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On ne propose pas une politique.
Mais un rêve.
Le rêve d'être libres.
Enfin !
Libérés de l'État,
de la bureaucratie,
de l'Histoire...
Que se passe-t-il ?
Que se passe-t-il ?
Leonardo Notte, je vous arrête pour meurtre.
Il doit y avoir une erreur, je n'ai rien fait.
Je n'ai rien fait, lâchez-moi.
Je n'ai rien fait.
Je vous en prie, je n'ai rien fait !
Lâchez-moi !
Stop !
C'est interdit. Il faut une autorisation.
Leo !
Je reviens tout de suite.
Vous deviez couler une dalle de béton.
Tu m'avais parlé d'un parking.
Tu contrôles ce que je fais ?
Ça va ?
Tu ne fais jamais de choses horribles ?
Tout le temps.
Écoute, accompagne-moi au bureau.
Je dois y passer.
Alors ?
Tu as fait quoi de si horrible ?
Je dois y aller.
Tu ne dors pas ici ?
Ces derniers temps, je ne dors plus du tout.
Tu fais des cauchemars ?
J'ai rêvé que Di Pietro m'arrêtait.
Promets-moi une chose.
Quoi que tu aies fait, ne m'en parle jamais.
Pourquoi tu n'es pas parti ?
Il y a eu des changements.
En mieux ou en pire ?
En mieux et en pire.
Ne restez pas là, c'est une propriété privée !
Partez !
Vous êtes le gardien ?
Vous êtes qui ?
C'est quoi ?
Un acompte.
Prévenez-moi, s'ils retirent la marchandise.
Pietro !
Bonsoir.
"Bon", on verra.
Alors ?
Vous avez réfléchi à ma proposition ?
Moi, démocrate-chrétien ? Je ne m'y vois pas.
Le parti est à bout de souffle,
mais la Démocratie chrétienne a neuf vies, comme les chats.
Tout le monde se gargarise avec la Deuxième République.
Vous gagnerez quoi avec la Deuxième République ?
Vous aurez droit aux rebuts de la Première République !
Le Conseil des autorisations a émis un avis favorable.
La Démocratie chrétienne a perdu son leadership,
ça engendre inévitablement des querelles intestines.
Quelqu'un vous a trahi ?
Je ne donnerai pas de noms. Onofri, le modéré.
Méfiez-vous de ceux qui font leur mea-culpa à l'église.
Et même si le Conseil a donné l'autorisation,
il reste l'hémicycle.
Chez moi, j'ai un boulier, vous l'avez vu ?
Ces jours-ci, j'ai fait le compte des amis que j'ai au Parlement.
Ils sont nombreux, certains à l'abri de tout soupçon.
Je monte à pied.
Le temps des hommes nouveaux n'est pas encore venu.
Vous entendez le battement ?
Il y a un autre cœur en vous.
Je me réjouis que vous ayez changé d'avis.
J'ai dit "peut-être".
Vous êtes de ces cathos, évangélisateurs à tout prix ?
Vous avez pris la bonne décision.
- Donnez. - Merci.
Allô, ici Castello.
Salut, Giulia. C'est moi.
- Je te dérange ? - Oui ! Non, je t'écoute.
Je voulais te parler.
Moi aussi. J'ai une grande nouvelle.
Tu es enceinte ?
Non ! Je vais venir à Rome. On peut se voir, si tu veux.
Je vois.
Tu ne peux pas parler.
Non, je suis à la rédaction. Appelle-moi ce soir.
D'accord. Comme tu veux.
Excuse-moi. Salut, à tout à l'heure.
Salut.
Je voulais vous montrer ça.
Bien sûr.
Vous n'êtes pas curieux ?
Certainement.
D'accord.
Pour sauver la République bananière
Paraît que c'est un dealer.
Mais où va le monde ?
Pardon pour le bordel, je ne suis jamais là.
Alors, cette "chose importante" ?
J'ai trouvé du sang contaminé.
Des milliers de litres de plasma.
- Où ? - Dans un entrepôt en banlieue.
Cachés dans une dizaine de chambres froides.
Pourquoi tu ne l'as pas signalé ? Place-le sous séquestre.
Il faudrait des mois pour prouver que Zenit-Lemures, c'est kif-kif.
Quand ils emmèneront le sang chez Zenit,
je les choperai en flagrant délit.
Comment sauras-tu qu'ils le transfèrent ?
J'ai payé un pot-de-vin.
Je n'ai rien entendu.
Écoute-moi.
Mon enquête est illégale.
Je serai ta source anonyme.
Tu ne veux pas faire un scoop ?
Allô, ici Castello.
Oui, j'arrive.
Balzamo est mort.
Quand ?
Rocchetta ?
C'est moi qui ai appelé ce matin.
- C'est toi, Bosco ? - Oui.
Allons à mon bureau.
Le voilà.
Le dossier Nobile, c'est ça ?
Tu t'intéresses à ce qu'on fait au Conseil des autorisations ?
Si je dois faire coffrer un mec, qu'on me dise de quoi on l'accuse.
Tu es le seul.
Nobile a fait un tas de saloperies.
Et le truc que dit Onofri, il l'a fait ou pas ?
Moi, je pense qu'Onofri,
après s'être fait choper,
a voulu se payer le luxe de faire un affront à un ennemi.
Les démocrates-chrétiens, comme les mafieux,
s'entretuent, de temps à autre.
- Donc, il est innocent. - Ça, on s'en tape !
Renvoyons-les tous chez eux !
Tous chez eux.
Merci, Rocchetta.
Ce matin s'est éteint à Milan, à l'hôpital San Raffaele,
Vincenzo Balzamo, secrétaire administratif du parti socialiste.
Grande émotion après la mort du député socialiste Balzamo,
décédé ce matin à Milan, à l'hôpital San Raffaele,
où il avait été admis suite à un infarctus.
Son état s'était dégradé dans la nuit...
Du calme.
Je ne suis pas armé.
Qu'est-ce que tu veux ?
On lui fera porter le chapeau, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
Réintégrez-moi dans l'équipe.
La même chose !
J'ai lu l'article de ta copine sur le sang contaminé.
T'es au courant ?
Tout est vrai.
On peut remonter au ministère de la Santé.
Tu ne peux pas faire ce que tu veux !
Vous me réintégrez ?
... du secrétaire général du PSI, Bettino Craxi,
lié à Balzamo par une profonde amitié.
Voici Craxi, ému, au micro du Tg2.
Depuis des mois, il vivait dans l'angoisse.
Je m'efforçais de l'encourager...
et de réfléchir au fait que, tôt ou tard, tout rentrerait
dans une dimension plus raisonnable, plus juste.
J'ai appris à mon chien
à ne pas revenir sans la proie.
Sinon, je lui botte le cul.
Tu veux revenir, Pastore ?
Aide-moi à remonter jusqu'à lui.
La même chose !
T'es allée aux répètes ?
Salut quand même !
Faut pas ! Les 3 premiers mois, tout effort est dangereux.
Demain, j'en parlerai à la production.
- Arrête ! - Viens ici.
Après avoir fait ce foutu gosse, je retravaillerai à la télé.
Je ne serai pas femme au foyer, compris ?
Dis "j'ai compris".
J'ai compris.
C'est bien.
Tu lis quoi ?
La doc de l'autorisation à citer Nobile en justice.
Gaetano ? Il a fait quoi ?
Il est accusé de corruption.
La seule preuve à charge, c'est la parole d'un démocrate
d'un autre courant, qui le déteste.
Ils veulent le piéger ?
On dirait.
Ne vote pas contre lui.
Facile à dire.
- Quoi ? - J'ai la nausée.
Au nom du peuple italien, le Tribunal de Milan,
eu égard aux articles 317 et 319
du Code pénal,
déclare l'accusé Chiesa Mario,
coupable des délits de concussion et de corruption,
et le condamne à une peine de 6 ans
de réclusion,
ainsi qu'au paiement des frais de justice.
La Cour estime que le remboursement,
à la charge de l'accusé,
de 6 milliards et 500 millions de lires,
à titre d'acompte d'un remboursement global,
relève de la compétence du Tribunal civil.
La séance est levée.
Vous avez l'intention de vous pourvoir en appel ?
Toi, ici ? Quoi de neuf sur le sang ?
Rien. Je voulais pas rater le 1er verdict de Mains Propres.
Di Pietro est vert, il avait requis 10 ans.
Le décès de Balzamo met Craxi à nouveau à l'abri.
Il a un bouc émissaire, plus personne ne parlera !
À moins de trouver un ennemi endurci de Craxi,
qui n'a rien à perdre.
Giacomo Mancini ne s'apitoie pas sur l'échec de Craxi
Par exemple, l'ex-secrétaire du parti socialiste.
Tu veux quoi ?
J'ai besoin d'un service.
Ouvre, je sais que t'es là !
T'es au courant ?
De quoi ?
Lis ça.
Mancini, l'inventeur du système de pots-de-vin ?
Aucune idée.
Pourquoi ta copine, Castello, écrit ce genre de conneries ?
Je vous ai vus parler au tribunal.
L'avocat de Mancini m'a appelé
et m'a demandé s'il y avait du vrai.
J'ai dit : "Non, Maître, aucune mise en examen."
Il ne m'a pas cru.
Et il m'a annoncé que Mancini
passera faire une déclaration de son plein gré.
Vous vouliez que je vous apporte Craxi.
Du bluff ?
À propos, je te signale que j'ai reçu
le résultat de la rogatoire de mai.
Mainaghi ?
Sur le compte secret de Mario Chiesa,
on a découvert le dessous-de-table du marché public d'une clinique.
Donc, il faudra que j'interroge Mlle Mainaghi.
J'imagine que ça te fait plaisir de l'apprendre.
Au fait, pourquoi tu ne l'interrogerais pas, toi ?
On m'a passé un savon, par ta faute.
L'info n'est pas confirmée.
J'espère que ça en valait le coup.
Je suis contente.
Donnant-donnant.
Salut, Luca.
La voilà !
Ma sœur, Veronica.
Gaffe au maquillage ! Une heure pour me faire belle.
C'est réussi.
Oui, pas mal.
Bon, et toi ?
Il y a du nouveau.
On parie que... je sais déjà tout ?
Comment tu le sais ?
Je suis ta grande sœur.
Je t'ai à l'œil.
Que fais-tu ici ?
La télé a interviewé les journalistes de Mains Propres
et on m'a dit que j'étais communicative et crédible.
On m'a proposé une chronique à Buona Domenica.
Mais je continue d'écrire, demain je retourne au Parquet.
Et toi, tu voulais me dire quoi ?
J'ai besoin d'un conseil.
Bonjour. Alessandra !
Tout est prêt ?
Oui, Mme Cuccarini, tout est prêt.
Bien.
C'est elle qui m'interviewe.
On se fait un café ?
Une autre fois.
Tu es pressée.
Je t'appellerai.
Au revoir.
Vous avez visionné la VHS ?
Vous fumez ?
Seulement quand je suis en rogne.
Vous avez été communiste dans votre jeunesse.
Je me renseigne sur mes collaborateurs.
Vous prêchiez quoi ?
Ah oui !
La libération du travail, le droit au plaisir,
le désir, comme forme de libération.
Mais qui a mis ces idées en pratique ?
Nous.
Et vous prétendez m'apprendre des choses ?
Vous avez vu la VHS ?
Au lieu de faire une chose, vous en avez fait une autre.
Avec mon fric.
Qui vous y a autorisé ?
Répondez ! Qui vous y a autorisé, merde ?
Vous l'avez vue ?
Vous vous croyez intelligent ?
Vous pensez être un génie ?
Je m'en bats les couilles.
Je veux des gens fiables autour de moi.
- Je le suis. - Ah oui ?
Le directeur de ma banque m'a appelé.
Vous vouliez retirer un milliard de lires.
Puis vous avez changé d'avis.
Vous vouliez en faire quoi, bordel ?
Vous avez vu la VHS, oui ou non ?
Vous êtes un Narcisse velléitaire, comme dans votre jeunesse.
Je ne tiens plus à vous voir, c'est clair ?
Vous ignorez ce que j'ai fait pour ça.
Je m'en moque.
Vous êtes viré.
Il aurait pu nous défoncer. Tu nous as couverts, merci.
C'était mon idée.
C'était une idée géniale.
Je me voyais déjà ministre de la Joie de Vivre.
Comme dit l'adage :
c'est toujours les meilleurs qui partent.
C'était un plaisir.
Rachele...
Avec plaisir.
Hasta la victoria.
Siempre.
Luca Pastore ?
Je vous appelle pour la livraison.
Un camion est venu la chercher.
Que dit le bon de livraison ? On l'emmène où ?
Police !
Bloquez la livraison !
- Bloquer quoi ? - La livraison qui est arrivée !
Elle est à l'intérieur. C'est fini.
J'ai fait ce qu'il fallait.
T'as calculé le manque à gagner ?
Je ne suis pas dupe, vous avez créé Lemures
pour blanchir Zenit du sang contaminé.
Pas bête la demoiselle.
Donc, j'ai détruit le plasma.
Le Parquet m'a convoquée. Par miracle, on a évité
un scandale, et on remet ça pour des nèfles ?
- Et s'ils nous chopaient ? - Des nèfles, toi-même !
J'irai pas en taule à cause de vous.
Ils nous chopaient pas.
Tu te fais des scrupules. T'es trop tendre, petite.
T'es pas comme ton père.
J'agis dans notre intérêt.
La prochaine fois préviens-moi.
Je t'emmerde.
12 DÉCEMBRE
Ils t'ont relâché ?
Oui. En attente de procès.
Bonne chance.
Attends.
T'as quelque chose pour moi ?
T'as plus de sucre en poudre ?
T'en as ou pas ?
Je pensais que t'avais pigé, je peux plus bosser.
On est deux.
Alors ? Tu dois bien avoir une dose de réserve, merde !
Va te faire voir.
Allez !
Un Cuba libre, s'il vous plaît !
Hé, ça fait une éternité ! Ça gaze ?
Ça va pas ?
J'ai tué un homme.
Quoi ?
À coups de cric. Je lui ai défoncé la gueule.
J'entends rien.
J'ai crevé un mec !
Appelle-moi, tu veux ?
Mon amour, comment j'ai pu ?
Pardonne-moi.
Je te pardonne.
Excuse-moi, je sais qu'il est tôt.
Tu ne dors pas ?
Non. J'ai besoin de toi.
Pourquoi ?
Soutien psychologique. Je dois me rendre au Parquet.
Je t'en prie, sauve-moi. Je dois avoir l'air d'une tueuse,
mais j'en suis incapable.
Je passe te chercher.
Bosco, ici Bortolotti.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu te souviens quel jour on est ?
Aujourd'hui, on renvoie ton pote chez lui.
On est à l'affût de ton vote. Ne l'oublie pas.
T'es là ?
- T'as compris, oui ou non ? - J'ai compris.
Déconne pas, hein !
- D'accord. - Sois à l'heure.
Je compte sur vous, les gars. On va le renvoyer
chez lui, celui-là !
T'es prêt à faire ton devoir ?
Chers collègues,
à l'ordre du jour, l'avis de l'Assemblée
au sujet de l'autorisation d'intenter une action contre
le député Gaetano Nobile.
Tous comme un seul homme, je compte sur vous.
Chers collègues !
On procède au vote.
Je t'ai à l'œil.
C'est bien, Pietro. T'as fait ce qu'il fallait.
Chers collègues,
le vote est clos.
Votants présents : 612.
Majorité : 307.
Pour : 311.
Contre : 301.
Même si t'avais voté contre, ça n'aurait rien changé !
Après délibération, la Chambre donne
l'autorisation d'intenter une action
à l'encontre du député Nobile.
Bravo, les gars !
Comptez jusqu'à dix.
Un...
deux...
trois...
quatre...
cinq...
six...
Dottor Mancini, entrez, je vous prie.
Beatrice Mainaghi.
Vous teniez à l'interroger, hein ?
Vous n'avez pas réussi à me faire virer.
Quel est le motif de cette convocation ?
Deux ou trois questions.
Mon client est mis en examen ?
Maître, je vous ai déjà dit que non.
Je suis ravi que le Dottor Mancini témoigne de son plein gré.
Que je témoigne de quoi ?
Vous étiez, pendant des décennies, à la tête du parti socialiste.
Vous devez être dans le secret !
Vous avez sûrement
une idée de comment Craxi gérait le parti, non ?
"Le Dottor Mainaghi a payé
"250 Mio de lires, en 2 tranches, en échange du permis de construire
"pour la nouvelle clinique de chirurgie esthétique.
"Il voulait que le chantier se déroule sans entraves."
Dixit Franco De Roberti,
conseiller municipal, en détention provisoire.
Mais de quoi on parle ?
On parle de pots-de-vin.
Je dois payer pour les fautes de mon père ?
L'assesseur De Roberti dit
que Mainaghi Batiment continue de "cultiver ses relations".
Si je puis dire.
Je ne connais pas cet homme, je ne lui ai pas donné un sou.
Pas vous personnellement. Il y a peut-être
quelqu'un qui décide à votre place.
Maître, pouvez-vous nous laisser ?
- Hors de question. - Vas-y.
Au début, j'ai cru en Craxi.
J'en ai fait le secrétaire du parti.
J'aimais ce gaillard énergique,
déterminé.
Il méritait sa chance.
Je voyais en lui un secrétaire de transition.
Jamais je n'aurais cru qu'on tomberait si bas !
Vous faites allusion à sa manière douteuse de financer le parti ?
Je fais allusion à vos coups qui achèvent notre parti.
Tout ce qui se passe me fait terriblement souffrir.
Et ça ne date pas d'aujourd'hui.
Mais je n'ai plus voix au chapitre.
Quelle responsabilité
sur les épaules de Balzamo !
Gérer, pendant des années, des milliards de fonds illicites,
à l'insu du secrétaire du parti !
Une responsabilité, hélas, que Balzamo ne peut plus motiver.
Il est parti avec déshonneur. Ça aussi, je le regrette.
Il ne le méritait pas, à lui tout seul, sans doute.
J'ai compris pourquoi tu as attaqué le Parquet.
On t'y a obligée.
Mais qui ?
Dis-le-moi, on est seuls.
Qui donne les ordres ?
Qui te menace ?
Je peux te protéger.
C'est trop tard, maintenant.
J'ai fait sécuriser mon bureau.
Tu l'as placé, le soir où tu es venu me relancer.
Je devrais te faire confiance ?
Tu m'as relancée pour une raison qui n'a rien à voir avec moi.
En fait, je ne te plais même pas.
Je t'ai écoutée pendant toute cette période.
Même quand ça me blessait.
Je t'ai écoutée baiser avec un autre.
Je t'ai entendue pleurer.
Tu m'as manqué, tu sais ?
Mais quand tu as brûlé le plasma, j'ai su que tu n'avais pas changé.
Mancini, vous savez que Balzamo obéissait aux ordres.
Écoutez,
faites un geste pour votre parti.
Si vous étiez encore secrétaire, que feriez-vous ?
Je ne suis plus secrétaire, c'est pas moi qui commande.
C'est Craxi qui commande ?
Oui.
C'est Craxi qui dirige tout ?
Oui.
C'est Craxi qui fait la loi, c'est Craxi qui encaisse le fric,
c'est Craxi qui l'empoche.
Il ne peut pas ne pas savoir.
Craxi était au courant de tout ce que Balzamo faisait.
Il savait tout.
Tu veux quoi ?
Que tu avoues les fautes de ton père.
Et si je refuse ?
On a assez de preuves pour t'arrêter.
Lesquelles ? Tes enregistrements ?
Tu ne travaillais plus au Parquet. Ils sont illégaux.
Arrête de te complaire en victime de ton père !
Parle pour toi.
Pourquoi tu ne largues pas tout ?
Envoie-les tous chier, tu les emmerdes !
Tu utiliseras les écoutes pour te venger ?
Ça foutra Mains Propres dans la merde.
Tu le sais ça, oui ?
Tu ne les utiliseras pas.
Allez, passe-moi les menottes et envoie-moi au trou.
Je le savais.
Je vais chercher mon avocat pour clore le procès-verbal.
Bon, Dottor Mancini...
- Bonne journée. - Au revoir.
Merci d'être là. Je signe et j'arrive.
Je t'attends.
Signe ici.
Un jour on t'arrêtera pour de bon.
- Attilio... - Enchanté.
Vas-y mollo !
Arrête, pense au bébé !
Y a plus de bébé, j'ai avorté.
Pour une foutue émission de télé ?
Tu me fais pitié.
C'est même pas ce que tu veux.
T'en sais quoi de ce que je veux ?
Dans ta tête pleine de merde, t'es rien qu'une pute.
Et toi, t'es qu'un loser,
prêt à épouser une pute qui fait semblant de l'aimer !
Pardon.
Pardon.
Pardon.
C'est fini.
14 DÉCEMBRE
Pastore, t'as perdu ton pari.
Mille lires.
Mille lires.
Allons-y.
On a atteint Craxi.
Imaginez sa tête devant l'avis de mise en examen !
Dottore, on s'arrêtera pas là ?
Le ministère de la Santé.
Oui. Mais souris !
Espèce de fumier !
- Allons-y ! - Mettons des scellés là-bas !
On en voit partout. C'est quoi ?
Le futur.
Bonsoir.
Vous ne me dérangez pas.
Je vous écoute.
Affirmatif.
Bonne nuit à vous.
C'était qui ?
1993 sera splendide !
Addez, Talie.
Adaptation : Giacinto Pizzuti
Sous-titrage : Vdm
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