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Zulu
Comment avez-vous perçu la situation dans le public,
Mme Triebel ?
Sur le début, la vision du maestro était cohérente
et sa direction, brillante.
Mais dans le 1er mouvement, la soliste a faibli.
Votre avis sur l'interprétation est hors sujet.
Ce qui m'intéresse, c'est le point de vue
du Renseignement.
C'était une opération de la PJ et des forces spéciales.
Le Renseignement n'était pas impliqué.
- Que se passe-t-il ? - Je veux m'asseoir.
Gol Rahmani était présent ce soir-là ?
Je n'ai pas cette information.
Rahmani a fui le pays après l'attaque.
En tout cas, les autorités ne le trouvent pas.
Navrée, je ne sais rien à ce sujet non plus.
Mme la présidente, nous demandons une courte interruption
pour discuter à huis clos.
La sûreté nationale est en jeu.
Je me moque de l'argument massue "sûreté nationale".
Des survivants m'appellent tous les jours
pour savoir pourquoi leurs proches sont morts.
Ils veulent des réponses.
Ils veulent du réconfort.
- Que les morts ressuscitent. - Ils veulent la vérité.
La vérité est un luxe.
Fouiller dans le passé l'est aussi.
Nous travaillons sur l'avenir.
Nous luttons contre le terrorisme pour prévenir d'autres frappes.
Quelle relation entretenait le Renseignement avec Gol Rahmani ?
Inexistante.
L'AGENT INFILTRÉ
2 JOURS AVANT L’ATTENTAT
M. Levy, vous avez fait bon voyage ?
Trop de travaux.
Un instant. Parisa !
Parisa Ashkar,
notre nouvelle concertiste, notre grande fierté.
Honoré.
Vous accueillir ici pour votre tout premier solo...
Excusez-moi.
Rafik a disparu. Nous sommes très inquiets.
Tout va bien ?
Oui, ça va.
Maintenant,
tu ne penses qu'au concert. Compris ?
Oui.
Excusez la pagaille.
Les locataires précédents n'ont pas rangé.
Pas de souci, j'ai de l'imagination.
On peut faire venir l'eau sans problème ?
Vous pouvez ouvrir les cloisons, tout est envisageable.
Les volumes sont super. Et pour la licence restauration ?
- Ça n'est pas un souci. - Cool.
Et ce sera prêt à louer quand, à votre avis ?
En début d'année.
Oui, très bien.
Désolé, je dois filer.
- Maintenant ? - Oui.
À plus.
SCÉNARIO ET RÉALISATION : MATTHIAS GLASNER
T'as bien géré hier.
Respect.
Merci.
Mais y avait rien de bien, c'était un gros merdier.
Ta colère est bien, tu te laisses pas emmerder.
C'est ce que j'aime chez toi.
Je me suis trop fait emmerder. C'est le problème.
Tu crois que Rahmani va tout résoudre ?
Les caisses, le blé, les meufs, le luxe. C'est du vent.
Pourquoi tu le fais ?
Ça ouvre des portes.
Ta colère, ton agressivité, ta frustration
peuvent servir à une grande cause.
J'y comprends rien.
T'es déjà allé au concert ?
Quel genre de concert ?
Viens avec moi, je vais te montrer.
Avec ça, on peut en faire des pique-niques.
Où est Tonja ?
Au lycée, j'espère.
T'en va pas.
Notre couple est mort. Fais attention
ou tu le seras aussi bientôt.
Non, notre couple n'est pas mort.
J'aurais pas le coeur qui palpite comme ça.
Y a des choses à changer.
Tout doit changer. Tout.
J'essayerai, mais je suis pas sûr d'y arriver.
Pas sûre que ça me suffise.
Si l'incapacité de la PJ à interroger un suspect
mène à la catastrophe,
vous serez responsable.
J'ai compris, la fédérale
ne veut pas se salir les mains.
Ça a chauffé de votre côté ?
Un de vos informateurs est à l'hôpital ?
Dadir Hassan n'est pas notre indic.
Alors, c'est le copain ou le frère de votre indic.
Je suis largué dans votre enquête absurde.
Dadir et Raza sont proches de Big Shot Rahmani.
Ah oui ?
Redites-nous en quoi ce Big Shot
nous aide à prévenir un attentat.
En rien.
On a peut-être quelque chose,
mais ça ne vous plaira pas.
Rahmani a dit à notre indic...
C'était une fausse piste.
Je n'en ai pas encore parlé à M. Bach.
Génial. Ça veut dire qu'on n'a rien.
C'est exact.
Non, nous savons que l'État finance Rahmani...
M. Bach, écoutez-la.
Vous vous ridiculisez.
Vous êtes complètement dépassé,
tout le monde le sait.
Ah bon ? C'est vrai ? Holly ?
Tu confirmes ?
Pour moi,
vous manquez de distance. Vous devriez prendre un congé...
Connasse !
Tu te fous de qui ?
Tu la ramènes encore, trou du cul ?
Je vais te latter !
Quoi ?
"Échouer. Échouer encore, échouer mieux."
Je t'ai fait confiance.
T'aurais pas dû.
Gabriel !
Avec moi.
Gabriel !
Viens.
Oui, allô ?
Bien, j'arrive.
Dadir est conscient.
Je vais à l'hôpital.
Je t'accompagne.
Assieds-toi, s'il te plaît.
- Assieds-toi. - C'est de la merde, Rose !
Oui. Assieds-toi.
Assieds-toi s'il te plaît.
Calme-toi.
Tu es là ?
Gabriel, redescends. S'il te plaît.
Qu'est-ce que tu sens ?
Qu'est-ce que tu sens ?
Je sens...
- Je sens... - Calme.
Reviens !
Gabriel !
On arrête de bosser avec le cinglé. C'est clair ?
De quoi j'ai l'air maintenant ?
D'un con.
Arrête de sourire bêtement.
Je souris pas.
Tes réponses débiles, je me torche avec.
Je sais que tu penses. Vous pensez toutes
qu'on est foutus et que vous allez nous remplacer.
Mais te méprends pas.
C'est nous qui tenons encore les rênes.
Et tant que vous ne ferez que sourire bêtement,
c'est pas près de changer.
Qui vous a tiré dessus ?
Raza.
C'était Raza.
Raziq Shaheen vous a tiré dessus ?
Oui.
Et il m'a laissé crever.
Quel est votre degré de certitude ?
Sur une échelle de 1 à 10.
1 pas sûr du tout et 10, sûr et certain.
On va s'arrêter là. M. Hassan a besoin de repos.
On a encore des questions.
M. Hassan a besoin de se reposer.
Dix.
Quoi ?
Il a dit 10.
Arrêtez Raziq Shaheen !
Depuis le début, c'est Bach qui voulait bosser avec lui.
Enfermez-le et tirez-lui les vers du nez. Qu'il crache tout
sur les liens entre Rahmani et El Adoua !
J'en ai ras le bol !
Pourrissez-le, lui et toutes ses relations !
Tout de suite !
À vos ordres, chef.
Tu sais ce que tu fais.
Mais papa doit comprendre que c'est sérieux.
Qu'il va devoir changer, parce que...
la situation ne te convient pas. L'attitude de papa, non plus.
Et moi, ça me plaît pas.
Maintenant, discutez.
Tu es encore là ?
Oui.
C'est fini.
De quoi tu parles ?
Je ne suis plus dans la police.
C'est ce que tu voulais, non ?
Tu sais où je vis ?
Je t'ai suivi, comme toi avec moi.
Je me suis dit que ça pourrait servir.
Il faut qu'on discute.
- Javid m'a appelé. - Pas ici !
C'est pas Rahmani, c'est Javid.
Je comprends pas. Javid, c'est quoi ?
Le type à la bombe, mec !
Police !
Je veux voir tes mains !
Bouge pas !
À terre !
- C'est quoi ? - Te défends pas.
Calme-toi.
Police ! À terre !
Où est Raza Shaheen ?
Où est Raziq Shaheen ?
Pute !
J'ai vu les bombonnes livrées par El Adoua.
Comme il est mort, Javid a besoin d'aide.
Toi. Pourquoi ?
J'en sais rien !
Il voit dans mes yeux que je suis prêt.
Lâchez-moi !
Bande de nazis !
Tous des nazis !
Putains de nazis !
Putains de nazis !
- Où et quand ? - J'en sais rien.
Il a parlé d'un concert.
- Dans quelques semaines. - Quoi ? Tu en es sûr ?
Oui.
Il cherche quelqu'un qui sait fabriquer une bombe.
Il veut que je la pose.
Sérieux, mec !
Putain !
Police, ne bougez pas ! Allongez-vous !
Sadia Breshna, je vous arrête pour complicité
dans une entreprise terroriste.
Oui ?
D'accord.
Attends ici.
Monte dans la chambre.
S'il te plaît, monte.
Qu'est-ce qui se passe ?
Tu es recherché.
Alerte maximum, ils ont arrêté ta famille.
Quoi ?
Je vais appeler les forces spéciales.
Ils vont t'embarquer.
Tu gardes ton calme et tu parles à personne.
C'est bien compris ?
Ni aux flics, ni à un avocat, ni à un imam.
À personne.
Ils ont arrêté Sadia.
Ils vont menacer de la renvoyer.
Mais tu les ignores et tu ne parles à personne.
Compris ? À personne.
Seulement à moi.
Je suis le seul qui puisse t'aider
et surtout, qui veuille t'aider.
Est-ce que tu as compris ?
Tu as compris ?
Ils ont Sadia ?
Tu dois me faire confiance.
Un dernier jour.
Accorde-moi ça.
Il y a des jours qui changent la donne.
Demain est un de ces jours.
1 JOUR AVANT L'ATTENTAT
Oui ?
Je ne m'attendais pas à te voir.
Je voudrais m'excuser pour mon comportement
et être autorisé à réintégrer l'équipe.
Tu comprends que tu as eu tort
et tu as décidé d'être
un membre exemplaire de la PJ.
C'est exact.
Bien. Viens.
Vous avez arrêté sa famille.
Dans un tel fracas que l'Intérieur
a tous les défenseurs de musulmans sur le dos.
- La famille a été libérée. - Super.
Maintenant, à votre avis, à qui le ministre
va aller demander des explications ?
Et le pire dans tout ça,
c'est que Shaheen, c'est Bach qui nous l'a servi.
Top ! La classe, Mme Valentin !
- Dehors ! - Doucement.
M. Bach a quelque chose à vous dire.
Je voudrais m'excuser pour mon comportement
et être autorisé à réintégrer l'équipe.
C'est vous qu'il a énervé, pas moi.
Et comme le dit souvent un de mes éminents collègues :
"On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs."
Votre agent, votre décision.
Dorénavant, je gère Raziq Shaheen. Seul.
Je pense que c'est une mauvaise idée.
Il me fait confiance. Il croira qu'il n'a pas d'autre choix
que de me faire confiance.
Je peux encore me servir de lui. Vous, non.
OK. D'accord.
Merci.
- C'est une plaisanterie. - Détendez-vous.
Réjouissez-vous d'en être débarrassée.
C'est un poids mort.
- Tu leur as dit quoi ? - Rien.
- Ils veulent savoir quoi ? - Le sens de la vie.
Ils me posent un million de questions.
- Ça continue ? - Non.
Il y a une heure, ils ont arrêté et sont partis.
Et l'Elbphilharmonie ?
- Pourquoi ? - Ils m'en ont parlé.
C'est la cible de l'attaque ?
Je ne pense pas.
Si Javid a encore le butane avec lui,
il ne pourra pas s'en servir demain soir à l'Elbphilharmonie.
Il doit avoir une autre cible. Mais on va le choper avant.
Je vais te sortir d'ici et tu me mèneras à Javid.
Je te présente comme mon amant ?
Je suis l'expert en bombes qu'il lui faut.
Sérieux ?
Ça marchera pas. Il est merdique, ton plan.
T'as tiré sur Dadir, non ?
T'es pas obligé de répondre.
La Scientifique te retrouvera.
Ils sont très forts, les jeunes.
Un mini-fragment de peau au bon endroit
et tu te retrouves à l'ombre.
Les flics malins d'antan sont remplacés par la technique.
Toi et moi, on les aura, ces enculés.
Après, tu deviendras un héros, blanc comme neige.
Toi aussi. Non ?
OK.
Je veux le passeport pour Sadia.
Tu crois vraiment que c'est encore un sujet ?
Mais oui, tu l'auras.
À quoi dois-je l'honneur ?
Je viens juste papoter.
De la pluie et du beau temps ?
C'est ça.
Il fait frais aujourd'hui.
Trop froid pour fabriquer une bombe au butane ?
Tout dépend.
Intéressant. Ça dépend de quoi ?
C'était pas la peine de venir.
Ça peut pas être pire qu'à la maison.
Ils ont tout détruit.
Putains de flics.
Ils ne sont pas les seuls.
Les voisins.
Pour les uns, on est des terroristes
et pour les autres, des dealers.
Raza !
Je veux savoir ce qui se passe !
Libérez Rafik !
Le ministre de l'Intérieur a été clair :
Tout acte raciste doit être tué dans l'oeuf.
C'est un impératif de solidarité humaine,
aussi et surtout
vis-à-vis des musulmans,
de ne plus retenir Rafik Orsho contre son gré.
Vous craignez les manifestants ? Soyez tranquille,
la majorité des gens se moquent du sort des musulmans.
Ils les prennent tous pour des terroristes potentiels.
Je vous trouve cynique.
C'est la réalité.
C'est à la PJ de décider.
Bien.
On le libère. Mais on le surveille de près.
- Avec l'artillerie lourde. - Soit.
Holly Valentin vous assistera
pour le compte de la police fédérale.
On n'est pas du genre
à abandonner les collègues.
Padar, dis quelque chose.
On a quitté l'Afghanistan
parce que c'était trop inhumain là-bas.
Aujourd'hui, mon fils est un indic et on nous traite encore mal.
C'est pas pareil.
Tu trouves ?
Qu'est-ce que je pouvais faire ?
Ils voulaient renvoyer Sadia en Afghanistan. Elle serait morte.
Tu crois qu'elle va te pardonner
ce qui lui est arrivé ?
Je l'ai fait pour elle.
Tu as foutu en l'air nos vies.
Il y a un flic qui a un plan...
Tu lui fais encore confiance ?
Si son plan marche, alors...
Raconte tout à ton frère.
Je peux pas.
Si ça arrive aux oreilles des mauvaises personnes,
alors...
Nazir ne doit pas savoir que je travaille avec les flics.
Promets-le-moi.
Oui ?
Tu es sorti ? Où es-tu ?
Au parc. Je me balade, je nourris les canards.
Arrête tes conneries. T'es pas sorti pour rigoler.
Donne RV à Javid !
Oui.
J'ai un truc à faire.
Tu as une lueur dans tes yeux.
Tu ne l'avais pas quand tu étais prof.
J'étais pas prof.
Juste assistant.
Et maintenant, tu es quoi ?
Ils ont besoin de moi. Tu comprends ?
De moi.
Je l'ai en visuel.
Ils se dirige vers Gänsemarkt.
Rafik Orsho remonte la rue principale.
25, prends le relais.
D'où je pars ? Tu es où ?
Je l'ai.
La reine des neiges de la fédérale aurait envoyé bouler Gabriel.
On la sent ambitieuse à 100 mètres à la ronde.
C'est une frustrée, je parie.
Je me sacrifie quand elle veut.
- Tout va bien ? - Oui, ça va.
Contact visuel perdu. Quelqu'un le voit ?
Il va vers Gänsemarkt ?
Oui, c'est ça. Tout droit, direction Gänsemarkt.
- Il est où ? - Au centre commercial.
Merde, je l'ai perdu.
Je cherche Sadia.
Tu veux quoi ? Sors, s'il te plaît.
S'il te plaît, sors.
Elle est chez Tristan.
- Parisa ! - Rafik !
Laissez-la tranquille. Que se passe-t-il ?
Police !
C'est Raza. Je le laisse entrer ?
Non.
Merde pas.
Salut.
C'est tout ? Tu dis rien d'autre ?
Rentre à la maison.
S'il te plaît.
La maison que la police à mise à sac en te cherchant ?
Où tout est détruit et souillé ?
C'est fini.
Je te le jure.
De quoi tu parles ?
Qu'est-ce qui est fini ? Tu crois quoi ?
Qu'ils nous traiteront plus comme des merdes ?
Et qu'est-ce que tu as à voir là-dedans ?
Je ne peux rien te dire.
Tu vas avoir un passeport. Dès que...
Je veux pas de passeport.
Je me tire.
Je supporte plus ce pays hypocrite de merde.
Quoi ? Comment ça ?
Tu veux aller où ?
Aux US.
Les Ricains ont aidé mon père.
Le monstre.
Ils doivent m'aider, moi aussi.
Sadia...
Ne me touche plus jamais.
Ça roule, ma poule ?
Ça se répare.
Je crois.
Va te faire foutre !
Tu es le fiancé de Parisa Ashkar ? C'est bien ça ?
Oui.
Oui, mais...
sa famille ne m'accepte pas.
Je ne suis pas assez bien pour l'enfant prodige.
Pourquoi tu es entré à l'Elbphilharmonie?
Je voulais l'entendre jouer.
Ta fiancée ne t'a pas obtenu de place ?
Non, toute sa famille y va.
C'est la première fois qu'elle est violon solo
à l'Elbphilharmonie.
Je voulais savoir comment faire pour entrer sans billet.
À Damas, on faisait ça dans tous les cinémas.
Il y a toujours une porte.
Pourquoi tu n'as rien dit ?
J'avais peur...
que ça rejaillisse sur Parisa,
vu qu'elle est avec un mec comme moi.
Que ça donne raison à ses parents et qu'ils...
qu'ils lui interdisent de jouer.
- Oui ? - J'ai eu Javid au téléphone.
Je lui ai parlé de mon pote expert en bombes.
Il veut te voir demain.
Rendez-vous à l'endroit où est le butane.
L'expert doit voir le matos.
Malgré tout... je sais pas trop.
Quoi ?
Je le trouve pas assez méfiant.
Arrête ! Il te fait confiance.
T'as géré la première fois. Arrête de flipper.
Bonsoir ?
Je peux vous aider ?
Je cherche Charlie.
Il n'est pas à la maison, désolée. Vous êtes ?
Marion. Une vieille copine.
Je voulais...
Je sais pas ce que je voulais.
Tu es jolie.
Mais on doit te le dire souvent.
Merci.
Bon, s'il n'est pas là, je m'en vais.
Marion ?
Tu veux un café ?
Charlie devrait pas tarder.
Adaptation : Vanessa Azoulay
Sous-titrage : Karina Films
POUR ARTE G.E.I.E. Eva-Maria Von Geldern
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