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…
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Cris d'enfants qui jouent
…
- Xingxing, tu viens jouer ?
T'inquiète pas, je serai à côté.
Allez, on y va.
- Je sais pas nager.
- On va jouer au bord, t'auras forcément pied.
Je resterai à côté.
On y va, d'accord ?
Alors, tu restes là ?
Moi, j'y vais.
…
Hé, les gars, j'arrive !
Attendez-moi, j'arrive !
…
- C'est moi. - Regardez qui voilà.
Va te laver les mains.
- Oui, maman.
- Et tu frottes.
- Oui, maman.
- Je vérifierai.
…
Servez-vous.
Tu veux des œufs ? J'en ai fait 5.
T'en veux ?
- Je vais boire un peu d'abord.
- Et l'école, comment c'était ? - Pas de problème.
- Des cacahuètes ? - Non.
- Grillées comme il faut.
…
Xingxing !
Xingxing !
Xingxing !
Xingxing !
Xingxing !
Xingxing ! Réponds-moi, Xingxing.
- Xingxing !
Xingxing.
- Faut l'emmener à l'hôpital.
…
Sifflement de train
…
Train
…
Sifflement
- Laissez passer !
- Poussez-vous !
- Posez-le là, sur la table.
On y va. - Allez, vite !
Dépêchez-vous ! - Allez, on y va.
- Faut se dépêcher.
- Attention !
SILENCE
- Non !
Non !
- Laissez-moi entrer !
Brouhaha
…
Laissez-moi entrer !
Sanglots
Mon bébé !
…
Sirène de bateau
…
- Il est où, le gamin ?
- Il est là-haut.
Je lui ai déjà demandé de descendre.
- Encore sur son jeu vidéo.
- Tu peux aller le chercher ?
Jeux vidéo
…
- On mange.
…
Fracas
…
- Allez, mange.
…
Il va falloir aller à l'école demain.
J'ai peur que si ça continue… faudra lui en trouver une autre.
- Votre fils est très renfermé.
C'est difficile, il reste très souvent seul.
Je vous ai demandé de venir pour chercher une solution.
- J'ai du mal à croire ça.
J'entends ce que vous dites, mais si on lui laissait du temps ?
- On a essayé.
Le temps n'arrange rien, au contraire.
Le temps n'aidera pas Xingxing.
Asseyez-vous calmement et essayez d'avoir une discussion avec lui
pour le convaincre de rendre ce qu'il a pris,
que ce problème reste entre copains.
C'est inacceptable, il ne faut plus commettre ce genre de choses.
S'il accepte, on en restera là.
…
- Yaojun ?
- D'où tu tiens ça ?
- Ils me harcèlent. Alors, je me venge.
- C'est qui "ils" ?
- C'est eux.
- Ils te harcèlent, alors tu les voles ?
Mais quel âge t'as ?
- C'est pas moi. J'ai rien volé.
- Et ça, c'est quoi, tu te fous de moi ?
- Je déteste cette ville, ces grosses merdes et vous aussi !
- Xingxing… - Lâche-moi !
- Xingxing !
- T'es un homme ?
Hein ? D'accord.
On va régler ça entre hommes.
Je vais pas te frapper.
Je te laisse deux options.
Soit…
soit tu rends ce que t'as volé et tu t'excuses, soit…
on t'emmène au commissariat.
- Ouais… alors t'as qu'à m'emmener au commissariat.
- Très bien. C'est comme tu veux.
D'abord, dis pardon à ta mère.
- Lâche-moi.
- Yaojun, lâche-le.
Yaojun !
Xingxing…
- Je m'excuse. Je vois bien que je vous déçois.
Fracas - Xingxing !
Pourquoi t'as fait ça ?
…
…
Où est-ce qu'il est ? Où est-ce qu'il a pu se cacher ?
- Fais comme s'il était mort.
- Yaojun, comment tu peux dire ça ?
Après toutes ces années.
- Que veux-tu que je te dise ?
On l'a vêtu, nourri, on l'a…
Tu l'as trop gâté, beaucoup trop.
Tu crois qu'il prendra soin de toi, ce sale ingrat ?
Il ressemble à Xingxing, mais c'est pas Xingxing !
Notre Xingxing est… mort.
C'est comme ça.
…
Les bébés pleurent.
…
…
Appareil photo
…
- Ça va ? T'en prends de la place.
- Pas autant que toi.
- Dépêchez-vous, vous foutez quoi ?
J'en ai trouvé une. - Installe-toi.
- J'ai apporté des bonbons de Shanghai, que pour vous.
Celui qui gagne garde la boîte.
- T'aurais pu trouver 2 boites. - Pierre, feuille, ciseau.
- Allez, allez,
on arrête. Et pour vous, les garçons, joyeux
anniversaire. - Levez vos verres.
- Voilà, comme ça. Bon anniversaire, les gars.
- Et le gâteau ? - On va manger le gâteau.
On a acheté un beau gâteau, il est très bon.
- Et voilà ! Un bon gros gâteau, et la déco…
- Je veux tout manger. - Donne le couteau.
- Y a pas de bougies ? - Si, bien sûr.
- C'est quoi, ça ? - On n'a pas oublié.
- Ça va faire du feu. - Attention…
Une belle bougie d'anniversaire.
- Ça va pas tenir. - Je souffle en premier.
- Tiens. - Non, tous les deux ensemble.
- Vous n'avez le droit qu'à un coup. Prêts ? Partez.
- BON ANNIVERSAIRE. - Ouais !
- Très bien, allez, mangez.
- C'est fou, ils sont nés le même jour la même année.
Un garçon et une fille, on aurait pu les marier.
- C'est vraiment dommage.
- Regarde-les, de vrais frangins.
Un peu comme nous.
On est plus qu'amis. Frères pour toujours.
- Tout à fait. - Le ciel nous a gâtés.
- On trinque. - À nos fils, frères pour la vie.
Machines-outil stridentes
- Yaojun, j'y vais, moi.
- Je te suis, j'ai presque fini.
…
Moteurs
…
- Liyun, ça va pas ? - Non, non, ça va.
Tu me remplaces 5 minutes ?
Voilà, allonge-toi.
Il faut dormir, allez.
- Il faut éviter Haiyan.
- Je pourrai pas lui cacher. Elle finira par le voir, et après ?
- On trouvera une idée. Y a sûrement une solution.
- Une solution ? Facile à dire. Elle va le voir tout de suite.
J'ai failli tomber dans les pommes.
- À ce point-là ?
Ou alors…
on demande un arrêt de travail. On va se cacher chez ma tante.
L'amende, on la paiera.
Et pour le prénom, on aura qu'à l'appeler Amende.
- Comment tu peux plaisanter ? Arrête.
On perdra notre travail, et sans travail, on fera quoi ?
Et le contrôle des naissances est encore pire à la campagne.
- Ça fait 3 jours qu'il est pas venu.
- Le boulot est fait. De quoi tu te plains ?
- On n'a pas de nouvelles, on peut pas rester comme ça.
Je ferais jamais ça.
- T'as prévenu la dernière fois ? - Ma femme était malade.
- M. Liu. - Enfin, te voilà.
J'ai fait du thé, tu l'as mérité. - Oui, c'est vrai.
Mets-toi à l'aise Tiens, j'ai du feu.
- Des nouvelles de ton fils ?
- C'est quel thé ? - Pourquoi tu parles de ça ?
À cet âge-là, y a rien à en tirer. J'étais pareil, un vrai poison.
- Surtout les garçons. - Les filles, c'est pareil.
On peut avoir qu'un enfant, c'est notre trésor.
- On arrête de parler des gamins. Ressers et parlons d'autre chose.
- Regardez qui voilà.
- Venez vous assoir.
- On doit aller manger. - Allez, venez.
- Faut y aller, viens. - Vous êtes sure ?
Une prochaine fois ? - Oui.
- À plus tard. - À la prochaine.
- À bientôt.
- Dis, tes histoires de gamins, t'aurais pu éviter.
- Je les trouve bizarre. T'en penses quoi ?
- Rien.
- Le pognon, c'est à Canton qu'il est.
Venir se morfondre dans ce trou, c'est bizarre.
- Leur fils, en fait, c'est pas leur fils.
- Ah ouais ? - C'est pas leur fils ?
- Je vais retourner au commissariat.
- Ça sert à rien.
S'ils ont du nouveau, ils appelleront.
- Ils feront rien.
- L'orphelinat a appelé, il…
Il peut obtenir ses papiers d'identité avec son vrai nom dessus.
Ma sœur peut nous filer un coup de main.
- Tu vois, ça m'est égal, du moment qu'il revienne.
Machines stridentes
…
Téléphone
…
- Allo ?
Machines
Allo ?
…
Allo ?
… J'entends rien !
… Allo ?
…
C'est qui ?
…
…
Demain, je dois aller en ville.
Je passerai mettre un avis de recherche.
Je te ramène quelque chose ?
- J'ai besoin de rien.
…
ÉDITIONS QUOTIDIEN DU FUJIAN
…
Il frappe.
…
- Tu as vieilli.
- Que fais-tu là ?
- Les affaires. Je ne voulais pas venir.
Et je me suis souvenue que… vous viviez ici.
J'ai voulu vous revoir avant de partir à l'étranger.
- Comment t'as appris qu'on habitait là ?
- Vous pensiez pouvoir disparaître ?
Tout le monde savait où vous étiez.
Vous êtes descendus à Hainan, et puis, vous êtes venus là.
On s'est longtemps demandé où vous iriez après.
On a été surpris que vous restiez.
- Encore faut-il savoir où aller.
On est bien ici.
On connait personne.
On n'a pas le même mode de vie que les gens.
On les comprend à peine.
- Un peu comme un étranger.
- Oui, presque.
- Et Liyun, elle va bien ?
- Elle va bien.
Elle répète souvent la même chose.
Pour nous, le temps s'est arrêté. On doit attendre…
avec patience de devenir vieux.
Et ton frère ? Et sa famille ?
- Ah…
Comment dire ?
Haohao est en 2e année à la fac de médecine.
Yingming est constamment en recherche de nouvelles affaires.
Haiyan a pris sa retraite anticipée et profite de la vie.
Quand ils ont appris que je venais,
ils m'ont dit de… de vous dire bonjour.
- D'accord.
Tu leurs as dit que tu partais ?
- Oui.
Tout ce que j'ai appris à l'université n'a servi à rien.
J'ai passé le TOEFL. J'ai réussi avec mention.
Dès mon retour, je démissionnerai.
- Et ton… - On a divorcé.
- T'as pas changé, toujours aussi maline.
Tu devines même mes questions.
- J'ai été ton apprentie.
- C'était seulement quelques jours.
- C'est grâce à toi si j'ai pu entrer à la fac.
- T'étais pas vraiment douée.
- C'est vrai.
Moteur de machine
Vas-y, vas-y.
Attends.
Tu tiens bien, là.
T'inquiète pas.
Monte-le, maintenant.
Voilà, et avec ton autre main, tu… C'est ça.
C'est bon, vas-y.
Attends. Bouge un peu à droite.
C'est ça.
… - Oh, c'est magnifique.
Bougez plus.
Vous voyez la pose que vous avez ?
C'est la pose d'une danse, la rumba.
Les danseurs se collent un peu comme ça, et tatatata, tata
tata… Vous connaissez ?
Yaojun, très belle apprentie. Écoute, Moli, il va
t'apprendre les machines, et moi, la mode.
Regarde mes fringues. Xinjian a la classe, une vraie star.
À Hong-Kong, je ferais de l'effet.
- C'est sûr. Mais avec ton froc,
tu nettoies par terre. - Je balaie, et alors ?
C'est le style romantique occidental.
Et on nettoie.
- C'est ça. - Yaojun, viens-là.
Ce soir, on va faire une fête. Tu dois venir, on va danser
collé-serré. - Fous le camp, dégueulasse !
- T'es un plouc.
Moli, on y va tous les deux ?
Alors ? - T'arrêtes, oui ? Tu vas voir.
- Il m'a frappé. - Fous le camp, tire-toi.
"Rivers of Babylon" (Boney M)
- C'est une nouvelle danse ?
- Le jitterbug.
…
On frappe.
…
- Qui est là ? - C'est moi.
- Haiyan ? - Vous m'ouvrez ?
- Vas-y, rentre.
C'est ma belle-sœur. T'es là, frangin, entre.
- Ferme la porte. - Faut pas qu'on entende.
- Viens t'assoir. Viens avec moi, viens t'assoir.
Ils dansent bien. - Arrêtez ça.
- Pourquoi ? - Éteins cette cochonnerie.
- Depuis que t'es cadre,
on peut plus rien faire ?
- Quoi ? N'importe quoi.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Arrêtez, touchez pas à ça !
Je l'ai fait venir de Canton.
- Bon, Meiyu,
mets quelque chose de plus calme.
- C'est pas sympa.
"Ce n'est qu'un au revoir" (Version chinoise)
*Comment les vieux amis pourraient-ils oublier
*Les instants heureux du passé
*Comment les vieux amis
*pourraient-ils oublier
*Les instants heureux
*du passé
- C'est quoi ? Je la connaissais pas.
- "Ce n'est qu'un au revoir."
- Tu l'as déjà entendue, Liyun ?
- On fait partie des instruits partis à la campagne.
- À la Révolution culturelle ?
- Beaucoup trop jeunes.
Meiyu, très bon choix.
Bien vu.
…
- C'était quand ? 77 ? 78 ?
- 78.
- Tous les jeunes instruits voulaient revenir en ville.
Certains y parvenaient, mais pas tous.
Je me souviens très bien qu'à un moment…
quand on est partis… quelqu'un a chanté cette chanson.
C'est pas les larmes qui ont manqué.
C'était pas bien vu de pleurer. Tu te rappelles ?
- Ouais. Comment on pourrait oublier ?
…
*- Le camarade Deng Xiaoping a clairement affirmé
*dans une discussion avec le chef de la police Liu
*que la criminalité est préjudiciable à la société.
*Pourquoi ne pas lui faire la guerre 3 fois plus ?
- Yaojun ?
- Quoi ?
- Yaojun ? - Yaojun !
Mon frère te demande. - Viens.
*- … qu'il réprimerait fortement la criminalité
*en 3 campagnes sur 3 ans.
*Les organes de la police s'engagent
*à mettre en œuvre le maintien de l'ordre
*et à appliquer la loi promptement et sévèrement.
- Ton fils doit s'embêter chez ses grands-parents.
- Ça va aller. Je reste ici.
- Ah, te voilà. - Quoi ?
Il dort ?
- Il s'est endormi.
- Y a des rumeurs. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Xinjian a été arrêté dans une soirée danse.
- C'est vrai ?
Juste parce qu'il dansait ?
- Pour le gouvernement, ça doit être sévèrement puni.
Y en a qui sont fusillés.
- C'est pas vrai…
Et pour Meiyu ?
- On n'en sait rien. On sait pas où elle est.
Tu sais où elle est ?
- Comment je saurais ?
- Elle est pas allée travailler ? - Non.
- Où elle peut être ?
- Quelle histoire…
- Hé… - Quoi ?
- Meiyu
viens de rentrer.
- Ah oui ? - Faut qu'on la voie.
- Tu viens ? - Je vous suis.
Fracas
…
- Meiyu, arrête, calme-toi. Lâche ça.
Arrête, Meiyu, pose ça.
…
Téléphone
…
- Oui ?
Pas encore.
Mon camion est en panne.
C'est presque réparé.
Je charge et je rentre.
M'attends pas.
À tout à l'heure.
- T'as pas dit que j'étais là ?
- T'es rentré ?
- Oui.
- T'as mangé ?
- Oui, oui.
Vas te coucher, j'en ai pour un moment.
*- Camarades du PC et de la Ligue de la jeunesse,
*pour limiter la population à 1,2 milliard de concitoyens,
*le Conseil d'État a appelé les couples à avoir un enfant.
*Un couple, un enfant.
*Il s'agit d'une mesure majeure qui engage les Quatre Modernisations,
*ainsi que la santé future.
*Cette politique a une incidence à long et à court terme.
*Le Gouvernement central exige des membres du Parti et des cadres
*de donner l'exemple
*et d'assurer la propagande et l'éducation des masses.
*Camarades du PC et de la Ligue de la jeunesse,
*pour limiter la population à 1,2 milliard de concitoyens,
*le Conseil d'État a appelé les couples à avoir un enfant.
*Un couple, un enfant.
*Il s'agit d'une mesure majeure qui engage les Quatre Modernisations,
*ainsi que
*la santé future.
*Cette politique a une incidence à long et à court terme.
*Le Gouvernement central exige des membres du Parti et des cadres
*de donner l'exemple
*et d'assurer la propagande et l'éducation des masses.
*Camarades du PC et de la Ligue de la jeunesse,
*pour limiter la population à 1,2 milliard de concitoyens…
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Yaojun, je te félicite.
Fais pas l'imbécile avec moi, Liyun m'a tout expliqué.
Ça fait combien de mois ?
T'as pas honte ?
Tu comptais jouer longtemps la comédie, hein ?
Bref…
Vous connaissez les règles.
L'ambulance va pas tarder.
Je vais l'accompagner, compris ?
Qu'est-ce que tu fais ? Tu veux aller où ?
- On rentre chez nous.
- Oh, Yaojun, qu'est-ce que tu imagines ?
Que personne ne s'en apercevrait ?
Et toi, Liyun, je te trouve bien immature.
Pourquoi tu as caché une chose pareille, Yaojun ?
Comment on ferait si quelqu'un l'apprenait ?
T'as pensé aux conséquences pour moi ?
- Mme la directrice ?
- Entrez.
- Bonjour. - Allons-y.
- On y va. - On y va.
- Yaojun !
Yaojun !
- Allez, retiens-le.
- Tu vas te calmer ! Bouge pas.
Allez-y. - Tu devrais avoir honte.
Qu'est-ce qui lui prend ? On se dépêche, on monte, allez.
- Vas-y, monte.
- Vite.
- Dépêche-toi. - Donne ta main.
- Ça va, ça va, ça va.
Je vais avec elle.
- Bon, en route.
…
On se dépêche.
- Mme la directrice. - Dr Yang.
Liyun Wang travaille à l'atelier de triage.
Elle a admis son erreur. - Je vois.
Nous allons faire une prise de sang.
- Liyun, ne t'inquiète pas.
Ça durera très peu de temps.
Tout va bien se passer. Je suis là si tu as besoin.
Vas-y, maintenant.
Viens, par là. - Suivez-moi.
- Vous le surveillez.
- Bien, madame.
…
SILENCE
- Dr Yang !
Dr Yang ! Dr Yang !
- Qu'y a-t-il ? - Elle fait une hémorragie.
- Comment ?
- Venez voir.
Vous êtes qui ? - Son mari.
- Restez ici. Non, non.
On vous appellera.
- Qu'y a-t-il ? - On doit l'opérer.
NOUS SOMMES LES CONTINUATEURS ET HÉRITIERS DU COMMUNISME
MARCHANT DANS LES PAS GLORIEUX DES PIONNIERS DE LA RÉVOLUTION
NOUS AIMONS NOTRE PATRIE, NOUS AIMONS LE PEUPLE
FIERS DE PORTER LE NOM DE JEUNES PIONNIERS
- On salue.
Repos.
En avant, marche.
Applaudissements
…
- Camarades, je vous annonce le dernier prix de la journée,
le prix du Militant du contrôle des naissances.
La camarade Haiyan Li, directrice du Planning familial
va annoncer les noms du couple récompensé.
Applaudissements
…
Raclement de gorge
- Notre usine a bien travaillé au contrôle des naissances.
Aucune grossesse non planifiée n'a eu lieu.
Nous devenons un exemple,
une référence.
Nos travailleurs ont montré un niveau de conscience élevé.
Nous avons dû faire face à quelques réticences, mais isolées.
En effet, notre travail idéologique leurs a permis
de répondre à l'appel de l'État.
J'ai l'immense joie de vous annoncer
les lauréats du prix du Militant avancé
du contrôle des naissances de l'année 1986.
Les lauréats sont Liyun Wang, de l'atelier triage, juste là,
et de l'assemblage, le camarade Yaojun Liu.
Acclamations
…
Félicitations.
…
Il y a une prime qui va avec, alors arrêtez de faire la tête.
Souriez, maintenant.
…
- Il parait que Meiyu part à Canton.
- Et alors ? Ça t'étonne ?
De nos jours, ceux qui ont de l'ambition partent à Canton.
- Je pensais pas qu'elle aurait le cran.
- Et toi, alors ?
Tu voudrais pas un stérilet ?
- Non, j'en ai pas besoin.
La paroi de mon utérus est mince. L'opération a causé des problèmes.
Je peux plus être enceinte.
- C'est Yaojun, c'est sa faute.
Pour la vasectomie, il était d'accord.
Il a envoyé un autre se faire opérer.
Il semble si honnête, pourtant. Il cache bien son jeu.
- Je dirais pas ça.
C'est un idiot.
…
Chanson douce en chinois
…
- T'as mis le temps !
- Que fais-tu là ?
- Je refais un stage.
- Papa ! - Oh, ça va, bonhomme ?
Où est maman ?
- Juste là.
J'ai appris la valse, tu danses ?
- Ton frère est meilleur.
- Mais il danse avec Meiyu.
- Mon ange, t'as vu ça ?
Allez, va jouer.
…
Bientôt diplômée…
- Le temps passe vite.
- Oh oui.
C'est à peine si je te reconnais.
T'as un petit copain ?
- T'aimerais ça ?
- Comment ça ? Je m'intéresse à mon élève.
- Y a aucun garçon qui me plaise.
- Moli, attention, tu vas finir comme Meiyu.
- Elle attend qu'il revienne.
- Qui ça ? Xinjian ? - Ben, oui.
- Elle est bête.
- Toutes les femmes amoureuses sont bêtes.
- C'est pas faux.
Regarde-la, c'est pas la grosse tête qu'elle a attrapé.
- Oh, c'est…
- Il m'en veut encore ?
- Mais non, pas du tout.
Il s'en veut à lui-même.
Il est frustré de pas avoir… d'avoir rien fait.
…
- J'ai dû perdre 3 kg.
Chanson rythmée
…
J'adore, tu viens ?
*J'aimerais tant que tu ne partes pas
*Que tu restes auprès de moi
*Pourquoi dois-tu à tout prix partir
*Et me laisser à ma solitude
*Chaque rencontre est trop brève
*Et tu restes silencieux
*Chaque au revoir quand tu t'en vas
*Brise mon cœur de tristesse
*Comment survivre à ces nuits de solitude
*Ne me laisse plus dans le doute
*Nous sommes jeunes
*Nous sommes pleins de vie
*Qu'importent les hauts et les bas
*Ne soupirez pas
*Ne désespérez pas
*C'est de vous seuls que dépendent vos succès
*Voyez comme les moments heureux
*Filent à tire d'aile
*Appréciez-les avant qu'il soit trop tard
- Vous êtes tous venus.
Je vais bien.
Ça va.
Le gouvernement a été indulgent.
Pas de mauvais traitement, rien du tout.
Et vous, vous allez bien ?
- T'inquiète pas, nous ça va.
Yingming est au Parti et Haiyan est fonctionnaire, directrice.
- Adjointe.
- Liyun et Yaojun sont couple de l'année.
- Pas le choix.
- Je pars tenter ma chance
dans le sud.
- C'est super.
Le vaste monde s'offre aux grandes actions.
Sois prudente quand tu seras là-bas.
Faut pas que je sois un obstacle pour toi.
- Hé, hé, hé, arrête. Parle pas comme ça, Xinjian.
- Tu t'apitoies sur ton sort, faut pas.
Pourquoi tu fais la tronche ? Ça a pas l'air si dur, t'as grossi.
Yaojun rît.
Ta coiffure te va mieux, je t'assure.
On dirait un homme.
- Arrête de te foutre de lui.
Xinjian, t'es en bonne santé. Ça se voit.
C'est l'important. On est rassurés, mais on repassera.
- Compte sur nous, Xinjian.
- Prends soin de toi.
- Xinjian, dis quelque chose.
- T'inquiète pas.
Je vais faire ce qu'ils veulent. Je vais bien me tenir.
- Te fous pas de moi. Xinjian, sois sincère.
Allez, promets-le.
Cris joyeux
…
- Allez, les gars, on y va.
Vite, allez, allez, allez.
…
- On se rend, on se rend !
…
Bon, on y va ? On rentre ?
- Je veux jouer encore. - Je suis fatigué.
- On va aller ailleurs, viens.
Viens, on y va.
- J'y vais pas.
- Moi, j'y vais.
Alors, tu viens ?
- On voit rien, j'y vais pas.
- Allez, c'est marrant. Y a personne.
- Non, je veux pas.
…
Haohao ?
Haohao ?
Haohao !
Bon, j'arrive.
Haohao crie.
- Pourquoi tu fais ça ? - T'es un froussard.
- Lâche-moi ! On sort, ça fout les jetons.
- On va passer par là.
…
- Le licenciement,
y a des nouvelles ?
- Pas de nouvelles. Ça inquiète tout le monde.
- C'est à moi.
- Bouge à droite. - Deux secondes.
- On sait plus qui décide, on sait rien.
- Attention. - Attends.
- J'ai pas osé demander.
Le directeur me regarde de travers. Je dois montrer l'exemple.
Comme si c'était notre choix. Il m'énerve à dire ça.
Il ressort cette vieille histoire de planning familial.
J'en ai ras le bol.
- Qu'il aille se faire voir, ce pourri !
Hein ? C'est qui le plus malin ?
C'est Yingming, il a eu carrément raison.
Il a monté sa propre affaire.
- Je suis très en retard.
- T'inquiète pas. - Tout va bien.
Assieds-toi. Je réchauffe des nouilles ?
- J'emmène Haohao chez sa grand-mère.
Faut y aller. - Je termine.
- Allez, mets ton manteau. - Non !
- Laisse ça. - Ils savent pas s'arrêter.
Ils viennent d'attraper une famille cachée dans un village.
La mère enceinte de 7 mois.
Les gens sont irresponsables. Enceinte de 7 mois…
Allez, tu dis au revoir.
- Salut, à demain.
- Bonne soirée. - Bonsoir.
- Rentrez bien. - Allez, on est en retard.
…
- Camarades, ce jour qui nous réunit est tout à fait exceptionnel.
C'est… Ce n'est pas une simple cérémonie,
ni une présentation du bilan.
Cela nous concerne tous. Tout peut changer rapidement.
Une crise peut aussi signifier opportunité.
Je suis conscient que ce que nous allons faire
portera un changement majeur pour beaucoup.
Eh oui, tirer un seul cheveu, c'est bouger un corps tout entier.
Le patriotisme n'a ni latitude ni longitude.
Quand vous êtes faible, n'oubliez pas la nation.
Pleure pour la nation avant de pleurer pour toi.
Camarades… Protestations
Nous avons une histoire de patriotisme désintéressé.
Permettez-moi de donner un exemple.
Le pays est en danger, camarades. - QUEL DANGER ?
- Si l'ennemi est à votre porte, que feront les soldats ?
Que feront les soldats ?
…
- Ils se sacrifieront, et sans la moindre hésitation.
Ils laisseront leur vie pour la patrie.
Huées
… Camarades, s'il vous plaît.
J'en viens à ce qui nous préoccupe.
Notre usine est dans un marasme financier depuis des mois.
… Notre main-d'œuvre…
est trop importante. Nous croulons sous les charges.
… Que pouvons-nous faire ?
… Pour soulager, alléger ce fardeau,
sacrifions nos emplois garantis par l'État.
Il n'y a pas de honte à perdre son poste
et de l'honneur dans le réemploi. …
Certains doivent faire ce sacrifice et chercher un emploi ailleurs.
Nous sommes dans une économie de marché, maintenant.
Notre industrie a été réformée.
C'est la fin du bol de riz en fer.
…
Camarades… …
il n'y a pas de honte à perdre son poste
et plus d'honneur dans le réemploi.
- Ben, vas-y !
- Tant que vous travaillez dur…
Tant que vous travaillez dur et retroussez vos manches,
vous aidez à construire notre grand pays socialiste.
L'économie se mondialise rapidement et nous devons nous adapter.
… Camarades, réfléchissez.
Écoutez votre conscience. Participez à l'effort collectif.
Si je démissionne pas, qui le fera ?
…
Assez. Camarades, je vais annoncer…
les noms sur la liste de licenciement.
… Écoutez-moi.
Le phénix qui périt renaîtra de ses cendres.
… Je vais lire la liste, silence.
… - Un peu de silence !
… - Du service de triage :
Zhang Yan. - Tu dois pas accepter ça !
- Huo Jianguo. - Honte sur toi !
…
… - Feng Xiaobo, Yu Yonggang,
… Wang Tianquan, Wang Liyun.
- C'est toujours pareil ! - Wagsong Wa, Do Yo.
…
Musique triste
…
…
Téléphone
…
- Oui ?
- Je n'arrive pas à décider.
Je te l'ai dit au téléphone.
- Une seule fois…
Tu sais depuis quand ? - Je venais juste d'avoir mon visa.
Quelle ironie du sort !
- Ton frère l'a appris, Moli ?
- Appris quoi ?
Que je suis enceinte et que tu es le père ?
- Ben…
- Ça fait quelques semaines.
Faut pas t'inquiéter.
Nous sommes des adultes et… et…
Tu devrais discuter avec Liyun.
Je vais rester quelques jours.
Pour vous, j'ai conscience de l'importance que ça a.
Et si vous vouliez le garder,
je partirai aux États-Unis… après la naissance.
- Mais tu as pensé à toi ?
- Ne t'inquiète pas.
Tout ça, c'est…
à cause de moi, c'est mon destin. Je paie la dette de ma famille.
- Quelle dette ?
Mais…
Il est pas question de dette.
C'est…
L'enfant est ta priorité.
Cet enfant grandirait privé de sa vraie mère.
- Liyun sera une bien meilleure mère que moi.
- Pourquoi tu parles de Liyun ?
Enfin, c'est…
C'est… Ça n'a rien à voir avec elle.
- Ne dis pas qu'il est de moi.
Je retournerai à Pékin après votre décision.
Dis à Liyun qu'il est d'une autre fille.
Tout ça, c'est ma seule faute.
Je suis venue te chercher.
Je l'assume, je dirai pas le contraire.
J'ai pensé vous suivre quand vous êtes partis.
Mais j'étais trop jeune.
Je ne supportais pas de vous voir souffrir.
À l'hôtel…
je savais pourquoi j'étais là.
Je me disais qu'après mon départ…
On ne savait pas si on se reverrait.
Je ne suis plus si jeune, aujourd'hui.
C'était pas prémédité.
Avoir un enfant, je devrais être heureuse, mais…
Ça me fait tellement peur.
Je suis pas sûre d'y arriver.
J'ai voulu le dire à Liyun,
avec l'espoir qu'elle comprenne et me pardonne.
Je te demande pardon.
Je suis immature, tu crois ?
…
PERSONNE DISPARUE : LIU XINGXING
- Il s'est produit une chose bizarre.
- Ah bon ?
- Quand je suis allée en ville…
j'ai vu une femme sur un bateau.
Pas une femme qu'on voit ici.
C'était un visage familier,
mais impossible de me rappeler qui c'était.
- Ça m'arrive souvent aussi.
- C'était comme…
comme quand on est arrivés, la même sensation.
Comme si on avait été ici avant.
- C'est vrai.
- Et je me suis dit…
quand le moment…
sera venu où je mourrai…
est-ce que ce sera ici ou dans notre ville natale ?
- On avait juré de ne jamais parler de ça.
- Si un jour je te perdais…
comment continuer à vivre ?
- Qu'est-ce qui te prend ?
- Yaojun…
si tu avais envie de divorcer,
je m'y opposerais pas.
…
Cloche
…
- Je sais pas…
Ça doit être le 6e sens féminin.
- C'est sûr.
Je m'en souviens, maintenant.
J'ai senti quelqu'un me regarder.
J'ai pas osé regarder.
- Après tout ce qu'on a vécu,
on ne vit que l'un pour l'autre.
Surtout Liyun.
Elle ne survivrait pas à une autre tragédie.
- Vous désiriez tellement un enfant.
- Cet enfant aurait été le nôtre.
Si nous acceptons ce que tu demandes,
je ferai du mal à 3 personnes.
Liyun…
l'enfant…
et toi.
- Je comprends bien.
- C'est sans doute ma destinée.
J'y suis résigné.
- Xingxing ? - Xingxing ?
Xingxing ?
- Xingxing !
- Xingxing ?
- Faut l'emmener à l'hôpital.
- Xingxing ?
- Haohao ? Haohao !
Haohao !
Haohao !
C'était ton idée ? Hein ?
Dis-moi !
Combien de fois je te l'ai dit ?
Il faut jamais aller là-bas ! Tu m'écoutes pas.
Pourquoi t'écoutes jamais ?
Est-ce que tu as eu l'idée d'aller là-bas ? Ou c'est Xingxing ?
Hein ? Alors ?
Dis-le-moi.
Tu vas parler, hein ?
Tu ne mangeras pas tant que tu n'auras pas parlé.
Je te l'ai dit combien de fois de pas jouer au barrage ?
Tu vas me dire ce qui s'est passé !
Sanglots
…
- Aïe.
…
- Arrête de pleurer.
Je veux pas t'entendre !
…
- Crier comme ça, ça va pas ? T'as pensé aux voisins ?
Ils vont penser quoi à t'entendre beugler ? hein ?
Ça sert à rien. Tu l'as terrorisé, ce gamin.
- Qu'est-ce qu'on va faire ?
Hein ? Hein ?
…
- Le petit est terrifié.
Quoi qu'on lui demande, il ne veut rien dire.
On l'a envoyé chez ses grands-parents.
Et on a dû… on a dû le retirer de l'école.
- Lui dites rien s'il vous plaît.
S'il a envie de le voir,
dites que Xingxing est chez sa grand-mère.
- C'est la faute de Haohao.
Pourtant, je lui ai dit 100 fois :
"N'emmène pas Xingxing au barrage." - Arrête.
Ce sont que des enfants. C'est pas leur faute.
- C'est la mienne.
J'ai tendance à tout lui passer.
Je vais lui donner une raclée. - Arrête.
Je suis fatiguée.
- On te laisse te reposer. On vous laisse.
Bonjour, M. le directeur.
- Bonsoir.
…
- Ils n'ont pas honte de venir ?
- Tais-toi.
…
- Ouais…
Qu'est-ce qu'on peut y faire ? Ça fait partie de la vie.
Et c'était leur seul enfant.
- Ça aurait pu ne pas être le seul.
- Que veux-tu dire ?
- Tu le sais.
- Répète un peu !
- Arrêtez.
Moli, ça sert à rien de dire ça.
- Je suis juste triste pour eux.
- Qu'est-ce que t'insinues ? Que tout est de ma faute ?
Pourquoi tu me fais ça ?
Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
Un peu de courage !
Allez !
- Ça suffit, vous deux. Arrêtez de vous disputer.
Le petit est à côté.
…
- Bonsoir, Yingming. - Bonsoir.
- Encore debout ?
- Tu veux manger ?
- Ça va ?
Qu'est-ce qu'il y a ? - Hé…
- Quoi ? - T'as mal quelque part, hein ?
Sanglots
…
Arrête de pleurer. On va rentrer.
- Viens avec moi. Ça va aller.
…
- C'est la fièvre, non ?
La fièvre fait dire n'importe quoi. Ça peut pas être vrai. Si ?
- Il délire.
Il est terrorisé. Il est sous le choc.
- Oui.
- C'est sans doute… sa tension nerveuse, c'est tout.
- Qu'est-ce qu'on peut faire ?
- Le mieux, c'est d'aller se coucher. Va dormir.
Haiyan pleure.
…
Allez, calme-toi.
…
Haiyan…
Je ne veux plus que jamais on ne parle de ça devant Haohao.
D'accord ?
- Mais à Yaojun et Liyun qu'est-ce qu'on va bien pouvoir dire, hein ?
…
- C'est impardonnable.
…
Meuleuse
…
- Non, arrête, arrête.
Arrête, essaye même pas de faire ça.
Moto et cris de joie
…
…
- Merci, madame. - Merci, madame.
- Bon appétit. - Merci beaucoup.
- Xingxing, je peux te parler une seconde ?
Allez-y, mangez. - Merci, c'est cool.
…
- Xingxing…
d'où ils viennent, de ton école ?
- Comment ça ?
- Dis-moi, c'est qui ?
- C'est des amis.
- Des amis ?
Ils vont pas à l'école.
- Non. Et moi non plus, j'y vais pas.
- Xingxing…
On a passé du temps à te chercher.
En te comportant comme ça, tu comptes… faire honneur à qui ?
- À personne, je sais.
J'étais censé avoir des papiers.
- N'importe quoi.
…
- Laisse-moi faire.
C'est comme ça, Liyun.
Crois-moi, de ça aussi, on va se remettre.
…
Xingxing, on respecte ton choix.
On pourra pas te retenir.
C'est… ce sont tes papiers officiels.
Et un peu d'argent, un peu.
Fais très attention.
Le gaspille pas.
Cette carte porte ton vrai nom
et fait de toi un adulte responsable
en mesure de prouver son identité.
Elle te permettra de trouver un travail
et de nous éviter de nous faire du souci.
Moi et ta mère, on… on tenait à te remercier.
Parce que pendant des années, on a fait de toi Xingxing.
Et petit à petit, tu es devenu Xingxing.
Tu nous as rendus heureux.
Aujourd'hui, nous voulons aussi te rendre heureux,
et suivre ton choix en te rendant ton identité.
Zhou Yongfu.
Une dernière chose.
Si tu fais une bêtise dehors, rappelle-toi quand je te frappais.
…
…
Moli ?
- Yaojun.
- C'est bien toi ? - Oui.
- Entre, viens te réchauffer.
Liyun, Moli vient nous rendre visite.
Assieds-toi, reste pas debout.
- J'ai amené des raviolis. Haiyan et mon frère les ont faits.
- Assieds-toi. Ça fait si longtemps.
- Tiens, prends de l'eau chaude. - Merci.
- Ça te réchauffera.
Au fait, peut-être que tu as faim ?
Je réchauffe les raviolis. - Pas la peine.
- Comme tu veux.
- Et Meiyu et Xinjian, ils sont passés vous voir ?
- Oui.
- Oui, ils sont passés.
- Oh…
Ils font une soirée demain soir chez eux.
J'ai promis de vous inviter.
- Vous serez mieux entre vous. Tu les remercieras.
- Et pour finir, Xinjian a finalement épousé Meiyu.
- Quand il est allé la retrouver, j'étais sûr de ça.
Feu d'artifice
…
C'est la fête du Solstice.
- Liyun, les raviolis sont au fenouil.
Ce sont tes préférés, non ?
- Oui.
Je vais te resservir. - Merci.
- Tiens. Attention, c'est chaud.
…
- Et toi, tu vas bien ? - Oui.
- Et vous, comment…
- Tout va bien aussi, c'est gentil.
Aucun souci.
Musique douce
…
- Je m'inquiète pour Haiyan.
- Elle a du mal à dormir. Elle ressasse sans arrêt.
Elle est parano.
Elle dit que tout le monde parle d'elle.
- Ça m'étonne pas.
Fais attention à elle.
- Je l'ai convaincue de démissionner.
On a les moyens, maintenant.
Pas besoin de son salaire de misère.
- Hé…
Et après toutes ces années, vous ne les voyez pas ?
- Je suis allé les voir.
Ils m'ont bien reçu, gentiment.
Mais on savait pas quoi se dire.
- Avant…
on était tellement proches.
Haiyan… Sanglots
Liyun et Yaojun ne t'en veulent pas, tu pourrais oublier.
Arrête de pleurer.
Ça s'est passé il y a tellement longtemps.
Tu dois oublier ça. N'y pense plus.
Tu dois regarder devant toi.
- Tu comprends pas. Tu peux pas.
- Mais calme-toi, allez, arrête.
Tu peux pas t'en vouloir, t'y es pour rien.
T'avais pas le choix.
T'as juste fait ton travail, juste fait ton travail.
Arrête, arrête.
Arrête, s'il te plait. Haiyan… Haiyan…
Feu d'artifice
…
…
Musique triste
…
…
- Liyun !
Liyun !
…
À l'aide !
Un médecin !
…
- Je vais être franc, Dr Shen. Elle est dans un état critique.
J'ai bien peur… qu'il n'y ait plus rien à faire.
- Je vois.
- Si vous voulez qu'elle reste en observation,
j'informe le personnel.
- C'est pas la peine.
Et ne lui parlez de rien, je m'en charge.
…
Musique, ambiance festive
…
- Y a plus aucun espoir ?
- Il reste peu de temps. Il suffit…
À la moindre crise, c'est terminé.
- Tu ne peux pas l'opérer ?
- Trop risqué.
La tumeur grossit vite et touche les nerfs.
C'est un cancer agressif.
- T'en as parlé à maman ?
- Pas encore.
Elle chantonne.
…
- Pourquoi vous la laissez préparer ?
Belle-maman, je vais vous aider. - Non, ça va, reste tranquille.
- Maman, va te reposer.
- Non, chéri. - Des vertiges ?
- Plus du tout, après une journée passée au lit.
Quoi ? Hé… coucou, chéri.
Allez, allez, va t'assoir, allez.
Va faire dodo, chéri, un gros dodo. À tout à l'heure, chéri.
Mange ça.
Tiens.
- Merci, belle-maman.
- Je sais pas ce qui m'arrive.
Devinez à qui je rêve depuis plusieurs nuits ?
- À qui ?
- Liyun et Yaojun.
- Qui ça ?
- C'était… mon parrain et ma marraine.
- Tu m'as jamais parlé d'eux.
- J'ai rêvé d'eux quelquefois aussi.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- C'est juste un rêve.
- C'est plus que ça.
Je me disais que…
que si je devais mourir demain, mon seul regret
serait de ne pas…
les avoir revu une toute dernière fois.
- Tu dis n'importe quoi. C'est des vieilles histoires.
Sans doute qu'ils nous ont oubliés.
- Ils n'ont pas pu oublier.
- Maman… Je dois partir, là.
Je veux que tu restes sage.
Le docteur a dit pas d'efforts. Je veux que tu te reposes.
- Prends tes médicaments.
…
- Tu es resté en contact avec eux.
- Moli est passée les voir juste avant de partir.
J'ai leur numéro.
J'ai jamais téléphoné.
- Alors, appelle-les.
Invite-les à mon anniversaire.
Il faudra payer le voyage.
- Tu es sûre de le vouloir ?
- Dis simplement que je vais bientôt…
bientôt mourir et…
que je veux pas partir sans…
sans les revoir une dernière fois.
- Arrête de dire des bêtises.
- Je veux qu'ils sachent.
Ça fait 20 ans…
que moi, Haiyan,
je pense à eux tous les jours. J'ai jamais oublié, jamais.
Turbulences
…
*Carillon
*- Nous traversons une zone de turbulences.
*Merci de regagner votre siège.
*Attachez votre ceinture et ne quittez pas votre place.
*Les enfants doivent rester près des parents.
*Merci de votre compréhension.
- Je trouve ça drôle…
que la mort nous effraye encore.
*- Votre attention.
*Les passagers du vol CA 272 à destination de Pékin
*sont attendus à l'embarquement
*et sont priés d'enregistrer leurs bagages au terminal 5.
- Liyun.
Je suis tellement contente.
Laisse-moi prendre ça. - Merci.
Laisse ça. Si, si, ça va.
- Tu veux que je t'aide ?
- Non merci, ça va.
- Vous n'avez pas trop froid ? - Non, non.
- J'adore ça.
Ça fait des années qu'on n'a pas eu froid.
- Et votre garçon ? Toujours pas de nouvelles ?
- Qui ça ? - Ah… non.
- Il faudrait qu'il renouvelle sa carte d'identité.
- C'est vrai, on va tous avoir une nouvelle carte électronique.
Dis-moi,
tu as dit à ton mari qu'on venait ? - Pas encore.
Il angoisse pour un rien.
…
- Je reconnais rien, ça a tellement changé.
Les rues sont larges. Le bâtiment en face a été rasé.
- Ils ont tout rénové.
- Je vais les prendre.
- Tout a tellement changé.
- Attendez-moi. - D'accord.
- Merci beaucoup.
- Notre vieil immeuble a pas changé.
- Depuis le temps qu'ils parlent de le démolir…
- Vous êtes nombreux à habiter là ?
- Ils sont presque tous partis et certains sous-louent.
Mais le vôtre n'intéresse personne.
Dans les autres bâtiments,
il y a le gaz et surtout Internet.
Mais pas dans le vôtre.
Il y a tellement peu de gens ici.
Personne se soucie d'eux.
Chaque hiver, quand ils mettent le chauffage,
je purge les radiateurs.
Le chauffage marche plus très bien.
Je voulais… ranger un peu l'appartement, le nettoyer
et vous acheter des grosses couvertures ou une couette.
SALON DE MASSAGE
Mais j'ai pensé que c'était mieux que vous voyiez d'abord.
Si c'est trop inconfortable pour vous, vous viendrez chez nous.
- Oui, merci, belle-sœur.
…
- Mon fils…
…
…
- Demande à l'accueil.
- Bonjour, on cherche la chambre d'Haiyan Li.
- Dans la chambre 11, au bout du couloir.
- Là-bas, merci, au revoir. - AU REVOIR.
- Bonjour.
On n'arrive pas trop tard ? - Non… non.
- Xinjian.
- Liyun.
C'est par là, viens.
- Bonjour.
- Excusez-moi… Oui, d'accord.
- Yingming…
…
- Haohao, approche. Voici ton parrain et ta marraine.
- T'es devenu un homme.
- Bonjour.
- Haohao…
- Bonjour…
marraine.
- T'es plus grand que moi.
- Entrez, entrez.
Haiyan…
Haiyan ?
Liyun et Yaojun sont venus te rendre visite.
- Haiyan…
C'est moi, Liyun.
Je suis avec Yaojun. On est venus te voir.
Tu veux me dire quelque chose ? Vas-y, je t'écoute.
- Maintenant… on a de l'argent pour…
pour l'amende.
On va payer.
Tu peux… garder ton bébé.
- Merci.
- Liyun…
Tu m'as tellement manqué.
Tellement… Tellement…
…
- On va y aller. - Encore merci, merci d'être venus.
- Toutes mes condoléances. - Merci.
Soyez prudents sur la route. Au revoir.
- Toutes nos condoléances. À bientôt.
- Merci, merci d'être venus.
- Courage, Yingming. - Merci beaucoup.
- Prends soin de toi. - Attention sur la route.
Merci d'être venus. À bientôt, au revoir, merci.
- Tiens, goûte.
- T'as vu des copains ?
- Ça fait drôle de voir mes copains d'usine.
Ils ont l'air en pleine forme.
- Pourquoi vous restez pas quelques jours ?
La ville a beaucoup changé. - Restez un peu.
À notre âge, on doit profiter et prendre du bon temps.
- C'est tentant, mais non.
- Pourquoi ? Yingming peut vous trouver un appart.
- Sans doute.
- Alors, vous parlez de quoi ?
- Yaojun refuse de rester.
Propose-lui un des logements que tu construis.
- Ça me rendrait heureux.
Haiyan me disait de faire ça.
Dès que possible, je vous emmène visiter, vous choisirez.
Vous n'aurez qu'à emménager.
- Tu vois ? - Et si on peut pas payer ?
- Ou est Haohao ?
- Il est peut-être aux toilettes. Je vais aller voir.
- Non, reste assise. J'y vais.
Ne bougez pas.
- Le bébé, c'est pour quand ?
- Ces jours-ci.
- Haiyan aurait aimé le connaître.
- Ça, c'est sûr.
- Tu as bien réfléchi ?
- Tout ça, ça nous a trop… tourmentés toutes ces années.
Je veux pas être comme maman,
vivre dans la culpabilité.
- Haohao, ce qui est arrivé, c'était pas ta faute.
Ni la faute de ta mère. - Je sais.
Personne n'accuse ma mère.
Elle a simplement fait son travail.
Mais je sais ce qu'elle pensait vraiment au fond d'elle.
- Je les appelle pour leur dire ?
- Non, je le ferai.
Tout à l'heure.
Quand j'irai les raccompagner.
- Je peux venir ?
- Non.
Ça beaucoup changé.
- On est où, là ?
- C'était la place du Premier mai, l'avenue de la Jeunesse,
et à gauche, l'ancien Palais des Congrès.
- Mon Dieu, ils l'ont rasé ?
- Eh oui.
Beaucoup de cités ouvrières ont été démolies.
Il ne reste pratiquement plus… que celle où on vivait.
- D'après ce que je vois, il ne reste aucune trace de notre passé.
…
- Eh ben…
- On y est. - Oui, c'est là.
- Merci beaucoup, Haohao.
- Parrain, marraine… - Oui ?
- Je peux vous accompagner ? - Bien sûr.
- Oui, avec plaisir. - Viens, mon garçon.
- D'accord.
- C'est par là, viens.
On aurait pu loger chez la sœur de Yaojun, mais…
on a préféré revenir ici parce que…
On était partis depuis tellement longtemps que…
Tu reconnais ? Ça nous rajeunit pas.
Je t'en prie, entre, entre.
- Vas-y, entre.
- Je mets de l'eau à chauffer.
- Avec du thé. - D'accord.
Est-ce que tu reconnais ? Tout est exactement pareil ici.
C'est exactement comme quand on est partis.
On n'est là que quelques jours, alors on a touché à rien.
- C'est les mêmes vieux meubles et appareils électroménagers.
- Oui.
- J'ai sorti cette photo par hasard en rangeant et je l'ai mise là.
- Je t'en prie, assieds-toi. Viens boire ton thé.
- T'en as mis assez ?
- Il sera trop amer si j'en mets trop.
- Parrain…
marraine…
Asseyez-vous, j'ai quelque chose à vous dire.
- D'accord.
- Tiens.
On t'écoute, tu peux parler.
- Ce que je vais dire me pèse depuis longtemps.
Puisque la mort de ma mère nous a… réunis à nouveau…
je crois que…
qu'il est temps de vous dire tout.
Ce jour-là,
quand on décidé… d'aller au barrage…
Avant, on s'était dit qu'on descendrait au bord de l'eau
et qu'on jouerait avec les autres gamins.
Xingxing… a refusé de les rejoindre.
J'étais énervé.
Je l'ai laissé tout seul, et puis…
Alors…
les autres gamins… ont commencé à se moquer de lui.
J'étais très mal à l'aise, alors… je l'ai menacé.
Je lui ai dit : "Si tu refuses…
de descendre, alors moi…
je jouerai plus jamais avec toi".
Il nous a rejoints.
On s'amusait sur le bord.
Les autres gamins…
ont commencé à nager plus loin.
Je lui ai dit de venir avec nous.
Mais il voulait pas.
Il avait trop peur.
Alors, je…
Je l'ai traîné de force près du barrage, où c'est profond.
Xingxing…
était terrorisé.
Il a paniqué.
Il hurlait, il n'arrêtait pas.
Il s'agrippait à moi.
Les autres rigolaient. Ils se moquaient de nous.
Ça m'a mis hors de moi.
Et alors, j'ai…
Alors…
j'ai poussé Xingxing.
Je l'ai poussé dans l'eau.
- Et qu'est-ce que…
ton père et ta mère en ont pensé ?
- Vous m'en parliez jamais… pour pas me faire mal.
Eux non plus n'ont rien dit. Comme vous, pour me protéger.
Ils espéraient…
que j'y penserais moins,
et qu'en grandissant, je finirais par oublier.
Au contraire.
Depuis ce jour-là, je…
j'ai dans le ventre une boule qui… pousse comme un arbre.
Cet arbre grandit à l'intérieur de moi.
Il est si grand qu'il va me transpercer, si ça continue.
J'ai plus la force de supporter ça.
Il fallait absolument que je dise la vérité.
- Tu as eu raison de parler.
Tu vas aller mieux.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Prends ça et tue ce petit salaud.
Il a pris sa vie, prends la sienne.
Fracas
- T'es dingue !
Voilà ce qu'on va faire,
je ne veux plus jamais qu'on en parle devant Haohao.
Tu ne lui en parles plus jamais. T'as compris ?
C'est votre enfant.
Toi et Haiyan, vous ne devez pas l'accuser.
Et tant que vous vivrez…
n'en parlez plus, plus un mot.
Xingxing n'est plus là.
On doit protéger Haohao.
D'accord ?
C'est encore un enfant.
Si vous n'en parlez plus,
il finira par oublier.
…
Attends,
on va un peu nettoyer.
…
Fiston…
Papa et maman te rendent visite.
…
Téléphone
…
Allo ?
Haohao.
Ah, très bien.
Félicitations.
Oui, d'accord, d'accord.
Oui, très bien. Au revoir, à bientôt.
- Le bébé est né ?
- Le bébé est né, oui.
- Garçon ou fille ?
- C'est un garçon. Très costaud, il parait.
- Tant mieux.
- Parrain, marraine, entrez. - Tiens, prends ça, mon grand.
- Entrez.
- Oh, regardez qui est là.
- Félicitations.
- Viens voir.
Pourquoi ces cadeaux, hein ?
- T'es grand-père.
- Voilà tonton. - Il est grand.
- Il manquait plus que vous.
- Voilà ta tatie. - J'ai droit à un sourire.
- Tiens prends-le. - Je peux ?
Tu souris. Oui, t'es beau.
Comment il s'appelle ?
- Ils ont refusé les prénoms que j'ai proposés.
- C'est comme ça.
- Il est si doux,
appelons-le Doudou.
- Où t'as trouvé ça ?
- Doudou, t'es doux. Fais un sourire à tonton.
- Tante Moli, tu peux nous voir ? Regarde qui est là ?
- Moli ! Ça fait une éternité, comment tu vas ?
- Moli, tu trouves que j'ai rajeuni ?
*- Liyun, t'es là. Ça me fait plaisir.
- Tu es toujours aussi belle, Moli.
*- Oh, Liyun, tu devrais me voir au réveil.
- Ça va ?
*- Ça va bien.
- Eh Moli, il est là, Sunny, il est là ?
*- Une seconde. - Appelle-le.
*- Attends.
- Tout le monde voit ? - Sunny ? C'est qui ?
- C'est son fils. - Qui l'aurait cru ?
Elle qui voulait pas de famille, elle a un grand garçon.
- Y a que les imbéciles qui changent pas d'avis.
- Regardez, il arrive. - Le voilà.
Ce qu'il est grand ! *- Hello, everybody.
*- Hello, everybody.
- Hello, hello. How do you do ?
- Sunny, c'est ça ? Salut, Sunny.
Regarde qui est là. Tu as vu qui est là ?
Il t'appellera tonton. Lui, c'est Doudou.
- Oui, elle a raison.
- Oui, elle, c'est sa grande-tante. Tu peux l'appeler tatie.
- Y a que des grands-pères
et des grandes-tantes. On vieillit.
…
ATELIER DE RÉPARATION XINGXING
…
- Hé, vous cherchez qui ?
- Si nos plats te manquent, je t'en enverrai.
- Ça m'étonnerait que ta cuisine lui manque.
T'es devenu un chef cuistot ?
Téléphone
…
- Allo ?
- Allo, Yaojun ?
Papa ?
C'est moi, Xingxing.
- Xingxing…
- Il est mignon.
- Oui.
Oui… oui.
Oui.
D'accord.
Maman est près de moi. Elle aimerait t'entendre.
C'est Xingxing.
- Xingxing ? - Oui.
- Bonjour.
Xingxing, c'est toi ?
T'es là-bas ?
On est parti voir des amis dans notre ville natale.
On va rentrer bientôt.
Xingxing, on est vraiment heureux que tu sois rentré.
- Allez. Allez, allez, allez.
Oui ?
Sale gosse, je compte sur toi pour faire marcher l'atelier.
Mais bien sûr, toi aussi t'es le patron.
Oui, oui. Ne quittez pas, patron.
- Xingxing, tu vas rester un peu plus longtemps cette fois ?
Je suis tellement contente.
Hein ? Oh.
Tu as une petite amie. Elle est avec toi ?
Xingxing a une petite amie.
C'est encore mieux.
Oui, oui. Oui.
Oui, j'ai hâte.
Oh, mon fils, oui.
On va très bien, t'inquiète pas.
Oui.
On va plus tarder, on rentre vite.
Au plus vite.
Mais… tu nous attends, hein ?
Tu nous as tellement manqué.
Oui.
Très bien.
Oui. - Oui.
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