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- Personne risque de vouloir utiliser les lieux?
Vous êtes sûr?
- Non, ça fait des années
qu'il n'y a plus personne qui vient icit.
Non, on peut juste rentrer par là.
Il y a pas de fenêtres, il y a pas de ventilation,
puis oui, le cellulaire passe mal.
- C'est parfait, je le prends.
On fait comme on s'est dit:
cash, Internet, Hydro à votre nom, personne descend.
- Whatever.
Jamais j'aurais pensé louer cette place-là
dans mes rêves les plus fous, fait que...
(rire)
Fait que vous savez que pour 200$ de plus,
je peux "clearer" ça?
- Pas besoin, je vais tout garder.
- Oh, parfait. S'il y a de quoi, vous m'appelez.
(♪ cellulaire ♪)
- Que c'est ça?
- C'est notre bunker.
On a des tables, des chaises, des étagères, des bureaux.
Ca va nous prendre chacun un laptop, des GPS et des guns.
- Hé, wô! Je sais pas ce que t'imagines qu'on va faire,
mais dans ma tête, ça implique pas de guns.
- Ca, c'est l'usine ou Mick Vanier s'est fait battre.
- OK, c'est beau, OK, c'est beau! Je me rends.
C'est beau!
- Ca, c'est ce que j'ai vu.
- En as-tu parlé avec l'état-major?
- J'en ai parlé avec Foster.
En gros, il dit qu'il est pas contre ce qu'on fait,
mais il veut juste pas le savoir.
- Mais on devrait référer le dossier
direct aux enquêteurs de la police militaire.
- C'est pas un crime d'avoir des guns.
- Mais ça dépend lesquels et ce que tu fais avec.
- Avant de mettre un enquêteur dans le loop,
faut savoir si ça fait partie de JTF16
et qu'est-ce qu'ils veulent faire avec ça.
- OK, bien, je vais essayer de savoir à qui appartient l'usine.
- C'est ma famille qui arrive, faut que j'y aille.
- Bien, je fais quoi avec Wesley?
Ca fait 2 semaines que j'invente
des excuses pour pas le revoir.
- T'as vu ce qui est arrivé à Vanier? Reste loin.
Salut, mon grand!
- Allô!
- La cuisine est grande! - Tout est grand.
Même la télé, les jeux vidéo.
Viens, veux-tu voir ma chambre? Viens-t'en.
Maria, viens voir.
- Kim, on a un 10-81.
- OK, j'arrive.
OK, je m'occupe de lui le temps que l'ambulance arrive.
- Qu'est-ce qui s'est passé?
- Aucune idée. Je joggais et j'ai entendu gémir.
- Je tiens ses jambes.
- C'est quoi, le statut de l'ambulance?
(fermeture de portière)
- TANARNAC!
- C'est qui?
- Tarek Elfassi.
J'ai essayé de lui parler,
mais il était pas capable de coller 2 mots.
C'est un adjudant.
Il y a pas de témoins et c'est une zone morte côté caméras.
- Il s'est pas retrouvé là par hasard.
Quelqu'un lui a donné rendez-vous.
- Ca va être dur de savoir c'est qui
à moins qu'Elfassi lui-même nous le dise.
- Vous deux, avec moi.
- Je vais rappeler Wesley. C'est un adjudant.
Il sait peut-être de quoi, lui avec?
- Pour que tu te ramasses à l'urgence, toi aussi?
C'est avec Vanier qu'on va parler, pas à Wesley.
- Parce qu'il s'est fait battre aussi?
- Exact.
- Qu'est-ce que tu fais là?
- J'ai su pour l'incident.
Je venais voir comment ça se passait.
- Fracture de l'orbite oculaire et luxation de la mâchoire
avec hémorragie cérébrale sous contrôle.
On l'a plongé dans un coma artificiel.
- Est-ce qu'il va y avoir des séquelles?
- Probablement. - Ah!
- Merci pour les informations.
Je vais finir mon rapport au poste.
- Merci!
- Ca va?
- Je savais que ça brassait à Kanawata,
mais pas à ce point-là.
- Un autre, vas-y. Oh! Non.
- Tiens, tiens, tiens.
(rire)
- Soldat Vanier.
- Mon colonel.
- Venez avec moi.
- Comment il va?
- Il ne dort quasiment plus depuis 2 semaines.
Hé, c'était quoi, l'idée? Vous lui avez pété le moral solide.
- Ca fait partie du processus.
- Je comprends, mais là,
il est vraiment pas dans une bonne place.
- Hé, t'es passé par là l'année passée et t'es pas mort, non?
- Oui, mais moi, j'avais pas mangé une volée.
Je sais pas ce que vous lui avez fait,
mais ç'a pris une semaine à désenfler.
- Hé, il va s'en remettre.
Il est fait toffe. - Non, non.
Vous êtes sur le bord de l'échapper.
Il parle d'aller à Valcartier après son cours d'infanterie.
Comprenez-vous?
- Je vais aviser le colonel. Merci, Aiden.
- Repos.
Comment vous vous êtes fait votre compte?
- Coup accidentel à l'entraînement.
- Hum.
(rires)
- J'imagine que les recrues vont me dire la même chose?
C'a rien à voir avec ce qui s'est passé à l'usine?
Je peux vous protéger, mais il faut me dire ce qui s'est passé.
- Je suis pas sûr que c'est une bonne idée.
- Mon colonel, belle surprise de vous voir ici.
- Je venais m'enquérir auprès du soldat Vanier
pour savoir comment ça se passe avec le nouvel adjudant-chef.
- Ah, écoutez, un vrai charme!
C'est le jour et la nuit avec ce qu'on avait avec Dallaire.
- Est-ce que vous êtes le soldat Vanier?
- Euh... Non, mon colonel.
- Vanier ne veut plus entrer à JTF16?
- C'est ce qu'il aurait dit à Aiden.
Apparemment, son moral est bas.
- C'est sûr que si vous me les défigurez un après l'autre,
ça aide pas.
- C'était pas mon call pour Elfassi.
- Tu savais ce que Caron et Dallaire allaient lui faire
et tu m'as rien dit!
Si Tarek survit, on va avoir un osti de problème!
Et ça va être à vous trois de le régler!
- Désolé, mon colonel.
- Si jamais vous voulez me parler.
Renseignez-vous sur Tarek Elfassi.
Vous allez comprendre.
- Amène-moi Mick Vanier ici demain matin.
Je vais m'occuper moi-même de le ramener dans le rang.
Puis vos petites initiatives, c'est fini, tu comprends?
- Oui, mon colonel.
- Lock and load.
(coups de feu)
- Salut!
(raclement de gorge)
- Pas trop stressé pour demain? Ta nouvelle école?
- Ca va.
- As-tu le goût qu'on fasse quelque chose?
- Faire quoi?
- Je sais pas, ce que tu veux.
- Pas vraiment.
- T'as pas des jeux moins violents?
- Pourquoi?
- Après ce qui s'est passé à Gagetown,
j'aimerais mieux que tu fasses d'autres choses
que de pratiquer à tirer sur du monde.
- Y a-t-il autre chose, là?
- Non.
Bonne nuit!
Bon, bien, c'est pas que j'aurai pas essayé.
D'après moi, il est dans sa phase
"je m'affranchis de mes parents".
Ca va?
- Hum, hum.
- Ca va nous laisser plus de temps ensemble.
- A qui tu parlais dans la cour?
- Regarde, le mieux, c'est qu'on se rencontre
dans une place ou on nous verra pas ensemble.
Au bureau du padre. Il y aura personne dedans.
Parfait.
A mon agente de liaison.
- Elle t'appelle à cette heure-là?
- C'est confidentiel.
- J'imagine...
s'il faut pas qu'on vous voie ensemble.
- Babe, si j'avais voulu te tromper,
je t'aurais pas emmenée à Kanawata.
- Hum, hum.
Je suis juste à bout avec la journée que j'ai eue.
- Je comprends.
- Hum.
(coups à la porte)
- Il m'a dit que j'avais du potentiel
et il m'a demandé à quel point j'étais motivé à entrer à JTF16.
(coups à la porte)
- Entre.
- Quand j'ai dit que je l'étais,
il m'a fait rencontrer Craig
pour me faire passer un genre de test.
- Ferme la porte.
- Un test?
- Pour voir si j'étais fiable.
Et je l'ai échoué et c'est là que tout a déboulé.
Je comprends pas, parce que je pensais que JTF16,
c'était un commando d'élite
qui avait été créé pour combattre les Russes.
- Ce l'est. Ce l'est aussi.
J'arrive juste pas à voir le lien
avec ce qui est arrivé à Elfassi et ce qui t'est arrivé à toi.
Le connaissais-tu, Elfassi?
- Non.
- Puis quand Wesley t'a amené à l'usine,
il t'a pas dit pourquoi?
- C'était pour me faire passer un 2e test.
Je l'ai cru, mais c'était pas vrai.
Il s'est servi de moi.
- Pourquoi, tu penses?
- Pour pratiquer ses gars.
(alarme)
- Freeze! Freeze!
- C'est beau, c'est beau, c'est beau!
Je me rends, c'est bon, je me rends.
- Si tu veux quitter le camp, je peux m'arranger,
pour aller finir
ton cours de recrue d'infanterie à Valcartier.
Je connais du monde là-bas. Tu serais bien traité.
- Si je pars, ils vont me retrouver.
Je peux pas partir.
- Je peux te faire une confidence?
- Hum, hum.
- Il y a 2 semaines,
quand on a couché ensemble...
c'était, genre, ma première fois en, genre, 7 ans.
- Je peux te faire une confidence?
- Hum, hum.
- Ca paraissait.
(rires)
(petit rire)
- J'ai tellement investi mon temps dans les Forces que...
j'ai oublié c'était quoi, de juste vivre.
C'est fou, pareil, hein!
Tu te réveilles un matin, puis...
tu te demandes si t'es en train de passer à côté de ta vie.
(♪ cellulaire ♪)
C'est qui qui te texte à cette heure-là?
- Non, rien, c'est un scam.
- Ca dit quoi?
- Ah, ça dit: "Votre colis est retenu à la frontière.
"Payez les frais de dédouanage."
(fermeture de porte)
- Pourquoi tu me fais venir en pleine nuit?
- Ils font des tests.
Ils sont en train de monter
un système de sécurité à l'usine
et ils envoient des jeunes pour simuler des intrusions.
- Mick aurait été battu... - Ils se pratiquaient sur lui.
- C'est ce qui est arrivé avec Tarek Elfassi aussi?
- Je sais pas, mais c'est Wesley
qui choisit qui ils envoient à l'usine
et Dallaire supervise ce qui se passe là-bas.
- Dallaire... Thomas Dallaire?
- Ce serait lui, le boss à l'usine,
selon ce que Mick Vanier a entendu.
- Il va être au Relais demain soir.
On pourrait en profiter pour fouiller son appart
et mettre une caméra.
Il y aura personne chez eux
une bonne partie de la soirée.
- Comment ça, tu sais ça?
- Qu'est-ce que tu fais?
- Je pense que j'aimerais mieux que tu dormes chez vous.
- C'est quoi, là?
On baise sur son divan et tu me mets à la porte?
- Je suis juste...
pas à l'aise qu'un gars dorme dans mon lit.
Je suis pas encore prête.
Mais on peut prendre une bière, si tu veux, demain.
Je promets de pas "choker".
- Je prends déjà une bière demain avec Dallaire au Relais.
Au pire, je t'appelle après?
Comme ça, c'est pas juste toi qui fais des booty calls.
- Vendu.
- Sérieux, de tous les gars de la base,
fallait que tu choisisses celui qui envoie
des jeunes se faire battre par la gang à Craig?
- Je sais ce que je fais. - C'a pas l'air, non.
- Hé, come on! Tu me connais même pas, et Wesley non plus.
Parce que sans joke, je serais pas surprise
qu'on puisse le faire virer de bord.
- Ah oui, j'ai hâte de voir ça. - Anyway.
Je suggère qu'on mette ma sex life de côté
et qu'on se concentre sur demain soir,
car on n'aura pas mille occasions comme celle-là
de cacher une caméra chez Dallaire.
- Et t'achètes ça ou,
une caméra à Kanawata d'ici demain soir?
- J'ai jamais parlé d'acheter.
Ah, j'ai quelque chose à te demander.
- T'as l'air d'un cul.
- Merci!
J'ai quelque chose à te demander.
- J'ai un meeting avec l'enquêteur au dossier
de Tarek Elfassi dans 2 minutes.
- Je peux emprunter une caméra au poste?
- Pour faire quoi?
- Bien, c'est... Fais-moi confiance.
- Non, je mettrai pas ma signature
sur un emprunt de matériel militaire
à des fins personnelles,
encore moins pour une activité potentiellement illégale.
- Ah! - Autre chose?
- Voyons, c'est pas illégal.
- Hé, je sais pas ce que j'ai à matin, mais j'ai fucking faim!
- Es-tu enceinte? - Peut-être.
T'aurais dû mettre un condom, mon gars,
parce que tu vas l'élever, cet enfant-là.
(rire)
- Soldat Vanier.
Le colonel aimerait s'entretenir avec vous.
- Je m'en allais déjeuner.
- C'est un ordre.
- C'est beau. C'est beau...
(coups à la porte)
- Entrez.
Assoyez-vous.
- Je préfère rester debout, mon colonel.
- S'il vous plaît.
Votre café va refroidir.
- Quand j'ai été envoyé comme officier d'échange
en Irak, pendant la guerre du Golfe,
on a été surpris par un contingent ennemi
qui roulait vers la base.
On n'était pas prêts pour se défendre.
C'est sûr qu'on allait tous crever... 300 hommes.
Tout ce qu'on avait besoin, c'était du temps.
Fait que le commandant a envoyé le détachement des Armes
pour les intercepter.
Juste 6 gars...
contre des blindés.
On savait que leurs chances de revenir étaient minces,
mais ils ont pas hésité.
Ils ont tout donné juste pour les ralentir.
Et quand l'ennemi est arrivé...
on était prêts.
On les a anéantis.
Mais si le commandant avait pas sacrifié 6 gars...
ou si la gang des Armes avait refusé d'y aller...
la base tombait,
et on se retrouvait
avec 300 veuves de plus dans le Commonwealth.
Je serais pas devant vous aujourd'hui.
Il y a plusieurs sortes de soldats.
On a envoyé plusieurs gars à RTS Manufacture.
Il y en a qui ont eu peur.
La plupart ont été arrêtés par mes hommes en une seconde.
Et puis, il y a vous...
qui a pas hésité malgré votre blessure à l'épaule,
qui a réussi à prendre des photos,
qui a parlé à personne de ce qui s'était passé.
Vous m'impressionnez beaucoup, soldat Vanier.
Je suis fier de vous.
- Je l'ai pour 6 jours.
Fait qu'il faut trouver le moyen d'aller le rechercher
si je veux pas me faire pogner par mon boss.
- Six jours, c'est pas beaucoup.
- C'est six de plus que zéro.
A soir, tu vois ça comment?
- Je me stationne devant chez eux.
Dès qu'il part, je te texte pour te prévenir.
Moi, je rentre dans l'appart.
Toi, pendant ce temps-là,
t'attends au bar que Wesley et Dallaire arrivent.
Au moment ou Dallaire quitte, tu me textes.
Normalement, je devrais déjà être parti.
- OK.
- Au moins, son état est stable.
On pense essayer de le réveiller d'ici 3 jours
si ça reste comme ça.
- Bien, écoute, on se croise les doigts.
- En as-tu encore pour longtemps?
J'allais commencer le souper.
- Non, je vais rentrer tard. J'ai une réunion.
D'ailleurs, il faut que j'y aille, OK?
- OK, je t'aime. - Oui, moi aussi.
(♪ cellulaire ♪)
- Ah, merci!
- Là-bas.
(rire)
- Hé!
(rire)
- Elle est sortie de sa tanière? C'est quoi?
Perdu une gageure?
- T'es con, j'attends quelqu'un.
- Qui, ça? Nour?
- Quelqu'un.
- Non!
(petit rire)
(rire)
Merci!
C'est... c'est qui, le chanceux?
- Hum.
Wesley Augustin, le sergent-major de la base.
- Tu "dates" un adjudant?
Non, mais tu sais qu'il y a une couple de malades dans la gang.
- C'est pour me remettre dans le bain. C'est pas sérieux.
- Oh, coudon. Santé!
- Santé!
(ouverture de porte)
(déclics d'appareil photo)
(fermeture de porte)
- Si ça se trouve, Elfassi se réveillera pas.
Ou bien il va passer le reste de ses jours légume.
- C'est pas ça, le point.
Le point, c'est que je vous ai dit
de pas "by-passer" le colonel, et vous l'avez fait pareil.
Je suis dans la marde à cause de vous autres.
- T'as rien fait.
C'est Caron et moi qui lui avons cassé la gueule.
- Il est en crisse parce que j'ai rien dit.
- Tu sais, le pire...
- (Dallaire): Elfassi se réveillera pas.
Tout va bien aller.
- (Augustin): Qu'est-ce que t'en sais? Es-tu rendu medic?
(♪ cellulaire ♪)
- On donne des tickets.
On n'est pas au front
en train de vider nos chargeurs sur le monde.
Ca va?
- Oui, faut que j'y aille.
- Bien, ta date?
- Bien, on s'est mal compris. Elle m'attend chez nous.
- Bon... have fun.
- Qu'est-ce que tu voulais que je fasse?
que je reste les bras croisés
pendant qu'ils négocient avec eux?
- Prévenir ton boss, c'est pas rester là les bras croisés.
- J'ai pris une initiative,
qu'est-ce que tu veux que je te dise?
- Oui, bien, c'est tes initiatives
qui font que t'es tout le temps dans la marde.
Tu vas ou, là?
- Je vais me chercher du rhum. J'ai besoin de quoi de fort.
(sonnette de porte)
(coups à la porte)
- Qu'est-ce que tu fais là? - Puis toi?
T'étais pas supposé être au Relais?
Moi, j'étais là et je t'ai jamais vu.
- OK, et...?
- Bien, tu me racontes n'importe quoi.
Si tu me mens sur les petites affaires,
ça va être quoi pour les grosses?
- Minute.
T'es pas la veuve à Jason? - OK, c'est beau, sors.
- Non, j'ai pas fini. - Moi, oui.
- Attends, attends, attends.
Qu'est-ce que tu fais ici?
- Elle fait rien. Let's go.
- C'est ta blonde?
- J'ai couché avec 2 fois.
- C'est une câlisse de folle!
- Je sais pas quoi te dire.
- Tu sais ce que le colonel en pense?
- Il y a rien à penser. C'est juste du cul.
Il y a de quoi à bouffer?
Oui, mais...
(crissement de pneus)
- Freeze! Don't move!
- Je bouge pas! Je bouge pas! - Don't move!
(gémissements)
- Non!
(gémissements)
(cri)
(crissement de pneus)
- Hé!
Il reste un peu de sauté au poulet.
Je peux te le réchauffer. - OK, merci!
- Ca va? - Oui, je me change et j'arrive.
(fermeture de porte)
Fuck!
- Est-ce que tu reconnais ma voix?
- On est ou?
- Est-ce que tu reconnais ma voix?
- Oui. Oui.
- C'est quoi, mon nom? - Dallaire.
- J'entends pas! - Dallaire. Thomas Dallaire.
- Bon!
Good.
Astheure...
qu'est-ce que t'es venue faire chez nous?
- Je vous l'ai dit. Je venais juste voir si Wesley était là.
- Ca, c'est la place ou je vais faire un trou
si tu me "bullshites", OK?
Hé, c'est drôle:
il y a quelqu'un qui est rentré chez nous
et, comme par magie,
tu t'es retrouvée devant ma porte le soir même.
T'es venue fouiller chez nous?
- Je vous l'ai dit: je venais juste voir si Wesley était là.
- Non, il y a autre chose.
- (en sanglots): Non, je vous le jure!
Il m'a dit que c'était au bar avec vous.
Je l'ai pas vu, fait que j'ai capoté!
- Il va me falloir une meilleure raison que ça
pour que je te croie.
(sanglots)
- Je tripe dessus, OK?
C'est le premier gars qui me fait de quoi
depuis que Jason s'est tué!
Je suis jalouse, je suis parano, je me gère pas!
Je me suis imaginée des affaires et j'aurais pas dû!
Regardez, je suis juste fuckée!
Faites-moi pas mal pour ça, s'il vous plaît!
Je vais prendre mon trou, je vous jure!
(sanglots)
- Le code de ton cell, c'est quoi?
Le code de ton cell, c'est quoi?
- C'est ma vie privée, ça vous regarde pas.
(gémissement)
- J'ai bien peur que t'aies pas bien, bien le choix, ma belle.
- Sinon quoi? Je suis police militaire.
Si jamais tu me passes,
le Service national des enquêtes lâchera jamais le morceau.
A moins que tu tiennes tant que ça
à voir mes sextos avec Wesley.
(halètement)
(rire)
(petits sanglots)
- Tu ne viens plus jamais proche de chez nous,
ni dans ma rue, ni dans mon hood.
- OK.
- Si tu me croises sur la base, tu m'ignores, t'ignores Wesley.
- OK, deal.
Ah! Non, non!
(gémissements)
- Elle méritait pas ça.
- Je peux aller raconter au colonel
ce qui s'est passé, si t'aimes mieux?
Elle et toi, ça finit là,
sinon...
faut que je le dise à Craig.
Et il aimera pas ça.
- Tu veux encore que je baisse le son?
- Non.
Puis, ta nouvelle école?
- Ca va.
(coups à la porte)
- Rentre.
- Je voulais juste vous remercier
de nous avoir laissés utiliser votre bureau hier soir.
- Ma porte est toujours ouverte pour ceux qui en ont besoin.
- J'ai...
j'ai un fils qui a 17 ans et qui va pas bien.
Ma femme pense que ça lui ferait du bien de parler avec son père.
J'essaie, mais...
j'y arrive pas, je...
je sais pas par quel bout prendre ça.
- Hum.
Lui as-tu dit que tu l'aimais?
- Je suis pas bien bon avec ces mots-là.
- Lui as-tu montré?
- Ton jeu...
se joue-t-il à deux?
- Oui.
Qu'est-ce que tu fais?
- OK, B, c'est pour tirer, A, c'est pour changer de gun,
et tu bouges avec tes joysticks.
- Bien, let's go.
- OK.
- Je suis là. - Oui.
Ah, je t'ai eu.
(petit rire)
(coups à la porte)
(coups à la porte)
- (Augustin): Kim.
C'est moi, je veux juste te parler.
(coups à la porte)
Kim.
Hé!
Je peux rentrer?
- Je pense pas que c'est une bonne idée.
- Je comprends.
C'est juste que...
je veux pas que tu penses que... que c'est moi qui t'ai...
- Wesley, qu'est-ce que tu veux?
- C'était pas mon call.
J'ai trouvé ça weird que tu te pointes chez Dallaire, OK,
et je trouve ça encore weird.
Mais ce qui s'est passé après...
c'était pas mon call.
- Merci d'être passé.
- Je veux pas savoir si c'est vrai, OK?
Je prends pour acquis que non.
Mais si t'es rentré chez lui...
et qu'il l'apprend...
arrange-toi pour pas que ça se sache.
- T'as dit que t'étais bon pour un débutant, et moi, j'ai fait:
"Hmm..."
- Je lui ai dit la même chose
quand on s'est embrassé la première fois.
(petit rire sarcastique)
(sonnerie de cellulaire)
- Oui? - Oui.
C'est moi, faut que je te parle.
Je t'attends au bunker.
- OK, bien, si c'est urgent...
- Faut absolument aller rechercher la caméra
avant que Dallaire tombe dessus.
- Wô, respire.
- Il sait que t'es rentré chez eux,
mais il pense que c'est moi.
Les gars de JTF16 m'ont sortie, Dallaire m'a menacée,
et Wesley m'a carrément dit...
- Attends, les gars de JTF16 t'ont emmenée ou?
- Je sais pas, man, j'avais une cagoule,
mais s'il retrouve la caméra, je suis faite.
Comprends-tu ce que je te dis?
Je suis dans la marde! Je suis tellement dans la marde!
- Jusqu'à quel point t'es proche de Wesley?
- Sérieux, lâche-moi!
- J'essaie de t'aider. Fais juste me répondre.
- Il a des sentiments, pourquoi?
- Je peux te parler? - Je suis occupé.
- Cinq minutes.
- Est-ce que je t'ai dit de rentrer?
- Je suis venu te parler de ce qui s'est passé hier.
- Il y a rien à dire.
T'as le droit de fourrer,
tant que ça interfère pas dans les projets,
et là, ça interfère.
- Elle a pas vendu des secrets d'Etat,
elle a juste fait une crise de jalousie.
- Je m'en câlisse, les règles sont claires.
- Regarde, je ne la verrai plus.
Mais ce que t'as fait hier, ça, je... je l'accepte pas, man.
- Tu l'acceptes pas? - Non.
Elle méritait pas de se faire faire ça.
Que tu paranoles et que t'imagines que du monde
rentre chez vous, c'est une affaire.
- La porte était ouverte.
- Elle était ouverte d'un demi-pouce.
Te manque-t-il de quoi chez vous? Hein? Non.
Toi, t'envoies JTF16 après elle
pour lui faire des menaces comme un fucking minable.
En plus, c'est une police, fuck!
Crisse, t'es pas tanné
de toujours nous mettre dans la marde?
Ah! Fuck!
(gémissement)
- T'es un chum.
Je te laisserai pas compromettre Whitestone à cause de ta graine.
- Whitestone?
- Que tu sois fâché parce qu'on a cassé la gueule à Elfassi,
ça, je peux comprendre,
mais que tu viennes ici m'engueuler
à cause de cette crisse de folle-là!
C'est la dernière fois que tu me fais ça, man.
Je vais te chercher une serviette.
- Il l'a.
- T'es correct? - Oui.
- Good! Astheure, fuck off.
- Je suis parti. Je coupe le micro.
- C'est quoi?
- Ca, c'est les photos d'un plan que j'ai trouvé chez Dallaire.
- C'est le plan de l'usine?
- Ils sont en train de construire des pièces.
Je sais pas pourquoi, mais ça sent pas bon.
- Mais moi, je comprends pas.
Si JTF16 a une base à Kanawata,
pourquoi il a d'affaire à vouloir aller là?
- C'est pas JTF16.
- C'est quoi?
- C'est Whitestone.
- Le colonel veut nous voir au mess à midi avec Dallaire.
On est dans la marde.
- Je veux savoir pourquoi vous vous intéressez à Tarek Elfassi.
- C'est confidentiel.
- Si c'est pas JTF16, ce l'est pas.
- Rien de ce que je fais te concerne.
- Ah non? - Non.
- Lui as-tu parlé de Whitestone? De Jason?
- C'est quoi, le deal avec Jason?
Sous-titrage: MELS
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