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Le téléphone sonne.
-Oh, merde !
Les enfants ! Vous êtes prêts ?
Allô. *-Ah ! Mme Briand.
*Ca fait 4 mois que j'attends le loyer.
-C'est mes ex, ils m'ont pas payé la pension.
Promis, je...
C'est bon, je vous entends.
*-Je suis désolée mais j'enclenche une procédure d'expulsion.
-Faites pas ça.
Je m'occupe de tout, d'accord ?
Dès que j'ai l'argent,
hop, il va chez vous !
Les enfants ont grandi dans cette maison.
Leur collège est à côté. Je peux pas les déraciner.
C'est mes ex qui ont du retard.
Mes enfants aussi sont en retard, ce matin !
Mais je vais m'en sortir ! On va être ensemble !
Je vous fais un virement.
*-Ca fait 3 fois que... -Bonne journée.
Morgane ! Alexis ! On y va !
-Tu viens de te réveiller ? -Pas du tout.
-Qu'est-ce que tu fais, Lola ? -Je suis prioritaire.
Non ! Tom !
Non ! Non, Tom !
Non !
-Tiens. J'en ai pour 2 mn et je vais me coucher.
Je vous dérange pas ?
-Parrain repart quand ? -Bientôt.
-C'est temporaire. -Ca fait un mois.
-Faut y aller ! -Votre mère est née en retard.
Elle est jamais arrivée à l'heure. -De quoi je me mêle ?
-Mais commissaire...
Le mec, il a 31 ans.
Ca fait même pas 2h qu'il a disparu.
OK, c'est le neveu du maire.
Très bien.
Je vous tiens au courant.
-Capitaine. -Ca va, mon Jordan ?
-Ouais, ça va, et vous ?
-Raconte-moi tout. -Ouais.
La jeune femme, à droite,
c'est Deborah Lebrun.
Son petit ami, c'est Enzo Rossi.
Il est parti explorer une épave.
Il a disparu depuis 1h.
-D'accord.
Bonjour. Capitaine Briand. Votre ami n'est plus à l'épave ?
-Non, on a cherché. Et puis il aurait plus d'oxygène.
-OK.
Il y a ses affaires, là ?
-Oui, c'est son sac. Il y a tout.
-Et vous êtes ?
-Alysse Lamarre. On est moniteurs de plongée.
-D'accord.
Il y a pas sa ceinture de plomb.
Normalement, il en a une.
Vous avez une photo de lui ?
Merci.
OK.
Merci.
-Merci.
-C'est une dispa inquiétante. J'appelle la gendarmerie maritime.
Capitaine Briand, PJ de La Seyne-sur-Mer.
J'ai besoin de votre assistance pour une disparition de plongeur.
Oui, immédiate. Ca urge. Vous pouvez être là quand ?
Magnifique. Merci.
Merde !
Alors ? Il est mort il y a combien de temps ?
-Moins de 3h.
Plus, il aurait gonflé.
Je t'en dirai plus quand je l'aurai vu au labo.
-C'est quel genre de couteau ?
-Vu la plaie,
je dirais un petit couteau cranté.
-Tu me fais ça pour quand ? -2 jours.
-2 jours ! -J'ai 2 accidents et un suicide.
-Mais c'est le fils du maire.
-Tu es sérieuse ? -Son neveu. C'est pareil.
C'est important.
-Déjà, je me déplace, donc estime-toi heureuse !
-Tu prends le soleil. Je te fais sortir un peu.
Gaëlle éclate de rire. Quoi ?
Je passe en premier parce que tu m'adores.
Quoi ?
-OK, mais alors on sort jeudi soir.
-Jeudi là ? Non, je peux pas ! -Si ! On sort !
-J'ai 2 gosses, je peux pas. -Bon, ben...
Tu te démerdes.
-Ca a aucun sens. Enzo, tout le monde l'aimait.
C'était notre meilleur plongeur. -Il était scaphandrier, avant.
-C'est les plongeurs à haut risque ?
-On fait des interventions sur des plates-formes pétrolières.
-Les soudures sous l'eau.
-On sécurise les bâtiments.
Mais Enzo faisait plus ça.
-Une opé a mal tourné. Il a eu les tympans percés.
Il avait repris le club de plongée.
On bosse tous en tant que monos. On s'entend super bien.
Je comprends pas qu'on l'ait tué.
-Lieutenant !
-Vous l'avez trouvé où ?
-Dans le sac jaune. -OK.
Excusez-moi ?
Ce sac est à qui ?
Qu'est-ce que ce couteau faisait dans votre sac ?
-C'est pas à moi.
Je l'aurais pas rangé dans mon sac !
C'était mon mec ! C'est n'importe quoi !
-Vous allez tout me raconter dans l'ordre.
Vous êtes bien Deborah Lebrun, née le 12 février 1994 ?
Profession : scaphandrière ?
-Appelez Tom Serino.
-C'est votre avocat ?
-C'est un flic des Stups.
J'étais son informatrice. Je parlerai à personne d'autre.
-Lola ? Tom Serino, ça te dit quelque chose ?
-Ouais, bien sûr. -Tu vois la différence ?
Médite là-dessus. -Oui.
-Mehdi, c'est qui, le mec, là-bas ?
-Tom Serino. Il est aux Stups. -Tom Serino.
C'est lui, le pote d'enfance de Lola ?
Il est sexy !
Impossible qu'ils aient jamais couché ensemble.
Tu crois que c'est chasse gardée ? -Pour Lola, c'est comme son frère.
-Son frère ?
Laisse-moi rire !
Ils ont déjà couché ensemble, c'est sûr.
-Tu coucherais avec ton frère ? -Avec un cul comme ça, évidemment !
-Elle l'héberge après sa rupture. Il est toujours accro à son ex.
-Me tente pas, j'adore les défis.
-Un mec qui est toujours amoureux, t'as aucune chance.
-50 balles.
-100.
-Banco.
-Merci.
-Comment va ton père ?
Il a toujours son kebab ? -Ouais, mais lui dis rien.
Il va me défoncer.
-T'inquiète.
Debo ?
Regarde-moi.
Pourquoi le couteau était dans ton sac ?
-Je sais pas.
Je te jure que je l'ai pas tué.
-OK.
Raconte-moi depuis le début.
-Ca va ?
-Tu veux pas savoir.
Tu es prête pour jeudi ?
J'ai des conclus. -J'en étais sûre !
-Je viens de croiser Tom Serino. -Et ?
-Tu m'as jamais dit qu'il était à tomber.
-Il est pas...
-Tu crois que... -T'attache pas.
-C'est pas mon genre.
-Il file juste un coup de main.
Y a pas d'ADN ?
Même sur le couteau ? -Rien.
C'est le couteau qui l'a tué. Il a été poignardé vers 8h.
Son corps a été attaché post-mortem au fond de l'eau.
Le tueur a dû louper le noeud qui tenait Enzo sous l'eau
et le corps est remonté.
-OK.
-Et sa copine ? Tu crois qu'elle l'a tué ?
-Je la sens pas du tout.
Elle a des antécédents pour coups et blessures.
Elle a un tempérament jaloux et elle allait partir à l'étranger.
Parfait pour se planquer, mais il me faut une preuve.
-Tu as ton petit regard de fox-terrier.
Tu vas trouver.
-On se disputait, avec Enzo.
Comme tout le monde.
-Je te le fais pas dire.
Et donc là, tu pars 6 mois à Madagascar ?
Il en disait quoi, Enzo ? -C'est lui qui m'a eu le poste.
Tu te rends pas compte. -De quoi ?
-De comment je me suis battue pour devenir scaphandrière.
Pour prouver que je suis aussi capable qu'un mec.
Une mission comme ça, c'est le Graal, pour nous.
Tom, quelqu'un a mis ce couteau dans mon sac.
-Qui ? -Peut-être Nassim, le mec d'Alysse.
-Nassim Kamoun ? Le dealer que j'ai mis au trou grâce à toi ?
-Il me hait. Il m'a piégée.
-Pourquoi Enzo et pas toi ?
-Nassim et Enzo se sont frités.
Nassim l'avait fourni en came et Enzo l'avait pas payé.
Il a voulu attaquer là où ça me ferait mal.
C'est moi qu'il visait.
-OK.
-Nassim Kamoun ? Il sort d'où ? Elle te balade ! Elle a un casier !
-Elle s'est mise en retrait.
Elle trempe plus là-dedans. C'est pas elle.
-OK.
-Quoi ?
Arrête de bouffer, c'est chiant.
Ce serait quoi, son mobile ? -Tu me fais quoi, là ?
Tu diriges l'enquête ?
-Nassim avait une embrouille avec Enzo !
-OK.
Je vais t'apprendre un truc. -Ah ouais ?
-Dans le cadre d'une enquête criminelle,
on fait un bornage pour savoir où étaient les téléphones.
-Ah ! -T'apprends pas ça, aux Stups.
On fait pas les cow-boys, nous. On est précis.
Je vais vérifier les fadettes. Toi, va te coucher.
-C'est le bordel, sur ton bureau.
Comme quoi...
Y a pas que chez toi.
-C'est pas le bordel. Téléphone.
C'est rien.
Elle veut juste rappeler que Ludivine vient ce soir.
-Vous vous parlez souvent ?
-On se parle. C'est mon amie depuis 15 ans.
-OK.
Eh ben...
Tu pourras lui dire de m'écrire directement.
-Oh, merde ! Merde !
-Alors, la téléphonie ? Vous me briefez ?
-Enzo Rossi allait voir ailleurs. Il trompait Deborah avec Alysse.
-Alysse Lamarre, la meilleure amie de Deborah ?
-Enzo a envoyé à Alysse :
"Tu fais quoi, dimanche ? Debo sera au club."
-Deborah était au courant ? -Apparemment, non.
-Donc Nassim Kamoun avait un double mobile ?
Enzo lui devait de l'argent et il couchait avec sa petite amie.
-Et il se débarrasse d'une balance en l'accusant du meurtre.
-Tu peux être là quand ? -Tout de suite.
-T'es pas rentré ? -Je savais que j'avais raison.
J'ai pioncé ici le temps que tu comprennes.
29 mn.
C'est lent.
-Je pars d'éléments objectifs. Je crois pas sur parole.
Toi, tu te fais balader. -C'est ça, ouais.
-Capitaine "Serano" ?
Commissaire Suzanne Vaudoyer.
Merci pour votre aide.
-Serino. "Serrano", c'est le jambon.
-Ah oui.
-C'est un plaisir de collaborer avec la Crim'.
Je connais Nassim.
Je me tiens à votre disposition.
J'ai fait un dossier sur Nassim. -Déjà ? Vous êtes rapide.
Bon !
-Merci, capitaine "Serano". On vous rappellera.
-Attendez.
Le capitaine pourrait nous être utile.
J'aimerais contacter votre service. -Bien sûr.
-Excusez-moi.
Notre gardée à vue est son indic. Il ne pourra jamais être objectif.
-Vous réclamiez des effectifs, profitez-en.
Son téléphone sonne.
C'est le maire.
Faites de la place pour le capitaine.
Oui, bonjour.
Très bien.
-Tu arrêtes de t'incruster ?
Regarde-moi bien.
C'est mon enquête. -Avec mon aide, ça va aller vite.
-Genre. Téléphone.
-Tu sais quoi ?
On n'a qu'à parier.
-Tu fais quoi ?
-Si je trouve le coupable avant toi,
je paie un loyer et je reste un peu chez toi.
-Non.
Si tu paies un loyer, ça veut dire que tu t'installes.
C'est pas possible. -Mais si !
Ludivine dormira avec Morgane et moi, dans le salon.
Il faudra juste ranger.
-On va pas vivre ensemble avec les enfants !
On n'est jamais d'accord ! -Tu nous fais quoi ?
On s'engueule depuis le collège.
En 3e, tu m'as fait une cicatrice.
C'est ça, souris !
Et les consoles que tu as balancées parce que tu perdais !
Ca compte pas ?
Ca fait 20 ans que ça compte pas ?
Honnêtement ?
On est d'accord sur l'essentiel.
Allez !
-Non ! Non !
Non ! -Lola.
-Non !
-Lola ? -Non.
-Hé...
Hé !
Allez...
Ca te ferait souffler d'avoir Super-Parrain à la maison.
Avec les enfants, tout ça, je sais que c'est pas simple.
Et puis...
Le loyer te coûte une blinde. Je peux t'aider.
Message.
Lola...
Lola !
Tu sais quoi ?
Je promets de me doucher le soir.
Lola...
-Et...
Et si c'est moi qui gagne ?
-Tout ce que tu veux.
-Ce que je veux ?
-Ouais.
Lola ouvre la porte.
-Tu gardes les gosses pendant que je sors avec Gaëlle.
Tous les jeudis.
-Tous les jeudis ?
-Tous les jeudis.
-OK.
Deal.
Sympas, les chiottes pour les filles.
Ca va ?
-Tu veux quoi ?
-Sauce blanche-harissa, ta préférée.
Tu me fais entrer ?
-Tu trouves ça logique, toi, Alysse avec un dealer ?
-Le "bad boy" et la princesse.
Il a bien positionné la voiture.
Si ça chauffe, on est entre les 2 sorties.
C'est du boulot rigoureux. Tom, il rigole pas.
Il suit la procédure.
-Moi, j'aime bien Lola.
Son côté franc-tireur. -Elle est limite, parfois.
-Elle va au bout. Elle lâche rien.
-C'est pour Enzo, c'est ça ? Alysse m'a dit.
-C'était pas le "big love" ?
-Ouais, vite fait.
Il me devait de la thune mais je l'ai pas fumé.
Depuis la prison, je suis clean.
-Ah ouais ? -Ouais.
-C'est pour Alysse ?
-Ouais.
Faut croire que l'amour, ça te change un homme.
-Jusqu'à ce qu'elle te trompe. C'est chiant, ça.
On sait jamais ce qu'elles font.
-Pourquoi tu me dis ça ?
-Enzo, pas une meuf lui résiste. Même Alysse.
-Alysse aurait jamais couché avec ce pourri.
-Tu le savais. Tu l'as fumé. -Ferme ta gueule !
-Tu crois qu'ils ont déjà couché ensemble ?
-C'est nul, les ragots.
Moi, je pense que non, mais Gaëlle pense que oui.
-Pourquoi non ?
-Tu es déjà resté ami avec une ex ? -Sérieux, arrête avec ça !
-Réponds.
-Non. -Ben voilà.
-En même temps, des ex, j'en ai pas tellement.
C'est long !
-Il doit le travailler.
-Il a l'habitude.
-Il gère, c'est sûr.
-Tu crois que tu vas me la faire à l'envers chez moi ?
-Tu étais où, ce matin ?
Tu étais où ?
-J'étais à Sanary. J'avais rendez-vous à Pôle emploi.
-Sale mytho ! -Lâche-moi !
Lâche-moi !
-Attention.
Oui, c'est froid.
C'est une contracture, ça va passer.
Attendez...
Voilà. Là.
Je vous fais pas mal ? -Non.
Merci, hein.
Gaëlle, c'est ça ?
-C'est ça.
Et vous ? Enfin, toi ?
C'est...
Thomas ? -Tom.
-Tom. -Enchanté.
-Enchantée.
-Il était bien à Pôle emploi.
-Tu es sûr ?
-Son téléphone a borné à Sanary.
C'est à 1h de là où on a récupéré Enzo.
-Deborah redevient suspecte.
-Son mec la trompait.
-Ah, ça, les tromperies...
-Madagascar...
Ca, c'est quoi ?
-Mehdi m'a prévenue pour Nassim.
Vous avez trouvé quelque chose sur les réseaux ?
-"Nope".
Je vais aux scellés.
Je dois vérifier les affaires de Deborah.
-Je vous envoie Jordan.
-C'est ça ?
-Yes !
C'est bien ce que je pensais. C'est un ordinateur de plongée.
-Ca sert à quoi ?
-Ca enregistre les coordonnées GPS. On va savoir où était Deborah.
Merde !
Elle était bien à l'épave.
-Donc c'est pas elle.
-Ou alors elle a filé la montre à un de ses potes.
-C'est léger, ça. On va se faire annuler la garde à vue.
-Oui.
Tiens.
Vas-y, on la relâche.
Préviens Tom.
On n'a pas assez d'éléments. -Ouais.
-Par contre... -Ouais.
Téléphone.
-Il faut que j'y aille.
Tu peux récupérer tous leurs ordinateurs de plongée ?
-J'ai l'anniversaire de ma mère.
-Merci pour ton implication.
-OK.
Bonne soirée, du coup.
-Hé, Jordan ?
-Oui ? -Il faudra apprendre à dire non.
-OK. J'ai compris.
Ouais.
Non, je peux pas. -Trop tard.
-Eh ouais. Ben oui.
Faut que j'appelle ma mère.
-Ca va ?
-Comment tu te sens ? -Je suis fatiguée.
Faut que je fasse ma valise.
-Quoi ? -Comment ça ?
-Je pars demain matin.
-Tu es sérieuse ? -Tu pars quand même ?
-Je vais pas rester ici.
C'est ce qu'Enzo aurait voulu.
-Pasta al tartufo !
Vous allez voir,
ça envoie du lourd !
-Merci, parrain. -Ca change des surgelés.
-Je vous entends. -Excuse, mais...
-Parrain : 1. Maman : 0. -Maman : -1, même !
-Hé oh ! Morgane !
Tu as acheté de la truffe ? -C'est ton plat préféré.
-Ca coûte une blinde. -Ca me fait plaisir.
Merci d'avoir fait sortir Deborah.
Tu as du parmesan sur tes lunettes. -Ah bon ?
-Je vous sers ? -OUI !
-Allez !
Hop.
-Merci.
-Mademoiselle.
-Merci.
-Et madame. -Merci.
-Bon appétit. -Merci. C'est super bon !
Tu sais que tu es doué ? -Merci.
-On regarde un film ?
-"Die Hard" ! -"Piège de cristal" !
-Le film de boomers. -Bruce Willis, c'est indémodable.
Hum !
Hum, hum !
-Arrête !
-J'en ai pas beaucoup ! -Laisses-en pour ma fille.
-Ca va !
-Je sais pas ce qu'elle fabrique.
-C'est trop bon.
Téléphone.
-Excusez-moi.
Oui, Cynthia ?
Tu viens avec Ludi ?
Comment ça ?
Non, elle est pas là.
Non.
Je pensais qu'elle était en retard.
Oui.
On peut aller voir chez Nina.
D'accord.
Ouais, OK.
Ludivine est pas chez sa mère ni chez sa meilleure amie.
Elle est peut-être en ville mais elle répond pas au téléphone.
Je vais la chercher. -Attends.
Toi, tu la vois, au collège.
Elle traîne avec qui ?
-Il y avait une soirée, chez un gars, ce soir.
Il est au lycée. -Il s'appelle comment ?
-Dis... -Hum ?
-Tu crois qu'on va être expulsés
parce que mon père paie pas la pension ?
-Le mien non plus, mais maman s'est toujours démerdée.
-Ouais.
-Je veux pas vivre ici ! Ca pue le parfum de Morgane !
-Tu parles pas comme ça.
-C'est de ta faute ! -Je te l'ai dit, c'est temporaire.
Ludi...
Ludivine...
-Je suis désolé.
Alysse m'a dit qu'elle trouvait pas son ordinateur de plongée.
Je l'ai rappelée mais elle a arrêté de répondre.
-C'est la seule du groupe qui nous l'a pas donné.
Tu es mignon, tu es poli, mais il y a un moment...
On a un homicide à résoudre. J'ai un pari à gagner.
-Excusez-moi, capitaine.
-"Ze".
-"Ze" ?
-"Excuse-moi." Tu peux me tutoyer. -Ah oui, c'est vrai ! Excuse-moi.
Pardon.
-Hum.
Bon, allez !
Police ! Ouvrez !
Oh ! C'est magnifique !
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Parfait, celui-là.
-On devrait appeler la commissaire, avant de...
-Merde !
Alysse !
Alysse,
tu m'entends ?
Appelle une ambulance. -Ouais.
-Alysse, on est là.
Ca va aller. -Lieutenant Lacombe.
On est au 41, avenue Fernand Léger. On a une femme blessée au visage.
Il nous faut une ambulance. -Oh, ma tête !
-Ca va aller.
Les secours arrivent.
Qui t'a fait ça ? -Elle est où ?
-Qui t'a agressée ?
-C'est Deborah.
-Ca va aller.
-Je vais voir si je peux lui parler.
Tu as assuré, c'est bien.
-C'est superficiel. -Je peux l'interroger ?
-Oui, bien sûr. -Merci beaucoup.
Ca va mieux ?
Qu'est-ce qui s'est passé avec Deborah ?
-J'aurais jamais cru que ça irait aussi loin.
Deborah a appris que je couchais avec Enzo.
C'est elle qui l'a tué.
-Elle vous l'a dit ? Elle a avoué ?
-Elle m'a dit que je l'avais trahie.
Qu'il avait eu ce qu'il méritait.
Elle a complètement vrillé.
Elle s'est jetée sur moi.
C'est à cause de moi, tout ça.
-Non.
On va la retrouver, d'accord ?
-On va quand même l'amener à l'hôpital.
-OK. -Merci.
-Je préviens Tom. -OK.
-Ouais, Tom. Deborah vient d'agresser Alysse.
Il faut la retrouver.
-OK, merci.
-Alors ?
-J'ai eu la société d'intérim qui emploie Deborah.
Ils l'appellent depuis ce matin, elle décroche pas.
Putain, elle est où ?
-Tu t'es attaché à elle ?
-J'ai été con, ouais.
Allez.
Cyril, c'est ça ? -Oui.
-Vous avez vu Deborah ? -Elle devait partir à Madagascar.
Seb ? -Ouais ?
-Tu as vu Deborah, ce matin ? -Non.
Il devrait y avoir ses affaires. Sa bouteille, sa combi...
-Elle a les clés du club ?
-Elle sait où on les range.
-Lola, Deborah a pris ses affaires de plongée.
Elle a peut-être filé par la mer.
*-J'appelle la gendarmerie maritime.
-On peut voir son casier ? -C'est par là.
Téléphone.
-Ouais ?
*-Des baigneurs ont trouvé une bouteille d'oxygène.
*Elle est au nom de Deborah.
*Elle est pleine. -Pleine ?
*-Ouais, c'est bizarre.
-Elle a pas son portable, pas ses papiers, pas d'oxygène.
On va la retrouver.
-C'est fou de se saborder si près de son rêve.
-Il y a un truc qui colle pas.
Lola, je te rappelle.
Je rappelle la société d'intérim.
C'est encore le capitaine Serino.
Vous ferez comment, sans Deborah ?
Comment ça, vous avez déjà appelé quelqu'un d'autre ?
Vous me donnez son nom ?
Devine qui va partir à Madagascar.
-Alysse ?
Alysse !
Alysse !
-Ouais, Lola.
C'est Alysse.
Elle veut piéger Deborah.
*C'est elle qui part à sa place à Madagascar.
-Alysse ?
-Fais-moi confiance. Elle est jalouse !
*Tu es à l'hôpital ? -Non, au commissariat.
Je crois qu'elle est partie.
-Tu la perds pas de vue !
*Oh ! Lola ! -Attends !
-Lola !
*Lola !
-Tu la gardes à la DTPJ.
*Tu trouves un prétexte ! -(Tu me laisses gérer, OK ?
*(On cherche son ordinateur de plongée.
-On me les a prises hier, les empreintes.
-Le lieutenant Lacombe les a mal prises.
Mais bon...
On va pas lui en vouloir.
Au fait, votre ordi de plongée, vous l'avez retrouvé ?
-Non, j'ai dû le perdre en plongeant.
-Mlle Lamarre ? -Oui.
-Commissaire Vaudoyer.
Vous nous suivez en salle d'audition ?
On a des questions.
-Pourquoi ? Je dois y aller, là.
-Pour localiser Deborah.
On doit vraiment la neutraliser.
Ce sera rapide.
-OK.
-Merci.
-Si Alysse a voulu se débarrasser de Deborah,
pas sûr qu'on la retrouve vivante.
-Alors, alors...
Alors toi, tu as perdu ta montre de plongée ?
C'est con, ça vaut cher, ces trucs.
Ah, mais attends !
Mais oui !
Même si tu l'as perdue, tes données sont stockées.
On peut les retrouver à distance.
Ca va nous aider, ça. Attends...
C'est beau, Big Brother !
Allô.
Tu peux me retrouver les données de la montre de plongée d'Alysse ?
Alysse Lamarre, oui.
C'est vrai ?
Cool !
Cool ! Super, merci !
Qu'est-ce qu'on fait ?
On attend qu'il rappelle ou tu nous dis que tu mens ?
On sait que tu étais à la surface quand Enzo est mort
et que Deborah t'a jamais agressée.
Après, je comprends.
Tu avais les mêmes diplômes,
tu as bossé aussi dur, tu as tout donné, autant qu'elle,
et c'est elle qui est choisie.
Et toi, tu restes ici.
C'est injuste.
En plus, des missions comme ça, c'est tous les 5 ans, c'est ça ?
-10. -10 ans ? Ah ouais !
Et en plus, c'est Enzo qui recommande Deborah.
Ca, tu l'as pas supporté, hein ?
Tu as pété un câble.
Alysse ?
Alysse, regarde-moi.
Faut que tu arrêtes.
Faut que tu nous dises où elle est.
Regarde.
Regarde.
Vous avez pas toujours été rivales, toutes les deux.
Vous avez la même passion, le même amour de la plongée.
Vous êtes les meilleures amies.
Tu peux pas la laisser crever pour un boulot à la con.
Elle est où, cette grotte ?
-C'est là !
Venez !
C'est là-bas !
Deborah ! Deborah !
Deborah ! C'est Tom !
Deborah !
C'est Tom. Ca va ?
Deborah, c'est Tom. Deborah, regarde-moi. Tout va bien.
Ca va. C'est rien.
Quelqu'un entre.
-Coucou.
-Coucou.
-J'ai eu la société d'intérim. -Ouais.
-Deborah pourra faire sa mission. -Trop bien.
-Qu'est-ce qu'il y a ? -Ca sent un truc.
-Sérieux ?
-Tu sens pas ? -Non, ça sent quoi ?
C'est le gaz ? -Non.
-C'est quoi ? -Je sais !
-Ah ?
-C'est l'odeur de la victoire.
C'est l'odeur de la victoire. -Non, non, non !
On a trouvé tous les deux. -C'est moi qui ai démasqué Alysse.
-C'est moi qui l'ai fait avouer. -Ouais.
-Pendant que monsieur plongeait avec les pompiers !
-J'ai quelque chose pour toi.
-Ah bon ?
-C'est un cadeau de consolation. -C'est trop mignon. Merci.
-Je vais chercher des cartons pour ranger ton bordel.
Ca va être ma chambre.
-Attends, Tom, sérieusement...
Tu penses pas que c'est une idée de merde ?
-Je t'aide pour le loyer, je cuisine de la vraie nourriture,
et toi, tu m'aides avec Ludi.
Allez, Super-Marraine !
Le temps qu'on se remette ensemble, avec Cynthia.
-Tu penses que vous allez vraiment vous remettre ensemble ?
-C'est ma femme.
-T'as pas peur que cette coloc, ça flingue notre amitié ?
Comme Deborah et Alysse.
Quelqu'un frappe à la porte.
-Tu voulais me voir ? -J'ai un truc à te dire.
J'ai son Insta privé ! Eh oui !
Ce qui nous fait Gaëlle : 1 et Mehdi : 0.
-C'est une connexion professionnelle.
-Mauvais perdant ! C'est moche !
-J'ai rien perdu. Tu l'as pas pécho.
-J'ai des photos à liker. -Gaëlle !
-Il est torse nu, là-dessus ! Je like !
-Arrête. -Allez, bisous !
-Bisous.
-C'est pas possible !
Je trouve jamais rien !
-Il est où, papa ? -Parti faire des courses.
Tu vas où comme ça ?
-Je retourne vivre chez maman à plein temps.
-Je comprends.
J'ai vécu ça aussi. Mes parents ont divorcé.
C'est compliqué, hein ?
Pour ton père aussi, ça l'est.
-Non, tu comprends pas.
Il est jamais là.
Il travaille tout le temps.
Je comprends maman. Il s'en fout, de nous.
-Mais non, ma puce ! Tu es la plus importante pour lui.
-Il le montre mal, alors. -Il a des horaires compliqués.
Il a un métier prenant, mais il fait de son mieux.
-Comment tu fais pour le supporter ?
-Je le supporte pas. -Tu vois ! Même toi, tu le dis !
-Non, il a toujours été là pour moi.
Depuis que j'ai 14 ans.
Depuis mon 1er chagrin d'amour.
C'est comme ça qu'on s'est rencontrés.
J'étais en larmes, au collège, et lui, il est arrivé,
et il faisait le clown devant moi.
Pour que j'oublie que j'étais triste.
Il me faisait marrer, ce con !
Il a recommencé
quand je me suis fait larguer, à la fac.
Et avec le père de Morgane, et avec le père d'Alexis.
Tout ça pour te dire
que ton père,
quand on a besoin de lui, il est là.
-Pour toi.
-Pour toi aussi, mon coeur.
C'est dur pour lui, en ce moment.
Laisse-lui du temps.
Un tout petit peu.
-OK.
Je peux essayer.
-C'est vrai ?
Viens là !
De toute façon, on l'aime surtout parce qu'il fait bien à bouffer.
-Ouais !
N'en parle pas à papa.
-Bonsoir !
-Salut.
-Ca vous dit, des bruschettas ?
Quoi ?
-Ouais. -Ouais, ouais.
-Je m'y mets.
-Bonjour. -Bonjour.
-C'est gentil. Enchanté.
-Il se passe quoi, là ?
-J'ai demandé au capitaine Serino
de rejoindre la brigade.
Je l'ai volé aux Stups.
-Non !
Ca peut pas marcher !
On est à la Crim' ! C'est mon groupe !
Vous allez pas le rétrograder.
-Quand il sera officiellement muté, vous serez au même niveau.
Vous m'avez impressionnée.
Vous êtes talentueuse, mais vous êtes bordélique.
Et souvent hors procédure. -OK.
OK !
Tom, il fait bien la paperasse, mais vous l'avez vu !
Il marche pas à la preuve, il marche au réseau. Regardez-le !
C'est un mec des Stups. On est à la Crim' !
-Pour ça, vous êtes là.
Vous deux, ça va cartonner.
Et puis ça tombe bien, c'est votre meilleur ami.
-Tu fais quoi, là ? Hein ? Tu préviens même pas, en plus !
Vas-y, explique-toi !
-Ecoute-moi, s'il te plaît. -Hum, hum.
-Ca a flingué mon mariage de bosser toutes les nuits.
Je veux qu'elle revienne.
Je dois bien ça à Ludivine.
Elle a raison de m'en vouloir.
Je veux me rattraper.
Avec ce job, j'aurai du temps pour m'occuper d'elle.
-Je comprends.
Mais...
Colocs et collègues ? On va s'étriper !
-Mais non ! Ca va très bien se passer.
Et puis je me douche le soir.
-Tu t'es jamais douché le soir. -Par contre, je vais ranger ça.
-Ah non ! Tu touches pas ! -Si !
-Commence pas ! C'est mes gâteaux pour le matin !
Je t'ai fait mal ? -Non, non.
-Bon, allez !
-J'ai changé d'avis.
-De quoi ? -C'est sûr, ils l'ont fait.
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