All language subtitles for 1992.S01e06.iTALiAN.720p.HDTV-BlackBIT

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Tu vas où ?

Je vais dormir sur le canapé. Bonne nuit.

J'aime pas dormir seule.

- Ah bon ? - Non.

Tu te branlais, en pensant à moi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est pas ce dont tu rêvais ?

Bonjour.

Bonjour à tous.

7 JUILLET

On bosse sur quoi ?

Un nouvel hebdo : Nous. Mondadori cible les familles.

On s'occupe du lancement.

La famille, c'est pas mon fort.

Pourquoi cette tenue ?

Match d'entreprise. Je suis 2e, si je marque, je passe 1er.

Derrière chaque famille, il y a une femme seule.

Un sondage Auditel les appelle : les femmes seules.

48 % des téléspectateurs de Fininvest.

Veuves, retraitées, femmes du Sud.

Consommation culturelle réduite.

Berlusconi a changé leur vie avec Dallas et les telenovelas.

Voilà notre cible !

Pourquoi 1er ? T'es pas dans une équipe ?

Non, les joueurs tournent. Le classement est individuel.

Match nul : 1. Victoire : 2. But : 3 points.

Aujourd'hui, je marque un but, je le sens.

On met qui en première page ? Carlucci, Parietti

ou Rita Dalla Chiesa qui se marie avec Frizzi ?

Van Basten... Walter Zenga...

Un miroir.

Un miroir ? Ben, oui.

Chacun sera le protagoniste.

"Arrête-toi un instant,

"faible créature, et contemple ce que tu es".

Le Nuage de l'inconnaissance, par un mystique anonyme anglais.

L'idée du miroir me plaît.

Gianni Letta est là.

On avait rendez-vous ?

Non.

Je vous laisse, excusez-moi.

Ça va ?

Tout va bien ?

Oui.

T'as tiré un coup ?

Je t'emmerde.

Si Magic Johnson peut participer aux Jeux olympiques,

toi, tu peux baiser, non ?

Les Australiens refusent de jouer contre Magic,

par peur d'attraper le sida.

Je sais, mais t'as lu ce que dit Charles Barkley, son coéquipier ?

T'as rien à faire, toi ?

Par ici, je vous prie.

J'arrive tout de suite.

Putain, c'est Ligresti !

Quand on ne vous a pas trouvé dans votre villa,

j'ai pensé que vous étiez parti en Sicile.

Comme vous voyez, je suis ici, et je suis venu de mon plein gré.

Oui, après avoir mis de l'ordre dans vos affaires.

Les entrepreneurs ont craché le morceau, Ligresti.

C'est la fin d'une époque.

Di Pietro...

aujourd'hui, vous avez votre nom sur les banderoles,

vous vous sentez aimé,

tout-puissant !

Du coup, vous élargissez l'enquête.

Mais un jour ou l'autre, à force de brasser large,

vous attraperez les petits poissons.

Quand les Italiens comprendront que Mains Propres les attaque,

ce jour-là,

vous et vos collègues, vous serez seuls.

Ce sera le cas, très prochainement.

Et en Italie, tout redeviendra comme avant.

Vous ne me croyez pas ?

Qu'est-ce qu'on parie ?

Faisons une chose. Tenez, gardez-la.

Rendez-la-moi, quand on parlera de vos affaires avec Craxi.

Dans ce cas,

dites adieu à votre belle montre.

On en reparlera en prison.

On va à l'aéroport ? Pourquoi vous partez ?

Avec d'autres juges, je suis sur la liste noire de la mafia.

On veut nous éliminer.

J'ai une escorte, mais je me méfie de ces couillons.

Tu m'accompagnes ?

T'as peur ?

Non.

Salut, Di Pietro.

Schifani bossait avec Falcone et il est mort.

La montre, tout à l'heure...

Une contrefaçon.

J'en ai confisqué 50, il y a 6 mois.

Et si Ligresti avait raison ?

Davigo a essayé de le coincer, il y a 6 ans.

Ces types ne paient jamais, ils trouvent toujours une parade.

Nous, on se casse le cul ! On fait bien, tu crois ?

Ils gagneront, tu crois ?

"Non", "oui", quelle éloquence !

D'abord, tu démissionnes, puis, t'es volontaire...

Je pige rien à ton truc !

Salut.

C'est ici, le stage de l'Actors Studio ?

Giuliano.

Veronica.

La Méthode t'intéresse ?

Paraît qu'une actrice doit savoir jouer la comédie.

Tu n'as aucune expérience ?

Moi, non. Ma mère était comédienne.

Elle s'appelle comment ?

Tu ne la connais pas.

Elle faisait du théâtre expérimental.

À t'entendre, on dirait un truc pervers.

Bon, ça coûte combien ?

"Les radiations ionisantes de l'uranium appauvri,

"à température très élevée,

"peuvent modifier la structure et expulser des neutrons".

Radiations ionisantes.

Tu pourras pas baratiner comme d'habitude.

J'ai tout noir sur blanc.

Salut.

Je te présente Massimo, un vieil ami à moi.

Elle, c'est Veronica.

Salut.

Veinard ! Moi, je me chope un cancer, et toi, tu te tapes

une meuf trop canon !

Parle moins fort, merde.

Passe-moi cette feuille.

Je vais suivre un cours d'art dramatique.

Un truc sérieux.

C'est américain, l'Actors Studio.

Très bien.

Bon, salut.

Attends !

Putain de merde !

Tu as bien fait.

Si c'est ce que tu veux, c'est bien.

C'est cher, je te préviens.

Combien ?

Tiens.

Deux millions de lires ?

Bon...

Tu me passes le stylo ?

Les nouvelles ne sont pas bonnes.

Chez Fininvest, ils ont appris vos déboires à Rome.

Et la soirée avec Mario Segni. Ils ferment le Centre d'Études.

Quoi ?

"La politique ne relève pas de la compétence de Publitalia".

Quel rapport ? Grâce au Centre d'Études,

annonceurs et ventes publicitaires ont augmenté.

De quoi on parle ?

La société finance le Centre en pure perte.

Dès demain, on fermera votre bureau.

Les employés de Publitalia resteront dans le groupe.

Les autres : merci beaucoup.

Vous recevrez une indemnité de départ juteuse.

Que dit Berlusconi ?

À votre avis ?

C'est lui qui décide.

Organisez-moi un rendez-vous, avec lui.

En 5 minutes, je le ferai changer d'avis.

Il est en vacances, le Milan AC est champion d'Italie, amen !

Désolé, c'est la vie.

Quel dommage !

Viola, ça te dirait de partir en vacances ?

À mon avis, on s'est paumés.

Quand je suis venu, il y a 10 ans, il n'y avait rien.

Tu parles comme un vieux, je te signale.

La voilà !

Amanda !

Salut ! Bienvenue !

Ça va ?

Tu es splendide.

Je débarque à l'improviste.

Ça ne peut que me faire plaisir !

- Assieds-toi. - Merci.

Je fais préparer l'annexe ?

Je ne te dérange pas ?

Tu peux rester aussi longtemps que tu veux.

Ça me fait plaisir, tu sais ?

Tu n'as pas changé.

Maman, je sors, file-moi du fric.

"Bonsoir" ! Ma fille, Angelica.

Eh oui, j'ai une fille.

Elle te ressemble.

Tiens.

Juste affreusement plus jeune.

- Tu as quel âge ? - Quinze ans.

Tu ne sais pas ce que c'est, les ados !

J'y vais. Salut.

Je sais ce que c'est.

Viola, ma fille.

Tu peux rajouter un lit ?

Bien sûr.

Salut, ma chérie.

Je te présente Amanda.

Assieds-toi.

J'espérais que tu me dises où était passé Di Pietro !

Je te file Bibi Mainaghi, qui bave sur son père, ça te va ?

L'histoire du sang, c'est de la bombe.

Comment tu l'as découvert ?

Un ami à moi a attrapé le sida, suite à une transfusion.

Sans preuves, pas de procès.

Alors, je l'ai aidé.

Une source interne chez Zenit m'a tout confirmé.

Le sang vient d'Amérique.

Les donneurs sont des taulards de l'Arkansas.

Zenit achetait leur sang à bas prix, sans le tester.

Ils faisaient les produits dérivés et les vendaient à l'État,

qui les distribuait aux hôpitaux.

C'est Bibi Mainaghi, ta source interne ?

Non. Quelqu'un du service achats.

Je lui ai parlé, ensuite, il a disparu.

Tu as confiance en elle ?

Tu auras accès aux archives de Zenit. Elle est de bonne foi.

Comment tu l'as convaincue ?

Tu tiens à l'interviewer ou pas ?

Tu prends les cartons ?

Oui.

Ça ne te gêne pas d'habiter

ici, où ton père est mort ?

Non.

- T'es courageuse. - Très courageuse.

J'ai parlé avec mon amie journaliste.

Elle veut t'interviewer.

Je lui dis quoi ?

Que tu veux savoir la vérité à propos du sang.

Et que tu n'as rien à voir avec ton père.

Tu es sûre de vouloir le faire ?

Tu es sûr que c'est de sa faute ?

Oui.

D'accord.

Tout le monde te haïra.

Mon frère me hait déjà,

il pense que j'ai pris sa place.

Je cherche quels documents ?

La Commission accueille le ministre de la Défense,

Salvo Ando.

Bonjour.

L'ordre du jour prévoit

la présentation par le ministre,

des dépenses militaires

ajoutées à la loi de finances,

et leur répartition,

après le débat, au Parlement, de ces dernières semaines.

Monsieur le député...

Bosco.

Au lieu de parler d'argent,

parlons de la santé de nos soldats.

La Commission de la Défense devrait se soucier de ses soldats.

Fais passer.

Des vétérans de la guerre du Golfe sont tombés malades.

Que faites-vous ? C'est quoi, ça ?

Un rapport sur l'état de santé des soldats de l'Otan en Irak.

Tenez.

Les soldats américains sont tombés malades.

Ici, personne n'en parle.

On a combattu ensemble, les nôtres ont subi le même sort.

Ils sont malades aussi.

M. le député Bosco ! Que faites-vous ?

Aujourd'hui, le ministre est venu

pour parler de la loi de finances.

Par décision du bureau du président de la Chambre.

Pour soumettre une requête à la Commission,

inscrivez-la à l'ordre du jour de la prochaine séance.

Fais chier !

S'il vous plaît, ramassez vos dossiers.

Non, gardez-les et étudiez-les pour la prochaine fois.

M. le ministre, c'est à vous.

Bonjour, honorables collègues.

- M. le député Bosco ! - Mon colonel...

- Je peux poser une question ? - Vous venez de le faire.

Vous êtes un patriote ?

- Je suis de la Ligue du Nord. - Répondez.

Vous êtes un soldat, non ?

Seul un militaire s'intéresse à la santé des militaires.

Et alors ? Je ne devrais pas ?

Cette histoire de maladies...

Vos sources sont-elles fiables ?

Ah, c'est à vous que le ministre a envoyé le petit mot !

Vous êtes là pour me sermonner ?

Sachez que ce que vous faites n'est pas très patriotique.

Vous salissez la Marine militaire italienne.

T'as été en Irak, toi ?

Jure-moi, sur la tête de tes enfants,

qu'on a jamais utilisé de l'uranium appauvri.

On l'a jamais utilisé.

Va te faire enculer.

T'as pas d'enfants.

Si tu veux des réponses, adresse-toi à nous.

Oublie les hommes politiques.

Ils se fichent de savoir ce qui se passe à la guerre.

Si tu le leur rappelles, ils te haïront.

Tu connais la guerre, pas eux.

Le linge sale se lave en famille, c'est ça ?

Tu as été un des nôtres.

Tu veux vraiment traîner ta famille dans la boue ?

J'étais allée lui proposer du thé.

Ils baisaient en plein jour,

les portes grand ouvertes.

Ma mère...

disait que c'était naturel,

qu'il ne fallait avoir honte de rien.

Le cul décharné du type

montait et descendait,

et le visage de ma mère...

Elle semblait hurler, même si elle se taisait.

Tout à coup, il a ouvert les yeux

et m'a vue.

Ma mère n'a rien remarqué.

Il m'a souri.

Il se l'envoyait tout en me souriant.

Je me suis sauvée.

Il y avait de la rivalité entre nous.

Je voulais voir si le type...

s'il y avait vraiment eu du désir dans son regard.

Je me suis mise à déconner avec lui,

un jour où ma mère était sortie.

Je ne l'avais pas rêvé.

Il avait vraiment envie de moi.

J'avais 13 ans, putain.

Tu as été formidable, Veronica.

Un ami à moi a écrit une pièce très courageuse, réaliste.

Il va la monter.

Tu veux faire un essai ?

Tu sors ?

Angelica m'emmène à une fête.

Pas de rouge à lèvres.

On dirait Jessica Rabbit naine.

Confisqué.

D'où connais-tu Amanda ?

Elle a été ma cliente.

La reine du textile en Lombardie.

Elle est un peu botoxée, non ?

Vieillir, c'est moche.

Il était en maillot et tongs !

Les ados vont en boîte.

Rien ne sert de l'interdire.

Même les boutiquiers ont des yachts.

Leo Notte !

Le meilleur ! Ça va ?

- Tu tiens la forme. - Toujours.

Vendredi, je fais une fête chez moi.

Il y aura de la morue. Tu viens ?

- Si je suis dans le coin, oui. - Je compte sur toi.

Je t'attends. Salut.

Zeno Mainaghi.

Fleuron de la décadence de la Costa Smeralda.

Eh oui !

Te sens pas obligé.

Je t'hébergerai quand même.

J'ai gardé le souvenir d'une femme intelligente.

Allume.

Tu as gardé aussi le souvenir...

de ma beauté ?

Tu es encore très belle.

Tu es intelligente, ironique, et tu sais baiser.

C'est ça, une belle femme.

Allume.

J'allume.

Tu vois toujours Berlusconi ?

Je l'ai perdu de vue, ces derniers temps.

J'aimerais le rencontrer.

Ton ami, Zeno Mainaghi,

c'est son voisin, tu sais.

Si j'étais toi, j'irais à sa fête.

Donne-moi ta cigarette.

"Whatever you want", j'ai dit.

Tu fumes ?

Ça pue la merde, ton truc.

Basket ?

Rugby.

T'es pédé ou quoi ?

T'es avec Veronica ?

Tu fais quoi à Rome, le rugbyman ?

Homme politique.

Attends, attends !

Ligue du Nord !

T'es vraiment de la Ligue ?

T'es mon premier mec de la Ligue. Je peux te toucher ?

Comme ça, Veronica sort avec un raciste inculte ?

Tu lui achèteras une maison en Padanie ?

J'avais des vues sur elle. Mais je ne pensais pas

qu'elle se tapait des politiques pour faire carrière.

J'ai pas bien compris !

Arrête ! T'es fou ?

Pietro, arrête !

Arrête, Pietro !

Enferme-le, ce fasciste !

Qu'est-ce que t'as dit ?

Pietro, ça suffit !

Tas de merde !

Pietro, va-t'en !

Vous matez quoi ?

Tas de merde !

Tu vas où, bordel ?

Ces gens me débectent.

Et tu les expédies à l'hosto ! Tu crois que ça m'aide, idiot ?

Ce pédé t'a traitée de pute, tu piges ?

Et puis, merde !

Tu l'as fait pour moi ?

Ça vient, oui !

Dis-moi que tu l'as fait pour moi.

Je l'ai fait pour toi.

Je voulais pas le tabasser, merde.

J'ai rien trouvé au sujet du sang.

J'ai épluché tous les documents.

Ils ont dû les détruire. Et ça, c'est quoi ?

Tout ce qui concerne l'administration :

mouvements bancaires, relevés de compte, factures...

- Tu me les files ? - Oui.

Pourvu que tu y trouves la preuve de ce que tu dis sur mon père.

J'aurai quelque chose à dire pendant l'interview.

Tu me fais confiance ?

Je t'ai dit que j'étais courageuse.

Un poil blanc sur le torse.

Vieillir, c'est moche, hein ?

Qu'y a-t-il de si drôle ?

J'ai parié avec Martina. Elle dit que je suis pas cap.

Pas cap de quoi ?

Ça m'arrive aussi.

Je commande un plat, et quand je le vois, je déchante.

J'ai peut-être trouvé ce qu'on cherche.

Luca Pastore ?

Excuse-moi, je te rappelle.

Comment savez-vous avec qui je parlais ?

Les associés n'ont pas de secrets.

Quel mufle ! Je ne me suis pas présenté.

Luigi Brancato.

C'est normal que tu ne connaisses pas mon nom.

Nous n'aimons pas nous afficher.

Qui "nous" ?

On devrait se débarrasser de quelques clichés.

Moi non plus, je ne ressemble pas à mon père.

Quand on m'a parlé de toi, j'ai pensé qu'on s'entendrait.

Mais sachant qui tu fréquentes, je commence à en douter.

Je peux ?

Je me suis demandé :

"Pourquoi elle couche avec un mec du Parquet ?

"Soit elle est très futée,

"soit très stupide."

Maintenant qu'on est en affaires,

ne me déçois pas, Bibi.

Ne m'oblige pas à recourir aux méthodes que je réprouve.

T'as pris de la viande, petite ?

- Carpaccio. - C'est bien.

C'est qui, Luigi Brancato ?

Un homme d'affaires, qui nous a sortis

d'une mauvaise passe.

Vous vous êtes acoquinés avec la mafia, toi et papa ?

Ils l'ont tué ?

Non.

J'en sais rien, Bibi.

Il aurait dû faire quoi ?

Fermer boutique et virer tout le monde ?

Moi, je ne marche pas dans cette combine.

C'est sans moi.

Et après ?

Tu te rends ? Tu changes de tête ? Tu t'expatries ?

Tu seras obligée de le faire !

Et qui en fera les frais ? Ta mère, ton frère...

T'es en train de me menacer ?

T'es bête ou quoi ?

C'est pas moi qui te menace.

T'as pas compris qui ils sont ? À qui on a affaire ?

J'en ai rien à foutre. Je cracherai le morceau.

J'ai pas peur.

Leo !

Bienvenue, mon ami !

Je te présente Assia...

et Teresa.

Leonardo, enchanté.

Leo.

Fais la causette à Leo. Toi, viens avec moi.

Amuse-toi.

Ton voisin ne vient pas ?

Qui, Berlusconi ? Qui sait ?

On boit un verre ?

Oui, volontiers.

Excuse-moi.

Angelica...

Viola est ici ?

Rassure-toi, il y a belle lurette que je l'ai laissée à la maison.

Ne fume pas comme ça.

Tu te prends pour ma mère ?

Aspire.

C'est dans ce sens-là.

On fait un autre pari ?

Accouche.

Je devine ton signe astrologique.

Si tu gagnes ?

Je t'embrasse.

Et si je gagne ?

Tu m'embrasses.

Un accord gagnant-gagnant.

Verseau.

23.

Janvier ? J'ai deviné !

La différence d'âge.

Dommage que tu sois un moraliste.

Dommage que tu sois une mineure.

De toute façon, j'ai pas 15 ans, j'ai 19 ans.

Ma mère dit que ça la vieillit d'avoir une fille majeure.

Pourquoi te priver d'une chose que tu désires ?

Tu sais obéir ?

Je sais tout faire.

Je veux baiser comme un homme,

pénétrer, au lieu

d'être pénétrée,

prendre, au lieu d'être prise.

Très bien, merci.

La suivante !

La suivante !

Nom ?

Veronica Castello.

Quand tu veux, Veronica.

C'est quand tu veux.

T'en fais pas, il y aura d'autres occasions.

C'est ta mère ?

Elle te ressemble.

Non, c'est pas vrai.

Regarde, ça, c'est moi.

Viola ?

Oui, j'ai dormi à la villa, après la fête.

Prends les maillots de bain et rejoins-moi.

Vous fréquentez la même école, c'est son anniversaire, vas-y.

Tu l'as rencontrée par hasard ?

Elle habite à côté, tu vas t'amuser, je t'assure.

Papa... elle a 8 ans.

Et toi presque 14.

Tu pourras conduire un scooter.

On est venu en Sardaigne pour ça ?

Honda SH, flambant neuf, bleu pétrole.

Rouge.

Et 300 000 d'argent de poche par mois.

Son père tout craché.

Il n'y aura que des gamines, tu te rends compte ?

Je préfère que tu fréquentes celles de 8 et non de 19 ans.

Qui ça ?

Angelica.

Elle n'a que 15 ans !

Elle m'a dit qu'elle en avait 19.

Non, papa, j'en suis sûre.

L'année prochaine, elle sera en seconde.

Où t'étais passée ?

Tu as repoussé l'interview ?

Oui, excuse-moi.

Je devais réfléchir à ce que j'allais dire.

Tu as changé d'avis ?

Non, mais c'est pas facile.

Y a un problème ?

Non. Tu as trouvé quelque chose dans les documents ?

Peut-être.

Ton père avait un compte suisse pour payer les dessous-de-table.

Quel rapport avec le sang ?

Peut-être qu'avec ce compte,

il achetait le sang, sans laisser de traces.

Mais c'est un compte chiffré,

j'ai besoin de temps.

Tu dois me rendre ces documents.

Quelqu'un pourrait voir qu'ils ont disparu.

Hé, Luca !

Tu dois me rendre les documents, t'entends ?

Quoi ?

Luca, t'entends ?

Je te rappelle.

Outre les 4 victimes confirmées,

la nouvelle qui vient de tomber, avant ce flash spécial,

et qui n'est pas confirmée, mais qu'à titre d'information,

on vous rapporte au conditionnel,

est que le magistrat visé par cet attentat

à la bombe, serait Borsellino.

En fait, il s'agirait d'une voiture piégée,

qui a explosé, semble-t-il,

près du domicile de la mère du magistrat.

Probablement, si la nouvelle était confirmée,

Borsellino se rendait justement chez sa mère.

En effet, le lieu de l'attentat

se trouve dans le quartier où habite sa mère.

Le magistrat, rappelons-le, était très lié

au juge Falcone. C'est pourquoi, je vous disais

qu'on ressentait le même climat terrible, difficile, angoissant,

qui régnait lors des premières dépêches d'agence,

annonçant la nouvelle de l'attentat

contre le juge Falcone.

Une précision supplémentaire...

Mes confrères m'apportent d'autres dépêches...

28 JUILLET

T'imagines, ils m'ont fait payer !

C'est une histoire de fous ! Quels couillons !

Bortolotti !

Ça, par exemple !

Si je m'attendais à te voir sur une plage !

- Pourquoi, c'est interdit ? - Pas du tout.

Écoute, je crois que je ne t'ai jamais remercié.

De quoi ?

De tout.

Je suis devenu député.

Sans toi, je sais pas ce que j'aurais foutu.

Tu pètes le feu.

T'as pris un coup de soleil.

J'ai pas mis de crème, c'est rouge.

Ça se voit.

Bon, allez.

Je retourne chez ma femme. Regarde la meuf d'enfer.

Ici, personne ne l'emmerde.

Y a que des tapettes.

Ici ?

On se voit au Parlement.

Putain, je t'ai eu ! Je t'ai eu !

- Salut ! - Salut, Borto !

Alors, on fait trempette ou quoi ?

Quoi de neuf ? Pardon...

Écoute, je pensais à une chose.

Et si on se mariait ?

Pas tout de suite.

Quand tu seras prête.

Je croyais qu'on avait un accord.

Moi, je l'ai respecté.

À toi, maintenant.

Trouve-moi un job à la télé.

Je vais me baigner.

Laissez un message après le signal sonore.

Bibi, c'est moi.

Mais où es-tu ?

Je te cherche partout. J'ai sonné chez toi,

mais tu n'as pas ouvert.

J'ai vu ta mère, elle n'a rien voulu me dire.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Je suis inquiet. Appelle-moi.

T'aurais pu me dire que je n'avais plus l'exclusivité.

De quoi tu parles ?

La fille de Mainaghi.

Aujourd'hui, elle a annulé l'interview.

Tu lui as parlé ?

Elle a dit quoi ?

Elle fera une conférence de presse.

Quand ?

- T'es pas au courant ? - Elle la fera quand ?

Vous reprochez aux magistrats la mort de votre père ?

Comment vous sentez-vous

à la tête d'une grande société ?

Vous changerez la gestion du groupe ?

Un peu de patience, je vous prie.

Mlle Mainaghi va faire une déclaration exhaustive,

au sujet de toutes vos questions.

Quand j'ai succédé à mon père,

j'ai voulu changer le nom du groupe Mainaghi.

Je voulais tourner la page,

donner un signal tangible du changement.

J'ai compris que je le faisais

uniquement pour séduire l'opinion publique.

Mon père a payé le prix fort pour ses erreurs.

C'est la raison pour laquelle, le groupe...

gardera son nom.

Car Michele Mainaghi était un grand homme,

qui a fini dans le collimateur de juges politisés,

qui utilisent des méthodes abusives et violentes.

Mon père était un martyre.

Merci !

Tu as couché avec elle ?

Tu as couché avec Amanda ?

Je pensais que tu les préférais jeunes.

Je l'aime bien, je la rends heureuse.

C'est beau de donner aux gens ce qu'ils désirent.

De la chair fraîche ?

Dès 20 ans, la vie n'est que l'apprentissage de la mort.

C'est gai !

Il faut donner et recevoir le plus de plaisir possible.

Les pères de mes copines ne disent pas ça.

Les pères de tes copines n'ont rien compris.

Tiens, un cadeau pour Barbara.

Amuse-toi.

Oui, je vais m'éclater !

Viola !

Barbara, viens voir papa !

Je vais vous raconter une blague.

Berlusconi entre dans une pièce.

Sa femme sursaute et s'exclame :

"Mon Dieu !" Lui : "Tu peux m'appeler Silvio !"

Elle est bonne, non ?

Je suis le meilleur, hein ?

Vous en voulez une autre ?

Dottore, bonsoir !

Je suis le père de Viola.

Bonsoir.

Adaptation : Giacinto Pizzuti

Sous-titrage : Vdm

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.