All language subtitles for The.Madness.of.King.George.1994.720p.BluRay.H264.AAC-RARBG

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Original subtitles

-Donne-moi! -Amélia!

LA FOLlE DU ROl GEORGES

Le capitaine Greville, Madame. Le nouvel écuyer de Sa Majesté.

Capitaine Fitzroy?

Pourriez-vous me montrer--?

Allons, papa!

C'est quoi, celle-là, Fred?

J'ai découvert l'autre jour que...

je suis l'évêque d'Osnabruck.

Incroyable ce que l'on peut être.

Georges!

Couronne.

Votre Majesté.

Ah, Monsieur le chancelier.

Cet endroit est aussi glacial que les narines d'un lévrier.

Monsieur le chancelier.

-Papa! Porte-moi! -Que se passe-t-il, Madame?

Guili-guili.

Allons-y.

-Le fils est si répugnant! -De plus en plus gros.

Parce qu'il ne fait pas quoi? Vous connaissez l'Angleterre?

-Je pense que oui. -Brighton, Bath, oui.

Connaissez-vous ses moulins et ses manufactures?

Ses fermes? Je les connais.

Vous savez comment ils m'appellent?

-Non. -Le fermier Georges.

-Vous savez ce que c'est? -De l'impertinence?

-Non, Monsieur de l'amour. -De l'affection.

C'est de l'admiration, Monsieur.

Vous devriez vous marier, vous installer.

Oui, grandissez!

-Une femme bonne et ordinaire. -Oui.

Le peuple vous aimera, Monsieur, comme il m'aime.

Cette oisiveté ne vaut rien.

C'est pourquoi vous grossissez, Monsieur.

Ne grossissez pas, Monsieur! Luttez contre l'embonpoint!

Qui a ce fichu discours?

-Arrêtez! Qui a le discours? -lci, Sire.

Monsieur le chancelier.

-Prête? -Oui.

Bon, allons-y. Qu'on en finisse.

Le roi ordonne aux membres de cette honorable chambre...

d'accompagner Sa Majesté dans la chambre des pairs.

Appréciez-vous toutes ces simagrées, M. Pitt?

Non, M. Fox.

-Qu'est-ce que vous aimez? -Un bilan, M. Fox.

J'apprécie un bon bilan.

Alors que nous, Georges lll,

en cette année de notre Seigneur 1788,

déclarons ouvert ce parlement...

et nous vous avisons qu'il nous serait agréable...

que le projet de loi suivant...

soit présenté devant cette chambre.

Un projet de loi pour réguler le commerce...

avec nos possessions en Amérique du Nord--

Nos anciennes possessions en Amérique du Nord.

Un projet de loi--

Veillez à ce que le roi n'écrive pas ses discours, M. Pitt.

Le roi fera ce qu'on lui dit, M. Fox.

Pourquoi ne pas s'en débarrasser?

Si des colons délabrés d'Amérique...

peuvent lui faire plier bagage, pourquoi pas nous?

Pétitionnaires pour le roi!

Ouvrez la grille!

Restez en rang. Par-là, les pétitionnaires.

Les pétitionnaires, Votre Majesté.

Oh, oui.

Merci.

Attrapez le couteau! Attrapez-la!

Tiens-la, mon garçon.

-Je ne suis pas blessé. -Sa Majesté n'est pas blessée.

...une propriété que me doit la Couronne d'Angleterre.

La pauvre est folle.

Ne la tourmentez pas. Je n'ai rien.

Rendez-moi mon bien ou le pays va plonger dans le sang.

Vraiment, Madame?

Pas avec ça.

C'est un couteau à fruit. Il ne couperait pas un chou.

Qui êtes-vous, Monsieur?

Voici le capitaine Greville, le nouvel écuyer.

Vous n'êtes pas habillé, Monsieur! Arrangez-vous!

Vous êtes un écuyer, pas un épouvantail.

La Couronne d'Angleterre me doit une propriété.

Espèce de monstre--

-Dieu merci, je vous ai! -Ne faites pas d'histoires.

Seul le gilet du roi a souffert.

-Certains en seraient vexés. -Qu'ai-je entendu?

Je me réjouissais que vous soyez indemne.

Le fils se réjouit. Le prince de Galles se réjouit!

Moi aussi, papa.

Vive le roi...et cetera...

-Votre Majesté! -Ah, Monsieur Pitt!

Vous l'avez échappé belle, ou quoi?

Vous êtes Premier ministre.

S'il m'arrivait quelque chose, vous seriez dehors, ou quoi?

Et M. Fox dedans. Hé, hé!

-Je ne pense pas, Sire. -C'est ça. A Windsor!

Georges!

Souris, chienne paresseuse! C'est pour ça qu'on te paie.

Souris et agite la main. Allez!

On sourit.

Tout le monde sourit et agite la main.

Arthur.

Papa a raison.

Je prends du poids.

ça ne me dérange pas.

Qu'est-ce qui te dérange?

Que le monde pense que je suis ta maîtresse.

ça me dérange.

Tu seras reine, un jour.

Tout le sac à malices...

J'en ai bien l'intention.

Je ne veux pas qu'on me prenne pour une catin catholique.

Si tu faisais des efforts pour te rapprocher du roi,

tu pourrais lui dire la vérité.

Et il me pardonnerait?

Tu es une petite...

créature...

idiote.

Essaie, Georges!

Allez, les gars! Allez!

Des cochons!

Allons-y!

Voilà de bien beaux spécimens. Que sont-ils?

-Tamworths, c'est ça? -Pour vous plaire, Majesté.

C'est une bonne race.

Ils donnent beaucoup de viande, hein?

Belle portée! Montre-moi le plus jeune.

-C'est celui-ci. -Oui, c'est ça.

Tu sais qui tu es? Un Tamworth.

Mais, oui. Absolument.

C'en est un, ou quoi?

Vous êtes marié, M. Pitt, ou quoi?

Non, Sire.

Est-ce que quelqu'un vous intéresse?

Non, Sire.

Un homme doit se marier, vous savez? Oui, oui.

C'est la meilleure chose qui m'est arrivée.

Et les enfants, vous savez.

C'est un grand réconfort.

Cet homme que nous plaçons comme professeur à Oxford...

Son père n'était pas le chanoine de Westminster?

-Je n'en ai pas la moindre idée. -Oui, oui. Phillips.

C'est le père. Voici le fils.

Et la fille a épousé l'organiste de Norwich.

Sharpe. Et leur fils est le peintre.

Et l'autre est maître à Eton,

et il a épousé la nièce de quelqu'un.

Les connaissances que Votre Majesté...

possède sur le plus petit de ses fournisseurs...

ne cesseront jamais de m'étonner.

Qu'est-il arrivé à M. Fox?

Quel combinard!

Des réformes...

Trop d'idées.

Contrairement à vous M. Pitt qui n'en avez point.

Si, vous avez une grande idée. "Equilibrer les comptes".

C'est une très bonne idée. La meilleure, ou quoi?

Et une avec laquelle je suis absolument d'accord,

comme je suis d'accord avec vous, M. Pitt, en tout.

Excepté pour l'endroit dont il ne faut pas parler.

Les colonies!

Elles s'appellent maintenant les Etats-Unis, Sire.

Vraiment?

Mon Dieu!

Les Etats-Unis...

Et bien, je n'en ai pas parlé.

Je n'en parlerai pas quelque soit leur nom.

Ils sont un fait, Sire.

Le vicaire de Lichfield!

Sire?

Le vicaire de Lichfield.

C'est sa nièce qui a épousé le fils cadet...

de l'organiste de Norwich.

Bonne nuit, M. Pitt.

Bonne nuit, Votre Majesté.

Absolument fascinant, ou quoi?

Recommencez!

Votre Majesté, Lady Townsend désire s'asseoir.

Certainement pas.

-Quoi? -Lady Townsend veut s'asseoir.

Pourquoi?

Parce qu'elle enceinte de cinq mois.

Et alors, tu as eu 15 enfants.

Si tout celles qui vont avoir un bébé veulent s'asseoir...

bientôt ce seront tous ceux qui ont la goutte!

Et cet endroit ressemblera à un harem turc!

Ou quoi?

ça suffit.

Merci, Messieurs.

Ah, Greville.

Merci.

Oui, ça c'est mieux, ou quoi.

-Votre Majesté. -On ne regarde pas le roi.

-J'ai oublié, Sire. -N'oubliez plus.

Une jolie femme, Pembroke.

Une belle femme ou quoi?

La fille du duc de Marlborough.

De la graine de généraux. Du sang de Blenheim.

Le mari est un chenapan.

Il s'est enfui avec une femme.

-Bonsoir, Madame Roi. -Bonsoir, Monsieur Roi.

Quand on en arrive là...

je dis que c'est parfait, hein?

Oui, Monsieur Roi.

J'ai mangé une poire au souper.

Deux poires, Sire.

Il est tendu comme un tambour.

Sauf votre respect, je vais essayer un pet.

Qu'il est froid, ce Pitt!

-Jamais un sourire. -Mais il travaille dur.

Sans arrêt.

-ll boit, dit-on. -lls boivent tous.

Son père, le pauvre homme, est devenu fou.

ça ne risque pas de lui arriver.

Pas pour l'instant, du moins.

Oh, la douleur!

Aidez-moi! Aidez-nous!

A l'aide!

Il a l'air bien.

J'ai envoyé du senné. On le lui a administré?

-Oui. La douleur a empiré. -Où avait-il mal?

Il faudrait mieux le demander à Sa Majesté.

Depuis quand êtes-vous à son service?

Je dois attendre que Sa Majesté m'adresse la parole.

Je ne peux pas le faire parler de ses symptômes...

à moins qu'il ne le désire.

Monsieur Georges, quelle que soit sa situation,

Sa Majesté est cependant un homme.

Vous êtes l'écuyer de roi et vous avez ces notions radicales?

Quel que soit le patient je ne l'examine qu'en dernier recours.

C'est une intrusion insupportable à son intimité.

Avec Sa Majesté, c'est impensable.

En garde, en garde! Le roi!

Ah, Baker. Oui.

Un niais ou quoi? Dites-lui que je vais mieux.

J'ai eu une crise de foie assez sévère.

Sévère, en effet. Mais c'est fini.

Serait-il possible de prendre le pouls de Sa Majesté?

Serait-il possible de prendre le pouls de Sa Majesté?

Oui, allez-y. Vite! Vite!

Ne tournicotez pas, Monsieur!

Tenez-la, bonhomme! Ne la caressez pas!

Etes-vous responsable du senné, ou quoi?

Oui, je l'ai prescrit, Votre Majesté.

-Vous êtes fou, Baker, ou quoi? -C'est un léger purgatif, Sire.

Léger, Monsieur?

Quatorze mouvements et vous appelez ça, léger?

J'aurais pu fumer toute la paroisse!

Si deux verres nous terrassent, c'est la fin du gouvernement.

J'avais dit trois cuillers...

Depuis quand trois cuillers de quelque chose guérissent?

Il faut mesurer le médicament à l'homme, Baker!

-Le pouls? -Très, très rapide.

-Très bien. -Vous vous sentirez mieux...

après un bain chaud.

Un bain chaud a le pouvoir de calmer l'esprit.

Prenez-en un. Vous avez l'air plus agité que moi.

Respirez cet air, M. Greville. Respirez!

Allez, les gars! Restez à ma hauteur!

C'est comme ça qu'on s'occupe de l'Amérique!

Je vais vous apprendre, moi! Attrape ça, Monsieur le colon!

Et ça, Monsieur! Et ça!

Allez chercher la reine.

On ne tient pas sa batte comme ça, mon gars.

-Que fait-il? -Là-bas.

Va-t-en.

-Cours! -C'est comment!

Bonté divine!

Bien joué, les gars!

Le lendemain, il s'est levé avant l'aube,

et en martelant de coups la porte du prévôt d'Eton,

il l'a forcé hors du lit...

et lui a ordonné de lui montrer la chapelle.

Et alors?

Monsieur le chancelier, il faisait encore nuit.

En avons-nous fini avec la liste des non-conformités royales?

Monsieur Pitt.

Car je n'ai rien entendu qui puisse suggérer...

que la conduite de Sa Majesté soit inhabituelle.

Il est obsédé par l'Amérique.

Les colonies.

Capitaine Fitzroy.

Pour d'impérieuses raisons,

à la fois étrangères et intérieures...

Ie plus grand degré de discrétion est de rigueur...

et évitez les fonctions publiques...

Ies levers en public, les concerts.

Seulement...

Le bouchon est trop à l'étroit. C'est le problème.

C'est le premier roi n'ayant pas de maîtresse.

15 enfants semblent indiquer...

qu'il est très consciencieux sur la question.

Je parle de plaisir, pas de devoir.

Il y a eu un mal mystérieux du temps de votre père.

Le gouvernement était paralysé.

-Mais ce fut sans conséquences. -Parce qu'il s'est rétabli.

Ce fut sans conséquences parce que le prince de Galles...

avait alors 3 ans.

Ce fut sans conséquences parce que M. Fox et ses amis...

n'étaient pas sur leurs perchoirs à attendre leur tour.

Nous considérons que notre constitution est une merveille.

Nous pensons que le monde entier est jaloux de notre parlement.

Mais nous dépendons de la santé d'un souverain,

autant qu'un vizir dépend de son sultan.

Le sultan s'en sort beaucoup mieux.

Il fait étrangler son fils et son héritier.

-Le cricket? Papa? -C'est comment?

-Ou quoi? -Bien joué.

C'était du plus mauvais goût, il n'était pas lui-même.

Qu'en pensez-vous, Warren?

Je ne suis pas son docteur.

Et vous ne le serez jamais.

Il irait plutôt voir mon tailleur que mon docteur.

Mais, Monsieur, ce n'est pas pareil.

Serait-il malade?

Oui.

Bonjour, Monsieur.

Sherry...

Que se passerait-il si le roi était malade?

Je veux dire, gravement malade.

Votre Altesse serait déclaré régent.

Régent?

Roi en tout, sauf de nom.

Avec tous les pouvoirs.

Soumis au parlement.

Charles, ne chicanez pas.

Et certainement tous les fonds.

Imaginez un peu. Régent.

Premier ministre.

Oubliée, l'Amérique.

-Londres, reconstruite. -Le parlement, réformé.

Un palais sur la colline Primrose.

-Le commerce d'esclaves, aboli. -Oui!

Oh, oui. ça aussi.

Monsieur?

Est-il malade?

Il n'est pas très bien.

Je sais, je sais.

Un jour.

Un jour.

Il est 4h00.

Où êtes-vous, Messieurs?

Mais enfin, le roi est délaissé.

Debout, Messieurs.

Braun! Fortnum! Papandiek!

Où êtes-vous, Messieurs?

-Que se passe-t-il, Sire? -ll se passe que c'est le matin.

Le matin, vous comprenez?

Il se passe que je suis délaissé.

Il va bientôt se passer que tu marmonnes!

-Quelle heure est-il? -Qu'est-ce que ça fait?

Le roi est levé.

Quand le roi est debout, tu te lèves!

4h00.

Six heures de sommeil suffisent à un homme, huit pour un idiot.

Trois heures. On s'est couché à 1h00.

-C'est de l'insolence, Monsieur? -Non, Sire. De l'arithmétique.

Comment t'appelles-tu?

-Fortnum, Sire. -Va me chercher ma culotte!

Et toi?

-Vous le savez. -Ne me dis pas ce que je sais!

Papandiek, Sire. Arthur.

Tu es Arthur?

Oui, Sire.

-Et toi? -Braun, Sire.

-Et toi? -Fortnum, Sire.

Venez, les garçons!

C'est le meilleur moment de la journée.

Allez! Courez!

Regardez-moi ce temps!

Réveillez mon âme et par le soleil du matin

Sire, je vous en prie!

Secouez cette

Secouez cette morne paresse

Et que le réveil soit joyeux

Qui prépare l'offrande matinale

Où est ce coquin de Braun?

-ll est retourné se coucher? -lci.

Donne-moi ma chemise, alors.

Qu'est-ce que c'est que cette chemise? Du calicot?

Va m'en chercher une autre! Une autre! Plus douce!

Réveillez-vous, Monsieur!

Le service a commencé, Monsieur!

-As-tu récité tes prières? -Je n'ai pas eu le temps.

Répète après moi: Notre père...

qui êtes aux Cieux...

que votre nom soit sanctifié.

Que votre règne arrive...

et que Votre volonté soit faite...

sur la Terre comme au Ciel.

Sur la Terre...

comme au Ciel.

Donnez-nous notre pain de ce jour...

Notre Père qui êtes...

...et pardonnez-nous nos offenses...

comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous soumettez pas à la tentation...

et délivrez-nous du mal...

Car le royaume, la puissance et la gloire...

sont à Vous...

-Sire! Sire! -Sire!

Sire, nous ne sommes pas seuls.

Occupe-toi de tes affaires!

-Mon Dieu! -Venez!

Aidez-le.

Aidez le roi! Aidez-le!

-Sire, il faut vous reposer. -Le roi ne se repose pas.

Je dois régner.

La journée est presque finie.

Des choses à faire. Le gouvernement.

Le gouvernement n'a pas commencé.

-ll est encore au lit. -ll en a de la chance.

-Tu aimes Dieu, Arthur? -Oui, Sire.

Il nous aime tous si on Le laisse faire.

-On ne discute pas de Dieu! -ça ne se fait pas!

Je suis le roi!

Qui est Dieu?

Le pot de chambre. Le pot de chambre!

-Votre Majesté. -C'est ça.

Vas-y. Pour l'Angleterre.

Oh, ça fait du bien.

Ah, ça va mieux.

Je vous suis très reconnaissant, Madame.

En avant, l'Angleterre, en avant!

Regarde, elle est bleue.

Que faites-vous? Le roi est sans escorte.

Les eaux du roi sont bleues, Monsieur.

Et alors?

Elles sont bleues depuis que cette affaire a commencé.

Quelle affaire? Ne faites pas l'insolent.

Je pensais que ce serait important.

L'important c'est de ne pas rester planter là...

alors que le roi n'est pas habillé.

ça c'est important! Donnez-moi ça.

Monsieur Georges?

-Ce sont les eaux du roi. -Et bien?

-Elles sont bleues. -Et alors?

Elles sont bleues depuis la maladie.

Mon Dieu! Encore un docteur!

La médecine est une science et une observation.

Que les eaux d'un homme soient bleues ou non...

n'est ni l'un ni l'autre.

Il y a quand même une consolation.

Il a arrêté toutes ces "ou quoiteries".

Lady Pembroke.

Monsieur Greville.

Sa Majesté a très bien parlé de vous aujourd'hui, M. Greville.

Et nous n'aimons pas Monsieur Fitzroy.

Vous irez loin.

Capitaine Fitzroy...

J'ai dit ni concert, ni apparence publique.

Ce sont les ordres du prince.

Il a pensé que cela ferait du bien au roi.

Ne soyons pas en retard. Cela le rendrait fou.

Aimez-vous la musique, Warren?

Si on en joue, je l'écoute.

Elle adoucit les moeurs, dit-on?

Pas dans ce cas, j'en ai peur, Monsieur.

-Pousse ta graisse, veux-tu? -Oui, Votre Majesté.

Qu'est-ce que c'est? L'Amérique, j'imagine?

Non, Sire.

Ah! On parle pas de l'Amérique, c'est ça?

Pour votre tranquillité, mais il ne s'agit pas de l'Amérique.

Ma tranquillité?

Je n'ai pas de tranquillité.

Je n'ai pas de tranquillité depuis qu'on a perdu l'Amérique.

Des forêts, aussi vieilles que le monde.

Des prairies, des plaines...

des fleurs étranges et délicates...

ces immenses solitudes...

Toute une nature inconnue de l'art.

Toute à nous.

A moi. Partie.

Un paradis...perdu.

Son Altesse vous attend, Sire.

Je vous demande de ne pas assister au concert, Sire.

Vous n'êtes pas en état, Sire.

-Pas en état? -D'être vu, Sire.

-Pas en état! -En garde, en garde! Le roi!

-Pas en état! -Sire, je vous en supplie!

-Je vous en supplie! -Pas en état!

Pas en état!

Je vais lui en donner des: "Pas en état!"

Me parler comme ça? Je suis le roi, vous entendez?

Quelle impudence!

Je suis arrivé! Jouez! Vous m'énervez! Jouez!

Tu te souviens de celle-là?

Plus fort, Messieurs, plus fort!

Allez-y, les gars!

1, 2, 3, 4! 1, 2, 3, 4!

Allez, les gars! On ne vous entend pas!

Toi, mets-y du coeur!

Bon, pousse-toi, c'est mon tour. Où en sommes-nous?

Où? Où?

Mais c'est un jeu d'enfant!

Oh, c'est mon morceau favori.

C'est comme ça qu'il faut faire, tu comprends?

Allez-y, trompettes! Mettez-y du coeur.

Sire...Sire, vous...

-Vous parlez... -Non, je joue.

-Mais, Sire, vous-- -Pas maintenant, pas maintenant.

Allez, un peu de passion!

Allons...vous le massacrez! Qu'est-ce que vous avez?

Voilà...

Ici.

C'est Haendel, Messieurs.

Je l'ai rencontré. Un gars bien ordinaire.

J'ai son clavecin.

Et bien, à vous maintenant.

Les personnes coudes...

Les Messieurs genoux...

Les Mesdames Courbette...

Les baiseurs de mains.

Un joli balcon, ici.

Venez voir. Allez-y.

Vous apprendrez peut-être quelque chose.

Un beau cul, aussi. Et bien chaud, je parie.

Qu'est-ce qui vous amène à Windsor?

On m'avait dit que Votre Majesté n'était pas bien, mais...

Pas bien...

Puis-je vous aider en aucune façon?

Tu veux pousser le vieil oiseau hors du nid?

Nous pouvons peut-être partager quelques responsabilités.

Tu veux tâter le gouvernement de tes doigts boudinés?

Je suis vieux et infirme, je ne t'embêterai pas longtemps.

Je vous souhaite en bonne santé.

Tu me souhaites...

C'est ma mort que tu souhaites, espèce de gros...

parasite!

Taisez-vous, mon père. Taisez-vous.

"Taisez-vous"?

"Taisez-vous"?

Tu oses empêcher le roi de dire ce qu'il pense?

-Je vais te tuer! -Papa, s'il te plaît!

Pour l'amour du ciel!

Je vais t'étrangler! Laissez-le-moi!

C'est quelque chose qu'il a mangé.

Espèces d'imbéciles! Vous allez tous être arrêtés.

Tu connais bien ton jeu, espèce de monstre!

En ce qui concerne le trône,

je sais que Sa Majesté supporte un lourd fardeau.

J'ai bien peur que le temps ne soit venu...

où nous soyons forcés de partager ce fardeau.

Monsieur...

Madame Fitzherbert a toute notre confiance.

-Baker, comment va le roi? -ll est encore dément.

Et le pouls est à 104.

-ll ne contrôle pas ses esprits? -ll en est loin...

si je peux me permettre.

Puisque Sa Majesté n'est pas en état de s'occuper de lui,

c'est à nous de le faire.

Vous, Warren, assisterez Baker en tant que physicien de roi.

J'insiste pour que cet arrangement soit approuvé...

par les ministres de Sa Majesté.

"lnsiste"?

"Approuvé"?

Un fils qui s'inquiète pour son père.

Où va le monde, M. Pitt?

Son Altesse Royale a raison.

C'est une affaire de famille.

Merci, Monsieur le chancelier.

Les enfants! Les enfants!

-Les enfants dorment. -ll faut les réveiller!

-Pourquoi? -Londres est inondé.

Il faut fuir vers les hautes terres.

Sauvons Amélia, Adolphus et le petit Octavius.

-Venez, venez. -Octavius est mort, Sire.

Qui l'a tué? Le prince de Galles.

Il veut me tuer aussi.

-Georges! -Mes enfants. Papa vous sauvera.

Papa vous aime.

Il ne veut pas que vos pieds se mouillent.

-Venez! -Maman...

Papa n'est pas fou, ma chérie. Il n'est pas fou.

Il s'est perdu, c'est tout. Il faut aller sur le toit.

Sire, vous parlez!

Je sais que je parle! Je dois suivre mes mots!

Leur courir après!

Je me traîne derrière les locutions.

Je dois parler pour suivre mes pensées.

J'ai peur.

Je croyais qu'il t'avait prise.

-Qui? -L'autre Georges, le gros.

Je croyais que tu m'avais trompée avec le fils.

Elizabeth, viens dans mon lit.

Elizabeth, allez-vous-en! Vous tous, partez!

Partez! Vous aussi!

Tu veux parler?

Parle. Vas-y, parle!

Que fais-tu avec lui que tu ne fais pas avec moi?

Vous agissez comme des cochons tous les deux.

Ces grosses mains, ce jeune ventre...

-Sire, par pitié-- -Ces cuisses chaudes!

Georges, écoute-moi.

Penses-tu que tu es fou?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

La folie n'est pas un si grand tourment.

La folie n'est pas à moitié aveugle.

Les fous ne tiennent pas debout.

Ils sautent, ils dansent.

Moi, je parle.

Parle et parle et parle.

J'entends les mots, alors je dois les dire.

Je dois vider ma tête de ces mots.

Il s'est passé quelque chose.

Quelque chose ne va pas.

Oh, Charlotte.

-Je ne le ferai pas, Monsieur. -Ce sont les ordres du prince!

Je ne suis pas l'écuyer du prince.

Sa Majesté a perdu l'esprit!

Votre Majesté...

Nous ne pouvons donc pas être seuls?

Laissez-nous. Je parle à Sa Majesté.

-L'eau a-t-elle montée? -Chut, Georges.

Greville a raison. Il a raison de faire attention.

Il faut aller chercher les enfants.

Les emmener sur les hautes terres.

Sauver Amélia, Adolphus, le petit Octavius.

Amenez la Reine!

Son Altesse Royale m'a ordonné...

de déplacer les appartements de Votre Majesté.

Mais, pourquoi? Où?

Pour aider au rétablissement de Sa Majesté.

-Capitaine Fitzroy! -Allez-y, Monsieur.

Georges!

Votre Majesté n'est pas autorisée...

à se trouver avec le roi.

Pas autorisée? Mais je suis la reine.

Où l'emmenez-vous?

Non! Arrêtez! Georges!

Tyran!

Agressé par mes deux parents la même soirée.

Quelle famille!

On m'avait prévenue.

En Angleterre, le prince déteste toujours le roi.

C'est pourquoi il est fou?

Vous l'avez rendu fou, Monsieur, par votre oisiveté.

Je suis oisif, madame,

parce que le roi ne me donne rien à faire.

Faites comme moi.

Je le soutiens.

-J'ai eu 15 de ses enfants. -Alors soyez reconnaissante...

d'avoir un endroit pour respirer.

Non, pour procréer.

Excusez-moi, mais c'est vraiment drôle.

Georges, non, Georges, je vous en prie.

Laissez-moi rester avec lui, s'il vous plaît.

Non, Madame.

-De quelle autorité? -L'autorité médicale.

Et sur celle d'un fils, Madame, qui s'intéresse à son père.

Je suis sa femme, je ne m'intéresse pas à lui?

Probablement, Madame.

Mais dans son état d'esprit actuel,

j'ai bien peur que Sa Majesté ne s'intéresse pas à vous.

Venez, Madame.

Laissez-moi vous montrer vos nouveaux appartements.

Voici Monsieur Lucas Pepys, Monsieur le chancelier,

que j'ai pris la liberté de consulter.

Plus il y en a, mieux c'est.

Connaissez-vous la maladie de sa Majesté?

J'ai passé ma vie à étudier et à comprendre...

Ies méandres de l'esprit humain.

Les quoi?

L'esprit, Monsieur, et ses...

défaillances.

Si c'était possible, j'apprécierais d'examiner...

d'abord un des mouvements de Sa Majesté.

Ceci peut être arrangé, non?

Que lui arrive-t-il?

Un délire constant et le pouls s'élève parfois à 1 10.

Le pouls varie. Ce n'est pas signifiant.

Je suis d'accord.

J'ai toujours pensé que les selles...

étaient plus éloquentes que le pouls.

Quelles sont vos suggestions?

-Une purge immédiate. -Warren?

Il faut lui placer des ventouses...

sur le dos pour drainer les humeurs du cerveau...

et sur les jambes pour drainer les humeurs...

dans les extrémités inférieures.

Je suis d'accord, mais il ne s'y soumettra jamais.

Coucou, petit Georges.

Pas ma peau. Pas ma peau, s'il vous plaît.

Par pitié!

Je suis l'agneau consacré.

Oh, Dieu, qui connaît nos coeurs et le moindre de nos désirs...

Iavez le--

notre coeur grâce à l'inspiration du Saint Esprit...

afin que nous puissions Vous aimer parfaitement...

et glorifier le Saint Nom...

grâce au Christ, notre Sauveur, amen, amen!

Oh, Père miséricordieux...

je me suis écarté de Votre voie comme un agneau égaré...

Mon Dieu, aidez-moi! Aidez-moi!

Ayez pitié de nous...

misérables pêcheurs!

Ne me touchez pas! Je suis le roi!

Allez dire à la reine que je suis attaqué.

La reine! La reine!

Au secours!

Il souille ses vêtements.

Urine, excréments.

Il débite des grossièretés.

Les eaux souillées débordent de son esprit.

Je suis pas un garde-malade.

Si Sa Majesté ne peut se contenir,

comment peut-il contenir le pays?

Je serai soulagé quand ce sera terminé.

Joyeux et glorieux.

M. Pitt, Votre Majesté.

Où?

Ici, Votre Majesté.

Approchez-vous, Monsieur Pitt.

Il faudra parler haut, je ne vois pas très bien.

Il y a un voile, ici.

Et...dans mon oreille.

Dans mon oreille.

Dans mes oreilles.

On se pose des questions à la chambre, Sire.

Le parlement.

Ne faites rien, M. Pitt. Rien.

Je ne suis pas fou.

Je ne vois plus.

Il y a un voile.

Oh, la reine...

Comme elle me manque.

Elle me manque.

Partie, partie, partie.

-C'était l'avis des docteurs. -Partie.

Oh, docteur.

Oh, mon Dieu!

Oh, mon Dieu!

Les honorables membres voudront sûrement savoir...

que j'ai vue Sa Majesté, hier.

Et les seuls symptômes de trouble que j'ai remarqué...

étaient une tendance à se répéter...

et à sauter d'un sujet à l'autre...

une caractéristique que l'on retrouve dans la plupart...

des conversations de la bonne société,

et qui, si on la jugeait avec sévérité...

justifierait de se défaire...

de bien des membres de cette assemblée.

Monsieur Fox!

Les plaisanteries réconfortantes de M. Pitt...

ne doivent pas tromper la chambre.

Le roi est handicapé.

Certains disent qu'il a perdu la raison...

Auquel cas, rédigeons une proposition...

pour que le prince de Galles devienne régent.

De l'ordre.

De l'ordre!

La motion présentée devant cette chambre...

est qu'un projet soit rapidement rédigé...

pour nommer le prince de Galles, régent de ce royaume.

La chambre va voter.

Merci, Messieurs, de votre soutien.

Je dois voter, Monsieur.

Pourquoi doivent-ils voter?

Le roi est incapable.

Ce sont les représentants de la nation.

Certains viennent aux séances...

dans l'espoir qu'ils aideront leur pays.

Mais la plupart d'entre eux, étant humains,

sont ici pour se remplir les poches.

Monsieur Pitt et votre père les ont beaucoup aidé.

Pensions, demeures...

Pots-de-vin.

Quand il sera évident que Pitt est fini...

et qu'il n'y a plus de pâtée dans l'auge...

Votre Altesse Royale deviendra le régent.

Je dois rejoindre les autres.

Gascoigne...Sheridan.

Fox.

-353. -323.

Excellent. Une majorité de 30 voix.

Assez bon. Un gouvernement par 30 voix.

Gouvernement? 30?

Nous n'avons pas gagné?

On ne s'attendait pas à gagner du premier coup.

-Je croyais qu'ils m'aimaient. -lls vous aimeront, Monsieur.

Avec le temps.

Le temps. Toujours le temps.

C'est maintenant, le temps! Maintenant!

Et c'est notre candidat?

Dieu pourrit tous les princes.

Donnez-nous la sagesse de l'Amérique.

Il se rétablira sûrement à temps.

A quoi cela servirait-il?

Une fois régent, le prince le fera enfermer...

dans quelque trou de Windsor.

Fou ou sain d'esprit, nous ne le saurons jamais.

Vous avez lu trop de romans.

Qu'il se rétablisse vite, ou nous sommes perdus.

Monsieur Pitt!

Lady Pembroke.

La reine comprend que vous n'êtes pas satisfait...

des docteurs de Sa Majesté.

Le Roi ne va pas mieux.

Ma belle-mère a perdu ses esprits,

et les physiciens n'ont pas réussi...

à les lui faire retrouver.

Cependant, il y en eu un qui déclara être sûr de la guérir.

Elle lui fut donc confiée.

-Et elle s'est rétablie? -Complètement.

Chasse à courre, a fondé des institutions charitables...

fait de la broderie.

J'ai écrit son nom.

Monsieur.

Merci, Madame Cordwell.

Regardez! Regardez!

Enfin! Enfin!

-Madame Cordwell. -C'est mon mari.

A toute vitesse de Portsmouth.

Madame Cordwell,

Ie capitaine Cordwell s'est noyé à Goodwins, il y a trois ans.

Mais il lui ressemble.

Retournez au travail, Madame Cordwell.

Docteur Willis?

Je dois avoir certains privilèges--

Le pouvoir en ce qui concerne le patient,

et un contact permanent.

Vous résiderez ici, à Windsor.

Et il faudra que le parlement soit tenu au courant.

Il faudra écrire des bulletins.

Ils doivent être positifs, optimistes.

La survie du gouvernement en dépend.

Et, docteur Willis...

Vous êtes mon docteur.

Vous comprenez?

Je suis le docteur du roi.

C'est la même chose.

Par ici, Monsieur.

Oui.

Savez-vous, M. Greville, que l'état de la monarchie...

et l'état de la démence partagent une frontière?

Certains de mes fous s'imaginent qu'ils sont rois.

Lui...

il est le roi.

Où peut se réfugier son imagination?

Nous n'utilisons pas le mot "fou", Monsieur,

en relation avec Sa Majesté.

Qu'est-ce qui est "normal" pour un roi?

On s'incline devant lui, on s'accorde, on accepte.

Qui peut s'épanouir avec tant de complaisance?

Etre freiné, défié...

en un mot, contrarié...

exerce le caractère,

assouplit l'esprit, le rend accommodant.

C'est faute de cet exercice que les souverains sont rigides.

En garde! Le roi! Le roi!

-C'est le roi. -Celui que je dois guérir.

Labourez votre sillon bien droit...

comme un règle, fait à la règle.

Et un autre à côté, et ainsi de suite...

pour avoir le plus beau champ d'ici à Cirencester.

J'ai une ferme.

Poussez-nous hors de notre trône,

nous ne manquerons pas d'emploi.

Donnez-moi la gestion de 20 hectares, je vous le prouverai.

J'ai dit...

que j'avais une ferme, Majesté.

Ce gentilhomme, Sire, se dévoue à l'étude...

de la maladie dont souffre Votre Majesté.

Un docteur de fous, alors?

Je ne suis pas fou. Seulement nerveux.

Je vais essayer...

de soulager certains inconvénients...

dont souffre Votre Majesté.

Inconvénients!

Insultes!

Assauts!

Ils me frottent les plaies avec du sel, regardez.

Etant donné votre habit et votre conduite,

je dirais que vous êtes un ministre de Dieu.

Il est vrai, Votre Majesté, que j'ai servi l'église...

avant de pratiquer le médecine.

Je regrette que vous ayez laissé une profession que j'adore...

pour en embrasser une que je déteste.

Notre Sauveur guérissait les malades.

Mais il ne gagnait pas 700 livres pas an.

Ce n'est pas mal pour un fou.

J'ai un hôpital...

dans le Lincolnshire.

Oui, je connais le Lincolnshire.

De beaux moutons là-bas. Admirables.

Des cochons, aussi. Mais je ne connaissais pas d'hôpital.

Mes patients travaillent, Sire.

Il labourent,

ils cultivent la terre...

et ce faisant ils acquièrent une meilleur image d'eux-mêmes.

Je suis le roi d'Angleterre.

Il ne peut exister de meilleure image de soi.

Vous me regardez, Monsieur?

Oui, Monsieur.

Je ne vous perds pas de vue.

Non, c'est moi qui vous surveille.

Vous êtes intrépide, Monsieur.

Je le suis plus encore.

Je ne suis pas votre fermier!

Vous devez vous efforcez de bien vous conduire.

"Devez"? Qui doit faire quelque chose, ici?

Allez-vous-en, espèce de clochard galeux...

D'ours mal léché du Lincolnshire!

Surveillez votre langage, Monsieur!

Je ne le ferai pas! Je préfère qu'on me mette en terre!

Si Votre Majesté ne veut pas bien se tenir,

elle devra être maîtrisée.

Quand on obligeait les criminels à parler...

on leur montrait d'abord l'instrument de torture.

On montre au roi, l'instrument de sa torture...

pour l'obliger à ne pas parler.

Et bien, je n'irai pas. Je n'irai pas.

Ramenez-le! Ramenez-le!

Non!

Que faites-vous, Monsieur?

C'est le roi!

Je suis le roi! Lâchez-moi!

Comment osez-vous?

C'est le roi!

Asseyez-le. Asseyez-le.

Je saisirai votre hôpital--!

Si le roi refuse de se nourrir, il sera maîtrisé.

S'il déclare qu'il n'a pas d'appétit, il sera maîtrisé.

S'il blasphème...

et qu'il se livre à des discours insensés...

il sera maîtrisé.

S'il écarte sa literie, déchire ses pansements...

et gratte ses plaies et s'il ne s'efforce pas...

tous les jours à se rétablir,

alors il sera maîtrisé!

-Je suis le roi d'Angleterre! -Non, Monsieur!

Vous êtes le patient!

Pas autorisé? Qu'est-ce qui n'est pas autorisé?

C'est pourtant nous qui l'avons recommandé.

Aucun d'entre eux ne le connaît.

Il n'est plus lui-même.

Comment peuvent-ils l'aider à retrouver sa personnalité...

s'ils ne le connaissent pas?

C'est un ange de gentillesse et de bonté.

-Fortnum? -Monsieur?

-Que faites-vous? -Je m'en vais à Piccadilly...

pour commencer une profession de marchand.

Ce n'est pas grand-chose mais c'est mieux que de vider...

des pots de chambre.

Braun.

Pepys.

Bonnes nouvelles.

Des selles fétides et puantes.

La couleur est bonne...

bien moulées...

et la quantité est impressionnante.

Bien sûr, l'urine est un peu sombre.

Ou c'est la lumière?

-Ce Willis. -Oui?

C'est un homme dangereux.

Vraiment?

-Ce n'est pas un docteur. -ll n'appartient pas...

au Collège Royal des Physiciens.

Il veut nous renvoyer.

Il faut se serrer les coudes.

Et, surtout, un seul avis.

Quel genre d'homme est-il?

Un pasteur.

Un imposteur.

Il a des idées modernes.

Il faudra le surveiller.

J'ai entendu du bien de lui.

Il travaille avec les yeux.

Il regarde le roi?

-Quelle effronterie! -Le pauvre roi.

Il est sans sa reine. Il doit se sentir bien seul.

Quel dommage qu'il ne soit pas à proximité.

Vous ne voulez pas dire...ici?

Mon Dieu, non.

A Kzw.

Arrêtez de vous débattre, Majesté.

Je vous vois, Sire.

Non, Monsieur. Vous ne me voyez pas.

Personne ne me voit.

Je ne suis pas ici.

Du calme!

Ne me touchez pas avec vos mains sales--!

Je vous surveille, Monsieur.

Je vous surveillerais jusqu'à ce que...

vous fassiez ce qu'on vous dit.

Je suis le roi. C'est moi qui donne les ordres.

Je suis le verbe, Monsieur. Je ne suis pas l'objet.

Tant que vous ne vous contrôlerez pas,

vous ne contrôlerez pas les autres.

Et en attendant...

c'est moi qui commande!

Alors, contrôlez-vous, espèce de chèvre.

-Mettez-le en voiture. -Alors, me voilà mort!

Le roi du cercueil!

Ils m'emmènent pour m'assassiner...

mes parties intimes seront déchirées...

et séparées par des chevaux...

mes membres seront exposés dans la ville voisine.

Aidez-moi! Je vous en prie!

Au secours!

Monsieur Roi.

Viens ici, petite canaille!

Viens!

Vous aviez dit que la reine viendrait à Kew.

-Quand le moment sera venu. -Un mensonge!

Vous êtes un ministre du culte et vous mentez.

Ce mensonge vous fera quitter votre célèbre ferme...

et s'éparpiller vos aliénés domptés...

dans tous le Lincolnshire.

Menteur.

Je suis ici.

Ici.

Mais pas tout à fait là.

Oui.

Je m'asseyais avec mon père quand il était malade.

Je lui lisais du Shakespeare.

Je ne l'ai jamais lu.

Je suis un ecclésiastique.

Ils ont tué la reine, le saviez-vous?

Non, Sire.

Vous avez froid?

Il fait un peu frais, Sire.

Je n'ai pas froid.

Je crée les intempéries par le pouvoir de mon esprit.

En fait, ce n'est pas un drame pour le reine...

en fait, parce qu'en fait...

je suis marié à la grande, Elizabeth.

Que dites-vous, Monsieur?

On ne parle pas Allemand dans le Lincolnshire?

Alors, permettez-moi de vous traduire.

Je n'avais qu'un mot à dire et Madame était partante.

-Jupes et jambes en l'air! -Bâillon.

Un petit clin d'oeil et je suis sur elle--

Vous m'aviez assuré que vous le guéririez.

Je le peux, Monsieur, avec le temps.

Nous n'avons pas le temps.

Pour qui pries-tu, maintenant?

Pour le roi.

Tu devrais prier pour nous...

parce que...

s'il meurt ou s'il reste fou--

Georges!

Nous pourrons dire que nous sommes mari et femme.

Vous ne connaissiez pas le marié?

ça fait un ou deux ans.

La mariée n'a pas mentionné qu'elle était catholique?

Pourquoi l'aurait-elle fait?

Le voilà.

Le prince doit se marier avec l'autorisation du roi...

et il ne peut pas épouser une catholique.

Vous avez effectué un mariage illégal.

Et il ne m'a donné que 10 livres.

Voilà 10 livres de plus pour te fermer la bouche.

C'est contraire à la loi!

Je suis la loi.

Ces journées sont si longues, Elizabeth.

Et encore plus longues pour Sa Majesté.

Dans le salon, Messieurs.

Les docteurs, Votre Majesté.

Bonsoir, Votre Majesté.

Et comment allons-nous, aujourd'hui?

Les ampoules se sont bien guéries, ce qui ne va pas.

Seigneur Dieu! Ne me touche pas, barbare!

Le bulletin.

"Beaucoup mieux."

ça ne se voit pas.

Vous doutez de ma parole, Monsieur?

Je l'écrirai.

Pouvons-nous mentionner les selles?

Ah, les selles, les selles.

La qualité des selles...

a été un des aspects les plus fastidieux de cette maladie.

Quand allez-vous réaliser qu'un individu peut produire...

des selles copieuses et régulières chaque jour...

et ne pas connaître la raison?

M. Ie Président, je ne voudrais pas importuner...

Ia chambre avec les détails du dernier...

et je dois dire, optimiste, bulletin de santé,

mais les membres honorables aimeront certainement savoir,

que bien que Sa Majesté ait eu des hauts et des bas,

sa santé s'améliore progressivement.

S'améliore? C'est un mensonge effronté.

Des hauts et des bas?

M. Ie Président, avec votre permission,

je voudrais lire un extrait de ce même bulletin...

qui m'a été remis par le Dr Warren.

Voici un exemple de ces "hauts" et ces "bas":

Les obscénités de Sa Majesté!

Ses blasphèmes!

Ses discours décousus!

Il suffit de dire que ce...

bulletin optimiste se termine ainsi:

Bien que Sa Majesté ait eu des moments de lucidité,

il n'en demeure pas moins régulièrement dément...

et incapable de pensée rationnelle.

Je déclare devant la chambre...

que nous avons été trompé trop longtemps...

quant à la durée de la maladie de Sa Majesté.

Quand verrons-nous la proposition...

qui fera du prince le régent?

En temps utile.

Quand? Quand?

Elle est en cours de rédaction.

Quand? Quand? Quand?

De l'ordre!

Bientôt!

De l'ordre!

Sur la motion de M. Fox de présenter la proposition,

Ia chambre va voter:

Les voix pour à droite, les voix contre à gauche.

Ils l'ont emporté par trois voix.

Nous avons donc perdu.

Vous devez soumettre la proposition de régence.

Alors?

Je prie, nom de Dieu!

Je suis presque prêt à vous apporter mon soutien.

Maintenant?

-Nous n'en avons plus besoin. -Je crois que si.

-Votre poulain est marié. -Ce n'est qu'une concubine.

Je n'en ai pas parlé à M. Pitt...

pas encore.

Que voulez-vous?

Le bien du pays.

Et demeurer chancelier.

Je suis sûr que nous pourrons arranger ceci,

Ie jour où nous pourrons, s'il arrive,

mettre nos mains sur le gouvernement.

La proposition est prête, Monsieur.

Je suis un escargot, chancelier,

qui rampe lentement jusqu'au trône.

Même Maria...

commence à s'impatienter.

Seulement pour le rétablissement de Sa Majesté.

Et maintenant, Monsieur le chancelier...

est en faveur de Votre Altesse.

La fin est proche.

J'ai toujours été en faveur de Votre Altesse.

Bien sûr.

Cependant, la situation actuelle demande de la délicatesse.

C'est votre père, Monsieur. Soyez généreux.

Reposez-vous sur vos lauriers. Les choses sont favorables.

Favorables?

Me reposer? Mes lauriers?

-ll ne vous reste qu'à attendre. -Attendre?

Chancelier, j'ai attendu toute ma vie.

Je me suis efforcé de cultiver la langueur...

mais il est difficile d'être languide...

quand le trône d'Angleterre est vacant.

Les gens se moquent de moi.

Que dois-je faire pour être pris au sérieux?

Je vous le dis, Messieurs, être le prince de Galles...

n'est pas une position...

mais un fardeau.

Elle a plus de bon sens que lui.

Il faut de la force de caractère...

pour résister aux rigueurs de l'indolence.

Aucune mention de Maria.

Non, Monsieur. Il est un peu tôt pour cela.

Nous y arriverons, Maria, je te le promets.

N'est-ce pas, Thurlow?

Monsieur.

PROPOSlTlON

Ce n'est pas possible. Le fils en charge du père?

Il le fera enfermer.

C'est une sentence de mort.

Elizabeth, je dois le voir.

C'est impossible, Madame.

De plus, si la reine le voit--

Il prononce toujours autant d'indécences--

-A propos de? -A propos de...

A propos de vous.

Raconte-moi.

Je ne peux pas.

A quoi rêve, Sa Majesté, M. Greville?

A ceci?

Madame, s'il vous plaît.

Ceci?

Ou cela?

Allons-y, les enfants. Le premier à la porte.

Oh, Baker.

J'ai un travail pour toi, une mission secrète.

-Vraiment, Sire? -Oui.

Je veux que tu donnes Gibraltar à l'Espagne.

Essaie d'avoir Minorque en échange.

-Tu crois pouvoir le faire? -Je suis médecin, Sire.

Alors, tu n'auras aucune difficulté.

Bonsoir.

Votre Majesté.

Vous n'avez rien à me dire, Sire?

Parler, Madame?

De quoi pourrai-je parler?

Nous étions mariés depuis 28 ans,

sans nous être jamais séparés un seul jour.

Et vous m'avez abandonné à mes bourreaux.

Ils disaient que c'était pour votre bien.

Mon bien? Que savent-ils de mon bien-être?

Ils ne vont peut-être plus me laisser vous voir.

Ils ont préparé une proposition...

pour nommer le fils, régent.

Régent?

Tu comprends?

Il va gouverner à ta place.

Régent?

Le bouffi?

Sa Majesté n'a pas été informée de la proposition.

Il doit savoir.

Georges, vous devez savoir!

Il doit savoir, vous entendez? Le fils.

Le fils?

Le père mis de côté, expulsé, enfermé, exclu.

Le père n'est même pas encore mort.

De quelle autorité?

"Le prince de Galles détient les pleins pouvoirs et l'autorité."

"Toute l'autorité, tous les privilèges et les aides..."

Pourquoi n'ai-je pas été informé?

La proposition n'est pas importante.

Votre Majesté...

Cette proposition sera soumise aujourd'hui.

Le prince de Galles a la majorité--

Greville, le Dr Willis a raison.

Emportez cela.

Il est en voie de guérison. Ce sont de bonnes nouvelles.

Quelqu'un d'autre est au courant?

Il se peut que ce soit temporaire.

Il n'y a aucune raison de disséminer cette information.

Nous déciderons de l'état de Sa Majesté...

après le vote de la proposition.

N'est-ce pas, Warren?

C'est comme si c'était fait.

Où est Thurlow?

"Ces guenilles me rappellent...

"ces autres moments sombres."

"Quittez-les, je vous prie." Allez, allez-y.

"Quittez-les, je vous prie."

"Et comment va le roi?"

-Monsieur Thurlow, Sire. -Votre Majesté.

Nous lisions Shakespeare. Willis, donnez-lui le livre.

Le roi Lear.

Est-ce bien sage?

Je ne savais pas de quoi ça parlait, Monsieur.

Apparemment, je dormais et Cordélia entre...

et elle demande au docteur, Greville, comment je me porte.

Allons-y.

-Qui fait Cordélia? -Vous.

Oui, c'est que...

Willis n'est pas bon.

C'est un bon médecin mais un terrible acteur.

Allons-y.

"O Dieux cléments...

"guérissez cette brèche dans sa pauvre raison."

"Rétablissez le calme et l'harmonie des sentiments...

"de ce père changé en enfant".

C'était très bien.

De ce père changé en enfant, c'était très bien.

Continuez, Greville, c'est à vous.

"ll y a déjà longtemps qu'il se repose.

"Soyez à ses côtés, Madame, quand nous le réveillerons.

"Je réponds de sa tranquillité."

"Oh, mon père chéri!

"Que le baume de santé s'écoule de mes lèvres...

"et que ce baiser répare les violents désordres...

"que mes soeurs ont infligé à ta tête sacrée."

Bon, allez-y, embrassez-moi à présent.

Non, ici, non. Ici, ici, c'est du Shakespeare.

Bon.

Non, continuez.

C'est le moment où le roi se réveille. Prêt?

C'est ça. Allons-y.

"Et comment se trouve mon royal seigneur?

"Comment se porte Votre Majesté?"

"Tu me fais du tort de m'arracher de la tombe.

"Toi qui est un ange dans le sein du bonheur,

"mais moi je suis condamné à la roue de feu.

"Mes larmes ardentes me brûlent les joues...

"comme du plomb fondu."

ça c'est vrai.

"Ne te rie pas de moi. Je suis un pauvre vieillard débile.

"Et pour dire la vérité...

"je crois que je n'ai plus une once de raison."

C'est la fin, Votre Majesté?

Ah, non. Mon Dieu, non.

Cordélia, c'est-à-dire Thurlow, meurt.

Elle est pendue. Et le roi meurt de chagrin.

Et c'est ainsi qu'il meurent tous. C'est une tragédie.

-Très convaincant. -C'est ma façon de jouer.

Vous paraissez être vous-même.

Vraiment?

Oui, assurément.

J'ai toujours été moi-même, même quand j'étais malade.

Mais à présent je le parais.

Et c'est ce qui est important.

Je me souviens comment le paraître.

Ou quoi?

Qu'avez-vous dit, Votre Majesté?

Quoi? Je n'ai rien dit.

Greville, on ne pose pas de question au roi.

Tu devrais le savoir.

Ou quoi?

Préparez-le.

Regarde sa pisse. Comme de la limonade.

-Elle est encore tachée d'encre. -C'est celle d'hier.

Celle-ci est d'aujourd'hui.

La pisse aînée, la pisse cadette.

"La chambre s'est réunie aujourd'hui pour discuter...

"de la tutelle de Sa Majesté...

"et de qui va détenir l'autorité réelle...

"pendant le temps que durera la maladie de Sa Majesté."

M. Ie Président, nous autres, de ce côté de la chambre...

nous nous trouvons très fortunés...

d'avoir le prince de Galles,

un jeune homme de grand caractère et aptitudes...

Alors, quoi, maintenant?

Ainsi, M. Ie Président,

je voudrais présenter quelques réformes...

qui auraient déjà dû être prises...

et qui je dois le dire,

vont nécessiter des dépenses...

Je viens de voir Sa Majesté...

et j'ai conversé deux heures avec lui sans interruption.

Mon Dieu, il parle de nouveau.

Non, bon sang!

Oui, en fait, mais pas 15 à la douzaine...

et pas d'absurdités non plus.

Il est d'ailleurs sacrément intelligent

Nous avons lu Shakespeare. Vous avez lu le Roi Lear?

Une tragédie.

Bien sûr! Si ce stupide messager s'était un peu dépêché...

on n'aurait pas pendu Cordélia et le roi ne serait pas mort...

et on aurait eu une belle fin.

Ce qui aurait été mieux...

parce que c'est assez tragique comme ça.

Monsieur le chancelier--

-Le roi va mieux. -Mieux qu'avant?

Mieux. Les "ou quoi" sont revenus. Venez!

Personne, M. Ie Président, n'a autant d'estime...

pour Sa Majesté que moi.

Mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur le fait...

que Sa Majesté a été frappée...

d'une terrible maladie...

qui sera, je le crains, de longue durée...

et qui semble résister...

à tous les traitements médicaux.

Nous sommes...

très touchés...

par l'inquiétude...

démontrée par nos plus loyaux sujets...

et très--

très heureux d'être de retour parmi vous.

Nous vous assurons que...

maintenant que nos forces nous sont revenues...

nous prendrons de nouveau...

Ies rênes du gouvernement.

Vive le roi!

C'était pas mal, pas vrai? Ou quoi?

Papa, vous êtes revenu!

Venez avec moi! Maman est dans le jardin.

Deux heures de retard.

Il le fait exprès.

Il sait que ses retards vous rendent fou.

Calmez vous. J'entonnerai un chant de réconciliation.

L'amour en sera le thème principal.

Leurs Altesses Royales, Votre Majesté.

Frédéric.

Georges.

Je vous en prie.

-Comment est Votre Majesté? -Tu t'en fous, gros lard!

De l'amour, Georges.

Vous souriez, Monsieur.

Je suis heureux de voir mon père de si bonne humeur, Sire.

Bonne ou mal, je la contrôle, Monsieur.

Quand un homme peut se contrôler,

son humeur n'a pas d'importance.

Quand un homme ne peut pas se contrôler,

il a intérêt à être sérieux!

Il vaudrait mieux--

Vous êtes marié, Monsieur?

-Je suis marié, Sire. -Avec une grande, une allemande?

Des enfants, tout ça?

-Je suis marié, Sire-- -Pas sans ma permission!

Et je ne la donne pas. Ne la donnerai pas.

Vous n'êtes pas marié, Monsieur.

Si vous ne contrôlez pas votre toux, sortez!

Débarrassez-vous d'elle, Monsieur.

Vos dettes seront payées...

et votre revenu...

sera approprié.

Peut-on s'étonner de devenir fou!

Avec ces docteurs!

30 guinées par visite et les frais de voyage...

pour six mois de torture.

C'est comme si on payait sa propre exécution.

Combien reçoit-il?

Une pension annuelle.

Milles livres par an, Monsieur.

Bon, il m'a quand même bien aidé.

Je crois que c'est le temps qui vous a aidé, Monsieur.

Vraiment?

Mais que se passe-t-il avec les colonies, M. Pitt?

L'Amérique du Nord est à présent une nation.

Bon.

Il faudra s'y habituer.

J'ai connu des choses plus étranges.

Une fois, un mouton à cinq pattes.

Renvoyé?

Doux Jésus!

-Et moi? -Oubliez ce que vous avez vu.

Sa Majesté en sous vêtements. Effacez cela de votre mémoire.

Nous savions qu'il était malade.

Oui, et maintenant il est guéri.

Tenez.

Moi aussi.

Je ne suis plus au service.

Vous avez été bon avec Sa Majesté...

pendant sa maladie, Greville.

J'ai fait ce que j'ai pu capitaine Fitzroy.

Colonel Fitzroy.

Vous ne saviez pas?

Cela semble injuste mais écoutez mon conseil.

Etre bon ne constitue pas un mérite aux yeux des rois.

Pour eux, c'est une liberté comme tout autre sentiment.

Un oeil aveugle vous servirait mieux...

et vous emmènerait plus loin.

Sa Majesté ne s'est pas encore retirée, Greville.

Je dois partir demain.

Oui.

Vous le saviez?

C'est dommage. Vous sembliez plein de promesses.

Pourrais-je...?

M. Greville, s'il vous plaît.

Mais quand--

Je n'ai fait que servir, Monsieur Greville, rien de plus.

En garde! Le roi, le roi!

Merci, Thompson.

Madame...

pendant ma maladie,

on m'a dit que...

j'ai dit certaines choses.

Je ne m'en souviens pas, Sire.

C'est plutôt ce que j'ai fait qui m'inquiète.

Alors...

nous l'avons fait?

Votre Majesté?

Nous sommes-nous complètement laissé aller?

Parce que...

si c'est le cas, j'aimerais m'en souvenir, ou quoi?

Non, Sire. Le comportement de Votre Majesté...

a été impeccable.

Comme le meilleur père et le plus généreux des souverains.

Bien, bien.

Madame Roi.

Monsieur Roi.

Vous êtes une bonne petite...

ou quoi?

Ils ont dit pendant votre maladie...

que si vous aviez mené...

une vie normale, ceci ne serait peut-être pas arrivé.

Une vie normale?

D'autres femmes, Monsieur.

Vous voulez dire une vie dissolue.

Il n'y a pas de vie sans regrets.

Mais pas de vie sans consolation.

Vous êtes une bonne petite femme, Madame Roi.

-Et nous avons été heureux, non? -Oh, oui, Monsieur Roi.

Et nous le serons encore.

VlVE LE ROl

Votre Majesté, je serai dans la cathédrale...

au cas où la cérémonie soit une trop grande contrainte.

Dites-lui que la cérémonie ne sera pas une contrainte.

C'est le manque de cérémonie qui en fut une.

Et ne me regardez pas, Monsieur.

N'assumez pas que je suis comme avant.

Je ne suis pas le patient. Retournez à vos moutons.

Le roi est de nouveau lui-même.

Nous devons nous comporter comme une vraie famille.

A présent, il y a des fermes modèles, des villages modèles,

et des manufactures modèles.

Soyons une famille modèle...

un exemple pour la nation.

Oui, il faut essayer d'être plus typique, Fred.

Mais, papa, je veux quelque chose à faire.

A faire?

Contentez-vous de suivre les traces de votre père.

Souriez au peuple, saluez-le.

Montrez-leur que nous sommes heureux.

C'est pour cela que nous sommes ici.

LA COULEUR DES URlNES DU ROl SUGGERE...

QU'lL ETAlT ATTElNT DE PORPHYRlE,

UNE MALADlE PHYSlQUE QUl AFFECTE LE SYSTEME NERVEUX.

CETTE MALADlE EST RECURRENTE, lMPREVlSlBLE...

ET HEREDlTAlRE.

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