Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Downloaded from YTS.MX
Official YIFY movies site: YTS.MX
[LE VENT SOUFFLE, ] [DES VAGUES DÉFERLENT]
[QUELQU'UN VIENT]
[EN ESPAGNOL] - Il faut toujours que tu sois en avance !
- Il est déjà tard.
- Donne-moi 10 mn, je me change.
- 10 mn, d'accord.
Sinon, on n'aura pas de place.
Tu pourrais fermer la porte !
- Je suis chez moi, maman.
- Tu as de l'eau au frigo ?
Non, tu n'en as pas.
- Tu as un dîner, ce soir ? - Oui.
- Avec qui ?
- Avec Lucia et Vero.
Et d'autres gens que tu connais pas.
- Des hommes ?
- Oui, des hommes.
Donne-moi de l'eau.
- Des amis ? - Évidemment.
- Dis-moi qui.
- J'en sais rien.
- Je les connais pas ?
- J'ai dû te parler d'eux.
Tu te souviens de Nacho, on l'avait croisé au théâtre ?
- Bien sûr. Très mignon, ce garçon.
- Très sympa. - Et très grand.
Il y a rien entre toi et Nacho ?
- On est amis, c'est tout.
- Il te plaît pas ?
- C'est le petit ami de Lucia.
- Les garçons lui trouvent quoi, à Lucia ?
- Qu'est-ce que tu as dit ? - Rien.
- Lucia plaît à beaucoup d'hommes, dont Nacho.
- J'ai rien dit, moi.
Au fait, ça se passe bien avec la fille, là ?
Tu m'as rien dit.
- Avec elle ? Très sympa, très bonne coloc.
Elle s'entend très bien avec Ivan.
- Comment elle s'appelle ? - Isabella.
Che bella, Isabella. [UN PORTABLE SONNE]
I ricordi, amore mio !
Ton portable sonne.
- Le mien ?
C'est Ramon.
- Super !
-Maman ?
- Ivan, mon chéri !
Ça va ? Tu t'amuses bien ?
-Oui.
- Vous êtes où ? Vous allez faire quoi ?
-Je suis à la plage.
- À la plage ! Il pleut pas ?
- Tu me le passeras.
- Ton père va t'apprendre à surfer.
T'éloigne pas du bord et dis à ton père de te couvrir.
-D'accord.
- Vous prendrez la petite planche qu'il t'a offerte et que t'adores ?
Mon chéri ?
Ivan, parle-moi. Vous allez bientôt déjeuner ?
-Je sais pas.
- Faut bien que tu manges.
Il est où, ton père ?
-Je sais pas.
- Comment ça ?
-Je sais pas où il est.
- Tu sais pas où est ton père ?
-Il est parti.
- Il est parti où ?
-Il a dit qu'il revenait vite, mais il est pas revenu.
- Vous êtes venus à la plage avec d'autres personnes ?
-Non.
- Avec personne ? T'es tout seul à la plage ?
-Oui.
- Ça fait longtemps qu'il est parti ?
-Je sais pas, un peu.
- Ça fait 10 mn ou plus ?
-Peut-être, oui.
- Il est allé où, ton père ?
-Au camping-car.
- Le camping-car doit être tout près.
Tu te souviens où vous l'avez garé ?
-Dans un bois, on a dû marcher un peu.
- Pourquoi il y est retourné ?
-Parce que j'ai oublié mes super-héros.
- Il est allé les chercher.
Et il te laisse tout seul.
-Pourquoi il revient pas ?
- Mon chéri, t'inquiète pas, il va pas tarder.
Y a du monde sur la plage ? Tout près de toi, y a qui ?
-Personne.
- Tu vois personne ? - Non.
- La plage est déserte ? [IVAN ACQUIESCE]
- Il est tout seul ?
- C'est quelle plage ?
-Je sais pas, c'est une plage.
- Maman, appelle Dani Ceballos, un ami de Ramon.
Tu te souviens pas du nom de la plage ?
-Non.
- Ma chérie, donne-moi son numéro.
- Mon cœur, vous êtes en France
ou toujours en Espagne ?
-En France, je crois.
- Tu te souviens du nom d'un village ?
Ou d'une autre plage sur la route ?
-Irun.
- Irun, c'est en Espagne. T'as dit que vous étiez en France, non ?
[IVAN ACQUIESCE]
Regarde bien autour de toi.
Tu vois personne ?
-Non, je vois personne.
- On va jouer à "Je vois".
Tu t'en souviens ? Commence.
Chéri, commence : "Je vois."
- Je vois. - Que vois-tu ?
-Une petite chose.
- Quelle petite chose ?
-Une petite chose qui commence par "me".
- "Me" ? Tu vois la mer ?
T'approche pas trop du bord.
Va pas dans l'eau avant le retour de papa.
-D'accord.
- Je suis avec mamie.
Elle veut te parler, je te la passe.
Raccroche pas et va pas dans l'eau. Je t'aime.
- Il répond pas.
- Natalia, c'est Elena, l'ex de Ramon.
Tu m'entends ? - Oui, je t'écoute.
- Désolée, c'est très urgent. Tu es avec Ramon et Ivan ?
-Non.
- Tu sais où ils sont ?
-Ils allaient au...
- Je sais, au Pays Basque et après en France.
T'es pas avec eux ?
J'appelle à cause d'Ivan, c'est pas pour...
- Il veut te parler.
- Tu vas les rejoindre ? Tu sais où ils sont maintenant ?
-Non, j'ai pas eu Ramon récemment.
- Dani ou quelqu'un d'autre est avec eux ?
-Aucune idée. Qu'est-ce qui se passe ?
- Ivan sait pas où est son père.
Si jamais tu sais comment le joindre, appelle-moi.
-Bien sûr. Et s'il m'appelle, je te préviens.
- Mon chéri, je te repasse maman. Je t'embrasse.
À qui tu parlais ?
- Appelle la police.
À une amie de Ramon. Appelle la police.
Mon chéri !
T'inquiète pas, je suis là.
On va parler, papa va pas tarder à revenir.
T'en fais pas.
Je t'envoie un message.
Tu me diras si tu le reçois, c'est très important.
Écoute bien : ce matin,
quand vous êtes allés du camping-car à la plage,
y avait des voitures autour ?
Vous avez marché avec des gens ?
Y avait des enfants, des familles ?
-Je sais plus.
Le téléphone n'a plus de batterie ?
Regarde les petits traits en haut, combien il en reste ?
-Attends.
Il en reste un.
- T'as reçu mon message ?
-Non.
- Je te repasse mamie. T'en fais pas. À tout de suite.
Il a plus de batterie. - Quoi ?
-Qui est à l'appareil ?
- Mon fils est tout seul sur une plage, en France.
Je sais pas où. Près d'Hendaye, Saint-Jean-de-Luz.
J'en suis pas sûre.
-Il ne sait pas quelle plage c'est ?
- Mon fils a 6 ans.
Il fait du camping-car avec son père.
Hier, ils étaient à Hendaye.
Il dit qu'il sait pas où est son père.
Leur portable a plus de batterie
et leur forfait fonctionne pas en France.
-Je comprends.
Un instant.
- On peut localiser l'appel ?
-Le père ne vous a pas dit quelle plage c'était ?
- S'il me l'avait dit, je vous appellerais pas !
-Votre fils vous appelle de quel portable ?
- Celui de son père. Je vous donne le numéro ?
-Oui, allez-y.
- 696...
68 10 15.
On peut localiser l'appel ?
-Un instant, ne quittez pas.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Ça a coupé.
- Vous êtes là ?
-Oui, je vous écoute.
- La communication avec mon fils a été coupée.
Vous pouvez envoyer une voiture ici ?
-Vous devez venir porter plainte.
- Je dois me déplacer ?
J'ai dû mal m'expliquer.
Attendez, je vous explique.
Mon fils est tout seul sur une plage, il a 6 ans.
Je crois que c'est en France.
Son père n'est pas avec lui, il a peut-être eu un problème.
C'est l'hiver, il va faire nuit, il faudrait localiser l'appel.
Je vous ai donné le numéro !
On peut pas localiser l'appel ?
-Non, en effet.
- Je passerai pour la plainte, mais il faut agir.
Hier, ils ont dormi à Hendaye.
Ils doivent pas être très loin.
Appelez vos collègues de là-bas pour qu'ils le recherchent.
C'est un enfant, il est terrifié, il est seul !
-On ne peut pas procéder comme ça. Vous devez passer ici.
- Le seul moyen, c'est que je vienne porter plainte ?
C'est la seule solution ?
Merci infiniment de votre aide !
Tu le rappelles ?
Pourquoi ça a coupé ? - J'en sais rien.
Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?
- Ils m'ont rien dit !
- Tu dois aller porter plainte au commissariat ?
- Bordel !
- On fait quoi ?
- Où sont les clés de la voiture ?
Je vais aller le chercher.
- Tu vas y aller ?
Ma chérie !
En France ?
- Reste ici, Ivan connaît le numéro du fixe.
- Attends, tu sais même pas où il est.
- Maman, je vais pas rester là !
- Tu aurais dû être au courant de tout ça.
- Je suis pas au courant, tais-toi !
[UN TÉLÉPHONE SONNE]
Le téléphone !
Ivan !
- Tu es là ? - Mon chéri, ça va ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? - Je sais pas.
- Calme-toi, d'accord ?
Tout va bien.
Maman est là, respire.
Pleure pas, sinon je comprends pas.
Calme-toi.
Il faut surtout pas que la communication coupe.
Combien il reste de batterie ?
-Pourquoi il revient pas, papa ?
- Il va pas tarder, sois patient.
Tu te débrouilles très bien.
Il faut que tu me dises exactement comment est la plage.
De là où tu es, tu vois le bout de la plage ?
-Non.
- Regarde de chaque côté.
Tu te souviens de ta droite et de ta gauche ?
À gauche, tu vois quoi ? Il y a des arbres ?
Tu vois quoi ?
-Il y a des rochers.
- Très bien. Et à droite, tu vois quoi ?
-Du sable.
- Si tu marches sur le sable, tu trouves quoi ?
- Il y a un bar ?
- Y a un bar, une maison ?
Y a quelque chose tout près ?
Ce matin, en allant du parking à la plage avec papa,
tu as vu une maison, un bar ou rien du tout ?
- Non. - Non, quoi ?
-Y a rien.
Y a rien !
- Calme-toi, mon cœur. Ça va aller.
Tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas marcher.
Tu vas marcher vers la droite.
Sur le sable, dans la même direction.
- Il vaut mieux qu'il reste où il est, écoute-moi.
- Il faut qu'il trouve quelqu'un.
- Écoute-moi, pour une fois.
- Maman ? - Oui, mon chéri ?
-Y a un monsieur.
- Un monsieur ? Où ça ?
-Là.
- Comment il est ?
-Je sais pas.
- Il est tout seul ou avec quelqu'un ?
-Il est tout seul.
- Qu'est-ce qu'il fait ?
-Il fait pipi.
- Il t'a vu, Ivan ?
-Oui, il me regarde.
Il me demande de m'approcher.
Maman, je veux pas y aller.
- Bouge pas.
C'est un inconnu. Reste calme.
Ça va aller, tu es au téléphone avec maman.
-Il vient vers moi.
Il me dit de m'approcher.
Je fais quoi ? - Cours !
Ivan, cours ! - Pourquoi ?
- Tu vas y arriver, cours aussi vite que tu peux !
-Pourquoi ?
- S'il se retourne, profites-en pour aller vite te cacher.
Mon chéri, tu cours ?
Mon chéri, cours !
Cours ! Tu cours ?
[IVAN COURT SUR LA PLAGE]
- Qu'est-ce qui se passe ? [IL S'ARRÊTE]
- Ivan, parle-moi, s'il te plaît !
Dis-moi que tu vas bien.
Mon cœur ?
Mon cœur ?
Mon chéri.
Dis-moi quelque chose.
-Maman.
Je suis caché.
- Où tu t'es caché ?
-Sous un tronc.
- Et le monsieur ?
-Il me cherche.
-Fais pas de bruit.
Fais pas de bruit, parle pas !
-J'ai plus de batterie.
- Si ce monsieur te trouve... Écoute-moi.
S'il te trouve,
dis-lui que papa et maman sont tout près.
Qu'on va arriver.
C'est important que tu lui dises ça.
Tu m'entends ?
-Le monsieur est là.
- Dis-lui ce que je t'ai dit.
-Il m'a vu.
- Dis-lui ce que je t'ai dit !
-Que fais-tu là ? [TONALITÉ]
- Ça a coupé ?
Quoi ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Me touche pas !
[ELLE SANGLOTE]
♪ Musique angoissante ♪
10 ans plus tard
[RESSAC DES VAGUES]
- Allez, on accélère derrière !
- Alors, vous êtes bien comme ça ?
- Oui, merci. - De rien.
- Eric ?
-À chaque fois, elle...
- Salut, repose-toi bien.
- À demain, Julie.
-Tu es sûr ? J'adore.
Je te sers ? - C'est pour toi.
-Nos universités d'été sont terminées.
Après le déjeuner,
nous allons sérieusement devoir penser à qui nous allons présenter
devant Guyomard, puisque c'est le maire de Paris qui sera en face.
- C'est sûr, ça ? - Bruno, laisse-moi finir.
Ça nous fera économiser un temps précieux.
-Qui le sait ?
[PROPOS ININTELLIGIBLES]
[DÉFERLEMENT DES VAGUES]
-Taureau : vous gardez votre sang-froid.
Au travail, on respecte cette maîtrise et on la sollicite.
- J'te jure, j'ai pris la plus grosse vague !
- Demain, ce sera plus cool, je pense.
Dani, c'était bien aujourd'hui, ce que tu as fait.
Caroline, le regard, bien sur la plage.
Allez, bonne soirée à vous.
- Salut, Hubert ! - Salut, Caro ! À demain.
♪ Musique pesante ♪
- À demain.
- Salut, mon grand. - Salut.
- C'était bien ? - Oui, ça va.
- Toujours le même prof ? - Ouais. On mange bientôt ?
- Oui.
Viens un peu là que je t'attrape !
[RIRES]
Tu as faim ?
- Arrête de faire tout le temps ça. On est en train de manger.
Arrête. - Allez.
T'énerve pas.
Allez...
- Il n'y a pas de couverts ? - J'y vais, j'y vais.
- Mais...
- Y a rien de chaud ? - Si, mais après.
Ça cuit. Qui veut de la salade ?
- Moi, vraiment à peine.
- Faut que tu manges un peu de salade.
Elle est où, ma fourchette ?
- Tu as déjà sali ta serviette.
- Allez. Mange de la salade.
- Allez, mange ta salade.
[BROUHAHA]
- Désolée. - Joseba t'a appelée.
-Tu veux pas la revendre ? Tu avais besoin d'argent, non ?
Merci beaucoup.
[DÉFERLEMENT DES VAGUES]
-Mon père ne voulait pas rater le match du titre.
Mais je me souviens de tout. [QUELQU'UN ENTRE]
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- On a terminé plus tôt.
- Je t'attendais pas avant demain.
Super.
T'es rapide.
- Je suis gelé.
- T'as dû conduire de nuit.
- Quand on vivra ensemble, j'aurai plus à faire tous ces kilomètres.
- Bonjour.
Vous servez encore ? - Oui.
- Un café, s'il vous plaît. - Du lait ?
- Non, merci, je peux me mettre là ?
Merci.
J'ai jamais mangé ici,
mes parents disent que c'est un attrape-touristes.
Moi, je suis pas un touriste.
La cuisine est bonne ici ?
- C'est pas mauvais. - Vous y mangeriez ?
C'est ce qui compte pour moi. - Madame ?
Je vous laisse l'argent ici. - J'arrive.
Merci. - Au revoir.
- J'avais un pote qui taffait dans un resto.
Il a vu de ces trucs dans les cuisines.
Je vais pas entrer dans le détail, mais c'était pas joli à voir.
Votre café est bon. Je peux en avoir un autre ?
- Un autre ? - Si ça vous dérange pas.
- Bien sûr.
- Vous êtes pas française.
Espagnole ? - Oui.
- Ah ? Je parle espagnol.
J'apprends avec le lycée. Genre...
- Elena, je vais fumer.
- Mais genre, à la base, mon daron voulait que je fasse allemand.
Ce que je trouve dégueulasse comme langue.
J'adore quand il se trompe.
Je m'appelle Jean.
Comment vous vous appelez ?
Je sais, c'est "Elena". J'ai entendu le serveur le dire.
Comment allez-vous ?
- Bien. Et toi ?
- Pas très bien, mais c'est gentil de demander.
Quels sont vos hobbies ?
Rien ?
Moi, ce que je préfère,
c'est manger.
Manger, écouter de la musique,
les filles et le foot.
Dans cet ordre-là.
Et c'est dans cet ordre que je me débrouille le mieux.
D'ailleurs, si ça vous intéresse, samedi, on joue contre des gars
de Biarritz.
Si vous voulez me voir me faire humilier...
rendez-vous sur la Grande Plage à 17 h.
- Samedi, je peux pas.
- Ce sera une autre fois. - Hm.
- Combien, le café ?
- 2,50. - Ça fait 5.
Vous me donnez votre numéro de portable ?
- J'en ai pas.
- Faut me le dire si vous voulez pas me le donner.
Et quelle est votre adresse ?
- Quoi ? - Vous devez me le dire.
Pour être à égalité.
- Pourquoi ? - Ben, vous savez où j'habite.
Je vous ai vue me suivre.
Je vous ai mis mal à l'aise.
- Non, non.
Désolée. - Non, ne vous excusez pas.
Ça fait longtemps que j'avais pas eu un truc aussi cool.
À demain.
♪ Musique douce ♪
- Demain, il va faire beau.
[DÉFERLEMENT DES VAGUES]
- Bonjour.
- Bonjour. Ça va ?
- Bien.
- J'ai presque fini, il manque les poivrons.
[BROUHAHA, RIRES]
Et il se met à manger un fromage entier.
Un fromage genre reblochon.
Il l'a fourré dans sa bouche et ça a dégouliné partout.
- Il était devenu fou.
- Avec des spasmes.
- C'est ça.
- On parle de papy.
- C'était typique de papa.
Où tu vas ?
- Aux toilettes.
- Elena ?
- Je suis là.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je veux rentrer.
- Il s'est passé quelque chose ? - Non.
- On t'a dit quelque chose ?
Nerea ? - Non, ça va.
Je préfère être là-bas.
Je suis désolée.
- D'accord. Je te dépose à l'arrêt du bus.
- Je peux y aller à pied. - Ça me dérange pas.
Je leur dirai que le restaurant a appelé.
Demain, allume ton portable. On y va.
- Merci.
♪ Thème électro ♪
- Allez, ! Allez !
[ENCOURAGEMENTS, CRIS]
[COUP DE SIFFLET]
[HUÉES]
- Allez ! Allez !
- Ah ! [COUP DE SIFFLET]
[COUP DE SIFFLET FINAL]
- Salut.
- Vous êtes venue ?
Vous étiez déjà là quand je suis tombé ?
- Oui. - Putain, merde.
- Jean, on y va ! - J'arrive.
- Vous n'avez pas mal aux pieds ? - Putain, si, carrément.
Regardez.
C'est horrible.
Mais je suis obligé, ils sont tous pieds nus.
Ils doivent avoir des pieds d'homme.
- Essayez de prendre un crayon avec les doigts de pied.
- Pourquoi ? - Pour le fortifier.
- J'essayerai.
- Tiens, on y va ? - Oui.
- Bonjour. - Bonjour. Grégory.
- Elena.
- C'est lequel, le vôtre ?
- Aucun.
- Non ? - Non.
- Vous aimez le foot de plage, alors.
- Pas spécialement.
- Bon, je ne sais plus quoi dire.
- Papa, on était pressés, non ? - Ben non.
Vous mangez avec nous ? On pique-nique.
- Je sais pas.
- Juste un bout. - Juste un bout.
- OK, juste un bout. - C'est juste derrière.
- OK.
- T'es content ? - Oui, ça va.
- On passe par Bordeaux, c'est là que je l'achète.
C'est un vin qui plaît beaucoup.
Vous voulez de la tomme fermière ?
Avec ça, c'est bon.
Comment ça s'est passé, tu l'as vu ?
- Super.
On a gagné, il paraît ? - Oui, même si j'ai joué.
- Bonjour, je suis Léa. - Elena.
- Lui, c'est Benjamin. On se connaît pas, si ?
- Je pense pas.
- Vous êtes la mère d'un ami de Jean ? - Non, c'est une amie de Jean.
- Ah, très bien.
Vous avez vu la montgolfière ?
- Elle est passée là.
-Elle comprend pas qui t'es et ça l'emmerde.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Des conneries entre nous.
- Il parle bien espagnol quand il veut.
- Je prendrais bien un coup de rouge. - Il est là, je t'accompagne.
- Vous en voulez ? - Merci.
- Putain, y a pas plus bourge.
T'en veux ? - Non.
C'est qui ? - Qui ?
- La blonde, là.
- Une pute. - Pourquoi vous l'insultez ?
- Comment vous appelleriez quelqu'un qui,
cet été, vous dit qu'elle peut pas passer sa vie sans vous
et qui en pécho un autre ? - C'est une fille normale.
- Connerie.
- Vous lui plaisez encore. - Ça aussi, connerie.
Putain. - Voilà.
Vous venez de Paris, non ? - Oui.
Cet été, mes darons ont acheté une maison ici.
Du coup, je suis obligé de venir.
- Mais vous avez d'autres amis. - Oui, t'inquiète.
C'est vrai ou pas que vous avez pas de téléphone ?
- Si, mais je m'en sers pas.
- Ah ouais ?
Aujourd'hui, même les SDF sont toute la journée sur leur téléphone.
Vous avez pas un stylo ? - Un stylo ? Non.
- C'est pas votre truc non plus. Bougez pas, j'arrive.
- Je vous en ai pris un peu.
Tenez. - Merci.
- Où est mon pépère ? - Jean ? Je sais pas.
- Là.
- Ah.
- Tu as vu avec qui il est ? C'est mignon, quand même.
Il a dû prendre quoi, 3 kg ?
- Oui, mais ça va.
- Je dois y aller. - On peut vous présenter des gens.
- Non, merci.
- À la prochaine. - Au revoir.
- Elena ?
Ils nous regardent ? - Oui.
- Topez là.
À demain.
- Le lendemain, j'y vais
et, en m'approchant,
j'aperçois les gendarmes.
- Pourquoi ?
- Figure-toi...
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Jean-Baptiste a chopé un autre agriculteur en train de mettre
de l'herbicide dans son irrigation.
- Pourquoi ?
- Il disait aimer sa femme,
mais il se tapait celle de l'autre.
- Attends.
Jean-Baptiste se tapait la femme de l'autre agriculteur ?
- Exactement.
- Et l'autre s'est vengé.
- Incroyable, non ?
Et toi, alors ?
- Bien.
- Vous êtes débordés, cette semaine ?
Comment va Olivier ?
-Y a la folle de la plage derrière nous.
C'est une Espagnole qui a perdu son fils.
- Bien.
-Elle était pas là
quand il a disparu. - Chut.
-Ils ont entendu.
- Discret, discret. - Zut. Mince.
-C'est son copain, ils sont ensemble depuis 5 ans.
- Tu veux qu'on y aille ?
Je vais payer et on y va.
Attends-moi dehors si tu veux.
- Je pourrai pas cette semaine,
je travaille toute la journée.
Ben, c'est comme ça.
Sinon, la prochaine, sans faute. - Eric ?
- Attends. - S'il te plaît, on est débordés.
- Je te rappelle.
Elena, tiens.
La 7, ils viennent d'arriver. - Merci.
- Elena ? - J'arrive.
- La commande de la 3. - O.K.
- Bonjour. - Pas possible, là.
C'est pour la 3 ? - Table 3, oui.
- Je reste pas ? - Je sais pas.
- Je reviens demain ?
- Tout va bien comme ça ? - Merci.
- Ça va ?
- Oui.
Mais on est débordés.
- Je veux dire, vous, ça va ?
- Oui.
♪ Thème mélancolique ♪
[BROUHAHA] ♪ Musique rythmée ♪
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Vous êtes occupée ? - Je viens de finir.
Jean, je vous présente Joseba.
- Enchanté. - Un plaisir.
- Vous voulez quelque chose ?
- Si vous restez un peu, pourquoi pas, sinon, non.
- Je pars maintenant. On rentre.
- On t'inviterait bien à dîner, mais je suis crevé.
- Je vais me changer et on y va.
Si vous voulez quelque chose, Julie est là.
- Vous êtes d'ici ?
- Non.
- Jacques.
- Jean. - Jean.
[ELLE SOUPIRE]
- Il est parti ? [IL ACQUIESCE]
Il a dit que c'était un habitué et il est parti.
- À plus, Julie. - À demain.
- Bonsoir.
C'est qui ?
- Un ami.
Enfin...
pas vraiment.
- Moi aussi, j'étais un habitué. Tu te souviens ?
- Elena, des Espagnols sont arrivés, tu peux t'en charger ?
♪ Musique intrigante ♪
- Vous n'êtes pas entré ? - Non, je préférais attendre ici.
- Entrez quand vous voulez, hein ? - OK.
Vous allez chez vous ? - Oui.
Mais si vous voulez m'accompagner, on se tutoie.
- Parfait.
- Qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?
- Aujourd'hui, euh...
Ce matin, j'ai fait du surf avec mon daron et mon frère.
Après, on a déjeuné, j'ai fait une sieste.
Et cet aprèm', je suis sorti en ville avec des potes.
Je suis rentré, j'ai pris une douche, j'ai mangé et je suis venu.
- Tu ne sors pas avec tes amis ? - Ce soir ?
Peut-être après.
- C'est cool, ta vie. - Ouais, ça va.
Faut profiter, à Paris, on travaille trop.
- Ah bon ?
- Pas vraiment, mais...
Il pleut tout le temps là-bas, du coup, c'est cool d'être ici.
Et toi, t'as fait quoi ? - Moi ?
Travaillé, mangé,
je me suis promenée pendant la pause.
Retournée au boulot, et maintenant, je suis ici.
- Et là, tu vas dîner avec...
- Joseba n'est pas ici, il travaille.
- C'est ton mec ? - Oui.
- OK, parce que j'étais pas sûr, mais au moins, c'est clair.
Elena.
L'autre jour, quand je t'ai demandé si ça allait,
c'était parce que... - Parce que ?
- Je sais pas, mais genre,
si tu as besoin de parler... - Je n'ai besoin de parler de rien.
- Désolé.
- C'est là.
- OK.
- Amuse-toi bien.
- Hasta mañana.
[PROPOS ININTELLIGIBLES] [À LA TÉLÉVISION]
Si ça vous dit d'utiliser votre portable
[DÉFERLEMENT DES VAGUES]
- Elena, ton ami.
- Salut.
- Salut.
Il se passe quoi ici ?
- On ferme le dimanche soir.
- T'as pas de maison, toi ?
J'y vais. À plus, boss ! - À demain.
- C'est un comique, lui.
Bon, du coup, ça veut dire...
T'es dispo ? On va à la plage ?
- Je vais rentrer déjeuner. - Arrête.
Je t'emmène à un endroit, tu vas adorer.
- OK. Donne-moi cinq minutes. - Je t'attends dehors.
♪ Thème mélancolique et envoûtant ♪
Tu veux que je t'aide ? - Non, ça va.
Je chauffe ça et c'est prêt.
Tu peux laisser ça là.
J'ai que de l'eau. - T'inquiète.
Ma mère dit que j'ai une âme de gros dans un corps de mince.
- T'en veux encore ? - Il en reste ?
- Oui.
- Merci.
T'habites ici toute l'année ? - Oui.
- Avec ton mec ? - Non.
C'est chez moi, ici. Il vient parfois pour son boulot.
- Merci.
Je pensais qu'on pouvait louer ces apparts que pour les vacances.
T'as négocié un bon loyer ? - Plutôt, oui.
- Bien joué.
C'est comment pendant l'hiver ? - Pas trop de monde, mais très froid.
- On se verra à Noël. - Je ne serai plus ici.
- Tu déménages ? Quand ça ? - À la fin de la saison.
- Tu vas où ? - Près de Saint-Sébastien.
- Avec ton mec ?
Viens sur Paris, je te ferai visiter.
- J'y suis déjà allée.
- Combien de fois ? - Une fois.
- C'était avec ton mec ?
- Avec un ex.
- Un ex...
Il était comment ? T'as pas une photo ?
- J'en ai pas.
- Tu veux qu'on regarde la télé ? - Oui.
[DES TALONS CLAQUENT SUR LE SOL]
-Bonne nuit.
-Attends, tu t'appelles comment ?
Enlève tes chaussures.
-...à l'Ecole nationale d'horticulture de Versailles
où il va apprendre
la composition des parcs et l'aménagement des jardins.
Son cœur de métier, c'était architecte paysagiste.
Et il passera 10 ans au service de Ferdinand ler,
le roi de Bulgarie, et il va réaménager les jardins
du domaine royal. C'est là qu'il va faire sa fortune.
Il est né à Angoulême et a suivi
une première formation artistique aux Beaux-Arts de Bordeaux...
[QUELQU'UN ENTRE]
- ¿Hola ?
- Je t'attendais pas.
- Je t'ai appelée.
- On regardait un film. Tu te souviens de Jean ?
- Tu devais regarder ton portable.
- J'ai oublié.
- Salut. - Salut.
-Seulement, il n'y avait pas grand-chose.
Il y avait des dunes très hautes,
au pied desquelles...
- Il est éteint, Elena.
-...et l'océan entrait très profondément dans les terres.
Donc, il fallait éviter l'érosion des dunes,
il fallait la stopper.
- Ça va ? - Oui.
Je vais y aller.
Hasta mañana. - À plus.
- Au revoir. - Au revoir.
-...qui fait 3 km de longueur, qui va donc de l'hôpital marin...
- Je peux éteindre ? - Bien sûr.
-Il arrive à Hendaye en 1906.
[JOSEBA ÉTEINT LA TÉLÉ]
- Tu veux du café ?
- Vous avez mangé ici ? [ELLE ACQUIESCE]
- Il est sympa.
- J'imagine.
Tu devais commencer à utiliser ton portable.
T'as pas regardé tes mails non plus.
- J'ai pas eu une minute.
- T'as reçu un mail. - Je le lirai demain.
- C'est important.
- Important ?
- T'inquiète pas, tu verras ça demain.
- D'accord.
- Tout va bien ? T'es sûre ?
- Oui, tout va bien.
- Olivier ? - Je cherche les décorations.
- C'est celui-là. Je peux utiliser l'ordinateur ?
- Oui, vas-y. - Merci.
J'arrive. - Tarde pas.
Salut Elena,
la semaine prochaine,
je serai dans les Pyrénées et j'aimerais te voir.
On peut se retrouver où tu veux.
Ramon
- Passe-moi le scotch. Merci.
♪ Une banda joue un air festif. ♪
- Tu veux danser ?
Tu t'amuses bien ? - Oui, et toi ?
Quoi ?
- J'ai hâte que tu me rejoignes.
Allez, allez, dansez !
Venez !
- À la queue leu leu !
- C'est l'homme ou c'est les idées ? - C'est les deux.
- Non, mais c'est logique ce qu'il dit.
- Il est logique dans son délire. - Il faut accepter ça.
- Je peux pas ! Bon, vas-y, je t'écoute.
- Une autre ? [ELLE ACQUIESCE]
On y va.
- Fume tes joints et parle pas politique.
- Des bières ? - Je veux bien un shot.
- Olivier est de plus en plus de droite.
Regarde, ton ami.
Salut.
- Salut, ça va ? - Très bien.
- Je vous présente mes potes.
- Enchanté. - Francis, Marie.
- Enchanté.
- On va vous laisser la place. - Vous partez déjà ?
- Oui, on va à la plage.
- Ah bon ? Amusez-vous bien.
- Merci, salut.
- Bonne soirée. - Au revoir.
Quatre, cinq...
et un shot.
5 bières et un shot, s'il vous plaît.
♪ Morceau entraînant ♪
Vite fait, comme ça !
Moi, j'ai du mal à suivre le rythme.
- Mais tu danses super bien.
- On rentre ?
- Je vais rester encore un peu.
Ça t'embête ?
- Je sais pas.
Ça me surprend.
Amuse-toi bien.
[RESSAC DES VAGUES]
♪ Morceau de rap ♪
[DES JEUNES RIENT]
- Salut.
- T'es bourré ? - Toi aussi.
- Je suis une adulte. - Tant mieux. Tu viens avec nous ?
- Tes amis, ils vont pas aimer. - Qu'ils aillent se faire foutre.
- Mais c'est la question ! - Moi, je préfère une nuit bien.
- Moi, quand j'ai fait l'amour, c'était trop bien !
♪ Morceau de rap ♪
- En cours d'anglais ? - Merci.
- Plus d'une fois, c'est pas possible.
- Ah, il panique.
- Le problème, c'est parce qu'il sait rien faire.
- Oh, la vache.
- Ben, écoute, on va demander directement à l'intéressé.
Une fois ou plusieurs fois ? - Une fois.
Mais on n'est pas d'accord. - Et toi, Jean, combien de fois
t'as "ken" ? - Je peux pas compter.
[RIRES]
Envoie la vodka.
- Caroline, tu préfères coucher
une fois très bien, plutôt que plusieurs fois moins bien ?
- Je préfère coucher une fois très bien.
- Et toi, Elena, tu préfères quoi ?
- Moi, plusieurs, pour arriver à bien jouir.
[RIRES]
Je reviens.
- Tu vas où ? - Vous aimez la vodka, non ?
- OUI.
- Je reviens.
Attends, je t'accompagne !
- Bienvenue.
La vodka...
- T'es la proprio ? - Non, je suis la responsable.
- Mais tu commandes.
Tu viens de Madrid, non ? - Oui, viens.
Tu veux quoi ?
- T'as quel âge ?
- Moi ? 39 ans.
Tu veux quoi ?
- Euh... Tequila. - C'est mieux, le mezcal.
- Et le sel et le citron ? - Goûte comme ça.
- Salud. - Salud.
- Hm... Ah...
- Tu dois le savourer.
T'es l'ex de Jean, non ?
- Et toi, la folle de la plage. - Oui.
[QUELQU'UN VIENT]
Je le savais.
- Ça va ?
- Très bien. - Les autres
sont partis vers les maisons. - Déjà ?
- Je suis venu
vous chercher. - On peut y aller seules.
- Je voulais
prendre du bourbon, t'en as ? - Là.
- Fallait envoyer un SMS.
- Elle, elle a pas de téléphone et toi, je te parle plus.
- Je peux mettre de la musique ? - Sur l'ordinateur.
- Putain, mets pas un truc trop... - Trop quoi ?
- Trop toi.
♪ "L'estate sta finendo" ♪ ♪ (Righeira) ♪
- Tu te souviens ?
Allez, viens danser. - Non.
- Allez, tu dois danser.
Tu viens, toi ?
Oh, vous êtes pas drôles.
Allez, viens.
Je vais retrouver les autres.
- Oui ? T'es sûre ?
- Ouais, ouais.
Mais t'inquiète. À tout à l'heure.
- OK. Salut.
[ELLE CLAQUE LA PORTE]
- Elle s'est fâchée ? - Non, t'inquiète.
Tu nous sers deux shots, s'il te plaît ?
- Deux shots.
Si tes parents l'apprenaient. - Apprenaient quoi ?
- Que je te donne à boire.
- Ils ont été jeunes, aussi.
- Et une adulte les a pervertis ?
- Sûrement.
C'est toujours comme ça, la première fois.
On va se baigner !
- Qu'est-ce que tu fais ?
N'y va pas, Jean !
Jean, t'es bourré !
Jean, allez, on va avec les autres.
Sérieusement.
- Pourquoi ? - Jean, c'est dangereux.
C'est pas une bonne idée. - Mais on a pied super loin.
- On va faire autre chose.
- Écoute, Elena. S'il te plaît.
Tu me fais confiance ? J'entre et je sors.
Ça prend deux minutes. Je te promets.
- OK. OK. Vas-y.
- Tu sais pas ce que tu rates !
[IL CRIE]
[RESSAC DES VAGUES]
La putain de sa mère, elle est gelée !
Ah, c'est froid ! Aaah !
Ah !
- Jean !
Jean.
Jean, ça va ?
Ça va ? - Elle est gelée.
C'est mieux ? - Ça va, ça va.
- Tu te sens mieux, Jean ?
Ton portable. Viens.
- Tu m'emmènes où ? - Je connais un truc.
Assieds-toi ici. - Là ?
[ELLE ACQUIESCE]
- Tu as vu ? Il n'y a pas de vent.
- Merci.
- Ça marche ? - Oui, génial.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je dois te faire écouter une musique.
Tiens.
♪ "Jeunesse, lève-toi" ♪ ♪ (Damien Saez) ♪
♪ -Jeunesse, lève-toi ♪
♪ Au clair de lune indien... ♪ - C'est joli.
- T'aimes bien ? - Oui.
- Je peux m'allonger ?
♪ -Puisqu'ici il n'y a qu'au combat ♪ ♪ Qu'on est libres ♪
♪ De ton triste sommeil ♪ ♪ Je t'en prie, libère-toi ♪
♪ Puisqu'ici, il faut faire ♪ ♪ Des bilans et du chiffre ♪
♪ Sont nos amours, toujours ♪ ♪ Au bord du précipice ♪
♪ N'entends-tu pas, ce soir ♪ ♪ Chanter le chant des morts ? ♪
♪ Ne vois-tu pas le ciel ♪ ♪ À la portée des doigts ? ♪
♪ Jeunesse, lève-toi ♪
- Ton mec, c'est un vieux et il peut pas me voir.
- Mais non, il est pas vieux.
- OK.
Alors, il est très vieux.
- Tu lui donnes quel âge ?
- Je sais pas, à peu près comme mon père.
- Plus ou moins.
- Tu l'aimes ?
- Oui.
- Lui, il t'aime plus.
Ah, merde.
- Jean !
- Je reviens.
J'arrive.
- Tu as vu l'heure ? Tu étais avec qui ?
- Elena m'a raccompagné. - Bonsoir.
- Salut. - Ça va ?
- T'es dans un drôle d'état. - Pas du tout.
- Ah oui ? - Tu marches pas droit, là.
- Tu te fous de moi, là.
Quoi ?
- Je peux lui dire au revoir ? - Ben, tu te dépêches.
- Tu es très en retard ?
- Non, mais très bourré.
- On a un peu abusé.
- C'était cool.
Et toi ?
- Moi, quoi ?
- Tu t'es bien amusée ?
- Beaucoup.
- Épouse-moi.
- Bon, Jean, tu viens !
- Dors bien.
-Reviens, non, je veux pas qu'on se sépare.
[BROUHAHA]
- Elena ?
Ça va ? - Tu veux un verre ?
♪ Musique rythmée ♪
- Ben, santé !
- Ça va ?
- Tu danses avec nous ?
Tu danses avec nous ?
Je voulais te dire que t'as un truc très spécial.
Un truc très fort.
Un truc de ouf.
- L'homme-canon, le premier homme-canon du monde.
- Hé ?
C'est quelle heure ? - C'est très tôt.
- Tu viens ? - Donne.
Et mes amis ?
Partis ? - Oui.
- Je fume une clope et on part à Dax.
- Faut des bières. - Tu viens à Dax ?
Hé, tu vas où ?
- Elle est folle. - Elle est bonne, ouais.
- Viens. - Quoi ?
- J'ai besoin de toi.
- Tu vas faire quoi ? - Je sais pas.
- Revenez, hein ! - J'arrive.
- Aide-moi à monter.
1, 2... - 3.
- Vous faites quoi, là ?
- C'est bon ? Désolé. - Excusez-moi.
Je l'avais oubliée.
La vie est trop chère. - Oui.
- T'es une petite maligne !
- Bonjour, ici, Mathieu.
On est partis pour une expédition matinale.
3 jours de marche dans les Landes, 60 km à pied. Ça promet.
Regardez-moi ce magnifique paysage qui défile.
Cette lumière matinale, ténébreuse.
C'est fou.
Regardez notre chauffeur.
♪ - Chauffeur, si t'es champion ! ♪ ♪ Appuie, appuie... ♪
- Notre ami Benoît. - Wesh ma gueule.
- Et une nouvelle arrivante. - Salut.
- ¡HOLA, ELENA ! HOLA, ¿QUE TAL ?
- Oh, doucement, doucement.
Dis-moi, jeune homme,
est-ce qu'on n'aurait pas un petit problème de conduite ?
- Arrête, non. Là, c'est chauffeur Uber.
Tranquille, y a des bouteilles d'eau.
- On va tester les suspensions ! - Arrête !
- Ton père sait que tu conduis bourré ?
- Regarde la route.
- Passons sur quelque chose de plus intéressant.
Bonsoir, Elena. - Bonjour.
- Pourquoi tu es en France
alors qu'en Espagne, il fait plus beau, plus chaud ?
Y a la paella, le soleil, les corridas !
- Si tu savais ce que c'est... - Tu m'expliqueras après.
Comment on a fait pour te croiser en boîte ?
Que faisais-tu là parmi nous ?
Pourquoi ? - Pourquoi pas ?
- T'as quel âge ?
- Trop vieux pour toi.
- Oui, on est un peu jeunes dans ce véhicule.
- Par où on passe ?
T'es avec moi, là ?
- Je suis avec toi, je cherche mon portable.
C'est tout droit. - Dans la forêt ?
- Ouais. Touche pas au téléphone. - T'as mis la mauvaise route.
- Chut, ça va.
- Arrête, s'il te plaît.
- Comment ? - Je descends.
- Tu veux vomir ? - Non, je veux pas y aller.
- Elena, on a un after, viens.
- Non, arrête ici.
Tu peux, là ? - Elle est folle, elle.
- Tu me traites de folle ? [IL ACQUIESCE]
Va te faire foutre. - S'il te plaît...
- On arrive dans 10 minutes.
- Je te dis de t'arrêter, arrête-toi.
- Tu as dit que tu venais, tu viens.
- Vous êtes mignons, mais arrête la bagnole.
- Je dois faire mon devoir d'ami. - Tu veux pas t'arrêter ?
- Non. - Tu vas pas t'arrêter.
- Ça va être cool. - Hé, doucement sur le véhicule !
- Ne me filme pas.
Ne me filme pas. - Tu penses que tu es moche ?
- Éteins ce portable.
Tu vas éteindre ce portable ?
- Oh ! Elena, reviens, reviens !
- Je te dis d'arrêter, tu arrêtes, OK ?
- Calme-toi, ça va. - Je veux pas y aller.
- Étienne, s'il te plaît ! - C'est bon, toi !
[ÉCLATS DE RIRES] - Quoi ?
- C'est moi, Étienne !
- T'es qu'une menteuse ! - J'ai plus envie, OK ?
J'ai le droit de changer d'avis, merde !
Arrête cette bagnole !
Arrête-toi !
Toi, me filme pas !
Arrête cette putain de bagnole ! - Arrête-toi, arrête-toi !
- C'est quel genre, ça ?
Complètement malade !
[UN RÉVEIL SONNE]
- Il y a du café ?
Merci.
Tu as pris ton petit-déj' ? - Oui.
- Tu t'assois pas ?
- T'étais avec lui ?
- Non. - Me mens pas, s'il te plaît.
- Je te mens pas.
J'étais avec...
les gens du boulot.
On est allés danser et...
on a rencontré des types.
- Je te crois pas.
- T'as tort.
- Ah ouais ?
J'ai tort ?
Il ressemble pas à Ivan, peut-être ?
C'est un enfant.
Et c'est pas ton fils !
Elena, regarde-moi.
Elena.
Tu comptes faire quoi ?
T'as une idée en tête ?
J'en suis sûr.
On avance le départ et tu viens avec moi.
Le week-end, t'es pas obligée de bosser.
- Je peux pas.
- Tu démissionnes aujourd'hui et on part lundi.
- Je fais la fermeture.
- Patrice peut très bien la faire.
Oui ou non ?
Finis ton petit-déj', tu vas être en retard.
[ELLE SANGLOTE]
- C'est un coup dur, là. - Je sais.
- Il s'est passé quelque chose ?
- C'est une question personnelle.
- Il reste 15 jours, tu peux finir, non ?
C'est un sale coup, là, Elena, tu me mets vraiment dans la galère.
J'ai pas le choix, c'est ça ?
- Désolé, franchement.
- Moi aussi, je suis désolé.
- Je me mets au boulot. - Voilà, va te mettre au boulot.
[DÉFERLEMENT DES VAGUES]
[DES JEUNES CHAHUTENT]
[QUELQU'UN ENTRE]
- ¿Hola ?
- Je prépare des haricots.
Ça te dit ?
[ELLE ACQUIESCE]
T'as acheté des fruits ? - Non.
Y en avait pas.
- Ah bon ?
- Enfin, ils étaient pas terribles.
Je vais aux toilettes.
[TONALITÉ D'APPEL]
- Allô ? - Jean, c'est Elena.
-Salut.
- Salut.
Je t'ai cherché à la plage, ça va ?
-Non, ils ont pété un câble.
- Tes parents ?
À cause d'hier ?
-Oui, ils voulaient pas me laisser sortir.
On s'est disputés avec ma mère. Elle est folle.
- Je suis désolée, vraiment.
-C'est des cons, ils me font de la peine.
- Tu veux que je parle avec eux ?
-Non, je veux pas qu'ils t'approchent.
[ON FRAPPE] - Elena ?
- Ça va ? - J'arrive.
Je vais te quitter.
-On reste encore 5 jours, quand est-ce qu'on va se voir ?
Je peux t'appeler après ? - C'est mieux que je te rappelle.
-OK.
Tu me manques.
- Au revoir. - Salut.
[ELLE TIRE LA CHASSE D'EAU]
- Elle les achète en Inde.
- Elle part en voyage tous les hivers ?
- Oui, elle est super.
- C'est pas cher, en plus. - Non, c'est abordable.
♪ Morceau pop-rock ♪
- Elle veut quoi ? - Un crème.
- Je le lui apporte. - OK.
- Un crème ? - Oui, merci.
- Si vous voulez autre chose, je suis là.
- Elena, c'est ça ? - Oui.
- Ça vous ennuierait de boire un café avec moi ?
Si vous pouvez, bien sûr.
- Bien sûr, je reviens tout de suite.
Viens me chercher dans cinq minutes.
- Merci, c'est gentil.
Après, je me suis dit que vous étiez peut-être débordée.
- Pas du tout, ça me fait une pause.
Ça se passe bien ces jours-ci ? - Oui.
On va venir souvent, maintenant. On est tellement bien, ici.
C'est incroyable, tellement tranquille.
- Cet endroit est...
spécial.
- Oui.
Il y a deux petites vieilles qui ont le même maillot de bain.
Vous les avez vues ?
Elles vont d'un côté à l'autre de la plage, sans s'arrêter.
- Elles sont toujours là.
- Vous étiez là, cet été ?
C'est drôle, je vous ai pas vue.
Il y a trop de touristes, en fait. - Oui.
- Ça fait combien de temps ?
- Que je suis là ? - Hm, hm.
- Dix ans.
- Ah, oui.
Comment ça se fait qu'une Espagnole
se retrouve ici pendant dix ans ?
- Pourquoi pas ?
- Vous vous imaginez passer le reste de votre vie ici ?
- Pardon ?
- Je sais pas pourquoi je dis ça, mais...
Des enfants, vous n'en avez pas ?
Je vous ai vue l'autre jour avec mon fils.
Je me suis dit : "Elle sait y faire avec les enfants."
C'est vous qui n'en voulez pas ou...
- Je vous invite.
- Déjà ?
- Oui, j'ai du travail.
- Des responsabilités ? - C'est ça.
- J'adore les gens responsables, on peut s'y fier. Et vous ?
- Moi, quoi ?
- Vous aimez les gens responsables ?
- Au revoir.
- Au revoir.
- Désolée, ça fait que 4 minutes, je...
- Merci pour le café.
Répondre
- Tu crois que c'est ici ?
- On dirait.
[ELLE SOUFFLE]
Je t'attends le temps qu'il faut.
- Bonjour, madame. C'est pour manger, une personne ?
- Quelqu'un m'attend. - C'est par là.
- Merci.
[CONVERSATIONS ININTELLIGIBLES]
- Comment tu vas ?
- Bien.
Tu bois quelque chose ?
Merci...
d'être venue.
- Vous désirez boire quelque chose ? - Merci.
- Une autre pression, s'il vous plaît.
Comment tu te sens ?
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis en vacances quelques jours.
Cette région est très belle.
Et je voulais te voir.
Tu vis toujours à Vieux-Boucau ? [ELLE ACQUIESCE]
- Enfin,
je vais déménager dans quelques jours.
- Pour aller où ?
- Un village près de Saint-Sébastien.
- Super. [ELLE ACQUIESCE]
- Je pars avec...
J'ai quelqu'un.
Et on part.
Il m'a beaucoup aidée.
- Je suis content.
Sincèrement.
- Et voici. - Merci.
- Et donc, madame ne prendra rien ?
- Merci.
- Tu aimes ce coin, alors ?
- Oui.
Comment va ta mère ?
- Bien.
- Tu la vois souvent ? - Oui. Elle va bien.
Et tes parents ?
- Ils vieillissent.
- C'est normal.
- Tu vas halluciner.
L'autre jour, enfin, ça fait un moment,
je suis allé dans ton ancien appart.
On était dans le coin
et des potes de Nacho nous ont invités, c'était ton appart.
Enfin, là où tu habitais.
- C'est vrai ? [IL ACQUIESCE]
- Nacho connaissait pas ton appart,
mais moi, j'étais blanc comme un linge.
Ils m'ont demandé ce que j'avais et j'ai dit
que je connaissais l'endroit.
En fait, c'était vraiment bizarre.
- C'était qui, ces gens ?
- Les potes de Nacho ?
Il fait du reiki avec eux.
- Du reiki ? [IL ACQUIESCE]
Nacho... ? [IL ACQUIESCE]
- Il est devenu mordu de reiki.
- Incroyable.
- Moi aussi, j'en fais.
- Tu fais du reiki ?
- Ils m'ont converti.
Bref, je suis en vacances.
Et je tenais vraiment à te voir.
- D'accord.
- Moi aussi, j'ai quelqu'un.
Depuis environ deux ans.
Elle aussi m'a beaucoup aidé.
Dès le début, je lui ai tout dit
pour éviter de lui raconter à nouveau,
enfin, pour pas lui dire plus tard et qu'elle parte en courant.
Elle est restée.
Tu te rends compte ?
On a continué à se voir et, comment dire,
on est bien ensemble.
- Ça me fait plaisir.
- On a un enfant.
Il a 8 mois.
On va aller à Toulouse
parce que Carla, ma copine,
a des amis de fac là-bas.
Grâce au bébé, je vais mieux.
Je voulais te le dire.
- Ils sont ici ?
J'aimerais la voir.
- Carla ? - Oui.
Par curiosité.
- On pourrait organiser...
- Pour voir qui peut être avec quelqu'un comme toi.
Quel genre de...
d'être humain peut partager sa vie avec toi.
Qui peut tomber amoureux de toi ? - S'il te plaît.
- D'un bon à rien,
incapable de protéger sa famille.
Un être égoïste et con au point de perdre
le seul truc bien qu'il ait fait dans sa vie
et qu'il fera dans sa vie de merde.
- Si seulement ça t'était arrivé, à toi.
- Si tu me contactes à nouveau, j'appelle la police.
Je peux encore te pourrir la vie, l'oublie pas.
On y va.
[ELLE HALÈTE]
- Je vais aux toilettes et je prépare le dîner.
[UN PORTABLE VIBRE]
7 appels manqués
[CHASSE D'EAU]
- Je reviens.
- Où tu vas ?
- Faire un tour.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
- C'est lui ?
- Qui ça ?
- Ramon.
- Non.
- Je t'accompagne ?
- Je veux être seule si ça t'embête pas.
- Tu me mens ?
- Non.
- T'es sûre ?
Tarde pas.
- Je reviens vite.
[TONALITÉ D'APPEL]
[BIP]
[VOIX D'HOMME] - Oui ?
- Bonsoir, Jean est là ?
-Qui est-ce ?
- C'est Elena, il est là ?
Allô ?
-Vous nous dérangez, on est à table.
- J'aimerais vous parler, s'il vous plaît.
- C'est pas le moment, laissez-nous dîner, merci.
- C'était qui ?
- Personne.
- C'était elle, non ? - Elle est folle de toi.
- Tais-toi.
- Pourquoi vous me le dites pas ?
- Je t'ai dit que c'était personne, c'est clair ?
Passe-moi la salade.
Tu as vu ce qu'a dit Valls ? - Quel imbécile.
- Je sais pas ce que les gens lui trouvent.
- Réponds ! - Tu te calmes.
- Va te calmer, toi, putain ! - Ça va pas ?
[INTERPHONE]
- Elena ! Elena ! - T'es malade ou quoi ?
- Lâche-moi ! - Allez !
- Calme-toi, calme-toi.
Doucement ! J'espère que tu l'as baisée parce qu'on va la faire fuir.
Casse-toi, putain.
Qu'est-ce tu fais ?
- Elena !
Laissez-moi lui parler ! - Partez ou j'appelle la police !
- Rentre !
- C'est ça que vous voulez, un gamin désespéré ?
- S'il vous plaît. - Partez !
Benoît, viens.
Benoît, viens !
♪ Musique mélancolique ♪
[ÉCLATS DE VOIX À L'INTÉRIEUR]
- Mais merde ! - Tais-toi !
[LA MÈRE] - Reviens à table, s'il te plaît !
-T'inquiète pas, tout va bien.
[LA MÈRE] - Benjamin, qu'est-ce que tu fais ?
- Elena ?
- Tranquille. - Sortez de chez nous.
- Je veux juste savoir si Jean va bien.
- Si vous ne partez pas, j'appelle la police.
- Ça va, Jean ? - Non !
- Qu'est-ce qui se passe ? - Jean va bien, OK ?
Allez-vous-en.
- Qu'il me le dise, lui.
Jean, qu'est-ce qui se passe ? Parle-moi.
- Ça suffit, dehors ! Vous n'êtes pas chez vous !
Sortez d'ici !
- Ces malades m'ont frappé ! - Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Laissez-le tranquille ! - Laissez-moi lui parler 5 minutes !
- Calmons-nous. - Partez.
- Je m'en occupe ? - Je ne ferai jamais de mal à Jean.
- Casse-toi, putain ! - Foutez le camp !
- Bon, dégage, sale pute !
- Laisse-la ! - Casse-toi, putain !
Si on te retrouve ici, on te viole jusqu'à ce que tu crèves, pigé ?
Maintenant, tu gicles ! Dégage ! Vite, avance !
Dégage, je te jure, sinon...
Casse-toi !
- Ça vous fait mal, là ?
Et comme ça ? - Hm...
- D'accord.
Vous venez de vous le faire ?
- Oui, ça fait à peu près une heure.
Non ?
C'est ça, elle a trébuché.
- On va vous faire une radio pour voir s'il n'y a pas de fracture.
Attendez ici, on viendra vous chercher.
- Merci.
- Pourquoi t'as dit ça ?
- On avait dit qu'il fallait éviter les ennuis.
Tu t'es introduite chez eux.
- Tu l'as pas vu.
- C'est un gosse. - Justement.
- Fiche-lui la paix !
[QUELQU'UN APPROCHE]
[BRUISSEMENT DE FEUILLES]
[UN ENFANT GEINT] [ET POUSSE DE PETITS CRIS]
[IL SE TRAÎNE PAR TERRE]
- Hola.
- Il est tard, non ?
Pourquoi tu m'as pas réveillée ?
- Tu veux du café ?
- Oui.
On s'en va ?
- Dès qu'on aura fini.
- C'est vrai, on s'en va maintenant ?
Pourquoi tu m'as pas réveillée ?
- T'avais besoin de dormir.
- Oui, mais...
J'aimerais lui dire au revoir.
Je devrais pas ?
- Je sais pas. T'en penses quoi ?
- Je les appelle ?
- Comme tu veux.
- D'accord.
Où est mon portable ?
- Tout ce qui était là est déjà emballé.
Appelle du mien si tu veux.
- D'accord.
- Donne.
La tienne est pleine.
On met le reste dans ma voiture ?
On va être bien.
On continue ?
Prends ça, c'est léger.
- Quoi ? - Ça.
On y va ? [UN PORTABLE SONNE]
- C'est mon portable ? - Quoi ?
- Qui sonne.
- Je sais pas.
- Il est où ?
- Dans un carton, tu le trouveras pas.
Tu l'appelleras plus tard.
Qu'est-ce que tu fais ?
Elena, s'il te plaît.
Calme-toi.
C'était qui ?
[TONALITÉ D'APPEL]
C'était qui ?
[JEAN] - Allô ?
- Jean ? - Je devais t'appeler.
- Il y a un problème ?
-Je me suis enfui.
- Comment ?
-On rentrait à Paris.
On s'est arrêtés à une station-service et je me suis tiré.
Ils arrêtent pas de m'appeler.
- Tu sais où tu es ?
-Non, je suis parti en courant. Je sais pas où je suis.
- OK, calme-toi.
D'accord ? - Je suis calme.
- Qu'est-ce qui se passe ? Il est perdu ?
- Qu'est-ce que je peux faire ? - Viens.
- Tu vois quoi ?
Vous êtes partis depuis longtemps ?
-Non, une demi-heure. J'ai filé dans un bois.
- Je vais aller le chercher.
- Tu veux que j'appelle qui, la police ou sa famille ?
-Dis-lui de rien faire, viens, toi.
- J'y vais. - Pas question !
- Jean, je te rappelle dans une minute.
Je vais te chercher. Là, je raccroche, OK ?
-Attends, je suis près du bois où on était l'autre jour.
- Va à l'entrée du bois, je te rappelle tout de suite.
-OK.
- Il faut que j'y aille. - Tu peux pas faire ça.
Il est mineur et il a fugué.
Il faut prévenir sa famille.
- D'accord.
Appelle-les.
- Je peux pas faire autrement.
- Donne-moi les clés de la voiture.
S'il te plaît.
- Quand tu reviendras, je serai plus là.
- Je sais.
- Tiens.
- Merci.
♪ Musique mélancolique ♪
Comment ça va ?
- Ça va.
Je suis désolé.
T'as pas trop mal ? - Non.
Tu as appelé tes parents ? - Je leur ai laissé un message.
Je les appellerai plus tard. - Plus tard, quand ?
- Je sais pas, je veux passer du temps avec toi.
Pour te dire au revoir.
- Tu as toujours raison, hein ?
- On va ailleurs ?
- Oui, c'est mieux.
- Je peux mettre de la musique ? - D'accord.
♪ "Jeunesse, lève-toi" ♪ ♪ (Damien Saez) ♪
♪ -Comme un éclat de rire ♪ ♪ Vient consoler la tristesse ♪
♪ Comme un souffle avenir ♪ ♪ Vient raviver les braises ♪
♪ Comme un parfum de souffre ♪ ♪ Qui fait naître la flamme ♪
♪ Jeunesse, lève-toi ♪
♪ Contre la vie qui va ♪ ♪ Qui vient, puis qui s'éteint ♪
♪ Contre l'amour qu'on prend ♪ ♪ Qu'on tient, mais qui tient pas ♪
♪ Contre la trace ♪ ♪ Qui s'efface au derrière de soi ♪
♪ Jeunesse, lève-toi ♪
♪ Moi contre ton épaule ♪ ♪ Je repars à la lutte ♪
♪ Contre les gravités ♪ ♪ Qui nous mènent à la chute ♪
♪ Pour faire du bruit encore ♪ ♪ À réveiller les morts ♪
♪ Pour redonner éclat ♪ ♪ À l'émeraude en toi... ♪
- Alors, vous allez à Paris ?
♪ -Dis-moi qu'on brûle encore ♪ ♪ Dis-moi que brûle encore ♪
♪ Cet espoir que tu tiens... ♪
- J'ai pas envie qu'on arrête de se voir.
♪ -De la fougue et du feu ♪ ♪ Que je vois dans tes yeux ♪
♪ Jeunesse, lève-toi ♪
- Tu viendras à Paris ?
♪ -Quand tu vois comme on pleure ♪ ♪ À chaque rue sa peine ♪
♪ Comment on nous écœure ♪ ♪ Perfusion dans la veine ♪
♪ À l'ombre du faisceau ♪ ♪ Mon vieux, tu m'auras plus ♪
♪ Ami, dis quand viendra la crue... ♪
- Tu veux plus qu'on se voie ?
♪ -Contre-courant toujours ♪ ♪ Sont les contre-cultures... ♪
- Je pense pas que ce soit une bonne idée.
- Mais moi, j'ai besoin de toi.
♪ -Pour faire nos ADN ♪ ♪ Un peu plus équitables ♪
♪ Pour faire de la poussière ♪ ♪ Un peu plus que du sable ♪
♪ Dans ce triste pays... ♪
- C'est parce que je te fais penser à ton fils ?
♪ -Faudra tuer le père ♪ ♪ Faire entendre ta voix ♪
♪ Jeunesse, lève-toi ♪
♪ Au clair de lune indien ♪ ♪ Toujours surfer la vague ♪
♪ Au creux des reins ♪ ♪ Faut aiguiser la lame... ♪
- Je veux pas que tu me laisses seul.
- Tu seras pas seul. - Mais moi, je veux être avec toi.
- Tu seras jamais seul.
♪ -Puisqu'ici il faut faire ♪ ♪ Des bilans et du chiffre ♪
♪ Sont nos amours toujours ♪ ♪ Au bord du précipice ♪
♪ N'entends-tu pas ce soir ♪ ♪ Chanter le chant des morts ? ♪
♪ Ne vois-tu pas le ciel ♪ ♪ À la portée des doigts ? ♪
♪ Jeunesse, lève-toi ♪
♪ Au clair de lune indien ♪ ♪ Toujours surfer la vague ♪
♪ Au creux des reins ♪
♪ Faut aiguiser la lame ♪
♪ Puisqu'ici il n'y a ♪ ♪ Qu'au combat qu'on est libre ♪
♪ De ton triste coma ♪ ♪ Je t'en prie libère-toi ♪
♪ Puisqu'ici il faut faire ♪ ♪ Des bilans et du chiffre ♪
♪ Sont nos amours toujours ♪ ♪ au bord du précipice ♪
♪ N'entends-tu pas ce soir ♪ ♪ Chanter le chant des morts ? ♪
♪ À la mémoire de ceux ♪ ♪ Qui sont tombés pour toi ♪
♪ Jeunesse, lève-toi ♪
- Ça va ? - Ça va.
- Ça va, Jean ? - Tout va bien.
- Bon, on file. - Ne fais plus jamais ça.
- Benoît va bien ?
- Oui, t'inquiète pas.
- On y va, il pleut des cordes.
- Jean ?
T'es sûr que ça va ?
- T'inquiète pas, vraiment.
On y va ?
Maman, tu viens ?
♪ Thème mélancolique ♪
[TONALITÉ D'APPEL]
-Oui ?
- Ramon ?
-Oui.
- C'est Elena.
Tu peux parler ?
-Bien sûr.
Sous-titres : Nelson Calderon & Pascal Strippoli
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.