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Original subtitles

Une porte claque.

Quelqu'un arrive.

- Que fais-tu là ?

- J'ai besoin de toi.

- Viens.

La porte se ferme.

Ca concerne la perquise d'Aubervilliers ?

- T'es déjà au courant? - Les médias sont en boucle.

2M de cash saisis, ça fait son effet.

Le fric que tu fournis à tes clients vient de là ?

- Je suis mouillé... C'est pas ça, le problème.

Les flics ont bloqué

tous mes comptes. - Même tes comptes perso ?

- Je peux plus bouger.

Je suis fait comme un rat.

- David.

Tu dois tout me dire si tu veux que je t'aide.

- Je te dis tout, là. Tu vois pas ?

- Quand Karlsson bossait ici, elle m'a dit que ton nom a été cité

dans l'affaire de la mort du commissaire Herville.

- Tu me crois capable d'être impliqué dans cette mort?

- Je peux tout entendre, je suis avocat.

- Oui, enfin, je veux dire...

Tu me connais, quoi...

On était au lycée ensemble. On était amoureux de la même fille.

- Tu attends quoi de moi?

- Je veux partir en Israël.

- Tu te barres à l'étranger pour une simple affaire de blanchiment?

Si t'es mouillé dans l'affaire Herville,

tu dois me le dire pour qu'on prépare une stratégie de défense.

- J'ai pas eu le choix... je...

Tout le réseau

allait s'effondrer. J'allais tout perdre.

J'ai paniqué, putain...

J'ai envoyé Vadim régler le problème.

- Comment t'as pu ?

Il faut que tu te rendes.

Il sanglote. - Putain, je veux pas...

Je veux pas aller en prison. Je me rendrai pas.

Je peux pas. - Je vais te demander de partir.

Je veux pas que les flics te cueillent ici.

- OK.

Rends-moi un dernier service.

Écoute, tu es le seul en qui j'ai confiance.

Générique de début

- Y a 200000.

- Très bien.

Pardon.

Vous remercierez Lenoir, il a débloqué la somme rapidement.

Vous avez balisé le sac ? - Oui.

- J'ai demandé le soutien du groupe Rémi Dereck.

On devrait avoir 2 voitures et 2 motos. Ca ira ?

- Tant qu'on connaît pas le lieu de rendez-vous, c'est dur à dire.

- JP, Ali, venez avec moi.

- Vous inquiétez pas, ça va bien se passer.

Dès qu'on saura où se fait la remise de l'argent,

on organisera un dispositif.

- Qui a enlevé Oury ?

- On n'a pas de certitude.

- C'est ceux qui ont tué Fouad ?

Ca, vous pouvez me le dire.

- Je peux rien vous dire.

Faites-nous confiance. Tous les moyens sont déployés

pour sauver Oury.

- On la microte ou pas ?

- Je préférerais. Ca vous embête ?

- C'est bon, allez-y. - D'accord.

Bon.

Sonnerie

C'est Oury.

Silence !

Allez-y.

- Allô ? *-Allô, Nadia ?

T'es toute seule ? - Oui.

*-T'as l'argent? - Oui.

*-11 h au bar de l'hôtel Hyatt, porte Maillot.

- D'accord.

*-Surtout tu viens seule.

Bips de fin d'appel

- OK.

On se prépare.

- Luc, ça a donné quoi à la boutique de téléphonie ?

- J'ai montré la photo au vendeur.

Il les a pas reconnus. - Ah...

J'ai regardé les fadettes du téléphone de guerre,

on a du biscuit.

- Ah, c'est bien, ça.

- Là, t'as le SMS de Solignac fixant un RDV

pour la remise du cash : "Livraison, brasserie les Climats,

"18 h."

Ils n'étaient pas là par hasard. - Putain...

- Attends, y a mieux. Y a un appel vers un 06

identifié comme étant celui de Soizic Bretz.

Ce même 06 a appelé Escoffier hier,

à la sortie du Palais de Justice.

- Soizic Bretz ? C'est qui ? - Elle travaille

à la Financière et elle était

avec le 2e DPJ sur l'affaire du blanchiment.

- T'imagines quoi? Quel rôle elle jouerait dans l'histoire ?

- J'en sais rien, mais tu la convoques.

Elle doit avoir des trucs à raconter.

- OK.

*-Gilou, on est dans le hall.

- Je vous vois.

*-Tom reste ici, il prendra l'ascenseur avec Nadia.

- Reste ici, je checke en bas. Je me mets aux ordis.

*-34e étage.

- Je prends à gauche.

- On est bar, tout va bien.

- Ali pour tous, Nadia vient de rentrer.

- OK, reçu.

*A tous de Gilou, y a Tom qui monte avec Nadia.

Il vient vers vous.

Elle soupire.

- Laure à tous,

Nadia vient d'arriver dans le bar.

*Elle est assise.

Elle attend.

- Vous désirez ? - Un café.

- De votre côté, rien à signaler ?

- Négatif, on cherche. *-Non, un troupeau de touristes.

Brouhaha

Je crois avoir vu Edelman.

*Il arrive vers vous.

- Quoi ? *-Je crois avoir vu Edelman.

Il arrive vers vous. “Qu'est-ce qu'il fout là ?

Ali, tu vois quelque chose ?

*-Non, je vois rien. - Tom, confirme si tu le vois.

- OK, c'est reçu pour Tom.

*-Si c'est lui, il faut jouer serré, il nous connaît.

Musique de suspense

- OK, très bien. OK, super! Merci beaucoup.

Je vous rappelle.

C'est bien Edelman.

*Il sort de l'ascenseur, il arrive.

*-Tout le monde en planque. Faut pas se rater.

- Vous êtes Nadia ? - Oui.

- Vous avez rien oublié ? - Non.

Tout y est.

- Très bien, merci.

*-Top interpel' ! - Au revoir.

- C'est une opération de police. - Mais...

- Vous êtes placé en garde à vue

à compter de 11h05 pour extorsion de fonds...

- Ca va pas, non ?

- Enlèvement et séquestration en bande organisée.

Vous avez le droit de prévenir votre famille,

d'avoir un avocat... - Doucement.

- De consulter un médecin et de garder le silence.

- Viens-là, toi.

Il soupire.

- Putain...

- OK, donc Cann t'a baratiné

que son assistante devait te remettre

des contrats, mais c'était du fric ?

Tu te retrouves complice d'une séquestration

avec demande de rançon.

- Ca tient pas debout, cette histoire d'enlèvement.

O. Mazouz est son beau-frère.

- Tu défends encore ton pote ?

Il est cité dans l'affaire Herville.

- Il est plus qu'impliqué. - Quoi ?

Vas-y, développe.

- C'est lui qui l'a commandité.

- Les flics le savent? - Oui.

Cann veut quitter la France.

C'est pour ça qu'il m'a envoyé

chercher son fric. - Tu sais où il est?

- Il doit se planquer au Yeels.

Une boîte dans le 8e. Elle est à lui,

mais les flics le savent pas.

Rien n'est à son nom. C'est là

que je devais lui porter la sacoche.

- Si tu connais sa planque,

on peut monnayer.

- Je te suis pas. Tu veux que je le balance ?

- Je vois pas d'autre option. - Joséphine,

un pénaliste qui balance son client, c'est un suicide.

- Cette ordure t'a poignardé dans le dos.

- Les flics verront que je suis innocent.

Elle soupire.

Je balance pas

mon client.

C'est tout.

C'est un principe.

- Vous deviez récupérer la sacoche,

et après ? - Il devait m'appeler.

- Vous deviez le revoir ? - Il a rien précisé.

- C'est difficile à croire.

200000 euros et pas de rendez-vous ?

- Il est parti en cavale. Vous le saviez ?

- Non.

- Votre client est impliqué

dans ces 3 meurtres.

Il soupire.

- Vous voulez avoir

le 4e sur la conscience ? - Attendez, ça va trop loin.

- Vous êtes notre seule piste.

- Vous vous rendez compte ? Vous êtes complice de kidnapping.

Si on ne trouve pas Oury Mazouz vivant,

et si Cann se barre, vous allez tout prendre.

- Je sais rien, désolé.

- Il sait quelque chose. - Il dira rien.

- Nadia est au téléphone avec Lydia Cann. Chut!

- Tu l'as vu ? *-Non...

mais je sais qu'il va bien.

- Comment tu le sais ? T'as eu Oury au téléphone ?

*-Je voulais juste te rassurer.

Il est en sécurité. - Tu sais où il est?

*- Non.

(- On peut se voir ?)

- On peut se voir ? T'es où ? *-Non, je suis chez ma mère.

- T'es pas avec David ? *-Il m'a demandé de l'attendre

avec Solal... Faut que je te laisse.

(-Merci.)

- Merci.

Bips de fin d'appel

- C'est où, chez sa mère ? - A Colombes, je crois.

- L'appel vient d'un fixe,

je vais choper l'adresse. - OK.

- Cann doit préparer leur cavale.

- Sur Colombes... c'est une maison ? - C'est une petite maison.

- Il va venir les chercher ou leur demander de le retrouver.

- Faut envoyer les gars sur place. - Mmh.

- Alors ? T'as l'argent? - Assieds-toi, tais-toi.

- Qu'est-ce qui se passe ?

T'as vu Nadia ?

Que se passe-t-il ? - Comment elle l'a su ?

- De quoi tu parles ?

- Ta petite pute m'a balancé aux flics.

Tu lui as dit que j'avais fait buter son fils.

- J'ai rien dit, je te jure. - Me prends pas pour un con !

J'ai tout perdu à cause de toi.

Je t'ai sorti du caniveau. C'est comme ça que tu me remercies ?

Respiration haletante

- Je suis le frère de ta femme.

Jamais je t'aurais balancé.

Sur la tombe de mon père, je t'ai pas trahi.

En hébreu

David, arrête ! - Je vais te tuer.

Je vais te tuer. - Arrête.

J'ai rien fait.

C'est pas moi.

Il sanglote.

- Tiens, essuie-toi, tu pisses le sang.

- Faut qu'on prenne ce jet.

Toi et moi.

J'ai eu le type, on peut partir demain.

- Tu as raison.

Je vais trouver du pognon.

Des enculés pleins aux as, ça manque pas...

On va se barrer d'ici.

Hein ? On va se barrer.

- Je peux vous parler ?

C'est à propos de David Cann.

- Entrez.

- Je représente Me Edelman. - Je sais.

- J'ai un marché à vous proposer. Je vous mène à David Cann...

et vous sortez Me Edelman de cette affaire.

- Votre cynisme n'a pas de limite, mais ma bêtise en a une.

Me Edelman défend David Cann depuis le début.

Je pense qu'il a essayé de me piéger.

C'est vous qui lui avez inspiré ces méthodes abjectes.

Comment vous faire confiance ?

- Un marché n'est pas une question de confiance,

mais d'intérêt réciproque.

Vous voulez David Cann et je veux sauver Me Edelman.

C'est simple.

Il veut quitter le territoire, il faut faire vite.

- Je vous en prie.

- Je sais comment appâter D. Cann.

Je défends un de ses clients, Pierre Solignac.

J'organise un rendez-vous entre les 2 hommes,

et je fais en sorte que Solignac lui remette de l'argent.

Il en a besoin pour fuir.

- Je devrais croire

que vous êtes prête à livrer un voyou à la police ?

Pour relancer votre carrière ?

- Ma carrière...

Elle soupire.

Si vous saviez comme je m'en fous.

Vous me croyez pas ?

Je vous comprends.

- Que vous arrive-t-il ?

- Je suis fatiguée.

La porte se referme.

- On va pas faire confiance

à Karlsson pour nous livrer Cann. - Objectivons les choses.

On a quoi comme option ? - David Cann veut de l'argent.

Sans doute pour financer sa cavale. - Ca va dans le sens

de la proposition de Karlsson.

- Mais... - On doit le chopper en France.

- C'est délirant. Sa famille est à Colombes. On a une équipe

prête à le cueillir. - Berthaud, le juge

nous demande d'en discuter.

- Elle nous a balancés à l'IGPN. Elle a voulu vous baiser.

Pardonnez-moi l'expression.

C'est dur de lui faire confiance. - Je suis d'accord.

Mais il me semble que là, on peut lui faire confiance.

- On la connaît par cœur. Elle va nous balader pour protéger Cann.

- C'est vrai, en toute objectivité, il y a un risque.

- On n'a pas fait tout ça

pour tout risquer maintenant.

- Merci.

- Quelles étaient vos relations avec Berthaud et Escoffier ?

- Nos services ont été co-saisis sur l'affaire Herville.

Je les ai rencontrés comme ça.

- Mmh... Et? - On a été dessaisis,

mais j'ai gardé contact avec Escoffier.

Il m'a proposé un renseignement sur une évasion fiscale.

- C'est sur cette opération

qu'on voulait vous interroger.

Il semble

que vous ayez été un peu... négligente.

Les comptes que vous avez bloqués

étaient des comptes utilisés par O. Mazouz

en compensation de versements en cash.

- Je savais pas. - A aucun moment,

ils n'ont évoqué devant vous un coup d'achat?

- Non.

- Ils vous ont manipulée. - Non, c'est...

- On va se parler franchement.

Les commandants Berthaud et Escoffier sont soupçonnés

d'extorsion de fonds et si vous les défendez,

vous serez considérée comme complice.

C'est bien vous qui avez appelé,

à plusieurs reprises, le commandant Escoffier

à ce numéro ? Ce sont vos fadettes.

- Oui.

- Ce numéro correspond

à un portable de guerre utilisé par vos 2 collègues.

- Je croyais

que c'était le portable d'escoffier.

- Ah bon ? - Oui.

- Pourquoi vous ne l'appeliez pas sur son portable pro ?

Vous aviez quel type

de rapport avec lui ?

- C'est pas le sujet. - Ca pourrait l'être.

Ca expliquerait votre... loyauté.

Mais il y a une chose qu'il faut que vous sachiez.

Berthaud et Escoffier sont en couple.

Ils se sont servis de vous.

Vous ne méritez pas de tomber avec eux.

Si?

- Récemment, Escoffier m'a appelée en panique.

Il voulait que je débloque les comptes d'Oury Mazouz.

Sans me dire pourquoi. Quand le procureur m'a convoquée,

j'ai compris qu'ils avaient fait un coup d'achat

avec le réseau et que ça avait mal tourné pour O. Mazouz.

J'ai confronté Escoffier à ce sujet.

Elle soupire.

Il m'a pas démentie.

Elle souffle.

- Bien.

On va pouvoir mettre tout ça au propre.

Vibreur téléphone

Gilou renifle.

(- Allô ?)

(Non, je vais pas rentrer ce soir.)

(On va serrer, c'est pour ça.)

(Non, mais t'inquiète...)

(Arrête avec tes mauvais pressentiments.)

(OK, vas-y. Moi aussi... je t'aime. Bisous.)

Ali soupire.

Elle s'inquiète toujours.

- C'est normal.

- C'est bien d'avoir une nana qui s'inquiète pour toi.

- Sauf qu'elle arrête pas d'appeler. C'est relou.

Gilou soupire.

C'est sûr que pour vous, c'est... plus simple.

- Plus simple, plus simple... Faut le dire vite.

Quoi? T'es pas quelqu'un de simple. T'es quelqu'un de...

complexe.

Voire compliquée. Non ? - C'est moi, le problème ?

- Non, j'ai dit que tu étais compliquée.

C'est pas pareil. - Mmh...

Moi, je dirais pas ça.

- Tu dirais quoi?

- Je sais pas.

Je dirais que...

tu sais ce que tu veux.

Que t'es impliquée... euh... déterminée, voilà.

Plus ça... déterminée.

Gilou rit. - Tu vois ?

C'est pas "compliquée". - Génial.

-"Déterminée", c'est pas "compliquée", c'est pas pareil.

- Pff... oui, si tu veux...

- C'est bien. C'est un bon observateur, c'est un bon flic.

Ali rit.

Musique orientale du bar

- S'il vous plaît!

- Oui. Bonsoir. - Une coupe.

- Ca marche.

- Tu m'en ramènes une autre ? - Oui.

- Merci.

- Vous travaillez ici ? - Oui.

- Merci.

Vous connaissez David Cann ? - Ben, oui. C'est lui, ici.

- Il est là ?

- Je sais pas, je l'ai pas encore vu.

Vous voulez que je demande ? - Non, merci.

Vibreur téléphone

- Joséphine Karlsson. Je réponds ? - Oui.

- Je t'écoute.

Quoi ?

Elle a vu Vadim.

Haut-parleur

T'es où, là ?

*-Au Yeels, une boîte de nuit qui lui appartient.

*-Pourquoi t'es là-bas ? - Je cherche Cann.

*-Joséphine, le chauffeur de Cann est très dangereux.

C'est aussi son homme de main. Tire-toi vite. Tu m'entends ?

Bips de fin d'appel

Elle a raccroché, cette conne.

Circulation, sirène

*-On n'intervient pas seuls. Je demande le soutien de la BRI.

- Qu'ils bougent pas, on arrive.

*-Comptez sur moi, je vous rejoins.

Sirène

*-Vous êtes sur le répondeur de... - Putain, ça répond pas !

Elle nous aura fait chier jusqu'au bout!

- Tiens.

Une porte s'ouvre.

En hébreu

Que faites-vous là ?

- Vous avez mis Me Edelman dans la merde.

- On sait que vous êtes là ? - Non.

Il a refusé de vous dénoncer aux flics.

Je veux une déclaration écrite

qui le blanchisse de la complicité d'enlèvement.

Une lettre que je pourrai remettre au juge,

une fois que vous serez parti.

- Il n'y a jamais eu d'enlèvement.

Oury... Oury ! Viens voir, s'il te plaît.

Je vous présente Oury Mazouz.

L'homme que j'ai soi-disant enlevé.

On va faire une lettre

dans laquelle Oury dira qu'il n'a jamais été pris en otage.

Ca vous va comme ça ?

- La voiture de Cann est garée dans la rue, derrière.

- Salut. - Salut. Ca va ?

- Combien ils sont dedans ?

- Il est tôt, ça devrait pas être bondé.

- OK. D'après mes infos, y a 2 issues de secours.

Là et là. Je mets 2 gars par porte, le reste avec vous.

- On va rentrer en 1er pour éviter la panique.

- Ca marche. - D'accord, merci.

Ali, reste avec les gars dehors. Surveille la Mercedes.

- Sérieux ? - Ouais, pense à ton môme.

Musique électro du bar

Poussez-vous !

Sur le côté ! Dépêche-toi !

On reste calme.

Allez-y.

- Où tu vas, toi ? Arrêtez !

La musique s'arrête.

Murmures désapprobateurs

- C'est une opération de police ! Ne bougez pas !

- Tirez-vous ! - On surveille son langage !

On sort les cartes d'identité. - T'es stressé.

- Ferme ta gueule !

- Ca suffit !

Brouhaha

- Merde...

Non... Non... merde...

Y a les flics.

- Qu'est-ce qu'on fait, David ? - Calme-toi. Écoute-moi.

Écoute-moi. Ne t'inquiète pas.

Dans quelques mois, on est dehors.

Vadim... occupe-toi d'elle. Suis-nous.

Allez, viens.

- Tu viens avec moi !

Elle gémit.

Brouhaha

- C'est ça. - Gilou !

- Me parlez pas comme ça !

- Viens-là, toi ! - David Cann,

vous êtes en garde à vue

à compter de 23h45 pour le double meurtre de Wang Xiao Peng

et de M. Jacques Herville. - Tu vois,

ton pognon de merde, au placard, tu te le mettras dans le cul.

- Vous avez le droit... - On trouve pas Karlsson.

- Elle est où ?

- Prends-le.

- JP, les pinces. - Par là ! Poussez-vous !

- Poussez-vous !

Respiration haletante

- Ah... - Tu la fermes, tu m'as compris ?

Elle crie. - La ferme sinon je te bute !

- Police !

Bouge pas !

Non ! Coup de feu

Respiration haletante

Putain...

- Ca va ?

Ali ?

C'est bon ?

- Ca va ?

- Il est mort...

- Ca va ?

- C'est fini.

C'est fini.

- Vous l'avez eu, hein ? - Oui, on l'a eu.

Je suis désolée.

- Moi aussi.

- Merde !

Sanglots

Musique dramatique

- Ca a été avec les boeuf-carottes ?

- La légitime défense est établie, il sera pas emmerdé.

- Sur les fadettes du portable de Vadim,

le soir de la mort du commissaire, y a écrit:

"Règle le problème." C'est pas toi, ça ?

- J'ai pas envoyé ça. - Ah non ?

- C'est pas mon téléphone. - C'est ton 06.

- Je sais pas. - Tu sais pas ? Tu sais rien.

Tu restes chez toi tranquille...

- Où est Oury Mazouz ? - En cellule.

Propos indistincts de Laure

- Lève-toi. Lève-toi ! - Putain ! Doucement, cousin !

- Tu sais que tu vas prendre très cher ?

Complicité de meurtre sur un keuf.

- Je sais pas de quoi vous parlez. - Ah ouais ?

Je vais t'expliquer.

Là, c'est chacun pour sa gueule. Tu sais ce que ça veut dire ?

Cann est en train de te charger comme un porc.

Arrête de le protéger !

- Je protège personne. Je sais rien.

- Ca t'a pas fait un choc, la mort de Fouad ?

C'est le fils de ta nana.

- Je sais rien, je vous dis. - Ah...

- Ils veulent pas être dérangés.

- Je sais.

- Allez...

- Dis-moi, comment ça s'est passé pour Fouad Khelfa ?

- Qui ? - Fouad, le fils de Nadia Khelfa.

Elle bosse dans ta boîte. - Je connais la mère, pas le fils.

- La décision de le fumer,

ça s'est passé comment?

Petit rire

- De quoi on parle ?

- De quoi on parle ?

C'est toi qui as décidé de le tuer ?

Mmh ? En même temps, c'est logique.

Tu l'as fait rentrer dans tes magouilles.

Le frère a merdé, il fallait le punir.

- J'ai rien décidé.

- Tu sais quoi?

On va dire à Nadia que t'as buté son fils.

Ca tombe bien,

elle sait qu'on t'a retrouvé. Elle veut te parler. Vas-y.

- Arrêtez ! Vous faites quoi ?

Dis-le que c'est toi qui as envoyé Vadim !

- Tais-toi. Ne parle pas. - Sortez-le !

- Ne parle pas !

Oury !

- Ferme ta gueule !

La porte se ferme.

- Je vais tout balancer.

Fouad... le flic...

Toutes les affaires.

Oury renifle.

- Il y avait deux mecs de chaque côté...

- La difficulté, c'est toujours la même.

C'est la manière de lancer l'affaire.

Vous retomberez toujours sur...

- Ce con, il a oublié de mettre...

- La nana, elle est venue, elle s'est plaint.

Il manque deux godes.

Je revois encore la gueule d'Herville.

- Ca tombe bien.

- Herville me dit:

"Il faut me retrouver ces deux godemichets."

Rires

- Il avait fait la même chose dans son bureau.

- Oui ! - T'avais tapé à la porte et...

Conversations indistinctes

Grincement de porte

- Ca y est, vous l'avez eu ?

- Ouais.

- On a trouvé votre portable de guerre.

On a vos fadettes. S. Bretz a tout balancé.

On a la preuve du coup d'achat.

Ce qui va se passer, c'est simple. Anfray va reconvoquer Laure.

Il la trouve plus fragile que toi. Cette fois, il lâchera pas.

Y a trop d'éléments contre vous.

Je suis désolé, mon pote.

J'ai essayé de vous couvrir... mais là...

- T'as fait ce que tu devais faire.

Merci de m'avoir prévenu.

Brouhaha

- Ah, il est là...

Ben alors, t'étais où ? Je te cherchais partout.

- J'étais parti prendre l'air.

- C'est vrai ? - Oui.

- Faut qu'on rende le fric. - On part plus en Thaïlande ?

Avec ce pognon, on tiendrait 20 ans sans bosser.

- On achèterait un bar au bord de la plage ?

A côté des dealers exilés du 93, on serait un peu comme à la maison.

- Mmh...

- Faut que failles voir Ali. - Ouais.

J'Y vais.

- Mmh... Escoffier... - Ouais ?

- Je tenais à vous dire... Vous êtes des emmerdeurs avec Berthaud...

Mais si un jour, je me fais descendre,

je voudrais que vous soyez sur l'enquête.

- Patron, tournée ? Beckriche rit.

- Gilou ? - Après.

- Gilou, un petit coup...

- C'est ta 1re grosse affaire ?

L'important, c'est que t'aies sauvé quelqu'un.

Hein ? C'est pas la peine de te prendre la tête.

Les choses, tu les as faites.

Je voulais te demander un truc... - C'est dans mon casier.

- Merci.

- Il reste encore quelques PV à taper. Il reste encore...

- Je savoure l'instant présent. - Ca, c'est bien.

- Je ne pense pas du tout à demain.

J'ai la satisfaction d'avoir terminé mon enquête.

- Comment ? J'ai pas entendu.

- J'ai la satisfaction d'avoir terminé mon enquête

grâce à vous.

- Vous allez nous manquer.

- Il faut apprendre à lâcher.

C'est pas facile... pour nous.

Allez. Euh... faut continuer longtemps.

On a besoin de vous.

Laure rit.

Laure, vous ne savez pas à quel point vous êtes précieuse.

Acceptez-le.

- Viens, on rentre à la maison. - Mmh.

Je vais chercher des croissants. - Mmh.

- Rendors-toi. - Mmh.

Grincement de porte

Fermeture de porte

Une porte s'ouvre.

- Allons-y.

Elle soupire.

*-C'est le répondeur du commandant Escoffier. Laissez un message.

- Gilou, qu'est-ce que tu fous ?

Elle soupire.

T'es où ?

Je m'inquiète. Rappelle-moi, s'il te plaît.

Elle soupire.

Vibreur téléphone

Patron ? *-Je viens d'avoir l'IGPN.

Escoffier a signé ses aveux.

Elle soupire.

- Pourquoi t'as fait ça ?

T'as tout pris pour toi. Tu sais ce que ça veut dire ?

- C'est ma décision.

- A deux, vous pouvez plaider

que vous vous êtes entraînés l'un l'autre. Là, tout seul...

tu vas être chargé à mort.

- Laure en crèverait de plus être flic.

- Et toi ?

Gilou soupire.

- Parfois, tu décides un truc... les autres pensent que c'est dur,

mais c'est tout le contraire, c'est facile.

Car c'est la seule chose que tu dois faire.

Et tu la fais, c'est tout.

Tintin souffle.

Tu vas pas chialer ?

- Non.

Qu'est-ce que tu fous là ?

Je m'en occupe.

- Je dois le voir.

- Il ne changera pas d'avis.

- Je peux pas le laisser faire ça.

- Tu peux aller boire un café ?

Bip

Vous avez 5 min.

La porte se ferme.

- Tu dois pas tout prendre sur toi.

- C'est trop tard, j'ai signé mes aveux.

-"Si on plonge, on plonge ensemble".

Tu te souviens ?

Je vais tout dire à Anfray. - Tu vas rien faire du tout.

- Si. Pourquoi je ferais rien ?

- C'est comme ça.

On va pas plonger tous les 2.

Tu as du monde dehors qui t'attend, tu as ta fille. J'ai personne.

Tu dois t'occuper d'elle.

Fais-le pour nous. Hein ?

Fais-le pour nous.

Elle sanglotte.

Hein ?

Regarde-moi.

Tu me le promets ?

- C'est bien.

C'est bien.

Elle pleure.

*-Vous êtes sur le répondeur de J. Karlsson.

Laissez-moi un message.

Bip

- Joséphine, c'est moi.

Je pensais que tu serais là à ma sortie de garde à vue.

Je sais pas ce que t'as fait pour moi,

mais je voulais te remercier.

Rappelle-moi...

quand tu veux.

- On n'a pas eu le temps d'en parler.

Vous voulez que je prépare un pot de départ?

- Un pot? Certainement pas.

Je vais pas commencer maintenant à faire des civilités.

Ce serait comme un athée

qui croirait en Dieu au moment de mourir.

Je...

- Mais il y a une chose qui me ferait plaisir.

C'est de vous offrir une bière. - Ah... bien.

Euh... je vous attends en bas. - Oui, merci.

La porte se ferme.

Musique mélancolique

Voix d'enfants

Générique de fin

Sous-titrage : Lylo Media Group

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