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Un jour
Aussi merveilleux que celui-ci
Un tel jour
Ne devrait jamais finir
Ce jour
Nous en avions tant rêvé
Et qui sait
Quand nous pourrons nous retrouver
Ah, comme elles filent
Ces heures délicieuses…
Papa ?
Ewald.
Oui, oui.
Mon cœur est à toi seule
Là où tu n'es pas
Je ne peux être
Je t'aime…
Voilà, c'est fait.
Mamie.
C'est pas mamie.
C'est ma mère.
Dors bien.
Maman.
- Trouduc. - Pardon ?
Oui, oui.
Transylvanie, Roumanie
Où avez-vous mal ?
Où avez-vous mal ?
Je me sens encore plus mal.
Je me sens mal.
Ah, malade !
Je suis malade.
Je suis malade.
J'ai mal au pied.
Non.
J'ai vraiment pas le temps.
Non, ce samedi, je sais pas à quelle heure.
Je suis vraiment désolée pour toi.
Il faut que tu viennes, je dois partir.
Oui, il faut que je parte.
Chéri ?
Lève-toi, il faut rentrer.
Allez, debout.
Ewald.
Je vais me doucher,
et je te rejoins au lit.
D'accord ?
Je suis crevé.
T'es fatigué ?
T'as pas dormi, chéri ?
Si, un peu.
Je vais te faire un massage.
Pourquoi ?
Je suis fatigué.
T'es toujours fatigué.
Je suis pas toujours fatigué, mais…
Mais quoi ?
Je vais aux toilettes.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ça te dit rien d'aller chez ma mère ?
Il y aura qui ?
- Quoi ? - Qui sera là ?
- Combien de personnes ? - Alex sera là, Raoul.
Ma mère.
- Ta sœur ? - Non. Elle sera pas là.
- Son mari ? - Non, ils travaillent tous les deux.
- Bonjour ! - Bonjour, maman. Ça va ?
- Ça va ? - Bien, et toi ?
- Bien. Vous me rendez visite ? - Oui.
Bonjour.
T'as l'air en forme.
Oui.
Va à la cuisine, j'arrive.
Où tu veux que j'aille, dans le jardin ?
Arrête.
Salut, les enfants.
Salut.
Je dois…
Je dois faire un truc ici.
OK ?
Oui.
Ça marche.
Oui.
- Bon appétit, les enfants. - Bon appétit !
- Bon appétit. - À vous aussi.
Ça te plaît, chez ta belle-mère ?
Ça te plaît ici ?
T'aimes venir voir ta belle-mère ?
Il dit que oui.
Je cuisine bien.
Vous jouez tout le temps sur vos téléphones.
Attention !
Tu fais quoi ?
Le lit est tout défait.
C'était pas là.
- Ça va où, mon grand ? - C'est un tapis.
Viens.
Attends !
J'ai envie d'en essayer une autre.
Je peux essayer l'autre ?
Bien sûr.
Je vais vous aider. On va aller là-derrière.
Je vous enlève le voile.
Allez-y.
Je vous tiens.
Et ça, pareil, pour que ce soit égal, d'accord ?
C'est centré ?
- Oui. - Voilà.
Tenez-le bien.
Il faudrait que ce soit plus ajusté ici.
- Oui. - Et là, ça vous irait parfaitement.
Tu vas pas en essayer d'autres ?
Non.
T'es fâchée contre moi ?
T'as l'air énervée.
Oui, un peu.
Pourquoi ?
Tu fais toujours ça.
Toujours quoi ? Quand tu es furax, je…
Tu peux pas prendre cinq minutes pour regarder ma robe.
Au revoir !
Chéri ?
Salut.
Salut !
Mon chéri ?
Coucou.
Salut.
Déjà au lit ?
Je t'attendais.
Salut.
Qu'est-ce qui va pas ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu m'aimes plus ? - Si.
Comment ça, si ?
Laisse-moi.
Mon père ne va pas bien.
Tu t'en vas ?
Je dois retourner en Autriche.
Bien sûr.
Tu vas où ?
- Tu veux un autre café ? - Non.
Bonjour.
Bonjour, oui ?
Une chambre jusqu'à demain, je vous prie.
Une nuit.
Pour une personne ?
Votre passeport, s'il vous plaît.
La chambre est à 16 euros la nuit.
Y a quelqu'un ?
Qui vous a autorisé à entrer ? Vous êtes qui ?
Qu'est-ce que vous faites là ?
- Je regardais. - Vous êtes qui ?
Vous voulez quoi ?
C'est possible de l'acheter ?
Y a rien de possible. Qui vous a permis d'entrer ?
C'est une ancienne école, vous avez demandé à entrer ?
- Qui vous l'a permis ? - Merci. Je m'en vais.
Pourquoi vous êtes venu ?
- Merci. - Vous cherchez quoi ?
Bonjour, je vous écoute.
Je vais régler.
- Quelle chambre ? - Une nuit.
Chambre 301.
Un moment, je vérifie.
Au nom d'Ewald Scholz.
Bien, M. Scholz, je regarde.
Je crois que c'est là.
Oui, oui.
Rira bien qui rira…
- Quoi ? - Le dernier.
Exact !
Quoi d'autre ?
- Ça va… - Ça vient.
Mme Bubinger, bravo !
Très bien !
Mme Seidlberger. Araignée du matin…
Chagrin.
Chagrin ! C'est ça.
Tu vois ?
M. Schatzl.
Chien qui aboie…
Ne mord pas.
Ne mord pas !
C'est exact, Freddie !
Et la dernière, c'est pour qui ?
Pour Richie.
Il faut lui en laisser un peu, hein ?
On peut pas l'exclure, quand même, pas vrai ?
Et une pour moi aussi.
J'ai trop faim.
Au fait, j'avais oublié, j'ai quelque chose à te montrer.
La dernière fois, j'y ai pas pensé. Regarde.
Tu nous chantais ça en randonnée, tu te souviens ?
Il n'y avait pas meilleur camarade
Le tambour à la guerre nous a appelés
Il marchait à mes côtés
Et nous avancions d'un même pas
Et nous avancions d'un même pas
Une balle est arrivée en sifflant
"Est-elle pour moi ou pour toi ?"
La balle l'a emporté
Il gît à présent à mes pieds
Comme s'il était une partie de moi
Un désastre.
Un désastre.
L'école est fermée ?
C'est une ancienne école.
Cool.
Une table de ping-pong.
Les enseignants et une classe d'anciens élèves.
Bien, très bien.
- Cassé. Tout est cassé. - Les enfants jouaient.
Les enfants l'ont cassée.
Attendez.
Suivez-moi.
On ne peut pas l'ouvrir, mais…
- Béton. - Oui, du béton.
Oui, c'est très vieux.
Très, très vieux.
Les douches.
Elles ne marchent plus, mais ça se répare.
J'en suis sûr.
C'est possible.
Bonjour !
- Tu t'appelles comment ? - Adrian.
Je m'appelle Ewald.
Je… rénove…
l'école.
La vieille école.
L'école ?
Où est ta mère ?
À l'intérieur.
Je m'appelle Ewald.
Je…
Des cours de judo dans l'ancienne école.
- Judo ? - Oui, de judo.
Pour les enfants.
Pour les enfants ?
Pas d'argent.
- Gratuit. - Gratuit ?
- Bonjour ! - Bonjour.
Bonjour.
- Comment tu t'appelles ? - Ionel.
Ionel.
Ionel. Bien.
Comment je fais ?
Et toi ?
Eric.
Eric, Ionel.
- OK, toi d'abord. - Non.
- Allez, on y va. - Non.
On joue avec les cochons ?
Les cochons ?
On joue avec les cochons.
J'ai pas réussi à l'attraper.
Ionel, apporte-la ici !
Non !
Remets-les dedans !
Où est votre maman ?
- Au travail - Ah oui ?
Elle est pas là ?
Et tu dors où ?
Là, dans la chambre.
Après, on peut essuyer avec ça.
On met tout dedans.
- Ça aussi ? - Oui.
Non, pas une boisson énergisante.
Non, Coca-Cola, ou Fanta.
Ça ?
Non.
Pas de boisson énergisante.
25 ?
- Gardez la monnaie. - C'est bon…
Je veux ça aussi.
- Allez. - OK, on y va.
Comment on a fait ce truc ?
Y a un chewing-gum à l'intérieur.
Chacun ses goûts.
Chacun ses goûts.
Toi et toi…
Percez des trous !
Hé, tu veux que je t'assomme ?
Passe-moi un clou.
Bravo.
T'es bête !
Vous en avez pas, ici.
Tire dessus.
Tu veux une limonade ?
Mettez vos kimonos !
Mets ton kimono.
Donnez-moi vos téléphones.
J'en ai pas.
Non ?
Ton téléphone ?
Je l'ai donné, il est là.
OK, mettez-vous en ligne.
Fais gaffe.
Je t'ai eu.
Tu veux quoi ?
Allez, venez.
Giani ? Adi ?
Un, deux.
Un, deux.
Trois.
Octavian.
Octavian, mets-le par terre !
Retirez vos vestes.
Alors, faites comme ça.
Regarde.
Quel dos !
Giani !
- Non, donne-moi ton téléphone. - Non.
Ma mère m'appelle.
Giani !
Donne.
Donne-le-moi !
Une seconde.
Ou tu rentres.
Prenez la pose.
Et maintenant, comme ça.
Entrez.
Marc, mon frère.
Marc ?
Bonjour, Marc.
Où est-ce que je peux…
C'est bon.
À l'intérieur.
Ma mère.
Bonjour, professeur de judo.
Pour les enfants ?
Je suis la mère d'Octavian, Giani et Marc.
Je peux voir Octavian ?
Oui, bien sûr, allez-y.
Donne-moi autre chose.
Octavian.
Maman.
- Tu veux quoi, mon amour ? - Je sais pas.
N'importe quoi.
T'es malade ?
T'as faim ?
Non.
Fais-moi voir.
Une banane ? Du pain ?
Il a mal au ventre.
Un coup c'est la jambe, un coup la tête…
Fous-moi la paix !
Il peut rester à la maison, s'il est pas bien.
Et moi, après l'école ?
Rex !
Attention, il est agressif.
- Il est agressif. - Non !
- Toi, t'es agressif ! - Regardez.
Vous voyez ?
C'est lui qui est agressif, pas moi.
Giani, fiston !
C'est qui, ce pauvre type ?
Mon professeur.
Quel professeur ? C'est qui ?
Mon professeur.
- Professeur ? - Oui.
- Bonjour. - Bonjour.
T'es qui ?
T'es qui ?
- Mon professeur. - Le professeur de judo.
- Professeur de judo ? - Et l'ami d'Octavian…
Depuis quand tu viens ici ? Depuis quand…
tu traînes par ici ?
Parle ! C'est quoi, ton problème ?
Je parle pas bien le roumain.
Tu parles pas roumain ? T'es qui ?
- Un peu… - T'es qui ?
Je t'ai demandé qui tu es.
Réponds, t'es qui ?
- Giani, c'est qui ? - Le professeur de judo.
Vraiment ?
- Le professeur de judo. - Oui.
Dieu te bénisse.
Santé et longue vie à toi !
Stop !
On a tondu la pelouse !
On a tondu l'herbe !
On a fauché l'herbe. Demain on pourra ratisser le foin !
On refait des dérapages ?
On en refait ?
Allez, un dérapage !
Non.
C'est mon ami.
C'est mon ami.
Regardez ce que j'ai fait.
Je l'ai déchiré, regarde ça !
Je l'ai détruit.
- T'es fort ! - Ouais.
- C'est Hercule ! - Oui.
Oui, normal.
Je l'ai déchiré, t'as vu ?
Je l'ai complètement déchiré !
Bien, Hercule. Viens à l'intérieur.
À mains nues ! T'en es pas capable, toi.
Poule mouillée !
Pourquoi tu t'enfuis ?
C'est les femmes qui s'enfuient !
- C'est ça… - Les femmes !
Je vais te démolir !
Reviens !
On en sert aussi un peu à Octavian.
Il faut qu'il boive un petit verre lui aussi.
Quand même !
- Tiens. - Merci.
C'est le tien, Octavian. Si tu m'aimes, tu le bois.
- Allez. - J'en veux pas.
- Bois ! - Non.
Au moins la moitié, s'il te plaît. Octavian.
Regarde-moi.
Pourquoi tu pleures ?
Dis-moi pourquoi tu pleures ?
Octavian ?
Pourquoi tu pleures ?
Pourquoi tu pleures ?
Regarde-moi. Pourquoi tu pleures ?
Laisse-le.
C'est mon fils, pas le tien.
S'il te plaît.
Tu veux aller le voir ?
Tu veux ?
Dis-moi. Regarde-moi.
- Non. - Bon, voilà.
Ça, c'est quoi ?
- C'est quoi ? - Je sais pas.
Ça.
Je sais pas.
Je me suis cogné.
Le petit ment pas.
Si quelqu'un l'avait frappé, ou quoi.
C'est clair.
Tu mens pas, t'es sûr ?
Personne t'a frappé ?
- Non, c'est en grimpant dans l'arbre. - Ah oui ?
Sûr ?
Il ment pas.
Il dit la vérité.
Ton papa te bat pas ?
Non. Il t'a battu, ton père ?
Lui non plus.
Il le frappe jamais ?
Non.
Il le frappe pas.
Je veux jamais revoir ça.
Il a dû s'égratigner.
Sinon, j'irai à la police.
- Oui. - OK ?
Pas de souci, s'il dit que personne l'a frappé,
il ment pas.
Il ment pas, pourquoi il mentirait ?
Hercule !
- Le dieu de la force. - Moi ?
Fides !
Dieu de la fidélité.
Dieu de Non-non !
Non, non, non !
Apollon !
Ulysse ! Spartacus !
Neptune !
Génie !
Guerriers !
Mettez-vous en rang ici.
Venez avec moi !
On te suit.
Restez bien en rang.
Un, deux, trois, quatre, cinq,
six, sept, huit, neuf, dix…
Molon labe !
Donne-moi ça !
Ça, je le jette là, regarde.
Regarde, monsieur le professeur !
Tu vas faire quoi ?
Pourquoi mes garçons sont plus à la maison ?
Ça fait une semaine qu'ils vont à ta salle de gym,
et ça fait deux fois qu'il rentre pas.
T'étais où hier soir ? Lundi soir ?
- Je suis resté avec lui. - Pourquoi ?
Je m'entraînais.
Tu t'es entraîné le soir ?
Je croyais que tu t'entraînais jusqu'à 18h ou 19h,
et que tu rentrais.
Tu t'entraînais à quoi avec lui ? T'as travaillé quoi ?
- Mes muscles. - Tes muscles ?
C'est clair que t'as de gros muscles !
Quels muscles !
Laisse-le là !
Laisse-le, tu veux quoi ?
Laisse-le là.
Il est à moi.
C'est le tien ? Laisse-le.
Laisse-le là.
Dis-lui que si je le revois dans cette cour,
il est fini.
D'accord ?
Mot de passe ?
Molon labe, Zeus !
Entrez.
Mot de passe ?
Molon labe, dieu de Non-non.
C'est bien.
Très bien.
Fides !
Mot de passe ?
Molon labe, Fides !
Très bien.
Les jeux commencent.
On va y passer la nuit, il se passe rien !
C'est toi le plus petit.
- De quoi tu parles ? - T'as quel âge ?
- Dix ans. - N'importe quoi, dix ans !
Très bien !
Un, deux,
trois, quatre…
Stop !
Tu m'auras pas !
C'est bien !
Neptune, très bien !
Le lâche pas, Adi, tiens-le !
Tais-toi ou je t'en colle une !
Laisse-le, il est têtu.
Chope-le, Adi !
Attrape-le !
Le pauvre, il va prendre une raclée.
À la douche !
À la douche !
Regarde.
Mets tes mains comme ça.
Tu dois rentrer chez toi.
J'ai pas envie.
- Je veux pas. - Il le faut.
Viens.
Bonjour.
Salut, Fides.
Tout va bien ?
Il est où ton père ?
Papa ?
- Oui ? - Viens voir.
M. le professeur, bonjour.
Il est venu me voir ?
Bonjour, professeur. Ça va ?
Bien.
Comment ça va ?
On boit une palinca ? Tiens.
Pour vous prouver que je suis pas votre ennemi.
On n'est pas ennemis.
- Merci. - Santé !
Viens là.
Viens.
Pourquoi je devais venir ?
Pourquoi ? Vous allez voir plus tard.
Vous comprenez ?
Vous allez voir.
Va chercher le lapin.
C'est quoi, ce regard ?
Pourquoi t'arrives pas à comprendre
qu'il faut être méchant.
Tu comprends ?
Et M. le professeur, vous lui apprenez rien.
Absolument rien.
Apprenez-lui, au lieu de hocher la tête.
Montrez-lui comment être un dur, si j'y arrive pas.
Compris ?
Tu hoches la tête.
Giani.
Tue le lapin, fissa !
Non !
Quoi, non ? Restez là.
Vas-y, pour voir…
Non. Merci, non !
Comment, non ? Tiens, prends ça.
- Non, le tuez pas ! - Tiens, utilise ça.
Vous voyez ? Ça c'est un vrai dur.
Voilà, Octavian ! Regarde ! Faut être comme lui.
Toi aussi, regarde ! Égorge-le !
Tu lui as pas appris à être dur.
Il faut que tu sois comme lui.
T'entends ?
Tes ennemis doivent hurler comme ça.
Si t'as un problème, tu l'égorges.
Laisse-le tranquille, je te le demande gentiment.
C'est mon fils, OK ?
Voilà comment doit être un homme. Méchant, sans pitié.
Sans scrupules, froid, tu vois ?
Pourquoi vous le regardez comme ça ?
C'est comme ça qu'on leur apprend à être méchants.
Qu'est-ce que vous en faites ?
C'est une fille ! Il est de plus en plus mou.
Qu'est-ce que tu fais ? Tu le caresses ?
Tu le caresses, qu'est-ce qui te prend ?
Tu le caresses ?
Je vais t'en coller une.
Prends plutôt son couteau et découpe-le.
Dépouille-le, au lieu de le caresser.
Voilà.
Allez.
Laisse-le faire.
Vas-y plus fort !
T'as pas mangé ? Tu jouais sur ton téléphone.
Va traîner avec le professeur !
Qui est là ?
Oui ?
Mot de passe ?
Molon labe, Fides !
Fides.
Entre.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je me suis enfui.
Pourquoi ?
Je veux plus y retourner.
En 84, non ?
- En 82. - En 83.
Regardez !
Cet enfoiré est encore là. T'as vu ?
Cette ordure est encore là.
Qui l'a envoyé ici ?
Personne, il est venu seul.
Il a vu qu'il pouvait passer du temps avec les enfants.
- Tu vas faire quoi ? - Le tuer ! Deux coups de couteau.
Deux dans la tête, un dans le cœur, et c'est fini !
Mais mes enfants grandiront sans moi.
Comment faire ?
Mes enfants, je les aime plus que tout.
Alors quoi ?
On l'attache à la voiture et on le traîne sur 50 mètres.
Viens là !
Viens ici tout de suite !
Montre-toi !
Viens ici quand je te le demande !
Tu me fuis à nouveau ?
Il est où ?
Viens là. Dis la vérité !
- Dis la vérité ! - Je sais pas où il est !
Tu sais pas ?
Je vais te foutre une raclée si tu me dis pas la vérité.
Toi aussi t'es mon fils.
Montrez-moi où il est.
Fini de jouer.
Qu'il aille au diable !
Dis-moi où il est, ce salopard !
Il est où ?
Tu fais quoi ? Reste ici !
Attention !
Je t'ai fait mal ?
C'est bien fait ! Tu l'as mérité !
Il est où ce gamin ?
Allez, parle !
Reste pas planté là comme ça !
- Parle ! - Tout le village parle de vous !
Tout le village en parle.
Octavian !
Si je te pose une question, réponds !
Qu'est-ce que je t'ai demandé ?
Arrête de m'énerver !
C'est un enfoiré !
Oui, oui.
Führer, ordonne,
nous te suivons.
Aujourd'hui, l'Allemagne nous appartient
Et demain, ce sera le monde entier
Il faut continuer à avancer.
Toujours en avant.
Étranger, je suis arrivé
Étranger, je vais m'en aller
Le mois de mai m'avait bercé
De mille et un bouquets
La jeune fille parlait d'affection
Et sa mère de notre union
La jeune fille parlait d'affection
Et sa mère de notre union
À présent, le monde est comme voilé
Et mon chemin est enneigé
À présent, le monde est comme voilé
Et mon chemin est enneigé
Maman.
Où es-tu ?
Je ne troublerai pas tes rêves
Car le sommeil est une trêve
Tu n'entendras point mes pas
Doucement, la porte se fermera
Sur le portail seulement
J'écrirai "bonne nuit" en partant
Afin de témoigner
Que tu étais dans mes pensées
Maman, où es-tu ?
…que tu étais dans mes pensées
Que tu étais dans mes pensées
En mémoire de Hans-Michael Rehberg,
pour sa dernière apparition devant la caméra.
Adaptation : Simona Florescu
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