Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Cri d'une femme.
...
-Tous en renforts !
...
*-Lâchez-moi !
...
-Bonjour, madame. Je peux vous aider ?
-Je voudrais voir un officier de police.
-Ca tombe bien, vous êtes au bon endroit.
-Je viens dénoncer un meurtre. -Un meurtre ?
C'était où ? Vous connaissez la victime ?
-La victime ?
C'est moi.
-Madame ! Appelle les secours ! Madame, réveillez-vous !
Madame, réveillez-vous !
...
-Tu veux ça ? Ca a l'air trop bon.
-(Mais regarde.)
-Papa, on mange ? C'est long.
-Ca va, ouais. -Oh, les ados !
-On rêve.
Tu lui as demandé le reste de la pension impayée ?
-Arrête.
-Tu lui as demandé ? -C'est le moment ?
-Je sais pas.
Il se pointe, il se met les pieds sous la table.
Il a l'air à l'aise.
Vous pouvez communiquer. Allez ! -Non.
-Anthony, tu peux venir voir ?
Lola veut te parler.
-Non, bouge pas.
-OK...
-Coucou !
Je dérange ? J'ai pas appelé
avant de venir. -Tu déranges pas.
-Coucou. -Coucou, maman.
-Tu peux rester un peu chez ton père ?
Je dois remplacer une collègue à Paris pour une formation.
-Aucun souci pour moi. Ca te dérange pas de rester avec moi ?
-Non, c'est bon. -Cool !
-Si t'as une heure à tuer, reste manger avec nous.
-Ouais. Merci.
-Je fais quoi ? -Assiette.
-Je reviens.
-Ca va ? -Oui, et toi ?
-Ouais. T'es belle. -Merci.
-C'est l'amour, non ?
On vous avait croisés avec ton chéri.
-On n'est pas du tout ensemble. C'est un site de rencontres.
Je t'expliquerai. -Ah... D'accord.
(Ils sont pas ensemble.
(Ils sont pas ensemble.)
-Bonjour. -Bonjour.
-On s'assied.
Téléphone. Voilà.
-Merde. C'est Jordan. Oui ?
Attends... Quoi ?
En plein commissariat ?
-Voilà.
-Si j'ai bien compris, Mme Vigouroux,
vous pensez avoir été empoisonnée ? -J'ai des vertiges,
des nausées, des maux de tête. Je ne suis pas bien du tout.
-Vous avez vu votre médecin ? -Oui.
Il m'a parlé d'un empoisonnement à l'arsenic.
-C'est possible. Les yeux rouges, la pâleur, les doigts pigmentés,
ça y ressemble. Je vais faire l'analyse tout de suite.
-OK.
-J'appelle les pompiers, j'ai pas le choix.
-Vous permettez ?
Je peux voir vos mains ?
Vous avez une idée de comment vous avez pu absorber cet arsenic ?
-Je sais que c'est ridicule, mais c'est Rémi, mon mari.
Il essaie de me tuer.
-OK. Où on peut le trouver ?
-Au cimetière.
Il est mort il y a sept mois.
-C'est dingue ! T'es sûre qu'elle n'est pas folle ?
-Oui. Elle a l'air terrifiée.
- -Ca empêche pas. - -Hé, attendez !
Claudine a de l'arsenic dans le sang.
-Il faut trouver comment on l'a empoisonnée et qui veut la tuer.
-Je m'occupe de Claudine. -Ouais.
Tu me ramènes la scientifique chez Claudine Vigouroux.
Merci.
-Je les rejoins, OK ? -Ouais.
-Merci, au fait.
-De quoi ? -Pour Cynthia.
J'ai compris un truc.
Je vais la laisser voir qu'elle trouvera pas mieux que moi
et, dans 3 mois, on se remet ensemble.
T'y crois pas ?
-Ben si ! Si, regarde, je touche du bois.
-A toute !
-Bon, allez !
-Comment avez-vous pu absorber ce poison ?
Réfléchissez. Est-ce que, récemment,
vous avez mangé quelque chose de particulier ?
-Non, je vois pas. Et j'ai bien cherché, je vous assure.
Non, c'est Rémi. Je vous dis que c'est lui.
-Que faites-vous ?
-Je rentre chez moi. -Non.
-Je suis commerçante.
Si je ne suis pas dans mon magasin, je ne gagne pas d'argent. J'y vais.
-Claudine, soyons claires,
le poison est peut-être chez vous. Une dose de plus et vous mourez.
-Vos collègues vont bien finir par trouver.
-Vous savez ce que vous risquez.
-Ca va mieux. Où est mon sac ?
-Claudine...
...
-OK...
Romain, Maria, vous venez ? Occupez-vous de la salle du fond.
Eric, Stéphane, faites cette zone. Avec Mehdi,
on va fouiller l'étage. Pas un recoin ne doit nous échapper.
-On y va ? -Qui achète des trucs comme ça ?
-C'est une lampe Jean Stevens, ça vaut 600E.
-Tu t'y connais ?
-Ouais.
Avec ma femme, on a un compte Insta, on fait de la décoration.
Bon, on s'y met ?
Faut qu'on récure tout l'appartement aux Cotons-Tiges.
...
C'est bon, on a fini,
on remballe. -Jordan, j'ai besoin de toi.
-Ca, dans mon salon,
ça sera la touche vintage.
-Je rêve, c'est journée brocante ? -Non.
-Jordan,
il faut qu'on sache si Claudine a des ennemis dans le quartier.
On doit tout savoir, d'accord ?
Allez ! Que faites-vous là, Mme Vigouroux ?
-On m'a laissée sortir. Vous avez trouvé le poison ?
-On fait les analyses et on saura.
Touchez à rien. -Mettez ça de côté.
-Et le papier peint vert. -Vous nous ferez un prix
pour l'ensemble.
-Et un thé avec des gâteaux. Allez !
Touchez à rien, Mme Vigouroux.
-Tout le monde dit la même chose, Claudine est une femme formidable,
le coeur sur la main.
-Son fils est mort il y a 8 ans. Tout le quartier a été bouleversé.
-Tout le monde l'adore, ici.
Le patron du bar,
Samuel, lui prépare des petits plats tous les jours.
-De quoi ? Il lui prépare des petits plats ?
-Oui, dans des Tupperware. C'est celui qui installe la terrasse.
Très sympa.
-Jordan, merde !
-Merde, le poison !
-C'est les échantillons que les gars ont prélevés à la brocante ?
- T'as fait beaucoup de tests !
- -Hélas, le rose,
c'est pas bon signe.
C'est qu'il n'y a pas eu de réaction à des composés arsenicaux.
-Mm... -C'est ce qu'il y a dans l'arsenic.
Et pourtant, je les ai refaits, les tests. Trois fois. Rien.
Je vois pas comment Claudine s'empoisonne.
-Donc il n'y a pas de poison ni chez elle ni dans la boutique.
-Rien. Nada. Nulle part. Je vais devenir folle.
-C'est normal que je lui apporte à manger.
Claudine court partout. Elle se nourrit pas correctement.
-Vous êtes en croisade contre la malbouffe ?
-Je lui dois beaucoup.
Quand j'ai ouvert le resto, elle m'a donné un coup de main.
Elle est influente, dans le quartier.
-Vous êtes sa bonne fée. D'où les Tupperware.
-C'est important de rendre service à ses voisins, non ?
-Si, bien sûr. Mais je me méfie des gentils.
Je peux voir les Tupperware ? -Ils sont dans la cuisine.
-Lavés, évidemment.
-Bien sûr.
-Bien sûr.
-Que se passe-t-il, capitaine ? Je dois appeler un avocat ?
-Soyez au commissariat, demain, à 8h. On en parlera calmement.
Bonne journée.
Quelqu'un entre.
C'est moi.
Alors, ma puce...
Ca va pas ?
Pourquoi tu joues pas avec Morgane ? Ca va, Morgane ?
- -Ca va, et toi ? - -Ouais.
Hé...
Je sais que c'est compliqué, avec la coloc.
T'avais l'habitude d'avoir plus d'espace.
-Papa, laisse tomber. -Ben non,
je laisse pas tomber. Ludi, regarde-moi.
Que se passe-t-il ?
-C'est rien,
mais avec maman, on avait prévu, après-demain,
d'aller à un festival de manga.
Je sais que c'est pas de sa faute si elle est à Paris.
Mais...
j'ai l'impression que c'est toujours moi qui paie.
-OK, ben...
C'est quoi, ce festival de manga ? Je t'y amène, moi.
-C'est un festival de cosplay, il faut le costume.
On est dessus depuis 2 mois.
-OK... T'as pas une idée de personnage pour moi ?
-C'est après-demain. On n'aura pas le temps.
-Mais si.
J'aime les défis.
- S'il te plaît.
- -Salut, les monstres !
-Allez. -T'es sûr ?
-Ouais. -OK. Mets-toi debout. Tourne-toi.
40, t'as pris une taille.
-Pardon ?
Je me suis lancé dans un truc.
-Gaëlle a demandé une contre-analyse à un autre labo :
aucune trace d'arsenic. -Ah ouais, négatif. Négatif.
Négatif. -Aucune trace d'arsenic
ni chez elle ni dans la boutique. C'est propre.
-Sur ton bureau, on en trouverait.
-Ca veut dire que le poison vient forcément de l'extérieur.
On sait toujours pas comment, putain !
-Tu regardes pas tes textos, en fait. Parce que, moi, je sais.
-Dis.
-Non.
-Dis, Tom.
-Non. -Tu dis.
-Ca se monnaie. -Je te donnerai rien, cette fois.
-Ben t'auras rien. -C'est pas pro.
-Ca va. L'arsenic est arrivé dans un Tupperware.
-Samuel en garde à vue ?
Vous êtes fous. J'appelle vos supérieurs.
-Non ! -Et j'appelle le maire.
-Réfléchissez. Aurait-il un intérêt à vous voir disparaître ?
-Samuel ?
N'importe quoi. Il a toujours été aux petits soins avec moi.
-On sait que vous avez vécu un deuil douloureux.
C'est peut-être pour ça
que vous aimez beaucoup Samuel. -Il a l'âge qu'aurait votre fils,
aujourd'hui. -Je ne vous permets pas.
Je ne veux pas entendre ça.
-Madame...
Ca va ? -Allons à l'hôpital.
-Non, ça va, c'est bon. Merci.
En tout cas,
sachez que Samuel n'a aucune raison de vouloir ma mort.
Et je ne le confonds pas
avec mon fils, je ne suis pas gâteuse. Je ne vous retiens pas.
-Salut.
Bonjour.
Vous êtes le voisin idéal, vous. Vous vous occupez de Claudine
depuis des mois.
J'adore. Avoir de bons voisins, ça fait tout.
-C'est tout naturel.
C'est quoi ?
-C'est le testament de Claudine. Il est en votre faveur, c'est cool.
Vous le saviez pas ? -Elle m'en a vaguement parlé.
-Ah...
C'est noté que vous étiez vaguement présent pendant l'enregistrement.
Allez-y, je vous en prie, ouvrez-le.
Alors,
qu'allez-vous récupérer ?
Sa boutique, ses économies,
et il y a même son appartement. C'est cool, hein ?
Tout, quoi.
Tout ce qu'elle a construit tout au long de sa vie.
-Il faut absolument que je le voie. J'ai rendez-vous avec le capitaine.
-C'est bon, Laurent.
-A propos de Samuel, vous faites une erreur.
-Si c'est le cas, on s'en rendra compte. Laissez-nous travailler.
-Vous pouvez nous faire confiance. -Ne vous agitez pas comme ça.
Ca va pas ?
Madame...
Asseyez-vous. Asseyez-vous, tranquillement.
Mme Vigouroux...
-Tom, sa main, regarde.
-Appelle les pompiers !
-Il vous manquait qu'une chose et j'ignore comment vous en avez eu.
-De quoi ?
-L'arsenic que vous mettiez dans les plats que vous lui apportiez.
Parce qu'on parle d'une tentative de meurtre
d'une femme âgée. -Non, c'est n'importe quoi.
-Je vous lâcherai pas.
-Vous avez quoi ?
*-Aucune mention d'arsenic dans ses historiques.
-Samuel aurait pu s'en procurer sur le Net dans un cybercafé.
*-On fouille son restaurant. Si Samuel a utilisé ce produit,
*on trouvera des traces.
-Grouillez-vous, je veux pas lever sa garde à vue.
*-Bien reçu.
Pas d'arsenic chez Samuel. Je doute que ce soit un type bien,
mais sans l'arme du crime... -Il y a peut-être un autre moyen.
J'ai fouillé dans le passé de Samuel.
J'ai découvert des choses intéressantes. Passe-moi le papier.
-Mais il n'a pas de casier. -Non.
Un casier, non, mais un passé, oui.
Avant de venir ici, il a vécu chez sa tante Gabrielle,
à Aubagne. Et là, comme avec Claudine, aux petits soins,
les bons petits plats. -Attends, je comprends pas.
Elle est morte ? -Oui,
après avoir fait un testament en faveur de Samuel.
-Prouver qu'il l'a empoisonnée...
-Prouverait qu'il empoisonne Claudine.
Ca suffirait pour le déférer. -J'appelle des collègues d'Aubagne.
-Salut, Mehdi. C'est quoi ? -C'est la tante Gabrielle.
Elle était sur la cheminée, chez Samuel.
-Détends-toi, elle va pas te sauter dessus.
-De la part du capitaine Serino. Le gentil neveu Samuel
l'a fait incinérer. On est grillés. -Pas forcément.
-Comment ça ?
-La crémation détruit les composants organiques,
mais l'arsenic est un ?
(Métalloïde.) -On le retrouve dans les cendres ?
-C'est pas si simple.
La température élevée a détruit une partie de l'arsenic.
Il nous faudrait un outil spécial difficile à avoir.
-Un accélérateur
de particules ? -Et alors ?
-Gaëlle sait ce que c'est ?
C'est extrêmement rare.
-Il y en a quatre en France. -C'est réservé à la recherche.
Comment avoir ça ? Tout ça pour une tante sûrement morte naturellement.
-Si on fait rien, Claudine mourra.
-Je suis au courant. Trouvez la source de l'empoisonnement.
- -On la trouve pas !
- On frappe.
-Oui.
-Je vous dérange ?
-Non, on avait fini.
Ah oui... Guillaume François, nouveau substitut du procureur.
Capitaine Briand. -Bonjour.
-Bonjour. -La discussion était animée.
- -Pas du tout. - -Si.
On essaie de sauver la victime d'un empoisonnement, mais...
-Le dossier Vigouroux.
-Pour analyser un indice, il faut un accélérateur de particules.
Vous auriez ça dans votre garage ?
-Non, mais je peux me renseigner :
un copain travaille dans la recherche.
-Sérieux ? -Un copain de copain.
Mais il adore les enquêtes criminelles.
Je regarde si je retrouve son 06, attendez.
-Tu viens avec nous ?
-On peut se débrouiller seuls. -Ah, j'ai oublié que vous aviez
un master en physique. -Et toi oui ?
-Sache, mon petit Jordan, que j'ai un sombre passé d'intello.
Bon, on y va ? -Je te confie tata Gabrielle.
Fais gaffe, elle est un peu malade en voiture.
-Allez, c'est parti.
-Tu décroches jamais de ton téléphone.
-T'es gonflée. C'est l'hôpital qui se fout de la charité.
-C'est une appli de rencontres ? -De quoi je me mêle ?
-Oh, ça va ! -Excuse-moi, ma chérie.
Excuse-moi.
Jordan et Mehdi sont partis faire une expérience au synchrotron,
et ça me stresse. -Au synchro-quoi ?
-Au synchrotron. C'est une expérience scientifique très chère
que j'ai initiée.
- J'ai la pression.
- On entre.
Dis-moi qu'il y a un résultat.
Suzanne me met la pression.
-Désolé, aucun atome d'arsenic dans les cendres de tante Gabrielle.
Je suis désolé.
-C'est quoi, tout ce bordel ? -Bonjour à toi aussi.
Tom emmène Ludivine à son truc de manga. Ils préparent leur costume.
-OK. T'es au courant avant moi de ce qui se passe chez moi.
-Il est bien, ce garçon. C'est un père attentif.
- -Maman, t'es en boucle.
- -Ben oui,
tu rencontres jamais personne. -Merci pour le petit déjeuner.
Bisous, il faut que j'y aille.
-Ca va aller, Claudine ?
Tenez bon. Je connais l'endroit, les médecins sont super.
-Je comprends pas.
Je comprends pas.
-Avez-vous avalé quelque chose,
n'importe quoi, qui venait de l'extérieur ?
Essayez de vous souvenir.
-Non.
C'est Rémi, mon mari.
C'est Rémi.
Il a réussi.
-Comment je fais
pour expliquer ce bazar au préfet ? -Dites-lui qu'on est à fond.
-Tellement à fond qu'on est allés faire les guignols
avec des scientifiques, et tout ça pour rien, Lola. Nada.
Bougez-vous les fesses pour me résoudre cette enquête !
Où est Tom ? -Il m'attend dans la voiture.
On veut refaire une perquis'
de l'appartement de Claudine. -Ben foncez !
-Au moins, elle t'a pas virée.
-Rigole pas ! Elle a raison : on merde, jusque-là.
Qu'est-ce qu'on a raté ? Chez elle, on a tout ratissé.
Elle dit qu'elle a rien consommé de l'extérieur.
-Cette histoire va nous rendre dingues. Putain, si elle y passe...
-Ce sera à cause de nous. -Ouais. Et pas à cause de Samuel,
en tout cas. Il était en garde à vue.
-Beau travail de flic !
Son état a empiré quand elle est rentrée chez elle,
donc le poison est forcément là.
Bon, allez.
Je checke le salon et la cuisine.
Mehdi et Jordan sont sûrement passés à côté de quelque chose.
- -Je fais les chambres.
- -Ouais. Y a rien, là-dedans.
-Dans le rapport, ils disaient pas
que le couple
faisait chambre à part. -Ils ont fait des prélèvements,
pas une analyse du couple.
-Ah, t'es là. -Comment elle va ?
-Son coeur a pris un choc.
Son pronostic vital est engagé. J'ai réussi à récupérer
son dossier médical.
OK, rien de spécial.
Attends...
Y a un an et demi,
elle a été blessée par balle. -Pourquoi on n'a pas vu ça ?
-Chut, je lis.
-Tu peux venir voir ?
-Ouais, j'arrive.
C'est Claudine et son fils.
Celui qui est mort. -Mm mm...
Rien ne te choque ?
-Il n'y a aucune photo du mari. Elle dit que Rémi la haïssait,
mais ça semble réciproque.
-J'en connais, des couples qui se détestent,
qui s'engueulent depuis 50 ans,
mais il y a toujours au moins une photo.
-On ignore encore plein de choses
sur la vie des Vigouroux.
-Elle nettoyait une arme ancienne et le coup est parti.
-Du coup, ça n'a pas été signalé. -C'est une brocanteuse,
le médecin ne s'est pas méfié. -Y a un an et demi ?
C'est quand son mari
a fait une 1re crise cardiaque. -Drôle de coïncidence.
Y a baleineau sous gravillon. -Mm... Mm ? !
-Laisse tomber.
-J'ai vérifié,
rien de spécial ne s'est passé pour les Vigouroux il y a un an et demi.
Leur compte bancaire, rien à signaler,
à part la blessure par balle et la crise cardiaque de Rémi.
-Raison de plus pour que les deux événements soient liés.
-Ouais, pas d'accord. Le hasard, ça existe aussi.
Oh... ! Mehdi, tu m'entends ?
Faut arrêter la teuf jusqu'à pas d'heure.
-Ouais...
Je vais me faire un café et je vais prendre l'air.
-Bonjour, commissaire.
-Laurent, j'attendais un courrier du juge Placard.
-Oui, je l'ai mis de côté.
-Merci.
Merci beaucoup, Laurent. Vous avez autre chose pour moi ?
Mehdi !
Mehdi, répondez-moi.
Mehdi ! Laurent, appelez les secours.
-C'est un cauchemar. -Je vous le fais pas dire.
-Vous allez me passer une soufflante ?
-Je sais pas.
A vous de me dire, non ? J'ai un homme qui part aux urgences.
On n'avance pas.
Je dois vous féliciter ?
-On fait ce qu'on peut. -J'espère,
parce qu'il y en a un qui va pas vous rater.
-Qui ? -Le divisionnaire.
Il vous a à l'oeil pour savoir quel capitaine il gardera
à la fin de l'année.
Quoi ? Lola vous a rien dit ?
-Non. C'est à cause de nos entretiens à la financière ?
Quand le moment viendra, dites-le-moi et je partirai.
-Vous me faites le coup du martyr ? -Lola n'a pas à quitter l'équipe.
-On en reparlera le moment venu. Je fonce à l'hôpital
pour voir comment va Mehdi.
Qu'est-ce que je donnerais pas pour fumer une clope.
-Une gomme à la nicotine ? -Non. Vous aussi,
vous essayez d'arrêter de fumer ? -Non, j'ai jamais fumé.
Ma mère, oui. Alors j'en ai toujours sur moi.
Les médecins préfèrent pas s'avancer sur son pronostic.
-C'est quand même pas possible.
Claudine Vigouroux, elle est pas contagieuse.
-Non, chef.
En plus, il mange avec nous matin, midi et soir.
Comment il peut être le seul à être empoisonné ? Je comprends pas.
Clochette de la porte d'entrée.
...
-Police ! Bouge pas !
Qu'est-que vous foutez là ?
Je rêve. Vous prenez de l'avance sur l'héritage de Claudine.
-Non, elle m'a demandé de mettre les pièces de valeur à l'abri.
-Et le pire, c'est que je vous crois.
Vous êtes toujours au mauvais endroit au mauvais moment.
Suivez-moi,
il faut qu'on cause.
Ils vous donnaient quelle impression, Claudine et Rémi ?
Ils s'entendaient si mal que ça ? -Ca dépendait des moments.
-On peut arrêter la politesse à deux balles ?
Crachez le morceau.
-Chacun avait son caractère et ça clashait de temps en temps.
-Ca avait empiré depuis un an et demi ?
-Oui, un soir, je fermais le resto et je les ai entendus s'engueuler
comme jamais avant.
-A propos de quoi ? -J'ai pas bien entendu,
mais ils arrêtaient pas de crier le nom de leur fils.
-Leur fils ? Mais il est mort depuis longtemps.
-Ouais. -Vous savez comment il est mort ?
-Une route dangereuse, de nuit, trop de vitesse, trop d'alcool.
Il était avec sa petite amie. Eva, je crois.
Elle a pu sauter en marche, mais pas lui.
Claudine et Rémi s'en sont jamais remis.
-OK, merci.
-Jordan. J'ai lu le rapport d'enquête
sur l'accident de Tanguy Vigouroux. -Et alors ?
-Bah... C'est maigre. Il avait de l'alcool dans le sang,
mais rien de massif.
Sortie de route classique.
Ils ont vite classé l'affaire. -Donc rien de ce côté.
-Un truc me titille.
Y a rien qui te choque ?
-Non, je vois rien de spécial.
-Allons voir sur place, il n'y a rien de tel pour se rendre compte.
Ca s'est passé, là ? -Pile ici.
-Oh, la vache ! Tu m'étonnes qu'il s'en soit pas sorti.
Je préfère pas regarder.
-Tu trouves pas ça bizarre, toi,
que Tanguy soit sorti de la route juste ici,
au seul endroit où il y a une ligne droite ?
-Il avait bu. -Pas au point d'être ivre.
-Il roulait vite. -Mais c'est une ligne droite.
-Les gendarmes auraient expédié l'affaire ?
-Ca y ressemble.
Et Eva, sa petite amie, comment elle aurait pu sauter en marche ?
Elle se serait tuée, là.
-Ouais.
T'as raison, il y a un truc qui colle pas.
-Je vais aller parler à son ex-copine.
Eva Retz ?
-Oui. -Lola Briand, capitaine de police.
J'ai des questions à vous poser sur Tanguy Vigouroux.
Avez-vous eu un contact avec ses parents, il y a un an et demi ?
-Pourquoi vous me demandez ça ? -La vie de 2 personnes en dépend.
Je vais être très franche. C'était pas un accident.
-Je vois pas ce qui vous fait dire ça.
-Je crois que si.
Tanguy s'est suicidé, c'est ça ?
-Je m'étais juré de jamais rien dire
à Claudine et Rémi. Il y a un an et demi, je suis passée à la brocante.
On a bu un café.
-Et là, vous leur avez dit la vérité.
-Il fallait que ça sorte.
Je sais pas comment vous dire.
Tanguy, c'était un mec merveilleux, mais...
il était paumé. Son père était hyper dur avec lui,
du genre "Sois un homme".
-Comment était sa mère ?
-Claudine, c'était le contraire.
Elle l'aimait tellement. Elle lui passait tout.
Elle le traitait comme un petit garçon.
-Ca non plus, ça aide pas.
-Alors, ça a été l'alcool,
la drogue, les conneries.
J'aurais tellement voulu pouvoir l'aider.
Le soir de l'accident,
il conduisait comme un fou sur la route.
Puis d'un coup, il s'est arrêté.
Il m'a forcée à sortir de la voiture.
J'ai compris qu'à la dernière minute.
-Oui, Jordan ? -Personne n'a voulu y croire,
mais Claudine nous a désigné le coupable : son mari, Rémi.
-Qui est mort, donc.
-Il ne reste que ça. Et s'il avait réussi à l'empoisonner ? Même mort.
-Et le modus operandi ? Comment il s'y est pris depuis sa tombe ?
-Je sais pas.
Mais la blessure par balle, ça peut très bien être lui.
Selon Gaëlle,
on peut savoir s'il a manipulé de grandes quantités d'arsenic.
Si le corps n'est pas trop décomposé.
-Je dois demander au juge d'exhumer le corps de Rémi Vigouroux ?
-On sait que c'est délicat, surtout après l'histoire du synchrotron.
-Non.
Là, c'est pour sauver la vie d'un de mes hommes. J'appelle le juge.
Je vous tiens au courant, Jordan.
Commissaire Vaudoyer.
-Coucou, papa.
-Que fais-tu là ?
Tu manges pas au lycée ?
-T'as oublié le chèque pour la cantine.
-Je suis désolé.
Je te fais ça tout de suite.
-Lola m'a dit pour Mehdi. Comment il va ?
-Ben... On peut pas se prononcer, pour l'instant.
C'est trop tôt, il faut attendre.
-Avec Alexis et Morgane, on lui a laissé un message sur son blog
pour l'encourager. -C'est chouette, ça.
-Il est cool, son blog. Là, par exemple, il a fait un tuto
- sur comment poser du papier peint.
- *-Voici la suite de la vidéo.
*On prend la colle, on en met partout.
*Faut pas hésiter.
*Et moi... -Merde.
*-J'aime bien finir avec les mains.
Ca, dans mon salon, ça va être la touche vintage qui tue.
-On ignore encore plein de choses sur la vie de M. et Mme Vigouroux.
*-Voilà.
-Le poison est dans le papier peint.
-Ca n'existe pas,
du papier peint empoisonné. -Si, ça existe.
"Jusqu'à la fin du 19e,
"les fabricants de papier peint anglais obtenaient un vert unique
"par oxydation d'arsenic." -Chaque nuit,
Claudine respirait les effluves du papier peint de sa chambre.
Elle s'empoisonnait à petit feu.
-C'est un accident ? -Non. Je te parie
que Rémi a tapissé sa chambre.
-Et Mehdi a collé le reste de papier peint chez lui.
-Il a eu le nez dessus pendant deux jours,
il s'est vite empoisonné.
Oh !
Je l'avais pas vu, ça.
Vous êtes beaux, là-dessus. T'as eu des nouvelles ?
-Ils sont pas sûrs.
-Ca va aller. OK ?
On frappe. -Mm mm.
-(Oh, la vache !)
C'est Rémi Vigouroux ? -Mm mm. T'as jamais vu un corps
qui a passé des mois sous terre ?
- Magnifique, hein ?
- -Oui.
-J'ai fini. Alors...
Notre gentil monsieur
a manipulé de l'arsenic, il en a plein les mains.
- -Il a donc posé le papier peint. - -Mais il y a une petite surprise :
il est pas mort de mort naturelle. -Tu rigoles ?
-Non.
Il a fait une overdose médicamenteuse.
Soit il a mal dosé son traitement...
-Soit quelqu'un a délibérément manipulé ses médicaments.
-Perspicace, j'adore.
-Personne ne s'en est aperçu ?
-Un cardiaque qui refait une crise cardiaque.
Sans autopsie, comment deviner ?
-Rémi a essayé d'assassiner Claudine.
-Mais il semble que ce soit elle qui l'ait eu avant.
C'est beau, l'amour.
-Ouais.
-Vous pouvez arrêter de faire semblant, on sait tout.
-Vous en vouliez à votre mari et il vous le rendait bien.
A cause de Tanguy ?
-Entre les critiques et les reproches,
votre mari était trop dur avec votre fils.
-Le soir de la mort de Tanguy, c'était la fois de trop, c'est ça ?
-Il lui a reproché de ne pas être sérieux,
de ne pas avoir fini ses études.
S'il ne l'avait pas poussé à bout,
mon fils serait encore vivant aujourd'hui.
-Pour votre mari, Tanguy était à la dérive, car vous l'aviez trop gâté.
Son suicide, c'était insupportable pour vous deux.
Il vous fallait un coupable.
-Qui a essayé de tuer l'autre en premier ?
-Rémi essayait de nettoyer un vieux pistolet.
Il a dit que c'était un accident.
Je sais bien qu'il l'avait fait exprès.
-C'est pour ça que, quand il a fait sa première crise cardiaque,
vous avez augmenté les doses petit à petit ?
-C'est ça, le plus fou.
Il comptait sur moi pour lui préparer son pilulier.
Alors, comment il a fait pour m'empoisonner ?
-Le papier peint
dans votre chambre.
-Le papier peint ?
Il l'a fait pour mon anniversaire.
Il disait que c'était un cadeau de réconciliation.
-On ne peut pas se remettre de la mort d'un enfant.
-Non, on ne peut pas.
...
-Vous êtes sûr que c'est vraiment indispensable ?
-Je peux pas faire mes jours d'ITT sans mon PC.
-Arrêtez les folies. Vous n'êtes plus autorisé à chiner.
Vous avez un instant ?
J'ai fait une promesse à Tom et Lola.
-Mehdi ! -Mon capitaine.
-Ca va ? Dégoûté de savoir qu'ils vont défoncer ton papier peint ?
-Faut éviter les achats impulsifs. Et la couleur, j'étais pas fan.
-Comment tu te sens ?
On était inquiets. Et Jordan : une loque, sans toi.
-Il peut pas se passer de moi.
Merci, les amis.
-Reposez-vous, Mehdi.
*-Commissaire,
ça va ?
-Mieux, beaucoup mieux.
Bravo à tous les deux pour cette enquête.
On continue comme ça, d'accord ?
-Tu crois que le tribunal
retiendra la légitime défense ?
Parce qu'après tout,
Claudine a tué Rémi, mais Rémi aussi a essayé de la tuer.
-Je sais pas.
En tout cas, je suis content
de pas être juge. -Ouais, c'est clair.
Mehdi, en tout cas,
- avait bonne mine.
- -Sauf quand il a su
qu'on défoncerait son salon. -C'est clair ! (Super !)
-Merci.
-Alors ?
-T'es incroyable, papa ! C'est super, ça te va trop bien.
-C'est grâce aux talents de ma fille.
-Faut juste rajouter un peu de laque
sur ta perruque. Attends, je vais le faire.
Ca te va bien et on est accordés.
- -J'ai pas les mots. C'est...
- Propos en japonais.
...
Il va falloir que tu trouves les mots,
parce que...
tu viens avec moi.
-Pourquoi je viendrais avec toi ? -Cynthia a pu rentrer plus tôt.
Elle le sait pas, mais avec Ludi, on va la chercher et on l'emmène.
-C'est cool, mais pourquoi je viendrais ?
-Parce que c'est hyper loin.
Si je me pointe juste avec Ludi, j'aurai l'air de quoi ?
Alors que si tu viens avec nous, c'est une sortie entre potes.
Je comprends pas que tu comprennes pas. Tiens, regarde.
J'ai pensé à un costume pour toi.
Celui-ci.
-Ah non, non non, je me déguiserai pas, Tom.
T'as prévu un truc,
- ce soir ?
- Téléphone.
S'il te plaît. Lola, s'il te plaît.
Pour moi.
-Merci encore, papa. Maman va être trop contente.
-Ma mission : sauver le monde. Une maman à la fois.
Et hop !
-On y va ? -Ouais.
-Allez.
Hé, rentre à la maison !
-Euh...
Lola... -Ouais ?
-C'est pas ton ex, là,
le père d'Alexis ?
...
france.tv access
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.