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Mon colonel, ça fait 30 salves.
Ça... le...
Très bien. Faites cesser le feu.
Où est le capitaine Heath ?
La dernière fois que je l'ai vu, il partait par là.
Mais qu'est-ce qu'il fichait là ?
Allez le chercher !
Oui, mon colonel.
Capitaine, mon capitaine...
Capitaine Heath !
Il a tiré les 30 salves.
En route, Geary.
Hé petit, où crois-tu aller avec ton sac de nourriture ?
Voyons ce qu'on a... Alors...
Beignets de poulet, maïs concassé, travers de porc...
Deux gâteaux à la noix de coco et trois tartes à la myrtille.
Passons un marché.
Tu ne dis rien aux autres et on partage ça.
Bon, c'est d'accord.
Mais descendons à la rivière. On ne nous verra pas.
Bouge pas, ou je t'en mets un coup.
Bravo, mon capitaine !
Merci d'avoir joué les spectateurs.
Ramenez-les au camp.
Allez, en route !
Capitaine Heath au rapport.
Est-ce une tenue pour un officier ? Boutonnez-moi ça.
Dorénavant, soignez votre apparence avant de vous présenter.
Nous étions en patrouille et avons fait des prisonniers.
Des prisonniers ?
Qui vous a dit de faire des prisonniers ?
Personne, mais…
- Ramenez-les ! - Quoi ?
Vous m'avez bien entendu !
- Je pensais que ça se faisait... - Ne me dites pas ce qui se fait !
Lequel de nous deux est diplômé de West Point?
C'est vous, mon colonel.
Et comment !
Combien de fois ai-je interdit la prise d'initiatives ?
Sûrement plus de 1 000 fois.
Vous avez de la chance, capitaine.
Après la guerre, vous retournerez à votre "cabinet médical"…
- Ou je ne sais quoi… - Un cabinet d'avocats.
Moi, je suis officier de carrière !
Je ne compte jamais que sur mes états de service !
Je ne vois pas en quoi cette prise nuirait à vos états de service.
- Vous ne voyez pas. - Non, désolé.
Fermez-[a deux secondes et je vous le dirai !
Alors...
Nous sommes dans un bon secteur, calme et bien réglementé.
Tous les matins à 6 heures,
les Confédérés nous envoient 30 salves de munition.
Puis à 6 h 30,
nous les leur rendons.
Nos généraux et les leurs sont ravis et personne n'est blessé.
Mais en faisant des prisonniers, vous venez de briser le statu quo.
Ça ne leur plaira pas, capitaine.
Ils vont se fâcher.
Pour de bon !
Si je peux me permettre, le but même de cette guerre
est que les deux camps se fâchent.
Je vais vous dire quel est le but cette guerre.
C'est que vous la fermiez !
Faites donc ce qu'on vous dit !
Au lieu d'aller briser les statu que à tout va !
Mon colonel ?
Regardez ce que vous avez fait !
Je savais qu'ils se fâcheraient !
Attention. Vous mettez les pieds sur un terrain dangereux !
Dangereux... Oui, mon colonel.
Un message du quartier général.
Merveilleux.
Nous avons ordre d'attaquer.
Vous avez tout gagné, Heath !
Nous pourrions trouver un arrangement avec les Rebs.
Si nous les attaquons pendant 15 mn et qu'ils ripostent pendant 15 mn,
nous pourrions faire une pause pour le thé ?
- La ferme, Heath ! - Oui, mon colonel.
Dois-je sonner le rassemblement ?
Vous avez une meilleure idée ?
Évidemment, faites-le !
Bien, mon colonel.
Ma femme ne croirait pas la moitié de ce qui se passe ici !
Sergent Davis ! Rassemblez les hommes. On attaque.
- On attaque ? - Exact.
Mon capitaine...
Arrêtez-moi sur le champ, car je n'y vais pas.
Pardon ?
Ces Rebs que nous avons faits prisonniers...
Ils viennent de la ville dont je suis originaire.
Je refuse de tirer sur mes frères de sang.
Je vois…
J'ai une question pour vous, sergent.
A supposer qu'un de vos proches se trouve en face
et à supposer que par un coup du sort vous tombiez sur lui,
quelle raison auriez-vous de le tuer ?
Je n'y avais jamais pensé. Mais je ne ferais pas mon devoir.
Tuez déjà quelques Rebs que vous ne connaissez pas.
Ça compensera.
D'accord.
Bien vu, mon capitaine.
Maintenant, à vous de jouer. Entendu ?
Entendu, mon capitaine.
Allons-y, les gars ! En route ! Sortez de là !
C'est vrai, mon capitaine ? On part vraiment à l'attaque ?
- Exact. Vous avez prévu mieux ? - Non, capitaine.
Mais vous savez bien comment ça se passe chaque fois.
Comme quand le colonel a brandi son sabre et crié : "Chargez !"
On a fini dans les marais jusqu'au cou !
- Et puis la fois où... - Assez, Selous. Assez.
Bien, mon capitaine.
Au diable ce hoquet ! Il va falloir être discrets.
Bien, mon capitaine.
Selous !
- Merci, mon capitaine. - Pas de quoi.
Ça suffit comme ça ! Rentre à l'écurie et laisse-moi.
Qu'est-ce que vous faites avec ça ?
Il me suit partout !
- Débarrassez-vous-en. - C'est bien là le problème.
- Pourquoi ? - Regardez...
J'ai un don avec les chevaux. Ils ne veulent plus me quitter.
Ça dure depuis longtemps ?
Ça a toujours été comme ça. C'est très gênant parfois.
- Et c'est tous les chevaux ? - Aucun ne m'a encore résisté.
Ça doit venir de mon odeur.
Caporal,
si vous passiez sous le nez de la cavalerie au moment de la charge,
que se passerait-il ?
- Je n'ose même pas y penser. - Évidemment.
Dites au colonel que vous êtes devenu courrier.
C'est un ordre !
Bien, mais ça ne lui plaira pas.
Alors ?
Les arbres me cachent la vue.
On raterait même Hannibal et ses éléphants.
Des éléphants ?
Ce serait bien le genre des généraux yankees.
Des éléphants. Voyez vous ça !
Ils auront tôt fait d'utiliser des chameaux.
Sergent, ce que je voulais dire...
Peu importe.
- Avez-vous le hoquet ? - Non, mon capitaine. Et vous ?
Non.
Nous avons dû nous tromper tous deux.
Vous voulez tous nous faire tuer ?
Pardon, mon capitaine.
- S'il recommence, étranglez-le. - Bien, mon capitaine.
Courrier au rapport. Mais c'est une mauvaise idée.
Caporal, allez prévenir le général que nous attaquons.
- Il ne vaudrait mieux pas. - Sans discuter !
- Mais vous devez savoir que… - Du vent !
Oh ! Pas par là...
Maudit cheval !
On attaque dans le sens inverse !
Le colonel se replie !
S'il fiche le camp, moi aussi !
Je vous suis !
Mais colonel où allez-vous ?
Mais qu'est-ce qui se passe, mon colonel ?
Arrière !
Arrêtez ! Mais attendez... Attendez !
Arrêtez, arrêtez !
Arrière ! Arrêtez !
Merci Selous ! Selous pourquoi...
Je compte bien faire la lumière sur ce fiasco
et savoir quoi ou qui est responsable
de la fuite d'un bataillon entier.
Et ce, avant même le premier coup de feu.
A présent, commençons.
Deuxième classe, Owen Selous.
Deuxième classe, Owen Selous.
Veuillez vous asseoir.
Que s'est-il passé ?
Ce qui s'est passé ?
Oui, pourquoi avoir pris la fuite sous le nez de l'ennemi ?
L'ennemi n'y est pour rien, mon général.
D'ailleurs, je ne peux pas affirmer que l'ennemi était dans les parages.
Mais alors, quoi ?
Eh bien, quelques gars et moi étions en train d'avancer...
Et alors...
Soudain, le colonel Brackenby est arrivé à cheval
en fonçant vers l'arrière.
- Le colonel Brackenby ? - Oui et ensuite...
le capitaine Heath a tenté d'arrêter le colonel.
Il hurlait à pleins poumons !
Continuez.
Je me suis dit qu'il y avait quelque chose que j'ignorais.
Et j'ai...
Vous savez... je ne suis pas supposé discuter.
Alors, j'ai...
Allez-y, sergent.
Mon général…
Nous avons cru voir un fantôme.
Le colonel a surgi à toute vitesse,
son cheval était blanc d'écume et avait un regard fou !
Et juste derrière...
suivait le capitaine Heath.
Lui aussi écumait et il avait un regard fou !
Si vous voyez ce que je veux dire.
Quand le colonel est passé, le capitaine était dans le passage.
Alors, j'ai pensé qu'on avait changé les ordres sans prévenir.
Faire marche arrière,
n'était pas tant battre en retraite,
qu'attaquer dans l'autre direction.
Tout s'est enchaîné très vite, mon général.
Je vois le colonel Brackenby faire marche arrière.
Je le poursuis dans le doute.
Je me retourne et je vois que tous les hommes le suivent.
Je remarque qu'ils sont bien plus en arrière que moi.
Je me suis senti exposé, à découvert.
Il ne restait plus que moi.
Tout ça pour un maudit cheval!
Parlez plus fort, colonel !
Ce fichu cheval s'est enfui avec moi sur son dos.
Votre cheval a quoi...?
Il s'est enfui !
Colonel, depuis combien de temps servez-vous dans l'armée ?
Je suis sorti diplômé de West Point en 1837.
Bien, 1837.
Vous commandez aujourd'hui
le 5e bataillon de volontaires de New York.
- C'est exact ? - C'est ça.
Quand êtes-vous entré dans l'infanterie ?
- En fait, mon général… - Quand !
Il y a six mois.
Six mois.
Et auparavant, pendant les 24 ans et 6 mois précédents...
- Sept mois. - Soit...
Pendant les 24 ans et 7 mois précédents,
dans quel corps serviez-vous ?
La cavalerie.
- Pardon ? - La cavalerie !
Ma pauvre femme...
Le colonel n'y est vraiment pour rien.
Je suis revenu au quartier général et son cheval m'a suivi.
Étant dessus, le colonel n'avait pas d'autre choix
que d'aller où son cheval irait.
Vous comptez nous faire avaler une histoire pareille, caporal ?
Laquelle, mon général ?
Votre stupide pouvoir sur les chevaux
et sur celui du colonel, en l'occurrence.
C'est la vérité.
C'est peut-être parce que je sens un peu le cheval.
C'est l'excuse la plus honteuse que j'ai jamais entendue.
Non seulement vous entachez à vous seul l'histoire militaire,
mais vous tentez de vous en sortir en forçant un de vos hommes
à inventer une histoire que même un enfant de 6 ans ne croirait.
- Mais je ne l'ai pas forcé ! - Assez !
- J'ignore où il a pêché ça. - Encore un mot et vous êtes mort!
- Le colonel voulait… - Ça vaut pour vous aussi !
La ferme, Heath.
Comme je le disais,
il suffit que je me trouve à proximité d'un cheval...
Mettez-moi cet homme dehors !
La séance est levée !
Les poules aussi, du balai !
Dans un premier élan de générosité,
je les aurais tous fait exécuter à l'aube.
Mais le président Lincoln a la phobie des exécutions massives.
Eh bien, quoi que nous décidions,
il faut absolument tenir ces hommes à l'écart de la presse
ainsi que du reste de l'armée.
On trouve bien quelques gougnafiers dans tous les bataillons,
mais il est rare d'en trouver un bataillon entier.
J'irais même plus loin.
Ces hommes seraient la plaie d'un bataillon de gougnafiers.
Un bataillon de gougnafiers... Mais bien sûr !
Peut-être ne sont-ils pas un problème,
mais la solution à bien des problèmes.
Vous l'avez dit, tout bataillon a son lot d'incapables.
Imaginez que nous prenions les minables de chaque compagnie
et les confions tous à Brackenby,
avant d'envoyer le tout au fin fond du Far West, sans billet retour.
Mon général…
Ce serait dur envers les Indiens.
Dixit le général Shermann : "La guerre est un enfer".
Les Indiens s'en accommoderont.
Retournons dans le tribunal martial.
Je les aurais volontiers fait exécuter.
Écoutez la suite de cette ordonnance.
"Le commandement de la compagnie Q."
Vous avez bien entendu ? La compagnie Q !
Oui, capitaine.
"Ce faisant, le capitaine Brackenby..."
Le capitaine Brackenby...
Le grade de mes débuts, il y a 20 ans !
George Custer est général. Shermann est général !
Et aucun n'a fait un si bon mariage !
Tout est de votre faute, Heath !
- Comment ça ? - Peu importe.
"Le capitaine Brackenby...
"conduira ladite compagnie Q...
"par tout moyen de locomotion,
"disponible mais non prioritaire
"à Sioux Landing, en territoire indien,
"Il y relèvera le 11e de cavalerie."
Mais c'est l'élite !
Ça n'a aucun rapport !
C'est de votre faute si Geary a raconté cette histoire ridicule !
J'ai frôlé l'exécution.
Je ne lui ai rien fait dire et cette histoire est vraie.
Niez-vous avoir voulu ma peau
depuis le jour où je suis devenu votre supérieur ?
Vous voulez en parler sans cérémonie ?
Sans cérémonie ?
Oui, sans cérémonie. D'homme à homme.
Eh bien, pourquoi pas ?
- Juste un instant. - Bien.
Brackenby...
Je ne supporte plus de couvrir vos bourdes stupides.
Votre réussite à West Point reste pour moi un mystère.
Et vous devriez remercier le ciel d'être encore capitaine
au lieu d'avoir écopé de taches à votre hauteur
comme compter des trombones et tailler des crayons.
- Et Brackenby... - Reprenons les cérémonies.
Bien, mon capitaine.
Voyons un peu…
Ces hommes que l'on m'a confiés...
De quoi ont-ils l'air ?
Vous en jugerez par vous-mêmes,
mais je n'ai encore jamais vu ça, auparavant.
Quoi qu'il en soit...
je compte sur vous pour en faire de bons militaires, capitaine.
Je veux dire... lieutenant.
Entendu, mon colonel.
Oh pardon, je voulais dire... Mon capitaine.
- Encore vous ? - Oui, mon capitaine.
Ils ne m'ont rien épargné.
Eh toi, descends de là !
Pourquoi ?
Parce que je te l'ordonne !
Je suis bien là-haut.
Descends de là !
Bien, lieutenant.
J'arrive !
- Qui est-ce ? - Un de vos hommes, mon capitaine.
Un des plus normaux.
Messieurs,
je suis votre nouveau capitaine.
Je m'appelle Brackenby.
- Votre nom ? - Deuxième classe Jennert...
Je vous prie d'excuser ma maladresse, mon capitaine.
Oh, ce n'est rien.
- Combien de temps dans l'armée ? - Deux ans.
Un instant. Rends-la, Long.
- Rendre quoi, lieutenant ? - Rends-la.
Très bien... Je ne comptais pas la garder.
Long est cleptomane.
Il vole des choses. Un peu comme une pie.
- Vous connaissez Selous. - Mon capitaine.
Oui, je me souviens de vous.
Et vous, qui êtes-vous ?
Qu'avez-vous fait ? Noyé votre officier ?
Check Belmont, mon capitaine. Je n'ai noyé personne.
Belmont aurait causé des incendies.
Plusieurs.
Combien ?
- On en a dénombré 105. - 106 !
Oh, 106 !
Qu'est-ce qui vous plaît tant que ça quand vous incendiez ?
J'aime le crépitement des flammes,
regarder jaillir les étincelles
et voir le gens qui hurlent en sortant des bâtiments en feu.
D'accord... je vois, je vois.
Celui-ci a l'air normal...
Voici Jim Fulton.
Il brise les hommes contre sa poitrine.
- Comme ça. - Oui, repose-le.
Repose-le, j'ai dit.
Il causait de graves blessures dorsales
dans son bataillon.
- Luke Bannerman, mon capitaine. - Venu de l'artillerie.
- Pourquoi ? - Un malentendu.
Concernant la poudre de l'artillerie.
Quel type de malentendu ?
Il a fait sauter le mess des officiers.
- Merci pour votre aide. - Mais...
- Fergus O'Toole. - Slasher. Futur champion de boxe.
Mais serait-ce un peu de gras ?
Oh, nom de...
C'est compulsif. Ça arrive dès qu'on le touche.
C'est bien le moment de me le dire.
Ramenez-moi dans mon bureau. Allez !
Sergent, Slasher vient de gagner un bain chaud et une double ration.
Bien, mon lieutenant.
Rompez !
Que savons-nous de cette compagnie Q, major ?
Pas grand chose, mon général.
Les hommes auraient été recrutés dans les bataillons toute l'Union.
Sûrement des experts triés sur le volet.
Oui, mais pour quoi ?
Le nom lui-même de la compagnie est plutôt louche.
Autre chose, major ?
Une compagnie sans affectation et non prioritaire.
C'est forcément un leurre.
Elle se rendra à Fort Hooker, en passant par Sioux Landing.
Fort Hooker ?
Aurait-ce un rapport
avec cette cargaison d'or des mines de l'ouest ?
Ça se pourrait, mon général.
Ils y entassent l'or depuis deux ans,
de peur de convoyer la cargaison.
Mais ils en ont trop besoin, ils n'ont plus le choix.
Qui avons-nous là-bas ?
Juste un renégat du nom d'Hugo Zattig,
qui cumule tous les défauts de Quantrill
et de Bloody Bill Anderson.
Zattig se dit dans notre camp, mais nous avons des doutes.
- Que comptez-vous faire, major ? - Eh bien...
Commençons d'abord
par y envoyer un de nos agents secrets
pour en apprendre le maximum.
Un nom en tête ?
Je pensais à Mlle Martha Lou Williams.
N'est-ce pas un peu dangereux pour une femme ?
Si, je le sais.
Mais elle est de loin notre meilleur agent.
Et vu l'importance de cette mission...
Je... Elle attend dans l'antichambre.
Bien, faites-la entrer.
Mlle Williams, je vous prie.
- Vérifiez qu'il y a le compte. - Oui, mon lieutenant.
Venez là et prenez vos numéros de cabine.
Tu vois ce que je vois ?
Je crois que mes yeux me jouent des tours.
J'ai d'abord cru voir une compagnie,
mais là, je ne suis plus certain.
J'ai jamais vu de troupe avec l'air si abattu.
Mais lâchez-le... Ça suffit.
Qu'est-ce qui vous...
Pas moi ! Lui !
Maintenant, montez à bord !
Je suis désolé de ce qui t'arrive, Claude.
- Mais tu vas t'en tirer, mon vieux. - M'en tirer ? Peut-être.
Mais il sera très dur
d'expliquer à ma femme que je redeviens capitaine.
Et puis ily a ce Heath...
N'y a-t-il aucune chance qu'il intègre une autre compagnie ?
Aucune. Les ordres étaient précis. Mais tu connais l'armée.
- Bonjour, lieutenant. - On n'attend plus que vous à bord.
Bon… Au revoir, Claude. Et bonne chance.
La guerre ne sera pas interminable.
Au revoir, lieutenant.
Comment un homme aussi terne est-il devenu capitaine ?
Bien le bonjour.
On n'abîme pas la marchandise.
Jared !
Ça alors, Jared Heath !
- Sale petit traîne-savates ! - Jenny !
Je t'ai pas vu depuis que tu m'as sortie de prison.
- C'était quelque chose, hein ? - Comment vas-tu ?
Ne me dis pas que l'armée est là pour nous jeter dehors ?
Non, on embarque là-bas.
Merveilleux ! Nous aussi...
Les filles, voici Jared, l'ami des femmes dans le pétrin.
Mesdemoiselles.
J'oubliais. Voici mon supérieur, le capitaine Brackenby.
Bonjour, capitaine. Voici les filles.
On va fêter ça !
J'adore les hommes d'autorité.
Allez les délurées, du balai !
- Sortez-moi ça d'ici ! - A plus tard !
- Espèce de libertin ! - Madame...
Une sacré numéro, cette Jenny !
Fallait-il que vous me présentiez cette… Jenny,
ici, devant tout le monde ?
Vous la reverrez plus tard en privé.
Je ne parlais pas de ça, Heath.
- Sachez que je suis un homme marié. - Oh, oui. Mes excuses.
Remontez-la à bord !
En voilà une façon de traiter cette jeune femme.
Elle essaie de s'en sortir.
Et ne cherchez jamais à revenir !
Venez, mesdames.
Vieille bique !
Nos maris resteront enfin à la maison.
Tu veux nous attirer des ennuis ? Donne-moi ça !
Mais, mon lieutenant !
Courage madame, on vous monte à bord.
Que se passe-t-il ?
Allez, poussez-vous !
Ouste !
- Que se passe-t-il ? - Le lieutenant est tombé à l'eau.
- Jetez la corde ! - Mais capitaine !
Jetez la corde !
Très bien.
Passe-moi celle-là !
Allez, vite ! Passe-lui la corde !
Pourquoi tu t'intéresses tant à eux ?
Ils sont fauchés comme les blés.
Ce ne sont pas des bons partis ?
Sauf si tu cherches à ouvrir un sanatorium.
Oh Jenny. Il y en a bien qui sont mignons.
Tu dis ça à chaque fois.
Je ne sais pas pourquoi, mais ils me plaisent.
Je tiens à vous dire que j'ai fort apprécié cette danse.
Certainement pas plus que moi, capitaine.
Il est si rare pour une fille comme moi,
de rencontrer un homme aussi mûr et avec tant d'expérience.
Et bon danseur avec ça !
Eh bien...
Peut-être pourrions-nous nous revoir plus tard ?
Mais voilà une idée fort plaisante.
Excusez-moi.
- Je peux en prendre une ? - Merci.
- Bonjour, vous. - Oh, salut.
Au nom de toutes les filles,
je vous remercie d'avoir tenté de noyer la mégère.
Pas la peine de me remercier.
Je m'appelle Ora.
Je m'appelle Selous. Owen Selous.
Enchantée...
Ça vous dit qu'on... s'asseye, pour discuter ?
Discuter ?
Eh bien... Ça, c'est inhabituel.
- Bonsoir, chérie. - Laissez-moi passer.
Donne-moi un petit baiser.
T'aimes les coups, c'est ça ?
Lâchez-moi ! Lâchez-moi !
Lâchez-moi !
Merci de votre aide !
Qu'ai-je fait ?
Rien, justement !
Ne réagissez-vous jamais quand une femme est agressée ?
Sachez que j'assiste rarement à ce genre de scènes.
La dernière fois remonte à sept ans.
Et qu'avez-vous fait ?
Eh bien...
J'y suis allé et j'ai offert mon aide.
Elle m'a giflé comme vous ce type
et m'a envoyé promener.
Le type qui était avec elle s'est jeté sur moi
et m'a convaincu à vie de me mêler de ce qui me regardait.
Je vous assure que je n'aurais pas réagi ainsi
si vous m'aviez offert vos services.
Je ne pouvais m'en douter non plus, la dernière fois.
Je m'appelle Martha Lou Williams.
Enchanté.
Alors, vous êtes lieutenant ?
Oui, c'est ça. Une barre là.
Les femmes raffolent toutes des uniformes.
Moi, je ne reconnaîtrais pas un général d'un simple soldat
même si ma vie en dépendait.
Oh, j'en doute fort.
De quoi ?
Je doute que votre vie dépende un jour
de la différence entre un général et un soldat.
Vous avez sûrement raison.
J'ai été ravie de bavarder avec vous, lieutenant.
Nous ne manquerons sûrement pas de nous recroiser.
C'est probable.
- Mais vous allez être très occupée. - Occupée ?
Vous voulez dire... occupée.
Vous savez comment c'est.
Non, je ne suis pas sûr de savoir.
Ça m'a d'ailleurs toujours intrigué.
Quoi donc ?
Comment une aussi jolie jeune femme
avec une silhouette...
Qu'est-ce qui vous a poussée à faire ce métier ?
Il est temps de se dire bonne nuit, lieutenant.
Bon sang ! Personne ne veut jamais me répondre.
Bonne nuit.
Personne ne veut jamais me répondre.
C'est bien ce que je dis.
En tant qu'espion, je ne m'attendais pas à ça.
Vous y êtes allée un peu fort.
J'aurais juré que vous y preniez du plaisir.
Et ça n'a même pas suffi à attirer l'attention
de ce stupide lieutenant.
Savez-vous où contacter le capitaine Hugo Zattig ?
Oui, mais vous aurez du mal.
- Hugo est rusé comme un renard. - Où est-il ?
Il se terre chez les Indiens et évite le 11e de cavalerie.
Il y a une route pour Sioux Landing ?
Oui, la route sauvage mène à l'arrière pays
et rejoint le sentier des Mormons.
Un cheval irait plus vite que ce bateau.
Sans aucun doute.
Écoutez. Vous trouvez le capitaine Zattig,
vous lui dites que la compagnie Q se rend à Fort Hooker
et qu'il doit me retrouver à Sioux Landing.
- C'est compris ? - Oui, madame.
Mais suis-je censé trouver un cheval sur ce bateau ?
Vous trouverez bien un moyen.
Vous savez nager, j'espère ?
Je vous offre un verre, mesdames ?
Oh, Jared ! Quelle question !
- Pousse-toi. - Garçon !
Merci.
Jenny, je viens de discuter avec l'une de tes filles.
Discuter ? Avec l'une de mes filles ?
J'abandonne. Laquelle ?
Elle s'appelle Martha Lou Williams.
Tout s'explique.
Tu as failli m'inquiéter. La même chose.
Elle n'est avec nous que le temps du voyage.
Elle n'est avec nous que le temps du voyage.
Elle n'est avec nous que le temps du voyage.
- Pardon ? - Je sais que ça semble dingue...
Elle a appris qu'on nous chassait
et m'a offert 50 dollars pour prendre le bateau.
J'ai rien à y perdre
et 50 dollars passent mieux que les coups de bâton.
- Pas de ça. - Mais qui est-ce, d'où vient-elle ?
J'en sais autant que toi.
Hé, ne me dis pas qu'elle t'intéresse ?
Pas de cette façon là.
Tu connais une autre façon ?
Tu es sûre, en ce qui la concerne ?
Évidemment.
Mes filles…
Non. Je voulais juste m'en assurer.
- Quel est le numéro de sa cabine ? - 208.
A plus tard.
- Je vous accompagne. - Merci, chérie. J'ai à faire.
Salut, chérie. Je commençais à désespérer.
Vous parlez d'une surprise, lieutenant.
Et puis je me suis demandé…
comment me faire pardonner d'avoir offensé la demoiselle ?
Et me voici prêt à me faire pardonner.
C'est très gentil de votre part, mais…
J'ai aussi réfléchi. Nous ne nous entendrions pas.
Alors... Bonne nuit encore, lieutenant.
Oh, voyons, chérie. Maintenant, je vous comprends.
Venez.
Bon…
Très bien...
Vous voulez bien me dégrafer ?
Vous ne criez pas ?
Crier ? Pourquoi ?
C'est vrai. Pourquoi faire des manières ?
Nous ne sommes plus des débutants.
Je vous remercie. Je finirai.
Vous me surprenez, lieutenant.
Vu votre réaction sur le pont, je vous pensais indifférent.
Je vous ai déjà expliqué. Inutile de recommencer.
Et puis, ce type était costaud.
Oh, vous n'en feriez qu'une bouchée.
Un homme si intelligent. Vous auriez trouvé un moyen.
Je n'en suis pas si sûr.
Jared, chéri. J'aurais besoin de votre aide.
Oui, pourquoi ?
- C'est là-dessous. - D'accord.
Des débutants... Maintenant, sortez d'ici.
Cette fois, vous faites des manières !
- Très bien. - Approchez et je crie, vraiment !
Ne me touchez pas ! Sortez d'ici ! Sortez !
Je ne pars pas sans vous poser quelques questions.
- Comme... - Qui êtes-vous, d'où venez-vous ?
- Et qui est passé par-dessus bord ? - Pardon ?
J'ai cru comprendre que vous seriez une espionne confédérée.
Comment osez-vous me traiter d'espionne ?
Comment osez-vous l'être ?
- Qui est-ce ? - Le capitaine Brackenby ?
Un instant, cher capitaine.
Ne partez pas !
Entrez, capitaine.
Ah, vous voilà, ma chérie.
Vous n'allez pas faire des manières avec le capitaine Brackenby ?
Parce que le gentil capitaine sait s'occuper
des vilaines petites filles qui font des manières avec lui.
Allons, n'ayez pas peur.
Coucou...
Je vous vois…
Heath !
Que faites-vous dans ce lit ?
Je me cachais, gentil capitaine.
C'est promis, Thin Elk.
Votre peuple reprendra ce qui lui appartenait.
Quand commencerons-nous, monsieur Zattig ?
Ce ne sera pas long. Le Nord est en mauvaise posture.
Ils rappelleront tous leurs bataillons.
Y compris le 11e.
La plupart est partie le mois dernier.
Dès leur départ, nous nous installerons.
Mais en attendant, vous vous cachez ici sans rien faire.
Ce n'est pas ce qu'on nous enseigne à West Point.
Vous, à West Point ?
Promotion 1839.
Soit, vous êtes plus instruit que moi.
Souvenez-vous-en.
Si vous cherchez à me doubler.
Du nouveau ?
Devant lui ?
J'ai confiance en Thin Elk.
Un espion confédéré arrive aujourd'hui.
Elle tient à vous voir au plus vite.
Elle ? J'attendais un espion, mais…
- Ils ont envoyé une femme ? - Et laquelle !
Elle cache bien son jeu.
D'ailleurs, elle n'est pas du tout amicale.
Continuez.
Un bateau entier de soldats débarque à Fort Hooker.
- Quoi ? - Plus de soldats ?
J'ai peut-être choisi le mauvais camp.
Ça peut être notre chance.
Cela reste à voir.
En tout cas, vous devez partir.
Quelques jours. Puis nous serons prêts.
Les gars, préparez-vous. On lève le camp.
Je me manifesterai.
Me tiendrez-vous rigueur de cet incident dans votre cabine ?
- J'avais perdu la tête. - N'y songez plus, capitaine.
Vous êtes adorable. Et fort fascinante aussi !
Merci. Excusez-moi.
Bonjour, mon capitaine. Vous êtes frais comme un gardon.
Et c'est peu dire.
Heath, vous vous faites de fausses idées quant à hier soir.
De fausses idées ?
Oh, parlez-vous du gentil capitaine et de la vilaine jeune fille ?
Je suis l'heureux mari de la plus adorable femme au monde.
Elle est loyale et fidèle.
Et l'argent de son père fut une véritable bénédiction.
Je suis sûr qu'elle comprendrait.
Détrompez-vous.
Alors, veuillez oublier ce fiasco d'hier soir.
C'est un ordre, Heath.
Oublier le fiasco... Bien, mon capitaine.
Bonjour, lieutenant Heath.
Vous vous êtes remis de cet épisode humiliant ?
Presque.
Mais le capitaine est marqué à jamais.
Un pareil gentleman.
Rien de comparable à un officier débutant.
Peut-être parce que celui-ci en savait trop à votre sujet.
Si vous êtes si sûr de vous, pourquoi ne pas me livrer ?
Pour qu'on vous fusille ?
J'ai d'autres projets pour vous.
C'est-à-dire ?
Vous êtes la femme dont je rêvais.
Espion Confédéré ou non, il faudra que je vous pardonne.
Comment ça la femme rêvée ?
Vous ne l'êtes pas tout à fait, mais presque.
Vous alors !
D'abord, vous pénétrez dans ma cabine
comme un animal en rut
et m'accusez d'espionnage.
Puis me voilà la femme de votre vie.
La vie est ainsi faite.
Eh bien, pas la mienne.
Alors, reprenez-vous
et chassez-moi de votre esprit.
Il est un peu tard pour ça.
- Certainement pas. - Parfaitement, si.
Vous êtes complètement fou, lieutenant Heath.
Le premier pont brûle !
Mais tu es cinglé, ma parole !
Pas sur moi, sur le feu !
Sergent, que se passe-t-il ?
Ça fait 107, mon lieutenant.
Ce n'est pas l'armée, mais un asile de fous !
- Venez ! - Mais c'est qu'un petit feu !
Jetez-moi ça sur le feu !
Au revoir, George. Il fera bon retrouver la cavalerie.
Capitaine, je vous en croyais vacciné ?
Heath !
Surveillez plutôt les hommes.
Et cachez-les autant que possible.
- Je redoute de les montrer. - Bien.
On les aurait recrutés à travers tout le pays.
Ça doit être quelque chose.
Dégagez le passage.
Maintenant, ça suffit. Arrêtez !
Nous ne sommes pas là pour ça.
Heath ! Que ces femmes mettent pied à terre !
Sergent !
Pied à terre !
- Forsythe. - Enchanté.
- Le lieutenant Everett. - Capitaine.
- Voici le lieutenant Heath. - Major.
Mes félicitations.
On donne rarement pareille responsabilité.
Responsabilité...
Vous partez en garnison à Fort Hooker.
Le 11e n'est pas à Fort Adams ?
Ne faites pas l'innocent avec moi.
Excellent leurre. On n'y verra que du feu.
- Mais à quoi ? - Nous savons, capitaine.
Oui... Mais non, dites Major...
Vous le comprenez ?
Bon, bon… L'or arrive dans trois semaines.
Vous escorterez le chariot depuis Buffalo Run.
Je vous remets les consignes officielles.
- De l'or, dites-vous ? - Plus de 2 millions de dollars.
Aux mains des Confédérés, il changerait le cours de la guerre.
Mais avec vos hommes, aucune inquiétude.
Allons les voir.
- Heath ! - Oh, oui, mon capitaine.
Geary, major.
Au revoir, major. J'espère que vous ferez bon voyage.
Très bien, lieutenant.
Bonne chance, capitaine. Notre départ est imminent.
Rentrez cette chemise.
Il y a forcément confusion quelque part.
Mais de quoi parlez-vous ?
Pourquoi personne n'est jamais clair ?
Ça n'a aucun sens.
Nous faire remplacer les seules troupes présentes ici ?
Je me fiche de cela.
Mais ces histoires d'or m'inquiètent.
Attendons simplement la suite des événements.
- Bon, donnez les ordres. - Entendu.
Sergent ! La moitié des hommes sur le chariot, l'autre à cheval.
Dernier rang, trois pas en avant. Marche !
Direction, les chariots. Marche !
Premier rang !
Demi tour.
Trois pas en avant. Marche !
Prêts à monter !
Il faut qu'on monte là-dessus ?
Vous m'avez entendu ?
Vous plaisantez ?
Je vais au chariot.
Montez en selle, quel que soit le moyen ! Allez !
Compagnie Q... En selle !
Retenez-moi ces chevaux !
Arrêtez-moi ça !
Qui plaindre ? Les chevaux, les hommes ou Abraham Lincoln ?
Vous permettez ?
Oh, pardon.
Eh bien...
Les espions ont du charme de nos jours.
Épargnez-moi vos flatteries, Zattig.
Dommage que nous parlions affaires.
Je vous en prie.
- Monk, c'est confidentiel. - J'attends dehors.
Faites donc.
- Un verre ? - Volontiers.
Alors, je vous écoute.
J'ai pour vous de l'argent et des ordres.
- Major Zattig. - Oh, major.
Ça devrait convenir.
A vos ordres.
Ces soldats doivent accomplir une mission spéciale.
Ne me dites pas que vous êtes chargée de me l'apprendre ?
Bien sûr que non.
Une grosse cargaison d'or va arriver de l'Ouest.
La compagnie Q est censée l'escorter jusqu'ici.
Nous devons récupérer cet or.
Comment ?
Vous intercepterez le chariot
et porterez un uniforme yankee.
Et comment me le procurerai-je ?
Vous avez vu la compagnie Q ?
J'ai juste dit: "En selle".
Maintenant, tout le monde debout !
J'ai dit: "Debout !"
Bande de...
En rang ! j'ai deux mots à vous dire.
Je crois que nous y sommes.
Évidemment, nous y sommes.
Une fois arrivés, vous chargerez un homme
de me préparer un bon bain.
Bien, mon capitaine.
Votre bon bain me semble quelque peu compromis.
La ferme, Heath !
Qu'attendent-ils ? Montrez-leur leurs quartiers.
- Entendu. - Bande de misérables !
Bande de misérables...
Quelle façon de traiter un gradé...
Les affres de l'administration.
Entrez !
J'écoute, Queeg.
Eh bien... Il s'agit de la compagnie Q.
Mais encore ?
Ils relèveraient le 11e de cavalerie...
Là n'était pas mon intention,
mais s'ils peuvent libérer une compagnie efficace,
tout va pour le mieux !
- Je l'espère. - Qu'espérez-vous ?
- Que tout ira mieux! - Et comment !
Ils sont au loin et nous en sommes débarrassés, non ?
Et Sioux Landing est suffisamment retiré !
Mais... Le 11e n'y était pas en mission spéciale ?
Si, mon général.
- Une cargaison d'or... - L'or, l'or !
Nom de Dieu, j'ai oublié l'or !
Ne restez pas planté là ! Réagissez !
Détachez une unité, je les y mènerai moi-même.
Si cet or tombe aux mains des Confédérés, sachez-le...
La compagnie Q aura deux recrues !
Vous et moi !
Dans cet ordre ! Vous et moi !
Je les emmène !
Officier de service !
- Ils progressent. - Les chevaux sont patients.
Restez en selle !
Serrez les genoux !
Je les supporte le jour, mais la nuit, j'en cauchemarde !
- Je vous comprends, sergent. - Merci.
Vous devez tenir dessus !
- Bonjour. - Capitaine.
- Alors, prêt? - Un instant.
M'autorisez-vous cette balade ?
J'imagine que oui.
Mais j'avoue ne pas comprendre
ce qu'une femme aussi charmante peut bien vous trouver.
Je lui révèle des informations confidentielles.
C'est censé être drôle.
Mais vous êtes franchement le moins amusant des hommes.
Vous me rappelez mon père à ma naissance.
Il a dit à mère : "Ce n'est pas une blague, Emma !"
La ferme, Heath !
Bien, mon capitaine.
- Charmante, tout à fait charmante. - Merci bien.
Vous savez, si je n'avais pas cette adorable petite femme à Boston
je serais follement tenté...
- Que feriez-vous ? - Une autre fois.
Jared, nous devons cesser cela.
Non, je préconise que…
vous envoyiez votre démission aux Confédérés.
Épouser un officier de l'Union
ne vous laissera plus le temps d'espionner.
Vous êtes fou.
Ça n'empêche pas le mariage.
Je ne vous épouserai pas. N'en parlez même plus.
Vous ne pensiez pas rencontrer un homme aussi compatissant,
alors, vous êtes dépassée.
Je ne suis pas dépassée.
Le terme est peut-être un peu faible.
Écoutez-moi, Jared.
- Vous êtes gentil et attirant. - Oh, non…
- Mais vous ignorez tout de moi. - Vous êtes espionne.
J'en sais déjà beaucoup, non ?
Soit...
Admettons un instant que je sois une espionne.
Qui ne manque pas de charme.
- Cela ferait de nous des ennemis. - Bien sûr.
Et nous débuterions le mariage,
avec 20 à 30 ans d'avance sur les autres couples.
Évidemment, vous n'êtes pas sérieux.
Je le suis, Martha Lou.
Je le sais.
C'est pourquoi c'est aussi horrible.
Est-ce horrible d'être amoureux ?
- Je n'ai pas dit l'être. - Ce n'est pas nécessaire.
Je ne veux plus en parler.
Très bien.
Je ne vous épouserai pas.
Nous en reparlerons après la cérémonie.
Vous savez, lieutenant.
Il faudra deux jours pour aller récupérer
la cargaison à Buffalo Run.
Les en croyez-vous capables ?
Sergent, les en croyez vous capables ?
Vous voulez la vérité ?
- Vous voulez la vérité ? - Évidemment, je la veux !
Ce sont nos meilleurs hommes. En étant optimiste,
moins d'un tiers y parviendront.
- En étant optimiste... - J'ai entendu !
Il le faudra bien, sergent.
C'est peut-être la mission la plus importante de la guerre.
Jusqu'à présent.
Nous essaierons.
Quoi que vous leur ordonniez, ils essaient.
Il n'y paraît pas toujours, mais ils le font.
Bon…
Donnez plutôt les ordres, lieutenant.
- Prêts à monter, sergent. - Prêts à monter !
En selle !
En selle !
J'ai juste dit: "En selle !".
Ils sont presque tous en selle.
Alors, allons-y.
En rang par deux, si vous le pouvez !
Lieutenant...
Que font-ils dans ces buissons ?
Eh bien, voyons...
Que font les hommes dans les buissons ?
- Ils regardent les oiseaux ? - Ne jouez pas aux devinettes.
Je vous demande ce qu'ils font.
Eh bien, il ne me reste plus qu'à aller voir.
- C'est ce que vous attendiez ? - Attention, lieutenant...
Bien, mon capitaine.
Que regardez-vous ?
Un spectacle de choix !
Lieutenant, un bain ne nous ferait pas de mal non plus.
C'est vrai.
On empeste plus les uns que les autres.
Ça fait un moment, hein ?
Charmant...
Tout à fait charmant.
Jolies baigneuses et nymphes sylvestres,
au beau milieu d'un petit bois.
Pardon, mon capitaine ?
"Jolies baigneuses et nymphes sylvestres
au beau milieu d'un bois."
Pourquoi dites-vous ça ?
Comment ça, pourquoi ?
Je le dis, parce que j'en ai envie.
Vous pourriez le répéter ?
Certainement pas.
Oubliez ça, lieutenant.
Vous devriez avoir honte.
Allez, levez-vous tous.
Mais c'est Claude Brackenby !
West Point, promotion 1837.
Charley... "Thin Elk" !
- Oui ! - La terreur des tipis, comment va ?
Bien, très bien.
Les années ne vous ont pas changé, toujours fine mouche.
Quand on passe trop de temps sur le terrain…
Je dis toujours qu'un petit coup d'oeil ne fait pas de mal.
- Non, bien sûr. C'était fait pour. - Quoi ?
- Vous êtes mon prisonnier. - Votre quoi ?
Dites leur de se rendre sans résistance.
Je n'en ferai rien...
Bon, eh bien...
Allez, faites ce qu'il dit.
C'est indigne d'un camarade de classe.
- Un petit coup d'oeil, hein ? - La ferme.
Heath !
- Ces sauvages ont eu Mlle Williams. - On dirait bien.
C'est tout ce que ça vous fait?
Je serais contrarié qu'ils la torturent.
- Contrarié ? - Oui...
Bon travail, Thin Elk, mets-les dans le corral.
S'ils vous touchent, ils auront affaire à moi !
Dans le corral !
Otez vos uniformes. Nous en avons besoin.
Ça alors, c'est la meilleure. Nous n'en feront rien !
Bon…
D'autres arguments ?
Vous l'avez entendu, colonel. Mon…capitaine.
Bon.. Très bien...
Allez, enlevez vos uniformes...
Ça par exemple !
- Vous le regretterez, monsieur. - Oui, oui…
Ce n'est pas correct de nous faire nous déshabiller
devant une femme.
Allez, plus vite que ça.
Merci. Entendu.
Bon sang, il devient difficile de vous pardonner.
Heureusement, je suis patient.
- Je ne veux pas de votre pardon. - Oh, si.
Les femmes veulent l'estime de celui qu'elles aiment.
Je n'ai jamais dit vous aimer.
Je comprends que vous soyez timide.
Ne recommencez pas !
Très bien. Mais ne vous vexez pas. Un jour, vous savez...
Nous rirons de tout ça.
- Vous en rirez peut-être. - Non, nous en rirons.
Nous saurons quoi raconter à nos enfants les soirs d'hiver...
Au coin du feu…
Combien de fois devrai-je...
…vous dire que je ne vous épouserai pas.
Et qu'en penseront nos enfants ?
- Pour l'amour du ciel, tenez. - Merci.
Nos enfants n'en penseront rien, car nous n'en n'aurons pas.
- Tout le monde en selle. - Je dois y aller.
Au revoir, chérie.
C'est malin, devant tout ce monde !
Colonel...
Nous pensions vous égorger et vous broyer les os, mais…
Personne ne fait ça à son camarade de classe, si ?
- Bien sûr que non. - Non, évidemment.
D'ailleurs, à ce stade, personne n'est plus convaincu
de se battre dans le bon camp, non ?
Cela rentre également en compte.
Bien, vous êtes libres.
Vous n'irez pas loin sans chevaux et sans armes.
Oh, colonel !
Un instant...
Un ancien de West Point ne se balade pas dans cette tenue.
Quelle façon de traiter un gradé !
Ma femme ne croirait pas la moitié de ce qui se passe ici.
Ça y est, ils arrivent. Et n'oubliez pas !
C'est moi qui parle !
Allez, montez dans le chariot.
Il serait temps de redevenir des soldats.
Que suggérez-vous, lieutenant?
Que nous rapatriions cet or.
Comment ?
En montant tous sur ce canasson ?
Vous oubliez ce qui nous a coûté nos grades...
Le don de Geary...
Arrêtez avec cette histoire idiote.
- Qu'en pensez-vous Geary ? - Je peux tenter.
Bien.
Abattez-les ! Abattez-les !
Récupérez les chevaux !
- Qu'en dites-vous, maintenant? - C'est incroyable !
- Allons les chercher ! - Allez, venez !
Geary...
- J'en parlerai à M. Lincoln. - Merci, mon capitaine.
Et d'ailleurs,
le matin du fiasco...
Eh bien...
Je n'avais jamais gagné 2 millions si facilement.
Vous ?
Vous voulez dire "le Sud", major ?
Oh, je comptais vous le dire...
Ce n'est pas faute d'être patriote, sachez-le,
mais tous les hommes ont leur prix
et le mien est 2 millions de dollars.
Quelle drôle de coïncidence.
Mais je me doutais que ce serait le cas.
Vous sentez-vous plus patriote ?
Ce serait le cas…
- Si Monk n'était pas derrière vous. - Ça ne prend pas.
Arrêtez de vous en faire.
L'or ira bien au Sud.
Aussi loin qu'on puisse aller au sud, comme à Mexico.
Messieurs, campons sous ces arbres et repartons à l'aube.
Ligotez-la et si elle cause des ennuis,
tranchez-lui la gorge.
Hue !
Votre stratégie, mon capitaine ?
Eh bien... cette situation s'avère être…
un cas classique étudié à West Point.
Bien, mon capitaine.
Malheureusement, l'arme conseillée était...
la catapulte...
La catapulte ?
Il sera difficile de s'en procurer une dans les parages.
Oui, c'est l'inconvénient.
Prenez le relais, pendant que j'étudie la question.
- Sergent ! - Mon capitaine ?
Nous avons vu des chariots sur la route.
Il y avait des barils. Ramenez-les.
Des barils d'eau ?
J'ai une petite idée... Et ça pourrait marcher.
Bien, mon capitaine. Selous, Geary, suivez-moi.
J'ai beaucoup réfléchi...
à toute cette histoire.
Nous pourrions être ensemble sur ce coup.
Et que dois-je faire, major Zattig ?
Voyons... Vous savez bien ce que j'insinue.
Vous voulez dire que…
Si j'étais très gentille avec vous, vous le seriez avec moi ?
Oui, c'est exact.
C'est non !
Pourquoi ? Je suis loin d'être repoussant.
Mais si, vous l'êtes. Vous êtes repoussant.
Et même l'homme le plus repoussant que je connaisse.
Au revoir, major Zattig.
Des problèmes avec les femmes, major ?
Je n'ai jamais ce genre de problèmes.
Êtes-vous sûr de vous, lieutenant?
Ça vaut le coup d'essayer.
C'est risqué pour nos jambes, mais…
C'est ce que je crains.
- A moins que vous ayez une idée... - Non, non…
Vous l'avez dit, ça vaut le coup d'essayer.
Changez d'attitude où je vous laisse ici.
Eh bien, faites.
Tout le monde est prêt?
Alors, allons-y.
- Comment avez-vous fait ? - C'est trop long à raconter.
Prenez les chariots !
Au fait, je vous arrête.
Vous m'arrêtez ?
Mais dès la fin de la guerre,
je vous sors de prison et je vous épouse.
- Par pitié, Jared. - Vous en feriez autant pour moi…
Allez, debout ! Debout !
Debout!
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - On a perdu l'or ! Debout!
- Qui est le maire de cette ville ? - C'est moi !
Du calme, il n'y a pas le feu !
La ville va être mise à sac. je veux vos armes, vos munitions
et tous les hommes prêts dans 10 mn. Allez!
C'est compris ? Allez chercher vos armes !
Prenez vos armes !
Compagnie Q, à terre jusqu'à nouvel ordre.
Où croyez-vous aller ?
- Nulle part en particulier. - Vous restez là, jeune fille.
J'ignore si je dois rire ou pleurer ?
Pourquoi sont-ils déshabillés ?
Nous le saurons plus tard.
Pas une seule n'est en état.
Geary, Selous ? Venez avec moi.
- Davis, gardez les chariots. - Gardez les chariots !
- Rien à ajouter, mon capitaine ? - Non, faites.
Vous vous en sortez bien.
Sergent...
J'ignore ce que le lieutenant a en tête,
mais à mon sens,
c'est la situation idéale pour une catapulte.
Une catapulte ?
Oui, cet engin que les Romains utilisaient.
C'est une arme classique.
Il suffit de quelques roues, des planches...
Mais, vous savez construire une catapulte ?
- Oui. - Évidemment, vous savez.
Il y a des planches partout, mettez-vous au travail !
- Mais... - C'est un ordre !
Bien, mon capitaine.
Une catapulte...
Maintenant, je saurai où vous trouver pour vous épouser.
Je préférerais qu'on me pende !
Attention. C'est ce qui vous pend au nez.
Souvenez-vous-en.
Selous, attachez des bûches sur les chariots.
Nous les mettrons à l'eau.
Geary, creusez une rigole et faites rentrer l'eau. Au travail !
Bannerman, vous connaissez la poudre.
Le 11e nous en a laissé des barils.
Pars en éclaireur, Monk.
Il n'y a pas âme qui vive.
Le bateau aurait pu emmener les habitants et l'or avec ?
Aucune chance. Aucun départ imminent.
Je vois les chariots d'ici.
Trop facile, c'est sûrement un piège.
C'est possible.
On a leurs armes et ils n'ont pas dû en trouver.
Alors ouvrez l'oeil !
Tirez sur tout ce qui bouge.
Les voilà.
Tenez vous prêts.
Prêts ?
Bombardez-les !
Feu !
Vous avez entendu, Queeg ?
Il est peut-être trop tard.
Capitaine, débarquez-nous. Nous irons à pied.
Sur le pont avant!
- Ce sont des femmes ! - Et alors ?
Sale renégat ! Tu oses tirer sur des femmes ?
Ça alors, le lieutenant !
On n'abattra pas une femme, qu'elle soit espionne ou pas.
Flanquez-lui deux coups de talons
et prenez un bateau au prochain embarcadère.
Ce n'est rien, mais ça vous protégera.
Oh, merci, sergent.
C'est très gentil de votre part.
Maintenant, reculez et tournez-vous. Tournez-vous !
Mais que faites-vous ?
Mettez-le à flot. je vais descendre la rivière.
Allons, j'avais foi en la gent féminine.
Vous la retrouverez. En route !
Oui, madame !
Mettez-le à l'eau !
- Vous ne changez pas d'avis ? - J'ai dit : "A l'eau !"
Au revoir, Jared chéri. Ecris-moi !
Profite de ton bain, je serai un peu occupé !
- Elle m'a piégé. - Peu importe, finissons-en. Venez.
Feu !
Feu !
Repliez-vous !
Bon…
Cette fois, foncez vers les chariots ! Allez !
Ils se dirigent vers la rivière !
Approchez...
Selous, occupez-vous de lui.
En voilà d'autres. Venez les filles.
On ne peut jamais compter sur personne !
Allez, les filles. Au travail !
Pompez les filles, pompez !
Cessez le feu !
Tiens, ça c'est pour mon uniforme !
- Général Willoughby ? - Oui, 2e classe Brackenby !
Cessez le feu !
Cessez le feu !
Eh bien, quelle bonne surprise, général.
- Aidez-moi à remonter! - Mais bien sûr.
J'en serai honoré, madame.
Mais comment êtes vous tombée là-dedans ?
C'est une très bonne question.
Capitaine, en route ! J'emmène l'or au Sud.
- Juste un instant. - Vous risquez votre vie.
Il est bien difficile de vous suivre Martha Lou.
- Oh, Jared. - Chérie, ça va ?
Je vais très bien.
- Je suis désolée, Jared. - Pas de quoi, il n'est pas chargé.
- Jared, j'aurais pu vous tuer. - Et moi aussi !
Merci d'avoir raté.
Nos enfants ne vous auraient pas pardonnée.
Mon colonel, ça fait 30 salves.
Ça... le...
Très bien. Faites cesser le feu.
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