Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yoruba
Zulu
Un chasseur sachant chasser sait chasser sans son chien.
Un chasseur sachant chasser sait chasser
sans son chien.
Un chasseur sachant chasser...
� sans son chien.
Dans cinq. Les nerfs ?
Super calme.
En place !
Bien.
Porte-moi chance, maman.
Terry ?
- Fermez le rideau ! - Ne bouge pas.
�a va aller.
Respirez.
L'APPARTEMENT 7A
Tu joues de mieux en mieux. J'aime cet air.
�a va, la jambe ?
Merci.
- Je m'en occupe. - Je m'en fiche, Annie.
Elle peut se d�brouiller.
C'est pas juste.
- Elle va rester longtemps ? - Je sais pas.
C'est ton invit�e, pas la mienne.
- Elle devrait payer. - Je m'en occupe.
Arr�te de la couvrir.
J'ai un rencard.
Bonne chance.
Ness est une conne.
Elle n'a pas tort.
Tu n'as pas � t'occuper de moi.
C'est pour toi.
RELANCE
Non, merci.
- J'aurai bient�t quelque chose. - Bien s�r.
Mesdames, c'est une audition pour claquettes seulement.
Si vous ne savez pas faire de claquettes, adieu.
Seize, non.
Vingt-neuf, non.
Dix-sept.
Non.
DEUXI�ME RELANCE RELANCE
ALAN MARCHAND PR�SENTE "LE SOMBRE ESCROC" AU TH��TRE ADKINS
AUDITIONS
- Nom ? - Theresa Gionoffrio.
Terry en bref.
On se conna�t, Mlle Gionoffrio ?
Non.
On ne se conna�t pas, mais je sais qui vous �tes.
Et vous aussi, M. Marchand.
�videmment.
C'est la fille qui est tomb�e.
Dans Kiss me, Kate. Tu es tristement c�l�bre.
"Tristement".
Je pr�f�re "c�l�bre", mais je prends quand m�me.
J'ai fait une formation de six ans � l'�cole de danse de Kearney.
� Hazard, Nebraska.
- J'ai fait trois spectacles. - Hazard ?
Oui, monsieur.
Ma famille y tient un abattoir.
Ce qui s'est pass� ce soir-l� ne se reproduira pas.
- Donnez-moi ma chance. - Tu avais fait quoi ?
Un jet�.
J'ai fait le grand �cart, mais mon orteil a touch� trop t�t.
Je l'ai fait des millions de fois, mais l�...
Montre-moi.
D'accord.
Encore.
D'accord.
Encore.
Encore.
Encore.
Encore.
Encore.
Encore.
Encore.
Je peux le faire toute la journ�e.
On te contactera.
Je n'ai pas encore chant�.
Juste une petite chanson ?
Quels animaux tuait votre famille � Hazard, Mlle Gionoffrio ?
Des cochons surtout.
Et ils �taient comment ?
Comment �a ?
Est-ce qu'ils...
se vautrent dans la boue ?
Reniflent la terre ?
Remuent la queue ?
Oui.
Montre-moi.
Vous montrer ?
Mets-toi � genoux.
Montre-moi.
Renifle la terre, vautre-toi dans la boue
et remue ta petite queue.
Je ferais n'importe quoi pour une autre chance, M. Marchand.
Mais je ne m'humilierai pas.
Tant mieux pour toi.
Vas-y mollo avec les cachets, Terry.
�tre sur sc�ne ne vaut pas �a.
Annie.
Bien s�r que si.
C'�tait comment ?
Ils m'ont demand� de revenir.
�videmment.
La num�ro cinq �tait prometteuse.
La treize manquait de rigueur, mais je peux lui apprendre.
Ma belle, tu as pens� � retourner dans le Nebraska ?
Je ne voudrais pas retourner � Londres,
mais le temps de te remettre sur pied.
Je suis venue ici pour une raison, Annie.
Pour danser.
Devenir quelqu'un.
Voir mon nom �crit en grand.
�a fait trois raisons.
Quoi ?
Je te connais. Tu mijotes quoi ?
On se voit � la maison.
Bonsoir, madame.
Vous cherchez quelqu'un ?
Bonsoir, monsieur. Je viens voir Alan Marchand.
Dites-lui que Terry Gionoffrio est l�.
M. Marchand vous attend ?
Oui, il m'attend.
Oui.
Je vous appelle un taxi ?
Non. �a va.
Je suis l�...
- C'�tait quoi ? - Quoi ?
Madame ?
C'�tait quoi ?
Tout doux, mam'zelle.
Tu es perdue, ch�rie ?
Excusez-moi.
Tu crois qu'elle va bien ?
Relevons-la.
Allez, ch�rie.
Un, deux, trois et debout.
Je ferais n'importe quoi, mais je ne m'humilierai pas.
Dix-sept. Non.
La fille qui est tomb�e.
Porte-moi chance.
Laisse tomber.
Laisser tomber ?
Non, c'est vrai.
Je t'ai dit de ne pas y aller.
Qu'est-ce que tu as dit ?
Qu'est-il arriv� ?
Elle avait l'air fut�e.
Non, elle ne l'�tait pas.
Ch�ri, d�p�che-toi. Je veux lire le journal aussi.
Regarde ce gros titre.
Mais o� va le monde ? J'aimerais le savoir.
Bonjour, ch�rie. Tu as bien dormi ?
Il lui faut un caf�. Tu as besoin de caf�.
Assieds-toi.
Tu as mauvaise mine.
Un Bloody Mary, Roman.
Comment tu t'appelles ?
Terry Gionoffrio.
Je ne te demanderai pas de l'�peler.
Je m'appelle Minnie. Et voici mon mari, Roman.
Enchant�e. Merci.
Bois �a. Je m'en fais un tous les matins.
Un ?
Assieds-toi, veux-tu ? �pargne mon cou.
Mange. Roman en a fait pour une arm�e.
Je ne mange pas de viande, mais merci.
Comment �a, pas de viande ?
T'es quoi ? Hindoue ?
Non, j'ai grandi dans un �levage de cochons.
C'est dur d'appr�cier le bacon quand on sait comment c'est fait.
Je m'excuse. Je ne me souviens plus d'hier soir.
On t'a trouv�e sur le trottoir.
Comme une drogu�e.
Tu n'es pas une drogu�e, si ?
- Non, c'est que... - Je te l'ai dit.
Tu as dit �tre une amie d'Alan.
Une employ�e potentielle plus qu'une amie.
Pour son spectacle � Broadway.
Je suis danseuse et j'esp�rais...
D�barquer pour lui dire que son spectacle ne serait rien sans toi.
Quelque chose comme �a.
J'�tais dans un sale �tat hier soir,
et il n'y a pas grand monde qui aiderait
une inconnue comme �a.
Oh, arr�te, veux-tu ?
� quoi sert une chambre d'amis si on n'invite jamais personne ?
J'ai su que tu �tais une artiste d�s que je t'ai vue.
Mon justaucorps m'a trahie ?
Non, tu as un charisme particulier.
Une aura de star, d'ailleurs.
Arr�tez.
Je n'exag�re jamais.
Qu'est-il arriv� � ta jambe ?
Un accident il y a quatre mois.
C'est moche parce que les danseurs ont besoin de leurs deux pieds.
Tu veux un conseil ?
Ce ne sont pas nos �checs qui nous d�finissent. Mais comment on les g�re.
Pose �a. Je veux te montrer un truc.
Viens.
On a achet� cet endroit pour investir.
On dit l'avoir achet� pour investir,
mais en v�rit�, on voulait choisir nos voisins.
Qu'en penses-tu ?
C'est sympa. C'est super.
Vraiment.
Les hauts plafonds et cette vue.
Cette chose est affreuse !
Oui. Roman, d�tends-toi.
Bref...
Minnie et moi en avons parl� ce matin...
L'appartement est � toi, si tu le veux.
J'appr�cie l'offre,
mais je n'ai pas les moyens de payer ce genre de loyer.
On ne te ferait pas payer.
On n'a pas d'enfants,
donc on a beaucoup d'argent et personne pour qui le d�penser.
La jeune femme avant toi
fuyait son petit ami violent.
On l'a aid�e � se remettre.
On aime aider les gens.
�a nous met dans les bonnes gr�ces de Dieu.
Allons.
On ne dit pas pour toujours.
Jusqu'� ce que tu te remettes sur pied.
Qui sait ? Tu pourrais croiser Alan un de ces jours.
Les voisins sont tr�s amicaux.
- Tu me passes ce pull ? - Non.
Je refuse d'�tre complice. Terry, tu ne les connais m�me pas.
Ce sont de vieilles personnes seules qui cherchent quelqu'un � secourir,
et jouer les demoiselles en d�tresse me permet de vivre au Bramford.
�a t'irait bien.
Tu crois que mon proprio approuvera ?
D�sol�e, pas de loyer ce mois-ci.
Cette �charpe en soie m'allait trop bien.
- Je fais snob ? - Je n'ai pas pu r�sister !
Je ne peux pas vivre � tes crochets pour toujours, Annie.
Emm�nager dans un chez-moi est un premier pas. C'est le destin.
- Bonjour, Mlle Gionoffrio. - Bonjour.
- Donnez-moi �a. - Merci.
Bienvenue au Bramford.
Bonjour, Mme Castevet.
Non, c'est Minnie.
Mme Castevet me fait passer pour une vieille bique.
J'ai apport� un cadeau de cr�maill�re.
Il lui faut de la lumi�re.
- Merci. - De rien.
C'est quoi ?
�a appartenait � votre ancienne locataire, Joan. Non ?
C'est ad�quat.
Elle est partie comme Cendrillon � minuit.
Quel dommage !
C'�tait une jeune femme dou�e.
J'ai failli oublier.
Tu es libre pour un verre ce soir vers 21 h ?
Oui. D'accord. J'apporte quoi ?
Ce ne sera pas chez nous.
M. Marchand, bonsoir.
M. Marchand, bonsoir.
M. Marchand, bonsoir.
Theresa. Bonjour.
M. Marchand, bonjour.
Entre. Viens. Entre.
Tu veux quoi ?
Un Old fashioned ?
Bon choix.
J'imagine que les Castevet sont du genre � �tre en retard.
Attends. Minnie ne t'a rien dit ?
Bien s�r que non.
Les Castevet s'excusent.
Apparemment, ils sont pris ce soir.
Apparemment.
Si tu pr�f�res remettre �a, je comprends.
Oh, non.
C'est parfait.
Tr�s bien.
Assieds-toi, je t'en prie.
Alors...
Minnie a d� vous forcer la main pour que je monte ?
En fait, c'�tait Roman.
On ne dit pas non � un m�c�ne,
surtout s'il a les moyens.
En v�rit�, ce n'est pas pour �a que j'ai accept�.
Vraiment ? Pourquoi alors ?
J'�tais curieux.
Tu �tais la fille qui est tomb�e,
et maintenant, tu vis � l'�tage d'en dessous.
Je dois dire que je ne t'imaginais pas si pugnace.
Ce ne sont pas nos �checs qui nous d�finissent, M. Marchand,
mais comment on les g�re.
Sant�.
Sant�.
C'est l'une des premi�res com�dies musicales de Broadway,
une �uvre fondatrice d'Adrian Marcato.
Notre version sera plus contemporaine,
mais une bonne part de ce vieux classique
n'a pas besoin d'�tre d�poussi�r�, comme ton Kansas.
Le Nebraska.
C'est �a.
Cette reprise est...
C'est un hommage � Marcato.
Un hommage sinc�re.
�a a l'air int�ressant.
L'investissement financier et �motionnel a �t� consid�rable,
c'est pour �a que tu comprendras qu'il me faut les meilleurs.
Et les plus d�vou�s.
Si vous me laissiez auditionner � nouveau...
Pourquoi la danse ?
Danser est... ma passion.
C'est ce dont tu as toujours r�v�. Oui.
Comme un million d'autres filles. Je veux la vraie raison.
Je veux savoir ce qui te motive.
Ma m�re est morte quand j'�tais jeune.
Il y a eu un accident � la ferme.
C'�tait soudain.
Et quand mon p�re s'est effondr�...
la danse est devenue mon �chappatoire.
Tout ce que j'avais � faire,
c'�tait bouger mon corps en rythme...
et toute la noirceur du monde disparaissait.
C'�taient les seuls instants o� je me sentais en contr�le.
Je ferais n'importe quoi pour ressentir �a.
Non.
Pas n'importe quoi.
Vous voulez que je grogne, M. Marchand ?
Que je rampe par terre et que je remue ma petite queue ?
Je t'ai eue.
Allez. Portons un toast.
Au corps et � l'�me.
Au corps et � l'�me.
�a va ?
Je ne me sens pas bien.
Tu ne tiens pas l'alcool, hein ?
- �a va ? - Oui, c'est juste que...
Je ne me sens pas bien.
DIEU EST-IL MORT ?
Coucou.
J'esp�re que tu aimes les expressos.
- Je n'en ai jamais bu. - Allez. Il faut que tu go�tes.
Tiens.
La nuit derni�re �tait tr�s agr�able.
Vraiment ?
Je ne m'en souviens pas trop.
J'essaierai de ne pas trop me vexer.
Non, c'est juste que...
D�tends-toi. Je comprends.
C'�tait juste pour une nuit.
Pas vrai ?
Oui.
Tu devrais manger. Une grosse journ�e t'attend.
Comment �a ?
Tu ne t'en souviens vraiment pas ?
Tu es dans la troupe.
Tu as gagn�.
Cinq, six, sept, huit.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit.
Un, deux, trois. Allez, les filles, on se remue.
Trois, quatre, cinq, six, sept, huit.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.
Un, deux, trois, cinq, sept.
Stop !
C'est b�cl�, les filles. B�cl�.
Vous �tes des guerri�res. Des Amazones.
Montrez votre hargne.
Pause. J'ai besoin d'air.
Et d'une pilule de cyanure.
La fille qui est tomb�e.
C'est Terry, en fait.
Tu tra�nes des pieds.
J'ai quelques jours de retard sur vous, mais je vous rattraperai.
Si tu veux coucher pour te faire engager,
aie au moins le talent qui va avec.
Je me disais bien que c'�tait toi.
Entre une minute.
La journ�e a �t� longue, Minnie.
Terry ch�rie, je te pr�sente Lily Gardenia.
Elle loge � c�t� de toi, au 7E.
Bonjour, Terry.
Enchant�e, Mme Gardenia.
Assieds-toi.
Lily a �t� la premi�re femme juge de l'�tat de New York.
"Femme juge" n'�tait pas mon titre officiel.
J'en avais marre de te voir boiter comme une infirme,
alors j'ai parl� � Lily de ton petit probl�me.
Vraiment, Minnie.
On dirait qu'elle a une maladie v�n�rienne.
Fais voir ta jambe. Laisse-la regarder.
Vraiment ?
Presse-toi, petit citron.
C'est quoi ?
Menthe poivr�e. Romarin.
Une recette maison.
Je les fais pousser moi-m�me.
Deux fois par jour devraient suffire.
Je peux toujours en refaire.
Merci. C'est...
Tu vas vite virevolter.
Six, sept, huit.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit.
En haut !
Et en bas.
Tu as r�p�t�, Gionoffrio.
Bien. D'accord.
- �a va ? - Oui.
Une r�compense pour votre sueur.
Voil� votre premi�re paie.
Tenez. C'est �a.
Et ne d�pensez pas tout d'un coup.
Regarde-moi �a.
Voil� mes ch�ries. Vous vous amusez bien ?
Depuis le d�but.
Merci de m'avoir invit�e, Mme Castevet.
Appelle-moi Minnie, ch�rie. Tu es d�guis�e en quoi ?
Viens. Je veux te pr�senter � des amis.
Finalement, tu nous la pr�sentes ?
Oui.
Voici Laura-Louise et Dan McBurney du 4F.
Beaux costumes. Vous faites payer les appels ?
Et voici le merveilleux Dr Sapirstein.
Tu es la fameuse Terry ?
Pas encore fameuse, dans quelques ann�es peut-�tre.
- Voici mon amie... - Tu as une grande famille ?
Non, pas vraiment. Juste un fr�re.
- J'ai des cousins dans le Colorado. - Ah oui ?
Si tu fais ta vie ici et qu'un jour,
tu as besoin d'un obst�tricien, appelle-moi.
�a n'arrivera pas de sit�t.
Prends quand m�me ma carte.
Merci.
Excusez-moi.
Je ne peux pas. Pas encore.
Pas une autre.
Ne recommence pas.
Tu sais ce qui se passera sinon.
C'est une menace ?
Ne sois pas si dramatique.
Terry, ch�rie !
J'allais faire une vodka blush. Tu en veux une ?
Non, merci.
Roman.
Prends la bo�te et ram�ne ta poire.
�a va avec Mme Gardenia ?
Ignore-nous. On est deux vieilles pies querelleuses. C'est tout.
Joyeux No�l, Terry, de notre part � tous les deux.
C'est pour moi ?
Allez. On ne rajeunit pas.
Je ne sais pas quoi dire.
Pourquoi pas "merci" ?
- Oui, bien s�r. Merci. - Eh bien, essaie-le.
- Parfait. - Oui ?
Je l'adore.
Regarde dans la poche droite.
�a a plus de 300 ans.
Le vert, c'est de la racine de tannis.
�a porte chance.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On dirait que c'est la premi�re fois qu'on te fait un cadeau.
J'ai de la chance.
Je suis jalouse.
Quoi ?
Ne me regarde pas comme �a ou tu n'auras pas ton cadeau.
Terry !
Ouvre-le !
Terry, tu n'as pas les moyens.
Annie.
Je veux que tu saches
que je serai toujours et � jamais ravie
que tu aies rat� l'audition d'Un violon sur le toit
� notre rencontre.
Je suis contente de l'avoir rat�e moi aussi.
- Montre-moi. - D'accord.
Oh l� l� ! Quelle �l�gance !
Quoi ? Qu'y a-t-il ?
Rien.
J'ai cru sentir un truc sur moi.
LA JOIE D'�TRE M�RE
CONSEILS NUTRITIONNELS POUR UNE M�RE ET UN ENFANT EN BONNE SANT�
Je suis enceinte.
Tu vas lui dire ?
Non.
Il me virerait du spectacle.
Oublie le spectacle une seconde.
Que veux-tu ?
Ce serait la fin de tout ce pour quoi j'ai travaill�.
Alors...
Ma cousine en a subi un l'an dernier.
Je peux lui demander si tu es s�re.
Il para�t que la javel fait des miracles.
C'�tait personnel, Vera.
D�sol�e.
On pourrait te pousser dans les escaliers.
Terry, arr�te !
Bon sang !
T'es une vraie tar�e, toi !
JAVEL
On dirait que tu as r�solu ton probl�me, Terry.
Oui. Si seulement ta m�re avait fait pareil.
�a t'amuse d'endommager les biens de la compagnie ?
Rends-toi utile et aide Terry � nettoyer. Allez.
Tout le monde sur sc�ne. La phase technique a pris du retard.
Donne-moi �a.
Tu n'avais pas � faire �a.
Je peux la g�rer.
Je sais.
Mais tu as assez de soucis en ce moment...
et � venir.
Tu sais ?
Les bonnes nouvelles vont vite.
Une bonne nouvelle ?
C'est inattendu.
Mais ce n'est pas la fin du monde.
Non.
Juste la fin de ma carri�re.
Tu sais,
un jour,
tout le monde verra de quoi tu es capable, Theresa.
Et ce jour-l�,
les gens comme Vera
n'auront aucune chance.
Mais en attendant,
je te veux en forme sur sc�ne
et sans �ufs aux fesses.
La voil�, la vedette du jour.
Elle rayonne d�j�.
Comment �tes-vous entr�s ?
- On a un double des cl�s. - �a ne te g�ne pas ?
Ce Sapirstein n'est pas discret.
Ne lui en veux pas.
Il n'a pas pu se retenir.
Il �tait comme un gosse � No�l, pas vrai, Roman ?
Ce n'�tait pas � lui de l'annoncer.
Et ce n'�tait pas � vous de le dire � M. Marchand.
On l'a dit � Alan. Et alors ?
Terry ch�rie, on sait que tu as peur parce que tu es c�libataire.
Mais on veut t'aider. Tout ce que tu veux.
Oui. Demain, on ira voir le Dr Sapirstein ensemble.
Je ne sais pas encore si je le garde.
Elle est sous le choc.
Non, c'est pas �a, Minnie.
J'ai travaill� trop dur pour tout abandonner.
Quel est le probl�me ?
Je ne peux pas �lever un enfant.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tu ferais une m�re formidable.
Et tu as toute une famille pour t'aider.
Vous n'�tes pas ma famille.
Viens avec nous.
Minnie, partez, s'il vous pla�t. Tous les deux.
On veut te montrer quelque chose. Ensuite, on te laissera tranquille.
On a essay� pendant des ann�es.
Des d�cennies, plut�t.
Pourquoi me montrer �a ?
S'il n'y a pas de place dans ta vie pour ce b�b�...
On en fera dans la n�tre.
C'est beaucoup.
J'ai besoin de temps.
Tout ce qu'on dit,
c'est que tu pourrais le confier � de parfaits inconnus
ou nous le confier.
Tu nous ferais un cadeau.
En �change, on te donnera tout ce que tu veux.
Tout ce que tu veux.
Tout ce que je veux, c'est travailler, �tre sur sc�ne.
Ne sois pas si modeste. Tu entends �a ?
Tu dois vouloir plus, Terry.
Oublie la troupe. Tu g�ches ton talent.
Je sais ce que tu veux.
Tu veux ton nom en grandes lettres lumineuses...
sur le devant du th��tre.
Le Sombre Escroc avec Terry Gionoffrio en vedette.
Terry, le showbiz est une affaire de relations.
Laisse-nous faire.
Qu'en dis-tu ?
Voil�.
C'est r�gl�.
H� oh !
Il y a quelqu'un ?
Mme Gardenia.
Vous m'avez fait peur.
Je ne voulais pas en arriver l�.
Vous avez d� vous tromper d'appartement.
Je dois l'emp�cher.
Je suis d�sol�e.
Non !
Ouvre !
Mme Gardenia.
Oh, mon Dieu. Tu as une mine affreuse.
Je n'ai pas beaucoup dormi.
Comment va Mme Gardenia ?
- Dans le coma. - Oh, mon Dieu.
Tout bien consid�r�, c'est mieux que morte.
Tu as du sucre ?
- Oui, je crois. - Laisse. Je vais me servir.
Tu as certainement sauv� la vie de cette femme hier soir, Terry.
On est fiers de toi.
Elle n'�tait pas dans son �tat normal. Elle m'a poursuivie.
- J'ignore comment elle est entr�e. - Tu as laiss� la porte ouverte.
Tu peux quitter le Nebraska,
mais le Nebraska reste en toi.
La pauvre perdait la boule.
On devrait y aller. Merci pour le sucre.
On te tient au courant.
En attendant, repose-toi.
C'�tait la violence raciale
la plus ravageuse de l'histoire am�ricaine.
Les Blancs qui traversaient les �meutes �taient pris � parti,
jeunes ou vieux, hommes ou femmes.
Les voitures �taient br�l�es.
La foule grognait et jurait de d�ception quand un Blanc s'�chappait.
Je ne peux plus y prendre part Lily Gardenia
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.
Un, deux, trois, tendu. Cinq, six, sept, huit.
Et stop.
Trouve ta marque, Vera.
Quoi, ici ?
Ici.
Je peux m'adapter, Mlle Clarke. C'est bon.
Que dire ? J'attire toujours la lumi�re.
Tu t'es fait mal ?
Oui, ma jambe...
Quelque chose ne va pas.
Bon sang. Appelez un m�decin.
Elle fait une crise. Vite !
Faites quelque chose ! Leo !
Heureusement, l'�tat de Vera est stable,
mais la premi�re est dans quelques jours.
Leo et moi avons d�cid� d'une rempla�ante.
Gionoffrio !
Le r�le est � toi.
Si tu le veux.
Je le veux.
Vous n'aviez pas � faire tout �a.
Si tu veux �tre la star du spectacle,
tu dois avoir la t�te de l'emploi.
Remontre-moi la photo.
Oui.
Elle avait un visage fait pour les cheveux courts.
Elle pourrait ne pas remarcher.
- C'est vrai ? - Oui, je...
Je ne sais pas. C'est...
C'est bizarre, le timing.
Pourquoi tu t'inqui�tes ? Je pensais que tu serais aux anges.
Quoi ? Je le suis.
On ne dirait pas.
Je le suis. Vraiment.
Ce que vous avez dit � Alan a fonctionn�.
Je n'aurais peut-�tre pas d�.
Je ne pensais pas � mal.
Tu as tout ce que tu as toujours voulu sur un plateau d'argent.
C'est ta chance. C'est le r�le d'une vie.
Vous avez raison.
J'ai toujours raison.
ALAN MARCHAND PR�SENTE "LE SOMBRE ESCROC"
Terry, ressaisis-toi ! Allez !
Mon Dieu.
- Clinique municipale. - Oui, bonjour. Ici Terry Gionoffrio.
Je dois parler au Dr Sapirstein.
- Il est occup�. - C'est urgent.
Un instant.
Dr Sapirstein.
Bonjour. Quelque chose cloche.
J'en suis s�re.
J'ai des douleurs fulgurantes.
C'est normal chez les femmes enceintes
de ressentir �a au premier trimestre.
Oui.
Je vois des choses qui n'existent pas.
- C'est normal aussi ? - C'est possible.
Il n'y a pas deux grossesses pareilles.
Vous ne m'�coutez pas.
Je vous dis qu'il y a un probl�me avec le b�b� ou moi.
Je ne sais pas, mais je le sens.
Quelque chose cloche.
Viens � la clinique, je vais t'examiner.
Je vais demander � Minnie de pr�parer ton sac.
Non. N'appelez pas Minnie.
Et pourquoi j'aurais besoin d'un sac ?
On devra peut-�tre t'hospitaliser.
Tu pourrais souffrir d'hyst�rie p�rinatale.
Non. Je ne suis pas folle.
Si tu repr�sentes un danger pour le b�b� ou toi,
on doit prendre des mesures.
Pourquoi c'est bloqu� ? Tu as de la compagnie ?
Besoin de quelque chose ?
Roman et moi avons du rago�t en trop.
Merci, mais je n'ai pas faim.
Bonne nuit.
Roman, viens !
Maintenant ?
Allez. Ta cuisini�re a assez attendu.
Joan Cebulski ?
Elle a dit qu'elle reviendrait chercher ses affaires le lendemain.
C'�tait il y a six mois.
Et ses affaires ?
R�SERVE
J'allais les donner � une �uvre de charit�.
SAINTE BIBLE
Il fut pr�cipit�, le dragon,
le serpent ancien,
appel� le diable et Satan...
Notre P�re, je ne suis pas du genre � prier.
�a va, ma petite ?
Ma s�ur, s'il vous pla�t.
J'ai besoin de comprendre ce qui m'arrive.
O� as-tu trouv� ce livre ?
- Il appartenait � quelqu'un du Bramford. - N'y touche pas.
Depuis des g�n�rations, des rumeurs existent
sur un groupe de d�vots de Satan qui habiteraient au Bramford.
Ce livre est leur texte sacr�.
Je crois qu'ils lui ont fait quelque chose.
Elle s'appelait Joan Cebulski.
Elle vivait dans l'appartement avant moi.
Elle est venue se repentir, mais elle n'y �tait pour rien.
Ils lui ont fait des choses horribles, des choses impies.
Elle s'est enfuie en pleine nuit
et a �t� renvers�e par un bus.
Le journal l'a dite folle,
mais des t�moins ont jur� avoir vu quelqu'un la poursuivre.
Ils lui voulaient quoi ?
Juste avant le d�but du si�cle,
le chef de leur congr�gation affirmait avoir invoqu� le diable.
Il a laiss� un fils en h�ritier.
Rien ne l'arr�tera.
Ils t'ont choisie.
Notre P�re qui est aux cieux, que ton nom
- soit sanctifi�, que ton r�gne... - Ma s�ur.
Si cet enfant na�t,
que Dieu ait piti� de nous.
Pr�te ?
Il faut qu'elle se d�tende.
�a va ?
Oui.
D�sol�e. Je vous ai fait mal ?
Qu'y a-t-il ?
�a va ?
Terry !
Terry, attends !
Tout est de ma faute.
J'avais tellement mal.
Je lui ai comme envoy� ma douleur.
�a n'a rien � voir avec toi.
- Si. Regarde Vera. - Vera ?
Toutes les fois o� j'ai imagin� qu'il lui arrivait un truc horrible
parce que je voulais son r�le.
H�. Tout doux. Respire.
Respire.
Tu ne peux pas �tre responsable. C'est impossible.
Oui. Tu as raison.
Tu as raison, Annie.
Ce n'est pas moi, c'est eux.
C'est eux.
Il ne s'agit pas que de moi.
Ils ont fait du mal.
Du mal � cette femme,
� Vera, � Mme Gardenia... c'�tait l'une des leurs.
Terry, tu me fais peur.
La fa�on dont la nonne m'a regard�e, elle savait.
C'est trop tard.
Ce truc... Il y a quelque chose qui cloche.
C'est une partie de moi et je ne peux pas y �chapper.
Parle-moi. Quoi que ce soit, on trouvera une solution.
- On s'en va. - Non.
Je dois affronter �a toute seule.
Terry...
Bonsoir, Terry.
Tout va bien ?
Minnie ?
Alan, c'est quoi, cet endroit ?
Tu ne t'en souviens pas ?
Il y a eu tant d'essais avant toi.
Mais toi,
tu �tais diff�rente.
Tu es malade.
Tu m'as viol�e.
Tu ne demandais que �a.
Ne me touche pas.
Tu es vraiment �tonnante.
Tu veux que je souffre ?
Oui.
Je t'en prie.
Ne me touche pas.
Tu aimes le feu des projecteurs
alors qu'en fait...
tu as toujours appartenu � la p�nombre.
La fille qui ne tombe plus.
Arr�te !
Tu te sens puissante ?
Toby ! Toby, piti�.
- Je suis d�sol�. - Non !
Tu n'as pas ch�m�.
Roman, viens ici.
Terry !
Mon Dieu.
Je sais ce que vous m'avez fait.
Assieds-toi donc.
Je sais pour Joan.
Je sais ce que vous �tes.
Et alors ?
Je n'en ferai pas partie.
�a ne marche pas comme �a, ma fille.
Tu te rappelles quand on t'a trouv�e ?
Tu �tais dans un sale �tat.
Sans vouloir te vexer, tu n'�tais rien.
On t'a tout donn�.
Tout ne vaut pas �a.
On a pass� un march�.
Il est annul�.
C'est un peu plus bas, ch�rie.
Le b�b� n'aime pas �a.
Le b�b� va rester.
Bas les pattes !
- Vous �tes diabolique. - Pourquoi ?
Parce que mon dieu n'est pas le tien ?
Que je t'explique. Quand j'�tais petit,
mon p�re a �t� pris � parti par une foule vertueuse et pieuse,
il a �t� battu presque � mort sous mes yeux.
Pourquoi ? Ils avaient peur de lui.
Parce qu'il poss�dait un pouvoir sombre
des plus fascinants.
Vous �tes l'h�ritier.
Invoquer le diable n'�tait que le d�but.
Il nous fallait un vaisseau humain.
- Une m�re porteuse. - Pour quoi ?
Son fils.
J'ai une question.
Tu ne crois pas r�ellement qu'Alan �tait le p�re, si ?
Notre Seigneur t'a choisie. Ton fils va changer le monde.
Tout sera pardonn�.
Nous sommes ta famille.
Tu n'es plus seule, ma ch�rie.
Et j'ai h�te de voir le monde d�couvrir quel tr�sor tu es.
J'aurais pu y arriver seule.
Je sais.
C'est un r�le pour lequel tu es n�e.
Il a regard� en toi et a vu ta force,
la profondeur de ton ambition.
Il rach�tera les gens m�pris�s
et vengera ceux qui ont �t� br�l�s et tortur�s.
Il vivra.
Chaque �me sur cette Terre conna�tra ton nom.
Mes amis,
Dieu est mort.
Satan vit.
C'est l'an un !
L'an un !
Gloire � Terry, m�re de notre Seigneur.
Gloire � Terry !
Gloire � Satan !
Gloire � Satan !
Gloire � Satan.
Gloire � Satan.
Gloire � Satan !
Gloire � Satan !
Tu avais raison, Minnie.
J'ai toujours raison.
C'est le r�le de ma vie.
Sous-titres : Nathalie Beaux
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.