle tombe amoureuse.

Non. C'est l'inverse.

La conversion empêche l'amour véritable.

C'est tragique, en fait.

Et ça dure combien de temps ?

Cette attirance ?

Ça ne cesse jamais.

La victime ne recouvre la liberté qu'à la mort du vampire.

Ces femmes ont décrit devant moi, sans le moindre soupçon,

comment ma famille a détruit la vie d'une autre personne.

Helen, tu me saoules.

- Quoi ? - Tu...

es... saoulante.

Pour moi, tu gaspilles ta vie, c'est tout.

Je ferais mieux de constamment être en manque ?

Quelle différence avec ta vie présente ?

C'était sympa tout à l'heure.

Le bain.

Je suis mariée à Peter, Will.

Et je l'aime...

énormément.

Mais il ne voit plus mon amour.

Bon sang, quel foutoir.

Tu es ici parce que tu m'appartiens.

C'est moi qui t'ai convertie.

Je veux pas ressentir ça en ta présence.

Je te déteste.

À chaque fois que Peter me touche, je pense à toi.

C'est pas juste pour lui.

Je t'en prie ! Will !

Tu peux pas m'échapper !

LA POLICE SE MOQUE DE MOI.

PRENDS LES CHOSES EN MAIN !

QUE FAIRE ?

EN TRAIN DE RÉDIGER...

FAIS EN SORTE QUE TOUTE LA VILLE DÉTESTE CES MONSTRES.

IL FAUT LEUR FAIRE HONTE.

PEINTURE EXTÉRIEURE

Rowan ?

J'ai fait tes pancakes préférés.

Je vais être en retard.

MONSTRES

Tu as fait Rowan boire du sang.

Tu l'as transformé en esclave comme sa mère, son père,

toi et...

moi.

C'est censé être une maladie génétique.

Tu dois nettoyer ce véhicule.

Et pourquoi le nettoierais-je ?

Je trouve ça plutôt pas mal.

Tu es cinglé ou quoi ?

Excentrique.

Ta naissance t'a traumatisé à vie ? C'est ça ?

- Parce que je suis sorti en premier ? - Arrête.

Parce que tu étais trop faible

pour éviter la couveuse ?

Je suis pas faible.

Le cordon m'étranglait. Raconte pas n'importe quoi.

T'es défoncé ?

Tu es défoncé.

Que dirait Helen ?

Tu n'effaceras pas tout ça sans un bon dissolvant.

Crois-moi, les taches, je connais.

Papa ?

LA POLICE CHERCHE LE LYCÉEN DISPARU

LUNETTES

Papa, réveille-toi !

Tu as piraté mon téléphone ?

Ces images, c'est ma vie privée.

- Je veux te protéger. - C'est faux !

Elle est partie.

Maman nous a quittés.

Elle voulait une vie différente.

Et on va devoir accepter ça, papa.

Les Radley sont dangereux.

Ce sont des vampires.

Clara Radley a tué ce garçon !

J'ai des preuves !

- Quelles preuves ? - Je...

Ses lunettes de soleil.

Les empreintes de Clara sont dessus.

Elle a dû les essayer.

Quoi ? Non, elle...

Les autres les ont essayées. Moi aussi.

On a pris une photo.

Tu vois ?

Papa.

Cette petite partie de toi...

qui semble douter...

écoute-la, je t'en prie.

Regarde-moi, papa.

Relève mes empreintes.

Et vois si tu les trouves sur ces lunettes.

Je suis désolé.

Vraiment navré.

C'est pas grave.

Tu es souffrant.

Mais tu vas te rétablir.

RÈGLEMENT

Hé.

Salut.

Ça roule ?

Ça va.

Je pensais à un truc bizarre.

C'est Rowan ?

Il a l'air...

C'est vrai.

Jamais vu un garçon aussi ravissant que toi.

Tu es incroyablement beau.

Tu es magnifique sur tous les plans.

Je pourrais en faire un poème, mais il ne te rendrait pas justice.

Tu sors avec moi, ce soir ?

Je passerai à 20 h ?

Bonjour, docteur.

Tu as bonne mine, Peter.

Tu as reçu les résultats de mes analyses ?

Carence en fer. Je te prescrirai un complément.

Je vais remplir une ordonnance.

On ne vit pas éternellement.

Autrement dit,

toi et moi,

on pourrait se voir à l'abbaye, ce soir, pour...

regarder les étoiles,

si t'as pas prévu autre chose.

Tu as prévu autre chose ?

Non...

Je sais pas.

Je t'appellerai ?

À plus tard.

J'ai rendu notre vie impossible.

Non, c'est pas vrai.

Je voulais tout ça plus que toi.

Mais il est temps d'arrêter de faire semblant.

Je pense que tu as raison.

Soyons honnêtes.

Je ne te mérite pas.

Pete, c'est...

Si je t'avais pas convertie,

tu n'aurais jamais fini avec moi.

Quoi ?

C'est pas toi qui as choisi tout ça.

Tu es toujours ici avec moi parce que le manque persiste encore.

Ça n'a jamais été de l'amour.

C'est une conversion qu'on a essayé de transformer en mariage.

Pete, arrête, je t'en prie.

Je dois te dire...

Tu ne devrais plus vivre ainsi.

Moi non plus.

On veut tous deux...

être aimés.

Être désirés.

Tu ne veux pas de moi, Helen.

Pete, arrête.

- Tu dois m'écouter. - J'ai soif...

Et merde.

LES TREIZE ÉTAPES

C'est juste Rowan.

On ira à la salle de jeux vidéo et on mangera un morceau.

Inutile de t'inquiéter.

À tout à l'heure, papa. D'accord ?

À VENDRE

Tu veux jouer à quoi ?

J'ai pas de préférences.

Moi non plus.

Je vais découvrir que t'es le roi des jeux vidéo ?

Eh bien, il y a un jeu...

SALLE DE JEUX

Recule !

Doucement, je suis gentil !

Je reviens.

D'accord, je bouge pas.

Ne le touche pas, sale monstre !

Attention !

Mon frère ?

Quel cliché.

Tout sauf ça.

Je veux être honnête avec toi.

Oui, moi aussi.

Je fais ma valise.

Tu ne m'as pas convertie.

J'ai fait semblant quand tu m'as mordue.

Tu n'étais pas le premier.

Tu es incroyable.

Je n'y ai vu que du feu.

Je sais. Désolée.

Tu étais toute tremblante.

Ça, c'était authentique.

J'étais toute excitée.

Mais voilà...

Ce n'était pas ma première fois.

C'était avec Will.

Et ça, c'était quand, putain ?

Will séjournait chez nous.

Tu assistais à un cours.

Tu étais parti tôt.

Je me suis réveillée soudain.

Il était déjà en train de me mordre...

C'était déjà trop tard.

Tu dormais ?

Mais pour être honnête,

ça m'a plu.

C'est la vérité.

J'ai bu son sang pendant tout le week-end.

Quand il m'a mordue, j'ai perdu les pédales.

Et je suis navrée.

Oui, mais le manque ?

Il a dû te tarauder pendant toutes ces années.

Ça ne cesse jamais.

Mais j'essaie de m'occuper.

Le club de lecture

les assos de parents, les cours de cuisine,

le bénévolat, le jardinage, la chorale,

le club équestre, la peinture.

Bon sang.

C'est encore pire avec l'abstinence.

Bien pire.

Incroyablement pire.

Maintenant, on dirait...

qu'il envahit mon esprit nuit et jour. C'est...

C'est très dur.

Je le déteste.

Mais je t'aime.

Je n'ai jamais aimé que toi.

Je suis désolé.

LUNDI 5 JUIN AU SECOURS !

C'est pas vrai !

Mon Dieu !

Oncle Will ?

Bonsoir.

Je pète un plomb. J'ai besoin de parler.

Moi, j'ai soif.

Je reviens d'un rencard.

C'était horrible.

J'ai senti son sang.

Je pouvais sentir toutes ses composantes,

chaque nuance, chaque facette de son histoire.

Une vraie torture.

Parce que tu as résisté.

Mais je l'aurais tué.

C'est vrai.

Mes camarades avaient raison.

Je suis un tordu.

On devrait m'enfermer.

Je suis un danger public.

Je suis un sociopathe.

Vas-y, bois une bonne rasade.

Ça te fera du bien.

Tu as son sang dans la bouche.

Je l'ai senti sur le goulot.

Il est mort ?

N'en rajoute pas.

Les jolis garçons sont légion.

Je te l'ai dit, Rowan.

Régale de toi de qui tu veux, quand tu veux.

Il est mort ?

Possible. Sans doute.

J'ai mordu son cou très profondément.

Si tendre et si jeune.

Il était trop bon. Tu le méritais pas.

J'en ai profité.

Je vais te tuer, putain !

Ne compte pas trop là-dessus.

Je te tuerai sans doute en premier.

Oncle Will essaie de tuer Rowan !

À VENDRE

- Je sais pour Helen. - Pas possible ?

Pauvre Peter.

Je me suis servi avant toi.

Tu l'as violée !

Elle a adoré.

"Oh, Will, recommence. Encore."

Tu ne me tueras pas.

La victime, c'est toi.

Ici l'assistance téléphonique des abstinents.

Votre appel est important.

Veuillez patienter.

Allô ?

- Je vous écoute. - C'est très grave !

- Il va mourir ! - Désolée,

je ne suis pas formée pour ce genre de scénario.

Et alors ? Il va mourir ! Et vous êtes un vampire !

Dites-moi donc ce que je dois faire !

Je soutiens les abstinents. Vous allez devoir patienter.

Non, ne m'abandonnez pas !

Je vous en supplie !

Il s'agit de mon fils !

ROYAUME-UNI

Si vous voulez qu'il survive, vous devez faire un choix.

Il doit boire le sang d'un vampire.

Vous pouvez le laisser mourir ou l'offrir à un vampire.

Papa.

Mon fils.

Viens ici.

Au secours !

À l'aide !

Mon Dieu !

Venez à l'intérieur !

Par ici. Venez.

Je suis navré, papa.

C'est pas grave.

Tu avais raison.

Maman a été mordue aussi ?

Ça va aller.

Ne t'en fais pas.

Je vous en prie. Je veux qu'il survive.

- C'est pas grave. - Je veux qu'il survive.

Venez.

Rowan?

Le monde est si complexe...

et si infiniment magnifique.

Nous vivons au beau milieu de ce mystère.

On commet des erreurs

et on essaie de les corriger

en tournant la page

et en acceptant la vie.

Tout change en permanence.

On peut vivre à part

et prendre tout ce qu'on peut...

mais alors, on rate tout.

Ces moments où on fait partie du monde

et de ce puzzle gigantesque où on est parfaitement à sa place.

Le destin peut être si étrange.

Il est dans les étoiles

et dans le sang.

On ne sait pas du tout ce qu'on fabrique ici...

et puis, un jour, soudain, on réalise.

Et même si ça fait très mal,

c'est logique, bizarrement,

parce que l'amour est peut-être capable de tout conquérir,

et notre petite vie étrange est peut-être exactement comme il faut.

TIRÉ DU ROMAN DE MATT HAIG

Sous-titres : Mikaël Jehanno

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