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Original subtitles

THEATRE D'ETAT - PRAGUE

Vous pouvez sans doute expliquer au baron. que les gens sont ici pour Frau Josefa.

Il le comprend.

Il y a un probl�me, Bloch? - Non monsieur.

Baron Saloka, belle production, n'est-ce pas?

Comme ce devrait toujours �tre, monsieur Novak.

Il y a tellement d'admirateurs qui veulent la f�liciter pour sa performance.

Mais Baron Saloka, ce que je veux dire, c�est qu'ils...

C'est notre �toile montante. - C'est certain.

Bonsoir, Frau Josefa.

Quand vous pairez les factures, monsieur Novak, alors et seulement alors,

vous pourrez donner des directives.

Frau Greta...

Votre voix �tait parfaite ce soir.

Je peux ?

Ma ch�re...

Quand je trouve une telle beaut�...

Alors je veux la nourrir afin que...

quand elle fleurira, je puisse appr�cier ce qui me revient.

Baron, je vous suis tr�s reconnaissante... - Oui, bien s�r.

...pour votre soutien, mais...

Je suis d�sol�, excusez-moi, Frau Josefa. Baron Saloka...

Mais il y a ici une grande foule

qui insiste beaucoup.

Ma ch�re Frau.

Poussez-vous.

Un talent extraordinaire

Vraiment extraordinaire.

Vous l'avez entendu. �Savez-vous que Mozart est enfant prodige?

Il a �crit son premier op�ra � seulement neuf ans.

Rien ne m'a autant �mue que "Figaro".

Et bien, c'est un g�nie. - Un g�nie ?

Je ne crois pas. Mais un artisan dou�... peut-�tre.

Vous l'avez rencontr�, baron ? Oui, en effet.

Son Excellence, l'archev�que a laiss� le gamin jouer pour notre divertissement

pendant mon s�jour � Salzbourg. - Remarquable.

Sa musique est tant appr�ci�e. Vraiment.

Je crois que tous nos employ�s fredonnent l'ariette 'Voi Che Sapete'.

Ils la chantent m�me. - On ne peut appeler cela chanter, Madame.

Nous avons seulement obtenu qu'il fasse la derni�re repr�sentation du Figaro � Prague

Il lui faudra cinq jours pour venir ici.

Et le co�t... - Comme la plupart des compositeurs,

il peut difficilement se permettre de payer le voyage.

Alors, nous devrons le payer pour lui.

Tenez !

C'est un de vos bons amis, Frau Josefa.

Pouvez-vous lui en parler ?

nous serions ravis. - Il pourra rester chez-nous.

Mozart, � Prague? Quel honneur.

Avec �a, il n'arrivera m�me pas � Brno.

Mais si cela satisfait Frau Josefa

je peux faire venir Mozart � Prague.

C'est bien.

Le mariage de Figaro a perdu son ch�rubin.

Quoi ? ...Un instant. Quoi ?

C'est de Novak. Greta est retourn�e en Allemagne.

Et ne fait plus de th�atre. - Il n'y a pas d'explication ?

Aucune. Seulement qu'elle devait rentrer chez elle.

Mais pourquoi ?

Ca ne le dit pas.

Qui alors va jouer le r�le de Ch�rubin ?

Suzanne Luptak.

Elle a beaucoup de talent, et a une voix superbe...

en plus, elle connait bien ce r�le. - C'est un r�le convoit�.

Elle est si jeune. - Ne soyez pas inquiet.

Elle peut le faire.

Cela vous a plu, Monsieur ?

Si, plus que tout.

Pour le r�le de Ch�rubin...

C'est le baron Saloka lui m�me, qui a choisi

notre douce Suzanne.

Parce que tu as chant� comme un rossignol, ma ch�rie.

P�re, vous dites toujours cela. - Parce que c'est vrai.

C'est un homme au go�t excellent. - C'est aussi un bel homme. N'est-ce pas ?

Je le trouve tr�s intimidant. - Intimidant ?

Ne sois pas b�te, ma ch�rie. - Ce serait un bon mari.

P�re, il est bien trop vieux. - Non, c'est un homme m�r.

Qu'en pensez-vous, tr�s ch�re ? - Oh si.

Je n'avais os� esp�rer un tel parti pour toi, Suzanne.

De bonne origine et belle fortune.

Mais, m�re, nous ne sommes pas pauvres.

Le baron nous a d�j� invit�s ta m�re et moi,

pour parler de son nouveau Ch�rubin.

Mais P�re... - Du calme, ma fille.

Montre un peu de respect. Ton p�re sait ce qui est mieux pour toi.

S'est-il jamais tromp� ?

Non... - Non.

Tu vois ?

C'est vrai que Mozart restera chez vous ? - C'est vrai.

Il arrive aujourd'hui.

Je te le pr�senterai. - C'est gentil.

Suzanne, je suis ton amie et je veux t'aider.

pour cela je veux te donner un conseil. - Un conseil ?

Cela concerne mon r�le ? - Non, pas du tout.

Cela concerne...

le baron Saloka.

Il sera g�n�reux, il t'aidera...

Si, je me sens tr�s favoris�e. - Tu l'es d'une certaine fa�on.

Mais attention.

C'est un march� de dupes.

Je ne comprends pas.

Assure-toi de ne jamais �tre seule avec lui.

Hana...

o� crois-tu aller ?

Bravo, tr�s joli ! Encore !

Je suis d�sol�e de vous avoir r�veill�. Je ne savais pas qu'on pouvait m'entendre.

C'�tait comme un adorable z�phir musical

venu raviver ma conscience. - Herr Mozart.

S�, je descends tout de suite.

Mon ami ! Bonjour, Josefa.

Je vois que vous vous connaissez d�j�. Bien dormi

En fait en me r�veillant...

une voix d'ange entrait par la fen�tre.

J'ai cru �tre au ciel.

Barbarina, vous nourissiez encore les tourterelles et les pigeons ?

Pour quoi faire ? De la tourte aux pigeons ?

Comment allez-vous, Wolfgang?

C'est difficile d'�tre seul.

Comment va Constance ?

La perte de votre petit Johan a d� �tre cruelle.

Pour tous les deux.

Il �tait si petit...

et il n'est plus l�.

Parti avant m�me de conna�tre son nom.

Il nous reste Karl.

Constance l'emm�ne avec elle aux eaux de Baden.

Parfait.

Cela la fera s'�panouir de nouveau.

La extra�o

Donnez lui le temps.

Vous devez faire votre deuil.

Oui...

Vous avez raison. - Tr�s bien.

Parlons de comment organiser votre s�jour ici.

Paix et tranquililit�, m'avez-vous dit. - Si, j'en ai besoin pour r�fl�chir.

Mon nouvel op�ra n'est pas termin�.

Vous trouverez l'inspiration ici. - J'en suis certain.

Mais, c'est important... y aurai-je un r�le ?

Evidemment, une belle et grande aria. - Merveilleux.

Vous avez mentionn� le baron Saloka dans votre lettre.

C'est lui qui a pay� les frais du voyage ?

Il a fait une g�n�reuse contribution.

Alors, c'est qu'il aime ma musique.

Je devrais le remercier. Comment est-il ?

Je le hais.

Mais ce serait un parfait personnage diabolique dans l'un de vos op�ras.

Ah oui... je vois...

Saloka, le t�nor tourment�.

Un baryton diabolique.

Ou bien le t�nor tourment� ? Oui ?

Ou le baryton ? - Le t�nor.

Le t�nor marchera mieux.

Voil�, il n'y en a plus Monsieur.

Une derni�re chose pourtant, Monsieur. - Oui.

Une lettre de l'archidioc�se de Salzbourg.

Qui annonce l'envoi d'un �missaire � Prague.

Un d�nomm� Henry Novy. - Hmm ?

Il demande une audience.

Il para�t bien plac�.

Faites les pr�paratifs n�cessaires. - Bien Monsieur.

Aurez-vous besoin d'autres dispositions. Monsieur ?

Une visite � Frau Vogt, peut-�tre ?

Malheureusement, son mari est devenu suspicieux.

Alors peut-�tre la nouvelle soprano Suzanne Luptak?

Non, j'ai des plans � longue �ch�ance pour mademoiselle Luptak.

Mais pour r�pondre � votre question, mon autre ma�tresse du Th�atre d'Etat.

Mademoiselle Ribber? - Oui...

Pour un simple sourire... elle est d�j� path�tiquement heureuse.

Amenez-la ici apr�s la repr�sentation - Bien Monsieur.

Ce sera tout.

Merci.

Quelqu'un a vu Hana ?

Je vais la chercher...

Hana... Qu'est-ce que tu as ma fille ?

Pourquoi ne viens-tu pas manger ?

Qu'y a-t-il ?

Je n'ai pas faim.

Ne t'inqui�te pas, papa.

Je me sentirai mieux demain matin.

Dors bien.

Bonne nuit.

La chance est avec nous...

Vous ne devinerez pas la derni�re nouvelle.

Aujourd'hui, j'ai re�u... un message.

Attendez, attendez... Du baron Saloka ?

Qu'est-ce qu'il y a dedans ? Que dit-il ? - Il demande notre permission...

pour rendre visite � Suzanne. - Je le savais !

J'ai vu comme il la regardait.

Cherubino n'est pas le seul r�le qu'il envisage pour elle.

S�rement pas, et le baron n'est pas homme � perdre son temps.

Prenez un peu de th�, cela vous rafraichira.

Le baron Saloka a demand� que vous l'honoriez de votre pr�sence.

Un bal masqu�. Vous devriez vous reposer aujourd'hui.

Je ne peux pas. S'il vous pla�t... Parlez-moi.

J'ai besoin de parler � quelqu'un.

J'ai fait un grand changement dans ma vie.

Ah bon ? - Oui.

Auparavant j'�tais l'organiste titulaire et compositeur

� la cour du prince-archev�que de Salzbourg.

Tr�s impressionant. - Oui, mais en fait...

je n'�tais que l'un de ses serviteurs - Vraiment ?

Si.

Et �a, ce n'est que le d�but.

Avec le temps, son comportement et ses accusations, me sont devenus

particuli�rement intol�rables.

J'ai pass� mon temps � �crire la musique qu'il me commandait.

De la musique de cour.

Des divertissments.

Qu'avez-vous fait ?

Je me suis sauv�.

Au moins, maintenant, je suis libre d'�crire, et de cr�er ma propre musique.

Si Monsieur. Vous l'�tes.

S'il vous faut quelque chose, sonnez. Je viendrai aussit�t.

Vous avez parl� de danser...

Venez, je dois m'entra�ner.

Allez, dansons.

Venez au balcon dans cinq minutes.

Herr Mozart...

Avec plaisir, Frau... Rose.

Cependant, il y a un probl�me. Ceci est un bal masqu�.

Vous ne devriez pas me reconna�tre. - Mais c'est vous, que tous veulent.

M�me le gar�on d'�curies de mon p�re fredonne votre musique.

C'est bien connu que les chevaux aiment ma musique.

Ma�tre, il n'�tait pas dans mon propos... - Cela suffit !

Madame vous n'�tes pas habitu�e... - N'en croyez rien.

Je vous taquinais un peu, je ne peux y r�sister.

Ce que j'essayais de dire...

c'est que votre musique,

ce cadeau de Dieu, fait que le monde est encore plus beau.

Merci

C'est un �loge tr�s g�n�reux.

Permettez moi, Monsieur.

Mademoisele Rose. - Monsieur le Chat.

Excusez-moi.

J'esp�re que vous appr�ciez l'hospitalit� du baron.

Oui, merci.

C'�tait enchanteur.

De m�me que votre amie, Mademoiselle Rose.

J'aimerais bien voir ce que cache ce masque.

Vous �tes bien audacieux.

Je vois que le baron bourdonne autour de notre petite rose.

Il vient vers nous. Je devrais le remercier, j'imagine.

Baron Saloka, je vous pr�sente Herr Mozart...

Bonsoir baron Saloka, je crois que...

Comment se pr�sente la cr�ation aujourd'hui maestro?

Pas tr�s bien... Je ne parviens pas � me concentrer...

depuis ma rencontre avec le nouveau ch�rubin.

Mademoiselle Suzanne Luptak. - Exactement.

Je ne peux rien composer si je ne l'entends pas chanter.

Vous ne serez pas d��u. - C'est aussi ce que dit Josefa.

Barbarina, dites m'en plus sur le baron Saloka.

Des comm�rages, Monsieur. - Je dois savoir.

Venez vous asseoir.

C'est important.

H� bien...

Il y a des... rumeurs.

Des femmes, parfois mari�es...

Les femmes, dans ce milieu peuvent �tre un peu...

De toutes fa�ons, lorsqu'une femme veut, le mari ne se doutera de rien.

Sauf si son cou porte des ecchymoses.

Des ecchymoses ?

Je vois.

Ce n'est donc pas Casanova. - Non.

Tr�s bien, Frau Suzanne, ce sera suffisant.

Superbe, ma ch�re, merci, f�licitations.

C'est un plaisir, Mademoiselle Suzanne.

Vous ne le savez peut-�tre pas, mais le baron a �chapp� � la mort.

Vraiment ?

Oui, il a �t� attaqu� par son propre serviteur.

Il a d� l'abattre en �tat de l�gitime d�fense.

Heureusement, le baron est bon � l'�p�e il n'a pas �t� bless�.

Ce genre de choses est fr�quent � Prague ?

Ce n'est sans doute pas le th�me ad�quat, Herr Novak.

Toutes mes excuses mesdames, je ne r�fl�chissais pas.

Je dois m'entretenir avec le baron avant qu'il ne parte.

A votre service. - Bien s�r. Transmettez-lui nos respects.

On dit que vous �crivez un nouvel op�ra, Monsieur Mozart ?

Oui... Il commence �... prendre forme... finalement.

Monsieur Bondini a laiss� entendre que l'ouverture se ferait ici.

Quel honneur pour la ville.

Mais nous sommes des provinciaux en comparaison � Vienne.

Que dites-vous ? A Prague, on aime ma musique.

S�, vous �tes notre favori. - Votre nouvel op�ra a un nom ?

Non, mais il est plus ou moins bas� sur l'histoire de Don Juan

C'est toujours un th�me populaire. - Puis-je aider ?

Je veux dire pour chanter cette nouvelle �uvre. Ce serait un honneur.

Mais quelle bonne id�e !

Ce serait grandiose.

Si vous �tes d'accord, Frau Luptak.

Pourquoi pas ?

Je sais que cela plairait � Suzanne n'est-ce pas ch�rie ?

S�, m�re. J'aimerais.

Alors oui, soyez la bienvenue.

A votre sant�, Herr Novy. - Et � la v�tre, baron Saloka.

Je suis ici, l'envoy� du Prince-archev�que.

Mais ce n'est pas seulement une affaire d'�glise qui inqui�te Sa Gr�ce...

Ah ! - Il a entendu parler d'Herr Mozart.

Lequel composerait un nouvel op�ra dans cette ville.

Oui, il ne s'en cache pas, il dit m�me que ce sera...

une �uvre majeure. - La modestie n'est pas de ses qualit�s.

Non... m�me si nous avons affaire � de la bonne musique,

je ne parviens pas � y d�tecter un quelconque b�n�fice.

Son excellence en convient. Laisser tomber l'archev�que de cette fa�on,

C'est �tre grossier et sans mani�res. - Je vous l'accorde.

On ne peut pas contr�ler Mozart. Son excellence veut le condamner pour h�r�sie.

Croyez-moi, Monsieur Novy...

les gens d'influence � Prague, lui sont tous acquis

et ne le permettront jamais.

Il n'a aucune mani�res sociales et de plus...

il courtise...

Quelle honte...

une jeune femme innocente dans laquelle...

j'ai un int�r�t professionnel. Une jolie soprano du Th�atre d'Etat.

Mais c'est... un homme mari�.

Si ce parvenu...

s'av�re �tre corrompu...

alors je serais oblig� de lui retirer mon soutient.

ce qui l'emp�chera de produire son op�ra dans le Th�atre d'Etat.

Vous feriez cela ? - Bien s�r. Cela vous conviendrait ?

Oh oui.

Tout � fait. - Alors comment proc�dons nous ?

D'abord, je dois mieux conna�tre ce m�prisable paon.

Mademoiselle Luptak est ici. Vous l'attendiez ?

Je suis en avance ? Si vous n'�tes pas pr�t, je reviendrai.

Non, non, c'est bien. Je dois avoir une partition par ici.

Merci, Barbarina. Un rafra�chissement ?

N'y pr�tez pas attention, Barbarina, est un peu jalouse.

Je fais cet effet l� sur toutes les femmes.

Voil�, c'est mieux.

Vous avez un merveilleux sourire.

J'esp�re que ma voix vous plaira �galement.

Oh oui,

Bien s�r, j'en suis certain.

Bien, r�veillons un peu cette voix.

Encore.

Ca marche !

Elle vient ici sans sa m�re, et en l'absence de Frau Josefa.

C'�tait mal? - Non, c'est que...

Votre p�re a �t� assassin�. Votre c�ur est plein de col�re.

Vous �tes attir�e...

Par Don Giovanni.

Et don Giovanni est un homme d�prav�

Il doit �tre puni.

Oui.

Mais votre c�ur a honte, car il aime la tentation.

Merci, Barbarina. Nous nous servirons nous m�mes.

Je crois que je devrais vous enseigner l'art du flirt.

Je ne crois pas. - Cela pourait �tre utile.

J'ai re�u de l'�ducation, Ma�tre.

Et flirter avec un homme mari� m'est interdit.

Evidemment.

Cela entravera-t-il mes progr�s dans l'op�ra ?

Non, pardonnez-moi.

Je vous taquinais.

Oh... Constance...

Tu me manques...

tellement...

J'ai... h�te...

de voir...

ton visage, ma bien aim�e...

J'esp�re que le s�jour au Spa t'enchante.

Je suis fort occup� par les r�p�titions pour la derni�re de Figaro.

Ici et ici, c'est plus fort.

Et cela s'amplifie ici. Vous comprenez ?

Oui.

Oui, c'est clair. - Bien.

Prague m'inspire.

J'y ai d�couvert une superbe jeune soprano.

Mademoiselle Suzanne Luptak.

J'ai d�cid� d'intituler mon nouvel op�ra, Don Giovanni.

et je crois que je pourrais le terminer rapidement si tu �tais � mes c�t�s.

S'il te pla�t...

Viens me rejoindre � Prague.

Ton d�vou�, et toujours amoureux �poux...

Wolfgang.

Puis-je faire une suggestion ?

On ne pourrait pas terminer sur une interrogation ?

De cette mani�re ?

Pardonnez-moi, je sais, je ne suis qu'une d�butante.

Le baron a �chapp� � la mort.

Son propre serviteur l'a attaqu�.

Il a d� l'abattre en �tat de l�gitime d�fense.

Heureusement, le baron est bon � l'�p�e il n'a pas �t� bless�.

G�n�ralement, je n'obtiens pas l'approbation de tout mon public.

Excusez-moi, Mesdames, ma t�te est pleine de dangeureuses pens�es.

Don Giovanni commence � me faire peur.

Un mariage avec Mademoiselle Luptak?

Est-ce vraiment une id�e ridicule, Bloch?

Non Monsieur.

Elle restera dans cette maison jusqu'� accoucher

et alors elle ira dans une autre de mes propri�t�s.

Ce qui veut dire que temporairement je devrai faire fonctionner deux maisons.

Vous pourrez g�rer cela, n'est-ce pas ? - Oui, Monsieur.

Laissez Fr�ulein Ribber rendre visite � Frau Josefa demain.

Bien Monsieur.

Et apr�s j'aimerais savoir

si elle aimerait s'amuser � un jeu inhabituel...

Monsieur ?

Si, � l'instar de mes autres ma�tresses,

elle est dispos�e � me satisfaire enti�rement.

Vous me remplacerez.

Oui, Monsieur.

C'est ton devoir.

Un jour tu m'en remercieras. - Vraiment ?

Pourquoi alors suis-je remplie de peur et non de plaisir ?

Parce que comme toute jeune femme, il t'est difficile de penser par toi-m�me.

C'est pour �a que moi, ton p�re je suis l�.

Mais il ne me pla�t pas.

Il y a tant de rumeurs qui circulent.

Ce n'est pas une bonne personne. - Des rumeurs ? Je n'ai rien entendu.

Je ne pourrai pas l'aimer.

Suzanne...

Tu dois m'ob�ir et faire ce que je te dis.

Il m'a demand� ta main avec ferveur.

Le baron t'apprendra � aimer.

Comment pourrais-tu lui plaire ?

Ne devrait-il pas, lui, me plaire ?

Bien s�r, le baron voudra aussi te plaire...

comme tout �poux s'y doit.

Voil�, c'est donc d�cid�. S�che tes larmes...

Je vais annoncer la bonne nouvelle � ta m�re.

On se revoit au diner.

D�sol�e de vous interrompre, Fr�ulein Ribber est l� pour l'essayage.

Vraiment ?

Bien, je ne serai pas longue. - Ce n'est rien.

Mademoiselle Suzanne et moi allons travailler le deuxi�me aria.

Merci, Barbarina.

Enfin...

Je vous ai pour moi seul.

S'il vous pla�t, ne pleurez pas.

Je ne supporte pas les larmes.

Je vous ai contrari�e et je vous pr�sente toutes mes excuses.

Regardez... je reste l�.

Je ne vous embrasserai plus.

Non...

Vous vous m�prenez, je ne pleure pas � cause de votre baiser.

Pourquoi pleurez-vous alors ?

Mon p�re veut que j'�pouse le baron Saloka.

Le baron Saloka? C'est ridicule.

Il dit que c'est une alliance parfaite...

qui favorisera ma carri�re � l'op�ra.

J'ai peur.

Laissez-moi parler � votre p�re.

Vous feriez cela ?

Oui.

Evidemment !

Henry Novy, � votre service, Monsieur Mozart.

Nous nous sommes bri�vement rencontr�s � Salzbourg.

Encore une fois. - Le mariage de Figaro.

Quelle grande premi�re a-t-il eu � Vienne.

Merci.

Vous composez un nouvel op�ra ?

Si... Don Giovanni. - Ah...

C'est excitant.

On m'a dit que vous travaillez cette nouvelle �uvre chez Frau Josefa.

Oui...

Frau Josefa y Mademoiselle Luptak

ont �t� tr�s aimables de m'assister.

Je me demande...

m'autoriseriez-vous � assister aux r�p�titions ?

Oui... si Frau Josefa le veut bien.

Baron...

Je ne pensais pas...

J'ai rencontr� dehors un vendeur de fleurs.

J'ai vu ceci...

et j'ai pens� � vous.

Tenez.

Une courte pause.

Excellent.

Je vous remercie.

J'aimerais vous pr�senter une nouvelle �uvre, une aria de mon nouvel op�ra

accompagn�e par votre orchestre.

Monsieur Mozart... mais... Je ne suis pas s�r...

Si, allez-y.

J'ai ici les partitions.

Tr�s bien, Monsieur Mozart. - Merci Monsieur Bohac.

C'est moi qui ai fait �a ?

Me pardonnerez-vous ?

Je vous pardonne.

Monsieur Mozart, vous nous avez privil�gi�s aujourd'hui.

Merci, Johan. Cela signifie beaucoup pour moi.

Puis vous demander une faveur ? - Monsieur Mozart.

Non... Wolfgang.

Wolfgang, si je peux vous aider de quelque mani�re que ce soit...

il vous suffit de demander.

J'aimerais m'entretenir avec Monsieur Luptak.

Avez-vous entendu parler des fian�ailles de sa fille ?

Avec le baron, oui, bien s�r.

Toute la ville ne parle que de cela. Bien s�r. Nous sommes heureux pour eux.

Et vous connaissez sa r�putation ?

Wolfgang... C'est notre principal commanditaire.

Je le sais. Mais confier sa fille � un tel homme...

Je veux essayer de le convaincre de ne pas l'approuver.

Mais Herr Luptak para�t ravi. - Je dois quand m�me essayer.

Bien...

Mais faites attention.

Bravo, extraordinaire.

Je crois que nous avons droit � une pause. N'est-ce pas Ma�tre ?

Bien s�r. Pardonnez-moi.

Je suis un esclavagiste.

Suzanne et moi avons appr�ci�. N'est-ce pas Suzanne ?

Oh, oui.

Je ne pensais pas qu'un op�ra pouvait demander tant de travail.

Je m'en souviendrai � l'avenir. - C'est vraiment un travail difficile.

Mais c'est un privil�ge de travailler avec Monsieur Mozart.

Oui, je commence � le comprendre.

Veuillez m'excuser. Je crois avoir besoin d'air frais.

Excusez-moi.

J'aimerais avoir plus de temps avec vous.

Seuls.

Comment peut-on faire ?

Quand ?

Rendez-moi visite mercredi � 11h.

J'aurai tout organis�. - Vous �tes s�re ?

Mais ne l'amenez pas avec vous.

Pour un observateur distrait cela aurait pu passer pour une pause

dans l'intensit� de la musique.

Mais il m'a paru clair que cela cachait quelque chose.

Je m'en doutais.

J'ai demand� � mon bras droit de suivre ce p�dant, o� qu'il aille.

Bien.

Bloch ...

Pouvez-vous vous arranger pour qu'un de nos hommes suive Fr�ulein Luptak?

Oui, Monsieur. - Bien.

Ah, et aussi... mon espionne en sous-main

allez la voir pour qu'elle sache quand elle doit visiter Fr�ulein Luptak.

Bien Monsieur. - La femme travaille au Th�atre d'Etat.

Mais c'est aussi une de mes... employ�es.

Tr�s bien. Elle aura une bonne raison pour entrer dans la loge de Suzanne.

En effet.

Allez-y.

Mozart va faire une erreur. Il va trop loin.

Il doit �tre d�masqu�.

Discr�dit�. - Il nous faut des preuves irr�futables.

Nous les obtiendrons.

Je vous en prie, asseyez-vous, Monsieur Bohac.

Excusez-moi, Monsieur Luptak. Je vais attendre dehors.

Monsieur Mozart d�sire un entretien priv�.

Bien, oui. Merci.

Monsieur Luptak, j'admire la voix de votre fille.

Un grand avenir l'attend � l'op�ra.

J'ai lui ai d�j� r�serv� un r�le dans mon nouvel op�ra.

Nous vous sommes reconnaissants si son talent vous inspire un peu.

C'est le cas. Et pour cette raison...

Je vous demande de me pardonner...

Monsieur Luptak, mes intentions sont honnorables...

mais je crains devoir aborder un sujet qui ne me regarde pas.

Un sujet priv� ? - Mademoiselle Suzanne me pr�occupe.

Vous pr�occupe ? De quelle fa�on ?

A propos de son mariage avec le baron Saloka.

Savez-vous que...

Je sais que cela n'est en aucun cas de votre ressort.

Ceci... - Sa r�putation de s�ducteur...

Vous osez contester mon choix pour l'�poux de ma fille ?

Le baron Saloka appartient � l'une des plus nobles familles de Prague.

Je ne discute pas des origines...

mais des penchants du baron.

Monsieur, je peux influer plus pour la carri�re de votre fille que cet homme.

Comment pouvez-vous comparer votre influence avec celle du baron ?

Vous n'�tes qu'un compositeur accul� � la mis�re.

Le baron est une figure respect�e de l'op�ra,

et il a tout ce qu'il faut pour prendre soin de la carri�re de ma fille.

A pr�sent, je vous remercie de partir.

Monsieur, je ne d�sire pas vous f�cher. - Raccompagnez-le.

Seulement vous informer. - S'il vous pla�t, Monsieur Mozart.

Vous avez au moins essay�, ma�tre.

S'il vous pla�t, ne le dites � personne.

Mais j'ai bien peur que Saloka soit intouchable, au dessus des lois.

Merci, Johan. Vous savez comment encourager quelqu'un.

Devrais-je emporter les saphirs, pour faire bonne impression.

Non, non non. Il ne faut pas chercher � �vincer l'hotesse.

Mais je n'ai que cinq chapeaux et trois robes simples avec moi.

Maman, c'est tr�s suffisant - Vous ne partez que deux jours !

Deux jours. Pas deux semaines.

Suzanne, rappelle toi. Pas de visite pendant notre absence.

Je le r�p�te P�re. Je comprends.

Et pas de sortie non plus ce soir. - Pas de sortie.

Bien, voil�. - Au revoir.

Au revoir ma ch�rie. - Ne vous inqui�tez pas.

Je ne dois pas m'inqui�ter...

Elle ne dit jamais le contraire.

Bonjour. - Bonjour Monsieur.

Je suis d�sol� mais... - C'est bien, Hans.

Laisse entrer Monsieur Mozart.

Monsieur et Madame Luptak ne sont pas l�.

Pas plus que Monsieur Mozart.

Fr�ulein Luptak, Monsieur Mozart... n'est pas l�...

Merci Hans.

Puis-je vous parler Mademoiselle Luptak? - Bien s�r !

S'il vous pla�t, asseyez-vous ma�tre.

Pardonnez-moi, Mademoiselle, mais le ma�tre...

m'a donn� comme instruction que vous ne pouviez recevoir personne.

Il me l'a dit aussi. Et je lui ai dit que je comprenais.

Mais je n'ai pas promis d'obe�r.

Monsieur Mozart...

n'est pas n'importe qui.

Mademoiselle Luptak... - Ne vous inqui�tez pas.

Tout va bien avec votre serviteur ? - Tout va tr�s bien.

Maintenant que vous �tes ici.

Ma ch�re Suzanne, je suis d�sol�. Mais j'ai �chou�.

Il s'est fach� tout rouge lorsque j'ai parl� des penchants de Saloka.

Il a dit que je n'�tais qu'un compositeur accul� � la mis�re.

Je le regrette.

Je veux tellement vous aider. - Merci d'avoir essay�.

Il doit y avoir quelque chose que je peux faire.

Sans doute.

Fr�ulein Ribber est ici. Elle d�sire essayer votre costume.

Conduisez-la dans mon dressing.

Est-il normal qu'elle vienne ici pour des retouches ?

Pas vraiment, mais rien ne semble �tre normal actuellement.

Je reviens aussi vite que possible.

Frau Ribber?

Je suis d�sol�e, j'ai entendu...

Vous m'avez fait peur. - Vous aussi.

C'est l'aria du nouvel op�ra de Monsieur Mozart, n'est-ce pas ?

Celle qu'a chant�e Frau Josefa au Th�atre d'Etat ?

Oui.

Monsieur Mozart m'a confi� un copie de la partition.

Et... l'un de mes serviteurs est en train de l'apprendre

afin que je puisse chanter l'aria pour mon plaisir.

C'est tr�s inhabituel, un serviteur si talentueux.

Oui...

Qu'est-ce que c'est ?

Pour Mademoiselle Suzanne et Monsieur Mozart.

Mais ils doivent r�p�ter � trois heures.

Pour apr�s la r�p�tition. Ce sera leur moment de bonheur.

Tu es folle ? Si le baron s'en aper�coit...

Ca n'arrivera pas.

Je n'en suis pas aussi certain.

Tu ferais bien de dire � ce g�nie d'arr�ter ce bruit.

Hans, je descends ici ! - Non, non ne partez pas.

Pas d�j�.

Je le dois.

Mais ce soir...

Reviendrez-vous ce soir ?

Oui.

Johan !

Pardonnez moi, mais j'ai encore une faveur � vous demander.

Allez-y.

Cela peut sembler sentencieux.

Mais je crois �tre suivi. O� que j'aille, je vois ce Monsieur Novy

ou son serviteur derri�re moi.

J'ai vu Monsieur Novy en compagnie du baron.

Je peux donc deviner de quoi il s'agit.

Vous pouvez ? Bien s�r.

Mon cher ami, Fr�ulein Suzanne.

Vous jouez un jeu dangereux ma�tre.

J'esp�re que vous savez ce que vous faites.

Moi aussi.

Et pour �a j'ai besoin de votre aide. Venez.

Ils sont arriv�s ensemble au Th�atre, et seuls.

Quelle... fourberie �hont�e

Dommage que votre espionne n'ait pu joindre le mien avant.

Dommage que votre suiveur n'ait pu localiser Wolfgang Amadeus Mozart

� son arriv�e chez les Luptaks.

J'attends notre soir�e avec impatience.

Moi aussi.

Soyez gentille avec moi.

Ne vous inqui�tez pas. Ce soir nous aurons la preuve.

Oui...

Je l'esp�re.

Bonsoir, Monsieur Mozart. - Bonsoir.

Cette Frau Ribber est de nouveau ici.

Faites vite. - Cinq minutes, Maria.

Conduis la � mon dressing.

R�veille-toi !

Ne fais pas de bruit ! - Je serai aussi silencieux qu'une souris.

Et lorsque tu fermeras la porte du dressing, je descendrai l'escalier.

Tu me fais peur.

Ce sera toujours ainsi pour nous ?

Je croyais que tu l'avais compris.

Faire l'amour avec toi...

c'est merveilleux.

Un bonheur que je n'oublierai pas.

Que veux-tu dire ?

Je dois �tre une fille ob�issante.

et aussi une �pouse ob�issante.

Et toi tu es un bon �poux et un bon p�re.

S'il vous pla�t Mademoiselle, d�p�chez vous.

Mozart est rus� comme un renard. - Sortez...

tous les deux.

Alors ?

Notre homme a suivi un imposteur pendant une heure...

dans toutes ces damn�es rues de Prague - Pourquoi n'en suis-je pas surpris ?

Il ne fait pas de doute que... qu'ils sont...

amants.

Mais nous n'avons pas de preuve.

Cependant... il n'y a plus aucun doute.

DERNIERE REPRESENTATION, SOUS LA DIRECTION DE WOLFGANG AMADEUS MOZART

Ma�tre.

Qu'y a-t-il ?

Suzanne, je ne sais si je peux le faire.

Wolfgang, mon cher ami...

tout ce monde est l� pour vous.

Je ne peux pas ! - Si vous le pouvez !

Faites-le pour elle.

L'orquestre vous attend. Venez.

Que pensez-vous de mon nouveau ch�rubin ?

Une belle r�v�lation, n'est-ce pas ?

Absolument.

Elle est au mieux de sa forme. - Oui.

Dommage qu'elle ne soit pas aussi pure que sa voix.

Trouvez une excuse pour �loigner Herr Novy.

Faites venir mon carosse � l'entr�e des artistes.

J'ai encore quelque chose � faire.

Entrez m�re.

Ah...

Vous vous �tes �panouie.

Je suis tr�s fier de vous.

De moi, ou de ma voix ?

Venez, je dois vous reconduire dans ma voiture.

Euh... je croyais...

Maman et p�re... - Non, c'est d�j� arrang�.

Venez, mon carrosse attend � l'entr�e des artistes.

Venez.

Il semble que le baron Saloka raccompagne la belle ch�rubin chez elle.

Vous �tes certain ? Ses parents sont toujours l�.

Je les ai vus sortir et marcher vers l'entr�e des artistes.

Pas de r�action, Wolfgang.

Si Herr Luptak accepte qu'ils soient seuls,

alors, il n'y a rien que vous puissiez faire.

O� va-t-on ?

Chez moi.

Et mon p�re est d'accord ? - Oui...

Bien s�r.

Entrez.

Asseyez-vous.

Nous n'avons pas encore eu la possibilit� de parler en priv� jusqu'� pr�sent.

Non Monsieur... Par manque de temps sans doute.

Oui.

Il semble bien que chaque moment de la journ�e

soit consacr� � vos obligations � l'op�ra.

Nous devons r�p�ter presque chaque jour. - Ah presque tous les jours, vraiment ?

Venez.

Buvez votre vin.

Je ne pr�f�re pas.

Cela vaudrait pourtant mieux.

Parce que voyez-vous...

bien que nous ne soyons pas encore...

officiellement mari�s,

j'ai bien l'intention de vous donner une le�on...

cette nuit m�me.

Lorsque je dis de boire

vous buvez...

Et si je dis d'arr�ter, alors

vous arr�tez.

Je crois vous avoir dit de vous asseoir.

Alors asseyez vous !

Maintenant...

je me suis laiss� dire

que vous et Mozart, �tes amants.

Est-ce vrai ?

Suzanne, ma ch�re...

r�pondez � la question.

Vous n'avez pas appris...

votre le�on.

L'avez-vous apprise ?

Quand je pose une question je veux une r�ponse.

Sans attendre... et pas quand vous le voulez.

Pas quand �a vous chante.

Laissez-moi partir.

Son odeur est partout sur vous.

Comment osez-vous m'humilier ?

Vous �tes une honte.

Votre p�re...

citoyen insignifiant, et niais � souhait

il vous reniera... quand il saura... la v�rit�.

Ne faites pas �a.

Ils sont ici ? Ouvrez la porte.

Hors de mon chemin. O� est ma fille ?

Elle ne devrait pas �tre ici avec vous. Vous n'avez pas ma permission.

C'est un accident.

Je ne voulais pas...

J'ai perdu mon contr�le.

Monsieur Mozart, Herr Luptak voudrait vous parler.

Monsieur Mozart...

Je viens vous demander pardon...

Je devrais, moi, vous demander pardon.

Elle est morte.

Et c'est ma faute.

J'�tais...

aveugle.

Vous m'aviez pr�venu...

au sujet de ce monstre.

et je vous ai ignor�.

J'�tais aveugle moi aussi.

Aveugl� par sa beaut� et son talent.

Vous lui avez donn� du bonheur.

Je vous en remercie.

Bonne journ�e.

Qu'advient-il de Saloka ?

Il dit que c'est un accident.

Mais �a ne le sauvera pas.

J'irai le voir pendre.

Je ne te laisserai plus jamais.

Pour le r�le de Ch�rubin...

C'est le baron Saloka lui m�me qui a choisi notre douce Suzanne.

Parce que tu as chant� comme un rossignol, ma ch�rie.

Herr Luptak, une jeune femme est ici.

Elle s'appelle Hana, une servante de Saloka.

Elle dit avoir quelque chose d'important � dire.

Important ?

Bien...

Faites la entrer.

S'il vous pla�t, prenez un si�ge, Hana.

Hans, apportez nous du th� et quelques galettes de Maria.

Maria fait de d�licieuses galettes.

Je suis d�sol�e, si dans un tel moment je viens vous d�ranger, Monsieur.

Mais cela concerne le baron Saloka.

J'�tais sa servante,

et je porte son enfant.

C'est le diable, Monsieur.

Il a tu� mon p�re, de sang froid.

Je l'ai vu.

Mais, Madame Mozart, nous n'avons que 24 heures avant la premi�re repr�sentation.

Je sais. - Nous ne pouvons pas encore repousser.

Ne vous inqui�tez pas, je vous promets que l'ouverture se fera demain

Il peut le faire. Ayez confiance.

Messieurs, l'ouverture.

Faites attention, l'encre est encore fra�che.

Etudiez-la.

Nous commencerons tout de suite. Sans r�p�tion, Des questions ?

Vous pouvez le faire. Ou vous �tes renvoy�s.

Je pensais qu'il y avait une ouverture. - Il n'y en a pas.

Sublime.

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