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Zulu
Excusez-moi, je dois sortir.
Pardon.
Qui couvre le type qui sort ?
Moi.
Aviez-vous une raison
de suivre Abu Much aux toilettes à ce moment-là ?
L'instinct.
- Il n'a pas tiré la chasse. - Pardon ?
Comment peut-on aller aux toilettes
sans tirer la chasse d'eau ?
La cuvette était nickel. Elle n'a pas servi.
Attention, la cible retourne dans la salle.
La quinte de toux était simulée.
C'était une manoeuvre de diversion.
Je veux me rasseoir.
Empoignade rang 6.
L'AGENT INFILTRÉ
"Moi...
"de la tête aux pieds
"...pour l'amour je suis programmée
"Mon monde, ce n'est que ça
"Le reste, je n'en veux pas..."
1, 2, 3, 4 !
SCÉNARIO ET RÉALISATION MATTHIAS GLASNER
Nicky a su que t'étais rentré avant moi,
t'es vraiment un sale con.
Je suis pas rentré.
Seulement de passage.
Je repars après-demain.
À ton avis, Charlie...
j'ai ma chance à Hollywood ?
Comme Marlene ?
Tu connais bien les States.
Toi plus que n'importe qui, mon ange bleu.
Comment il va, Nicky ?
Il a une sale gueule, je trouve.
La taule lui a pas fait de bien.
Il est du genre lavette, tu le connais.
Il t'a suivi.
Ah bon ?
Pour savoir ce que tu faisais avec ta jolie collègue.
Mais tu l'as semé ou il t'a perdu.
Merci de m'avoir déposé.
Tu habites au vieux bowling ?
Le local m'appartient.
Attends.
Je suis trop crevé pour aller jusqu'à Hambourg.
Tu m'offres une ou deux petites bières ?
C'est pas très grand chez moi et tu dors pas dans mon lit.
T'as bien une petite place pour un vieux clebs comme moi.
- Un dernier verre ? - Oui.
C'était mieux avant, je le sais.
J'ai prévu de tout retaper.
Il me manque juste un investisseur.
J'ai mauvaise conscience quand je te vois.
T'as une conscience ?
Vous avez tous fini derrière les barreaux
et moi, je m'en suis tiré, je sais pas comment.
Parce que t'as jamais consommé.
Ça m'a pas empêché de faire de la merde.
Pas faux.
Au bon vieux temps !
Oui.
Quatre ans.
J'ai failli y laisser ma peau, je te le dis.
Mais toi,
tu as une bonne étoile.
C'est ça, une bonne étoile.
Les autres savent que tu te piquais avec les Blacks
au foyer ?
Quoi ?
Ils avaient de l'acide de batterie dans le sang, ces cons.
J'ai cru que c'était Wolfram ou Klaus.
Mais au tribunal, ils ont démontré
que c'était impossible : ils étaient pas là.
Les flics t'ont bourré le crâne ?
Après, je me suis dit...
qu'un des gars avait découvert qu'au lieu de dealer,
tu étais pote avec les réfugiés.
Du coup,
ils t'ont demandé des comptes.
C'est quoi, ces conneries ?
Va te faire foutre, t'es taré.
Leur corps a éclaté comme un chewing-gum,
espèce d'ordure.
T'approche pas de moi.
Si tu me croises, change de trottoir.
Et t'avise plus jamais de me filer.
Non.
7 JOURS AVANT L’ATTENTAT
Je dois y aller.
Où est Sadia ?
Elle a dormi chez une copine.
Tu déposes pas ton frère au lycée ?
Pour t'assurer qu'il y va ?
Je vois un élève avant mon cours. Il a des galères chez lui.
Ton frère en a aussi.
Rien qu'une bonne raclée réglera pas.
Ce soir, je veux voir les photos du cours sur la petite graine.
C'est de l'argentique.
Je dois d'abord les développer.
C'est toi qui dois te développer.
À plus.
Bonjour.
De quoi petit-déjeunent les Afghans ?
J'ai visité le Kerala, en Inde. Les plages sont belles.
On nous servait de la soupe par 40 degrés.
Bonjour. Vous prenez ?
Un café noir.
Tout de suite.
Vous imaginez ce que ressent une gamine
en voyant son père, par un trou dans le rideau,
se faire arracher la tête à la machette ?
Je suis tout sauf islamiste et Sadia, encore moins.
D'ailleurs, je hais toutes les religions.
Ce n'est qu'un outil
pour faire pression sur les gens. Si vous tenez
à ce que j'espionne ce cinglé de dealer,
il me faudra un passeport pour Sadia.
Il y a 40 000 Afghans à Hambourg.
Plutôt 60 000.
- Dont la moitié deale. - C'est faux.
Et son gars peut pas identifier les contacts d'Hassan ?
Vous faites quoi ?
Il est où, Gabriel Bach ?
Mme Valentin,
votre première impression sur Bach ?
Craignez-vous comme moi qu'il soit dépassé ?
Je pense que M. Bach a beaucoup d'expérience.
Vous êtes en retard, parce que vous avez retrouvé le lien
entre El Adoua et Big Shot ?
Je ne connais pas vos méthodes, mais ici, nous ne savons pas encore
faire parler les morts.
À venir, dans "The Walking Dead"...
Zombies infiltrés.
On a un contact via le frère de Youssef.
Raziq Shaheen.
Il nous sert d'indic depuis ce matin.
Et je l'apprends maintenant ?
J'ai essayé de vous joindre.
C'est pas une raison
pour recruter un indic sans m'en parler
et t'en vanter ici.
Dans mon bureau.
Certains craignent que tu sois dépassé par cette mission.
Ça m'étonne pas.
Ils veulent nous virer.
Braun et la fédérale.
Partager les responsabilités, ça les gêne.
Assieds-toi.
Je refuse d'apporter de l'eau à leur moulin.
- Compris ? - On n'est pas obligés.
Oh si.
J'ai juste besoin de dormir.
Assieds-toi.
Tu es là ?
Où tu veux que je sois ?
Tu es là ?
Oui.
Qu'est-ce que tu sens ?
Le café.
Qu'est-ce que tu entends ?
Une radio à bas volume
et le marteau-piqueur des travaux du centre commercial.
Tu es tout seul ?
Non.
Qui est avec toi ?
Mes frères et soeurs. Ma mère, mon père.
Nous rions fort.
Qu'est-ce qui est drôle ?
Une crêpe collée au plafond. On se demande
si le marteau-piqueur va réussir à la faire tomber.
- Comment te sens-tu ? - Sûr de moi.
Comment te sens-tu ?
Sûr de moi.
Comment te sens-tu ?
Sûr de moi.
T'en veux ?
J'en ai à fumer, à sniffer...
La reloue.
Mettre sur écoute un type qui enterre son frère, c'est minable.
On trouvera peut-être son meurtrier au passage.
Ça rattrapera le coup.
J'aurais pu le faire seul, mais ça doit vous plaire
de me tripoter.
On cherche un contact de Youssef Hassan
ou de son frère Dadir, qui s'appelle Big Shot.
Big Shot, comme "le Gros" ?
Je sais pas.
- Il a tué Youssef ? - Je sais pas.
Le bras.
Dans la boutonnière, il y a la caméra.
Le micro est ici, derrière le revers.
Si tu veux pisser, vas-y en douceur.
Je m'en doute.
Nom et description.
Oui.
Et en échange, le passeport pour Sadia. C'est clair ?
Je t'amène au métro.
On se connaît un peu mieux, maintenant.
Le train S21 est en direction
de Bergedorf.
Les bombes de Milan étaient au butane,
d'après l'enquête des Italiens. Il y avait beaucoup de butane.
Interroger tous les vendeurs de butane du coin serait usant.
Faites-le, et pas que dans le coin.
Mme Kuhlenkampf ?
Le directeur de l'Elbphilharmonie a confirmé le concert.
Il va se réjouir.
Rose. Tu sais mieux que quiconque
que nous sommes parés à toutes les éventualités.
Oui, je sais qu'à Hambourg, aucun bâtiment
n'est mieux protégé que l'Elbphilharmonie.
Nous connaissons votre politique,
même si la fédérale intervient cette fois.
Pourquoi, d'ailleurs ?
On s'en est toujours bien sortis sans vous.
- Voyez-vous, M. Overmann... - Oevermann.
Oui, c'est ça.
Vous êtes un homme très occupé, je crois.
Ne vous en faites pas pour nous.
Nous sommes tous ici
pour veiller sur vous.
Comme c'est gentil.
Mais nous savons faire pipi sans qu'on nous aide.
Il nous faut la vidéosurveillance des derniers mois.
J'aiderai si je peux.
Sven, cette fois, il faudra peut-être annuler.
Tu veux bien l'expliquer à David Levy ?
Il n'est que chef d'orchestre. Tu es le maître des lieux.
Un des chefs d'orchestre les plus importants de l'époque.
Sa parole pèse au niveau politique.
Parce qu'il est juif ?
Oui, il est juif.
Et il a une réponse très claire aux menaces.
On ne recule pas d'un millimètre.
Il en avait des potes, ton frère.
J'en connais presque aucun.
Je sais pas qui devait du fric à qui.
Raziq Shaheen.
Je faisais du MMA avec Youssef.
Cut Waleed. Youssef et moi, on était...
Cut Waleed. Pourquoi Cut ?
Je coupe la langue à ceux qui posent des questions cons.
Cut est super mal.
Youssef était un père pour lui. Pour moi, aussi.
C'est sympa d'être venu. Youssef t'aimait bien.
- Ah bon ? - Oui.
Il t'avait à l'oeil au club.
Pour lui, les mecs qui faisaient les gros bras
geignaient au premier bobo. Mais pas toi.
T'as l'air de rien, mais tu mords.
Oui, il m'en a fait des bobos.
Ça m'a endurci.
Je dois aller au pot, écouter des inconnus parler de mon frère.
Invite-toi au pot.
Vous savez qu'il ne vous entend pas ?
Il sent ce que je veux.
J'ai super faim, en fait.
Tu veux venir ?
Oui.
Raza Shaheen. On est pas au même club de MMA ?
Allô ?
T'as piqué les fringues de ton grand frère ?
Ou t'as une ceinture d'explosifs ?
Me touche pas. T'es pédé ou quoi ?
Tu serais pas contre, mon mignon ?
N'en fais pas trop.
Faut pas y aller.
- Dadir ! - Pas maintenant.
Je voulais te dire au revoir.
- Raziq Shaheen. - Pas maintenant !
C'est qui ? Qu'est-ce qu'il veut ?
Tu es afghan ?
Me touche pas, junkie !
D'accord, mec.
On se capte plus tard.
Désolé.
Raza.
Désolé de t'avoir mis un vent, mais ce type,
il rigole pas.
Non, c'est moi.
C'était ma faute.
Je les supporte pas.
Ils magouillaient avec Youssef et me réclament des trucs.
Je sais pas trop quoi.
Tu veux aller boire un coup ? Je sais pas.
Si ça te dit.
Oui, d'accord.
Ta veste fait deux tailles de trop.
Elle était à mon père.
J'ai pas ça dans mon placard.
Il fait ça bien. Il a du talent.
Il est encore en vie, déjà.
Tu réponds pas ? Ça arrête pas de biper.
Mon frère se fait buter et moi, il me reste quoi ?
Un portable doré avec une liste de clients.
Et les flics,
ils savent qui l'a tué ?
Ils en ont rien à foutre !
Faut tout faire soi-même.
Tu comprends ?
Youssef a bossé ici.
Ici ?
Quand ?
On venait d'arriver en Allemagne.
Le petit frère venait après l'école.
Il me filait des burgers sous la table.
Il le fallait. À la maison, on n'avait rien.
Ni personne pour nous nourrir.
Le patron l'a viré.
L'enfoiré.
Yo, Boss !
Tu te souviens de Youssef Hassan ?
Youssef ? Non, je connais pas de Youssef.
Tu entends ça ? Il se souvient pas de lui.
Quel naze.
Youssef Hassan.
Arrête de mytho.
Tu l'as viré pour avoir filé des burgers à son frère affamé.
J'appelle les flics.
Tu veux le griller ?
Envoie-leur une patrouille.
Enculé !
Y a les flics, Dadir !
Le salon, c'est là.
Faut que j'aille pisser.
Tu fais...
Ils t'ont déjà laissée sortir ?
Je me suis laissée sortir toute seule.
Encore un repas d'hôpital et je m'étouffais dans mon vomi.
Pas mauvais, le nouvel indic.
Avoir du nez, ça peut servir.
J'ai eu tellement de merdes
que le mien m'a quitté en me laissant un gros rhume.
Bonne nuit.
Demain 7h, frais comme une rose ?
Bonsoir.
Mettez-les sur la chambre.
Entre.
Toi, femme ?
Toi, problème ?
Pas de problème.
Ne me touche pas.
Monsieur ? Que faites-vous ici ?
Ne bougez pas !
Alerte générale, nous avons un intrus !
- Le voilà ! - Arrêtez-vous !
6 JOURS AVANT L'ATTENTAT
C'est trop bon, mec.
Tu manges ça tous les jours ?
Raza cuisine d'habitude.
Vous vous connaissez d'où ?
Où se fait-on nos meilleurs amis ? En taule.
Ça arrache pas trop ?
Vous vous êtes lâchés hier soir ?
Ça se voit ?
C'est pas des blessures, mais des trophées.
Merci pour hier.
J'ai été honoré.
J'ai des projets.
Ça te dirait d'être mon bras droit ?
Oui, grave.
À ce que je vois,
votre informateur vous a fourni
de bons résultats.
C'est Gol Rahmani. Un Afghan influent
sur le marché de la drogue.
Il a la main sur le transport de l'Asie et du Moyen-Orient
vers l'Europe.
Il entretient aussi des liens avec des réseaux terroristes.
Et avec El Adoua ?
On ne le sait pas encore.
Mais notre informateur l'a vu hier avec Dadir Hassan.
Les dégâts au fast-food, on les oublie, OK ?
On ne fait pas d'omelette
sans casser d'oeufs.
- On ne parle que de drogue. - Rahmani est en contact...
Avec des terroristes. Je suis ni sourde ni débile.
Si ça vous intéresse,
le Renseignement a un dossier
sur le réseau afghan dans le monde entier.
Je vous l'obtiens sans problème.
Mais ce n'est pas la question. Notre action
doit être mieux ciblée.
Votre informateur
doit se rapprocher de Rahmani.
Oui.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il a fait ?
Rien, apparemment.
Mais j'ai l'impression qu'il repérait les lieux.
Où est-il ?
À la Criminelle, mais ils vont bientôt le relâcher.
Ils n'ont que l'effraction.
Amenez-le ici.
Et Klaus !
Pas un mot à la fédérale. Compris ?
D'accord, oui.
On a une piste.
Oui ?
Lui, c'est El Adoua.
Ça date d'il y a six semaines.
À l'Elbphilharmonie ?
Adaptation : Vanessa Azoulay
Sous-titrage : Karina Films
POUR ARTE G.E.I.E. Eva-Maria Von Geldern
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