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Avant le tirage au sort, on met la boule au congélateur.

Au moment du tirage, on la reconnaît...

au toucher.

Vive l'économie de marché !

L'économie de marché !

L'économie de marché !

Ça n'intéresse personne.

C'est pas rentable.

On fait un cartel, on se partage les affaires.

Si on remporte le marché, on paie les partis.

Le pourcentage va de 5 à 10 %.

Dont 37,5 % vont

au parti socialiste,

18,75 % à la Démocratie chrétienne et au parti communiste,

et en ordre décroissant aux petits partis.

Qui collecte le fric pour les partis ?

Ne commençons pas par les corrompus,

mais par les corrupteurs.

C'est-à-dire, les entrepreneurs.

C'est eux qui font la queue pour payer.

Moi, je n'ai jamais appelé personne.

Je ne leur demandais rien. Vous voulez des noms ?

Mazzanti, Rovelli, Baldi...

Zardo,

Cremoni,

Rossi,

Mainaghi...

On les convoquera tous.

Mais jusqu'aux élections, motus !

Sinon Borrelli me tue.

Ils ont désagrégé l'Italie, même s'ils disent le contraire.

Le Nord, le Centre et le Sud,

sont des réalités différentes avec des problèmes différents.

Seul un État fédéral est en mesure

de donner

de vraies réponses au pays.

Avec la Ligue du Nord, le pays renaîtra.

Corrosif, mais efficace. Qu'en dis-tu ?

- Bof... - Quoi, bof ?

Au meeting, tu devras être plus loquace.

Quel meeting ?

Comment ça ? Le 2 avril à Varèse.

Réveille-toi ! Clôture de la campagne électorale.

Je ne suis pas censé parler.

Les gens de la Ligue veulent connaître leur candidat.

Je dis quoi, putain ?

Point 1 : limiter

le pouvoir de taxation de l'État et des collectivités locales.

Point 2 :

inscrire l'entreprise dans la Constitution,

sous la tutelle des lois.

Point 3 : limiter

la présence de l'État dans l'économie.

Dottor Notte...

Bonjour. Posez ça là.

- Clara, n'est-ce pas ? - Oui, Clara.

Je me demandais...

Que dois-je marquer sur la porte ?

Pardonnez ma question,

mais je n'ai pas compris quelle était votre fonction ?

Faire du chiffre.

C'est quoi ?

Ça, c'est le passé.

L'annuaire des annonceurs par catégories

de 1980 à aujourd'hui.

Enzo Biagi. "L'Histoire de l'Italie en BD".

Dottor Dell'Utri trouvait ça amusant.

Et ça, c'est quoi ?

Le présent.

La grille des programmes de la saison 91/92

et toutes les revues du groupe.

Et ça, c'est le futur.

Vous faites comme United Fruit.

En temps de crise, on appelle un publicitaire.

Plus ou moins.

On doit continuer à vendre les bananes, non ?

J'ai quelques idées pour la grille des programmes.

Vous votez quoi ?

Je ne vote pas. La politique ne m'intéresse pas.

Beaucoup de gens, comme vous,

ne se sentent pas représentés.

Pourquoi ?

L'offre ne satisfait pas la demande.

C'est votre point de vue ?

Vous connaissez Séguéla,

le publicitaire qui a conçu la campagne de Mitterrand ?

Il a traité les politiciens comme des produits, de la lessive.

Voilà mon point de vue.

Allez à Rome avec Lodato,

pour sonder le terrain

et vous faire une idée de qui

sera la lessive de demain.

Je devais m'occuper d'affaires.

En Italie, pas de business sans politique.

Si ceux qui commandent sont des faibles,

voyons qui commandera demain.

Dans une semaine, on vote. Tout sera clair.

Quand j'étais jeune, à Palerme, j'étais président

d'une équipe de foot, Bacigalupo, qui cherchait un entraîneur.

J'ai pris ce bohémien inconnu,

qui fuyait les communistes.

Zeman.

Aujourd'hui, l'équipe de Foggia cartonne.

Son schéma tactique 4-3-3 est révolutionnaire.

À bon entendeur...

Maman ne se sentait pas ridicule ?

Ça suffit.

C'est la vie.

Je présenterai Domenica in.

C'est vrai ?

À 99 %. Je dois aller à Rome pour faire un essai.

Pistonnée par Mainaghi ?

Non ! Tu crois que je ne sais pas me démerder seule !

Excuse-moi.

Je suis ravie pour toi.

Avec ce qui se passe, Mainaghi...

Quoi, Mainaghi ?

Chiesa était son ami, ils collaboraient, non ?

Tu l'as laissée sur la table,

pour que je la trouve.

Tu fais le psy, maintenant ? Je te voyais faire autre chose.

C'était quoi, déjà ? Ah, oui, le dauphin.

Au moins, je fais quelque chose.

S'ils te chopent, tu nous foutras la honte.

Tu fumes, tu sniffes, tu fais quoi avec ça ?

Je ne me shoote pas, si tu veux le savoir.

Moi aussi, j'y ai goûté, dans le temps.

Au Népal.

Que dire ?

Tu ne m'écouterais pas.

Tu es comme moi.

Je ne suis pas là, laissez un message.

Luca... allez, décroche.

J'ai le bourdon, peut-être parce qu'on est

dimanche.

Pour moi, le dimanche est un jour idiot.

Ça me rappelle mon réveil à l'hôpital.

La veille, personne n'avait vu que j'allais mal.

Mon frère était sorti.

Mes parents étaient au théâtre.

Non, à vrai dire, tu sais ce qu'avait fait papa ?

Il est revenu

et m'a dit :

"Pourquoi tu ne sors pas ? Va t'amuser."

Et il m'a donné 100 000 lires.

Tu sais ce que j'ai fait ?

Je me suis ouvert les veines.

C'est le domestique qui m'a sauvée.

De toute façon, l'autre soir,

c'est bizarre, je sais,

mais j'ai senti que sans me connaître,

tu savais un tas de choses sur moi.

Toi, tu l'aurais remarqué.

Tu dois venir à l'école, il y a la semaine des parents.

Tu es le seul qui n'es pas venu.

On doit aller à Bologne. Je te ramène chez ta mère.

Pourquoi ?

Ta mère te veut auprès d'elle.

Et pas toi ?

Je dois m'absenter.

Emmène-moi avec toi.

Je ne peux pas, je travaille.

Ça consiste en quoi, exactement ?

Pardon.

Pardon, vous votez pour qui ?

- Moana. - Pourquoi ?

Je l'aime.

Mon travail, c'est comprendre ce que font les gens et pourquoi.

On te paie pour ça ?

Limiter le pouvoir

de taxation de l'État et des collectivités locales,

en identifiant dans la Constitution...

Quoi ?

Je fais ce que je veux chez moi. Tant que t'es là...

Ça va, j'ai compris, je vais me tirer.

J'aurai une baraque 4 fois plus grande.

Pourquoi tu ris ?

T'es pas une flèche,

mais croire qu'on puisse voter pour toi...

Tu n'y crois pas, hein ? Et si j'étais élu député ?

Tu feras tout foirer, comme d'hab.

Je déteste cette ville.

Moi aussi.

Où est Viola ?

Dans la voiture. Je ne veux pas qu'elle entende.

Quoi ?

J'ai dit que tu voulais la récupérer.

J'aurais dû dire quoi ?

La vérité. Tu ne veux pas d'elle.

Elle se fait des idées sur toi.

Elle ne me connaît pas.

Elle pense que tu es fantastique.

Marina, c'est ta fille.

Ça ne me regarde pas. On a passé un accord.

Dommage. Sa présence t'aurait fait du bien.

Tu en veux ?

Merci, jamais de boisson orange.

Comme mon frère.

Maintenant, il a un cancer.

Où est-il ?

À côté.

Tu détestais ton frère. Tu l'appelais "flic de merde".

Les gens changent.

Il suffit de te regarder.

Ça te choque de me voir comme ça ?

Oui.

J'ai toujours eu peur de toi.

Et pour cause !

Rassure-toi.

J'emporterai ton secret dans la tombe.

Tu seras libre.

Pourquoi avez-vous décidé de parler ?

Vous avez dénoncé des politiques ?

Les gens veulent savoir !

Fenati, c'est une table !

Pas une œuvre d'art !

Il est insupportable, aujourd'hui.

Et voilà !

Doucement !

Chaud devant !

Que se passe-t-il ?

Di Pietro se la joue Mélodie du bonheur,

comme Julie Andrews.

T'as quoi à l'œil ?

Une divergence entre mâles adultes.

Tous ensemble ?

Ils se connaissent tous. Certains ont le même avocat.

Je ne veux pas qu'ils accordent leurs violons.

Messieurs, je vous ai préparé les questions.

Tenez-vous-en au scénario. Fenati, distribue-les.

Bon...

Messieurs, soyez prêts dans quelques minutes.

Pastore...

On échange contre 50 000 ?

Je t'ai déjà filé 50 000.

Mainaghi ne vaut pas 100 000 ?

Tu me prends pour Crésus ?

Je sais que tu y tiens.

La corruption n'est pas un délit ?

Vous découvrez l'Amérique.

Je fais mon boulot.

Si l'économie ne tourne pas,

qui paiera votre salaire ?

J'ignorais que l'appel d'offres était téléguidé.

Pourquoi Mario Chiesa vous a balancé ?

Il voulait me soutirer de l'argent.

Je lui ai dit niet, pour se venger, il m'a balancé.

Ah, l'appât du gain !

Vous connaissez Mario Chiesa ?

Qui ne le connaît pas ?

Je l'ai rencontré aux cérémonies officielles.

La dernière fois à une Fête de la Femme,

organisée par la section milanaise du PSI.

C'était très amusant, car tous les orateurs

étaient des hommes. Craxi, Pillitteri...

Ce sont vos amis.

Avoir des amis n'est pas un délit.

Non, mais truquer les appels d'offres, si.

On connaît le fonctionnement.

C'est un système bien rodé, automatique.

Aucune demande, aucune offre.

Il n'y a pas besoin.

C'est la théorie de votre patron.

Il l'appelle...

"Dation ambiante".

Vous construisez 3 pavillons. Comment avez-vous eu ce marché ?

Nos paramètres l'ont emporté.

- Pas de pots-de-vin ? - Non.

Mainaghi Bâtiment a versé, mensuellement,

5 % du budget de la commande.

Donc, des pots-de-vin.

Oui, c'est vrai.

Mais moi, je n'ai rien payé.

Les marchés publics

sont du ressort de l'administrateur Cosimo Corbi.

Vous ignorez tout ?

Corbi avait carte blanche, je lui faisais confiance.

- Où est-il ? - À l'étranger.

Il va rentrer pour clarifier la situation.

Je vois.

Par conséquent, Corbi écopera de 2 ou 3 ans.

À sa sortie : promotion et salaire double.

On a déjà essayé de me salir, mais j'en suis sorti blanchi.

Quelqu'un protège vos arrières.

Vous vous sentez intouchable.

Mais Craxi n'est pas...

Vous l'avez nommé !

Voilà où vous voulez en venir !

- Un problème ? - Aucun.

Va faire un tour, je m'en occupe.

Maître... Dottor Mainaghi...

Les interrogatoires se poursuivent.

Si la position de Michele Mainaghi est solide,

celle des autres entrepreneurs semble compromise.

Bonsoir. Un Negroni, s'il vous plaît.

T'excite pas, je viens pas pour toi.

Journée de merde ?

Ça t'est déjà arrivé de désirer une chose

et quand tu l'as, de tout foirer ?

Il y a un dicton :

"Dieu punit les hommes en réalisant leurs rêves".

On parle de l'enquête du siècle.

On est au bon endroit, au bon moment.

Donc, on me remplace !

Aux occasions perdues !

Aux occasions perdues...

Tu étais mon dernier espoir de trouver une source.

C'est moi qui offre.

Je dois y aller.

Dis-moi que tout ira bien.

Bien sûr.

Ils n'ont rien contre moi, je n'ai rien fait, rassure-toi.

C'est pas ça qui t'intéresse, tu penses à toi.

Il suffit que tu leur en mettes plein la vue au casting.

J'ai peur.

Tu as pris ton envol.

Dans les airs, il arrive

qu'un courant te propulse, sans effort.

Ce sont les courants ascendants.

Tu en bénéficies d'un drôlement puissant.

Je ne sais pas.

Je n'ai pas beaucoup de chance.

Moi si. Tant que je serai là, tu n'as rien à craindre.

Et s'il t'arrive malheur ?

Il ne m'arrivera pas malheur.

- Bortolotti est là ? - Il est à côté.

Bonjour.

Borto...

Je sais pas quoi dire à ce foutu meeting.

J'ai étudié, mais ça veut pas rentrer...

Les articles et tout le bazar.

T'aurais pu me dire que le héros de guerre

était juste un con, rapatrié à coups de pied au cul.

Vise-moi ça.

Ça a déclenché un tollé.

Les gens sont en pétard.

"C'est qui, ce bouffon ? Il n'est pas des nôtres.

"Pourquoi on a posé sa candidature ?"

Ça change quoi pour vous ?

C'est moi qui ai cassé la gueule aux Albanais, pas vrai ?

T'avais une chance,

tant que t'étais un héros pour les journaux.

Maintenant qu'ils t'ont grillé...

Grillé ? Je vais leur dire ce qui s'est passé en Irak.

Grillé... C'est tout sauf un déshonneur !

Laisse tomber, va.

Le mal est fait.

Quel mal ?

On te mettra en queue de liste.

Pourquoi ?

Allez, Bosco, prends la chose du bon côté.

Du coup, tu échapperas au meeting.

C'est ça, bourre-toi la gueule, comme un ado.

Pourquoi, t'as le monopole, toi ?

Je ne serai pas député.

T'es content ?

Que s'est-il passé ?

On m'a grillé.

Pourquoi je rate toujours tout ?

Pourquoi, bordel ?

Il faut empêcher la gauche d'accéder au pouvoir.

Tais-toi, ils sont parmi nous.

Il y a eu d'autres enquêtes.

La justice suivra son cours.

Que fait-on ici ?

On attend Martinazzoli.

Super, l'hôtel !

- Tu es arrivée ? - Ça va ?

Je me fais chier.

Alors, rejoins-moi.

J'arrive en courant.

Putain, Buio, c'est toi ?

Je dois te laisser.

Tu ne me reconnais pas ?

Beppe ? Putain, c'est Beppe !

La politique se fait dans ce genre d'endroits.

Tiens, laisse-moi faire un peu de propagande.

Parti démocrate de gauche !

Toi ? Joli bond pour un ex de Pouvoir Ouvrier !

Jolie photo.

Tu te souviens de la liqueur Coca Buton,

des nuits, via Marsili, des AG dans l'amphi 3...

Un beau jour, tu as disparu de Bologne.

J'ai changé de vie.

Je vois. Joli costume, combien il t'a coûté ?

Expropriation prolétarienne chez Armani.

Que fais-tu ici ?

Je suis avec lui.

On me l'a présenté. C'est un démocrate-chrétien ?

T'es porteur de serviette d'un démocrate-chrétien !

C'est plus compliqué que ça.

Je suis consultant chez Publitalia.

Berlusconi ?

L'imagination au pouvoir, arrête !

Flaiano disait :

"Celui qui renonce au rêve, se masturbe avec la réalité".

Allons, ne te vexe pas.

On s'est embourgeoisés, tous les deux.

Fais pas chier !

Toi, tu t'es embourgeoisé.

Vous avez lu l'agenda de demain ? On rencontre

les représentants patronaux.

Moi, je rentre à Milan.

Merde, ma cheville !

Je t'emmène aux urgences ?

Je peux pas aller au casting avec une cheville foulée !

Si tu peux la bouger, ça va.

Bon...

Je pourrai danser, docteur ?

Vous voulez mon diagnostic ?

Auto-sabotage.

Tu connais ton objectif, tu sais qu'il sera gratifiant,

et tu fais tout pour le rater.

Moi, rater Domenica in ? Tu plaisantes ?

Ton inconscient a peur.

Pour lui, le changement est un danger.

De toute façon,

je n'ai pas d'inconscient.

J'ai compris pourquoi vous vous êtes fait muter...

Luca...

Olivieri...

Qui es-tu ?

Je fais partie des gentils.

Police.

Qu'est-ce qui le prouve ?

La confiance règne !

Vous questionnez vos clients pour porter leur fric en Suisse ?

Je veux mon avocat.

À cette heure-ci, il doit dormir.

Ici, il y a assez de preuves pour vous coffrer 5 ou 6 ans.

Comment ça ?

Mais il n'y a pas ce que je cherche.

Mainaghi.

Je ne le connais pas.

- Tu ne le connais pas ? - Non.

Que fait ton nom dans ses papiers ?

Bouge pas !

Merde !

Ça commence mal !

Fais ce que je dis ou ça va barder.

Compris ?

Viola !

Au revoir.

Vous êtes le père de Viola.

Je connais les parents, j'ai procédé par élimination.

Enchantée, Matilde.

Enchanté.

Viola est là ?

Oui, la 8e est là-bas.

La 8e ?

C'est l'équivalent de la 4e.

Pour les gens de la télé,

le spectateur est un élève de 4e,

le cancre du fond de la classe.

Nous n'aimons pas la télévision.

Bonjour.

Berlusconi envoie ses filles ici, non ?

Vous devriez faire une chose avant d'entrer.

Nous croyons que la contrainte du pied

ne fait pas du bien à l'énergie du corps.

Que dites-vous de celles-là ?

Les enfants !

Bonjour !

Bonjour.

On va empiéter sur la leçon de géographie.

Alors ? C'est quoi, cette histoire ?

Je n'y retournerai pas.

Comment es-tu entrée chez moi ?

J'ai le double des clés.

Dottor Notte, vous devriez vous adresser à toute la classe.

Non, je suis venu uniquement pour parler avec Viola.

Profitons-en, c'est la semaine des parents.

On en reparlera.

Venez au tableau noir, je vous prie.

Expliquez-moi, je n'ai pas fait mes devoirs.

Mais vous ne croyez pas aux devoirs, non ?

Chaque parent a appris aux élèves

une activité manuelle.

Le père de Lisa, comment on cultive un potager.

Le père de Filippo, comment on fabrique une table.

Une table ?

Vous avez du papier ?

- Bien sûr. - Bien.

Je vais vous apprendre à faire une étude de marché.

On coche des cases avec un crayon.

Nous croyons aux crayons, non ?

Merci.

Bon, chacun va écrire

ses 10 personnalités préférées.

Sport, culture,

spectacle, politique.

Ce que vous voulez.

Faites passer.

C'est anonyme, vous ne devez impressionner personne,

juste être sincères.

C'est clair ?

Bien.

Moi, je vais fumer, on se revoit tout à l'heure.

Par là.

Mesdames et messieurs, bon dimanche...

Pardon, je la refais.

Mmes et MM, bon dimanche, bienvenue au studio 5.

Je suis Veronica Castello et je passerai,

le dimanche après-midi,

avec vous sur Rai Uno.

Profil droit.

Profil gauche.

C'est bon.

Je peux la refaire.

Non, ça va. Et merci d'être venue.

- C'est tout ? - Oui.

Je ne danse pas ?

Si tu y tiens.

Je ne peux pas.

Alors, c'est réglé.

Je me suis tordu la cheville.

Mais il y a tant de choses que je fais mieux que danser.

Pourtant, je danse très bien.

C'est inutile.

On t'a déjà engagée.

T'as déjà baisé avec le mec qu'il faut.

Un combat pour la liberté de l'homme !

C'est ça que fait

la Ligue du Nord !

Je veux vous montrer

les visages de nos représentants !

- Que fais-tu ici ? - Je veux parler.

- Impossible. - Je suis candidat ou pas ?

Oui ou non ? Personne ne me connaît.

Si je veux des votes, c'est ce soir ou jamais !

Tu ne peux pas parler.

- T'as fait assez de bordel. - Quel bordel ?

- Sois raisonnable. - Quel bordel ?

- C'est à moi de parler. - Qu'est-ce que je fous ici ?

- Tais-toi, merde ! - Pourquoi vous m'avez appelé ?

Je suis Pietro Bosco. Je parle où ?

Ici, c'est pareil.

Vous m'entendez ?

Je ne sais pas ce qu'il va dire.

Premier point...

Vas-y, parle !

J'ai rien à dire.

J'ai rien à dire.

Toute ma vie, on m'a dit que j'avais rien à dire.

Que je devais la fermer, que je ne valais pas un clou.

Et puis tu découvres

que ceux qui te disent que tu ne vaux pas un clou,

c'est les mêmes qui nous mènent à la ruine,

qui ont mis le pays à genoux,

qui ont tout flingué, putain !

On prend plus d'ordres de personne !

On se fera plus marcher sur la gueule, putain !

À nous de jouer ! À ceux qui ne valent pas un clou !

On va s'approprier à nouveau ce pays, putain !

On va tous les renvoyer chez eux !

Rentrez chez vous, putain !

Cassez-vous, putain !

Votez pour Pietro Bosco !

Notre Batman !

Qui a gagné ?

Je ne veux pas rentrer.

Je veux rester avec toi. Je ne te dérangerai pas.

Tu as reconnu ma copie ?

Impossible, c'était anonyme.

Tu as triché.

J'avais dit des personnages publics.

Et le fait d'avoir moi-même constaté

qu'on ne considérait pas cette victoire uniquement

comme une victoire sportive, bien qu'exaltante,

mais qu'au contraire, on la considérait la victoire

d'un certain système de valeurs, d'une certaine philosophie.

Tout ça m'a réjoui,

car je suis le premier à y croire, à pratiquer cette philosophie

et à essayer d'enflammer les autres

dans ce sens.

Je crois que cette philosophie

est une chose simple à formuler.

Avant tout, je crois qu'il y a eu

l'ambition de se fixer des objectifs importants.

Cette victoire est le fruit d'une organisation

et d'un travail inlassable...

Pellegrini ?

Salut, c'est Leonardo Notte.

J'ai fait un sondage dans la classe de ma fille

et le résultat m'a surpris. Je voudrais élargir le panel.

Les 10 personnalités préférées.

Sport, culture, spectacle, société, tout confondu.

Cible : la tranche des 9-13 ans.

Bosco, t'es là ?

Alors ?

J'ai été élu ou pas ?

T'as pas encore compris ?

Tu as réussi, Pietro !

J'ai réussi, putain !

Alors ?

26, plus 5... Les Démocrates de gauche : 103.

74 de moins que le parti communiste.

Refondation communiste : 33...

On procède aux arrestations ?

34, moins 1... Les Verts : 16, plus 3.

Ligue du Nord : 56, plus 55. Divers Ligues : 9.

Liste Pannella : 7.

La Rete : 12 sièges.

Liste référendaire : aucun siège.

Divers partis : 5 sièges, moins 22 par rapport...

On a des preuves contre tous les entrepreneurs.

Sauf Mainaghi.

Regardez ce qu'on a reçu au Parquet.

Mainaghi a fait des virements sur Levissima et Fiuggi,

les comptes de Mario Chiesa.

D'où vient ce cadeau ?

Source anonyme.

Mainaghi a un ennemi de trop.

Vous voulez sabler le champagne ? Allez vérifier.

Une divergence entre mâles adultes ?

Bonjour, ici Di Pietro.

Tu m'en paies un autre ?

Qu'est-ce que tu sais ?

Rien, pourquoi ?

Je me moque de ta source, je veux savoir ce que tu sais.

Vous arrêtez 8 entrepreneurs, exact ?

On en arrête 9.

Il n'y a que toi qui le sais.

Réveille-toi !

T'es con ou quoi ? Qu'est-ce que tu fais ?

Je me tire. Je te casserai plus les couilles.

Je vais à Rome.

T'es content ?

T'es content, oui ou non ?

C'est moi qui t'ai grillé auprès des journaux.

J'ai déjà perdu un fils. Je ne voulais pas te perdre aussi.

C'est trop tard.

Bonsoir.

Je vous arrête pour corruption.

Emmenez-le.

Salut.

Papa ?

Salut.

Adaptation : Giacinto Pizzuti

Sous-titrage : Vdm

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