All language subtitles for 1935 - Goin to town - Je veux +¬tre une lady (de Alexander Hall)

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Original subtitles

- Buck Gonzales et sa bande. - C'est une terreur.

- On ferait mieux de s'en aller. - Oui.

Venez, les gars.

- Venez. - Je vais m'envoyer quelques verres.

- Salut, Toby. - Salut, Butch.

- � boire pour tout le monde. - D'accord, Toby.

- Un bourbon pour moi. - Pour moi, un scotch.

- Un peu plus de bourbon pour moi. - Une lamp�e de whisky.

- Une chope de bi�re. - Un double whisky.

�a noce OK. �a sonne OK.

Donne-moi un �wouble diskey�- Oh, donne-moi un coca-cola.

- O� est Cl�o ? - Elle est dans les parages.

C'est une fille splendide.

Fais attention, Buck. Cl�o est tr�s populaire.

T'as pas de droits sur elle.

T'es pas mari� avec elle.

Mari� ? Non, je lui demanderai jamais de m'�pouser.

Patron, on dit qu'apr�s 5 minutes avec elle...

un gars a de la chance de s'en tirer avec son vaccin.

Laisse tomber.

Qu'est-ce qu'il y a, b�b� ? Tu m'aimes plus ?

Mais oui. le me relaxe.

Eh, ch�rie, quand je roucoule, je roucoule bien ?

- Tu me le dis ou tu me le demandes ? - Dis-moi que tu m'aimes.

Pourquoi je dirais �a ?

Quelle excuse une fille comme toi peut bien avoir pour �tre seule ?

Je suis n�e comme �a.

J'aimerais t'emmener loin de tout �a.

Tout �a ?

Je crois que je pige.

Pendant longtemps, j'ai eu honte de ma mani�re de vivre.

Tu veux dire que tu t'es assagie ?

Non, j'ai arr�t� d'avoir honte.

Tu te crois o� ? Sur un quai de gare ?

Cl�o, Buck Gonzales est en bas et il te cherche partout.

Heureusement qu'il est pas venu chercher ici.

Allons-nous-en ou tu vas me compromettre.

Eh, qu'est-ce qui presse ? Y a le feu ?

Dans tes yeux, mon grand, dans tes yeux.

- Salut, Cl�o. On y va ? - � plus tard !

- Salut, Cl�o. On danse ? - � plus tard, mon grand.

Eh, si on fondait ensemble au son de cette musique ?

D'accord, mon brasier.

J'ai un homme, et quel homme quand il vient en ville

Le sh�rif quitte le quartier

C'est une mauvaise graine

Mais il sait si bien aimer

C'est une m�chante graine

Mais il sait si bien aimer

Y a pas une seule taule au ronde

Qui a pu le garder

Mon homme c'est de la dynamite

C'est une mauvaise graine

Mais il sait bien m'aimer

C'est une sale graine

Mais il sait bien m'aimer

On le recherche � Tacoma et dans l'Oklahoma

San Francisco veut le retrouver

On l'a coffr� � Santa Fe

Pour avoir d�valis� Jesse James

Y a pas un gars ou une fille

Qui ont su le garder

Il vous ferait un sale coup s'il pouvait

C'est de la mauvaise graine

Mais il sait si bien aimer

D'un amour si vache si dur si bravache

Il sait si bien aimer

Oh, super.

Oh, vas-y !

Salut, Cl�o.

- Je te cherchais. - Eh, attends une minute.

- Casse-toi. - Que je me casse o� ?

- On fait toujours le clown, hein ? - Je veux te parler.

- � plus tard, ch�ri. - On fait le m�chant cow-boy, hein ?

Je me ficherais de n'importe quelle autre fille.

- Avec toi, je suis de la dynamite. - Oui, et moi ton allumette.

J'ai beaucoup pens� � toi, derni�rement.

Tu dois �tre tr�s fatigu�.

Qu'est-ce qu'ils font, maintenant ?

S'il y avait de la musique, je dirais qu'ils dansent.

J'ai toujours pris ce que je voulais.

Les gars vont se ficher de moi..

Mais je te veux tellement que je veux t'�pouser.

C'est vraiment pur, ch�ri.

Je suis s�rieux, tr�sor. Je veux t'�pouser.

Un mariage ? �a va �tre un tout nouveau boulot pour moi.

Je suis riche. Je te donnerai tout.

Tout ce que je poss�de : mon ranch, tous mes biens.

�a rend la chose tr�s s�duisante.

Alors, t'es d'accord ?

Voil� ce que je te propose. On va jouer �a aux d�s.

Qu'est-ce que t'en dis ?

�a marche.

Les dames d'abord.

Merci.

Laisse-moi mettre les choses au clair.

Si je gagne, je t'�pouse pas...

mais tu me donnes ce bout de terre sur le delta.

Et si tu perds, tu m'�pouses.

- Et je gagne tout ce qui est � toi. - C'est �a.

Tu vas le mettre sur papier ?

Oui, oui. Je te le jure.

C'est mon jour de chance !

Tu m'as gagn�e.

Et tu es toute � moi, maintenant, ch�rie.

Qu'est-ce qui se passe ?

Elle l'a �achat�...

Elle l'a attach� et �rap� pour l'emporter. Par� pour l'emporter...

Elle l'a pr�par�.

T'as pas peur de moi parce qu'on dit que je suis de la mauvaise graine ?

Je suis une bonne fille pour de la mauvaise graine.

On se mariera ce soir. Je vais sortir le juge de paix de son lit-

- Une minute. Me bouscule pas. - Qu'est-ce qu'il y a ?

�a va me prendre deux semaines pour acheter mon trousseau.

- Ton quoi ? - Mes habits de mari�e.

Je suis une fille qui aime les jolies choses.

Deux semaines, c'est long.

Je vais voir ce que je peux faire.

Sortez les verres, j'offre la tourn�e ! On va f�ter �a, les gars.

Dans deux semaines, Cl�o et moi, on va se marier.

Un discours ! Un discours ! Un discours ! Un discours !

Je suis pas une bavarde, je suis une femme d'action.

Bonjour, sh�rif.

Juste � temps pour prendre un petit verre avec nous.

Je bois pas avec les voleurs de b�tail.

Je croyais qu'on emp�chait le vol de b�tail par ici.

C'est ce que les gens pensent...

mais on l'emp�che jamais avec des gars comme Buck Gonzales dans le secteur.

C'est �a. Rigole. Rigole tant que tu peux.

Mais un jour, je t'aurai, je te raterai pas.

Buck n'a rien de malicieux dans la t�te � part moi.

Une minute, ch�rie. Je veux parler au sh�rif.

- O� tu vas, Cl�o ? - Je reviens, les gars.

J'entends dire que tu vas �pouser Buck Gonzales.

- Comment tu l'as pinc� ? - Je l'ai gagn� � un jeu de d�s.

- Le sh�rif ! - Ouvre la barri�re, fais-les filer.

Je suis arriv� de la c�te est il y a 4 ans.

Je ne sais rien des transactions de Buck Gonzales hors d'ici..

Mais je vous assure, sh�rif...

que j'ai parfaitement tenu les comptes de ce ranch.

Je ne doute pas de votre bonne foi.

Je suis contrema�tre ici depuis 5 ans. Nous ne savons rien de tout �a.

Il y a une voiture qui arrive. �a doit �tre elle.

�a va �tre un choc terrible pour elle, le jour de son mariage.

Ouais.

Bonjour, sh�rif. C'est gentil de venir � mon mariage.

Qu'est-ce qui ne va pas, les gars ?

Je croyais que vous m'accueilleriez au son de vos p�tards.

Excuse-moi, Cl�o, mais il y a une raison pour �a...

et �a ne va pas �tre facile � te l'expliquer le jour de ton mariage.

Il n'est pas arriv� quelque chose � Buck, au moins ?

Oui. Je suis d�sol�, mais on n'a pas pu l'�viter.

Montrez-moi o� il est.

- J'ai de la peine pour elle. - Quais.

Puis-je vous donner mes condol�ances ?

C'est un choc pour nous tous.

Ouais. J'avais fait un march�, et j'allais m'y tenir.

Je garde jamais de souvenirs. Vous voulez peut-�tre �a.

- Qu'est-ce que c'est ? - Un arrangement entre Buck et moi.

C'est la premi�re fois qu'il se mettait d'accord avec quelqu'un.

C'est bien sa signature.

Ouais. Il l'a sign�e et le sh�rif l'a cachet�e.

Je n'en suis pas si s�r.

Cela dit que si vous consentez � l'�pouser.

Buck vous c�de tous ses biens.

Oui, mais il s'est fait buter d'abord.

Vous avez respect� votre part du march�. Vous avez consenti ?

Certainement. Deux fois.

Je crois que c'est � la loi d'en d�cider.

Vous ne voulez pas dire que-

�a me remboursera pour mon c�ur bris�.

Mlle Borden, apr�s avoir d�lib�r�...

la cour a d�cid� que tous les biens..

Du d�funt, Buck Gonzales, vous appartiennent.

Vous avez agi en bonne foi, et respect� votre part du march�.

M. le juge, en mati�re d'hommes, je fais toujours de mon mieux.

�tant l'une des femmes les plus riches de notre �tat..

laissez-moi vous mettre en garde contre les escrocs.

Laissez les escrocs se garder tout seuls.

- Qu'y a-t-il au programme, maintenant ? - Vous devez v�rifier �a.

- V�rifiez-le vous-m�me. - Je peux pas faire �a.

Ce sont mes derniers comptes pour les biens de M. Gonzales.

Et s'ils sont satisfaisants, ma t�che aura �t� remplie.

- Comment �a, �remplie�? - J'aurai fini mon travail.

Vous avez vu ce gars-l�, Monsieur le juge ?

Juste apr�s m'avoir branch�e sur la grosse galette, il veut me plaquer.

Il est temps que je rentre sur la c�te est.

Je vais vous donner un salaire qu'il serait grossier de refuser.

- C'est tr�s aimable � vous. - Qu'en dites-vous ?

Je pourrais m'occuper du b�tail et des hommes pour vous.

Juste du b�tail. Je m'occupe des hommes.

On a fait une bonne quantit� de kilom�tres, Mlle Cl�o.

J'ai l'habitude. Mais quand je danse, c'est mes pieds qui sont en compote.

Vous avez vu tout le ranch, � part le champ de p�trole.

- J'y �tais hier. - Et tout vous convient ?

Surtout le patron, un sacr� beau gars.

- Carrington, l'Anglais ? - C'est donc �a ?

Je pensais bien que ce corps-l� devait �tre import�.

Fais-le bien courir aujourd'hui.

Hier, c'�tait pas bien.

Bel animal.

C'est Cactus, le cheval le plus rapide de l'Ouest.

Buck allait le faire courir, cet hiver.

Il aime pas trop les coups de feu, Mille Cl�o.

Si on le monte avec un p�tard, il battra Man O'War.

- Ah, ouais ? - Eh !

Je vous avais pas dit de pas tirer de coups de feu devant ce cheval ?

�a ne serait pas si terrible si �a ne l'effrayait pas autant.

Quand il vous conna�tra mieux, il vous suivra comme un petit chien.

J'esp�re qu'il me sautera pas sur les genoux.

D�sol�, mais M. Carrington n'a pas pu m'accompagner.

- Il a refus� ? - Non, pas exactement.

Il a soulev� des objections parce qu'il travaillait sur les puits de p�trole.

- Je vais les retirer. - Les puits de p�trole ?

Non, ses objections.

Je veux que vous vous concentriez surtout sur �a.

Je pars dans quelques jours, vous devrez continuer sans moi.

O� la compagnie vous envoie, maintenant, en Sib�rie ?

Non, juste � Buenos Aires.

Si ces puits ont le rendement qu�on esp�re....

L'h�riti�re de Gonzales sera l'une des femmes les plus riches du monde.

Je suppose qu�elle saura pas quoi faire de tout �a.

- Vous la connaissez ? - Je l'ai vue, entendue.

- Impressionn� ? - Pas tr�s raffin�, ce p�trole-l�.

Taillez-le bien. Juste � la bonne taille.

Eh, bel homme !

- La dame t'appelle. - Oui, je l'ai entendue.

- Elle veut te parler. - D�sol�, je suis trop occup�.

Il est trop occup�.

Il veut se faire cajoler.

- Non- - Je sais ce que je fais.

Qu'est-ce qui vous prend de me tirer dessus ?

Je ne suis pas une cible, m�me pour quelqu'un comme vous.

Que savez-vous sur moi ?

Juste ce que je vois, et c'est suffisant.

Vous �tes facilement satisfait.

- Que voulez-vous de moi ? - Rien pour le moment.

Vous avez un sens de l'humour extraordinaire.

- Oui, et c'est pas tout. - Mais vous allez devoir m'excuser.

Je suis trop occup� pour tous ces bavardages.

Vous �tes anglais, hein ?

- Oui. �a vous d�range ? - Non, �a me pla�t assez.

Laissez-moi passer, les gars.

Mettez ce bout de 25 cm dans le four.

Bavardons un peu.

Je l'aime bien, ce gars-l�.

Vous pouvez pas conqu�rir un gars en le traitant de cette mani�re.

Ah, non ?

Tant qu'il percera des trous sur mes terres....

Je veux savoir de quoi il est question.

Qu'il vienne chez moi ce soir, et qu'il am�ne ses plans.

D'accord, Mille Cl�o.

Je vais l'examiner, ce gars-l�.

- Bonsoir, les gars. - Bonsoir.

Et les 2000 b�tes pour Chicago ?

- D�accord, faites-les partir. - Oui, Madame.

Vous �tes ravissante.

- Comme un puits de p�trole ? - Un puits de p�trole ?

Il y a un gars qui va venir ici. Il a rien d'autre dans la t�te.

Il vient faire un rapport. Apr�s son d�part, je vous en ferai peut-�tre un.

Ma ch�re, j'ai peur que vous ne compreniez pas bien Carrington.

- C'est un homme, non ? - Oui.

C'est tout ce que j'ai � savoir.

C'est le genre de personne qui ne peut �tre int�ress�....

que par quelqu'un de la m�me couche que lui.

C'est quoi, une couche ? Un truc que j'ai pas ?

Si je peux me permettre, vous n'avez pas eu la chance....

D'acqu�rir une certaine �ducation.

Vous voulez dire que je suis pas une dame.

Laissez tomber. Notre petit pari tient encore.

D'accord, mais je crois que vous allez perdre.

Je lui ferai oublier toutes les couches du monde.

- Bonsoir. - Jusque-l�, on est d'accord. Entrez.

- J'ai amen� ce que vous vouliez. - Je vois.

On parle tout de suite affaires ?

- Oui, asseyez-vous. - Merci.

- Cigarette ? - Non, merci.

- Quelque chose � boire ? - Non, merci.

Quoi ? Pas de vices ?

J'ai bien peur qu'on n'avance pas tr�s vite.

Vous aussi, vous l'avez remarqu� ? Continuez.

Cette carte repr�sente toute votre propri�t�.

Cette partie incurv�e est la partie principale. L�, ce n'est pas exploit�.

Va falloir y rem�dier.

Ces zones sombres sont indiqu�es..

Dans l'�tude topographique comme �tant bitumeuses.

Vous m'�patez. C'est fascinant.

Ces cercles indiquent les puits qui ont �t� for�s, � ce jour.

Comme vous le voyez, on a examin� scrupuleusement le terrain.

Est-il possible que vous ayez oubli� quelque chose ?

Absolument pas.

Tout ce qui avait l'air prometteur a �t� examin�.

Je vous assure que vous tirez un profit maximum de la propri�t�.

- Comment en �tes-vous si s�r ? - Jugez-en par vous-m�me.

Il y a tant de choses qui ne sont pas visibles sur une carte.

Pas si vous savez les lire.

Tout ce qui a de la valeur ici est sur cette feuille de papier.

C'est encourageant.

- Alors, vous comprenez ? - Oui.

Pourquoi vous gardez toujours le pied sur le frein ?

Quel frein ? Je ne sais pas ce que vous voulez dire.

Vous savez que Buck Gonzales me courait apr�s. Vous le connaissiez.

- Oui, je connaissais ce bandit. - Ce �bandit�?

Vous �tes un de ces gars bourr�s de principes, hein ?

�coutez.

Je peux pas �tre sociable apr�s avoir �t� trait� d'une fa�on aussi grossi�re.

Je reconnais que j'ai �t� un peu fruste, mais vous m'aimez bien.

- J'admire votre suffisance. - Je sais.

Vous �tes habitu� aux dames qui servent du th� parfum�...

et le boivent en tenant leur petit doigt en l'air...

mais je vous aime bien quand m�me.

C'est la premi�re fois que je suis en contact avec une femme comme vous.

Si je peux y rem�dier, �a sera pas la derni�re.

Je peux �tre diff�rente, si je veux.

Vous n'avez pas vu mon meilleur c�t�.

Vous �tes une femme dangereuse.

Merci.

Je vous trouve pas mal, moi aussi.

Venez l�.

Que se passe-t-il ? Vous avez peur de moi ?

- Peur de vous ? - Oui.

Bonsoir, Messieurs.

- D�sol�, Mlle Cl�o. - Pas de probl�me.

Vous devriez jamais parier avec moi, les gars.

Ce genre de truc, c'est ma sp�cialit�.

Vous semblez passer un bon moment � mes d�pens.

Vous pourriez m'expliquer de quoi il s'agit ?

Oui, oui.

Ces messieurs m'ont pari� que vous ne pourriez pas-

Avoir l'air d'un idiot. C'est �a ?

Vous avez noblement r�ussi.

Je dois vous faire signer �a, Madame.

J'ai besoin d'un peu plus de temps avec ce gars-l�.

Oui.

Merci, Madame.

Le probl�me, c'est que vous n'en aurez pas la possibilit�.

- Non ? - Il s'en va.

Pourquoi on ne me l'a pas dit ? O� il va ?

Sa compagnie l'envoie � Buenos Aires.

Vous voulez dire, en Am�rique du Sud, au pays des courses.

J'ai lu �a l�-dedans.

�Ville & Campagne�

C'est une dame ?

Mme Crane Brittany ? Absolument.

Il en trouvera beaucoup, l�-bas, non ?

Bien s�r.

- L'une d'entre elles sera inattendue. - Que voulez-vous dire ?

Je vais explorer comment on devient une dame, et vous devrez m'aider.

- Je ferai ce que je pourrai. - Il m'en faudra plus que �a.

La premi�re �tape de mon �ducation sera une croisi�re.

Vers Buenos Aires ?

Oui, je vais inscrire Cactus au Sweepstake international.

Quelle surprise. Vous �tes un bon juge en mati�re de chevaux ?

J'en sais rien. J'en ai jamais mang�.

�Club international�

Y a une grande diff�rence entre cette piaule et celle o� je travaillais.

- Pas �piaule�. Cet endroit. - C'est la m�me chose.

Vous voulez une table ?

O� on prend les paris pour les courses de demain ?

- Dans le bar, Madame. - C'est un endroit parfait.

Ouvrez la marche, mon grand.

- Qui est-elle ? - Vous n'�tes pas au courant ?

Vous plaisantez !

Laquelle d'entre elles est une dame ?

Ne montrez jamais du doigt. Ce sont toutes des dames.

Et ces gars doivent tous �tre des gentlemen.

Ils ont leur chemise blanche.

- Le v�tement ne fait pas le gentleman. - Je m'en suis aper�ue.

- Voil�, Madame. - Dix sur Montezuma.

�Sweepstakes internationaux� - 500 sur Montezuma. - Tr�s cientos pesos sur Montezuma. @

- 200 sur Bonnie Lassie. - 500 sur Montezuma.

Montezuma semble �tre la vedette, par ici.

- Oui, de toute �vidence, le favori. - Je vais y mettre le hol�.

1000 balles sur Cactus.

- Mil pesos por Cactus. - Cactus, le cheval am�ricain ?

Oui.

- Serveur, donnez-moi une lamp�e- - Deux cr�mes de cacao, je vous prie.

- Oui, c'est ce que je voulais dire. - Vodka.

C'est quoi, �a ? Le nom d'un cheval ou d'une boisson ?

Une c�l�bre boisson russe, Madame. La vodka, c'est la Russie.

Quand on la boit, on pense � toutes sortes de choses.

J'ai pas besoin de la vodka pour �a.

Permettez-moi de me pr�senter.

Je suis Vladimir Stepanovich Zanin.

Pas possible ?

Mon nom a quelques centim�tres de moins que le v�tre.

Je suis Cl�o Borden, et voici M. Winslow.

- Enchant�. - Je vous demande pardon, Cl�o ?

Ne soyez pas offusqu�. C'est tout � fait cordial.

Eh, c'est pas la dame du magazine ?

Oui. Mme Crane Brittany.

Qui est le tor�ador qui l'accompagne ?

Ce n'est pas un tor�ador. Il est aussi russe.

Vous devez comprendre qu'il y a �Russes� et �Russes�.

- Vous l'aimez pas trop, hein ? - C'est exact.

- Dommage. Un vrai �gent�. - Gentleman.

C'est �a. Je faisais l'abr�viation.

- 300 sur Montezuma. - 100 sur Viceroy.

- Oui, Madame. - 2,000 sur Bonnie Lassie.

Cinq b�tons sur Cactus en premi�re place.

Ch�re Madame, n'�tes-vous pas trop optimiste � l'�gard de ce cheval ?

Non, ma ch�re, je suis prudente.

- Bonnie Lassie a gagn� le Derby. - Pour moi, le Derby est un chapeau.

- Vous verrez la diff�rence demain. - Bonne occasion de parier.

- Dites votre chiffre. - Si vous voulez �tre si d�raisonnable...

- 10000 � la cote en vigueur ? - 20000 et �a marche.

Fort bien. On r�glera �a demain au champ de courses.

D'accord, je vous fais confiance.

Une cigarette, Cossack.

C'est un plaisir de rendre service � la blonde am�ricaine.

Vous savez ce que vous voulez, hein ?

Venez, Ivan. On doit y aller.

� vous aussi.

Je ne savais pas que vous parliez espagnol.

J'ai pas travaill� � Tijuana pour rien.

Aux �curies o� sont les chevaux pour la course de demain

il y a un certain cheval, dans la stalle huit...

qu'on doit emp�cher de participer � la course de demain.

Sans mentionner l'argent que je perdrais si ce cheval gagnait...

sa propri�taire a besoin d'une le�on.

Aimeriez-vous avoir quelques milliers de plus en banque ?

Vous m'int�ressez.

- Vous le ferez ? - Pourquoi pas ?

C'est le moment.

Descendez ici. Arr�tez la voiture, Rogers.

Les �curies ne sont pas loin d'ici.

Vous d�ciderez vous-m�me quels moyens employer.

Ce sera fait, mais n'a-t-on pas parl� d'argent ?

Le reste, demain.

Oui, montrez-moi l'argent�.

J'esp�re que vous �tes satisfaite de vos robes.

Vous avez des nouvelles de Carrington ?

J'esp�re que je ne fais pas tout �a pour rien.

Il est ici. Je me suis renseign� discr�tement.

- Il sera aux courses demain ? - Je n'en serais pas surpris.

J'esp�re que vous avez raison.

Vous m'imaginez tomber amoureuse de ce gars-l� ?

Je suis cens�e �tre intelligente et avoir r�ponse � tout.

La r�ponse, c'est que l'intelligence ne met pas � l'abri de l'amour.

Bonsoir, ma ch�re.

Bonsoir, Winslow.

Montezuma. 500 pesos.

Merci.

- Non. - Non ? Excusez-moi.

Bonjour. Madame, je suis si heureux de vous revoir.

C'est si gentil.

Pour un baiser, je donnerais la moiti� de ma vie.

Venez me voir demain. Vous aurez deux baisers.

Je vous pr�sente le capitaine Du Pont, c�l�bre soldat de fortune.

- Un h�ros. - C'est exact, Madame.

Madame, lieutenant Mendoza, Se�or Alvarez.

- Comment allez-vous, les gars ? - Je n'ai pas entendu votre nom.

C'est pas de votre faute. Vous avez vraiment essay�.

O� ai-je d�j� vu votre charmant visage ?

Au m�me endroit que maintenant.

Il y en a une sur un million, m�taphoriquement parlant.

C'est cette reine du b�tail qui devait faire courir Cactus.

Oui, j'ai entendu parler d'elle.

On a trouv� du p�trole sur son ranch. Elle est milliardaire.

C'est choquant de voir quel genre de personne a de l'argent de nos jours.

Mme Brittany. Puis-je vous parler seule ?

Fletcher, je vous rejoindrai plus tard au bar.

Je veux vous expliquer.

- C'est Cactus que je vois l� ? - Je vais vous expliquer.

En essayant d'ex�cuter vos ordres, j'ai eu des ennuis. J'ai �chou�.

Oui, je vois.

D�sol�e, les gars, mais ici, c'est priv�.

Comment �a se passe ?

Cactus n'a pas dormi cette nuit. Il a d� attraper froid.

Attrap� froid ?

Il a fallu que �a arrive maintenant.

Viens ici.

Je veux pas prendre de risques apr�s ce qui s'est pass� hier soir.

Vous aurez une prime en plus si vous battez Cactus.

Le moyen m'importe peu. Tout est bon.

N'oubliez pas, sois au poteau du 3/4 de piste et regarde-moi.

Oui, Madame.

Allez, Se�or Carrington.

Frottez le naseau de Montezuma, �a vous portera bonheur.

Souvenez-vous que vous portez les couleurs Lopez. Faites-leur honneur.

N'oublie pas que tu portes mes couleurs.

Alors, fais bouillir la marmite.

Comme c'est amusant de vous rencontrer � Buenos Aires.

Je partage votre stup�faction.

Je suis heureuse qu'on ait tant de choses en commun.

Vous avez toujours le pied sur le frein ?

Je suis ravi de vous voir.

- Mais je dois rejoindre mes amis. - Ne d�rapez pas. Oui.

- Une amie ? - Oui.

- O� est-il assis ? - Dans la loge � c�t� de la n�tre.

Fantastique.

Le programme ?

�a ne vous ennuie pas ?

Merci. Sur quel avez-vous mis� ?

Montezuma, bien s�r.

C'est ce que je pensais. Dommage. Vous allez perdre.

- Quoi ? Qui va perdre ? - Oui, vous aussi.

Je vous parie 50 b�tons que Montezuma ne gagnera pas.

- Que signifie �50 b�tons�? - Des dollars-50000 tout ronds.

Papa, saute dessus !

- Oui, essayez un peu, pour voir. - Madame.

Je vais parier avec vous.

- C'est parfait. - C'est insens�, Cl�o-

- Excusez-moi, Mlle Borden. - Je sais ce que je fais, ch�ri-

- Excusez-moi, M. Carrington. - C'est votre argent.

Bravo. Vous �tes tr�s dou�e.

Si seulement vous me laissiez vous guider.

Oui, c'est pas une mauvaise id�e.

Salut, l'amie. Et ce petit pari ?

C'est satisfaisant.

- C'est votre petit ami, avec elle ? - Oui, le tra�tre.

- Les jumelles. - Certainement.

- Merci. - Pas de quoi.

Plota, premier, Montezuma, second.

Bonnie Lassie, troisi�me, � un rythme d�contract�.

Cactus arrive dans le couloir int�rieur.

- Vous avez vu �a ? - Oui, je vois.

Allez, Cactus ! Tu peux encore gagner !

Par cons�quent, c'est un privil�ge et un grand honneur.

De transmettre � Mlle Cl�o Borden...

nos chaleureuses f�licitations....

et celles de nos coll�gues sportifs

du monde entier.

Je suis s�r que Mlle Borden aimerait nous dire quelques mots.

J'en serai ravie.

�a promet d'�tre amusant.

Mesdames et Messieurs, j'avais �crit un discours tr�s chic.....

Mais je l'ai laiss� � la maison sur le piano.

Je vous suis reconnaissante d'avoir organis� cette soir�e pour moi.....

Et en ce qui concerne notre succ�s, � mon cheval et � moi...

ce que je peux dire, c'est �On est venus, on a vu et on a conquis�.

Merci.

Je leur ai donn� de la classe, pas vrai ?

Ivan, vous semblez avoir de l'argent, ce soir, o� l'avez-vous trouv� ?

C'est mon secret.

� votre blonde Americana.

Et � ses millions, qui seront bient�t � moi.

Vous avez de la chance. Vous avez ce que vous avez toujours voulu.

Une femme comme elle devrait �tre fi�re d'avoir Ivan Valadov.

Surveillez ce que vous dites, quand vous parlez de Mlle Borden.

Ne me faites pas rire, se�or.

Vous vous d�brouillez bien, vous aussi, avec la riche Se�orita Lopez.

Je suppose que ses millions � elle ne vous int�ressent pas.

Salaud !

- Un jour, vous paierez pour �a. - Je vous prenais pour un gentleman.

Vous vous battez dans un bar, vous assommez mon ami !

- Votre ami, hein ? - Oui. �a vous d�range ?

- Non. Mais moi, je choisis mes amis. - Et vous les r�duisez en miettes.

Venez, [van.

Ma ch�rie. Ma douce.

Ma ravissante.

Laissez tomber tout �a. C'est pas les titres qui me manquent.

Je viens de m'apercevoir que c'est de vous que je suis amoureux.

- Vous �tes la seule, apr�s tout. - Apr�s tout quoi ?

Ch�rie, je vous aime !

Vous devez �tre mienne. �pousez-moi.

�coutez, Ivan. Vous �tes pas mal pour jouer..

Mais en tant que mari, vous seriez dans mes pattes.

- Mais, ch�rie- - On est �des intellectuels oppos�s�.

- Que voulez-vous dire ? - Je suis intellectuelle, et vous, oppos�.

Je suis un aristocrate et l'�pine dorsale de ma famille.

Votre famille devrait aller voir un chiropraticien.

Eh, o� vous allez, comme �a ?

Je crois pas que �a vous regarde.

Si. 'ai plein de choses � vous dire.

Vous devriez les dire � votre ami russe.

Vous lui semblez d�vou�e, et vous et moi, on n'a rien en commun.

Que voulez-vous dire ? J'ai des millions, non ?

Je grimpe dans la soci�t� ! Je fr�quente des gens bien !

Je peux tout acheter, que voulez-vous d'autre ?

Certainement pas votre argent.

Beaucoup de gens pensent comme vous...

mais vous surestimez l'importance de l'argent.

- Il y a d'autres choses que l'argent. - Quoi, par exemple ?

La bonne �ducation. La culture.

Mes anc�tres doivent partir et revenir sur le Mayflower ?

Non. J'essaie de vous expliquer quels sont mes standards..

Et ce que j'attends des gens que je fr�quente.

Quand on a plein d'argent, on peut avoir tous les amis qu'on veut.

- Des parasites, comme votre Ivan. - Ne m�lez pas mes amis � �a.

- Alors, ne m'y m�lez pas non plus. - j'en prends note.

Pourquoi faut-il que je sois attir�e par ce gars-l� ?

Vous voil�. Je vous cherchais.

- Winslow, j'ai besoin d'un nom. - Pardon ?

Je dois �tre une dame, maintenant, co�te que co�te.

Y a pas une fa�on rapide de s'y prendre ?

Si c'est la position sociale que vous cherchez, il y a le mariage.

Parfait. Trouvez-moi un gars avec un nom ronflant...

du sang royal dans les veines et un compte en banque bien rempli.

Et je ferai un versement ce soir.

En voil� un qui n'est pas tr�s actif, mais il est c�libataire.

Ses jambes �taient magnifiques.

Clinton Hungerford. Il collectionne les antiquit�s.

Vous croyez qu'il tiendra le coup jusqu'� ce que je le ram�ne ?

- Num�ro 8, noir. - j'ai gagn� !

D'autres ch�ques, M. Colton ?

- Oui. - Si vous vous arr�tiez, mon vieux ?

Ne vous inqui�tez pas. Ma chance va tourner.

Faites vos jeux. Vous jouez, Mlle Borden ?

Oui, je veux tenter ma chance. 5000, je vous prie.

Tr�s bien.

19, rouge.

D'autres ch�ques, M. Colton ?

J'arr�te.

Faites vos jeux.

Dommage, Colton. Vous avez eu une sacr�e malchance, ce soir.

Oui, je suis fauch�.

Je ne ferais pas �a si j'�tais vous.

Pourquoi pas ?

Donnez-moi �a.

- Vous avez �t� malchanceux, ce soir. - Oui, ils m'ont mis � sec.

Asseyez-vous.

Je voudrais vous parler.

�a va vous sembler �trange, mais je veux que vous m'�coutiez.

Vous aimeriez avoir acc�s � une fortune ?

- Vous essayez d'�tre dr�le ? - Non, je suis tr�s s�rieux.

Je vais �tre franc. Je vous propose une affaire.

Une affaire ?

Oui. Le nom et le rang des Colton contre une g�n�reuse fortune.

Le nom des Colton ? Une fortune ?

Je vois ce que vous voulez dire, mais c'est hors de question.

- Je ne peux pas faire �a. - Dommage.

Attendez.

- Qui est-ce ? - Mlle Borden, la reine du p�trole.

- 29, noir. - Elle gagne encore, Morgan.

Je n'ai jamais �t� dans une position aussi g�nante.

Je me sens comme un idiot.

Au contraire, vous devriez vous sentir chanceux.

Je vais dire � Mlle Borden que vous �tes l�.

Si �a ne vous fait rien, je vais prendre un verre. J'en ai besoin.

Oui. Servez-vous.

Comment �a s'est pass� ?

Tout est arrang�. Il attend dans la pi�ce voisine.

Je vais mettre la touche finale. Venez.

Je dois vous pr�ciser que c'est le neveu de Mme Crane Brittony.

Quoi, cette dame ?

Tu parles d'une co�ncidence ! Menez-moi aupr�s de lui.

M. Fletcher Colton. Mlle Borden.

- Comment allez-vous ? - Comment allez-vous ?

Vous faites une excellente affaire, si vous voulez mon avis.

M. Colton se sentait un peu mal � l'aise � ce propos.

Lui avez-vous pr�cis� qu'il s'agit strictement d'une affaire ?

Oui.

Ce n'est pas dirig� contre vous personnellement.

Parce que je vous trouve pas mal et tout �a....

mais je voulais que vous sachiez � quoi vous en tenir.

Je comprends. Vous voulez acheter votre place dans la haute soci�t�....

� travers mon rang social, et rien de plus.

C'est bien ficel�. Je l'aurais pas mieux dit moi-m�me.

On n'a plus qu'� arranger les d�tails du mariage.

Oui, on va donner au beau monde de quoi jaser..

Parce que je vais �tre Mme Fletcher Colton...

de New York, Miami et Southampton.

�Southampton New York 146 km�

�Manoir Colton�

La nouvelle Mme Colton doit �tre une �cuy�re de cirque !

Une chose est s�re. La vie va �tre un cirque, ici, � partir de maintenant.

- D�accord, � jeter. - Oui, Madame.

- Entrep�t. - Oui, Madame.

� jeter.

Et dites-lui qu'avec moi, il y a....

Mme Plunkett, Mme Pillsbury, et Mme Cranford.

- Nous voulons la voir imm�diatement. - Bien s�r.

Avec Mme Brittony il y a Mme Plunkett, Mme Pillsbury et Mme Cranford.

Pr�parez-vous � rigoler un peu.

C'est absolument choquant.

Je trouve �a beau, mais je ne lui dirai pas.

J'esp�re bien que non.

Il ne reste pas une seule trace de mes anc�tres.

Bonjour, Mesdames. Comme c'est gentil � vous.

Vous ne voulez pas vous asseoir ?

- Nous allons prendre le th� ? - Non, merci.

Pas de th�. Je suppose que vous venez me f�liciter.

Oui. Nous pensons que vous avez tr�s bien r�ussi.

Quand je vous ai rencontr�e � Buenos Aires....

Je n'aurais jamais cru qu'on serait un jour de la m�me famille.

� propos de famille, avez-vous fait une recherche sur vos anc�tres ?

Oui. Mais ils ont �t� malins. On n'a pas pu les attraper.

Vous ne voudrez s�rement pas �tre � Southampton tr�s longtemps.

Qu'est-ce qui vous fait dire �a ?

Un petit oiseau me l'a dit.

Ce petit oiseau devait �tre un peu coucou.

J'ai peur que vous trouviez ce lieu tr�s calme...

apr�s votre train de vie habituel.

Vous inqui�tez pas. J'ai l'intention de mettre de la vie dans ce trou-

Je veux dire, dans ce lieu.

Mon Dieu ! Que comptez-vous faire ?

Comme c�est la saison des f�tes, ici...

je compte donner quelques soir�es pour une assembl�e hupp�e.

Vous �tes invit�es.

Je r�alise que vous �tes une jeune femme ambitieuse.

Je vois pourquoi vous avez �pous� mon neveu.

- Je sais ce que vous avez en t�te. - Dites-moi �a. Je me repose.

Je vous donnerais de bons conseils, si vous me demandiez mon avis.

On demande pas � ses ennemis comment gagner la guerre.

Vous sugg�rez que je suis votre ennemie ?

Vous n'�tes pas venue ici en amie. Vous perdez votre temps.

Vous comptez donc vous imposer parmi nous.

; M'imposer parmi qui ? �coutez, ma grande, n'oubliez pas....

Je suis Mme Fletcher Colton de New York, Miami et Southampton !

Vous-Vous-

Je vous ferai quitter Southampton !

Je me demande si elles reviendront.

Quand elles sauront ce que je vais faire, elles se battront pour revenir.

Ma ch�re, que mijotez-vous donc ?

Une chose que je planifie depuis longtemps.

Ah, oui ? Qu'est-ce que c'est ?

Je vais leur donner un spectacle.

Qu'ils seront pas pr�s d'oublier.

- Quel genre de spectacle ? - Un beau petit spectacle.

- Je vais leur montrer un op�ra. - Un op�ra ?

Oui, et vous devez prendre des dispositions sur le champ...

afin de trouver un t�nor pour jouer Samson.

Vous allez tenter de monter Samson et Dalila ?

Je suis pr�te � essayer n'importe quoi au moins une fois.

Et en plus de �a, je serai Dalila.

- Mais- - J'ai du respect pour cette dame.

Voil� une coiffeuse qui a r�ussi.

�Cabinet de l. Henry Brash�

N'oubliez pas, Donovan. Ce n'est pas une affaire ordinaire.

�a demande du tact et de la diplomatie.

�a fait 15 ans que je suis un brillant d�tective priv�.

S'il y avait justice, je serais commissaire.

- Oui ? - Mme Brittony est l�.

Faites-la entrer.

- Sortez un moment, Donovan. - Certainement.

Entrez, Mme Brittony.

- Merci. - Tout se met tr�s bien en place.

J'ai mis le d�tective au courant. J'attends Ivan Valadov.

Il est arriv� de Buenos Aires ce matin.

Magnifique, Brash. Vous avez toujours �t� minutieux.

Vous devez savoir que cette entreprise co�tera cher.

Rien n'est trop cher pour la d�shonorer et la chasser de Southampton.

Bien. Et si on peut compter sur Valadov pour jouer son r�le......

Les r�sultats d�passeront nos esp�rances.

Puisque tout le monde sait que Valadov l'a officiellement courtis�e...

et avec les preuves qu'on esp�re avoir.

On aura assez d'�l�ments pour demander le divorce pour Colton.

Ne vous inqui�tez pas pour la coop�ration d'Ivan Valadov.

Je sais qu'il est un individu m�prisable.

- Qu'y a-t-il ? - M. Valadov est ici.

Faites-le entrer

M. Brash, je suis Ivan Valadov.

Comment allez-vous ? Vous connaissez Mme Brittony.

Bien s�r.

J'ai le plaisir de bien conna�tre Mme Brittony.

- Faites entrer Donovan. - C'est tr�s aimable de m'inviter ici.

Seulement parce que la situation requiert des talents comme les v�tres.

Voici le plan. �coutez bien, Donovan. Vous aussi, M. Valadov.

Mme Colton va donner une grande soir�e.

Au manoir Colton, le 17 ao�t au soir.

Je crois que c'est samedi soir. Voyons.

�Samedi 17 ao�t 1934�

Oui. Donovan, je veux que vous-

M. et Mme Pillsbury.

- C'est si gentil de nous avoir invit�s. - C'est aimable � vous d'�tre venus.

- Comment allez-vous ? - Comment allez-vous ?

Mme Crane Brittony.

Ravie de vous revoir, ma ch�re. Vous �tes resplendissante.

Le comte de Stratton.

Un vrai comte. Si Carrington pouvait me voir, maintenant !

- D'o� venez-vous ? - D'Angleterre.

C'est vrai, cette histoire de �comte�?

Bien s�r.

M'accorderez-vous le plaisir d'avoir la premi�re danse ?

Ce sera un privil�ge et un honneur de danser avec le comte de Stratton.

Pourrions-nous nous voir seuls quelque part ?

Il y a tant de choses dont j'aimerais vous parler.

Et tant de choses que vous devrez �claircir.

D'accord. O� pouvons-nous aller ?

Par ici.

- Je peux vous voir une minute ? - Certainement.

- Excusez-moi, Messieurs. - Bien s�r, Fletcher.

� propos de cette dette. Vous deviez r�gler �a il y a 2 semaines.

- Je dois avoir l'argent ce soir. - Ce soir ? Je ne vois pas comment-

Sinon, je devrai en parler � Mme Colton.

Non, non. Ne la d�rangez pas, Rand.

Je vous l'obtiendrai ce soir, sans faute.

- C'est la fen�tre de sa chambre. - Compris.

Vous feriez bien de surveiller cet Indien.

Vous apprendrez peut-�tre quelque chose d'int�ressant sur eux.

Quand cet Ivan en aura fini avec elle, on sera riches.

Je suppose que je suis le seul � bl�mer pour vous avoir perdue.

Comment pouvais-je savoir que vous teniez vraiment � moi ?

Ce n'�tait pas �vident, au ranch ?

Vous ne trouvez pas que votre fa�on de le montrer est inhabituelle ?

Me tirer dessus et m'attraper au lasso comme du b�tail ?

Savez-vous que vous auriez pu me tuer ?

J'admets avoir �t� un peu malapprise, mais vous m'aimiez bien.

C�est vrai, mais j'ai essay� de le cacher aussi bien que j'ai pu.

Vous me faisiez des cachotteries, hein ?

C'est sa chambre. Rentrez-y tant que la f�te bat son plein....

- pour y �tre quand elle reviendra. - Ne vous inqui�tez pas.

Et tenez-vous devant la fen�tre pour que je vous voie au bon moment.

Vous aurez une tr�s bonne vue.

Je veux entrer dans la bonne soci�t�.....

Et vous avez insinu� que je n'�tais pas vraiment une dame.

- Mais je suis surpris- - Vous aussi, vous me surprenez.

- J'ignorais que vous �tiez noble. - Je n'avais pas de titre � l'�poque.

Ce soir-l�, � Buenos Aires, je voulais vous dire...

que je rentrais chez moi pour r�gler des affaires de famille.

Je voulais vous dire que j'�tais fou de vous et l'ai toujours �t�.

Vous devez me croire.

Je ne vous ai pas permis de m'embrasser.

Vous vous souvenez m'avoir dit d'enlever mon pied du frein ?

- Pourquoi avoir attendu si longtemps ? - Je ne vais plus attendre.

Je vous aime.

On doit sortir de cette situation.

D'accord, Monsieur le Comte, on va arranger �a.

Je suis d�sol�, Madame. D�sol�, Madame !

D�sol� ? Pourquoi �a ?

Rappelez-vous. Vous avez une demi-heure pour vous habiller.

Vous maquiller, faire vos vocalises, vous �chauffer la voix.

Oui, c'est vrai. On a un op�ra, ce soir.

- Tous mes v�ux de succ�s. - Avec vous ici, �a va �tre facile.

Je vous cherchais. Elle vous a donn� le ch�que ?

- Non. - Je dois l'avoir ce soir !

D�sol�, mais Mme Colton a refus�...

de continuer � payer vos dettes de jeu.

- C'est une tr�s large somme. - Dites � Mme Colton...

qu'il n'y a pas de somme assez large pour le nom que je lui ai donn�.

Malgr� tout, je trouve qu'elle a �t� tr�s g�n�reuse avec vous.

- Vous l'avez ? - Non, mais je l'aurai.

Je vais le chercher en haut. Attendez-moi, je reviens.

C'est une note tr�s d�licate, Madame.

Vous prenez le pire chemin pour y arriver.

Je veux y arriver de la pire mani�re possible.

Vous n'avez pas encore fini d'agrafer ma robe ?

Vous bougez par ici, par l�. Je ne peux rien faire !

D'accord, essayons encore.

Madame, voulez-vous arr�ter de bouger ?

Vous me rendez folle, tous les deux.

- Puis-je faire quelque chose, Monsieur ? - Non, merci, Thomas.

Qui est l� ?

Madame, ne criez pas. Pensez � votre voix.

Donnez-moi, le �La�!

Arr�tez de souffler l�-dedans. Je connais toute la gamme.

- Vite. C'est � vous dans une minute. - Ils devront attendre.

Ils ne peuvent pas prolonger la musique.

Ils devront la prolonger, ou je vais devenir folle !

Comment puis-je chanter quand vous me mettez dans cet �tat ?

- Madame, vous ne devez pas crier. - Qui est-ce qui crie, cr�tin ?

- C'est � vous. - � moi ? Comment je suis ?

Madame, donnez-moi le �La�.

Excusez-moi, g�n�ral.

Venez ici, Sammy.

- Samson - Dalila

- Samson - Dalila

Il insiste pour avoir l'argent ce soir.

Il co�te cher, ce mari.

Donnez-le-lui, mais c'est la derni�re fois.

Tr�s bien.

Vous pouvez partir.

Qu'y a-t-il, Taho ?

- Venez vite ! M. Colton est bless�. - Quoi ?

Oui, Madame.

O� allez-vous ? L'entracte est presque fini.

- Dites-leur de m'attendre. - Mais, Madame-

Faites ce que je vous dis.

Il y a de l'argent dans sa poche ?

�Ivan Valadov�

Pas d'argent, Madame.

- Sors, ne laisse entrer personne. - D'accord.

C'est donc ici que vous vous cachez !

Je ne me cache pas. Je suis venu vous faire une petite visite.

Oui, et vous avez laiss� votre carte de visite.

Que voulez-vous dire ? Je ne comprends pas.

Venez par ici, je vais vous montrer.

C'est terrible ! Ch�rie, je ne sais rien l�-dessus.

Il n'y a pas de �Ch�rie� qui tienne, c'est vous, le coupable.

Vous �tes tr�s maligne.

Vous avez supprim� votre mari et vous voulez me bl�mer pour �a.

Vous allez payer pour �a. Je m'en vais.

Vous allez rester ici et faire face � la situation.

Bien, je vais rester et dire � tout le monde que vous avez fait le coup.

Je vous ai vue.

Esp�ce de sale...

Si vous voulez sauver votre peau, venez avec moi.

Retirez vos sales pattes. Laissez-moi partir !

Ne le laisse pas s'�chapper.

Qui �tes-vous, et que voulez-vous ?

Mon nom est Donovan, voil� de quoi il s'agit.

Vous �tes juste ce qu'il nous faut. Entrez.

- Vous �tes seule ? - Pas tout � fait.

Dans ce cas, j'aimerais voir votre amant, M. Ivan Valadov.

Vous essayez d'�tre dr�le ?

Je suis un vieux loup de mer, � ce petit jeu-l�.

- M. Colton. - Oui.

� qui est ce pistolet ?

Je crois que c'est le mien.

C'est tout ce que je voulais savoir. C'est un meurtre.

Vous n'insinuez pas que ce soit moi qui l'ai commis ?

Vous irez raconter votre histoire au procureur.

Eh, �coutez-moi. Une minute.

Que se passe-t-il ?

Rien. Tout va bien. Je m'occupe de tout.

Les gars, venez ici.

Quand je suis entr�e, il �tait allong� comme �a.

Oui, oui, je sais.

Ne laissez sortir personne. Fouillez de fond en comble.

- Que s'est-il pass� ? - C'est M. Colton.

Qu'a-t-elle fait � mon neveu !

Ma th�orie dans ce cas, c'est le meurtre.

Ne laissez entrer personne.

Fletcher, pourquoi ne pas m�avoir �cout�e ?

Je savais qu'un malheur arriverait si tu �pousais cette horrible femme.

Vous �tes venue ici. Vous vous �tes impos�e...

je me suis jur� de vous faire partir, et � pr�sent, vous avez tu� mon neveu.

Je n'en serais pas trop s�re si j'�tais vous.

Vous irez � pied ou en carrosse ?

Jamais � pied quand �a peut �tre en carrosse, jamais en carrosse avec vous.

- Vous venez avec moi. - Vous ne l'emmenez pas nulle part.

- Voil� l'homme que vous cherchez. - Hein ?

On a trouv� l'Indien avec ce couteau.

On a essay� de le faire parler.

- Vous avez tu� Colton. - Colton s'est suicid�.

- On laissera le tribunal en juger. - Il a aussi essay� de tuer le cheval.

- Esp�ce de maudit tra�tre- - Je ne savais pas qu'il �tait � vous.

J'avais besoin d'argent. Elle m'a pay� pour faire �a.

- C'est grotesque. il ment ! - Vous mentez.

Vous m'avez pay� pour venir vous aider � la d�shonorer.

- Cet homme est fou ! - Je le crois.

Il n'est pas assez malin pour organiser tout �a.

Je ne me laisserai pas insulter pas quelqu'un comme vous !

Perdez pas vos billes, ou je vous aiderai � les trouver.

Vous avez trouv� un beau moyen de quitter cette ville.

- Laissez la loi faire son devoir. - Allons-y.

�Ligne Cunard vers l'Europe�

�Lord et Lady Stratton New York - Southampton�

Je me mettais corps et �me dans la danse

Pour garder le loup � distance

Mais � pr�sent je suis une dame

Je n'ai plus besoin de danser

Je flirtais avec de beaux gars sans leur demander qui ou quoi

Je rencontrais le meilleur et le pire

Mais maintenant je suis une dame

Je regarde d'abord le pedigree

Il yen � tout un tas

Qui me connaissaient alors

Mais maintenant ce sont mes gars � l'arm�e

De mes hommes oubli�s

Je jouais sans trop y penser

J'ai bris� des c�urs de tous c�t�s

Mais maintenant je suis une dame

J'ai appris � �tre plus polie

Qui est-ce ?

Pas d'inqui�tude, milady. C'est votre mari, le comte de Stratton.

Une minute, mon cher.

Il faut faire vite, ma ch�re, ou nous allons manquer le bateau.

Vas-y doucement, ch�ri. Tu vivras plus vieux.

Hi-di-ho, b�b� Je voyage partout

J'ai trac� ma destin�e

Hi-di-ho L'amour jette mes d�s

J'ai mon homme

Petit � petit Je grimpe dans la soci�t�

l'escalade �tait dangereuse

Mais maintenant je suis une dame

Venez donc me voir un de ces quatre

�La fin�

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