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...
Un homme hurle.
...
-Michaël !
Bordel !
...
...
...
-Alerte générale !
-Cynthia arrive ! Café.
Tee-shirt !
-Elle est là, elle se gare.
-Super ! Les cheveux... -Elle se recoiffe.
-Haleine !
-Elle sort de sa voiture.
-T'es beau, tu peux le faire !
-Elle arrive.
-(Allez !)
On frappe.
-Allez, bouge...
Maman !
-Bonjour, ma chérie !
Bonjour ! Je te dérange pas ?
Pour Ludivine... -Mon shampoing ?
-Oui. Ca va, toi ?
-Un café ?
-J'y vais. -Tu peux rester.
Je ne bosse plus de nuit.
Fini les Stups. Je peux avoir une vraie vie de famille.
-Ravie pour toi, Tom.
-J'aurais pas dû attendre.
-Il est jamais trop tard pour bien faire.
J'y vais.
Bonne journée !
Au revoir. Je t'aime.
-Salut !
-Il est jamais trop tard
pour bien faire...
C'est vrai !
-Oui.
-D'ici la fin du mois, on est à nouveau ensemble. T'as entendu ?
Et vous ?
C'est clair !
Téléphone. -Excuse-moi...
Ouais, Mehdi ?
-Pas terrible comme serrurière !
Mort récente.
-D'après le contremaître,
c'est Michaël Nicoletti, 22 ans, apprenti chez Delia depuis 2 ans.
-J'ai besoin de quelqu'un. -J'arrive.
-La vanne de vidange est ouverte.
-Il a reçu le savon bouillant.
-Il s'était enfermé à clé avant ?
-C'est peut-être un accident...
Ou un suicide.
-Dans de la pâte à savon ? Non.
Ca colle pas.
-Pas d'autre issue.
-J'ai failli te tirer dessus !
-L'assassin était revenu pour te faire coucou ?
-Oh, qu'il est con !
-Pièce fermée de l'intérieur.
Le Marseillais, il a fait comment
pour s'enfuir ?
-T'es relou !
-Toi, t'es relou ! -Non, toi !
-Non, toi !
-TOI, T'ES RELOU !
-Ca va, Tic et Tac ?
-Oui. Donc, le meurtrier,
c'est un fantôme. -Je vais d'abord faire
mes constatations et après, on en parle.
-Toi, t'es relou...
-J'aurais dû te buter, en fait.
-Je suis Jordan.
Je veux dire
lieutenant Lacombe.
-Tu poses des questions.
-(A l'école, on nous a dit de pas brusquer les témoins.)
-(On est pas à l'école.) Ce matin, en arrivant à la savonnerie,
rien d'inhabituel ? -Euh...
Non. J'ai entendu les machines tourner comme d'habitude.
-Vous avez salué Michaël ? -Non. La salle de séchage
était fermée. -C'est la procédure normale ?
-Non.
-Il n'y avait personne d'autre ?
-Personne.
J'ai vu personne.
-Alors ?
-Détends-toi.
Il est mort vers 8 heures. Il a été assommé, bel hématome,
mais c'est le savon brûlant qui l'a asphyxié.
-Si on résume, on l'a frappé, il est tombé,
on a ouvert la vanne de savon brûlant et on l'a laissé mourir ?
-Quelque chose comme ça. Ah !
-Alors, la vidéosurveillance ? -Y en a pas. C'est pas la NASA !
-Non !
-Son portable a disparu. -Cette salle est hermétique,
les évacuations sont petites.
-Le meurtrier s'est donc évaporé.
Il souffle doucement.
-Ouais... Vraiment potes d'enfance.
On s'y croit vraiment.
-Je n'ai plus d'air. -J'ai gagné !
-Eric Delia,
vous dirigez la savonnerie.
-Michaël était un proche, on est bouleversés.
-Raph... Raphaël, le fils d'Eric.
Et Anaïs, ma soeur jumelle.
-Vous travaillez en famille ? -Depuis 8 générations, on fabrique
du savon de Marseille.
-Les derniers dans les règles de l'art !
-Il avait de la famille ?
-Un enfant de la DDASS. Sa famille, c'était nous.
-Il avait quelqu'un dans sa vie ? -Pas que je sache.
-De mauvaises fréquentations ?
-C'était un bon garçon.
-Si on savait quelque chose, on vous le dirait.
-Merci.
Alors...
Viens... Viens.
Il faut se dire qu'un corps, à 80%, c'est juste de l'eau.
-De l'eau. -Ouais.
J'ai un truc à te montrer.
Ca va aller. -Je peux pas.
-Regarde. Je te jure, c'est intéressant.
C'est l'hématome sous-dural. Et dessus,
tu vois les marques ? -Ah ouais.
On dirait des lettres.
Si je regarde bien...
Je dirais qu'il y a un D,
un E...
On dirait un I ou un L.
-"Delia" !
Le logo de la savonnerie.
...
Je le savais !
-Eric Delia, descendant d'une lignée
de maîtres savonniers depuis... -Je n'ai pas tout mon temps,
Mehdi.
Qui d'autre ? -Sa 2e femme, Sylvia, présidente
du syndicat, et les jumeaux, Raphaël et Anaïs, d'un 1er mariage.
Il travaille à la production et elle,
à la direction commerciale. Ils prenaient le petit déjeuner
tous ensemble au moment du crime. *-Il fallait commencer par là !
*On n'a plus aucun suspect.
*-Retrouvons le téléphone de Michaël. Il faut comprendre
*comment le meurtrier a pu sortir d'ici.
-Trouvez-moi ce fantôme. Vous me tenez au courant.
-Bien, commissaire.
C'est un escape game.
-Un escape game ? La règle, c'est 30mn pour trouver la sortie ?
-Je te le fais en 15.
-Vas-y. -C'est parti ?
3 ! 2...
Par là !
...
J'ai gagné !
-OK ! -Allez, on y va ?
Hé, c'est moi qui y vais.
Alors...
-Alors ?
-Pas de téléphone,
mais y a ça.
C'est une blague. -Belle victoire !
-Cette trace m'a l'air récente.
Quoi ? -Je sais qui c'est, là.
-Menteur.
Vas-y, dis-moi. -Non, je te le dirai pas,
c'est comme ça. -C'est dégueulasse.
-Dis-moi. -Non !
-Tu viens d'arriver !
Tom, tu me le dis !
-T'es pas fute-fute !
-Mais si...
-Je me suis trompé de métier.
Magnifique propriété.
-On l'a depuis des générations.
Vous avez des enfants ? -J'ai une fille.
-Cadeau de la maison !
-C'est gentil.
-Du savon à faire soi-même. On rajeunit la clientèle.
Je vous sers ?
-Non. J'ai ce qu'il faut.
Vous m'expliquez ? Si c'est pas entre amis,
ce sera en garde à vue.
-J'ai vu Michaël, mais pas ce matin.
Hier soir.
On était ensemble.
-Mais...
Racontez-moi tout ça.
-Je suis passée le voir à la savonnerie
et je suis repartie vers...
22 heures.
-Qui connaissait votre relation ?
-Personne. On voulait pas que ça se sache.
-Pourquoi pas ? -A cause de mon père et mon frère.
-Ils l'adoraient.
-En tant qu'apprenti.
Mais là, entre la différence d'âge
et d'origine sociale...
Il était doué,
il voulait faire ses preuves.
Pas de passe-droit.
-OK. On va vérifier tout ça.
T'as rien oublié ? -Non.
-Le nouveau petit ami de Lola ? -Ami tout court.
Son colocataire temporaire.
Temporaire. Vous êtes qui ?
-Je suis la propriétaire. -Voici ma fille, Ludivine...
-Je vais lancer une procédure, votre amie me doit 3 mois de loyer.
-On est 2, ça va le faire. -C'est pas fait pour rester seule,
une femme.
Je reviendrai.
-Le patriarcat ! Votre mari vous laisse encaisser les loyers ?
Et si vous les dépensiez
en vêtements ?
Clairement pas.
-Je... Très bonne journée, madame.
T'es horrible... J'adore !
-Le sang de Michaël contenait des substances dopantes,
prescrites par son médecin. Michaël était en état
d'extrême surmenage. -Un peu comme nous tous.
-Certains plus que d'autres.
-OK. Et ?
-Au bord du burn out.
Personne n'en a rien dit chez les Delia. Bizarre.
...
-Pardon, chef...
-Appelle-moi "Tom". Ca va ? -Les comptes de la savonnerie,
ils sont dans le rouge total.
-Eh ben, décidément...
-La méthode traditionnelle est trop chère.
-Michaël voulait produire plus et moins cher. D'où le burn out...
-Voilà, capitaine... Pardon.
Tom !
-Bien joué, Jordan. Tu convoques Sylvia Delia.
-Très bien.
-"Scooter des mers"...
-Michaël bossait 60 heures par semaine, il était en burn out.
-Ben... -Pourquoi n'avoir rien dit ?
-Eh bien... On trime tous.
-Mais lui, pour un salaire de misère, excusez-moi.
C'est vous qui gérez le personnel.
-Il était passionné par son métier
et mon mari lui a transmis tous ses secrets.
-Une relation si privilégiée,
ça peut faire des jaloux.
Et Raphaël ?
Il voyait ça comment ?
-Aucun souci, le collier se transmet de père en fils,
depuis des générations.
-Quel collier ?
-Celui de la Bonne Mère, l'emblème des maîtres savonniers Delia.
-Excusez-moi.
-Je reprends.
"Visite à la patronne avant la big news".
-Devant la Bonne Mère, la basilique de Marseille.
-L'emblème des savonniers Delia.
C'est ça, en fait,
il allait être nommé maître savonnier.
-Il s'en est vanté et quelqu'un ne l'a pas supporté.
Eric Delia a attendu le meilleur moment pour annoncer la nomination
de Michaël à sa famille.
-Alors que son fils Raphaël s'attendait à lui succéder.
-Rien ne se perd
sur Internet... -Tout se hacke,
vous l'avez déjà dit. -Et j'avais raison.
Raphaël avait posté, puis supprimé un commentaire.
J'ai réussi à le récupérer.
Le voici.
-"Sale crevard, tu vas le payer." En effet !
-Michaël a bloqué son compte.
-Raphaël a un alibi, comme tous les membres de la famille.
-C'est une famille soudée qui protège peut-être l'un d'eux.
L'apprenti est adoubé maître savonnier à votre place,
quel choc ! -Un coup de poignard, oui,
mais je l'ai pas tué.
-Votre soeur le fréquentait. -Elle est majeure.
On se dit tout.
Depuis la mort de notre mère, Anaïs s'accroche à ce qu'elle peut.
Dernièrement, c'était Michaël.
-Vous l'acceptiez ?
-Ce que je n'acceptais pas,
c'est que notre père privilégiait Michaël.
-Vous allez me suivre. -J'ai rien fait !
Michaël était pas clair. -Ah bon ?
-La nuit, il empruntait
notre camionnette. -Et ?
-Il se cachait. J'aurais pu simplement le balancer à mon père.
-Pourquoi vous l'avez pas fait ? -Pour ma soeur.
-T'es sûr de toi ?
-D'après le GPS de la camionnette,
c'est ici que Michaël est venu de nuit.
C'est là.
-Il faut rentrer.
-On fait une demande de saisie.
-C'est trop long.
-Mais c'est la loi.
-"Mais c'est la loi", hein !
-J'ai vu ta proprio ce matin...
Et ton relevé de compte.
-Pardon ? -C'est quoi, ce découvert ?
-C'est le mien.
-On partage
le loyer. -J'ai pas divorcé 2 fois pour rien
et je rembourse !
Fin de la discussion.
-150 balles de scooter des mers !
-Pour l'anniversaire d'Alexis, un an qu'il me le réclamait.
Vas-y, dis-moi. Mes enfants, c'est ma priorité. Ca pose problème ?
-Et leurs pères
devraient t'aider, non ? -Anthony ne paie plus la pension.
*Bip de SMS. -Et tu laisses faire.
-Je quémande pas !
-Le bureau du substitut va nous rappeler.
-On va pas attendre !
-Non ! Arrête !
-(Prêt ?)
-Une savonnerie
clandestine. Que foutait Michaël ?
-Tout est retourné, ça sent l'intimidation.
-Michaël apprend le métier chez les Delia,
puis il les trahit.
-Quelqu'un est intervenu. -Et le labo ?
-Ils sont débordés.
-Ensuite ? -On enquête sur les Delia.
Rien n'est clair avec eux.
-Effectivement. Vous vérifiez leurs mouvements
à l'heure de la mort de la victime.
-Très bien.
-Cette petite idée de l'apéro, j'adore ça. Ca faisait longtemps
qu'on s'était pas vus.
-Depuis ton divorce avec Lola. -Voilà.
Et ça va, toi ? -Ouais, ça va.
J'habite avec Lola.
-OK.
Toi et Lola, vous...
-Non. On est juste colocs.
Cynthia et moi, on fait une pause.
-OK.
-Dis-moi, Anthony...
D'après Lola, tu ne paies plus la pension
depuis 4 mois. -Exact.
-Tu es le père de son fils et tu es instit, c'est ça ?
-Oui.
C'est un petit réglage... -Alors, ça va.
Lola est trop fière pour venir réclamer.
Moi, je m'en fous.
Si elle a pas l'argent demain, c'est moi qui viendrai réclamer,
chaque jour, à ton école, devant tout le monde.
Tu vois l'idée ?
-Oui, je vois bien l'idée.
-Je t'invite.
Ravi de t'avoir vu !
-C'est pas possible. -On a les relevés GPS.
La semaine dernière, il a pris 3 fois
la camionnette, de nuit.
-Jamais il ne m'aurait trahi.
-Une autre explication ?
C'est votre matériel,
tout ça.
Vos instruments...
-Il allait prendre ma place.
Je l'avais choisi plutôt que mes propres enfants.
-Vous alliez lui transmettre une entreprise en faillite.
Il a préféré repartir à zéro avec vos méthodes,
sans dettes. En découvrant tout ça, comment vous avez réagi ?
-Non, c'est faux !
On frappe.
-Je peux te parler ?
-Je suis en audition. -Voici les résultats de l'ADN
retrouvé à l'atelier clandestin.
Ca pourrait t'intéresser.
-D'après Gaëlle,
c'est l'ADN de William Garcia.
-Un lien avec Michaël ?
-Non. Il met la pression aux revendeurs de faux savon.
-Du faux savon ?
-De Marseille, qui ne respecte pas le cahier des charges.
-De plus, William
est mandaté par le syndicat. -Lequel ?
-Celui des savonniers, qui est présidé
par Sylvia Delia. -Lutte qui dure depuis des années.
-Dans l'atelier, c'est du faux ou du vrai savon ?
-Du vrai au black.
-De la concurrence
déloyale ! -Sylvia a pu mandater William.
-Exactement. Elle ne nous en a pas parlé,
bizarrement.
-Vous présidez le syndicat depuis longtemps.
-Ca fait quelques années. -Vous n'hésitez pas
à employer des méthodes fortes.
-Une question de survie.
-Vous étiez au courant ? -Oui.
-Vous auriez pu lui parler ou le dénoncer à votre mari
au lieu de faire ça.
-Pardon ?
-Vous auriez pu raisonner Michaël autrement.
-C'est Michaël qui avait monté cet atelier ?
-Vous ne le saviez pas ? -Je vous jure que non.
On a eu l'info sur cet atelier, j'ai envoyé quelqu'un.
Mais c'est tout.
Vous êtes vraiment certain que c'était lui ?
-L'info, elle est venue d'où ?
-Un mail anonyme.
-Vous pourriez nous le montrer ?
-Alors, ce mail ? -D'après le fournisseur d'accès,
l'adresse anonyme appartient à Michael.
-Il aurait dénoncé son propre business au syndicat ?
-Ca n'a aucun sens.
-Si. On s'est plantés
sur toute la ligne.
C'est pas Michaël qui a monté cet atelier.
-Ca, c'est fait.
Coucou, maman ! -T'es pas au boulot ?
-J'ai oublié un dossier.
-Le savon est à température, on va faire la coulée.
-J'ai pas le temps... La coulée ?
D'où sort ce jeu ? -C'est un cadeau de Tom.
C'est plutôt une expérience scientifique.
-OK. Vous avez proposé à Ludivine de le faire avec vous ?
-C'EST ELLE QUI VEUT PAS.
-OK. Bisous !
-Bisous. -Attends !
Il faut mettre la lavande.
Hop ! Hop !
Tu peux faire la rangée.
Et voilà.
-Mais oui... Mais bien sûr.
Vous êtes géniaux !
Il est mort en enclenchant
le versement de la cuve. -Oui, a priori.
-Ces bacs ont été remplis quand ? -La veille de sa mort.
Le savon doit sécher plusieurs jours.
-Vous permettez ?
Merci.
...
C'est qui, la fute-fute ?
-Du nouveau ? -J'ai un vocal qu'il a enregistré
la veille de sa mort,
à minuit 32. Jamais envoyé.
*Voix hachée inaudible.
*...
-On pige rien. Repasse.
*...
Là !
On entend un coup.
L'agresseur l'a empêché de finir.
-Il a été agressé la veille de sa mort.
-Les Delia n'ont plus d'alibi.
-Et si ça s'était joué
en 2 temps ? -Vas-y.
-Vers minuit 30,
Michaël enregistre son message et il est agressé près des cuves...
-Avec un tampon en métal...
-Il réussit à s'enfermer
dans la salle de séchage. -Suite à un hématome au cerveau,
il s'évanouit. -Le lendemain,
il se réveille... -Mais ses capacités sont altérées,
il ne sait pas à quoi se rattraper et il ouvre la vanne de vidange...
-Il hurle quand le savon à 120 degrés le brûle...
Et ça le tue.
-C'est vraiment pas de bol.
On aurait affaire à une espèce très rare,
un croisement entre un meurtre... -ET UN ACCIDENT.
-Un soft réencode les métadonnées. -J'ai compris que "soft".
-J'ai reconstitué la piste audio du message de la victime.
*-Eric, y a quelqu'un qui est en train de te trahir.
*J'aurais dû te le dire plus tôt, mais j'osais pas
*parce que c'est Raph.
-Police ! Ouvrez !
On va pas le supplier... -T'es sûr ?
-Lola le fait, c'est très facile.
Ooooh ! Putain... Je me suis fait super mal.
(Tu fous quoi ?)
-J'ai 2 jumelles de 3 ans, je me méfie quand même.
...
-Que foutez-vous chez moi ? -Vous êtes placé en garde à vue
pour le meurtre de Michaël...
-Laissez-le !
-Tout va bien, Anaïs. C'est bon, les gars, c'est moi.
-C'est bon.
Michaël allait dénoncer
votre trafic à votre père ? -Oui.
-Et vous l'avez agressé ? -Oui, mais quand je suis parti,
il était conscient. Je voulais juste
lui faire peur, mais pas le tuer. -Que s'est-il passé ?
-Je l'ai un peu chahuté, sa tête a tapé contre la cuve et...
Il saignait, mais il était conscient.
-(Il se fout de nous,
(il n'y avait pas de sang sur la scène du crime.)
-Il couvre quelqu'un ?
Une porte claque.
Une voiture démarre.
...
Putain !
-Elle va faire une connerie
à la savonnerie.
-Tom !
-Allez, go ! Go !
C'est l'heure du gyro. -J'adore ça !
Sirènes.
...
Sirènes.
...
-C'est de la glycérine, elle va tout faire sauter ! Anaïs !
-C'est fermé !
-Anaïs, c'est le capitaine Serino !
On va discuter.
D'accord ?
Vous nous expliquerez pourquoi vous avez agressé
Michaël.
Vous ne vouliez pas le tuer !
Vous étiez coincée
entre 2 hommes que vous aimiez,
entre votre frère jumeau Raphaël et Michaël.
Raphaël refusait
que votre père ait choisi Michaël comme successeur.
Il a monté
une fabrique clandestine,
mais Michaël a surpris votre frère
qui a d'abord voulu vous en parler, pensant que vous l'approuveriez.
Anaïs !
Vous aimez Michaël et votre père, mais vous avez choisi votre frère !
-Allez vous faire foutre !
-Vous avez frappé
Michaël,
puis vous avez fui. Il s'est enfermé dans la salle de séchage
et il est mort le lendemain matin.
-Anaïs !
C'est papa !
Tout ça, c'est de ma faute !
Depuis la mort de votre mère,
je vous ai négligés !
-Papa...
-Vous me rappelez votre mère tous les 2.
-J'ai pas voulu tout ça...
-Je te demande pardon.
...
-C'est terminé.
D'accord ? C'est fini.
C'est fini...
Emmenez-la.
Tu t'es pris pour un négociateur ? -Et toi, pour Bruce Willis ?
-C'est la base, Bruce ! -Tu peux pas te passer de moi.
Pourquoi tu souris ?
-Anthony m'a fait un virement. Tu vois ?
-Ca veut dire quoi ? -Que je m'en sors sans toi !
-Ou c'est peut-être grâce à moi.
-D'accord. Et comment ?
-J'envoie de bonnes ondes. -C'est toi qui vis chez moi.
-Et alors ? -C'est toi qui as besoin de moi.
-Oui, je l'admets. -Je dois dire "j'ai besoin de toi".
-Tu vois, tu l'avoues !
Chanson romantique en anglais.
...
-On est bien, là.
-On est jamais tranquilles !
Il m'a pété
les tympans.
-Réunion de colocs !
-Je n'entends plus, voilà.
-Avec Lola, on voulait vous dire que...
Vous n'aimez pas la cohabitation. -Ca va pas durer. C'est...
-Temporaire. -Voilà, c'est temporaire.
-Ca me dérange pas. -Moi non plus, ça va.
-C'est très gentil, les enfants, le temps de renflouer les caisses.
-Et pour que moi, je me raccommode avec Cynthia. On fait équipe ? OK ?
-On est
une famille !
-Des glaces, ça vous dit ? -OUAIS.
-Le 1er qui arrive va choisir le parfum
des autres !
-Tu viens pas, Ludivine ? -Sorbet citron, merci.
-J'ai gagné ! -Egalité ! On avait dit à l'arbre.
-Ben non !
-Egalité ! -Bim, j'ai gagné !
-C'est moi ! -J'ai un cadeau.
-"De la part de Bruce Willis" !
La classe !
C'est toi qui invites ?
Anthony a payé combien de mois ? -2.
-2 sur 4. La proprio a dit quoi ? Bonjour, madame.
-Je lui ai versé un mois.
-C'est Cynthia ?
-J'ai promis un vélo
à Morgane.
-Regarde, c'est...
C'est Cynthia.
-Qu'y a-t-il ?
-Rien... Regarde, y a macadamia.
-Finalement, je préfère une glace.
-J'ai un truc dans l'oeil.
Ca me fait mal... -Où ça ?
-Cool !
Merci beaucoup.
-(Le temporaire risque de durer.) -(Tu l'as dit.)
-Merci, madame.
Vous prenez pas de glaces ?
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