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Original subtitles

- Qui sont ces gens ? - On s'en fiche.

- Combien ? - 90 secondes.

- T'as dit que t'�tais croyant ! - On ne doit pas croire � la m�me chose.

Venez !

Unit� 3, restez en position.

Nous arrivons.

Tuez les croyants ! Tuez-les tous !

Maintenant !

- Feu ! - Vas-y !

Ils ont disparu !

On dirait le m�me endroit.

Mallory ?

Et si l'on d�couvrait un passage vers un univers parall�le ?

Et si l'on glissait vers des mondes diff�rents ?

C'est la m�me ann�e et on est la m�me personne,

mais tout le reste est diff�rent.

Et si l'on ne trouvait plus le chemin du retour ?

Allez, Mallory, allez !

H�, tu t'es pris une vilaine balle.

Je me sens bien.

Je ne peux pas bouger les jambes, elles ne bougent plus !

- C'est peut-�tre temporaire. - Et si �a ne l'est pas ?

Je ne veux pas revivre �a, non !

On va te trouver un docteur. On a le temps ?

On a 38 heures.

J'y vais avec Maggie. Attendez-nous ici.

D�sol�...

On vous attend ici, on ne bouge pas.

Je ne retourne pas dans un fauteuil.

- On a trouv� un docteur. - Le Dr Krislov.

J'esp�re que c'est du s�rieux.

Je n'aime pas �tre tir� du lit pour un ivrogne.

Venez.

On dirait le monde du BRI, mais il n'y a pas de Bureau de Reconstruction Interne.

On glisse entre des mondes similaires ayant tous un point en commun.

Dans le dernier monde, le BRI �tait au pouvoir,

ici, le BRI a �t� renvers�.

Les gens sortent � peine de la guerre.

Krislov a �chapp� de justesse � la mort.

C'est le gars qui voulait nous tuer dans le monde pr�c�dent

qui peut me sauver la vie dans ce monde.

Faites-moi voir.

D'o� venez-vous ?

- Du sud. - De l'est.

Du sud-est, en fait.

Je demande parce que �a fait des ann�es que je n'ai pas vu une telle blessure.

- Ces armes ont �t� d�truites. - Des bandits nous ont attaqu�s.

Tenez.

Ceci devrait vous aller.

Mettez ce pansement.

Jeune homme...

les nouvelles ne sont pas bonnes.

- Votre colonne vert�brale a �t� br�l�e. - Mais je vais gu�rir, n'est-ce pas ?

- Eh bien... - Je pourrai remarcher ?

D�sol�, je n'ai pas la technologie pour vous aider.

Avec de la r��ducation, vous pourrez bouger.

Qui a la technologie ?

S'il vous pla�t... ne faites pas une folie.

- Vous ne comprenez pas, il... - Diana...

Oh, si, je comprends tr�s bien.

Je n'aurais jamais vu une telle blessure ?

La guerre a laiss� des milliers de mutil�s comme moi.

Vous croyez que si j'avais une chance d'�tre gu�ri,

je marcherais avec une canne ?

Au moins, vous marchez ! C'est ma d�cision !

- Vous �tes Dieu ? - Vous �tes venu me voir moi,

et pas eux.

Comme je ne peux vous aider, vous filez direct chez les croyants, c'est �a ?

Ils vous promettront le meilleur, comme � tous,

et vous �tes si d�sesp�r� que vous accepterez.

- Je pourrai remarcher gr�ce � eux ? - Oui.

C'est ce que je voulais entendre. Allons-y.

Vous en paierez le prix !

Une minute...

Quel prix ?

Jeune homme...

- Savez-vous qui vous �tes ? - Oui.

- Vous savez qui vous serez l�-bas ? - Moi !

Non, pas du tout.

Tant pis. �tre moi n'est plus dr�le, de toute fa�on.

Comme vous voulez. Sortez-le d'ici.

Je n'aide pas un homme qui refuse d'�couter.

Il veut juste r�cup�rer ses jambes.

Vous allez l'aider � faire une b�tise, c'est �a ?

Je ne supporte pas la b�tise.

Vos intentions sont bonnes, docteur.

Mais c'est notre ami.

Nous ferons tout pour l'aider.

- Merci. - Merci !

On se croirait dans les ann�es 60. Ma m�re m'a montr� des photos !

Et c'est eux qui vont me rendre mes jambes ?

- Est-ce l'endroit... - Bienvenue dans la colonie.

Tu as �t� bless�.

Mais tes jambes vont bien.

C'est ma colonne.

- Elle a �t� br�l�e. - Tu viens pour recevoir le bienfait.

- Rien n'est s�r. - Si.

- Si �a me permet de gu�rir. - On devrait r�fl�chir...

"On" ? T'es dans un fauteuil roulant ?

Tu n'es pas frustr� de faire dix fois plus d'efforts que tu ne le devrais.

- Je pourrai marcher ? - Nous t'apprendrons � voler.

- Vous tous. - Si vous le voulez.

J'ai des doutes...

J'ai appris une chose chez moi :

m�fie-toi des hippies qui apportent des cadeaux.

- Ce sera douloureux ? - La chenille devient papillon.

- La transformation fait toujours mal. - Tu riras trop pour le remarquer.

S'il vous pla�t...

Joignez-vous � nous.

Merci, pas cette fois.

Si vous changez d'avis, n'h�sitez pas.

Diana !

Je veux juste en prendre pour l'analyser.

Bien s�r. Sans probl�me.

Nous n'avons rien � cacher.

C'est un acte libre.

Je t'offre de l'eau.

Puisses-tu n'avoir plus jamais soif.

Bois.

Attends.

Pourquoi ?

Cela ne te semble pas �trange ?

Tout l'est depuis que j'ai commenc� � glisser avec vous.

Diana a un �chantillon.

Apportons-le � Krislov pour qu'il l'analyse.

Ces gens ont-ils l'air dangereux ?

Cela ne veut rien dire.

Vous savez d�j� ce qu'il en pense.

Je ferai l'analyse moi-m�me, mais Krislov a le mat�riel.

Une fois encore, ce sont les autres qui d�cident de ma vie.

Tu ne feras rien d'ici notre retour ?

- D'accord ? - D'accord.

Allez-y, je reste ici avec lui.

Vous n'en avez pas bu, n'est-ce pas ?

L�, regardez...

Des milliards d'engins nanotechnologiques

qui se reproduisent comme des cellules.

Oui, ils peuvent r�parer sa colonne vert�brale,

cellule par cellule.

Quel est le prix � payer ?

Comment re�oivent-ils leurs instructions ?

Ils se lient et fusionnent leur puissance de traitement.

Comme un r�seau.

Le r�seau programme chaque machine individuellement.

Elles communiquent par des impulsions de lumi�re

d'o� la lueur...

Des milliards ? C'est une grosse puissance de traitement.

Oh, quoi ?

Le r�seau. Il ne se limite pas � un seul individu ?

Il communique d'une personne � une autre par la peau ?

� partir d'un certain seuil, il devient conscient.

Conscient ?

La lueur est un �norme esprit.

Il vit en m�me temps � l'int�rieur de tous.

Il utilise leurs corps et ensuite... leurs cerveaux.

C'est pour cela qu'ils parlent d'une m�me voix.

Ce ne sont plus des individus.

Ce sont des cellules au sein de la communaut�.

S'il boit �a, il devient l'un d'eux.

C'est le prix � payer.

Je suis d�sol� d'avoir insist� pour le boire.

Remmy et toi avez raison.

C'est mieux que Diana v�rifie que je ne crains rien.

Je dois apprendre � vous faire confiance.

Contente que tu changes d'avis.

Tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir la moiti� du corps paralys�e.

De ne pouvoir ni marcher, ni courir.

Tu as raison.

Mais j'en ai une petite id�e.

Mon mari �tait en chaise roulante � la fin de sa vie.

Je vivais chaque jour avec sa douleur, sa perte.

D�sol�.

J'ignore ce qui retient Remmy et Diana.

Je vais voir.

Mallory !

Y a-t-il un moyen de tuer ce truc ?

Ce devait �tre une grande avanc�e m�dicale.

La fin de la souffrance humaine.

Bien s�r qu'il y a un bouton "arr�t".

Un code qui est envoy� dans le r�seau

gr�ce � une lumi�re modul�e op�rant � certaines fr�quences cl�s.

Elle s'appelle...

"la lumi�re de l'homme mort".

- Connaissez-vous quelqu'un qui... - Regardez-moi.

Si je connaissais quelqu'un, je me serais soign� depuis longtemps.

Les lumi�res des hommes du BRI.

C'�tait leur fonction ?

Elles ont �t� d�truites. N'y pensez plus.

Juste une chose...

Avez-vous vu Jill chez les croyants ? Elle va bien ?

Ils ne se sont pas pr�sent�s, mais tout le monde semblait heureux.

C'est ma fille.

Elle est une des leurs...

Si je savais comment faire cette lumi�re, je pourrais la retrouver.

Ne laissez pas votre ami en boire.

J'ai rien pu faire.

- Quoi ? - Il a bu ?

Comment te sens-tu ?

- Ce n'est pas tr�s douloureux. - Tu feras beaucoup de r�ves.

De beaux r�ves.

Je me sens bien. Je manque un peu de coordination.

Dans peu de temps, il aura compl�tement r�cup�r�.

C'est un formidable bienfait. Je me sens...

... transform�, dans le sens le plus spirituel du terme.

C'est comme si je voyais 1000 ans dans toutes les directions.

J'ai �t� horrible. En col�re contre tous et contre tout.

Vous avez �t� si merveilleux. Pouvez-vous me pardonner ?

Tu n'as pas � t'excuser... Tu es dans cet �tat quand tu te mets dans cet �tat.

Mais je vous ai bless�s.

J'ai eu tort.

Comment te sens-tu ?

La transformation procure un sentiment de joie et d'extase.

Il a demand� � Mallory. Que ressens-tu ?

De la joie et de l'extase.

Mallory !

Je me sens �trange, plus grand qu'avant.

Je vis dans plusieurs endroits

et je ne suis que de passage dans ce corps.

Tu devrais ressentir �a, Remmy, c'est spirituel.

Viens boire l'eau de la vie avec moi.

- Oui, venez tous boire avec nous. - Vous serez transform�s.

Joignez-vous � nous, s'il vous pla�t.

Je t'offre la vie.

Faut qu'on parle.

Non, non, non... nous allons discuter.

Je vous attendrai dans la tente.

- Combien de temps nous reste-t-il ? - Quelques minutes.

Je l'envierais presque.

La sant�, le bonheur.

- Une connexion spirituelle avec autrui. - L'appartenance � une communaut�.

La paix. La vraie paix.

- Faut qu'on l'emm�ne loin d'ici. - D'accord.

Mallory ?

On peut te parler en priv� ?

Qu'est-ce que tu faisais ?

Je communiais avec Dieu.

Rembrandt, la connexion est �ternelle et incassable.

J'ai senti la main de Dieu juste ici.

Tu ne sais pas ce que �a fait.

Oh si, je le sais.

Mais je n'ai pas besoin de tout �a pour la ressentir.

Cette lueur n'est pas r�elle, ne le vois-tu pas ?

Tout ce que tu auras, c'est une mort lente et douce.

Tu veux du confort ? Une tombe, c'est confortable et on n'en sort pas.

Mallory...

la vie, la vraie vie,

n'est pas confortable.

Remmy, ici, dans ce lieu,

nous avons li� une myriade d'�mes isol�es en un �tre unique et grand

afin d'obtenir une communication plus profonde et claire avec Dieu,

impossible � obtenir par un individu seul.

C'est ce que tu ressens ? C'est ce que tu crois ?

Je le sais.

C'est l'heure de la glisse, on y va.

Si je glisse, je romps le lien.

Et je ne veux pas.

Restez. Joignez-vous � moi.

Je vous montrerai... la joie.

Mallory, c'est impossible.

Mallory...

Viens, s'il te pla�t.

Continuez sans moi.

Tu nous dis au revoir ?

Je sens que vous allez dans un monde o� vous pourrez vous reposer.

Je pr�f�rerais que vous restiez. R�fl�chissez.

- On ne peut pas rester. - C'est votre choix.

Si vous saviez ce que vous perdez...

Si vous saviez comme je vous aime tous.

Nous te l'avons d�j� dit, nous le r�p�tons.

On ne part pas sans toi.

Cet endroit est si charmant, et �a sent si bon.

C'est reposant.

Merci. Oui, c'est un lieu agr�able.

Agr�able ? C'est le paradis ici !

Et les hommes du BRI ?

Ah, ces idiots et leur rem�de miracle qui ne marchait pas.

Allez, Jill, c'�tait il y a tr�s longtemps.

Ils avaient de bonnes id�es, mais personne n'�coutait.

- Merci. - Il ne s'est donc rien pass�.

Votre ami, �a ira ?

Il est fatigu�, il a besoin de repos.

Si vous avez besoin, sonnez la petite cloche.

Rien � voir avec son double !

Je le pr�f�rais avec ses cicatrices.

Celui-ci n'a pas v�cu la guerre.

Dans ce monde, la lueur n'a jamais �t� invent�e, le BRI n'a pas exist�.

Jill a eu moins de chance dans ce monde.

Elle le prend pas trop mal.

Ce qu'on devient est influenc� par ce que la vie nous r�serve.

Mais parfois, c'est bien de ne rien affronter.

J'ai senti le caf�.

Comment vas-tu, Mallory ?

Tu veux vraiment le savoir ?

J'ai l'impression d'avoir �t� amput�.

Je devrais vous �tre reconnaissant ? Je ne le suis pas.

Bon...

Crache le morceau.

Vous ne pouvez pas imaginer, c'est indescriptible.

Ce que l'univers rend possible est si profond, si extraordinaire.

Peu de gens ont la chance de le vivre.

- J'avais envie de te rejoindre. - Tu aurais d�.

J'apprenais � voir � travers les yeux d'autrui.

Je voyais l'harmonie entre le moi humain et le moi divin.

On devait partir.

Nous sommes des fragments faisant semblant d'�tre un �tre entier.

Je devenais un tout.

Il y avait des bouts de votre Quinn et des bouts de moi encore inconnus

qui se m�langeaient, formaient une personne.

Je d�couvrais qui �tait cette personne.

On n'avait pas le choix.

Non. C'est faux.

Je me sens trahi.

- Je ne vais pas m'excuser. - Moi non plus.

Il fallait bien qu'on se prot�ge.

- On ne devrait plus glisser. - Quoi ?

- Si c'est ce que tu veux... - Rembrandt.

On doit se faire confiance.

Sinon, c'est inutile de rester ensemble. Qu'en penses-tu ?

� toi de voir, Mallory.

Je vais me s�cher.

Qu'est-ce que vous racontez ? Il faut qu'on reste ensemble.

Certains d'entre nous.

On est ici par choix. On avance ensemble.

Tiens, je t'offre de l'eau. Puisses-tu n'avoir jamais soif.

Tu as raison, Remmy. Il faut qu'on se fasse confiance.

Je ne devrais pas �tre en col�re, mais heureux de notre amiti�.

On doit trouver un moyen de continuer, n'est-ce pas ?

- T'es encore contamin�. - Pas contamin�, b�ni.

C'est un cadeau, vous comprenez ?

C'est l'immortalit� pour tous.

C'est la paix dans le monde. Le traitement du cancer.

Une pile qui ne s'arr�te jamais.

Si on ne choisit pas, c'est pas un bienfait, mais une mal�diction.

- Vous m'avez laiss� le choix ? - C'�tait pour ton bien.

Et �a aussi.

Quelqu'un doit penser � nous parce que vous n'y pensez pas.

- Mallory, je... - Attends.

Je vais lui parler.

Il les a encore dans le sang.

Il s'ouvre une veine, verse un peu de sang dans l'eau...

Un peu de sucre pour les nourrir...

Et les nanos se multiplient.

Ses coupures gu�rissent comme par magie.

Il n'a plus besoin de nous. Il peut infecter n'importe qui.

Qu'avons-nous amen� dans ce monde ?

- L'immortalit�, la paix. - Et Dieu.

Ce serait si simple de le rejoindre.

N'y pense m�me pas, Maggie. C'est une erreur.

Je le sais.

Faut le stopper.

Oui, il nous faut "la lumi�re de l'homme mort".

Le code de d�sactivation dont a parl� l'autre Krislov.

Les hommes du BRI savaient. Le Krislov � la cicatrice nous l'a dit.

Ce Krislov pourrait �tre au courant ?

Allons le voir.

- Salut ! - Bonjour !

Ravie de voir que vous allez mieux. Et vos amis ?

Ils sont � l'h�tel. Je vais me promener.

J'ai envie de m'installer ici.

Vraiment ?

Les gens sont sympathiques ici et...

je veux partager mon cadeau.

Qu'est-ce que c'est ?

Me croiriez-vous si je disais que c'est un miracle ?

J'ai cru au BRI pendant longtemps.

Nous avions vraiment travaill� dur.

�a aurait �t� le plus grand progr�s de la m�decine.

Je voulais juste redresser la colonne tordue de ma fille,

mais nous bloquions sur la nanotechnologie. Finalement...

les gens ont abandonn�.

Allez-y, montrez-moi.

- C'est quoi ? - Regardez.

C'est bien r�el ?

- �a marche ? - Un peu trop bien.

Crois-moi, les m�decins ont tout essay�.

On nous a parl� d'une cure alternative � Mexico,

mais mon p�re n'a pas les moyens.

Ceci a plus de pouvoir que les docteurs.

Et c'est gratuit.

- Si j'en bois, que se passera-t-il ? - Tu riras.

- Je ris d�j�. - Tu sauras pourquoi c'est si dr�le.

Veux-tu marcher bien droite, comme nous ?

Tu ne peux pas me gu�rir, personne ne le peut.

Je te mets au d�fi de me croire.

Nous avons �labor� une s�quence de commandes sp�cifiques

� r�p�ter trois fois de suite,

avec une modulation de la lumi�re selon deux fr�quences.

Voyons un peu...

Pourquoi vouloir la d�sactiver ? Fait-elle du tort ?

Quand nous avons d�couvert cette chose,

on nous a parl� d'une lumi�re, de la "lumi�re de l'homme mort".

Eh bien, voici comment en fabriquer une.

Jill... non !

- Non ! - Laisse-nous tranquilles, Diana.

Remmy, Maggie et toi glisserez ce soir, moi je reste ici.

Tu te souviens du monde du BRI ?

Tu te souviens des tanks, de la police secr�te ?

C'est ce qui arrivera ici si tu continues.

Ne me dis plus quelle vie je dois mener.

Si tu ne veux pas de ce bienfait, laisse-nous tranquilles.

Cela te soignera.

�a ne marchera pas.

- Il faut que �a marche. - Mais oui.

Sinon on sourira b�tement toute notre vie.

Elle a tu� les engins dans le verre.

- Est-elle assez puissante ? - Pas d'inqui�tude.

Le signal se propage dans tout le syst�me.

M�me une exposition partielle soigne.

Un petit test de personnalit� ?

Jill ? Jill !

�a marche !

D�sol�e de m'�tre moqu�e de tes recherches. Regarde-moi !

C'est un miracle !

Oh, ma ch�rie...

- Que testez-vous ? - Votre ouverture � la spiritualit�.

Voulez-vous transformer votre �tre ? Buvez de l'eau.

� la tienne.

Merci.

- Qu'est-ce que c'�tait ? - �a ?

- Qu'avez-vous fait ? - �a marche.

- Qu'est-ce qui marche ? - � Jill.

Non, elle est si heureuse.

Jill n'est plus dans la lueur.

George non plus. Que faites-vous ?

Nous sommes votre cauchemar. Des hommes du BRI.

Je n'aurais jamais d� la fabriquer.

Tu as fait �a ? Comment as-tu pu ?

Ch�rie, tu marches.

Mais tu nous as enlev� le bienfait.

Je te d�teste.

- Il faut pr�venir Mallory. - Il est au courant.

Je t'offre de l'eau. Puisses-tu n'avoir plus jamais soif.

C'est tr�s astucieux, Remmy, tr�s bien.

Mais aidez-vous vraiment quiconque ?

Voyez ce qui leur arrive � cause de cette lumi�re.

Leur lien avec Dieu est rompu. Ils sont morts spirituellement.

Voil� pourquoi c'est la "lumi�re de l'homme mort".

Elle tue les gens.

Peu importe. Nous les r�animerons.

Le bienfait est infini.

Et nous ?

Vas-tu nous obliger � boire ?

Non, je ne vous forcerai pas � boire.

Vous d�cidez de recevoir le bienfait.

Comme ce matin ?

J'ai eu tort, je suis d�sol�.

Quand on est li�s aux autres, on est beaucoup plus libres.

Mais vous l'ignorez.

Joignez-vous � moi ou continuez sans moi.

Il y a une troisi�me option.

Inacceptable.

C'est ta chance de te retrouver face � Dieu.

Oh non.

Tu te bats contre ta transformation.

Je me bats pour ma transformation.

Et je me bats contre �a.

La transformation vient du c�ur...

pas d'une cruche en verre.

Ceci n'est pas la r�ponse. C'est une b�quille.

Tu voulais remarcher ?

Tu �tais pr�t � tout, m�me � prendre ce risque.

- Et j'ai eu raison de le prendre. - Oui.

Tu sais quoi ? J'aurais fait la m�me chose.

Mais tu as dit autre chose.

Que tu voulais marcher sans aide.

Alors, qui marche, Mallory ?

Toi ? La lueur ?

Qui parle r�ellement ?

- Vous... vous ne comprenez pas. - La lueur ?

Sans doute que non. Mais je te comprends, toi.

Si tu es encore au fond de toi, tu sais qu'on dit la v�rit�.

Sors de la lueur, Mallory, et vois comment tu te sens.

Si tu penses encore qu'on a tort,

et si tu penses qu'il vaut mieux vivre dans la lueur,

je t'en prie, bois-en � nouveau.

Et j'en boirai avec toi.

Et vous ?

Non, Mallory !

Du calme, s'il vous pla�t.

Je vous quitte temporairement.

Je fais ce sacrifice de mon plein gr�

pour vous prouver qu'il n'y a rien � craindre.

La transformation est encore possible pour nous tous.

Tous ressentent la m�me chose.

Comment te sens-tu ?

Vid�.

- Vous ignorez l'ampleur du sacrifice. - J'imagine.

Non, tu ne peux pas.

Vas-tu reprendre de l'eau ?

Je ne sais pas.

Quand j'�tais transform�, j'�tais tout le monde.

J'�tais Mallory, j'�tais Quinn...

et j'�tais tout le monde.

Je ne ressens plus personne.

J'avais une force � l'int�rieur de moi.

Elle aussi a disparu ?

Non.

Je la sens encore.

Mais plus diffuse.

C'est normal, Mallory. C'est pareil pour nous.

Nous savons vraiment qui nous sommes

gr�ce aux gens que nous rencontrons.

Nous existons gr�ce � ceux que nous aimons.

Qui aimes-tu, Mallory ?

Je dois faire un choix ?

C'est aussi �a, la vie.

Des choix et des possibilit�s.

Choisir n'est jamais simple.

C'est ce qui nous rend si puissant.

Ceci est un choix.

Et cela aussi.

L'eau de la vie nous fait entrevoir le bonheur.

Et la lumi�re nous donne la responsabilit�.

Une fois que vous avez connu le bonheur et le pouvoir du savoir,

personne ne pourra pas vous les enlever.

- Reste ici. - La question, c'est...

- Reste, Mallory. - Que choisir ?

Je ne resterai pas devant vous pour d�cider � votre place.

Comme ceux qui vous croient incapables d'�tre responsables.

Je ne suis pas un sauveur. Croyez-moi.

Je suis un homme ordinaire.

Je viens d'apprendre que le bonheur n'est pas dans ce qu'on nous donne.

Il est dans ce qu'on cr�e pour les gens autour de soi.

Ce qui importe, c'est de compter pour eux.

La vraie transformation, c'est de choisir cette voie.

Qu'allons-nous faire maintenant ?

Chacun fait son choix...

individuellement.

Quinn est parti. Pour de bon.

Je sais.

Je commence � aimer Mallory.

Tu le crois vraiment ?

Oui, je le sens.

Pas moi.

Je ne veux pas.

Je... ne voulais pas te perdre.

Merci.

Alors, qui es-tu maintenant ?

Je cherche encore.

N'est-ce pas notre cas � tous ?

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