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H�pital militaire de Ravenside
On �tait amis !
J'ai trahi mon pays pour vous. Et pour quoi ?
Pour que vous me traitiez ainsi ?
Allez, allez !
DeLuca, que se passe-t-il ?
Ecoutez, cette chose qu'ils ont apport�e,
ne vous en approchez pas.
Les gens deviennent fous � son contact.
- Pr�venons le sergent Teller. - Pourquoi ?
C'est son projet, il sait ce qui se passe.
Cette fois, je vais r�agir.
Pas de b�tise.
Pauvre petit f�tu de paille.
C'est path�tique.
C'est bon !
Je me suis coup� avec le c�ble, t'as vu.
Bon sang, la m�me chose qu'en Floride.
ll manque une ampoule.
ll faut la trouver, car je compte bien tout d�truire.
Tuez-les tous.
Pas de quartier l
A toutes les unit�s, tuez-les tous.
Visez la t�te.
On ne bouge plus !
C'est quoi, tout �a ?
Unit� 6, o� en �tes-vous ?
On en a eu un pr�s du ravin.
Ramenez-moi cette ampoule.
Feu !
''Qu'est l'immortalit� sinon le besoin de ne pas �tre oubli� ?
''On parle de famille et d'amour quand il s'agit de procr�er,
''alors qu'on ne fait que perp�tuer l'esp�ce
''et offrir l'immortalit� � nos g�nes.
''On est si �go�stes qu'on esp�re que la g�n�ration suivante
''nous aimera et nous craindra assez
''pour ressentir le besoin de poursuivre notre �uvre.
''L'id�al patriarcal de la prog�niture infinie.''
Tu lis �a � Emma ?
Tu sais parler aux femmes, lsaac.
Elle a dit oui ?
Tu sors avec Emma ?
Je dis �a comme �a.
Fais pas attention � Jackie.
C'est de la jalousie.
Vous l'avez fait ?
- Alors ? - Non.
�a te regarde pas.
Tu sors dans une semaine.
Elle, dans 2 mois.
- Tu viendras la voir ? - Bien s�r.
Vous aussi.
Vous aussi, Donwynn.
Tu parles !
A ma sortie, ce sera hasta la vista , amigos .
Sans vouloir vous vexer,
pas question que je revienne ici.
J'aime bien le mercredi spaghettis.
T'es endoctrin�.
Les spaghettis, c'est pour faire oublier
que c'est le jour des traitements.
A ta sortie, je t'en ferai des vrais.
lsaac,
lis le passage sur les statues.
''La repr�sentation du visage, du buste ou du corps
''sous forme de statue est l'expression du triomphe.
''Avoir son apparence
''grav�e dans la pierre est une perp�tuation
''des d�tails physiques,
''et de ce fait, la preuve g�n�tique des liens familiaux.''
Je vais sculpter les seins de l'infirmi�re Barnett !
On a cours d'art plastique vendredi.
Pas besoin d'une statue pour se souvenir de ses lolos.
lls sont �ternels.
On nie la mort.
On s'invente des exutoires pour avancer.
Parce qu'il y a rien apr�s la mort. Pas vrai ?
J'en sais rien, moi.
Le proph�te a parl�.
- M'appelle pas comme �a. - On rab�che.
C'est �a, on rab�che.
La mort, c'est pas si grave.
C'est naturel. L'immortalit� lui �te tout son charme.
�a me barbe !
C'est �a, donne-nous du boulot !
C'est ma zone, Jackie.
C'est qu'un trognon de pomme, d'accord ?
- Qu'est-ce que t'as ? - Rien.
D�sol�, Jackie,
je viendrai te voir.
- Tu refais des cauchemars ? - L�chez-moi un peu,
vous voulez bien ?
Un tr�sor...
Tr�sor !
Y a que toi pour trouver �a.
- Et dedans ? - On s'en fiche.
C'est un tr�sor.
Je peux ?
Y a �crit quoi ?
Un nom et un num�ro.
DeLuca, Dale.
RMH 346441 .
- Ouvrez-le. - Je peux l'ouvrir ?
Le bouchon doit �tre rouill�.
On le nettoiera en rentrant. Garde-le.
On l'ouvrira ce soir.
Non !
ll va arriver un malheur.
Pourquoi ?
Je sais pas, je le sens.
Pour quelqu'un cens� dominer ses peurs surnaturelles,
t'arrives � nous faire flipper avec tes conneries.
ll ne le pensait pas. ll a du mal � g�rer ses �motions.
Je suis pas gu�ri.
Je devrais rester encore.
Emma ira tr�s bien.
Tu dois retrouver une vie normale.
Bonjour, Emma.
- Coucou, Emma. - Salut !
Salut, Emma.
- Patty. - Donwynn.
Ce soir ?
Ce soir.
Les filles, on avance.
On sent rien ?
Odeur bois�e.
Allez, les filles.
D�gagez !
C'est ma pause.
La pause est finie quand je le d�cide.
Emma,
- t'as pas une s�ance ? - Dans une demi-heure.
- Change de ton avec moi. - Code 1 2 dans le Quartier 2.
J'arrive.
Quel connard !
J'ai d'autres insultes qui me viennent.
Je vais �tre heureuse, quoi qu'il en co�te.
T'es s�re
de ce que tu fais ?
J'ai jamais �t� aussi s�re. C'est parfait.
Ce type sera libre dans une semaine. Tu trouves �a raisonnable ?
Patty, l'amour n'est pas raisonnable.
C'est s�rement qu'une passade.
Je suis sur un nuage.
Ch�rie, s'il te pla�t,
�pargne-nous ton baratin.
La ferme !
- L�che-moi. - Tu es d'une na�vet�
virginale.
Tout le monde sait bien
que tu baiserais n'importe qui !
Emma est pas comme �a. C'est toi, la pute.
Mais personne r�clame jamais
- tes services. - Je t'emmerde !
Moi m�me, j'en voudrais pas.
Elle croit qu'il reviendra la voir ?
lls le font jamais.
Pauvre Emma,
elle va s�rement retrouver l'aile des suicidaires.
En tout cas,
la semaine prochaine, on devra la consoler.
Si t'�tais son amie, tu ferais quelque chose.
Je me sens bien.
Mes id�es noires sont toujours l�,
mais comme j'y vois plus clair,
elles peuvent pas m'embarquer.
Bien.
Et le temps perdu ? �a te pr�occupe toujours ?
Non, je tiens le bon bout.
Et vous ?
Quoi ?
Vous avez pas eu quelques soucis avec vos hommes ?
Mes hommes ?
lsaac t'a parl� de moi.
Un petit peu !
�a va pas lui attirer des ennuis ?
C'est bien qu'il te raconte nos aventures.
On se prend la t�te pour rien. Les gar�ons sont comme �a.
Les filles aussi.
Quelqu'un te malm�ne ?
Rien ne t'oblige � parler.
C'est pas �a, c'est juste que �a n'a pas d'int�r�t.
Ah, les femmes.
Je suis gu�rie, hein ?
Tr�s bient�t.
lsaac sort vendredi.
Je le sais.
Ne garde pas tes sentiments pour toi.
Si tu veux me parler,
ou m�me � lsaac,
il faut le faire.
- Tu veux un caf� ? - Non, �a va. Merci, Ava.
�a va ?
�a irait mieux si Heller me l�chait un peu.
- Comment �a ? - T'es pas au courant ?
ll veut un rapport sur les loisirs de toute mon �quipe.
Comme le foot ou les d�ners ?
C'est notre temps libre, �a ne le regarde absolument pas.
�a reste un bon m�decin.
Non, toi, tu es un bon m�decin.
Tu tiens � tes patients.
Aucun autre m�decin ne dort dans la m�me aile que ses patients.
Pour Heller,
tout �a n'est qu'un projet. Tu es un projet, moi aussi.
Les patients aussi.
Cet homme n'a pas de c�ur.
Mince, j'ai oubli� lsaac ! Tu peux me rendre un service ?
Va me chercher les ordonnances, je dois modifier
les dosages.
Jackie aura peut-�tre besoin
de somnif�res, mais ce n'est pas oblig�.
- Compris. - Ava, sache que toi,
tu as du c�ur.
Que ferais-je sans toi ?
Qu'avez-vous fait � mon ami Geng Pan ?
ll est so�l !
ll a le cerveau encore plus attaqu� qu'avant l
Esp�ces d'idiotes, vous avez tout g�ch� !
Et pour quoi ?
Vous allez mourir.
Moins fort.
Sam !
C'est le meilleur moment.
- Deux secondes. - D�p�che !
Appuie sur pause.
Je peux pas, �a tuerait le suspense.
- Faudrait grandir un peu. - Jamais.
On peut pas �tre tranquille ici !
Frankenhos.
Frankenhos.
Frankenhos...
Bande d'abrutis.
Encore un navet.
- Quoi ? - Vous avez des sales t�tes.
Vous avez trouv� un truc que je puisse vendre ?
Non.
Qu'est-ce qui va pas ?
Et si apr�s ta sortie,
tu revenais pas ?
Je viendrai tous les jours.
Je veux qu'on reste ensemble. Pour toujours.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tu y r�fl�chiras ?
Oui.
Promis ?
Oui ! Je t'aime, lsaac.
T'es vraiment qu'une idiote !
lsaac et Emma
vont coucher ensemble.
C'est interdit, faites votre boulot !
- O� �a ? - Dans la salle des visites.
Arr�tez-les, il va lui faire du mal.
On a une urgence, salle des visites.
On y va !
Retourne te coucher.
J'arrive.
On continuera cette conversation plus tard.
O� est Jackie ?
Aux toilettes.
ll est constip�.
Frankenhos !
A demain.
A demain.
Vous pensiez vous en tirer ?
L�che lsaac imm�diatement.
Je vous avais pas vu.
Tout va bien ?
- Oui. - �a va pas ?
Le r�glement interdit
- les rapports sexuels. - Et alors ?
C'�tait une visite sous surveillance.
Sous surveillance ?
Je vais raccompagner lsaac. Occupez-vous d'Emma.
Tr�s bien.
Allez, Emma, on y va.
On y va, j'ai dit !
Qu'est-ce que tu as fait, cette fois ?
J'ai rien fait, allez plut�t voir l'autre folle.
A plus tard.
Tu vas finir en cellule d'isolement.
Je voulais aider.
Marshall, on peut raccompagner lsaac jusqu'� son quartier ?
J'ai peur pour lui.
Moi aussi, figure-toi. Surtout apr�s ta visite chez le gyn�co.
ll est dangereux pour toi. Je vais t'aider !
Venez m'aider. Emma s'est tir�e !
L�chez-moi !
L�chez-moi ! Emma !
Posez pas de questions, je dirai rien.
Donwynn, le thermos vert. N'oubliez pas.
C'est vrai, on va regarder �a.
ll a disparu.
ll a disparu. ll �tait l� !
O� est Jackie ?
- ll est aux toilettes. - ll faut pas qu'il l'ouvre.
Jackie, tout va bien ?
- J'en ai pour une minute. - Ecoute.
Sam ne trouve plus son thermos.
Tu l'as vu ? Le vert qu'il a trouv� aujourd'hui.
Je me disais que si tu �tais tomb� dessus par hasard,
tu ne l'ouvrirais pas...
Quelle couleur, d�j� ?
ll doit pas l'ouvrir !
lsaac !
Qu'est-ce que c'est que �a, Donwynn ?
- Je l'ignore. - C'est quoi ?
Et cette odeur ?
- Quelle odeur ? - On dirait ma nourriture.
Pourquoi t'as fait �a ?
ll est pas cass�. Lave-le et on y verra que du feu.
J'ai l'impression que tu es en danger.
Qu'est-ce qui se passe, lsaac ?
Rien. T'aurais pas d� venir ici.
Trop tard, je suis l�.
Justement. lls devraient pas �tre l�.
Qu'est-ce que vous fabriquez, Dr Donwynn ?
Marshall, ramenez-les dans leurs quartiers.
Dr Donwynn, dans mon bureau.
- Tout de suite. - Dr Heller...
Je t'emprunte l'ampoule.
Allez-y, je pr�f�re le thermos.
Dr Donwynn, je n'appr�cie pas
particuli�rement vos m�thodes,
mais je dois admettre que certains patients ont fait des progr�s.
Bien que je ne pense pas que la fin
justifie les moyens.
lls r�organisent leur pens�e,
identifient les probl�mes et les r�solvent eux-m�mes.
Pour �a, vous les mettez en danger ?
C'est un risque calcul�, vous les envoyez bien nettoyer le ravin.
L'activit� physique favorise le bien-�tre.
Pourquoi les laisser enfreindre le r�glement ?
Justement, ils n'en font rien.
lls ont le choix et prennent les bonnes d�cisions.
M�me le plus rapide des cerfs se fera �craser
s'il traverse la route trop souvent.
Vous les sous-estimez.
Et peut-�tre que vous les surestimez.
Vous avez laiss� la salle des visites
� la disposition de votre patient.
Emma va subir un examen m�dical demain.
Et je veux voir lsaac.
ll n'a rien fait de mal.
La science nous le dira.
Bonne nuit.
Extinction des lumi�res.
Extinction des feux.
Ravenside !
D�sol�e, je voulais te dire que tout est revenu � la normale.
Si la normalit� existe.
Emma va bien ?
�a va. Elle tousse un peu, rien de grave.
Je vais faire mon fameux r�ti samedi.
Tu disais ?
Un vin rouge serait le bienvenu.
- Samedi ? - Californien, de pr�f�rence.
19h. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Bonjour. Je m'appelle Donwynn.
Je travaille � l'h�pital Ravenside.
J'ai trouv� un objet �trange
avec une inscription similaire.
C'est une sorte d'ampoule
longue de 15 centim�tres et large d'un centim�tre.
Avez-vous d�j� vu un objet pareil ?
Elle m'a invit� � d�ner ?
ll y a quatre jours
ll se d�bat comme un diable !
ll fait une crise.
ll faut l'enfermer.
- On l'attache ? - lnutile.
C'est vous qui d�cidez, doc.
Jackie...
- Tu p�les. - Vous aussi.
Mes yeux...
C'est d�gueu.
Cool !
ll se passe quoi ?
Je ne sais pas.
�a ressemble � une r�action allergique.
Comme si on nous avait inocul� du venin de serpent.
Pourquoi du venin de serpent ?
A cause de la peau. On mue comme des serpents.
C'est pas beau � voir.
Je vais me changer. Bon sang !
Je veux pas rater le petit-d�jeuner.
- J'ai pas faim. - Parle pour toi, petit.
Vous savez de quoi j'ai envie ?
De saucisses bien grasses.
Je vais voir Emma. Elle doit avoir la m�me chose.
�a doit �tre � cause de l'ampoule d'hier.
Elle doit �tre � l'infirmerie et le Dr Heller t'attend.
Pour ta sortie.
- Elle a d�j� eu sa visite m�dicale. - J'y suis pour rien.
Tu sais que je te fais confiance. T'inqui�te pas.
Donwynn...
Ecoute, je suis d�cid� � vous aider.
Va t'habiller.
Emma, je vais te laisser quelques instants.
Essaie de te d�tendre, respire profond�ment.
J'en ai pour une minute.
Bonjour.
Vous avez fait vite.
Qui a �t� sage ?
Pas Emma, en tout cas.
Vilaine fille.
Que faites-vous ? Sortez.
Les examens ne mentent pas. Quand le m�decin les aura,
ton petit copain et toi allez avoir droit � un mois d'isolement.
Sans parler de tous les papiers qu'il faudra remplir pour l'adoption.
Tu pensais pas que tu allais le garder.
- On n'a rien fait de mal. - Peut-�tre.
Peut-�tre que si tu es sage, je peux t'aider
� te d�barrasser des r�sultats.
Personne ne verra rien, tu sors dans 2 mois.
Alors, Emma.
Que penses-tu de ma proposition ?
... cette information. Attendez...
Me touchez pas !
Que se passe-t-il ?
- J'ai besoin d'un m�decin. - C'est pas vrai !
C'est dr�le.
J'ai toujours faim.
Que se passe-t-il, docteur ?
ll y a 2 jours,
mon h�pital �tait un havre de paix.
Aujourd'hui, c'est la crise ! Que se passe-t-il au Quartier 1 ?
Que voulez-vous dire ?
Lisez �a.
Voil� le r�sultat
quand on sous-estime ses patients !
Elle est enceinte ?
Vous �tes responsable de tous mes patients.
Pas une poign�e de privil�gi�s. Si vous cessiez de jouer
les entremetteurs, vous verriez qu'ils ont besoin
d'ordre et de discipline.
Je ne peux valider
- la sortie d'lsaac. - Dr Heller.
Tout cela est ma faute.
Je les ai peut-�tre encourag�s...
Non, je sais que je les ai encourag�s � vivre cette relation.
Donc, vous m'avez menti.
Oui.
En effet, docteur.
lls vont se marier.
Un tort n'en efface pas un autre.
A quoi ressemblera leur vie
si on les laisse sortir persuad�s qu'ils sont gu�ris ?
Votre projet d'unir une suicidaire
et un n�crophobe
est fascinant sur le papier.
lls devraient se neutraliser.
- N'est-ce pas ? - Ce n'est pas un projet.
Je vais m'occuper d'eux, d�sormais.
lsaac n'a plus le droit de quitter son quartier.
Emma restera en isolement
- jusqu'a l'arriv�e des r�sultats. - Vous �tes trop s�v�re.
Pas aussi s�v�re
que je vais l'�tre avec vous.
Je vous ai laiss� le temps d'explorer vos id�es.
On va revenir aux m�thodes �prouv�es.
Vous retournerez dans vos quartiers demain.
Vous �tiez au ravin, hier ?
Comme tous les mardis.
Vous �tes p�le. Vous avez attrap� froid ?
Un l�ger rhume, peut-�tre.
Qu'en est-il de vos patients ?
Malades aussi ?
Non, ils se sentent mieux.
Une crise d'�pilepsie coupl�e avec une varicelle,
deux intoxications d'origine virale,
desquamation,
varices sur le visage...
O� �tiez-vous, exactement ?
La zone qui est pr�s du puits.
- Le ravin DeLuca. - DeLuca ?
- J'ignorais ce surnom. - Peut-�tre
que vous devriez tous rester dans vos quartiers
jusqu'� votre gu�rison.
J'aimerais �viter une contamination g�n�rale.
Et docteur,
j'aimerais que vous portiez votre blouse, d�sormais.
A vos ordres, docteur.
Je me sens bizarre.
Moi aussi.
Je suis toujours jolie ?
Monstrueusement jolie.
Tu sais ce que je crois ?
On est en train de muter.
Pourquoi ?
Regarde.
Je ne saigne pas !
Regarde ton bras.
On se transforme.
En papillons.
- Dans ta chambre. - J'ai l'autorisation...
Tes privil�ges ont �t� r�voqu�s.
Sans yeux pour voir et sans oreilles pour entendre.
Pile � l'endroit o� elle �tait cens�e �tre.
- Oui ? - Le g�n�ral Teller.
Un instant.
D�sol�e, monsieur, il a d� raccrocher.
ldentifiez l'origine de l'appel.
S�curit� nationale
Par ici, docteur. Occupez-vous de lui.
Allez, Sam.
- J'ai eu une crise. - Je sais.
- Je vais mieux, maintenant. - Je sais.
L�ve-toi.
Ferme la porte.
Les calmants marchent pas.
- ll nous reconna�t pas. - ll perd sa peau.
Personne ne doit entrer ou sortir de ce b�timent.
On est en quarantaine.
Ne laissez passer
personne d'autre que moi.
Les armes sont autoris�es.
Si un patient du Quartier 1 essaie de vous attaquer,
tirez.
Chargez vos armes.
Et visez la t�te.
C'est faux, c'est jamais arriv�.
Ce n'est pas honteux.
C'est une bonne chose, mais interdite ici.
Je le sais bien, et elle aussi. On ne trahirait pas votre confiance.
Le test est peut-�tre faux.
C'est forc�ment �a.
''En contr�lant
''sa femme, le pater familias assurait la survie de sa lign�e.
''ll pouvait utiliser la cajolerie ou la douceur,
''mais souvent, il la violentait.
''La fid�lit� de la femme garantissait l'immortalit�
''du patrimoine g�n�tique familial.
''Selon des �tudes, il existe
''un code ADN qui relie tous les membres d'une m�me lign�e.
''L'ADN mitochondrial, le code g�n�tique de la m�re.
''L'ironie veut que l'homme n'ait pas d'�quivalent. ''
Y avait que des nanas sur cette plan�te.
Pas un mec.
Le paradis
- pour les astronautes. - Travel to Mars !
''Les scientifiques
''pensent que ce code remonte � la femme originelle,
''qu'ils appellent Eve.''
C'est mon tour. Elle faisait 50 pieds...
- L'Attaque de la femme de 50 pieds . - Tu triches !
D�trompe-toi. Tu vas devoir trouver mieux que �a.
Vous vous sentez comment ?
En grande forme. Et toi ?
Bizarre.
Une bonne nuit de sommeil et ce sera oubli�.
Je ne suis pas fatigu� du tout.
Je suis d�sol� pour hier soir.
J'ai voulu prouver que c'�tait pas dangereux
d'ouvrir le thermos.
Apparemment, je me suis tromp�. N'est-ce pas ?
Je l'aurais ouvert aussi.
On est tr�s malades ?
Je l'ignore.
On va sortir quand ? Je veux voir mes tomates.
Dans quelques jours.
Que font les autres ?
Les m�mes conneries que d'habitude.
Boris et Sam
font leurs jeux idiots.
lsaac lit son bouquin.
Ecoute, Jackie...
ll va y avoir des changements, cette semaine.
Je veux le box d'lsaac apr�s sa sortie.
Quoi qu'il arrive, n'oublie jamais que je suis
- de votre c�t�. - Si vous le dites.
Tu veux bien me laisser une seconde ?
Bonjour, Donwynn. Je suis Jerry.
Si votre ampoule ressemble � �a, ne l'ouvrez pas.
Je r�p�te .: ne l'ouvrez pas.
L'une d'elles a disparu en 1 968.
Selon ma source, elle contient un agent infectieux
qui affecte l'ADN avec des effets inconnus.
Apparemment,
les personnes expos�es sont �limin�es
par le gouvernement.
Tenez le coup. Je serai � Ravenside demain.
Ne parlez � personne de l'ampoule.
Au revoir.
Evidemment, �a va de mieux en mieux...
Ce soir,
on dort.
Ce soir, on dort.
ll y a trois jours
Je suis gu�ri, j'ai pas besoin de �a.
Viens avec moi, petit. Allez.
Salut, ma puce. �a doit �tre dur sans ton amie.
M'appelle pas comme �a.
Certaines filles sont comme �a, ma puce.
Elles pensent avec leur chatte.
Merci.
Les issues sont bloqu�es.
Heller a arm� le personnel.
- Arm� ? - Personne ne doit sortir d'ici.
L'immeuble est boucl�. J'ai vu Marshall hier soir.
ll est m�connaissable. ll a les muscles
et les nerfs apparents.
La morsure s'est infect�e. C'est la salive d'Emma.
Vous avez pas bonne mine non plus.
C'est cool, son isolement.
M'approche pas, salope.
C'est assez courant.
Pour la morsure. La bouche est un nid de bact�ries.
�a m�rite une quarantaine ?
C'est pour �viter une contamination g�n�rale.
Sois prudente, Ava, et ne t'approche pas de Marshall.
Du cabernet, �a te va ?
Je pr�f�re le beaujolais.
Accepte que tu seras jamais gu�rie comme Emma
et �a ira mieux.
S'il te pla�t, ma puce.
Tu l'int�resses pas.
Elle aime pas les crapauds comme toi.
Mesdames, �a suffit.
Quoi ? Pas d'isolement ?
Va-t'en.
Encore un mercredi sans accroc.
Mesdames !
Esp�ce de salope !
Je te d�teste !
La r�cr� est finie.
Faut agir avant qu'elle ait des soup�ons.
lls sont arm�s.
Quoi ?
Je suis m�decin, apr�s tout.
- Et pour mes... - Plus tard, tes tomates.
D�tendez-vous, je reviens dans un instant.
Allez voir Emma.
S'il vous pla�t.
Sam...
Garde-la en s�curit�.
- Maxine, que se passe-t-il ? - Comme d'habitude.
- Que vous est-il arriv� ? - Salut, Pete.
Je suis propre ?
Mort.
Mort.
C'est rien, Pete, tout va bien.
Faites venir la s�curit�.
Bien re�u.
Dr Heller, on a une urgence. Peut-on administrer des s�datifs ?
Autorisation accord�e.
Bien re�u.
On a le feu vert.
- La zone est boucl�e. - J'ai une patiente � voir.
�a peut attendre.
- Stop ! - Je dois voir mon amie Emma.
Retournez dans votre chambre.
Elle a besoin de moi, c'est mon amie.
J'ai ordre de tirer. Regagnez votre chambre.
Vous comprenez pas ! Elle a besoin de moi.
- lls vont nous br�ler. - La ferme, j'essaie de penser.
- Une premi�re. - ''lls tuent les infect�s''.
lt Came from Planet V , 1956.
Des aliens. C'est peut-�tre �a.
- On est en mutation. - C'est un euph�misme.
On mange pas.
- Dort pas. - Saigne pas.
Dort pas.
- Nouveaux ongles. - Nouvelle peau.
On souffre ensemble.
On pense ensemble.
Tu nous apprends rien, l�.
J'ai pas eu mes m�dicaments, Gregory.
Me provoque pas.
Prends mon argent.
J'en ai assez de tes manigances et de tes jeux idiots.
C'est toi, le fou. Pas moi.
Je suis ici
� cause de mon irritabilit�, fais gaffe.
Je suis pas fou, j'ai jamais bless� personne.
Arr�tez �a, sinon ils vont pas nous rater.
- Trop dr�le. - On a compris ton message.
- Tirons-nous. - Donwynn veut pas qu'on bouge.
M�me si �a para�t dingue, Sam a raison.
D�s qu'ils nous auront trouv�s, on sera des cobayes.
Donwynn nous prot�gera pas, cette fois.
On a une urgence dans la salle de m�dication.
Equipe de s�curit� 1 , on arrive.
Que vais-je faire, Marshall ?
Je risque tout ici, pour observer votre �volution.
J'imagine
que l'infection varie
selon chaque individu contamin�.
Vous devez �tre arriv� au bout du spectre v�g�tatif.
Emma !
Vous gu�rir ou ne pas vous gu�rir, Marshall...
lmaginez le pouvoir de cette petite cl�.
Dois-je l'utiliser ? Votre �tat est trop avanc�.
Je crains
que ce soit fini pour vous. Je vais vous envoyer au cr�matorium.
Je dois voir lsaac !
C'est un monstre.
Emma !
Allons-nous-en.
Tu �tais ma meilleure amie !
''Dans la poursuite de l'immortalit�,
''on a souvent ignor� la mort elle-m�me.
''On oublie trop vite une belle naissance
''par rapport � une mort tragique,
''une s�paration �mouvante, un coup du destin,
''une s�rie de co�ncidences.
''Un dernier baiser.
''Un c�ur bris�.
''Le fait d'�tre oubli� ou pas
''d�pend peut-�tre de la fa�on dont on meurt. ''
lsaac, tu n'es pas mort. On t'entend.
Je ne sens plus rien.
Je sens plus rien du tout.
Dr Heller, r�pondez.
C'est quoi, ce truc, sur la vitre ?
On doit pas ouvrir cette porte, quoi qu'il arrive.
Y a personne � l'int�rieur.
Bonjour, je suis Jerry. Je cherche Donwynn.
ll arrive. Excusez-nous.
Attends-moi ici.
Dans tes r�ves, salope. Je vais filer d'ici en vitesse.
Pas avec tous ces m�dicaments.
J'ai la m�me marque.
J'ai jamais vu �a.
- Pourtant, t'en as vu. - Oui,
- mais rien de pareil. - Tu devrais �tre mort.
Vous �tes comme moi.
Regarde ta poitrine.
C'est incroyable !
Mieux que Resurrector !
La version de 1962.
- On peut pas nous tuer. - Tu d�lires !
- On est morts, tu piges pas ? - Arr�te tes conneries !
T'as d�bit� assez de conneries comme �a avec ton bouquin !
Vous �tes morts, d'un point de vue humain.
Vous avez ouvert l'ampoule.
Elle contient un virus recombinant.
ll prend votre ADN, le d�construit et le reforme.
Cette substance
peut faire de vous des surhommes ou des monstres.
On a fini notre reconstruction ?
Pas vraiment.
Elle se fait en fonction du m�tabolisme de chacun.
Vous n'en �tes qu'� un �tat larvaire.
Vous n'imaginez pas...
C'est le d�but d'une contamination massive, une �pid�mie.
- C'est-�-dire ? - L�che-le !
- Si on est contagieux ? - Je l'aime pas.
Vous l'�tes, vous �tes tr�s contagieux.
La caverne d'Ali Baba !
Merde !
C'est pas vrai !
lci, la zone est boucl�e.
- On pr�vient la police ? - Je suis pour.
Pour un patient d�traqu� ? C'est notre boulot.
Restez vigilants, on y va !
Tu pues la merde !
Ecoutez-moi bien.
Vous devez rejoindre vos quartiers.
Et surtout, ne sortez pas.
Allez-y, maintenant !
Oui, DeLuca. �a a appartenu � mon p�re.
Son corps n'a jamais �t� retrouv�.
ll aurait provoqu� l'incendie du laboratoire.
C'est faux. Mon p�re �tait un homme bien.
Cet endroit appartenait � l'arm�e.
Elle y poursuivait des exp�riences.
Tout a commenc�
dans une autre base. Un avion sovi�tique
s'est crash� dans le d�sert.
Les d�bris ont �t� transport�s dans une base voisine.
Seul le pilote,
un certain Rubinsky, a surv�cu.
C'est l� qu'ils ont trouv� ces ampoules.
lls ont interrog� Rubinsky,
mais il semblait ignorer d'o� elles provenaient.
Non, non, non, non.
Pas sovi�tiques. Fabrication am�ricaine.
Fabrication am�ricaine !
Vous comprenez pas ?
L'ampoule s'est ouverte et il a �t� expos�
� la substance qu'elle contenait.
Ses ge�liers ont compris ce qui s'�tait pass�
et ont d�cid� qu'il �tait trop risqu� de le garder.
ll a �t� amen� ici.
Au laboratoire.
O� se trouve la serre aujourd'hui.
lls l'ont enferm�.
ll a commenc� par avoir la grippe.
Sa peau a pel�, il a eu de l'urticaire.
Puis il a perdu l'app�tit et le sommeil.
Les m�decins �taient d�concert�s.
D'apr�s les tests, il �tait mort.
Plus de signes vitaux, plus de r�flexes.
Pourtant, il pensait, parlait,
bougeait, comme si de rien n'�tait.
Jusqu'� ce qu'il go�te � la chair.
Humaine.
ll est devenu si monstrueux
que les m�decins ont d�cid� de l'abattre.
Mais comment tuer un mort ?
Allez-vous-en ! Le Dr Heller...
A terre !
En mordant l'infirmier,
il l'a contamin�.
Alors que Rubinsky semblait normal,
cette nouvelle cr�ature avait du mal � parler et penser.
ll est immortel.
C'�tait un virus ambulant
qui contaminait tout sur son passage:
La contagion �tait irr�versible.
24 h apr�s, les morts vivants �taient partout.
lls les ont arr�t�s.
Comment ? lls �taient d�j� morts.
En cherchant un antidote, ils ont vu que le virus
devait contr�ler toutes les fonctions motrices.
La solution �tait toute trouv�e !
lsaac, on s'en va !
lsaac, le m�decin m'a dit que j'�tais enceinte.
- C'est impossible. - La contagion...
Elle a d�...
J'ai peur. Qu'est-ce qui nous arrive ?
J'ai une patiente � terre. Envoyez des renforts.
J'appelle des renforts ?
Donwynn, par ici !
ll est venu vous voir, le type des mails.
On est morts.
ll a dit qu'on allait...
Qu'on allait manger des gens.
- J'ai laiss� mon livre. - Non, attends !
ll y a deux jours
Je ne sais pas o� chercher
pour arr�ter le processus.
ll allait le dire.
Son p�re travaille ici, on l'accuse d'avoir mis le feu.
lls ne disent m�me pas quelles recherches ils faisaient.
A part ce qu'a dit Jerry.
C'est quoi ?
Une Buick de 1965.
Non, cet endroit.
C'est notre ravin.
En effet.
Le Dr Heller
l'a appel� le ravin DeLuca.
ll �tait au courant.
- Merde ! - Vous entendez leurs pens�es ?
Plus maintenant.
On a �t� d�connect�s.
C'est que nous.
Vos amis.
Nous venons en paix.
Conduisez-nous � votre chef.
Vous savez pas ce que vous ratez.
Vous y viendrez.
Bient�t, vous verrez. Vous en aurez besoin.
Un petit quelque chose pour plus tard.
Coucou, Emma.
- ll a peut-�tre raison. - On va r�sister.
Bienvenue, je suis Jim Dudelson. A mes c�t�s, Eric.
Jason fera le sport et Gia la m�t�o...
Jerry avait raison, c'est une �pid�mie.
lls sont tous atteints.
- Donwynn. - Ava !
lls ont d�chiquet� un de mes hommes !
C'est quoi, ce bordel !
- ll faut r�agir ! - Trop tard.
Qu'est-ce que tu as ?
Regardez-vous !
G�chez pas vos balles sur nous.
Non, c'est trop tard !
Allez-vous-en d'ici !
Nom de Dieu !
Restez derri�re moi.
J'ai jamais aim� ta cuisine.
Allez, on y va !
J'ai jamais vu �a !
Essayez de vous souvenir des paroles de Jerry !
Comment les arr�ter ?
Pas par le feu, j'en suis s�r.
A un moment, il a parl� d'un antidote.
- Quoi ? - Ce truc est contagieux ?
Si j'avais un antidote,
je le mettrais en lieu s�r.
La cl� de son coffre.
Encore un des projets de Heller.
On y va, tout de suite !
Je vais exploser de l'int�rieur !
C'est une contraction. Respire � fond.
Ch�rie,
si tu me donnais la cl� ? Je partagerai avec toi.
C'est qui le crapaud, maintenant ?
Bienvenue
dans mon monde.
Salope.
Marshall.
Bien envoy� !
- Marshall. - T'as vraiment
une sale t�te.
On se l�ve, allez !
Je vais chercher un calmant.
Le b�b� bouge.
Le b�b� bouge.
Le virus se transmet comment ?
Coupures, morsures.
Merde !
lnjecter dans la... �a veut dire quoi ?
Ava, je comprends pas.
C'est toi, le m�decin !
Je suis plus moi-m�me !
D'accord, voyons...
Directement dans la perfusion ?
Non, �a a quelque chose � voir avec l'anatomie.
Qu'est-ce que tu fais ? T'es avec nous, on est une famille.
Pourquoi tu nous veux du mal ?
- lls comprennent rien. - Donne-moi de la viande !
On est amis, vous vous souvenez ?
Une future m�re doit bien manger.
Mange ! �a sent bon, hein ? Allez !
C'est la moelle. ll faut l'injecter dans la moelle !
C'est �a, au niveau du cou.
C'est �a, le cou.
Vous avez bien raison !
Vous pouvez pas nous tuer, Donwynn.
ll arrive.
Je commence par toi. On forme une famille.
Tu m'entends ?
Le cou, lsaac. A la base de la t�te !
''Le seul moyen de vaincre la mort,
''c'est en mourant.
''Dans ce bref instant de n�ant,
''m�me la mort n'existe plus. ''
lci Wendy Welles pour Channel 1 2. Nous avons re�u confirmation
que des cadavres revenaient � la vie et attaquaient les gens.
Les autorit�s ne peuvent encore
expliquer ce ph�nom�ne �trange, mais les t�moignages...
Adaptation : Karine Adjadji
Sous-titrage : DUBBlNG BROTHERS
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