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Luca...
Luca...
Salut, toi.
C'est fini, Dieu merci.
Salut, Francesca.
T'auras une cicatrice.
Mais elle sera sexy.
Tu fais quoi, là ?
Les fonctions vitales ne sont pas compromises.
Alors ? Il est comment, ce sang ?
Il est bon ?
Zenit
Moi...
dès que j'ai du fric, je le claque.
Poker, tiercé, paris.
Je dois du fric à la moitié de Milan.
Certains me casseraient un bras, même si je suis policier.
Pourquoi tu me dis ça ?
C'est moi qui t'ai emmené ici. T'avais tourné de l'œil.
Et puis...
On m'a dit que...
J'ai découvert ton secret.
Maintenant, tu connais le mien.
On est quitte, non ?
Tu peux me faire confiance.
Je vais te dire pourquoi j'en veux à Mainaghi.
22 JUIN
15 000 lires.
Laissez, laissez.
C'est pour moi.
- Merci. - C'est moi.
Tout le monde veut tourner avec Salvatores,
depuis qu'il a gagné l'Oscar.
Je lui ai envoyé un scénario.
Devine pour qui il y a un rôle parfait, merveilleux ?
Lequel ?
Anna.
Une femme qui a souffert, lutté.
Elle a pris sa revanche sur une vie difficile.
Un très beau rôle.
D'abord, il va le lire.
On verra ce qu'il dira.
Mais à mon avis, il aimera.
Je ferai de toi une star.
Par cette séance,
la 4e Commission de la Défense de la Chambre des députés,
déclare élu président,
le député Savio Gastone, Démocratie chrétienne.
Sont élus vice-présidents, le député Isaia Gasparotto,
parti démocrate de gauche,
et Antonio Pappalardo, parti socialiste démocrate italien.
J'y vais. On s'appelle.
On s'appelle.
Bosco !
Lorenzon !
Qu'est-ce que tu fais ici ?
C'est quoi, ce jus de pédé ?
Dans le désert, on petit-déjeunait au Chivas Regal et coke !
Le petit-déj' des champions.
Le petit-déj' des couillons.
Tu faisais quoi devant le Parlement ?
Et toi, à l'intérieur ?
J'ai été élu.
Je sais.
Je suis là pour ça.
Pourquoi ?
Je vais pas bien, Pietro.
J'ai un cancer du sang.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Je suis pas le seul. On est nombreux.
Fusiliers marins, infanterie, les Américains, les Anglais...
Personne n'est épargné.
C'est sûrement pas un hasard.
Je me demande ce qu'il y avait dans nos putains de munitions !
Du phosphore, de l'uranium appauvri.
Il pouvait y avoir de tout.
Comment tu sais tout ça ?
Je ne sais rien du tout. C'est ça, le problème.
Je veux savoir la vérité.
Que disent les médecins ?
Ils disent que si je me soigne,
je peux encore vivre quelques années.
Ma famille a besoin de ce fric
et l'État ne m'alloue pas d'indemnisation.
Il la file qu'aux radaristes.
Comme si le radar était le seul truc cancérigène !
Je le soumettrai à la Commission de la Défense.
Je foutrai un tel souk, ils s'imaginent même pas !
Je vais t'aider, t'inquiète !
Léo le Grand ! Il paraît que tu es à nouveau dans le circuit.
Rentre au bercail. Ça nous arrangerait bien.
Demain, on voit un client délicat. Il nous faut un crack.
Allez, appelle. Salut.
Notte et Bianca Bologne 22/06/79
C'est plus fort que toi, hein ?
Il me faut une réponse, Bibi.
"Astronaute". Ça te va comme réponse ?
Bien. Continue comme ça.
L'entreprise est arrêtée,
les ouvriers sont désemparés. Je leur dis quoi ?
Qu'une gamine gâtée ignore ce qu'elle fera dans la vie ?
Félicitations.
Bibi,
tu as déçu ton père de son vivant.
Ne le déçois pas, maintenant qu'il est mort.
26 JUIN
Je me suis fait porter pâle, il faisait beau, c'était l'été.
Je suis passé voir Francesca à la bijouterie où elle travaille.
Je suis entré et j'ai commencé à plaisanter avec elle.
Je jouais le client qui cherche une bague pour sa fiancée.
Puis un type a sorti un flingue et tout est allé très vite.
Je me suis pris une balle.
J'ai perdu tellement de sang qu'on a dû me transfuser.
On me disait : "T'es vivant par miracle."
Vivant.
La maladie nous aide à comprendre qui on est.
Vous avez viré New Age ?
C'est une méchante pneumonie. Je dois vous dire la vérité.
Vous devez vous préparer au pire.
Mais la maladie...
Elle ne se déclare pas forcément, mais elle pourrait.
Dans votre cas, un rhume suffirait.
Vous pouvez partir.
Vous viendrez chercher les résultats des analyses.
Je peux t'appeler ?
Merci.
Pause déjeuner au parc ?
Tu as gardé tes vieilles habitudes.
Je vois qu'il y a du nouveau.
Je regrette que tu le découvres de cette façon.
Toi, ça va ?
Très bien.
Fais pas cette tête, Francesca.
C'est ce que tu voulais, non ? Tu m'as quitté pour ça.
Excuse-moi.
Je suis heureux pour toi.
J'ai appris pour Mainaghi. Je voulais t'appeler.
- T'es content, maintenant ? - Oui, je peux mourir en paix.
Je t'ai quitté, parce que t'es devenu comme ça.
Non, c'est à cause de ma maladie, dis pas de conneries !
Je suis venu te dire adieu.
Ne me touche pas !
Les entrepreneurs doivent se montrer.
On doit s'identifier à eux, à leurs objectifs.
Un homme qui a réussi, c'est rassurant, porteur d'espoir.
Les gens doivent acheter Giovanni Rana.
C'est ce que je dis, mais on me traite de fou.
Les agences me proposent toujours
des histoires de mamies avec le rouleau à pâtisserie.
J'ai fait appel à vous pour innover.
Vous avez bien fait.
Voici des comédiens susceptibles de vous incarner dans les pubs.
Des visages paternels rassurants.
Comédiens, mon œil ! Je jouerai mon propre rôle.
C'est mes tortellinis, c'est mon histoire !
Faites-nous confiance, pensez à la bière Moretti.
Le commandeur Moretti entre dans une brasserie à Udine.
Un petit vieux moustachu lui semble parfait pour sa bière.
Il le prend en photo et entre dans la légende.
Quelle légende ? C'est ma vie,
c'est mes tortellinis.
J'ai le feu sacré.
Vous en seriez capable ?
J'ai commencé à vendre des tortellinis quand j'étais
haut comme trois pommes.
Je vendais des tortellinis et des pâtes fraîches,
en faisant du porte-à-porte.
J'ai fait d'énormes sacrifices.
Je n'ai pas peur de me retrouver devant une caméra.
Quand on vous montrera le pilote, vous changerez d'avis.
C'est lui qui a raison.
Le consommateur doit acheter son sourire, sa voix.
Ça le mettra en confiance
et il aura avec le produit un rapport chaleureux,
affectif,
de longue durée.
Vous avez tout compris.
Bravo !
Leo, fais pas cette tête !
Rana était content, on a cassé la baraque.
J'ai vu Marco Mignani. Il se la joue !
Invente le slogan "Milan à boire"...
D'accord, mais...
Et on en reparlera !
Tu déconnes ou quoi ? C'est une nana !
- Déconne pas ! - Pelle à merde !
Cassez-vous !
Je connais le propriétaire.
Gras du bide !
T'es la sœur de Zeno.
Oui.
Leonardo. Je connais ton frère.
Tu connais tout le monde, toi.
Pourquoi tu l'as énervé ?
Aucune idée, c'était il y a 5 min, j'ai oublié.
Emmène-moi quelque part.
T'as quel âge ?
On s'en fout.
Mon père voulait que je m'amuse,
que je n'aie pas de problèmes.
Et puis, il me lègue tout.
Tu vois ce que je veux dire ? Moi, présidente !
À mon avis, tu devrais accepter.
Rien que pour emmerder Zeno.
Je ne sais rien faire.
Bibi...
Bibi...
Bibi !
Hé, Bibi !
Merde, pas ça !
- Du Narcan ! - Il faut une ordonnance.
File-moi du Narcan, merde ! Magne-toi !
Les seringues, vite !
Et merde !
Je t'en supplie, pas ça.
Ouvre les yeux, tout va bien. D'accord ?
Il ne s'est rien passé.
Sergio, je vais me coucher.
- Je suis fatiguée. - Fatiguée ? À ton âge ?
Ce soir, on fait la fête.
Pourquoi ?
Salvatores a lu le scénario et il a beaucoup aimé.
- Vraiment ? - Oui.
Au cœur de la nuit.
T'es prête à tourner avec un réalisateur oscarisé ?
Que dis-tu à ton Sergino ?
Merci.
C'est ça, merci...
Allez...
Dis-moi que t'es ma pute.
Je suis ta pute.
Plus fort !
- Je suis ta pute. - Encore !
Je suis ta pute.
Merci.
Tu restes encore un peu ?
Excuse-moi, je suis pas une toxico.
Des fois, je me fais un rail, ça me calme.
C'est le legs de ton père qui t'agite ?
À mon avis, tu as choisi.
Il faut juste te faire à l'idée.
Comment on fait pour changer de vie du jour au lendemain ?
On le fait.
Tu as ressenti quoi, à ce moment-là ?
Genre... lumière au bout du tunnel ?
J'ai pas l'impression.
De la douleur ?
De la paix.
J'en peux plus.
Je dois en parler à quelqu'un.
Avec toi, je peux vider mon sac,
même si ça paraît absurde.
Je n'arrive pas à effacer cette image de ma mémoire :
elle qui meurt.
T'étais accro à cette merde ? Tu te défonçais aussi ?
Je n'aimais pas l'homme que Fabrizio avait fait de moi.
Il aurait dit qu'il l'a fait pour ton bien.
Sa conception du bien était très relative.
Après la mort de Bianca, il m'a expédié à Milan, bye-bye !
Je suis même pas allé à son enterrement.
Buio, l'Obscur...
J'ai assisté à un de tes meetings. T'étais très fort.
T'avais le feu sacré.
Le secret, c'est de faire semblant d'y croire.
Ça marche toujours. Même si on vend des tortellinis.
À mon avis, tu y croyais vraiment.
La politique te manque ?
On se croirait chez le psy.
Je te ferai payer la séance.
Tu ne penses qu'au fric !
Parole de communiste ! Combien t'as facturé ce mois-ci ?
Pour ne pas être esclave du fric,
il faut en posséder. Beaucoup.
Si mes souvenirs sont bons,
ton meeting avait pour sujet, la redistribution des biens.
Bizarre, non ?
Si mes souvenirs sont bons,
je t'ai donné 100 millions. Bizarre, non ?
Que dire ? De nos jours, le fric, ça file.
Je te laisse méditer.
Paie, au moins.
Désolé, j'ai oublié mon portefeuille.
Tu fais quoi de ton fric ?
Laisse béton.
Salut, beau gosse.
Vous êtes sur le répondeur du Dottor Dell'Utri.
Laissez un message après le bip sonore.
Des raisons personnelles ?
T'es malade, Pastore ?
Seul un malade mental démissionne d'un poste
que tout le monde convoite.
Dans ce cas, vous me remplacerez sans mal.
Bon...
Un rapport de l'armée américaine, daté de 1979,
est très éloquent.
Le voici.
"L'usage de balles à l'uranium, met en danger
"les personnes à proximité,
"ainsi que celles éloignées, sous le vent.
"Les particules se déposent sur les tissus pulmonaires
"et exposent le sujet à une dose toxique croissante
"de radiations alpha, capables de provoquer le cancer
"et autres maladies mortelles".
Plus clair, tu meurs !
Lisez, si vous ne me croyez pas.
Pourquoi vous me dites ça ?
Beaucoup de soldats ont été contaminés.
Et alors ?
Aidez-moi.
Je ne sais pas ouvrir une enquête parlementaire.
Ça, autant l'oublier, vous n'en avez pas le pouvoir.
À la limite, vous aurez une commission d'enquête
ou une enquête factuelle au sein d'une commission.
Laquelle vous me conseillez ?
Vous voulez vous suicider
par arme à feu ou en vous jetant du balcon ?
Ça veut dire quoi ?
Quoi qu'il en soit, c'est un suicide politique.
Si j'ai bien compris, il n'y a pas de preuves
qu'on ait utilisé de l'uranium appauvri.
Mais il y a un tas de malades.
Un tas de malades, mais aucune preuve.
Je ne peux pas y renoncer.
Vous savez ce qui se passe ?
Le gouvernement va voter le pire budget de l'histoire.
30 000 milliards.
De Milan, il pleut des mises en examen,
les politiques ont la trouille, les gens sont à cran.
Il ne manque plus que votre histoire
sur l'armée et les armes nocives pour les soldats.
Allons !
Mon ami a un cancer.
J'ai promis de l'aider.
C'est ça, la politique.
Faire des promesses, pas les tenir !
Pietro !
Je pensais que je m'étais gouré.
Tu t'attendais à un 4 étoiles ?
Ça va ?
Ma documentation a été utile ?
Oui, bien sûr, je l'ai étudiée.
Maintenant, on fait quoi ?
Maintenant...
j'ai besoin de temps.
Je dois trouver quelqu'un qui m'aide.
Il faut ce qu'il faut. L'important, c'est que ça bouge.
Oui, mais...
ça peut prendre des années.
Te fatigue pas, j'ai compris.
D'abord, tu frimes : "J'en fais mon affaire."
Et après, t'as pas les couilles pour aider un camarade.
Tu te rappelles qui je suis ?
Oui ou non ?
Je me suis fait virer de l'armée,
pour sauver l'honneur d'un camarade.
Il était mort, en plus ! Et toi, t'as fait quoi ?
Tu veux me le faire payer ?
T'as changé, Pietro. T'as appris à obéir.
Le conseil d'administration se réunit demain.
Je dois dire quoi ?
Que l'entreprise a un nouveau président,
qui la sortira de la crise.
Mais pas dans cette tenue.
Tout ira bien.
Bibi, ton père serait fier de toi.
Bosco ! Trop fort, la musique ?
J'ai apporté ça.
Venez.
La vie est trop courte pour boire du mousseux.
Faut boire du champagne !
- Ah bon ? - Venez.
Venez, Bosco.
Vous n'étiez jamais venu sur la terrasse ?
Quelle vue !
- Salut. - Bonsoir.
Je vous la présente ?
Je la connais.
C'est qui ?
Quelle merveille !
À plus tard, Bosco.
- Tu t'es blessée ? - Tu m'as poussée, connard !
Laisse, je m'en occupe.
Il faut mettre de la glace.
T'as mal ?
Vas-y, bouge ton pied.
Si on l'emmenait à l'hôpital ?
Mais non.
Ça fait 15 ans que je joue au rugby.
J'en ai vu des entorses.
Je vous laisse entre de bonnes mains.
Le rugbyman !
Tu en as mis du temps !
Tu as changé.
Je suis devenu député.
C'est vrai.
Ligue du Nord.
Comment t'as fait ?
À coups de poing.
Toi aussi, tu m'as aidé.
Moi ?
J'ai beaucoup pensé à toi.
Je peux marcher ?
Tu peux descendre d'un étage, jusqu'à chez moi,
et rester autant que tu veux.
- Je te file mon lit. - C'est ça.
Essaie de le poser.
Appuie-toi sur moi.
Écoute...
Le vieux qui te tripotait, tout à l'heure.
Ne le laisse pas faire.
Fais pas chier !
Les mecs veulent juste te baiser.
Ils ne te respectent pas.
Si t'étais ma femme, je prendrais soin de toi.
J'ai appelé un taxi. On y va ?
Allons-y.
Je vais t'aider.
Parini, l'homme intègre du parti socialiste italien,
a décidé de collaborer,
et le secrétaire Bettino Craxi prononcera demain matin,
le discours tant attendu à la Chambre des députés.
Je suis absent, laissez-moi un message.
Luca, c'est moi.
J'ai pensé à tout ce que tu m'as dit.
Je suis vraiment désolée.
Je suis désolée à mort.
S'il ne t'était pas arrivé ce qu'il t'est arrivé
et si je n'avais pas été la fille de mon père,
peut-être que toi et moi...
Je ne sais pas, on ne le saura jamais.
3 JUILLET
Toutefois, ce qu'il faut dire, tout le monde le sait du reste,
c'est qu'une bonne partie du financement politique
est irrégulier ou illégal.
Les partis, surtout ceux qui disposent
d'appareils, grands, moyens ou petits,
de journaux et d'activités de propagande, promotionnelles
et associatives, ainsi que de structures
politiques opérationnelles,
ont eu recours et recourent
à l'utilisation de ressources complémentaires,
sous forme irrégulière ou illégale.
Si une grande partie de cette matière doit être
considérée comme une matière purement criminelle,
alors une grande partie du système serait un système criminel.
Je ne crois pas qu'un seul,
dans cet hémicycle,
parmi les responsables politiques d'organisations importantes,
puisse se lever et prêter serment
pour contredire ce que j'affirme,
car tôt ou tard,
les faits se chargeraient de le rendre coupable de parjure.
Au suivant.
Allez-y.
Bonjour.
Je viens chercher les résultats de mes analyses. Pastore.
Merci.
- Piercamillo, on y va ? - J'arrive.
- Au revoir, les gars. - Au revoir.
Pastore ? Tu n'avais pas démissionné ?
J'ai changé d'avis.
Ici, tu peux pas entrer et sortir comme dans un moulin.
À la télé, un type a dit que tout le système est criminel.
Il faut bien que quelqu'un combatte ce système.
À Craxi, on répond du tac au tac, en chopant son ami Ligresti.
Au boulot, Pastore.
Bon retour parmi nous.
Un rôle pour moi, hein ?
Il faut que je te laisse.
J'ai 3 répliques, dont une off où on me voit pas !
Mais t'es la femme du héros !
Elle meurt page 6.
Mais d'une belle mort. Très spectaculaire, t'aimes pas ?
Écoute, ma poule, tu sais
quel a été le premier rôle de Marilyn ? Une voix.
La voix d'une standardiste, comme toi !
Sans moi tu serais encore à la télé,
en train de répondre au téléphone.
Tu voulais faire de moi une star.
Je te fais tourner avec un réalisateur oscarisé.
N'importe qui d'autre tuerait sa mère pour ça,
et toi, t'es pas contente ?
Je t'ai cru, j'ai couché avec toi. Tu m'as entubée.
Écoute, ma belle, il y a un troupeau de filles,
prêtes à baiser avec moi, l'assistant et le scénariste,
rien que pour dire une réplique !
Toi, tu sors de nulle part et tu veux le rôle principal ?
À ton avis, je boucle le budget du film sur le nom
de "Veronica Castello" ?
Tu sais jouer au moins ?
Tu ne peux pas partir.
Tu paies ma chambre ?
Oui, je paie ta chambre.
Tu veux quoi ? On s'est déjà tout dit, non ?
Le Danemark a gagné la coupe d'Europe.
Et alors ?
N'importe qui peut réussir,
même ceux qui comptent pas.
Je suis pas comme eux.
J'arriverai peut-être à rien,
mais je te jure que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir.
Tu piges ?
T'es vraiment con !
J'ai failli douter de toi, enfoiré !
Monsieur, le député !
Une bière, s'il vous plaît.
Dottore...
Ligresti ?
Il s'est fait la malle. Quelqu'un l'a prévenu.
Quelqu'un du Parquet ?
Qui d'autre ?
- C'est impossible. - Tu parles.
On emmerde les hommes les plus riches d'Italie.
Ils ont vite fait d'acheter quelqu'un.
Vite fait !
Je n'ai plus confiance en personne.
Même pas en vous.
- Et cette bière ? - La voilà.
Merci.
Hello !
Salut !
Je voulais tuer ton père et ensuite me tuer.
Ton père a pris les devants. Il a tout gâché.
J'ai compris une chose.
Si on n'éradique pas le mal à la racine,
il se reproduira.
Je ne comprends pas.
Tu as pris la place de ton père.
Tu peux m'aider à tout dénoncer.
Ses responsabilités,
celles du système pharmaceutique et du ministère de la Santé.
Tu peux m'aider à dévoiler le pot aux roses.
T'étais sérieux ?
Quoi ?
Ce que t'as dit l'autre soir.
Alors ?
Réponds.
Oui.
J'étais sérieux.
T'as pas peur ?
De toi ?
De coucher avec un malade.
Tu mets pas de capote ?
C'est pas la capote, c'est dans la tête.
Je vais te la soigner, moi, ta tête.
Papa ! Il y a un monsieur pour toi.
Bonsoir.
Que me vaut l'honneur ?
Vous avez oublié votre appel d'hier soir ?
Mon Dieu...
Je m'en doutais.
Messagerie vocale.
J'ai lu votre livre sur les samouraïs.
Il dit qu'en état de sobriété, on ne réalise pas d'exploits.
Je suis pas en état de sobriété, en ce moment.
Mais là n'est pas la question.
En fait, ce qui me manque, c'est d'avoir une appartenance...
J'ai le vin triste.
Dernièrement, je suis allé à la commémoration
des 350 ans de la mort de Galilée.
Lui aussi, c'était une tête de nœud,
mais il a vu juste.
Je ne sais pas si vous voyez juste, Notte,
mais votre point de vue est intéressant.
Revenez chez nous.
Soyez notre GaliLeo Notte.
Merci.
Vous disiez ne pas avoir d'enfants.
Y a-t-il autre chose que j'ignore de vous ?
Non.
Bonne nuit.
À vous aussi.
Adaptation Giacinto Pizzuti
Sous-titrage Nice Fellow
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